L’Ukraine va “corriger” la loi anticorruption critiquée, dit un ministre à l’AFP

L’Ukraine va “corriger” une loi révoquant l’indépendance d’instances de lutte contre la corruption qui avait provoqué un tollé chez nombre de ses alliés et des manifestations sur son sol, a assuré le chef de la diplomatie ukrainienne à l’AFP mercredi, à la veille d’un vote attendu au Parlement.Cette loi, votée le 22 juillet puis promulguée, prévoyait de placer l’agence nationale anticorruption (le NABU) et le parquet spécialisé anticorruption (le SAP) directement sous la tutelle du procureur général, lui-même nommé par le chef de l’Etat. Décriée par la société civile et l’Union européenne, la loi ainsi adoptée avait provoqué les premières manifestations d’ampleur en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022 – des centaines de personnes étaient encore rassemblées mercredi soir à Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a finalement proposé un nouveau projet de loi rétablissant l’indépendance des agences concernées, que les élus doivent examiner jeudi.”Nous sommes en train de corriger cela”, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga dans un commentaire écrit transmis à l’AFP.Il a dit s’attendre à un vote dès jeudi, affirmant que la lutte contre la corruption était “une position de principe du président Zelensky”.”L’Ukraine dispose d’une société civile forte et d’une jeunesse active. Elles ont exprimé leur point de vue. Les autorités ukrainiennes ont entendu leurs voix, ainsi que celles de nos partenaires”, a relevé M. Sybiga.Le ministre a estimé que des “ajustements” avaient été nécessaires pour protéger les agences de lutte contre la corruption des jeux politiques, en particulier de ceux “de la Russie”.”Il fallait trouver un équilibre entre les risques de sécurité et la réforme, et c’est ce qui a été fait”, a-t-il jugé.Confronté à la première crise politique grave depuis le début de son mandat, il y a six ans, Volodymir Zelensky a d’abord tenté de défendre le texte en accusant les structures concernées d’inefficacité et d’être sous “influence russe”. Le président ukrainien a finalement assuré vendredi dernier avoir “écouté” les manifestants.- Nouvelle manifestation -Le nouveau texte de loi, qui doit être examiné jeudi, renouvelle la plupart des dispositions assurant l’indépendance de l’agence nationale anticorruption et du parquet spécialisé anticorruption. Il introduit cependant des vérifications supplémentaires, notamment des tests réguliers au détecteur de mensonges pour leurs employés avec accès aux informations classifiées, en vue d’exclure toute “action au profit” de la Russie, selon le texte publié sur le site du Parlement.Plusieurs centaines de personnes se sont encore rassemblées mercredi soir à Kiev en signe de protestation, selon des journalistes de l’AFP.Sous une pluie fine, ils ont appelé à “ne pas toucher” aux agences anticorruption, scandant aussi que “le gouvernement, c’est le peuple”.Parmi les manifestants, Natalia a dit à l’AFP espérer que la situation serait “rectifiée”.Mais “l’image (de l’Ukraine, ndlr) a souffert”, a estimé cette programmeuse.”Ce sera presque impossible de restaurer notre réputation”, s’inquiétait Olena, 51 ans, qui travaille dans l’informatique.Plus optimiste, Pavlo Makeïenkov, 32 ans, jugeait lui que cela n’avait pas fait de dommage réel à l’image de l’Ukraine, car “la guerre est bien plus importante que tout cela”.Créés en 2015 sous la pression de l’Occident, le NABU et le SAP ont mis au jour des affaires majeures de corruption, y compris au sein de la présidence, du parlement et parmi les juges, mais beaucoup d’elles n’ont pas débouché sur des condamnations en justice.Ainsi, sur les dix affaires de corruption contre de hauts responsables d’Etat énumérées comme les plus importantes par le NABU, seulement trois – visant deux députés et un juge – ont été suivies par des peines de prison.

