Pas de miracle et un “échec” pour le conclave des retraites

Après quatre mois de concertations, le conclave des retraites s’est finalement soldé par un “échec”, ont annoncé lundi soir les partenaires sociaux: c’est aussi un revers pour la méthode de dialogue social promue par François Bayrou.Le Premier ministre prendra la parole mardi matin à 07H00 à l’Hôtel de Matignon, ont annoncé ses services. Syndicats et patronat se sont renvoyé la responsabilité de l’impasse. “Le constat est fait que le patronat ne bougera pas sur la réparation de la pénibilité (c’est-à-dire ouvrir sur des départs anticipés, ndlr) c’est un échec de la négociation”, a déclaré Yvan Ricordeau, représentant de la CFDT. “La discussion s’arrête”, a-t-il ponctué.”Cette négociation était jouable, si l’accord ne se fait pas, c’est à cause des organisations patronales”, a regretté Pascale Coton, négociatrice de la CFTC. “C’était la première fois que nous avions du +plus+ pour les femmes (propositions de pensions réévaluées pour les mères, ndlr), c’est quelque chose qui me met très en colère”, a-t-elle confié.”Nous regrettons cet échec, c’est dommage pour la démocratie sociale”, a commenté Diane Milleron-Deperrois, représentante du Medef. “Au Medef, on a gardé une ligne très claire, en étant constant dans une ligne responsable: on n’était pas en mesure d’augmenter les cotisations salariales et patronales”, a-t-elle insisté.La CPME (patronat des petites et moyennes entreprises) “regrette” également ce désaccord dans un communiqué, un échec “d’autant plus incompréhensible”, selon elle, “que tous les partenaires sociaux partageaient la même volonté de se voir transférer la gouvernance du système de retraite selon les mêmes modalités que l’AGIRC ARRCO”.L’après-midi avait commencé par un coup médiatique: Patrick Martin, président du Medef, et Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, convoquant la presse une demi-heure avant la reprise du conclave à 15H00.Sur le trottoir, devant le bâtiment abritant ces discussions, ils s’étaient dits confiants dans un accord grâce à une “proposition commune” sur “les différents éléments qui sont attendus par les syndicats de salariés”, notamment sur les carrières des femmes ou la pénibilité.Dans ses nouvelles propositions, le patronat a notamment semblé ouvrir une petite porte vers un départ anticipé à la retraite en cas d’usure, mais seulement sur avis médical. Insuffisant pour les syndicats, qui veulent une automaticité sur la question et fustigent autant le fond que la forme.”On demande que la négociation se fasse sur le texte paritaire”, déjà sur la table et non sur les nouvelles propositions du Medef, avait alors insisté Yvan Ricordeau. – “Guet-apens ?” -Ce dernier avait d’ailleurs interpellé, sur le pavé, le dirigeant du Medef, devant les caméras, après le mini point-presse patronal:  – “Monsieur Martin ? Est-ce que la négociation s’opère sur le texte qu’on a discuté depuis quatre mois ? – On ne va pas tenir la négociation ici, répond le patron du Medef.- Pourquoi la partie patronale l’a tentée sur le trottoir, alors ? relance le syndicaliste.- C’est quoi ce guet-apens qu’on essaie de me tendre là ? a souri pour couper court le dirigeant du Medef.- Ça commence bien, ça commence dans la rue”, a conclu le représentant de la CFDT.A l’issue de ce ballet entre patronat et syndicats, Christelle Thieffinne, négociatrice de la CFE-CGC, avait accusé le patronat de “torpiller” la négociation.Ce processus a déjà laissé des partenaires sociaux sur le bord de la route: FO a tourné les talons dès la première séance et la CGT et l’U2P (patronat pour les artisans) ont jeté l’éponge mi-mars.La précédente réunion, le 17 juin, s’était achevée sur une prolongation arrachée sur le fil pour éviter l’échec. Une de plus dans une discussion entamée le 27 février et qui devait s’arrêter à l’origine le 28 mai.- Censure ? -Le principal point d’achoppement tournait autour de la finalité d’une reconnaissance de l’usure professionnelle: les syndicats y voient une ouverture aux départs anticipés à la retraite, le patronat privilégie d’autres pistes, telles la prévention ou la reconversion.Pour le reste, il était acquis que l’âge du départ à la retraite ne bougerait pas: sans surprise le Medef s’est montré inflexible sur son maintien à 64 ans. A l’issue de la réunion de la dernière chance, cette mesure phare, et impopulaire, de la réforme Borne de 2023 sera donc toujours en vigueur pour les salariés nés à partir du 1er janvier 1968.La fin du conclave est aussi un moment de vérité pour François Bayrou, qui a lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement. Et le Premier ministre s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement. “La méthode Bayrou est un échec monumental”, a tancé le groupe LFI-NFP dans un communiqué, appelant “tous les groupes de gauche à déposer ensemble une motion de censure”.”Le PS doit assumer cet échec et ses dégâts. Il doit montrer l’exemple pour voter au complet la censure”, a averti le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon sur X.  

