Détournement de fonds publics: le maire d’Orange Yann Bompard et la députée RN Lorho jugés en décembre

Le maire (Ligue du Sud) d’Orange Yann Bompard et la députée RN de la 4e circonscription du Vaucluse Marie-France Lorho seront jugés en décembre à Marseille pour détournement de fonds publics au détriment de l’Assemblée nationale, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.Ce procès, fixé du 17 au 19 décembre vendredi lors d’une audience dite de mise en l’état, est l’aboutissement d’une enquête conduite par le parquet de Marseille qui avait notamment donné lieu, en janvier 2024, à la perquisition du domicile de l’élu d’extrême droite, par ailleurs conseiller départemental depuis dix ans.Le maire, âgé de 37 ans, se voit reprocher un emploi fictif de collaborateur parlementaire de la députée Marie-France Lorho, du 30 novembre 2021 au 11 février 2023. L’Assemblée nationale a estimé son préjudice à 74.776 euros et le maire d’Orange répond du recel de ce détournement de fonds public présumé à hauteur de 42.753 euros.Yann Bompard avait accédé à la tête de cette commune de 30.000 habitants du Vaucluse en novembre 2021, après 26 ans de règne de son père Jacques Bompard, inéligible suite à sa condamnation dans un dossier de prise illégale d’intérêts.Mme Lorho, 60 ans, avait été élue la première fois sous l’étiquette Ligue du Sud en juin 2017, comme suppléante de Jacques Bompard, qui lui avait très rapidement cédé son fauteuil de député, dès le mois d’août, pour cause de cumul de mandats. Elle avait ensuite été réélue en 2022,  puis en 2024, cette fois sous l’étiquette Rassemblement national.Poursuivie pour détournement de fonds publics, la parlementaire d’extrême droite est également suspectée de subornation de témoin. Le parquet de Marseille dispose d’écoutes téléphoniques, en date du 5 septembre 2023, qui établiraient que Mme Lorho aurait demandé à un de ses collaborateurs “de mentir aux enquêteurs sur la réalité de l’emploi de Yann Bompard”, selon la convocation devant le tribunal délivrée par un officier de police judiciaire.Interrogé en janvier 2024 par l’AFP à l’issue des perquisitions à son domicile et dans les locaux de la permanence parlementaire de la députée, M. Bompard, qui conteste la moindre infraction, s’était déclaré serein: “J’ai bossé et j’ai apporté des preuves suffisantes. J’ai ma conscience pour moi”.Ce procès, au cours duquel Yann Bompard encourt, en cas de condamnation, une éventuelle inéligibilité, y compris avec exécution provisoire, pourrait compliquer la donne politique à Orange à quelques mois des municipales.  

