Lors d’une cérémonie en Irak, les premiers combattants kurdes du PKK ont brûlé leurs armes

Une trentaine de combattants kurdes du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan en guerre contre Ankara depuis quatre décennies, ont entamé vendredi en Irak le début d’un désarmement censé mettre fin à quatre décennies de violences.Selon une journaliste de l’AFP, quatre commandants du mouvement et leurs hommes ont déposé et brûlé leurs armes lors d’une cérémonie, vendredi matin, à 50 km à l’ouest de Souleimaniyeh, dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak. Celle-ci s’est déroulée dans la grotte de Casene, connue pour avoir notamment abrité une imprimerie qui a publié l’un des premiers journaux kurdes, a-t-elle précisé.Le PKK a salué une “opération historique et démocratique”.Les combattants devaient ensuite regagner les montagnes proches où ils sont basés, avait indiqué précédemment à l’AFP un responsable du PKK.Des représentants du gouvernement autonome du Kurdistan irakien et de son président Nechirvan Barzani ont assisté aux opérations, mais il n’a pas été précisé qui avait été dépêché par Ankara, hormis des membres des services de renseignements selon les médias turcs. Les autorités locales kurdes avaient annoncé peu avant avoir abattu deux drones à proximité des positions des forces kurdes, quelques heures avant le début des opérations.Un processus de paix initié depuis l’automne doit permettre de tourner la page de plus de quatre décennies de violences qui ont fait au moins 40.000 morts, et résoudre la question kurde tant au niveau national que régional, selon les experts.- “Responsabilité historique” -Le 27 février, le chef du PKK Abdullah Öcalan, 76 ans dont vingt-six en prison, a appelé le mouvement à “déposer les armes et (…) à se dissoudre”, affirmant “assumer la responsabilité historique de cet appel”.Parmi un nombre restreint d’invités conviés vendredi, officiellement pour des raisons de sécurité, figurent des élus du parti turc prokurde DEM, médiateur entre le PKK et le gouvernement turc. Pour la Turquie, comme pour ses alliés occidentaux, le PKK est considéré comme un mouvement terroriste.C’est paradoxalement l’allié du président turc Recep Tayyip Erdogan, le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, qui a tendu la main à l’ennemi public, lui proposant d’appeler les combattants à renoncer à la lutte armée et à “venir s’exprimer devant le Parlement”.Mercredi, dans un message vidéo en turc, “Apo” (oncle) comme l’appellent ses fidèles, a confirmé l’imminence du désarmement.”Je crois au pouvoir de la politique et de la paix sociale et non des armes. Et je vous appelle à mettre ce principe en pratique”, insistait-il dans cette longue adresse.Le chef de l’Etat turc a récemment exprimé sa confiance de voir “une Turquie sans terroriste”, espérant que “ce processus prometteur se conclurait avec succès le plus rapidement possible, sans obstacle, ni risque de sabotage”.- “Geste de bonne volonté” -Selon un commandant du PKK, cette première cérémonie était un “geste de bonne volonté”.Abdullah Öcalan, lui, est toujours détenu sur l’île prison d’Imrali, au large d’Istanbul, et ne réclame pas d’en sortir, alors que ses commandants faisaient de sa libération un des termes de l’équation.”La situation de notre chef, Apo, affecte le processus et le ralentit”, jugeait la semaine dernière un haut responsable du PKK, Mustafa Karasu.En refusant de lier son sort personnel à l’avenir du processus de paix, M. Öcalan “contredit les conditions posées par le Parti qui demandait son élargissement afin qu’il puisse mener à bien le processus de paix”, note l’historien des mouvements kurdes Boris James.Le chercheur relève par ailleurs l’absence “d’acteur tiers pour garantir la probité du processus” et insiste: “Une très forte défiance subsiste entre le PKK et l’Etat turc, or l’Etat a donné peu de gages” aux combattants kurdes.Ces derniers ont régulièrement dénoncé la poursuite des bombardements turcs sur leurs positions en Irak malgré le processus en cours.Depuis les derniers violents combats qui avaient ensanglanté la ville turque à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est) en 2015, les combattants du PKK sont principalement restés cantonnés dans les montagnes de Qandil, en Irak, soumis également aux opérations de ratissage de l’armée turque.