Les Etats-Unis frappés par leur première vague de chaleur “extrême” de l’année

Une vague de chaleur “extrêmement dangereuse” s’abat lundi sur 160 millions d’habitants du Midwest et de l’Est des Etats-Unis, le mercure flirtant près des 40 degrés Celsius à New York, poussant les habitants à se réfugier dans des “îlots de rafraîchissement”.Le premier épisode important de forte chaleur cette année aux Etats-Unis a commencé ce week-end pour atteindre un pic lundi dans les grandes agglomérations de Washington, Baltimore, Philadelphie et New York.”Cette chaleur extrême ne sera pas seulement inconfortable et oppressante pour les New-Yorkais. Elle sera brutale et dangereuse si vous ne prenez pas les mesures nécessaires”, a prévenu le maire de New York, Eric Adams, précisant que “chaque année plus de 500 personnes meurent de chaleur” dans la métropole de plus de 8 millions d’habitants.Les autorités locales ont demandé à la population âgée ou vulnérable, en raison de troubles respiratoires ou par manque d’accès à de la climatisation, de s’hydrater ou de se diriger vers les “cooling centers”, îlots de rafraîchissement, comme des bibliothèques alors qu’une chaleur étouffante et collante enveloppait la ville lundi.”Beaucoup (d’habitants) vivent dans des chambres louées. Quand il y a une vague de chaleur, personne ne veut faire la cuisine dans un espace partagé, il va faire trop chaud”, explique Stephany Cruz, coordinatrice dans un centre pour personnes âgées dans le quartier de Washington Heights. Pendant la canicule, le centre est ouvert de 7 heures à 19 heures et peut accueillir jusqu’à 150 personnes par jour. La plupart d’entre elles sont des femmes.- “Endurer” -Parmi les habitués, Marcia Diaz, une Dominicaine de 65 ans, vit avec sa fille et ses trois petits-enfants et n’a qu’un seul climatiseur chez elle. “Nous laissons la porte ouverte (…) pour que l’appartement se rafraîchisse”, explique cette retraitée qui souffre d’asthme et d’hypertension. Elle paie habituellement 270 dollars par mois pour l’électricité et craint de voir la facture encore grimper cet été.L’intensité et la durée de cette vague de chaleur la rend “extrêmement dangereuse pour n’importe qui sans rafraîchissement ou hydratation”, martèlent les services météorologiques américains (NWS), précisant que 160 millions d’habitants sont établis dans des secteurs du pays touchés par cette vague de chaleur extrême lundi.”Il faut endurer, sinon comment allons-nous survivre ?” s’exclame Manuel, un ouvrier équatorien qui répare la façade d’un immeuble à Harlem. “Parfois, on s’arrête parce que c’est dangereux. On n’a pas tous la même énergie, mais il faut endurer”, confie-t-il à l’AFP.”Une intense crête barométrique, stationnée sur la moitié est du pays, continuera de générer une vague de chaleur extrêmement dangereuse cette semaine. Les effets du risque de chaleur extrême s’étendront du Midwest au centre de l’Atlantique aujourd’hui. Ce niveau de risque de chaleur est connu pour être rare (…) avec peu ou pas de répit pendant la nuit”, prévient le NWS. A New York, cette vague de chaleur survient alors que les électeurs du Parti démocrate sont appelés mardi à choisir leur candidat à l’élection municipale dans une primaire qui s’annonce disputée, selon les sondages, entre le ténor centriste Andrew Cuomo et l’étoile montante de la gauche Zohran Mamdani.”Votez le jour de l’élection, même s’il fait 100 degrés (Fahrenheit, unité de mesure utilisée aux Etats-Unis)”, soit plus de 37 degrés Celsius, a lancé devant la presse au cours du weekend M. Cuomo, ancien gouverneur de l’Etat de New York.Dans la capitale, Washington, la mairie a rappelé aux habitants que de nombreux lieux climatisés leur sont ouverts pour se rafraîchir.Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s’allonger et s’intensifier.L’année 2024 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) comme dans le monde entier. 2024 fut aussi la première année à dépasser la limite de 1,5°C de réchauffement fixée par l’accord de Paris sur le climat, selon l’Organisation météorologique mondiale, une agence de l’ONU.