Première vague de chaleur de 2025, l’ouest de la France en alerte orange

Avec des températures supérieures à 35°C, la France subit vendredi sa première vague de chaleur de l’année 2025, selon Météo-France, qui a placé en vigilance orange canicule 16 départements majoritairement situés dans l’Ouest, avant un pic attendu samedi sur l’ensemble du pays.Soleil de plomb, touffeur persistante et nuits inhabituellement chaudes… De la Bretagne au Poitou-Charentes en passant par la vallée de la Loire ou le sud de l’Occitanie, le thermomètre doit atteindre 36°C à 38°C vendredi après-midi, une dizaine de degrés au-dessus des normales de saison, souligne l’institut météorologique.Quatorze départements de l’Ouest, de la Manche à la Charente-Maritime et du Morbihan à l’Indre-et-Loire, ont été placés en vigilance orange canicule (“soyez très vigilant”) à compter de vendredi midi, de même que le Rhône et l’Isère dans le Centre-Est.Une trentaine d’autres départements sont en vigilance jaune (“soyez attentifs”) et deux sont en vigilance orange pour les feux de forêt (Aude et Bouches-du-Rhône).Mercredi soir, un incendie forestier a déjà brûlé 16 hectares en Charente-Maritime et les pompiers des Deux-Sèvres ont signalé plusieurs départs de feux agricoles jeudi.Un peu partout en France, écoles, maisons de retraite, collectivités et entreprises doivent s’adapter. La ville de Lyon propose une cartographie interactive des 700 points de fraîcheur accessibles gratuitement au public. Celle de Rennes a ouvert plusieurs parcs et jardins la nuit jusqu’à mercredi prochain.Dans le Bordelais, le domaine familial Vignobles Chaigne et Fils, converti en bio en 2022, a basculé les travaux des vignes en horaires estivaux, depuis début mai.Le “raccotage” – remplacer des vignes mortes par de nouveaux plants-, a commencé dès 06h00 vendredi.”On fait ça le matin de bonne heure, avant de basculer sur des travaux plus adaptés à la chaleur qui arrive, dans des tracteurs climatisés”, explique Stéphane Brouchican, chef de cultures de 52 ans.A Niort (Deux-Sèvres), les éboueurs de l’agglomération, en conflit avec leur hiérarchie concernant le port du short en période estivale, jugé par la direction non conforme aux règles de sécurité, ont exceptionnellement obtenu de pouvoir le porter vendredi et lundi, selon la CGT.”A partir de 10 heures, c’est compliqué, on ressent bien ce phénomène de chaleur, l’air chaud du camion, les moteurs qui tournent, la réverbération au niveau du bitume…”, explique Mickaël Billy, représentant du syndicat.- Réverbération -EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain), en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.A Bordeaux, où des écoles ont annulé ou adapté leurs sorties scolaires, la préfecture a appelé à la vigilance les dizaines de milliers de participants de “Bordeaux fête le vin”, manifestation organisée de jeudi à dimanche sur les quais de la ville, où Météo France attend jusqu’à 37 degrés vendredi après-midi.Cette chaleur est provoquée par le blocage d’un anticyclone sur la France. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique fait remonter des masses d’air chaud présentes sur la péninsule ibérique.Un pic de chaleur concernera samedi, jour de la fête de la musique, une large moitié Ouest avec 35 à 38°C, localement 39°C du Val de Loire à l’Occitanie. Les fortes chaleurs s’étendront au nord de la Loire jusqu’au Bassin parisien et vers l’Est, mais aussi de l’autre côté de la Manche en Angleterre. Un refroidissement sur la façade Ouest est attendu à partir de dimanche.- “Précocité et intensité” -“Cette vague de chaleur est remarquable par sa précocité, mais également par son intensité, surtout pour les régions de l’Ouest, puisqu’elle commence un 19 juin, avant le solstice d’été”, analyse pour l’AFP Tristan Hamm, prévisionniste de Météo-France.C’est la 50e vague de chaleur recensée par l’établissement public depuis 1947, et l’une des plus précoces. Les trois précédentes vagues de chaleur ayant commencé avant le 21 juin se sont toutes produites au XXIe siècle, une fréquence qui “s’inscrit dans cette logique du réchauffement climatique”, selon Météo-France.”Avec un climat qui se réchauffe, on doit s’attendre à des vagues de chaleur en moyenne qui peuvent être plus précoces, qui seront plus longues et plus intenses”, relève Tristan Hamm.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.

