Ce que l’on sait de l’incendie historique de l’Aude

Avec ses paysages calcinés à perte de vue, l’incendie qui a parcouru 16.000 hectares en 48 heures dans l’Aude a marqué par son ampleur et sa vitesse de propagation exceptionnelles.Deux jours après avoir été maîtrisé, l’enquête s’oriente vers la piste criminelle. Voici ce que l’on sait de ce feu qui a fait un mort et deux blessés graves et de son caractère inédit: – Son origine potentiellement volontaire -Le feu est parti vers 16H15 le 5 août de la commune de Ribaute, à une quarantaine de kilomètres à équidistance entre Narbonne et Carcassonne. Il s’est déclaré le long de la RD212 qui relie les villages de Lagrasse et Ribaute.Une enquête a été ouverte dès le 6 août par les services de gendarmerie de l’Aude et de la section de recherche de Montpellier. Le parquet de Carcassonne, initialement compétent géographiquement, s’est dessaisi le 9 août au profit du pôle régional de l’environnement du parquet de Montpellier.Les “experts estiment qu’au regard des conditions de départ du feu, celui-ci pourrait avoir une cause criminelle résultant d’un acte volontaire”, a déclaré le procureur de la République de Montpellier, précisant que la première expertise devrait être “confirmée par des investigations complémentaires”.Si l’enquête confirme l’origine criminelle, les “réponses pénales devront être extrêmement sévères”, estime la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Sa vitesse de propagation -Les pompiers sont intervenus en moins de sept minutes et ont mobilisé “le maximum des capacités nationales” aériennes, selon la préfecture. Malgré un dispositif “colossal” de plus de 2.000 pompiers, selon la préfecture, le massif des Corbières s’est embrasé “au grand galop”, rapporte Bruno Zubieta, élu de Villesèque-des-Corbières: la zone parcourue par le feu est passée de 50 à 4.000 hectares en cinq heures, pour atteindre 16.000 hectares en à peine plus de 48 heures. Ce jour-là, Météo-France avait placé l’Aude en vigilance rouge pour risque “très élevé” d’incendies.Sous l’effet conjugué de la tramontane, un vent sec et chaud, soufflant en rafales à 50 km/h, de la sécheresse, d’un taux d’humidité inférieur à 30%, de températures supérieures à 30°C, le feu a atteint “une vitesse de propagation de 1.000 hectares par heure”, selon le colonel Christophe Magny, chef du service d’incendie et de secours de l’Aude.Les flammes se sont déplacées à la vitesse “incroyable” de 5 à 6 km/h, explique l’agroclimatologue Serge Zaka. Maîtrisé le 10 août, soit cinq jours après son déclenchement, le feu ne sera pas “éteint avant plusieurs semaines”, a prévenu le colonel Magny.- Sa topographie aggravante -Constitué de montagnes et de monts, le massif des Corbières, transition entre le Massif central et les Pyrénées, a un relief escarpé qui a pu, selon l’expert Serge Zaka, créer un “effet cheminée”: l’air chaud monte rapidement, créant “un courant d’air vertical qui accélère la combustion et aspire les flammes vers le haut”. Ce type de relief crée, selon lui, une “inflammation plus précoce” et un “échauffement plus rapide” des végétaux, d’autant que les résineux et la garrigue des Corbières constituent déjà un combustible naturel puissant.- Son impact sur la population locale -Une femme de 65 ans a été retrouvée morte à son domicile de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. La préfecture a décompté 24 blessés dont un habitant grièvement brûlé et un pompier victime d’un traumatisme crânien.Au moins 2.000 personnes ont été évacuées des 16 villages sinistrés, la plupart n’ont pu regagner leur domicile que le 8 août. Jusqu’à 5.000 foyers ont été privés d’électricité en raison de pylônes et poteaux brûlés ou effondrés, huit communes n’étaient plus alimentées en eau potable. Et 36 maisons ont été détruites, 20 autres endommagées, 21 hangars agricoles et chalets détruits et 54 véhicules ont brûlé.Quelque 2.200 hectares de cultures ont été parcourus par le feu, selon le procureur. Dont “1.000 à 1.500 hectares de vignobles” qui “ont été fortement impactés”, selon le vice-président de la FNSEA Jérôme Despey. La ministre de l’Agriculture a promis un fonds d’urgence de huit millions d’euros, une avance de 10.000 euros par producteur et un dispositif d’exonération fiscale.- Un incendie hors normes -“Catastrophe d’une ampleur inédite”, selon le Premier ministre François Bayrou, l’incendie est le pire depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon la Base de données gouvernementale des incendies de forêt en France (BDIFF) qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.Avec ses 16.000 hectares parcourus, dont 13.000 ont brûlé, selon la Sécurité civile, c’est aussi le plus gros incendie de l’été 2025 dans l’Hexagone.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale et avant que celui-ci ne se déclenche, la Sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.