US Supreme Court allows third country deportations to resume

A divided US Supreme Court paved the way on Monday for the Trump administration to resume deportations of undocumented migrants to countries that are not their own.The unsigned order from the conservative-dominated top court came in response to an emergency appeal by the Justice Department to lift a stay imposed by a lower court on so-called third country deportations.The Supreme Court did not provide an explanation for the decision and the three liberal justices dissented.The original case challenging the third country deportations will now be heard by an appeals court but the Supreme Court’s move allows the removals to proceed for now.District Judge Brian Murphy had ordered a halt to third country deportations in April, saying migrants were not being given a “meaningful opportunity” to contest their expulsions.Murphy said they should get at least 15 days to challenge their deportation and provide evidence of whether they may be at risk of torture or death if expelled.The original case involves the deportation of eight men — two from Myanmar, two from Cuba, a Vietnamese man, a Laotian, a Mexican and one from South Sudan — who the US authorities said were convicted violent criminals.They were being flown to impoverished war-torn South Sudan when Murphy’s order came down and have been held since at a US military base in Djibouti.The Trump administration has defended the third country deportations as necessary since the home nations of some of those who are targeted for removal often refuse to accept them.Justice Sonia Sotomayor, author of the dissent, accused the administration of “flagrantly unlawful conduct” that is “exposing thousands to the risk of torture or death.””The government has made clear in word and deed that it feels itself unconstrained by law, free to deport anyone anywhere without notice or an opportunity to be heard,” Sotomayor said.- ‘Fire up the deportation planes’ -The Department of Homeland Security (DHS) welcomed the Supreme Court move as a “victory for the safety and security of the American people.””If these activists judges had their way, aliens who are so uniquely barbaric that their own countries won’t take them back, including convicted murderers, child rapists and drug traffickers, would walk free on American streets,” DHS said in a post on X.”DHS can now execute its lawful authority and remove illegal aliens to a country willing to accept them,” it said. “Fire up the deportation planes.”Donald Trump campaigned for president promising to expel millions of undocumented migrants from the US, and he has taken a number of actions aimed at speeding up deportations since returning to the White House in January.But his mass deportation efforts have been thwarted or stalled by numerous courts, including the Supreme Court, over concerns that migrant rights to due process are being ignored.Murphy, an appointee of Trump’s Democratic predecessor Joe Biden, also temporarily blocked the government from expelling Asian migrants to Libya.

Les députés planchent sur le projet du gouvernement pour “refonder” Mayotte

“Une ambition sans précédent” ou un énième plan pour le département le plus pauvre de France ? Les députés ont commencé lundi à discuter du projet de loi visant à “refonder” Mayotte, avec pour objectif de réduire ses profondes inégalités avec le reste du territoire.Six mois après le passage dévastateur du cyclone Chido et une loi de reconstruction adoptée en février, l’Assemblée s’empare d’un nouveau texte pour Mayotte. “Depuis des années, pour ne pas dire des décennies, les Mahorais attendent ce texte qui doit répondre à leurs aspirations à l’égalité réelle et au parachèvement de la départementalisation. Nous y sommes”, s’est exclamé le ministre des Outre-mer Manuel Valls, devant les députés. “A l’heure des ingérences étrangères et de la volonté de déstabiliser la France, il est plus que jamais nécessaire d’agir et de concrétiser la promesse républicaine à Mayotte”, a insisté le ministre, défendant un texte “d’une ambition politique sans précédent”, devant un hémicycle quasi vide.Colonisée en 1841, Mayotte choisit de rester dans la République française après la proclamation d’indépendance des Comores dans les années 1970. C’est à la suite d’un référendum organisé en 2009 que l’archipel de l’Océan indien devient le 101e département français.Mais des années et plusieurs plans gouvernementaux plus tard, les inégalités avec l’Hexagone restent abyssales: 77% de la population vit sous le seuil de pauvreté national et environ un tiers de l’habitat est “informel”, souvent des bidonvilles insalubres. Le cyclone n’a fait qu’exacerber ses fragilités.”Si cette loi Mayotte n’est pas parfaite” et “manque à de nombreux égards de répondre aux attentes légitimes”, elle marque, cependant, “une étape historique”, salue la députée de Mayotte et corapporteure du texte, Estelle Youssouffa (groupe Liot). Car Mayotte “n’a jamais bénéficié des investissements structurels” comme le reste du pays, a rappelé l’élue.Le texte prévoit de débloquer “près de quatre milliards d’euros” sur six ans. “Un engagement financier sans précédent”, fait valoir le ministre au moment où le pays doit trouver 40 milliards d’euros d’économies. Mais pour la seconde députée de Mayotte, Anchya Bamana (RN), “comment faire confiance à des promesses budgétaires floues quand tant d’engagements précédents n’ont jamais été honorés ?”Adopté fin mai au Sénat, le texte liste deux priorités: la lutte contre l’immigration clandestine et l’habitat illégal, “sans quoi, nous risquons de reconstruire Mayotte sur du sable” selon M. Valls, qui défend des mesures pour faciliter la destruction des bidonvilles ou durcir les conditions d’accès au séjour sur l’archipel, où la moitié de la population est étrangère.  Tour à tour, les députés de gauche ont dénoncé “l’obsession de l’immigration”. “Pendant ce temps, la justice sociale, l’égalité réelle, la question du développement, de l’accès à l’eau, à l’école, à la santé, tout cela est relégué au second plan”, a dénoncé Emeline K/Bidi (GDR). – “Signal fort” -Le texte contient cependant un volet économique et social avec une mesure particulièrement attendue sur l’archipel: la convergence sociale – c’est-à-dire une harmonisation du niveau de prestations sociales entre Mayotte et la métropole.Elle est prévue à échéance 2031, mais un premier objectif a été cranté en commission: atteindre 87,5% du Smic dès le 1er janvier 2026.La convergence était déjà promise, il y a dix ans de cela, pour 2025… ont souligné certains députés à la tribune. “C’est la première fois qu’un gouvernement” l’inscrit dans la loi, a voulu rassurer M. Valls. Autre disposition réclamée sur l’archipel, la fin du visa territorialisé, qui empêche les détenteurs d’un titre de séjour mahorais de venir dans l’Hexagone. La mesure est vue comme un manque de solidarité de la métropole refusant de prendre sa part du problème migratoire.Son abrogation a été approuvée en commission, mais à compter de 2030, le temps que les dispositifs de lutte contre l’immigration fassent effet et éviter ainsi un appel d’air. C’est “un signal fort” réclamé depuis des années, a salué Mme Youssouffa, plaidant toutefois pour sa suppression dès 2026.En milieu de soirée, les députés ont commencé à examiner dans le détail le projet de loi, avec des débats tendus dès le premier article. Adopté juste avant minuit, il durcit les conditions d’accès au séjour pour motif familiaux. Il porte notamment de trois à cinq ans la durée de résidence régulière exigée pour la délivrance de la carte de résident “parent d’enfants français”. Pour les députés de gauche, la mesure risque “d’aggraver” le problème des mineurs isolés et le nombre de personnes “sans statut” aggravant la précarité sociale et le non-recours aux droits. Les discussions reprendront mercredi en fin de journée et devraient s’étendre tout au long de la semaine.  