Lors d’une cérémonie en Irak, les premiers combattants kurdes du PKK ont brûlé leurs armes

Une trentaine de combattants kurdes du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan en guerre contre Ankara depuis quatre décennies, ont entamé vendredi en Irak le début d’un désarmement censé mettre fin à quatre décennies de violences.Selon une journaliste de l’AFP, quatre commandants du mouvement et leurs hommes ont déposé et brûlé leurs armes lors d’une cérémonie, vendredi matin, à 50 km à l’ouest de Souleimaniyeh, dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak. Celle-ci s’est déroulée dans la grotte de Casene, connue pour avoir notamment abrité une imprimerie qui a publié l’un des premiers journaux kurdes, a-t-elle précisé.Le PKK a salué une “opération historique et démocratique”.Les combattants devaient ensuite regagner les montagnes proches où ils sont basés, avait indiqué précédemment à l’AFP un responsable du PKK.Des représentants du gouvernement autonome du Kurdistan irakien et de son président Nechirvan Barzani ont assisté aux opérations, mais il n’a pas été précisé qui avait été dépêché par Ankara, hormis des membres des services de renseignements selon les médias turcs. Les autorités locales kurdes avaient annoncé peu avant avoir abattu deux drones à proximité des positions des forces kurdes, quelques heures avant le début des opérations.Un processus de paix initié depuis l’automne doit permettre de tourner la page de plus de quatre décennies de violences qui ont fait au moins 40.000 morts, et résoudre la question kurde tant au niveau national que régional, selon les experts.- “Responsabilité historique” -Le 27 février, le chef du PKK Abdullah Öcalan, 76 ans dont vingt-six en prison, a appelé le mouvement à “déposer les armes et (…) à se dissoudre”, affirmant “assumer la responsabilité historique de cet appel”.Parmi un nombre restreint d’invités conviés vendredi, officiellement pour des raisons de sécurité, figurent des élus du parti turc prokurde DEM, médiateur entre le PKK et le gouvernement turc. Pour la Turquie, comme pour ses alliés occidentaux, le PKK est considéré comme un mouvement terroriste.C’est paradoxalement l’allié du président turc Recep Tayyip Erdogan, le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, qui a tendu la main à l’ennemi public, lui proposant d’appeler les combattants à renoncer à la lutte armée et à “venir s’exprimer devant le Parlement”.Mercredi, dans un message vidéo en turc, “Apo” (oncle) comme l’appellent ses fidèles, a confirmé l’imminence du désarmement.”Je crois au pouvoir de la politique et de la paix sociale et non des armes. Et je vous appelle à mettre ce principe en pratique”, insistait-il dans cette longue adresse.Le chef de l’Etat turc a récemment exprimé sa confiance de voir “une Turquie sans terroriste”, espérant que “ce processus prometteur se conclurait avec succès le plus rapidement possible, sans obstacle, ni risque de sabotage”.- “Geste de bonne volonté” -Selon un commandant du PKK, cette première cérémonie était un “geste de bonne volonté”.Abdullah Öcalan, lui, est toujours détenu sur l’île prison d’Imrali, au large d’Istanbul, et ne réclame pas d’en sortir, alors que ses commandants faisaient de sa libération un des termes de l’équation.”La situation de notre chef, Apo, affecte le processus et le ralentit”, jugeait la semaine dernière un haut responsable du PKK, Mustafa Karasu.En refusant de lier son sort personnel à l’avenir du processus de paix, M. Öcalan “contredit les conditions posées par le Parti qui demandait son élargissement afin qu’il puisse mener à bien le processus de paix”, note l’historien des mouvements kurdes Boris James.Le chercheur relève par ailleurs l’absence “d’acteur tiers pour garantir la probité du processus” et insiste: “Une très forte défiance subsiste entre le PKK et l’Etat turc, or l’Etat a donné peu de gages” aux combattants kurdes.Ces derniers ont régulièrement dénoncé la poursuite des bombardements turcs sur leurs positions en Irak malgré le processus en cours.Depuis les derniers violents combats qui avaient ensanglanté la ville turque à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est) en 2015, les combattants du PKK sont principalement restés cantonnés dans les montagnes de Qandil, en Irak, soumis également aux opérations de ratissage de l’armée turque.