Ce que l’on sait de l’incendie historique de l’Aude

Avec ses paysages calcinés à perte de vue, l’incendie qui a parcouru 16.000 hectares en 48 heures dans l’Aude a marqué par son ampleur et sa vitesse de propagation exceptionnelles.Deux jours après avoir été maîtrisé, l’enquête s’oriente vers la piste criminelle. Voici ce que l’on sait de ce feu qui a fait un mort et deux blessés graves et de son caractère inédit: – Son origine potentiellement volontaire -Le feu est parti vers 16H15 le 5 août de la commune de Ribaute, à une quarantaine de kilomètres à équidistance entre Narbonne et Carcassonne. Il s’est déclaré le long de la RD212 qui relie les villages de Lagrasse et Ribaute.Une enquête a été ouverte dès le 6 août par les services de gendarmerie de l’Aude et de la section de recherche de Montpellier. Le parquet de Carcassonne, initialement compétent géographiquement, s’est dessaisi le 9 août au profit du pôle régional de l’environnement du parquet de Montpellier.Les “experts estiment qu’au regard des conditions de départ du feu, celui-ci pourrait avoir une cause criminelle résultant d’un acte volontaire”, a déclaré le procureur de la République de Montpellier, précisant que la première expertise devrait être “confirmée par des investigations complémentaires”.Si l’enquête confirme l’origine criminelle, les “réponses pénales devront être extrêmement sévères”, estime la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- Sa vitesse de propagation -Les pompiers sont intervenus en moins de sept minutes et ont mobilisé “le maximum des capacités nationales” aériennes, selon la préfecture. Malgré un dispositif “colossal” de plus de 2.000 pompiers, selon la préfecture, le massif des Corbières s’est embrasé “au grand galop”, rapporte Bruno Zubieta, élu de Villesèque-des-Corbières: la zone parcourue par le feu est passée de 50 à 4.000 hectares en cinq heures, pour atteindre 16.000 hectares en à peine plus de 48 heures. Ce jour-là, Météo-France avait placé l’Aude en vigilance rouge pour risque “très élevé” d’incendies.Sous l’effet conjugué de la tramontane, un vent sec et chaud, soufflant en rafales à 50 km/h, de la sécheresse, d’un taux d’humidité inférieur à 30%, de températures supérieures à 30°C, le feu a atteint “une vitesse de propagation de 1.000 hectares par heure”, selon le colonel Christophe Magny, chef du service d’incendie et de secours de l’Aude.Les flammes se sont déplacées à la vitesse “incroyable” de 5 à 6 km/h, explique l’agroclimatologue Serge Zaka. Maîtrisé le 10 août, soit cinq jours après son déclenchement, le feu ne sera pas “éteint avant plusieurs semaines”, a prévenu le colonel Magny.- Sa topographie aggravante -Constitué de montagnes et de monts, le massif des Corbières, transition entre le Massif central et les Pyrénées, a un relief escarpé qui a pu, selon l’expert Serge Zaka, créer un “effet cheminée”: l’air chaud monte rapidement, créant “un courant d’air vertical qui accélère la combustion et aspire les flammes vers le haut”. Ce type de relief crée, selon lui, une “inflammation plus précoce” et un “échauffement plus rapide” des végétaux, d’autant que les résineux et la garrigue des Corbières constituent déjà un combustible naturel puissant.- Son impact sur la population locale -Une femme de 65 ans a été retrouvée morte à son domicile de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. La préfecture a décompté 24 blessés dont un habitant grièvement brûlé et un pompier victime d’un traumatisme crânien.Au moins 2.000 personnes ont été évacuées des 16 villages sinistrés, la plupart n’ont pu regagner leur domicile que le 8 août. Jusqu’à 5.000 foyers ont été privés d’électricité en raison de pylônes et poteaux brûlés ou effondrés, huit communes n’étaient plus alimentées en eau potable. Et 36 maisons ont été détruites, 20 autres endommagées, 21 hangars agricoles et chalets détruits et 54 véhicules ont brûlé.Quelque 2.200 hectares de cultures ont été parcourus par le feu, selon le procureur. Dont “1.000 à 1.500 hectares de vignobles” qui “ont été fortement impactés”, selon le vice-président de la FNSEA Jérôme Despey. La ministre de l’Agriculture a promis un fonds d’urgence de huit millions d’euros, une avance de 10.000 euros par producteur et un dispositif d’exonération fiscale.- Un incendie hors normes -“Catastrophe d’une ampleur inédite”, selon le Premier ministre François Bayrou, l’incendie est le pire depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon la Base de données gouvernementale des incendies de forêt en France (BDIFF) qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.Avec ses 16.000 hectares parcourus, dont 13.000 ont brûlé, selon la Sécurité civile, c’est aussi le plus gros incendie de l’été 2025 dans l’Hexagone.Fin juillet, à la moitié de la saison estivale et avant que celui-ci ne se déclenche, la Sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen.

