Washington et Pékin saluent une rencontre “positive” entre leurs chefs de la diplomatie
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a eu vendredi en Malaisie une rencontre “positive” avec son homologue chinois Wang Yi, ont indiqué les deux pays dans une apparente volonté d’aplanir leurs différends.Il s’agissait du premier entretien entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche en janvier de Donald Trump, sur fond de tensions persistantes sur le commerce, Taïwan ou les technologies de pointe.La rencontre se déroulait en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, où les droits de douane américains, vus avec inquiétude, étaient au coeur des discussions.”Il y a certains problèmes que nous devrons régler, ce qui est normal entre des pays de notre taille, de notre envergure et qui ont cette influence dans le monde”, a indiqué Marco Rubio à la presse après une heure d’entretien avec Wang Yi.”Mais j’ai trouvé cette rencontre très constructive et positive”, a affirmé M. Rubio, habituel pourfendeur du gouvernement chinois.Après une journée et demie à Kuala Lumpur, il s’est par ailleurs dit confiant qu’une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping aurait lieu.”Il y a une forte volonté des deux côtés d’y parvenir”, a-t-il déclaré.Adoptant le même ton apaisant, le ministère chinois des Affaires étrangères a salué dans un communiqué un entretien “positif, pragmatique et constructif”. De façon inhabituelle pour un compte-rendu officiel chinois faisant état d’un échange diplomatique avec Washington, aucun point de friction, pas même Taïwan, n’a été clairement évoqué dans le texte. Wang Yi a toutefois exhorté Washington à traiter avec Pékin “sur un pied d’égalité”.- “Inquiétude” -Marco Rubio effectuait sa première visite en Asie depuis sa prise de fonctions en janvier. Malgré ce délai, il avait assuré jeudi que les Etats-Unis n’ont “aucunement l’intention d’abandonner” l’Asie-Pacifique.Les droits de douane américains inquiètent toutefois fortement la région.Donald Trump a averti cette semaine qu’il imposera des surtaxes punitives de 20% à 50% à plus de 20 pays, notamment asiatiques, s’ils ne concluaient pas d’accords avec Washington d’ici au 1er août.A Kuala Lumpur, Marco Rubio a multiplié les rencontres avec ses homologues de toute l’Asie-Pacifique sur ces droits de douane. Mais en soulignant leur nécessité.”Quand on regarde certains (…) déficits commerciaux (avec les Etats-Unis), ils sont énormes. Il faut y remédier”, a-t-il déclaré. Les ministres des Affaires étrangères de l’Asean, qui comprend 10 pays dont la Thaïlande, la Malaisie et le Vietnam, ont toutefois exprimé leurs “inquiétudes” face aux droits de douane, qualifiés de “contreproductifs”, selon un communiqué conjoint publié vendredi.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait déploré cette semaine des surtaxes devenues “des outils tranchants au service des rivalités géopolitiques”.Reçu par ce dernier vendredi, Wang Yi a dénoncé l’imposition “irresponsable et impopulaire” de droits de douane par Washington. La veille, il avait accusé Washington de “priver” l’Asie du Sud-Est de son “droit légitime au développement”.- Rivalité persistante -Un climat de méfiance persiste entre Pékin et Washington, chacun soupçonnant l’autre de chercher à affaiblir son influence.Au nom notamment de la lutte contre le déficit commercial américain, Donald Trump a engagé un bras de fer économique avec la Chine, à coup de droits de douane.En mai, Chinois et Américains sont toutefois convenus d’un cessez-le-feu et ont accepté de réduire temporairement les prohibitives surtaxes douanières qu’ils s’imposaient.La question très sensible de Taïwan, une île d’environ 23 millions d’habitants que la Chine dit vouloir “unifier” avec le reste de son territoire, par la force si nécessaire, continue toutefois de tendre les relations bilatérales.Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taipei et lui offrent un soutien croissant face aux pressions chinoises – ce qui indispose Pékin.Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, avait accusé fin mai la Chine de se préparer “à potentiellement utiliser la force militaire pour modifier l’équilibre des forces” en Asie-Pacifique. Il avait assuré que Pékin “s’entraîne tous les jours” à envahir Taïwan.En réaction, la diplomatie chinoise avait appelé Washington à ne pas “jouer avec le feu” sur cette question.