L’Ukraine va “corriger” la loi anticorruption critiquée, dit un ministre à l’AFP

L’Ukraine va “corriger” une loi révoquant l’indépendance d’instances de lutte contre la corruption qui avait provoqué un tollé chez nombre de ses alliés et des manifestations sur son sol, a assuré le chef de la diplomatie ukrainienne à l’AFP mercredi, à la veille d’un vote attendu au Parlement.Cette loi, votée le 22 juillet puis promulguée, prévoyait de placer l’agence nationale anticorruption (le NABU) et le parquet spécialisé anticorruption (le SAP) directement sous la tutelle du procureur général, lui-même nommé par le chef de l’Etat. Décriée par la société civile et l’Union européenne, la loi ainsi adoptée avait provoqué les premières manifestations d’ampleur en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022 – des centaines de personnes étaient encore rassemblées mercredi soir à Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a finalement proposé un nouveau projet de loi rétablissant l’indépendance des agences concernées, que les élus doivent examiner jeudi.”Nous sommes en train de corriger cela”, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga dans un commentaire écrit transmis à l’AFP.Il a dit s’attendre à un vote dès jeudi, affirmant que la lutte contre la corruption était “une position de principe du président Zelensky”.”L’Ukraine dispose d’une société civile forte et d’une jeunesse active. Elles ont exprimé leur point de vue. Les autorités ukrainiennes ont entendu leurs voix, ainsi que celles de nos partenaires”, a relevé M. Sybiga.Le ministre a estimé que des “ajustements” avaient été nécessaires pour protéger les agences de lutte contre la corruption des jeux politiques, en particulier de ceux “de la Russie”.”Il fallait trouver un équilibre entre les risques de sécurité et la réforme, et c’est ce qui a été fait”, a-t-il jugé.Confronté à la première crise politique grave depuis le début de son mandat, il y a six ans, Volodymir Zelensky a d’abord tenté de défendre le texte en accusant les structures concernées d’inefficacité et d’être sous “influence russe”. Le président ukrainien a finalement assuré vendredi dernier avoir “écouté” les manifestants.- Nouvelle manifestation -Le nouveau texte de loi, qui doit être examiné jeudi, renouvelle la plupart des dispositions assurant l’indépendance de l’agence nationale anticorruption et du parquet spécialisé anticorruption. Il introduit cependant des vérifications supplémentaires, notamment des tests réguliers au détecteur de mensonges pour leurs employés avec accès aux informations classifiées, en vue d’exclure toute “action au profit” de la Russie, selon le texte publié sur le site du Parlement.Plusieurs centaines de personnes se sont encore rassemblées mercredi soir à Kiev en signe de protestation, selon des journalistes de l’AFP.Sous une pluie fine, ils ont appelé à “ne pas toucher” aux agences anticorruption, scandant aussi que “le gouvernement, c’est le peuple”.Parmi les manifestants, Natalia a dit à l’AFP espérer que la situation serait “rectifiée”.Mais “l’image (de l’Ukraine, ndlr) a souffert”, a estimé cette programmeuse.”Ce sera presque impossible de restaurer notre réputation”, s’inquiétait Olena, 51 ans, qui travaille dans l’informatique.Plus optimiste, Pavlo Makeïenkov, 32 ans, jugeait lui que cela n’avait pas fait de dommage réel à l’image de l’Ukraine, car “la guerre est bien plus importante que tout cela”.Créés en 2015 sous la pression de l’Occident, le NABU et le SAP ont mis au jour des affaires majeures de corruption, y compris au sein de la présidence, du parlement et parmi les juges, mais beaucoup d’elles n’ont pas débouché sur des condamnations en justice.Ainsi, sur les dix affaires de corruption contre de hauts responsables d’Etat énumérées comme les plus importantes par le NABU, seulement trois – visant deux députés et un juge – ont été suivies par des peines de prison.