Les députés planchent sur le projet du gouvernement pour “refonder” Mayotte

“Une ambition sans précédent” ou un énième plan pour le département le plus pauvre de France ? Les députés ont commencé lundi à discuter du projet de loi visant à “refonder” Mayotte, avec pour objectif de réduire ses profondes inégalités avec le reste du territoire.Six mois après le passage dévastateur du cyclone Chido et une loi de reconstruction adoptée en février, l’Assemblée s’empare d’un nouveau texte pour Mayotte. “Depuis des années, pour ne pas dire des décennies, les Mahorais attendent ce texte qui doit répondre à leurs aspirations à l’égalité réelle et au parachèvement de la départementalisation. Nous y sommes”, s’est exclamé le ministre des Outre-mer Manuel Valls, devant les députés. “A l’heure des ingérences étrangères et de la volonté de déstabiliser la France, il est plus que jamais nécessaire d’agir et de concrétiser la promesse républicaine à Mayotte”, a insisté le ministre, défendant un texte “d’une ambition politique sans précédent”, devant un hémicycle quasi vide.Colonisée en 1841, Mayotte choisit de rester dans la République française après la proclamation d’indépendance des Comores dans les années 1970. C’est à la suite d’un référendum organisé en 2009 que l’archipel de l’Océan indien devient le 101e département français.Mais des années et plusieurs plans gouvernementaux plus tard, les inégalités avec l’Hexagone restent abyssales: 77% de la population vit sous le seuil de pauvreté national et environ un tiers de l’habitat est “informel”, souvent des bidonvilles insalubres. Le cyclone n’a fait qu’exacerber ses fragilités.”Si cette loi Mayotte n’est pas parfaite” et “manque à de nombreux égards de répondre aux attentes légitimes”, elle marque, cependant, “une étape historique”, salue la députée de Mayotte et corapporteure du texte, Estelle Youssouffa (groupe Liot). Car Mayotte “n’a jamais bénéficié des investissements structurels” comme le reste du pays, a rappelé l’élue.Le texte prévoit de débloquer “près de quatre milliards d’euros” sur six ans. “Un engagement financier sans précédent”, fait valoir le ministre au moment où le pays doit trouver 40 milliards d’euros d’économies. Mais pour la seconde députée de Mayotte, Anchya Bamana (RN), “comment faire confiance à des promesses budgétaires floues quand tant d’engagements précédents n’ont jamais été honorés ?”Adopté fin mai au Sénat, le texte liste deux priorités: la lutte contre l’immigration clandestine et l’habitat illégal, “sans quoi, nous risquons de reconstruire Mayotte sur du sable” selon M. Valls, qui défend des mesures pour faciliter la destruction des bidonvilles ou durcir les conditions d’accès au séjour sur l’archipel, où la moitié de la population est étrangère.  Tour à tour, les députés de gauche ont dénoncé “l’obsession de l’immigration”. “Pendant ce temps, la justice sociale, l’égalité réelle, la question du développement, de l’accès à l’eau, à l’école, à la santé, tout cela est relégué au second plan”, a dénoncé Emeline K/Bidi (GDR). – “Signal fort” -Le texte contient cependant un volet économique et social avec une mesure particulièrement attendue sur l’archipel: la convergence sociale – c’est-à-dire une harmonisation du niveau de prestations sociales entre Mayotte et la métropole.Elle est prévue à échéance 2031, mais un premier objectif a été cranté en commission: atteindre 87,5% du Smic dès le 1er janvier 2026.La convergence était déjà promise, il y a dix ans de cela, pour 2025… ont souligné certains députés à la tribune. “C’est la première fois qu’un gouvernement” l’inscrit dans la loi, a voulu rassurer M. Valls. Autre disposition réclamée sur l’archipel, la fin du visa territorialisé, qui empêche les détenteurs d’un titre de séjour mahorais de venir dans l’Hexagone. La mesure est vue comme un manque de solidarité de la métropole refusant de prendre sa part du problème migratoire.Son abrogation a été approuvée en commission, mais à compter de 2030, le temps que les dispositifs de lutte contre l’immigration fassent effet et éviter ainsi un appel d’air. C’est “un signal fort” réclamé depuis des années, a salué Mme Youssouffa, plaidant toutefois pour sa suppression dès 2026.En milieu de soirée, les députés ont commencé à examiner dans le détail le projet de loi, avec des débats tendus dès le premier article. Adopté juste avant minuit, il durcit les conditions d’accès au séjour pour motif familiaux. Il porte notamment de trois à cinq ans la durée de résidence régulière exigée pour la délivrance de la carte de résident “parent d’enfants français”. Pour les députés de gauche, la mesure risque “d’aggraver” le problème des mineurs isolés et le nombre de personnes “sans statut” aggravant la précarité sociale et le non-recours aux droits. Les discussions reprendront mercredi en fin de journée et devraient s’étendre tout au long de la semaine.  