Washington et Pékin saluent une rencontre “positive” entre leurs chefs de la diplomatie
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a eu vendredi en Malaisie une rencontre “positive” avec son homologue chinois Wang Yi, ont indiqué les deux pays dans une apparente volonté d’aplanir leurs différends.Il s’agissait du premier entretien entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche en janvier de Donald Trump, sur fond de tensions persistantes sur le commerce, Taïwan ou les technologies de pointe.La rencontre se déroulait en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, où les droits de douane américains, vus avec inquiétude, étaient au coeur des discussions.”Il y a certains problèmes que nous devrons régler, ce qui est normal entre des pays de notre taille, de notre envergure et qui ont cette influence dans le monde”, a indiqué Marco Rubio à la presse après une heure d’entretien avec Wang Yi.”Mais j’ai trouvé cette rencontre très constructive et positive”, a affirmé M. Rubio, habituel pourfendeur du gouvernement chinois.Après une journée et demie à Kuala Lumpur, il s’est par ailleurs dit confiant qu’une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping aurait lieu.”Il y a une forte volonté des deux côtés d’y parvenir”, a-t-il déclaré.Adoptant le même ton apaisant, le ministère chinois des Affaires étrangères a salué dans un communiqué un entretien “positif, pragmatique et constructif”. De façon inhabituelle pour un compte-rendu officiel chinois faisant état d’un échange diplomatique avec Washington, aucun point de friction, pas même Taïwan, n’a été clairement évoqué dans le texte. Wang Yi a toutefois exhorté Washington à traiter avec Pékin “sur un pied d’égalité”.- “Inquiétude” -Marco Rubio effectuait sa première visite en Asie depuis sa prise de fonctions en janvier. Malgré ce délai, il avait assuré jeudi que les Etats-Unis n’ont “aucunement l’intention d’abandonner” l’Asie-Pacifique.Les droits de douane américains inquiètent toutefois fortement la région.Donald Trump a averti cette semaine qu’il imposera des surtaxes punitives de 20% à 50% à plus de 20 pays, notamment asiatiques, s’ils ne concluaient pas d’accords avec Washington d’ici au 1er août.A Kuala Lumpur, Marco Rubio a multiplié les rencontres avec ses homologues de toute l’Asie-Pacifique sur ces droits de douane. Mais en soulignant leur nécessité.”Quand on regarde certains (…) déficits commerciaux (avec les Etats-Unis), ils sont énormes. Il faut y remédier”, a-t-il déclaré. Les ministres des Affaires étrangères de l’Asean, qui comprend 10 pays dont la Thaïlande, la Malaisie et le Vietnam, ont toutefois exprimé leurs “inquiétudes” face aux droits de douane, qualifiés de “contreproductifs”, selon un communiqué conjoint publié vendredi.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait déploré cette semaine des surtaxes devenues “des outils tranchants au service des rivalités géopolitiques”.Reçu par ce dernier vendredi, Wang Yi a dénoncé l’imposition “irresponsable et impopulaire” de droits de douane par Washington. La veille, il avait accusé Washington de “priver” l’Asie du Sud-Est de son “droit légitime au développement”.- Rivalité persistante -Un climat de méfiance persiste entre Pékin et Washington, chacun soupçonnant l’autre de chercher à affaiblir son influence.Au nom notamment de la lutte contre le déficit commercial américain, Donald Trump a engagé un bras de fer économique avec la Chine, à coup de droits de douane.En mai, Chinois et Américains sont toutefois convenus d’un cessez-le-feu et ont accepté de réduire temporairement les prohibitives surtaxes douanières qu’ils s’imposaient.La question très sensible de Taïwan, une île d’environ 23 millions d’habitants que la Chine dit vouloir “unifier” avec le reste de son territoire, par la force si nécessaire, continue toutefois de tendre les relations bilatérales.Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taipei et lui offrent un soutien croissant face aux pressions chinoises – ce qui indispose Pékin.Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, avait accusé fin mai la Chine de se préparer “à potentiellement utiliser la force militaire pour modifier l’équilibre des forces” en Asie-Pacifique. Il avait assuré que Pékin “s’entraîne tous les jours” à envahir Taïwan.En réaction, la diplomatie chinoise avait appelé Washington à ne pas “jouer avec le feu” sur cette question.