Première vague de chaleur de 2025, l’ouest de la France en alerte orange

Avec des températures supérieures à 35°C, la France subit vendredi sa première vague de chaleur de l’année 2025, selon Météo-France, qui a placé en vigilance orange canicule 16 départements majoritairement situés dans l’Ouest, avant un pic attendu samedi sur l’ensemble du pays.Soleil de plomb, touffeur persistante et nuits inhabituellement chaudes… De la Bretagne au Poitou-Charentes en passant par la vallée de la Loire ou le sud de l’Occitanie, le thermomètre doit atteindre 36°C à 38°C vendredi après-midi, une dizaine de degrés au-dessus des normales de saison, souligne l’institut météorologique.Quatorze départements de l’Ouest, de la Manche à la Charente-Maritime et du Morbihan à l’Indre-et-Loire, ont été placés en vigilance orange canicule (“soyez très vigilant”) à compter de vendredi midi, de même que le Rhône et l’Isère dans le Centre-Est.Une trentaine d’autres départements sont en vigilance jaune (“soyez attentifs”) et deux sont en vigilance orange pour les feux de forêt (Aude et Bouches-du-Rhône).Mercredi soir, un incendie forestier a déjà brûlé 16 hectares en Charente-Maritime et les pompiers des Deux-Sèvres ont signalé plusieurs départs de feux agricoles jeudi.Un peu partout en France, écoles, maisons de retraite, collectivités et entreprises doivent s’adapter. La ville de Lyon propose une cartographie interactive des 700 points de fraîcheur accessibles gratuitement au public. Celle de Rennes a ouvert plusieurs parcs et jardins la nuit jusqu’à mercredi prochain.Dans le Bordelais, le domaine familial Vignobles Chaigne et Fils, converti en bio en 2022, a basculé les travaux des vignes en horaires estivaux, depuis début mai.Le “raccotage” – remplacer des vignes mortes par de nouveaux plants-, a commencé dès 06h00 vendredi.”On fait ça le matin de bonne heure, avant de basculer sur des travaux plus adaptés à la chaleur qui arrive, dans des tracteurs climatisés”, explique Stéphane Brouchican, chef de cultures de 52 ans.A Niort (Deux-Sèvres), les éboueurs de l’agglomération, en conflit avec leur hiérarchie concernant le port du short en période estivale, jugé par la direction non conforme aux règles de sécurité, ont exceptionnellement obtenu de pouvoir le porter vendredi et lundi, selon la CGT.”A partir de 10 heures, c’est compliqué, on ressent bien ce phénomène de chaleur, l’air chaud du camion, les moteurs qui tournent, la réverbération au niveau du bitume…”, explique Mickaël Billy, représentant du syndicat.- Réverbération -EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain), en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.A Bordeaux, où des écoles ont annulé ou adapté leurs sorties scolaires, la préfecture a appelé à la vigilance les dizaines de milliers de participants de “Bordeaux fête le vin”, manifestation organisée de jeudi à dimanche sur les quais de la ville, où Météo France attend jusqu’à 37 degrés vendredi après-midi.Cette chaleur est provoquée par le blocage d’un anticyclone sur la France. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique fait remonter des masses d’air chaud présentes sur la péninsule ibérique.Un pic de chaleur concernera samedi, jour de la fête de la musique, une large moitié Ouest avec 35 à 38°C, localement 39°C du Val de Loire à l’Occitanie. Les fortes chaleurs s’étendront au nord de la Loire jusqu’au Bassin parisien et vers l’Est, mais aussi de l’autre côté de la Manche en Angleterre. Un refroidissement sur la façade Ouest est attendu à partir de dimanche.- “Précocité et intensité” -“Cette vague de chaleur est remarquable par sa précocité, mais également par son intensité, surtout pour les régions de l’Ouest, puisqu’elle commence un 19 juin, avant le solstice d’été”, analyse pour l’AFP Tristan Hamm, prévisionniste de Météo-France.C’est la 50e vague de chaleur recensée par l’établissement public depuis 1947, et l’une des plus précoces. Les trois précédentes vagues de chaleur ayant commencé avant le 21 juin se sont toutes produites au XXIe siècle, une fréquence qui “s’inscrit dans cette logique du réchauffement climatique”, selon Météo-France.”Avec un climat qui se réchauffe, on doit s’attendre à des vagues de chaleur en moyenne qui peuvent être plus précoces, qui seront plus longues et plus intenses”, relève Tristan Hamm.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.