US rescinds military academy job for former cybersecurity chief

US Secretary of the Army Dan Driscoll on Wednesday directed West Point to rescind an offer for a former cybersecurity agency chief to hold a prestigious position at the elite military academy.The announcement came a day after far-right conspiracy theorist Laura Loomer took aim at the hiring of Jen Easterly, a former US Army officer and West Point graduate who served as director of the Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) during president Joe Biden’s administration.”The United States Military Academy terminates the gratuitous service agreement with Ms. Jen Easterly. She will no longer serve as the Robert F. McDermott Distinguished Chair in the Department of Social Sciences,” Driscoll wrote in a memo he posted on X.The memo requested an “immediate top-down review” of the academy’s hiring practices and also directed it to “immediately pause non-governmental and outside groups from selecting employees,” without indicating if that had happened in Easterly’s case.The document did not specify why her job offer was being rescinded.But chief Pentagon spokesman Sean Parnell responded to Driscoll’s post on X with one saying that “we’re not turning cadets into censorship activists. We’re turning them into warriors & leaders” — an apparent reference to allegations from some conservatives that CISA engaged in censorship on behalf of Biden’s administration.On Tuesday, Loomer — known for claiming that the 9/11 terrorist attacks were an inside job — described the hiring at the Defense Department as “horrendous” and asked why Easterly had been offered a job.”Why are Biden holdovers who worked to silence Trump supporters under Biden getting elevated to high level jobs under the Trump admin?” she wrote.Though she holds no official position, Loomer wields significant power, and is reported to have successfully pushed for the dismissal of several senior US security officials she deemed disloyal to the president.While serving as chief of CISA — the agency charged with ensuring the security of US elections — Easterly said that claims of widespread fraud in the 2020 vote were false, rejecting assertions by Trump and his allies.”We do have some portion of the American public that does not believe in the legitimacy of the 2020 election — despite all of the extensive evidence,” she said in 2022.Easterly also later stated there was no evidence that malicious actors “changed, deleted or altered votes or had any material impact on the outcome” of elections in 2018, 2020 or 2022.

Ex-US VP Harris rules out run for California governor

Former US vice president Kamala Harris ruled out running for governor of California on Wednesday, in a statement that offered little explanation for her decision but warned that the nation was in “a moment of crisis.”The Democrat — defeated last year by Donald Trump in a tumultuous presidential election — had been mulling a run for the governorship of her home state in 2026, with Democratic incumbent Gavin Newsom stepping down.She had set an end-of-summer deadline for announcing her plans after leaving Washington in January.”I love this state, its people, and its promise. It is my home. But after deep reflection, I’ve decided that I will not run for governor in this election,” Harris said in a statement. Harris, 60, would have been the favorite had she thrown her hat in the ring — she was the state’s top choice, according to polling earlier in July from the University of California, Irvine — yet she offered no explanation for her decision.Her retreat from the gubernatorial contest means she could in theory decide to try again for the White House in 2028.The political world had been in suspense about the former vice president’s plans since her loss to Trump, when she came into the race late to replace an ailing president Joe Biden atop the Democratic ticket.While she was out of the limelight, Harris had been reaching out to longtime supporters and donors to gauge enthusiasm for her candidacy to run the country’s most populous state, and one of the world’s largest economies.She represented the Golden State in the Senate and has served as its attorney general, and was seen as having the advantage of wide name recognition that would help with setting up a deep campaign war chest.Harris said the country was in a “moment of crisis” caused by politics, government and US institutions failing the American people.She called for “fresh thinking — committed to our same values and principles, but not bound by the same playbook.” “I look forward to getting back out and listening to the American people, helping elect Democrats across the nation who will fight fearlessly, and sharing more details in the months ahead about my own plans,” she added.The election for the next California governor takes place on November 3 next year.Republican businessman Rick Caruso came a distant second to Harris in the UC Irvine poll — but 40 percent of respondents said they were not yet sure who they wanted to replace Newsom.The sitting governor cannot run again and is seen as a leading potential Democratic candidate for the next presidential election.

Taxe aérienne: Ryanair supprime trois dessertes régionales en France pour l’hiver