Washington et Pékin saluent une rencontre “positive” entre leurs chefs de la diplomatie
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a eu vendredi en Malaisie une rencontre “positive” avec son homologue chinois Wang Yi, ont indiqué les deux pays dans une apparente volonté d’aplanir leurs différends.Il s’agissait du premier entretien entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche en janvier de Donald Trump, sur fond de tensions persistantes sur le commerce, Taïwan ou les technologies de pointe.La rencontre se déroulait en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, où les droits de douane américains, vus avec inquiétude, étaient au coeur des discussions.”Il y a certains problèmes que nous devrons régler, ce qui est normal entre des pays de notre taille, de notre envergure et qui ont cette influence dans le monde”, a indiqué Marco Rubio à la presse après une heure d’entretien avec Wang Yi.”Mais j’ai trouvé cette rencontre très constructive et positive”, a affirmé M. Rubio, habituel pourfendeur du gouvernement chinois.Après une journée et demie à Kuala Lumpur, il s’est par ailleurs dit confiant qu’une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping aurait lieu.”Il y a une forte volonté des deux côtés d’y parvenir”, a-t-il déclaré.Adoptant le même ton apaisant, le ministère chinois des Affaires étrangères a salué dans un communiqué un entretien “positif, pragmatique et constructif”. De façon inhabituelle pour un compte-rendu officiel chinois faisant état d’un échange diplomatique avec Washington, aucun point de friction, pas même Taïwan, n’a été clairement évoqué dans le texte. Wang Yi a toutefois exhorté Washington à traiter avec Pékin “sur un pied d’égalité”.- “Inquiétude” -Marco Rubio effectuait sa première visite en Asie depuis sa prise de fonctions en janvier. Malgré ce délai, il avait assuré jeudi que les Etats-Unis n’ont “aucunement l’intention d’abandonner” l’Asie-Pacifique.Les droits de douane américains inquiètent toutefois fortement la région.Donald Trump a averti cette semaine qu’il imposera des surtaxes punitives de 20% à 50% à plus de 20 pays, notamment asiatiques, s’ils ne concluaient pas d’accords avec Washington d’ici au 1er août.A Kuala Lumpur, Marco Rubio a multiplié les rencontres avec ses homologues de toute l’Asie-Pacifique sur ces droits de douane. Mais en soulignant leur nécessité.”Quand on regarde certains (…) déficits commerciaux (avec les Etats-Unis), ils sont énormes. Il faut y remédier”, a-t-il déclaré. Les ministres des Affaires étrangères de l’Asean, qui comprend 10 pays dont la Thaïlande, la Malaisie et le Vietnam, ont toutefois exprimé leurs “inquiétudes” face aux droits de douane, qualifiés de “contreproductifs”, selon un communiqué conjoint publié vendredi.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait déploré cette semaine des surtaxes devenues “des outils tranchants au service des rivalités géopolitiques”.Reçu par ce dernier vendredi, Wang Yi a dénoncé l’imposition “irresponsable et impopulaire” de droits de douane par Washington. La veille, il avait accusé Washington de “priver” l’Asie du Sud-Est de son “droit légitime au développement”.- Rivalité persistante -Un climat de méfiance persiste entre Pékin et Washington, chacun soupçonnant l’autre de chercher à affaiblir son influence.Au nom notamment de la lutte contre le déficit commercial américain, Donald Trump a engagé un bras de fer économique avec la Chine, à coup de droits de douane.En mai, Chinois et Américains sont toutefois convenus d’un cessez-le-feu et ont accepté de réduire temporairement les prohibitives surtaxes douanières qu’ils s’imposaient.La question très sensible de Taïwan, une île d’environ 23 millions d’habitants que la Chine dit vouloir “unifier” avec le reste de son territoire, par la force si nécessaire, continue toutefois de tendre les relations bilatérales.Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taipei et lui offrent un soutien croissant face aux pressions chinoises – ce qui indispose Pékin.Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, avait accusé fin mai la Chine de se préparer “à potentiellement utiliser la force militaire pour modifier l’équilibre des forces” en Asie-Pacifique. Il avait assuré que Pékin “s’entraîne tous les jours” à envahir Taïwan.En réaction, la diplomatie chinoise avait appelé Washington à ne pas “jouer avec le feu” sur cette question.