Pas de miracle et un “échec” pour le conclave des retraites

Après quatre mois de concertations, le conclave des retraites s’est finalement soldé par un “échec”, ont annoncé lundi soir les partenaires sociaux: c’est aussi un revers pour la méthode de dialogue social promue par François Bayrou.Le Premier ministre prendra la parole mardi matin à 07H00 à l’Hôtel de Matignon, ont annoncé ses services. Syndicats et patronat se sont renvoyés la responsabilité de l’impasse. “Le constat est fait que le patronat ne bougera pas sur la réparation de la pénibilité (c’est-à-dire ouvrir sur des départs anticipés, ndlr) c’est un échec de la négociation”, a déclaré Yvan Ricordeau, représentant de la CFDT. “La discussion s’arrête”, a-t-il ponctué.”Cette négociation était jouable, si l’accord ne se fait pas, c’est à cause des organisations patronales”, a regretté Pascale Coton, négociatrice de la CFTC. “C’était la première fois que nous avions du +plus+ pour les femmes (propositions de pensions réévaluées pour les mères, ndlr), c’est quelque chose qui me met très en colère”, a-t-elle confié.”Nous regrettons cet échec, c’est dommage pour la démocratie sociale”, a commenté Diane Milleron-Deperrois, représentante du Medef. “Au Medef, on a gardé une ligne très claire, en étant constant dans une ligne responsable: on n’était pas en mesure d’augmenter les cotisations salariales et patronales”, a-t-elle insisté.L’après-midi avait commencé par un coup médiatique: Patrick Martin, président du Medef, et Amir Reza-Tofighi, président de la CPME (patronat des petites et moyennes entreprises), convoquant la presse une demi-heure avant la reprise du conclave à 15H00.Sur le trottoir, devant le bâtiment abritant ces discussions, ils se sont dits confiants dans un accord possible grâce à une “proposition commune” sur “les différents éléments qui sont attendus par les syndicats de salariés”, notamment sur les carrières des femmes ou la pénibilité.Dans ses nouvelles propositions, le patronat a notamment semblé ouvrir une petite porte vers un départ anticipé à la retraite en cas d’usure mais seulement sur avis médical. Insuffisant pour les syndicats, qui veulent une automaticité sur la question et fustigent autant le fond que la forme.”On demande que la négociation se fasse sur le texte paritaire”, déjà sur la table et non sur les nouvelles propositions du Medef, avait alors insisté Yvan Ricordeau. – “Guet-apens ?” -Ce dernier avait d’ailleurs interpellé, sur le pavé, le dirigeant du Medef, devant les caméras, après le mini point-presse patronal:  – “Monsieur Martin ? Est-ce que la négociation s’opère sur le texte qu’on a discuté depuis quatre mois ? – On ne va pas tenir la négociation ici, répond le patron du Medef.- Pourquoi la partie patronale l’a tentée sur le trottoir, alors ? relance le syndicaliste.- C’est quoi ce guet-apens qu’on essaie de me tendre là ? a souri pour couper court le dirigeant du Medef.- Ça commence bien, ça commence dans la rue”, a conclu le représentant de la CFDT.A l’issue de ce ballet entre patronat et syndicats, Christelle Thieffinne, négociatrice de la CFE-CGC, avait accusé le patronat de “torpiller” la négociation.Ce processus a déjà laissé des partenaires sociaux sur le bord de la route: FO a tourné les talons dès la première séance et la CGT et l’U2P (patronat pour les artisans) ont jeté l’éponge mi-mars.La précédente réunion, le 17 juin, s’était achevée sur une prolongation arrachée sur le fil pour éviter l’échec. Une de plus dans une discussion entamée le 27 février et qui devait s’arrêter à l’origine le 28 mai.- Censure ? -Le principal point d’achoppement tournait autour de la finalité d’une reconnaissance de l’usure professionnelle: les syndicats y voient une ouverture aux départs anticipés à la retraite, le patronat privilégie d’autres pistes, telles la prévention ou la reconversion.Pour le reste, il était acquis que l’âge du départ à la retraite ne bougerait pas: sans surprise le Medef s’est montré inflexible sur son maintien à 64 ans. A l’issue de la réunion de la dernière chance, cette mesure phare, et impopulaire, de la réforme Borne de 2023 sera donc toujours en vigueur pour les salariés nés à partir du 1er janvier 1968.La fin du conclave est aussi un moment de vérité pour François Bayrou, qui a lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement. Et le Premier ministre s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement. “La méthode Bayrou est un échec monumental”, a tancé le groupe LFI-NFP dans un communiqué, appelant “tous les groupes de gauche à déposer ensemble une motion de censure”.”Le PS doit assumer cet échec et ses dégâts. Il doit montrer l’exemple pour voter au complet la censure”, a averti le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon sur X.  