En riposte à l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, la compagnie irlandaise Ryanair réduit la voilure en France, désertant trois aéroports régionaux pour l’hiver, et menace de continuer de rediriger ses flux vers les destinations plus “compétitives” comme la Suède, la Hongrie ou l’Italie.La première compagnie à bas prix européenne a annoncé mercredi “l’arrêt de ses activités” à Strasbourg (est), Bergerac et Brive (sud-ouest), d’où elle desservait notamment Londres, Edimbourg, Bristol, Charleroi (Belgique), Porto (Portugal) ou Agadir (Maroc).Pour l’hiver 2025, Ryanair prévoit une réduction de 13% de sa capacité en France, soit 750.000 sièges en moins, l’annulation de 25 lignes et l’interruption de la desserte de ces trois aéroports.”Cette décision fait suite à l’échec du gouvernement français à annuler l’augmentation excessive de la taxe aérienne, qui a été augmentée de 180% en mars 2025″, a expliqué la société irlandaise dans un communiqué .La taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) est passée à 7,4 euros contre 2,63 euros auparavant pour les vols intérieurs ou vers l’Europe.”Cette taxe astronomique rend la France moins compétitive par rapport à d’autres pays de l’UE comme l’Irlande, l’Espagne ou la Pologne, qui n’imposent aucune taxe aérienne”, a poursuivi Ryanair.- Mauvaise nouvelle pour les retraités britanniques -A l’aéroport de Bergerac en Dordogne, où vivent beaucoup de retraités britanniques, certains passagers interrogés par l’AFP ne se disent pas opposés à cette taxe. “Cela ne me dérage pas de payer un supplément. Je n’ai pas de problème si c’est pour des raisons écologiques”, a déclaré à l’AFP Melany Sullivan, une retraitée de 71 ans. “Pour la famille, on prend souvent Ryanair, c’est très pratique et les prix sont raisonnables alors j’espère qu’ils peuvent continuer. Et on paie encore un peu plus de taxes si nécessaires”, dit Robert, un vacancier anglais de 63 ans. Mais pour Derrick, retraité de 76 ans, “ce n’est pas une bonne nouvelle”. De nombreuses personnes âgées “pourraient arrêter de voyager” car venir en voiture est compliqué pour elles.  Le président socialiste du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro, prend cette décision “au sérieux puisque Ryanair assure les deux tiers des vols sur la plateforme de Bergerac” qui a vu transiter en 2024 240.000 passagers.A Strasbourg,  le président du directoire de l’aéroport, Gilles Tellier relativise, lui, l’annonce de Ryanair, qui ne concerne que deux destinations (Agadir et Porto) desservies deux fois par semaine par la compagnie, sur les 36 destinations atteignables depuis la capitale alsacienne.”J’espère que d’autres compagnies vont regarder la possibilité de reprendre ces deux destinations”, a-t-il déclaré à l’AFP.Pour Julien Bounie, président du syndicat mixte gérant de l’aéroport de Brive, “ce qui est regrettable c’est que Ryanair ait choisi un petit aéroport d’aménagement du territoire… C’est encore une zone rurale qui trinque”.La fermeture hivernale de la ligne Brive-Porto, la plus fréquentée de l’aéroport corrézien, représente une perte de 15.000 passagers sur les 98.000 annuels de l’aéroport, selon ce dirigeant, qui travaille à une reprise de la liaison par des “partenaires fidèles”.- Taxes et frais excessifs -Le patron de la compagnie Michael O’Leary avait pourtant assuré fin mars qu’il ne supprimerait pas de desserte régionale.”Il est inacceptable qu’un pays européen majeur comme la France accuse un tel retard par rapport au reste de l’UE, avec un trafic toujours inférieur aux niveaux d’avant-Covid, à cause de taxes et de frais de sûreté excessifs imposés par le gouvernement”, a dénoncé Jason McGuinness, directeur commercial de Ryanair cité dans le communiqué.L’Union des aéroports français (UAF) a déploré cette décision “malheureusement prévisible” qui entraîne “une perte immédiate de revenus” pour les aéroports et “un isolement renforcé, une diminution de l’attractivité et une baisse significative de la fréquentation touristique” pour les territoires concernés. De son côté, la Fédéraion nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) a appelé le gouvernement à “revenir à une fiscalité plus équilibrée, afin d’éviter d’autres fermetures de lignes qui isoleraient encore davantage la France et ses régions”.Interrogé par l’AFP, le ministre des Transports Philippe Tabarot a estimé que la France avait “atteint un plafond” avec cette taxe appliquée depuis mars 2025 sur un secteur aérien “essentiel à la connectivité du pays”. Ryanair s’est aussi fait menaçant pour l’été 2026, appelant de nouveau à supprimer cette taxe aérienne qu’il juge “néfaste”.”A moins que le gouvernement français change de cap, les investissements de Ryanair en France seront inévitablement redirigés vers des marchés européens plus compétitifs comme la Suède, la Hongrie ou certaines régions d’Italie, où les gouvernements suppriment activement les taxes aériennes”, a déclaré Jason McGuinness.L’Union des aéroports français (UAF) avait mis en garde contre le risque de voir les compagnies aériennes à bas coûts, qui pèsent plus de 99% de l’activité de Beauvais (au nord de Paris), Carcassonne, Béziers et Nîmes (sud) se détourner de la France en raison de l’augmentation de cette taxe.