Au Mexique, indigènes et scientifiques au chevet d’un fascinant amphibien
Pendant des décennies, Froylan Correa a vécu de la pêche dans le lac mexicain de Patzcuaro. Désormais, il y participe au sauvetage de l’achoque, une salamandre aquatique endémique menacée d’extinction, à la surprenante capacité à régénérer ses organes.Sous l’effet conjugué de la surpêche, de la pollution et de la baisse du niveau de l’eau, cet amphibien à la peau vert-brun tachetée de noir, dont les branchies externes pleines de filaments ressemblent à une crinière, est inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN). Il figure dans la catégorie “en danger critique”, juste avant celle “éteint à l’état sauvage”.Pour le sauver, des biologistes de l’État du Michoacan (ouest) ont décidé d’associer la communauté indigène de San Jeronimo Purenchecuaro à un projet de reproduction de l’animal, contre rémunération “Avant il y avait beaucoup d’achoques (…) maintenant, la nouvelle génération ne les connaît plus”, dit Froylan Correa.Le sexagénaire, qui connaît parfaitement le lac pour y avoir pêché diverses espèces pendant des années, est maintenant engagé dans un travail de collecte d’œufs de cette salamandre.Les œufs sont ensuite emmenés par le biologiste Rodolfo Pérez à son laboratoire de l’université publique Michoacana où ils éclosent, dans l’espoir d’augmenter leurs chances de survie. Lorsque qu’ils ont grandi, les amphibiens sont confiés aux pêcheurs, qui en prennent soin jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être relâchés dans le lac, explique Israel Correa, un proche de Froylan. L’achoque appartient au genre ambystoma, étudié par les scientifiques en raison de sa capacité peu commune à reconstituer ses membres mutilés et des morceaux d’organes tels que le cerveau et le cœur. Il est le cousin de l’axolotl mexicain, qui vit dans la zone lacustre de Xochimilco, dans le sud de Mexico, et dont l’image décore depuis 2021 les billets de 50 pesos. – Attention constante – Depuis l’époque préhispanique, l’achoque est un aliment -il se consomme en soupe ou en sirop- et un remède utilisé par les indigènes pour les maladies respiratoires. Selon les légendes du village de Patzcuaro, l’achoque a d’abord été un dieu maléfique se cachant dans la boue du lac pour échapper à la punition d’autres divinités. Aujourd’hui, il est en danger d’extinction, avertit Rodolfo Pérez, qui s’efforce de faire éclore le plus grand nombre d’œufs possibles avec l’aide des habitants. “Cela nous a demandé beaucoup de travail”, admet le chercheur, en soulignant que le principal obstacle est “de trouver une compensation économique” pour les pêcheurs car les achoques nécessitent une attention constante. “Nous ne pouvons pas passer une journée sans venir, sinon ils meurent (…) Qu’il pleuve, qu’il tonne, que ce soit jour de fête, nous devons être présents”, souligne Israel Correa.La collaboration entre scientifiques et indigènes a abouti à une population “stable” d’achoques, composée de 80 à 100 individus “dans une très petite fraction” du lac, explique Luis Escalera, un autre chercheur de l’Université Michoacana. Une petite victoire, même si ce nombre reste “bien plus faible qu’il y a 40 ans”.