60 ans après la loi, un compte bancaire pour toutes les femmes ne résout pas l’inégalité

Soixante ans après la loi du 13 juillet 1965 permettant aux femmes mariées d’ouvrir un compte bancaire sans l’accord de leur mari, l’égalité entre les sexes reste encore à conquérir dans les banques, de part et d’autre du guichet.”On n’est pas encore au point d’équilibre”, constate auprès de l’AFP l’historienne Sabine Effosse, mais “la situation s’améliore, c’est indéniable”.En parallèle du long combat pour l’égalité dans la loi et dans les règles, commencé bien avant 1965 et que l’on peut prolonger jusqu’à la loi Rixain de 2021, se joue celui de l’évolution des pratiques, difficile à gagner.”Nous savons qu’aujourd’hui les projets portés par des femmes sont moins financés que ceux des hommes”, déclarait mardi à l’Assemblée nationale la ministre de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé, évoquant dans la foulée des échanges en cours sur le sujet avec la Fédération bancaire française (FBF).La disparité est aussi visible dans la détention de produits d’épargne: les femmes détiennent moins de contrats d’assurance vie et moins d’actions d’entreprises cotées que les hommes, selon une étude publiée lundi par La France Mutualiste et la banque publique Bpifrance.Les freins autour de l’épargne sont très anciens. Si les femmes ont pu déposer leurs économies à la Caisse d’épargne et de prévoyance dès le début XIXème siècle, elles ont par exemple dû attendre plusieurs décennies pour pouvoir les retirer sans l’accord de leur mari.La gent féminine n’a par ailleurs eu le droit d’entrer à la Bourse de Paris qu’en 1967.- Cible marketing -L’anniversaire de la loi de 1965, qui accorde en même temps le droit aux femmes mariées de signer un contrat de travail sans l’accord de leur mari, donne l’occasion à certains acteurs financiers de se mettre en avant.En plus d’un “cahier de vacances dédié à l’autonomie financière des femmes” et d’une offre ciblée, BNP Paribas lance une campagne de communication vantant “plus de 2 milliards d’euros de crédit aux entreprises dirigées par des femmes” accordés chaque année.Interrogée par l’AFP, la banque n’a pas voulu rendre public le montant total de ces crédits aux entreprises, qu’elles soient dirigées par des femmes ou par des hommes, ce qui aurait permis de comparer.Le discours commercial sur le sujet, plus ou moins heureux, n’est pas nouveau. L’ouverture de comptes en banque par des femmes au tournant des années 60/70 s’est faite à grand renfort de publicité, alors centrées sur un moyen de paiement, le chèque. “Perdre de l’argent, par exemple; dans la cohue d’un marché, c’est une catastrophe. Y perdre un chéquier, un léger contretemps”, expliquait la Société Générale en 1970, sur une affiche figurant une femme en pantalon et bonnet phrygien, libérée de ses chaînes et brandissant un chéquier.Camille Eymard, responsable financière au sein du réassureur Scor et bénévole de l’association Financi’Elles, se méfie aujourd’hui d’approches trop genrées.Il faut néanmoins “trouver les moyens d’embarquer les femmes” et de développer leur connaissance financière, complète Virginie Chauvin, associée du cabinet d’audit Forvis Mazars, aussi membre de Financi’Elles, une association “au service de la mixité” dans la finance.- Role model -L’inégalité dans les pratiques du secteur se voit aussi sur la photo des premiers cercles des équipes dirigeantes des grandes banques françaises, dont aucune n’a jamais été dirigée par une femme.Devant les actionnaires réunis en assemblée générale, aucune femme ne figurait parmi les candidats à la succession du patron du Crédit Agricole en fin d’année dernière, dans le premier cercle du pouvoir de BNP Paribas, pourtant élargi à six personnes à la rentrée.La profession est pourtant à 57% féminine, selon la FBF, mais ce pourcentage a tendance à diminuer à mesure que l’on monte dans la hiérarchie.”L’argent est un rapport de force”, rappelle l’historienne Sabine Effosse, “il y en a forcément un qui perd un peu de son pouvoir” dans une phase de rééquilibrage.Aujourd’hui la bataille se joue sur les investissements, sur l’accès au financement et sur les rôles de pouvoir, liste-t-elle.