Pro-Palestinian tourist ship protests irk Greek govt

A series of pro-Palestinian protests targeting an Israeli cruise ship around Greece have irritated a conservative government walking a diplomatic tightrope with Middle Eastern powers during the Gaza war.At the crack of dawn on Thursday at the port of Piraeus outside Athens, dozens of riot police armed with truncheons, tear gas and shields sealed up a cruise terminal from hundreds of demonstrators.Their ire was directed at the “Crown Iris”, a hulking Israeli tourist ship that has attracted protests at each of its stops in the country since last month.Tourism is a pillar of the Greek economy, but pro-Palestinian activists say the visitors “whitewash” Israel’s devastating war in Gaza that was sparked by the unprecedented 2023 Hamas attack.According to the All Workers Militant Front (PAME), a communist-affiliated union that called the rally, the Crown Iris was carrying Israeli soldiers.”We cannot tolerate people who have contributed to the genocide of the Palestinian people moving amongst us,” protester Yorgos Michailidis told AFP in Piraeus.”We want people everywhere to see that we don’t only care about tourism and the money they bring,” the 43-year-old teacher said.For Katerina Patrikiou, a 48-year-old hospital worker, the visitors “are not tourists — they are the slaughterers of children and civilians in Gaza”.- ‘Useful idiots’ -Greece traditionally maintained a pro-Arab foreign policy, but governments of different political stripes have in recent years woven closer ties with Israel in defence, security and energy.Athens has carefully tried to protect both relations during the war, accusing the left-wing opposition of undermining the strategic Israel alliance aimed at counterbalancing the influence of historic rival Turkey in the eastern Mediterranean.”The useful idiots for Turkey have been in our ports, where their extreme actions seriously damage Greece’s image in Israel,” Health Minister Adonis Georgiadis wrote on X last month.”We must protect this alliance as the apple of our eye and isolate these fools… Those who exhibit antisemitic behaviour act against Greece’s interests.”Before joining the ruling conservative party in 2012, Georgiadis was a prominent member of far-right party Laos, which had a history of anti-Semitic statements. When first named health minister a year later, the Anti-Defamation League (ADL) had urged the government to reconsider, noting that Georgiadis had made “troubling remarks” about Jewish people and had promoted an anti-Semitic book.In 2017, he publicly apologised for having “coexisted with and tolerated the opinions of people who showed disrespect to my Jewish compatriots”.Several protests each rallying hundreds of people attempted to prevent the Crown Iris from docking at Mediterranean islands including Rhodes, Crete and Syros last month, with occasional scuffles between demonstrators and police.According to The Times of Israel, the ship’s owners decided to skip Syros after 200 people protested as the vessel approached.Israel’s ambassador to Greece, Noam Katz, condemned an “attempt to harm the strong relations between our peoples, and to intimidate Israeli tourists” in Syros.Greece’s Minister of Citizen Protection Michalis Chrisochoidis has said that anyone who “prevents a citizen of a third country from visiting our country will be prosecuted” for racism.- ‘Whitewash crimes’ -PAME accused the government of Prime Minister Kyriakos Mitsotakis of using antisemitism allegations “to whitewash the crimes of the murderer state, suppress any reaction, and any expression of solidarity with the Palestinian people”.”Nobody is racist, nobody has a problem with Jewish identity… Our problem is the people who support genocide,” Michailidis said at Thursday’s rally.The October 7, 2023 attack on Israel by Gaza’s Hamas rulers resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to an AFP tally of official figures.Palestinian militants also took 251 hostages that day, with 49 still held in Gaza, including 27 who the Israeli army says are dead.Israel’s retaliatory offensive has killed more than 61,000 Palestinians, mainly civilians, according to figures from Gaza’s Hamas-run health ministry which the United Nations considers reliable.An Israeli aid blockade has exacerbated already dire humanitarian conditions in the devastated strip and plunged its more than two million inhabitants into the risk of famine.