Israël: l’énergie solaire, nouvel atout des Bédouins pour garder leurs terres
Au bout d’un chemin poussiéreux, au bout d’un village de maisons inachevées surplombées par le dôme brillant d’une mosquée, un champ de panneaux solaires scintille sous le soleil brûlant du désert.Tirabin al-Sana, foyer de la tribu bédouine Tirabin dans le désert du Néguev en Israël, bénéficie du projet pilote d’une ONG israélienne, Shamsuna, qui équipe des villages de cette communauté en panneaux solaires.Descendants de bergers musulmans qui parcouraient autrefois librement les étendues désertiques bien au-delà des frontières actuelles d’Israël et des Territoires palestiniens, les Bédouins vivent principalement dans le sud du pays et nombre d’entre eux sont dans les rangs de l’armée ou la police.Mais les organisations de défense des droits documentent régulièrement, comme pour d’autres minorités arabes du pays, des discriminations à leur encontre.Aussi le projet de panneaux solaires a plusieurs enjeux: économiques et environnementaux, mais aussi fonciers puisque de nombreux villages bédouins n’ont aucune existence légale. Pour leurs habitants, contraints à batailler pour leurs terres, participer au projet est un moyen de “garantir leurs droits fonciers pour toujours”, met en avant Yosef Abramowitz, coprésident de l’ONG Shamsuna, à l’AFP.La délivrance des permis pour l’installation des panneaux solaires dépend en effet de la légalisation de la propriété des terres sur lesquels ils sont installés, en tant que parties du village auquel elles sont rattachées. “C’est la seule façon de résoudre la question foncière bédouine et d’assurer une énergie 100% renouvelable”, affirme M. Abramowitz. Le projet, pour le moment limité, permet aussi de créer des emplois locaux et de promouvoir une énergie moins chère. L’électricité produite est injectée dans le réseau national.- Reconnaissance foncière -Environ 300.000 Bédouins vivent dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël, dont la moitié dans des villages reconnus par les autorités israéliennes, comme Tirabin al-Sana. Quelque 110.000 personnes résident dans des villages non reconnus officiellement par le gouvernement.Des groupes d’extrême droite, parfois soutenus par le gouvernement actuel du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont intensifié leurs efforts ces deux dernières années pour les chasser, notamment en lançant des procédures juridiques pour faire détruire des habitations, quand elles sont reconnues comme construites illégalement. “Depuis 2023, plus de 8.500 bâtiments ont été démolis dans ces villages non reconnus”, a déclaré Marwan Abou Frieh, de l’organisation d’aide juridique Adalah, lors d’une récente manifestation à Beersheva, la plus grande ville du Néguev.”Dans ces villages, des milliers de familles vivent désormais sans toit au dessus de leur tête”, a-t-il ajouté, décrivant la situation comme inédite depuis deux décennies.Pour Gil Yasur, qui travaille également avec Shamsuna, “tout le monde bénéficie” du projet solaire, “les propriétaires, le pays, le Néguev”. “C’est la meilleure façon d’avancer vers une économie verte”, ajoute-t-il.- Energie positive -A Um Batin, un village reconnu, les habitants utilisent eux l’énergie solaire pour alimenter en électricité un jardin d’enfants, surmonté d’un immense panneau solaire, tout au long de l’année.Jusqu’à l’an dernier, le village dépendait d’un générateur diesel polluant. “Ce n’était ni propre ni confortable ici avant”, explique Nama Abou Kaf, qui travaille sur place.”Maintenant, nous avons la climatisation et un projecteur pour que les enfants puissent regarder la télévision”, explique-t-elle.Malgré les défis et la bureaucratie, Hani al-Hawashleh, qui supervise le projet dans le village, et dans plusieurs autres localités, pour l’ONG Shamsuna, dit espérer que d’autres établissements éducatifs suivent l’exemple.”Nous avons besoin de personnes prêtes à collaborer avec nous pour aller de l’avant”, a-t-il dit, ajoutant qu’il “aimerait voir un système d’énergie solaire dans chaque village”.