Première vague de chaleur de 2025, l’ouest de la France en alerte orange

Avec des températures supérieures à 35°C, la France subit vendredi sa première vague de chaleur de l’année 2025, selon Météo-France, qui a placé en vigilance orange canicule 16 départements majoritairement situés dans l’Ouest, avant un pic attendu samedi sur l’ensemble du pays.Soleil de plomb, touffeur persistante et nuits inhabituellement chaudes… De la Bretagne au Poitou-Charentes en passant par la vallée de la Loire ou le sud de l’Occitanie, le thermomètre doit atteindre 36°C à 38°C vendredi après-midi, une dizaine de degrés au-dessus des normales de saison, souligne l’institut météorologique.Quatorze départements de l’Ouest, de la Manche à la Charente-Maritime et du Morbihan à l’Indre-et-Loire, ont été placés en vigilance orange canicule (“soyez très vigilant”) à compter de vendredi midi, de même que le Rhône et l’Isère dans le Centre-Est.Une trentaine d’autres départements sont en vigilance jaune (“soyez attentifs”) et deux sont en vigilance orange pour les feux de forêt (Aude et Bouches-du-Rhône).Mercredi soir, un incendie forestier a déjà brûlé 16 hectares en Charente-Maritime et les pompiers des Deux-Sèvres ont signalé plusieurs départs de feux agricoles jeudi.Un peu partout en France, écoles, maisons de retraite, collectivités et entreprises doivent s’adapter. La ville de Lyon propose une cartographie interactive des 700 points de fraîcheur accessibles gratuitement au public. Celle de Rennes a ouvert plusieurs parcs et jardins la nuit jusqu’à mercredi prochain.Dans le Bordelais, le domaine familial Vignobles Chaigne et Fils, converti en bio en 2022, a basculé les travaux des vignes en horaires estivaux, depuis début mai.Le “raccotage” – remplacer des vignes mortes par de nouveaux plants-, a commencé dès 06h00 vendredi.”On fait ça le matin de bonne heure, avant de basculer sur des travaux plus adaptés à la chaleur qui arrive, dans des tracteurs climatisés”, explique Stéphane Brouchican, chef de cultures de 52 ans.A Niort (Deux-Sèvres), les éboueurs de l’agglomération, en conflit avec leur hiérarchie concernant le port du short en période estivale, jugé par la direction non conforme aux règles de sécurité, ont exceptionnellement obtenu de pouvoir le porter vendredi et lundi, selon la CGT.”A partir de 10 heures, c’est compliqué, on ressent bien ce phénomène de chaleur, l’air chaud du camion, les moteurs qui tournent, la réverbération au niveau du bitume…”, explique Mickaël Billy, représentant du syndicat.- Réverbération -EDF anticipe pour sa part de possibles baisses de production sur le site de la centrale nucléaire de Bugey (Ain), en raison des températures élevées du Rhône, qui refroidit l’installation.A Bordeaux, où des écoles ont annulé ou adapté leurs sorties scolaires, la préfecture a appelé à la vigilance les dizaines de milliers de participants de “Bordeaux fête le vin”, manifestation organisée de jeudi à dimanche sur les quais de la ville, où Météo France attend jusqu’à 37 degrés vendredi après-midi.Cette chaleur est provoquée par le blocage d’un anticyclone sur la France. Une dépression d’altitude sur l’Atlantique fait remonter des masses d’air chaud présentes sur la péninsule ibérique.Un pic de chaleur concernera samedi, jour de la fête de la musique, une large moitié Ouest avec 35 à 38°C, localement 39°C du Val de Loire à l’Occitanie. Les fortes chaleurs s’étendront au nord de la Loire jusqu’au Bassin parisien et vers l’Est, mais aussi de l’autre côté de la Manche en Angleterre. Un refroidissement sur la façade Ouest est attendu à partir de dimanche.- “Précocité et intensité” -“Cette vague de chaleur est remarquable par sa précocité, mais également par son intensité, surtout pour les régions de l’Ouest, puisqu’elle commence un 19 juin, avant le solstice d’été”, analyse pour l’AFP Tristan Hamm, prévisionniste de Météo-France.C’est la 50e vague de chaleur recensée par l’établissement public depuis 1947, et l’une des plus précoces. Les trois précédentes vagues de chaleur ayant commencé avant le 21 juin se sont toutes produites au XXIe siècle, une fréquence qui “s’inscrit dans cette logique du réchauffement climatique”, selon Météo-France.”Avec un climat qui se réchauffe, on doit s’attendre à des vagues de chaleur en moyenne qui peuvent être plus précoces, qui seront plus longues et plus intenses”, relève Tristan Hamm.La France métropolitaine s’est déjà réchauffée d’au moins 1,7°C par rapport à l’ère pré-industrielle, avant la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, et les pouvoirs publics se préparent à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle.