Guerre Iran-Israël: Trump face au danger d’une implication à long terme

En bombardant l’Iran, Donald Trump a dit entrevoir une opération chirurgicale de courte durée, loin de toute idée d’engager les Etats-Unis dans ce qui serait une nouvelle guerre prolongée au Moyen-Orient.Mais après une première riposte iranienne, qui a lancé lundi des missiles contre une base américaine au Qatar, la question se pose de savoir si les Etats-Unis ne seront pas entraînés, malgré eux, dans une spirale de conflit dans la durée.L’Iran a tiré des missiles contre la base aérienne d’Al-Udeid, qui ont été abattus, deux jours après que les Etats-Unis ont bombardé les principaux sites nucléaires iraniens dans le cadre d’une campagne militaire menée par Israël depuis le 13 juin.Le président américain s’est empressé de qualifier cette riposte de l’Iran de “très faible”, disant que les Etats-Unis s’y attendaient et remerciant même Téhéran d’avoir prévenu au préalable afin d’éviter les “pertes de vies”.Mais le président américain souffle le chaud et le froid depuis des jours, appelant tantôt à une “reddition inconditionnelle” de l’Iran ou encore en suggérant un changement de régime à Téhéran, faisant craindre une implication plus durable.Les frappes américaines ont été “incroyablement réussies” sur le plan tactique, dit Stacie Pettyjohn, du Center for a New Americain Security (CNAS), mais “il n’est pas certain qu’elles aient réellement atteint les objectifs opérationnels ou stratégiques”.”A ce stade, nous ignorons plus de choses que nous n’en savons”, renchérit Daniel Poneman, du Council on Foreign Relations (CFR), au sujet notamment de l’uranium enrichi à 60%.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique selon l’AIEA, mais est soupçonné d’avoir déplacé ces stocks hors des sites visés par les frappes américaines à Fordo, Natanz et Ispahan, que Washington assure avoir détruits.L’Iran dispose aussi de nombreuses autres options pour réagir, notamment en menaçant les prix mondiaux du pétrole par des actions dans le détroit d’Ormuz, ou en faisant intervenir ses mandataires dans la région.- “MIGA” -“Le Moyen-Orient est un théâtre où les succès militaires américains, qui remontent à la première guerre du Golfe, se sont souvent révélés plutôt éphémères et ont conduit à des engagements à long terme en termes de forces américaines pour maintenir la stabilité après ce succès initial”, relève Mme Pettyjohn.Donald Trump a fait campagne en se présentant comme un anti-guerre et, le mois dernier, il a prononcé un discours à Ryad dans lequel il a dénoncé les “bâtisseurs de nations” qui ont échoué en “intervenant dans des sociétés complexes qu’ils ne comprenaient même pas eux-mêmes”.Mais le président américain a rapidement soutenu Israël après le succès apparent des premières frappes contre l’Iran, alors même qu’il avait publiquement exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à attendre et à donner une chance à la diplomatie.Depuis lors, et malgré les critiques de certains membres de sa base de droite qui détestent l’interventionnisme américain, il a durci le ton.Il a exhorté les quelque 10 millions d’habitants de Téhéran à évacuer, exigé une “reddition inconditionnelle” de l’Iran, et pour mieux évoquer les avantages d’un changement de régime, reformulé son slogan, “Make America Great Again”, pour dire “Make Iran Great Again” (“Rendre à l’Iran sa grandeur”).Les Etats-Unis et Israël ont sans doute fait reculer le programme nucléaire iranien, mais reste à savoir si Téhéran est prêt à un accord contraignant, souligne pour sa part Max Boot, également du Council on Foreign Relations.Si l’Iran ne le fait pas, il y a le risque d’une “sorte de guerre perpétuelle”, “où à chaque fois que l’on détectera une avancée dans leur programme nucléaire, les avions israéliens finiront par devoir bombarder à nouveau”, dit-il lors d’un débat lundi.Son collègue, Ray Takeyh, estime lui que “les dirigeants du pays et le régime ne sont pas suffisamment soudés pour pouvoir entamer des négociations à ce stade, où d’un point de vue américain la conclusion est prédéterminée, à savoir l’enrichissement zéro”, ce qui équivaudrait à une capitulation.