Israël: l’énergie solaire, nouvel atout des Bédouins pour garder leurs terres
Au bout d’un chemin poussiéreux, au bout d’un village de maisons inachevées surplombées par le dôme brillant d’une mosquée, un champ de panneaux solaires scintille sous le soleil brûlant du désert.Tirabin al-Sana, foyer de la tribu bédouine Tirabin dans le désert du Néguev en Israël, bénéficie du projet pilote d’une ONG israélienne, Shamsuna, qui équipe des villages de cette communauté en panneaux solaires.Descendants de bergers musulmans qui parcouraient autrefois librement les étendues désertiques bien au-delà des frontières actuelles d’Israël et des Territoires palestiniens, les Bédouins vivent principalement dans le sud du pays et nombre d’entre eux sont dans les rangs de l’armée ou la police.Mais les organisations de défense des droits documentent régulièrement, comme pour d’autres minorités arabes du pays, des discriminations à leur encontre.Aussi le projet de panneaux solaires a plusieurs enjeux: économiques et environnementaux, mais aussi fonciers puisque de nombreux villages bédouins n’ont aucune existence légale. Pour leurs habitants, contraints à batailler pour leurs terres, participer au projet est un moyen de “garantir leurs droits fonciers pour toujours”, met en avant Yosef Abramowitz, coprésident de l’ONG Shamsuna, à l’AFP.La délivrance des permis pour l’installation des panneaux solaires dépend en effet de la légalisation de la propriété des terres sur lesquels ils sont installés, en tant que parties du village auquel elles sont rattachées. “C’est la seule façon de résoudre la question foncière bédouine et d’assurer une énergie 100% renouvelable”, affirme M. Abramowitz. Le projet, pour le moment limité, permet aussi de créer des emplois locaux et de promouvoir une énergie moins chère. L’électricité produite est injectée dans le réseau national.- Reconnaissance foncière -Environ 300.000 Bédouins vivent dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël, dont la moitié dans des villages reconnus par les autorités israéliennes, comme Tirabin al-Sana. Quelque 110.000 personnes résident dans des villages non reconnus officiellement par le gouvernement.Des groupes d’extrême droite, parfois soutenus par le gouvernement actuel du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont intensifié leurs efforts ces deux dernières années pour les chasser, notamment en lançant des procédures juridiques pour faire détruire des habitations, quand elles sont reconnues comme construites illégalement. “Depuis 2023, plus de 8.500 bâtiments ont été démolis dans ces villages non reconnus”, a déclaré Marwan Abou Frieh, de l’organisation d’aide juridique Adalah, lors d’une récente manifestation à Beersheva, la plus grande ville du Néguev.”Dans ces villages, des milliers de familles vivent désormais sans toit au dessus de leur tête”, a-t-il ajouté, décrivant la situation comme inédite depuis deux décennies.Pour Gil Yasur, qui travaille également avec Shamsuna, “tout le monde bénéficie” du projet solaire, “les propriétaires, le pays, le Néguev”. “C’est la meilleure façon d’avancer vers une économie verte”, ajoute-t-il.- Energie positive -A Um Batin, un village reconnu, les habitants utilisent eux l’énergie solaire pour alimenter en électricité un jardin d’enfants, surmonté d’un immense panneau solaire, tout au long de l’année.Jusqu’à l’an dernier, le village dépendait d’un générateur diesel polluant. “Ce n’était ni propre ni confortable ici avant”, explique Nama Abou Kaf, qui travaille sur place.”Maintenant, nous avons la climatisation et un projecteur pour que les enfants puissent regarder la télévision”, explique-t-elle.Malgré les défis et la bureaucratie, Hani al-Hawashleh, qui supervise le projet dans le village, et dans plusieurs autres localités, pour l’ONG Shamsuna, dit espérer que d’autres établissements éducatifs suivent l’exemple.”Nous avons besoin de personnes prêtes à collaborer avec nous pour aller de l’avant”, a-t-il dit, ajoutant qu’il “aimerait voir un système d’énergie solaire dans chaque village”.