Les véhicules en transit bannis du centre de Lyon à partir de samedi

Après Paris en novembre, Lyon interdit à partir de samedi le transit des véhicules dans son centre-ville, une mesure vivement défendue par les élus écologistes malgré les critiques de commerçants et de l’oppositionLa zone à trafic limité (ZTL), qui concerne 55 hectares de la presqu’île soit une quinzaine de rues, vise à “protéger” les piétons déjà majoritaires dans la zone, limiter la pollution et “favoriser l’économie de proximité”, selon le maire Grégory Doucet.”Mais attention: pas question de bannir strictement la voiture au coeur de Lyon”, écrit-il sur le réseau social LinkedIn: les riverains, transports en commun, taxis, secours et artisans, entre autres, pourront y avoir accès.Ces ayants-droits passeront via des points d’entrée, équipés de bornes escamotables, régulés par code, reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation ou badge.     Les quais du Rhône et de la Saône, qui bordent la presqu’île, resteront ouverts à tous tout comme les 18 parkings publics du secteur, soit 10.000 places. La ZTL suscite des oppositions comme pour la zone à faible émission (ZFE), déployée en 2022 pour restreindre la circulation des voitures les plus polluantes avant son abrogation fin mai par l’Assemblée nationale. “Cette ZTL est une folie !”, écrit sur sa page Facebook le Collectif des défenseurs de Lyon et du Grand Lyon, qui fédère une trentaine d’associations de commerçants, d’entrepreneurs et d’habitants: “on est en train de vider Lyon de sa vie et de ses visiteurs… et on ne parle pas des touristes, mais uniquement des personnes extérieures à la presqu’île”. Mêlant plusieurs griefs, le collectif évoque, pour l’AFP, une baisse de chiffres d’affaires de 20% à 40% pour certains commerces, “à cause des travaux, des places de stationnement supprimées et des parkings pleins le week-end”. “La ZTL peut être un levier utile… si elle est bien pensée”, a récemment tweeté l’ex-patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, qui envisage d’être candidat à la mairie de Lyon en 2026, en dénonçant une “piétonnisation brutale de la Presqu’île”.Pierre Oliver, le maire LR du 2e arrondissement dont une partie est traversée par la ZTL et déjà en lice pour les municipales, réclame dans un communiqué la “suspension immédiate” du dispositif, dont la mise en place est selon lui “chaotique”. Selon un décompte de l’Agence de la transition écologique en 2019, 238 ZTL étaient en service dans huit pays européens.En France, elles se multiplient depuis la pionnière de Nantes en 2012, suivie notamment de Grenoble, Rennes ou Paris.

Les véhicules en transit bannis du centre de Lyon à partir de samedi

Après Paris en novembre, Lyon interdit à partir de samedi le transit des véhicules dans son centre-ville, une mesure vivement défendue par les élus écologistes malgré les critiques de commerçants et de l’oppositionLa zone à trafic limité (ZTL), qui concerne 55 hectares de la presqu’île soit une quinzaine de rues, vise à “protéger” les piétons déjà majoritaires dans la zone, limiter la pollution et “favoriser l’économie de proximité”, selon le maire Grégory Doucet.”Mais attention: pas question de bannir strictement la voiture au coeur de Lyon”, écrit-il sur le réseau social LinkedIn: les riverains, transports en commun, taxis, secours et artisans, entre autres, pourront y avoir accès.Ces ayants-droits passeront via des points d’entrée, équipés de bornes escamotables, régulés par code, reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation ou badge.     Les quais du Rhône et de la Saône, qui bordent la presqu’île, resteront ouverts à tous tout comme les 18 parkings publics du secteur, soit 10.000 places. La ZTL suscite des oppositions comme pour la zone à faible émission (ZFE), déployée en 2022 pour restreindre la circulation des voitures les plus polluantes avant son abrogation fin mai par l’Assemblée nationale. “Cette ZTL est une folie !”, écrit sur sa page Facebook le Collectif des défenseurs de Lyon et du Grand Lyon, qui fédère une trentaine d’associations de commerçants, d’entrepreneurs et d’habitants: “on est en train de vider Lyon de sa vie et de ses visiteurs… et on ne parle pas des touristes, mais uniquement des personnes extérieures à la presqu’île”. Mêlant plusieurs griefs, le collectif évoque, pour l’AFP, une baisse de chiffres d’affaires de 20% à 40% pour certains commerces, “à cause des travaux, des places de stationnement supprimées et des parkings pleins le week-end”. “La ZTL peut être un levier utile… si elle est bien pensée”, a récemment tweeté l’ex-patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, qui envisage d’être candidat à la mairie de Lyon en 2026, en dénonçant une “piétonnisation brutale de la Presqu’île”.Pierre Oliver, le maire LR du 2e arrondissement dont une partie est traversée par la ZTL et déjà en lice pour les municipales, réclame dans un communiqué la “suspension immédiate” du dispositif, dont la mise en place est selon lui “chaotique”. Selon un décompte de l’Agence de la transition écologique en 2019, 238 ZTL étaient en service dans huit pays européens.En France, elles se multiplient depuis la pionnière de Nantes en 2012, suivie notamment de Grenoble, Rennes ou Paris.