Taxe aérienne: Ryanair supprime trois dessertes régionales en France pour l’hiver

En riposte à l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, la compagnie irlandaise Ryanair réduit la voilure en France, désertant trois aéroports régionaux pour l’hiver, et menace de continuer de rediriger ses flux vers les destinations plus “compétitives” comme la Suède, la Hongrie ou l’Italie.La première compagnie à bas prix européenne a annoncé mercredi “l’arrêt de ses activités” à Strasbourg (est), Bergerac et Brive (sud-ouest), d’où elle desservait notamment Londres, Edimbourg, Bristol, Charleroi (Belgique), Porto (Portugal) ou Agadir (Maroc).Pour l’hiver 2025, Ryanair prévoit une réduction de 13% de sa capacité en France, soit 750.000 sièges en moins, l’annulation de 25 lignes et l’interruption de la desserte de ces trois aéroports.”Cette décision fait suite à l’échec du gouvernement français à annuler l’augmentation excessive de la taxe aérienne, qui a été augmentée de 180% en mars 2025″, a expliqué la société irlandaise dans un communiqué .La taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) est passée à 7,4 euros contre 2,63 euros auparavant pour les vols intérieurs ou vers l’Europe.”Cette taxe astronomique rend la France moins compétitive par rapport à d’autres pays de l’UE comme l’Irlande, l’Espagne ou la Pologne, qui n’imposent aucune taxe aérienne”, a poursuivi Ryanair.- Mauvaise nouvelle pour les retraités britanniques -A l’aéroport de Bergerac en Dordogne, où vivent beaucoup de retraités britanniques, certains passagers interrogés par l’AFP ne se disent pas opposés à cette taxe. “Cela ne me dérage pas de payer un supplément. Je n’ai pas de problème si c’est pour des raisons écologiques”, a déclaré à l’AFP Melany Sullivan, une retraitée de 71 ans. “Pour la famille, on prend souvent Ryanair, c’est très pratique et les prix sont raisonnables alors j’espère qu’ils peuvent continuer. Et on paie encore un peu plus de taxes si nécessaires”, dit Robert, un vacancier anglais de 63 ans. Mais pour Derrick, retraité de 76 ans, “ce n’est pas une bonne nouvelle”. De nombreuses personnes âgées “pourraient arrêter de voyager” car venir en voiture est compliqué pour elles.  Le président socialiste du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro, prend cette décision “au sérieux puisque Ryanair assure les deux tiers des vols sur la plateforme de Bergerac” qui a vu transiter en 2024 240.000 passagers.A Strasbourg,  le président du directoire de l’aéroport, Gilles Tellier relativise, lui, l’annonce de Ryanair, qui ne concerne que deux destinations (Agadir et Porto) desservies deux fois par semaine par la compagnie, sur les 36 destinations atteignables depuis la capitale alsacienne.”J’espère que d’autres compagnies vont regarder la possibilité de reprendre ces deux destinations”, a-t-il déclaré à l’AFP.Pour Julien Bounie, président du syndicat mixte gérant de l’aéroport de Brive, “ce qui est regrettable c’est que Ryanair ait choisi un petit aéroport d’aménagement du territoire… C’est encore une zone rurale qui trinque”.La fermeture hivernale de la ligne Brive-Porto, la plus fréquentée de l’aéroport corrézien, représente une perte de 15.000 passagers sur les 98.000 annuels de l’aéroport, selon ce dirigeant, qui travaille à une reprise de la liaison par des “partenaires fidèles”.- Taxes et frais excessifs -Le patron de la compagnie Michael O’Leary avait pourtant assuré fin mars qu’il ne supprimerait pas de desserte régionale.”Il est inacceptable qu’un pays européen majeur comme la France accuse un tel retard par rapport au reste de l’UE, avec un trafic toujours inférieur aux niveaux d’avant-Covid, à cause de taxes et de frais de sûreté excessifs imposés par le gouvernement”, a dénoncé Jason McGuinness, directeur commercial de Ryanair cité dans le communiqué.L’Union des aéroports français (UAF) a déploré cette décision “malheureusement prévisible” qui entraîne “une perte immédiate de revenus” pour les aéroports et “un isolement renforcé, une diminution de l’attractivité et une baisse significative de la fréquentation touristique” pour les territoires concernés. De son côté, la Fédéraion nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) a appelé le gouvernement à “revenir à une fiscalité plus équilibrée, afin d’éviter d’autres fermetures de lignes qui isoleraient encore davantage la France et ses régions”.Interrogé par l’AFP, le ministre des Transports Philippe Tabarot a estimé que la France avait “atteint un plafond” avec cette taxe appliquée depuis mars 2025 sur un secteur aérien “essentiel à la connectivité du pays”. Ryanair s’est aussi fait menaçant pour l’été 2026, appelant de nouveau à supprimer cette taxe aérienne qu’il juge “néfaste”.”A moins que le gouvernement français change de cap, les investissements de Ryanair en France seront inévitablement redirigés vers des marchés européens plus compétitifs comme la Suède, la Hongrie ou certaines régions d’Italie, où les gouvernements suppriment activement les taxes aériennes”, a déclaré Jason McGuinness.L’Union des aéroports français (UAF) avait mis en garde contre le risque de voir les compagnies aériennes à bas coûts, qui pèsent plus de 99% de l’activité de Beauvais (au nord de Paris), Carcassonne, Béziers et Nîmes (sud) se détourner de la France en raison de l’augmentation de cette taxe.