Wall Street fléchit, lestée par les prix à la production américains

La Bourse de New York évolue en baisse jeudi, accusant le coup d’une inflation côté producteurs nettement supérieure aux attentes, qui atténue l’hypothèse d’un fort assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).Vers 13H50 GMT, le Dow Jones reculait de 0,26%, l’indice élargi S&P 500 de 0,09%, et l’indice Nasdaq perdait 0,11%.Sur un mois, l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 0,9%, selon les données publiées jeudi par le département du Travail, après être resté stable en juin.L’augmentation est bien plus marquée que ne le prévoyaient les analystes, qui tablaient sur une avancée de 0,2% des prix en juillet, selon le consensus publié par MarketWatch.Hors prix de l’alimentation, de l’énergie et des services commerciaux, considérés comme plus volatils, la progression des prix à la production reste importante, de l’ordre de 0,6%.Il s’agit de la hausse la plus marquée de l’indice sous-jacent depuis mars 2022, soit peu avant le pic d’inflation observé à l’été 2022 aux Etats-Unis.”Nous commençons donc à voir l’impact des droits de douane sur l’inflation, et cela commence par les prix à la production”, assure auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.”La question est la suivante: est-ce que cela se répercutera sur les consommateurs? Pour l’instant, la réponse est non”, ajoute l’analyste.Ces données sont publiées deux jours après l’indice des prix à la consommation (CPI), qui avait lui mis en lumière une stabilisation des prix sur un an, à 2,7% au mois de juillet.Au sein des investisseurs, “la crainte est que cette inflation se répercute sur l’indice des prix PCE (privilégié par la Fed, ndlr) et empêche l’institution d’être aussi agressive dans son approche de réduction des taux que ce qui avait été envisagé” en début de semaine, souligne Patrick O’Hare, de Briefing.com.La banque centrale américaine dispose d’un double mandat, qui consiste à maintenir l’inflation américaine autour de 2% sur le long terme tout en assurant les conditions pour maintenir le plein emploi aux Etats-Unis.En conséquence, “elle ne peut pas réduire ses taux si l’inflation augmente”, rappelle M. Sarhan.Une large majorité d’experts s’attendent à une réduction des taux lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de l’institution, selon l’outil de veille de CME. Mais ils sont de moins en moins à prévoir d’autres baisses lors des réunions suivantes.La publication de l’indice PPI a tendu le marché obligataire américain: vers 13H45 GMT, le rendement à deux ans, le plus sensible aux politiques monétaires, évoluait autour de 3,72% contre 3,67% à la clôture mercredi. Le dix ans passait lui de 4,23% à 4,26%.En outre, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont légèrement diminué à 224.000, en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 228.000 demandes.Côté entreprises, la plateforme d’échanges de cryptomonnaies Bullish (+12,41% à 76,44 dollars) continuait sa forte progression pour son deuxième jour de cotation à la Bourse de New York.Le géant chinois du commerce en ligne JD.com (-1,63% à 31,98 dollars) souffrait d’un recul de son bénéfice net, à 6,2 milliards de yuans pour le deuxième trimestre (environ 900 millions de dollars), malgré un bond de plus de 22% de son chiffre d’affaires.Le spécialiste des équipements agricoles Deere (-6,58% à 479,76 dollars) glissait après avoir revu à la baisse ses prévisions annuelles. L’entreprise prévoit désormais un chiffre d’affaires compris entre 4,75 et 5,25 milliards de dollars.