UNESCO adds Cameroon, Malawi sites to heritage listFri, 11 Jul 2025 13:03:37 GMT
Two cultural sites, in Cameroon and Malawi, were added Friday to the UNESCO World Heritage List, said the organisation, which has made boosting Africa’s representation a priority.The Diy-Gid-Biy landscape of the Mandara Mountains, in the far north of Cameroon, consists of archaeological sites, probably created between the 12th and 17th centuries, surrounded by agricultural terraces …
UNESCO adds Cameroon, Malawi sites to heritage listFri, 11 Jul 2025 13:03:37 GMT Read More »
‘Tears of bitterness’: funeral of Kenya hawker killed in rallyFri, 11 Jul 2025 13:00:08 GMT
Before the white coffin containing Kenyan hawker Boniface Kariuki was carried into a vehicle for his final journey home, his mother screamed in grief — yet another parent to lose a child in deadly demonstrations roiling the east African nation.On Friday, hundreds of mourners streamed into a field near Kariuki’s home, roughly 100 kilometres (60 …
Kurdish PKK fighters destroy weapons at key ceremony
Thirty PKK fighters destroyed their weapons at a symbolic ceremony in Iraqi Kurdistan Friday, two months after the Kurdish rebels ended their decades-long armed struggle against the Turkish state.The ceremony marks a turning point in the transition of the Kurdistan Workers’ Party (PKK) from armed insurgency to democratic politics, as part of a broader effort to draw a line under one of the region’s longest-running conflicts.Analysts say with the PKK weakened and the Kurdish public exhausted by decades of violence, Turkey’s peace offer handed its jailed founder Abdullah Ocalan a chance to make the long-desired switch away from armed struggle. The PKK’s disarmament also frames President Recep Tayyip Erdogan as the Turkish leader who managed to draw a line under a bloody conflict that cost more than 40,000 lives and wrought havoc in Turkey and beyond. Outside the ancient cave of Casene, a group of 30 PKK fighters, both men and women, gathered on a stage in khaki fatigues, their faces uncovered, in front of an audience of around 300 people, an AFP correspondent at the scene said. One by one, they walked down to lay their weapons in a pit which was then set on fire. Most were rifles but there was one machinegun and one rocket-propelled grenade. As they looked on, people in the crowd started cheering while others could be heard weeping. “We voluntarily destroy our weapons as a step of goodwill,” said a statement read by the PKK’s top woman commander Bese Hozat.”Given the rising fascist pressure… and current bloodbath in the Middle East, our people are more than ever in need of a peaceful, free, equal and democratic life. “In such a context, we fully comprehend the… urgency of the step we have taken,” she said.After the ceremony, the fighters were to return to the mountains, a PKK commander said.- ‘Irreversible turning point’ -Ankara hailed the ceremony as an “irreversible turning point” on the road to peace. “The laying down of arms by PKK militants in Sulaimaniyah — a milestone of the third stage of the ongoing disarmament and decommissioning process — marks a concrete and welcome step,” a senior Turkish official said.”We view this development as an irreversible turning point.”The ceremony followed months of indirect negotiations between Ocalan and Ankara that began in October with Erdogan’s blessing, and were facilitated by Turkey’s pro-Kurdish DEM party.The PKK took up arms in 1984, beginning a string of bloody attacks on Turkish soil that sparked a conflict that cost more than 40,000 lives.But more than four decades on, the PKK in May announced its dissolution, saying it would pursue a democratic struggle to defend the rights of the Kurdish minority in line with a historic call by Ocalan, who has been serving a life sentence in Turkey since 1999.Tensions rose ahead of the ceremony as two drones were shot down overnight near Iraqi Kurdish peshmerga bases, one in Sulaimaniyah, and the other in Kirkuk, according to officials, who said no-one was hurt. – ‘Power of politics’ -Throughout the morning, scores of cars could be seen pulling up to Casene cave, a symbolic location that once housed a Kurdish printing press, Firat news agency said. Representatives of top officials in Iraqi Kurdistan were at the ceremony alongside Turkish intelligence officials, DEM lawmakers and journalists. Earlier this week Ocalan said the disarmament process would be “implemented swiftly”.”I believe in the power of politics and social peace, not weapons. And I urge you to put this principle into practice,” he said. And Erdogan said peace efforts would gain momentum after the disarmament began. “The process will gain a little more speed when the terrorist organisation starts to implement its decision to lay down arms,” he said at the weekend.In recent months, the PKK has taken several historic steps, starting with a ceasefire and culminating in its formal dissolution announced on May 12.The shift followed a historic appeal at the end of February by Ocalan, who has spent the past 26 years in solitary confinement on Imrali prison island near Istanbul.