From skies over Gaza, Jordanian crew drops lifeline to civilians

Aboard a Jordanian military plane, aid crates are parachuted into Gaza, where war and blockade have pushed more than two million Palestinians to the brink of famine.The Jordanian Air Force C-130’s crew of eight soldiers pushes pallets of food out of the rear hatch.Parachutes unfurl, and the crates — stamped with the Jordanian flag — drift toward the devastated Gaza Strip, nearly 22 months into the war, an AFP journalist on board reported.Journalists were only allowed to film the airdrop operation but not the vast swathes of destruction during the two-hour flight, which overflew Palestinian territory for just a few minutes.The flight departed a base near Amman and was joined by a second plane from the United Arab Emirates. Approaching Gaza by sea, the aircraft released aid packages containing sugar, pulses and baby milk.Aid agencies, while grateful, stress that airdrops — first launched in early 2024 — are no substitute for overland access.- ‘Tragic’ -This latest round of airdrops, authorised by Israel last week, is led by Jordan and the UAE. The United Kingdom carried out its first drop on Tuesday, while France plans to deliver 40 tonnes of aid starting Friday.Inside the aircraft, crew members whispered prayers as the packages were released.”There’s a big difference between what we see of Gaza on television and what we see now, and what (Gaza) was like before,” said the captain, peering down at the landscape from 2,000 feet (600 metres).”It’s a tragic and very sad scene — entire neighborhoods are being razed.”The pilot, who asked not to be identified, said he could see people on the ground tracking the plane’s path.”It shows how bad their situation is,” he said. Israel imposed a total blockade on aid entering Gaza in March, before allowing very limited quantities in late May.Jordan’s King Abdullah II on Wednesday said the “humanitarian catastrophe” in Gaza was the worst in modern history, and said current levels of aid were far from sufficient. – ‘Humanitarian catastrophe’-UN-backed experts warned Tuesday that a “worst-case scenario” famine was happening in Gaza that cannot be reversed unless humanitarian groups get immediate and unimpeded access.The Rome-based Integrated Food Security Phase Classification Initiative (IPC) said airdrops over Gaza, announced by various countries in recent days, would not be enough to avert the “humanitarian catastrophe”.”The worst-case scenario of famine is now unfolding in the Gaza Strip,” the IPC said in a statement.The World Food Programme, UNICEF and the Food and Agriculture Organisation warned time was running out and that Gaza was “on the brink of a full-scale famine”.”We need to flood Gaza with large-scale food aid, immediately and without obstruction, and keep it flowing each and every day to prevent mass starvation,” WFP executive director Cindy McCain said in a joint statement by the three UN agencies.Facing intense international pressure, Israel announced on Sunday a daytime pause in hostilities in certain areas for humanitarian purposes.