60 ans après la loi, un compte bancaire pour toutes les femmes ne résout pas l’inégalité

Soixante ans après la loi du 13 juillet 1965 permettant aux femmes mariées d’ouvrir un compte bancaire sans l’accord de leur mari, l’égalité entre les sexes reste encore à conquérir dans les banques, de part et d’autre du guichet.”On n’est pas encore au point d’équilibre”, constate auprès de l’AFP l’historienne Sabine Effosse, mais “la situation s’améliore, c’est indéniable”.En parallèle du long combat pour l’égalité dans la loi et dans les règles, commencé bien avant 1965 et que l’on peut prolonger jusqu’à la loi Rixain de 2021, se joue celui de l’évolution des pratiques, difficile à gagner.”Nous savons qu’aujourd’hui les projets portés par des femmes sont moins financés que ceux des hommes”, déclarait mardi à l’Assemblée nationale la ministre de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé, évoquant dans la foulée des échanges en cours sur le sujet avec la Fédération bancaire française (FBF).La disparité est aussi visible dans la détention de produits d’épargne: les femmes détiennent moins de contrats d’assurance vie et moins d’actions d’entreprises cotées que les hommes, selon une étude publiée lundi par La France Mutualiste et la banque publique Bpifrance.Les freins autour de l’épargne sont très anciens. Si les femmes ont pu déposer leurs économies à la Caisse d’épargne et de prévoyance dès le début XIXème siècle, elles ont par exemple dû attendre plusieurs décennies pour pouvoir les retirer sans l’accord de leur mari.La gent féminine n’a par ailleurs eu le droit d’entrer à la Bourse de Paris qu’en 1967.- Cible marketing -L’anniversaire de la loi de 1965, qui accorde en même temps le droit aux femmes mariées de signer un contrat de travail sans l’accord de leur mari, donne l’occasion à certains acteurs financiers de se mettre en avant.En plus d’un “cahier de vacances dédié à l’autonomie financière des femmes” et d’une offre ciblée, BNP Paribas lance une campagne de communication vantant “plus de 2 milliards d’euros de crédit aux entreprises dirigées par des femmes” accordés chaque année.Interrogée par l’AFP, la banque n’a pas voulu rendre public le montant total de ces crédits aux entreprises, qu’elles soient dirigées par des femmes ou par des hommes, ce qui aurait permis de comparer.Le discours commercial sur le sujet, plus ou moins heureux, n’est pas nouveau. L’ouverture de comptes en banque par des femmes au tournant des années 60/70 s’est faite à grand renfort de publicité, alors centrées sur un moyen de paiement, le chèque. “Perdre de l’argent, par exemple; dans la cohue d’un marché, c’est une catastrophe. Y perdre un chéquier, un léger contretemps”, expliquait la Société Générale en 1970, sur une affiche figurant une femme en pantalon et bonnet phrygien, libérée de ses chaînes et brandissant un chéquier.Camille Eymard, responsable financière au sein du réassureur Scor et bénévole de l’association Financi’Elles, se méfie aujourd’hui d’approches trop genrées.Il faut néanmoins “trouver les moyens d’embarquer les femmes” et de développer leur connaissance financière, complète Virginie Chauvin, associée du cabinet d’audit Forvis Mazars, aussi membre de Financi’Elles, une association “au service de la mixité” dans la finance.- Role model -L’inégalité dans les pratiques du secteur se voit aussi sur la photo des premiers cercles des équipes dirigeantes des grandes banques françaises, dont aucune n’a jamais été dirigée par une femme.Devant les actionnaires réunis en assemblée générale, aucune femme ne figurait parmi les candidats à la succession du patron du Crédit Agricole en fin d’année dernière, dans le premier cercle du pouvoir de BNP Paribas, pourtant élargi à six personnes à la rentrée.La profession est pourtant à 57% féminine, selon la FBF, mais ce pourcentage a tendance à diminuer à mesure que l’on monte dans la hiérarchie.”L’argent est un rapport de force”, rappelle l’historienne Sabine Effosse, “il y en a forcément un qui perd un peu de son pouvoir” dans une phase de rééquilibrage.Aujourd’hui la bataille se joue sur les investissements, sur l’accès au financement et sur les rôles de pouvoir, liste-t-elle.