En Asie centrale, l’espoir d’une paix durable dans les zones frontalières troublées

“Maintenant, tout est calme, les frontières ont été délimitées”, constate Amroullo Youssoupov, chauffeur de bus dans une zone frontalière longtemps parmi les plus disputées d’Asie centrale, avant qu’un accord historique entre le Kirghizstan et le Tadjikistan n’apaise la situation.Il est compliqué de s’y retrouver dans ce dédale d’enclaves et de routes qui serpentent entre les deux pays.Ces singularités géographiques sont l’un des héritages empoisonnés du pouvoir soviétique qui a tracé les frontières en donnant parfois la priorité aux considérations économiques, en faisant fi des réalités ethniques.Ces démarcations, de facto inexistantes sous l’URSS, sont devenues des frontières étatiques à l’indépendance du Kirghizstan et du Tadjikistan en 1991, après la chute de l’Union soviétique, isolant des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs enclaves en Asie centrale, dont celle de Voroukh, au nord du Tadjikistan.”A gauche, c’est le Kirghizstan et à droite, le Tadjikistan, c’est ça ?”, se demandent certains passagers quand le véhicule quitte Voroukh, d’une superficie similaire à Paris et entourée de hautes montagnes.Le bus continue en territoire kirghiz. Il longe une rivière et un barrage, disputés jusqu’à l’accord récent, dans ces zones agricoles arides où l’eau manque cruellement.”Avant, j’avais peur d’y rouler la nuit, la route était quelque peu problématique”, euphémise le chauffeur Youssoupov.Les régions kirghize de Batken et tadjike de Soughd ont été le théâtre de centaines d’escarmouches depuis l’indépendance, qui ont culminé avec deux guerres, en 2021 et 2022.Brèves mais meurtrières, elles ont fait des centaines de morts et de blessés, selon les estimations des deux parties qui revendiquaient l’accès à des routes et à des points d’eau.- “Barbelés tendus” – “Ces trente dernières années, nous avons connu plusieurs conflits avec les Tadjiks”, raconte Raïkhan Issakova, du village kirghiz de Kapchygaï, bordant Voroukh.Lors du dernier, à l’automne 2022, “très violent”, les habitants ont “subi de lourdes pertes”. “Toutes les maisons ont été détruites”, se souvient la sexagénaire.”Mais grâce aux autorités, nous sommes repartis de zéro, des maisons ont été construites”, poursuit-elle.Le village, en ruines quand l’AFP l’avait visité après les combats, est méconnaissable après avoir été totalement reconstruit, contrairement à d’autres endroits toujours marqués par les affrontements.Si la paix est revenue, la zone reste très militarisée et l’AFP a obtenu de rares autorisations de tourner de part et d’autre.”Une fois les barbelés tendus, les frontières seront définies, et chacun sera chez soi. Les gens sauront que le Tadjikistan commence là, et le Kirghizistan ici”, espère Chamchidine Kattabekov, 42 ans à Ak-Saï, autre village frontalier.Dans certains lieux où il suffisait de traverser la rue pour changer de pays, ces travaux de délimitation ont déjà débuté, a constaté l’AFP.Parallèlement, des points de passage frontaliers ont rouvert après près de quatre ans de fermeture ayant mis à mal l’économie locale et séparé des proches.Un moment longtemps attendu par Aïtgoul Khodjamberdieva, citoyenne tadjike de 58 ans : “Je suis heureuse de la réouverture pour pouvoir venir voir ma famille. Ma mère et mon oncle sont morts quand la frontière était fermée et nous n’avions pas pu aller” à l’enterrement, dit-elle à l’AFP.- Manque d’eau – Ce retour au calme est le fruit d’accords frontaliers signés entre 2022 et 2025 par le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan sous l’impulsion de leurs dirigeants Sadyr Japarov, Emomali Rakhmon et Chavkat Mirzioïev.Ces dernières années, ces Etats ont annoncé des accords frontaliers pour réguler le partage de l’eau, faciliter les échanges commerciaux et assurer la stabilité de cette région riche en ressources naturelles au positionnement stratégique entre l’Europe et l’Asie.Cette réconciliation sans médiation russe, fait rare tant Moscou considère l’espace post-soviétique comme sa zone d’influence, a été parachevée ce printemps avec un traité d'”amitié éternelle”.Symboles impensables récemment, d’immenses portraits des présidents tout sourire sont affichés au Tadjikistan et une stèle de l’amitié a été érigée au point de jonction entre les trois pays.”Une fois les travaux frontaliers terminés, nous pensons que la paix régnera”, veut croire Achyrali Erkebaïev, président d’une communauté de communes kirghizes frontalières.Les Etats ont notamment échangé des territoires, déclaré neutres des portions de routes et assuré le passage sans entrave vers des infrastructures énergétiques.Mais surtout, Bichkek et Douchanbé sont convenus de mieux partager l’eau, notamment à un barrage disputé alimentant le réservoir de Tortkul, seule source d’eau douce de la zone.Pour Raïkhan Isakova et d’autres fermiers, l’accès à “l’eau pour les cultures est un problème”. Elle se fournit “grâce à une canalisation reliée au Tadjikistan” et ne connaît pas encore les détails de la répartition.Mais ces traités de paix après des décennies de tensions ne sont qu’un début.Pour maintenir la stabilité régionale, les Etats centrasiatiques devront lutter contre le changement climatique, qui accélère la disparition des rares ressources hydriques.