Millions evacuate in face of Pacific tsunamis after Russia quake

One of the strongest earthquakes ever recorded struck Russia’s sparsely populated Far East Wednesday, causing tsunamis that forced millions to evacuate homes across the Pacific rim, from Japan to Ecuador.The magnitude 8.8 quake struck off Russia’s Kamchatka peninsula, rattling the earth and generating waves of up to four meters (12 feet) in height.The initial quake caused limited damage and only light injuries, despite being the strongest since 2011, when 15,000 people were killed in Japan. But tsunami warnings were issued for more than a dozen countries, with millions of residents put on high alert.In Russia, a tsunami crashed through the port of Severo-Kurilsk submerging the local fishing plant, officials said.Russian state television footage showed buildings and debris swept into the sea.The surge of water reached as far as the town’s World War II monument about 400 meters from the shoreline, said Mayor Alexander Ovsyannikov.In Japan, almost two million people were told to head to higher ground, before the warnings were downgraded or rescinded.The Fukushima nuclear plant in northeast Japan — destroyed by a huge quake and tsunami in 2011 — was evacuated, its operator said.One woman was killed as she drove her car off a cliff as she tried to escape, local media reported.A swathe of South America’s Pacific coast remained under a tsunami warning by 1800 GMT Wednesday.In the Galapagos Islands, national parks were closed, schools were shuttered, loudspeakers blared warnings and tourists were spirited off sightseeing boats and onto the safety of land.”As residents here, we really do feel scared: there’s this sense of uncertainty, we truly don’t know what’s going to happen” said Patricia Espinosa of Isabela Island, where inhabitants were taken higher to ground in requisitioned buses and dump trucks.”Once the wave train arrived… maximum heights of up to 1.3 m were observed”  according to the Ecuadoran navy’s oceanographic institute. “Disturbances are currently being recorded, which will continue for the next few hours.”Peru closed 65 of its 121 Pacific ports as the Navy warned that fishing should be suspended and people should stay away from the coast. Earlier, tsunami sirens blared near Hawaii’s popular Waikiki beach where an AFP photographer saw gridlocked traffic as Hawaiians escaped to higher ground.Hawaii governor Josh Green said flights in and out of the island of Maui had been cancelled as a precaution. “STAY STRONG AND STAY SAFE!” US President Donald Trump said on social media.The Pacific Tsunami Warning Center later downgraded the alert for Hawaii to an advisory and local authorities cancelled a coastal evacuation order.Russian scientists reported that the Klyuchevskoy volcano erupted shortly after the earthquake.”Red-hot lava is observed flowing down the western slope. There is a powerful glow above the volcano and explosions,” said Russia’s Geophysical Survey.- Pacific alerts -Wednesday’s quake was the strongest in the Kamchatka region since 1952, the regional seismic monitoring service said, warning of aftershocks of up to 7.5 magnitude.The USGS said the quake was one of the 10 strongest tremors ever recorded.The quake was followed by at least six aftershocks that further rattled the Russian far east, including one of 6.9 magnitude.In Taitung in Taiwan, hotel resort worker Wilson Wang, 31, told AFP: “We’ve advised guests to stay safe and not go out, and to avoid going to the coast.”Pacific nation Palau, about 800 kilometers (500 miles) east of the Philippines, ordered the evacuation of “all areas along the coastline”.Waves of up to four meters are expected overnight in the Marquesas Islands, French Polynesia, authorities said in a press statement.burs-arb/sms