La Bourse de Paris flanche, le taux d’emprunt français à 30 ans au plus haut depuis 2011

La Bourse de Paris évolue en baisse vendredi, les investisseurs craignant que l’Europe soit la prochaine cible des surtaxes douanières américaines, de quoi également faire grimper les taux d’emprunts des Etats.L’indice vedette CAC 40 de la Bourse de Paris perdait 0,83% vers 10H30 heure locale, soit une perte de 65,64 points, pour s’établir à 7.836,61 points. La veille, l’indice avait gagné 0,30%.”Le président Trump continue de semer le trouble avec l’utilisation des droits de douane comme une arme pour tenter de stimuler la production de biens aux Etats-Unis, mais aussi comme une arme politique contre les pays qui pourraient prendre des mesures vues (…) comme allant contre les intérêts des Etats-Unis”, commentent les analystes de LBP AM.Donald Trump a de nouveau ciblé jeudi le Canada, en lui imposant 35% de surtaxe, l’un des taux les plus élevés annoncés depuis le début de la semaine, accusant Ottawa d’avoir riposté à ses droits de douane.Un peu plus tôt dans la soirée jeudi, M. Trump a annoncé lors d’un entretien téléphonique accordé à la chaîne américaine NBC qu’il comptait envoyer une missive du même ordre à l’Union européenne (UE) “aujourd’hui ou demain”.”Je discute avec l’UE qui correspond, comme vous le savez, à plusieurs pays, ainsi qu’avec le Canada. Nous devrions les envoyer (les courriers, NDLR) dans les prochaines heures”, a-t-il déclaré.”Bien que le Canada ait négocié avec les Etats-Unis, le pays doit maintenant accepter des droits de douane plus élevés. Ce sort pourrait aussi frapper l’Europe”, relève Jochen Stanzl, chez CMC Markets. “Cette incertitude limite la prise de risque, surtout en attendant une lettre que Bruxelles pourrait recevoir de Washington”, poursuit-il.L’emprunt à trente ans français au plus haut depuis 2011Vers 10H30 heure de Paris, l’emprunt à trente ans français atteignait 4,20%, contre 4,18% la veille en clôture.Il s’agit de “son niveau le plus élevé depuis la crise de la zone euro en 2011″, relève Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.”Il y a un sujet sur l’échéance à 30 ans car elle est moins demandée par les investisseurs étrangers qui ont des doutes sur la soutenabilité de la dette des Etats, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe”, explique à l’AFP Aurélien Buffault, gérant obligataire de Delubac AM, qui note d’ailleurs des tensions généralisées sur les taux à 30 ans.Les taux progressent, toujours “animés par l’actualité sur les droits de douane” et l’incertitude qui en résulte, poursuit-il. Mais les investisseurs se posent également “des questions sur la soutenabilité de la dette française à une échéance si lointaine”.