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“Maintenant, tout est calme, les frontières ont été délimitées”, constate Amroullo Youssoupov, chauffeur de bus dans une zone frontalière longtemps parmi les plus disputées d’Asie centrale, avant qu’un accord historique entre le Kirghizstan et le Tadjikistan n’apaise la situation.Il est compliqué de s’y retrouver dans ce dédale d’enclaves et de routes qui serpentent entre les deux pays.Ces singularités géographiques sont l’un des héritages empoisonnés du pouvoir soviétique qui a tracé les frontières en donnant parfois la priorité aux considérations économiques, en faisant fi des réalités ethniques.Ces démarcations, de facto inexistantes sous l’URSS, sont devenues des frontières étatiques à l’indépendance du Kirghizstan et du Tadjikistan en 1991, après la chute de l’Union soviétique, isolant des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs enclaves en Asie centrale, dont celle de Voroukh, au nord du Tadjikistan.”A gauche, c’est le Kirghizstan et à droite, le Tadjikistan, c’est ça ?”, se demandent certains passagers quand le véhicule quitte Voroukh, d’une superficie similaire à Paris et entourée de hautes montagnes.Le bus continue en territoire kirghiz. Il longe une rivière et un barrage, disputés jusqu’à l’accord récent, dans ces zones agricoles arides où l’eau manque cruellement.”Avant, j’avais peur d’y rouler la nuit, la route était quelque peu problématique”, euphémise le chauffeur Youssoupov.Les régions kirghize de Batken et tadjike de Soughd ont été le théâtre de centaines d’escarmouches depuis l’indépendance, qui ont culminé avec deux guerres, en 2021 et 2022.Brèves mais meurtrières, elles ont fait des centaines de morts et de blessés, selon les estimations des deux parties qui revendiquaient l’accès à des routes et à des points d’eau.- “Barbelés tendus” – “Ces trente dernières années, nous avons connu plusieurs conflits avec les Tadjiks”, raconte Raïkhan Issakova, du village kirghiz de Kapchygaï, bordant Voroukh.Lors du dernier, à l’automne 2022, “très violent”, les habitants ont “subi de lourdes pertes”. “Toutes les maisons ont été détruites”, se souvient la sexagénaire.”Mais grâce aux autorités, nous sommes repartis de zéro, des maisons ont été construites”, poursuit-elle.Le village, en ruines quand l’AFP l’avait visité après les combats, est méconnaissable après avoir été totalement reconstruit, contrairement à d’autres endroits toujours marqués par les affrontements.Si la paix est revenue, la zone reste très militarisée et l’AFP a obtenu de rares autorisations de tourner de part et d’autre.”Une fois les barbelés tendus, les frontières seront définies, et chacun sera chez soi. Les gens sauront que le Tadjikistan commence là, et le Kirghizistan ici”, espère Chamchidine Kattabekov, 42 ans à Ak-Saï, autre village frontalier.Dans certains lieux où il suffisait de traverser la rue pour changer de pays, ces travaux de délimitation ont déjà débuté, a constaté l’AFP.Parallèlement, des points de passage frontaliers ont rouvert après près de quatre ans de fermeture ayant mis à mal l’économie locale et séparé des proches.Un moment longtemps attendu par Aïtgoul Khodjamberdieva, citoyenne tadjike de 58 ans : “Je suis heureuse de la réouverture pour pouvoir venir voir ma famille. Ma mère et mon oncle sont morts quand la frontière était fermée et nous n’avions pas pu aller” à l’enterrement, dit-elle à l’AFP.- Manque d’eau – Ce retour au calme est le fruit d’accords frontaliers signés entre 2022 et 2025 par le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan sous l’impulsion de leurs dirigeants Sadyr Japarov, Emomali Rakhmon et Chavkat Mirzioïev.Ces dernières années, ces Etats ont annoncé des accords frontaliers pour réguler le partage de l’eau, faciliter les échanges commerciaux et assurer la stabilité de cette région riche en ressources naturelles au positionnement stratégique entre l’Europe et l’Asie.Cette réconciliation sans médiation russe, fait rare tant Moscou considère l’espace post-soviétique comme sa zone d’influence, a été parachevée ce printemps avec un traité d'”amitié éternelle”.Symboles impensables récemment, d’immenses portraits des présidents tout sourire sont affichés au Tadjikistan et une stèle de l’amitié a été érigée au point de jonction entre les trois pays.”Une fois les travaux frontaliers terminés, nous pensons que la paix régnera”, veut croire Achyrali Erkebaïev, président d’une communauté de communes kirghizes frontalières.Les Etats ont notamment échangé des territoires, déclaré neutres des portions de routes et assuré le passage sans entrave vers des infrastructures énergétiques.Mais surtout, Bichkek et Douchanbé sont convenus de mieux partager l’eau, notamment à un barrage disputé alimentant le réservoir de Tortkul, seule source d’eau douce de la zone.Pour Raïkhan Isakova et d’autres fermiers, l’accès à “l’eau pour les cultures est un problème”. Elle se fournit “grâce à une canalisation reliée au Tadjikistan” et ne connaît pas encore les détails de la répartition.Mais ces traités de paix après des décennies de tensions ne sont qu’un début.Pour maintenir la stabilité régionale, les Etats centrasiatiques devront lutter contre le changement climatique, qui accélère la disparition des rares ressources hydriques.