Mondial des clubs: l’Atlético Madrid éliminé malgré un but victorieux de Griezmann contre Botafogo

Antoine Griezmann, entré à la pause, a permis à l’Atlético Madrid de s’imposer contre Botafogo (1-0) lundi à Pasadena, sans pouvoir empêcher l’élimination de son équipe du Mondial des clubs.Le succès des Madrilènes 1-0 combiné à la victoire du Paris SG à Seattle (2-0) a entraîné une égalité avec trois formations à six points en tête du groupe B.Un scénario défavorable à l’Atlético, dont la différence de buts a été plombée par la défaite 4-0 en ouverture de la compétition contre Paris.Les champions d’Europe ont ainsi terminé en tête du groupe devant Botafogo, qui disputera son 8e de finale samedi à Philadelphie soit contre Palmeiras, pour un derby brésilien, soit face à l’Inter Miami de Lionel Messi, qui s’affrontent plus tard lundi.L’Atlético Madrid savait avant la rencontre que son salut passerait sûrement par une large victoire contre Botafogo, le PSG se présentant en immense favori sur la pelouse des Sounders.Les Colchoneros ont bien multiplié les opportunités, mais ont grandement manqué de précision avec 4 frappes cadrées seulement sur 22 tirs.Antoine Griezmann, entré à la pause, a trouvé la faille d’une reprise du gauche au second poteau à la réception d’un centre de Julian Alvarez (87e), mais trop tard pour entretenir l’espoir d’une qualification.Le vétéran français avait manqué le cadre de peu auparavant d’une subtile Madjer (83e).Les Madrilènes ont eu d’autres bonnes situations avec Conor Gallagher (17e) ou un très bel enchaînement contrôle/frappe d’Alvarez (41e), mais à côté à chaque fois.L’attaquant argentin a été proche d’obtenir un penalty à deux reprises en première période.Il est d’abord tombé dans la surface après un contact jugé légal par l’arbitre (25e) avant de se faire marcher sur le pied (43e).Après avoir laissé le jeu se dérouler, l’arbitre a eu recours à l’arbitrage vidéo mais a jugé que Alexander Sorloth avait commis une faute sur un duel aérien avant sa remise pour Alvarez.Devant ses supporters, en surnombre dans le Rose Bowl de Pasadena et son charme suranné, Botafogo avait choisi de jouer groupé pour défendre la première de la poule du groupe, qu’ils ont perdue sur le but de Griezmann.Les Brésiliens ont toutefois eu plusieurs occasions de marquer et, se montrant plus précis que leurs adversaires, ont été seulement contrés par le très bon match de Jan Oblak.Le gardien slovène a d’abord gagné un face-à-face avec Savarino (10e) avant une nouvelle bonne sortie (14e).Oblak a surtout réussi une parade superbe sur sa droite après une reprise soudaine d’Igor Jesus à la réception d’un centre de Cuiabano (67e).