Markets mixed as traders cautiously eye trade developments

Stocks were mixed Friday as investors cautiously watched trade developments as US President Donald Trump’s latest tariff salvos tempered optimism that most countries will strike a deal to avoid the worst of his levies.The US president has ramped up his trade war in the past week by firing off more than 20 letters to governments outlining new tolls if agreements aren’t reached by August 1.He has also said he would impose 50 percent tariffs on copper imports, while threatening 200 percent on pharmaceuticals, and hit Brazil with a new 50 percent charge while slamming its “witch hunt” trial of former leader Jair Bolsonaro on coup charges.Thursday saw him dial up the rhetoric by warning Canada faced a 35 percent tax, while most other countries would be handed blanket tariffs of up to 20 percent, from the current 10 percent.The moves are the latest by the White House in a campaign it says is aimed at ending decades of the United States being “ripped off”.”We’re just going to say all of the remaining countries are going to pay, whether it’s 20 percent or 15 percent. We’ll work that out now,” Trump told NBC News. “I think the tariffs have been very well-received. The stock market hit a new high today,” Trump added.Stephen Innes, at SPI Asset Management, said: “Just as the market was catching its breath at new highs… President Trump tugged the rug again.”A new act in the tariff opera… Trump is less policymaker than ringmaster, whipping markets with one hand while feeding red meat to his base with the other. “Every letter sent to a trade partner is a chess move disguised as a slap.”While his initial bombshell announcement of tariffs on April 2 sent markets into turmoil, until he paused them for three months, the latest measures have had less impact.Analysts say traders now expect a deal or another delay, while investors appear to be waiting until a deal is done or the tariffs kick in. All three main indexes on Wall Street rose Thursday, with the S&P 500 and Nasdaq hitting fresh peaks, hours after the FTSE in London had done so.Asia started Friday on a strong note but lost momentum as the day progressed.Hong Kong, Singapore, Taipei, Bangkok and Jakarta rose, while Tokyo, Sydney, Seoul, Manila, Mumbai and Wellington fell. Shanghai was flat.London edged down in the morning as data showed the UK economy unexpectedly shrank in May, while Paris and Frankfurt were also in the red.Australia and New Zealand Banking Group’s Khoon Goh said Asian investors were expected to “pare back their positions ahead of the weekend, to avoid any whiplash that could occur next week on further tariff news over the next couple of days”.- Key figures at around 0810 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.2 percent at 39,569.68 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.5 percent at 24,139.57 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 3,510.18 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 8,968.55Euro/dollar: DOWN at $1.1689 from $1.1698 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3547 from $1.3576Dollar/yen: UP at 146.82 yen from 146.19 yenEuro/pound: UP at 86.29 pence from 86.16 penceWest Texas Intermediate: UP 0.7 percent at $67.04 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.6 percent at $69.03 per barrelNew York – Dow: UP 0.4 percent at 44,650.64 (close)

Enquête sur TikTok dans l’UE: la Chine dément tout stockage illégal de données personnelles