Un projet de loi sur les rails pour faciliter les restitutions coloniales

Vers une loi-cadre pour faciliter la restitution d’objets coloniaux: le gouvernement français a présenté mercredi un projet de texte, très attendu, afin de répondre aux pays réclamant le retour de ces biens culturels.Exposé en conseil des ministres, il prévoit de faciliter la sortie des œuvres des collections françaises en dérogeant au principe de leur inaliénabilité sans passer par un fastidieux processus législatif.Sur le réseau social X, la ministre de la Culture, Rachida Dati, s’est félicitée d’un “acte fort”, “pour l’apaisement, pour la reconnaissance des mémoires, et pour le renouvellement de nos relations avec les pays qui en ont été victimes”.S’appliquant en priorité aux pays africains mais de “portée géographique universelle”, il vise à accélérer le retour de biens culturels réclamés par des “États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés” entre 1815 et 1972, selon le ministère de la Culture.Sont concernés les biens culturels acquis “dans une situation de vol, de pillage, de cession ou de libéralité obtenue par contrainte ou violence ou d’une personne qui ne pouvait en disposer”, a-t-il précisé.Le texte, concrétisation d’une promesse du président Emmanuel Macron lancée à Ouagadougou en 2017, devrait être présenté en septembre au Sénat.Il prévoit qu’au lieu d’une loi spécifique pour chaque œuvre ou objet, seul un décret du Conseil d’État et la preuve documentée de son appropriation illicite suffisent. Une commission bilatérale associant des experts et des historiens français à ceux de l’État demandeur sera chargée de ce travail, si besoin, selon le ministère.Concernant la période historique retenue, 1815 correspond à la date d’un règlement des conquêtes napoléoniennes qui est dû à un premier mouvement de restitution d’œuvres à l’échelle européenne. 1972 est celle de l’entrée en application de la convention internationale de l’Unesco protégeant les biens culturels contre le trafic illicite.- “À la traîne” -Alors que des milliers de pièces ont déjà été restituées à l’Afrique de par le monde, la France est “à la traîne”, selon la chercheuse et anthropologue Saskia Cousin, spécialiste de la question.Jusqu’à présent, Paris n’a rendu que 26 objets du trésor royal d’Abomey au Bénin en 2021, ainsi que le tambour parleur Djidji Ayôkwé cette année à la Côte d’Ivoire. Un sabre, supposé avoir appartenu au chef de guerre El Hadj Oumar Tall, a également été rendu au Sénégal en 2019 mais des doutes demeurent quant à l’identité de son propriétaire, selon certaines sources.Une dizaine d’autres demandes lui ont été formulées officiellement, “certaines, très généralistes, pour lesquelles la ministre de la Culture, Rachida Dati, a demandé un resserrement du champ, comme pour l’Éthiopie qui réclamait il y a quelques années toutes les œuvres contenues dans les collections nationales”, a indiqué le ministère.L’Algérie réclame pour sa part des effets personnels de l’émir Abdel Kader et le Mali des pièces du trésor de Ségou qui avaient été saisies lors d’opérations militaires liées à la conquête coloniale. Le Bénin souhaite également que la France étudie d’autres demandes après les 26 objets déjà restitués, a-t-il détaillé.Les experts du ministère sont engagés dans un travail de recherche en provenance.Acquis durant la période coloniale souvent par la force ou la coercition, mais pas toujours, une grande partie des 72.000 objets africains du musée du Quai Branly à Paris font aussi l’objet d’un travail au long cours sur leur provenance en vue d’éventuelles restitutions.Un certain nombre de travaux scientifiques sont aussi conduits au musée de l’Homme, selon le ministère.- “Réparation” -Le projet de loi-cadre concentre “l’essentiel des attentes”, a récemment convenu Rachida Dati, qui avait été contrainte de retirer un premier texte de l’ordre du jour parlementaire.Il était jugé insuffisamment motivé par le Conseil d’État et attaqué par des sénateurs qui dénonçaient un “examen à marche forcée”.Le nouveau texte poursuit un objectif de “réappropriation”, par les États demandeurs, “d’éléments fondamentaux de leur patrimoine”, ainsi qu’une “réparation matérielle et symbolique du lien qui unit les États concernés à leur patrimoine et à leur mémoire”, a souligné le ministère.Il s’agit de la troisième et dernière étape d’un dispositif législatif visant à faciliter la sortie d’œuvres du domaine public.En 2023, la France a adopté deux autres lois-cadres: la première facilite la restitution des biens spoliés par les nazis. La seconde concerne celle des restes humains. Elle a trouvé une première application avec la restitution de trois crânes à Madagascar, qui devrait être officialisée fin août.