Sur les terres brûlées de Gironde, les premiers signes du retour de la nature

Entre mottes et roseaux d’une lagune de la réserve d’Hostens, en Gironde, un naturaliste récupère une tortue d’eau douce: sa présence symbolise la résilience d’une partie de la biodiversité ravagée par les gigantesques incendies de 2022.Dans une cabane d’observation de la zone humide, cette cistude d’Europe, au corps sombre tacheté de jaune, est ensuite examinée, pesée et mesurée. Et comme elle n’est pas répertoriée, les bords de sa carapace sont délicatement limés, afin de pouvoir l’identifier.Désignée comme le numéro 21 sur sa nouvelle fiche d’identité, soit autant que le nombre de spécimens recensés depuis le début de l’inventaire de la biodiversité entamé l’an passé, la petite tortue est ensuite relâchée dans l’eau marécageuse. Sa capture intervient dans le cadre d’un vaste programme de suivi écologique mandaté par le département, propriétaire de cette réserve biologique nouvellement créée, classée espace naturel sensible. Prévu jusqu’en 2027, il vise à documenter la dynamique des espèces, dont 17 remarquables et protégées, après la perte de leur écosystème parti en fumée.Les cistudes recensées, âgées de 7 à 15 ans – au vu du nombre de stries visibles sur le plastron –  “ont probablement pu se réfugier en cœur de lagune, lorsque cela brûlait tout autour, ou se mettre dans la vase pour survivre”, suppose François Léger, naturaliste de l’association Cistude Nature, l’un des acteurs chargés de l’inventaire d’une partie de la faune.Cette espèce endémique du Sud-Ouest “a retrouvé des habitats qui lui étaient favorables et trouvé de la ressource alimentaire. C’est plutôt un bon signal”, pointe ce spécialiste, qui s’inquiète de l’absence d’autres animaux. Certains, peu mobiles, n’ont pu réchapper aux flammes.- Recolonisation -Ainsi, les reptiles, déjà en déclin au niveau national, ont quasiment disparu. “Le lézard vivipare s’est effondré de 80% avec un seul individu repéré sur plusieurs sites l’an passé et aucun cette année”, pointe François Léger.A l’inverse, la repousse de la végétation a favorisé une remise en place de la chaîne alimentaire chez les insectes: la présence de phytophages (se nourrissant de plants) tels que les pucerons attire sa cohorte de prédateurs (araignées) et de parasitoïdes (qui ont besoin d’un autre pour se développer, comme des guêpes).Insectes emblématiques des Landes de Gascogne, le Fadet des laîches (papillon) ou la Leucorrhine à front blanc (libellule) sont aussi réapparus tout comme des espèces d’oiseaux tels que l’engoulevent d’Europe, la fauvette pitchou, l’alouette lulu. Le courlis cendré, reconnaissable à son long bec courbé a aussi réinstallé ses nids dans des zones devenues clairsemées, après être resté invisible pendant des décennies.Car ici, les fougères et de jeunes plants de saule, trembles et bouleaux  – espèces pionnières avant l’installation d’une nouvelle végétation – ont remplacé les pins maritimes. – Sous cloche -“On a retrouvé des espèces patrimoniales comme la drosera (plante carnivore) ou la spiranthe d’été (orchidée) surtout dans les zones humides qui ont mieux résisté”, note Margaux Moreto, du Conservatoire botanique national Sud-Atlantique.”Maintenant on va s’attacher à suivre la dynamique d’autres plantes, comme la molinie ou le phragmite, qui ont tendance à être un peu dynamisées par le feu”, au risque de coloniser l’espace, considère la botaniste.Après l’incendie, la collectivité a décidé de transformer une partie des 750 hectares du domaine départemental, touché à 80% par le feu, en réserve biologique dirigée sur 433 hectares, et en réserve biologique intégrale de 48 hectares consacrée à la libre évolution de la forêt, sans intervention de l’homme.”Nous retrouvons une lande qui sera beaucoup plus humide, probablement à terme et qui va retrouver à peu près les caractéristiques de ce que nous avions connu avant l’implantation massive de pins fin XIXe siècle sous l’impulsion de Napoléon III”, pointe le président du département Jean-Luc Gleyze.”Cela va être intéressant de voir sur le temps long comment le couvert forestier va reprendre tout doucement sa place, comment ces espèces se maintiennent ou, au contraire, laissent leur place à d’autres”, souligne l’élu socialiste.A condition qu’une autre inconnue ne vienne pas perturber ce début de résilience: le réchauffement climatique.