Sécurité routière: forte hausse de la mortalité en juillet sur un an

La mortalité routière a fortement augmenté (+23%) en juillet en France métropolitaine par rapport au même mois l’an dernier, a annoncé jeudi la Sécurité routière.Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 338 personnes sont décédées le mois dernier sur les routes de l’Hexagone, contre 275 en juillet 2024. Cette hausse concerne l’ensemble des réseaux routiers, aussi bien en agglomération qu’à la campagne ou sur les autoroutes, précise la Sécurité routière dans un communiqué.Ce bilan est jugé “très préoccupant” par François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, qui dénonce “un relâchement inacceptable des comportements au volant”.”Dans les jours qui viennent, j’adresserai aux préfets une instruction visant à renforcer les opérations de contrôle, en ciblant particulièrement les comportements à risque”, a-t-il indiqué, appelant à “redoubler de vigilance” lors du weekend du 15 août.Le nombre de blessés graves (1.644 personnes) a tout de même reculé de 5% en juillet sur un an en métropole.Sur les routes d’Outre-mer, le nombre d’accidents corporels a augmenté de 25%, avec 28 décès, soit 13 de plus qu’à la même période l’an passé. 

Fin de la vigilance rouge, mais la canicule touche encore la plupart du pays

Une grande partie du pays reste en surchauffe jeudi, au septième jour d’une vague de chaleur encore écrasante dans les trois quarts de l’Hexagone, même si Météo-France a levé la vigilance rouge dans les derniers départements concernés.Ce nouvel épisode de canicule, le deuxième de l’été, a débuté vendredi dernier avec 11 départements méridionaux, avant de s’étendre graduellement à la grande majorité du pays et l’Andorre, à l’exception du quart nord-ouest, qui reste épargné jeudi.Bien qu’inférieures à celles de mercredi, les températures restent jeudi “à des niveaux caniculaires sur une grande partie du pays”, en particulier sur les trois quarts sud et est du pays, selon Météo-France.C’est sous un soleil de plomb que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard est venue jeudi à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, dans l’Aude, annoncer un fonds d’urgence de huit millions d’euros pour les agriculteurs sinistrés, après l’incendie qui a parcouru 16.000 hectares du département avant d’être maîtrisé dimanche.”C’est très dur, il n’y pas d’ombre, on travaille en plein soleil”, regrette Alex Lima, 39 ans, fossoyeur dans des cimetières de cette même partie de l’Aude, venu se rafraîchir au café de Saint-Laurent.A Lyon, chacun a sa méthode pour tenir: “Il suffit de se lever tôt, à partir de 06h00 on peut aller se promener”, explique Anne, 84 ans, assise sur un banc à l’ombre avec son éventail. Ensuite, “c’est difficile de ressortir jusqu’à 20h” car “on sent la chaleur” du bitume “remonter sous les pieds”.”Le soir on a très chaud, c’est impossible d’arriver à s’endormir”, confirme son amie Juliette. Mais la retraitée a trouvé une technique : s’allonger nue avec un linge de toilettes mouillé, en commençant par les pieds. “Après ça le corps est refroidi et je peux m’endormir”, assure-t-elle.Mercredi, des températures record ont encore été enregistrées: 41,7°C à Châteaumeillant (Cher); 39,8°C à Nevers (Nièvre) ou encore 39,7°C à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), à 698 m d’altitude, selon Météo France.Et plusieurs régions ont subi d’importants orages mercredi soir.En Bourgogne, l’Yonne a été frappée par de violents orages nécessitant 45 interventions des pompiers. Dans la Nièvre, ils sont intervenus plus de cent fois, en particulier à La Charité-sur-Loire, pour des toits arrachés et des arbres couchés.Dans le Sud-Ouest, ils ont fait face à plusieurs départs d’incendie, parfois causés par les orages.Ainsi, dans