Le gouvernement chinois a démenti vendredi être impliqué dans un quelconque stockage illégal de données personnelles sur des serveurs sur son territoire, après l’ouverture par l’Union européenne d’une enquête sur TikTok.”Le gouvernement chinois attache une grande importance à la confidentialité et à la sécurité des données et les protège conformément à la loi”, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning.Selon elle, Pékin “n’a jamais exigé et n’exigera jamais des entreprises ou des particuliers qu’ils collectent ou stockent illégalement des données”.”Nous espérons que la partie européenne respectera l’économie de marché et la concurrence loyale, et qu’elle offrira un environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises de tous les pays”, a ajouté Mme Mao lors d’une conférence de presse régulière.L’autorité irlandaise de protection des données (DPC), qui agit au nom de l’Union européenne, a ouvert jeudi une enquête contre TikTok sur le stockage de données personnelles d’utilisateurs européens sur des serveurs chinois, qui pourrait être contraire à la législation.La puissante plate-forme de partage de vidéos, qui compte 1,5 milliard de membres, est la propriété du groupe chinois ByteDance.TikTok est depuis des années dans le viseur des gouvernements occidentaux, qui redoutent son lien avec Pékin et un possible usage des données de ses utilisateurs à des fins d’espionnage ou de propagande.La DPC a déjà sanctionné TikTok d’une amende de 530 millions début mai pour avoir échoué à garantir une protection suffisante des données personnelles des Européens, accessibles à distance depuis la Chine mais stockées en dehors.Au cours de cette enquête, TikTok avait reconnu que certaines données européennes avaient été, non plus rendues accessibles, mais bien stockées en Chine (et supprimées depuis).L’entreprise avait évoqué un problème technique, et assuré n’avoir “jamais reçu de demande” des autorités chinoises et ne leur avoir “jamais fourni de données d’utilisateurs européens”.Mais selon la DPC, elle n’avait pas été en mesure de proposer des garanties contre le possible accès des autorités chinoises à ces données via ses lois d’antiterrorisme et de contre-espionnage.L’objectif de la nouvelle investigation “est de déterminer si le réseau social a respecté ses obligations pertinentes en vertu du RGPD (règlement européen de protection des données), dans le contexte des transferts désormais en question”, a expliqué jeudi la DPC.Cet organisme agit au nom de l’UE car le siège européen de TikTok, comme celui de la plupart des géants de la tech, se trouve en Irlande.

Enquête sur TikTok dans l’UE: la Chine dément tout stockage illégal de données personnelles

Le gouvernement chinois a démenti vendredi être impliqué dans un quelconque stockage illégal de données personnelles sur des serveurs sur son territoire, après l’ouverture par l’Union européenne d’une enquête sur TikTok.”Le gouvernement chinois attache une grande importance à la confidentialité et à la sécurité des données et les protège conformément à la loi”, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning.Selon elle, Pékin “n’a jamais exigé et n’exigera jamais des entreprises ou des particuliers qu’ils collectent ou stockent illégalement des données”.”Nous espérons que la partie européenne respectera l’économie de marché et la concurrence loyale, et qu’elle offrira un environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises de tous les pays”, a ajouté Mme Mao lors d’une conférence de presse régulière.L’autorité irlandaise de protection des données (DPC), qui agit au nom de l’Union européenne, a ouvert jeudi une enquête contre TikTok sur le stockage de données personnelles d’utilisateurs européens sur des serveurs chinois, qui pourrait être contraire à la législation.La puissante plate-forme de partage de vidéos, qui compte 1,5 milliard de membres, est la propriété du groupe chinois ByteDance.TikTok est depuis des années dans le viseur des gouvernements occidentaux, qui redoutent son lien avec Pékin et un possible usage des données de ses utilisateurs à des fins d’espionnage ou de propagande.La DPC a déjà sanctionné TikTok d’une amende de 530 millions début mai pour avoir échoué à garantir une protection suffisante des données personnelles des Européens, accessibles à distance depuis la Chine mais stockées en dehors.Au cours de cette enquête, TikTok avait reconnu que certaines données européennes avaient été, non plus rendues accessibles, mais bien stockées en Chine (et supprimées depuis).L’entreprise avait évoqué un problème technique, et assuré n’avoir “jamais reçu de demande” des autorités chinoises et ne leur avoir “jamais fourni de données d’utilisateurs européens”.Mais selon la DPC, elle n’avait pas été en mesure de proposer des garanties contre le possible accès des autorités chinoises à ces données via ses lois d’antiterrorisme et de contre-espionnage.L’objectif de la nouvelle investigation “est de déterminer si le réseau social a respecté ses obligations pertinentes en vertu du RGPD (règlement européen de protection des données), dans le contexte des transferts désormais en question”, a expliqué jeudi la DPC.Cet organisme agit au nom de l’UE car le siège européen de TikTok, comme celui de la plupart des géants de la tech, se trouve en Irlande.