US appeals court allows Trump control of National Guard in LA

A US appeals court on Thursday ruled that President Donald Trump could continue control of National Guard troops in Los Angeles, over the objections of California Governor Gavin Newsom.Trump ordered the deployment of thousands of National Guard troops and hundreds of Marines into Los Angeles this month in response to protests over federal immigration sweeps — a move opposed by city leaders and Newsom.A lower court judge had last week ordered Trump to return control of the California National Guard to Newsom, saying the president’s decision to deploy them to protest-hit Los Angeles was “illegal.”But a three-judge panel of the US Court of Appeals unanimously ruled that Trump was within his rights when he ordered 4,000 members of the National Guard into service for 60 days to “protect federal personnel performing federal functions and to protect federal property.””Affording appropriate deference to the President’s determination, we conclude that he likely acted within his authority in federalizing the National Guard,” they said in their 38-page ruling.Trump celebrated the decision in a post on Truth Social Thursday night, calling it a “BIG WIN.””All over the United States, if our Cities, and our people, need protection, we are the ones to give it to them should State and Local Police be unable, for whatever reason, to get the job done,” Trump wrote.- ‘Not a king’ -The state of California had argued that Trump’s order was illegal because it did not follow the procedure of being issued through the governor. The judges said Trump’s “failure to issue the federalization order directly ‘through’ the Governor of California does not limit his otherwise lawful authority to call up the National Guard.”But the panel said it disagreed with the defendants’ primary argument that the president’s decision to federalize members of the California National Guard “is completely insulated from judicial review.”Governor Newsom responded to the decision saying Trump “is not a king and not above the law.” “Tonight, the court rightly rejected Trump’s claim that he can do whatever he wants with the National Guard and not have to explain himself to a court,” he posted on X.”We will not let this authoritarian use of military soldiers against citizens go unchecked.”Newsom added in a separate post on his personal X account “the fight doesn’t end here”, adding “we will press forward with our challenge to President Trump’s authoritarian use of US military soldiers against citizens.”The state could request the case to be reheard, or it could petition the Supreme Court for intervention.- Immigration tensions -The ruling comes against a backdrop of heightened tensions in Los Angeles, which has become ground zero of Trump’s immigration crackdown across the United States.The city has seen scattered violence but mostly peaceful protests in recent weeks, ignited by an escalation in federal immigration sweeps that have targeted migrant workers in garment factories, car washes and other workplaces.Local media reported further raids across the city on Thursday targeting Home Depot stores, a home improvement retailer where day laborers often gather in parking lots seeking work.The protests, though largely peaceful, saw sporadic and spectacular violence. Damage included vandalism, looting, clashes with law enforcement and several torched driverless taxis.Trump, who has repeatedly exaggerated the scale of the unrest, also sent 700 US Marines to Los Angeles despite the objections of local officials, claiming that they had lost control of the “burning” city.It was the first time since 1965 that a US president deployed the National Guard over the wishes of a state governor. Trump appointed two of the judges on the US Court of Appeals for the Ninth Circuit panel, and former president Joe Biden appointed the third, the New York Times reported Thursday.