le Tarn-et-Garonne, où jusqu’à 11.000 foyers ont été privés d’électricité mercredi soir, la foudre, à l’origine d’un incendie à Saint-Porquier, a frappé le compteur électrique d’une maison avant que les flammes ne se propagent à la toiture.Même si le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et l’Aude ont basculé de la vigilance rouge à orange jeudi à 06H00, les trois quarts de l’Hexagone restent en vigilance orange.Vendredi, 80 départements seront en alerte orange canicule, contre 75 jeudi, selon Météo-France. Dans le sud-ouest, la vague de chaleur met à rude épreuve les cultures et l’élevage.”C’est la deuxième canicule de l’année, et entre les deux nous avons eu très peu d’eau. On va avoir une petite récolte”, déplore Ludovic Roux, vigneron à Talairan, dans l’Aude.Au village de Ginouillac, dans le Lot, où les températures sont montées jusqu’à 41°C en début de semaine, les vaches de Christophe Bonnet, éleveur de 54 ans, produisent moins de lait.”Quand il fait chaud on perd 10%” de la production et il y a aussi “plus de risques au vêlage car les vaches peuvent faire une infection”, explique-t-il.- Pollution à l’ozone -En région parisienne, touchée par un épisode de pollution “persistant” à l’ozone, des restrictions de circulation sont mises en place à partir de jeudi. A Lille, Kristine Büttner et Nils Wiemers, deux Allemands quinquagénaires venus de Berlin, sont surpris que la vague de chaleur atteigne le nord de la France. “Nous nous sommes dit qu’il ne ferait peut-être pas si chaud dans le Nord. Nous étions très contents, d’être ici (…) et pas dans le sud de la France”, confie Kristine Büttner.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et la 2e depuis le début de l’été, des épisodes rendus plus fréquents et plus intenses par le changement climatique.De très fortes chaleurs sont à nouveau attendues pour le week-end du 15 août avec probablement jusqu’à 40°C sur le Sud-Ouest.Dans l’Hexagone, 266 stations météo ont enregistré au moins une fois une température de 40°C ou plus entre le 9 et le 12 août 2025 inclus. C’est plus que sur toute la seconde moitié du XXème siècle (235). bur-mli-dmc-chv/dch    

Fin de la vigilance rouge, mais la canicule touche encore la plupart du pays

Une grande partie du pays reste en surchauffe jeudi, au septième jour d’une vague de chaleur encore écrasante dans les trois quarts de l’Hexagone, même si Météo-France a levé la vigilance rouge dans les derniers départements concernés.Ce nouvel épisode de canicule, le deuxième de l’été, a débuté vendredi dernier avec 11 départements méridionaux, avant de s’étendre graduellement à la grande majorité du pays et l’Andorre, à l’exception du quart nord-ouest, qui reste épargné jeudi.Bien qu’inférieures à celles de mercredi, les températures restent jeudi “à des niveaux caniculaires sur une grande partie du pays”, en particulier sur les trois quarts sud et est du pays, selon Météo-France.C’est sous un soleil de plomb que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard est venue jeudi à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, dans l’Aude, annoncer un fonds d’urgence de huit millions d’euros pour les agriculteurs sinistrés, après l’incendie qui a parcouru 16.000 hectares du département avant d’être maîtrisé dimanche.”C’est très dur, il n’y pas d’ombre, on travaille en plein soleil”, regrette Alex Lima, 39 ans, fossoyeur dans des cimetières de cette même partie de l’Aude, venu se rafraîchir au café de Saint-Laurent.A Lyon, chacun a sa méthode pour tenir: “Il suffit de se lever tôt, à partir de 06h00 on peut aller se promener”, explique Anne, 84 ans, assise sur un banc à l’ombre avec son éventail. Ensuite, “c’est difficile de ressortir jusqu’à 20h” car “on sent la chaleur” du bitume “remonter sous les pieds”.”Le soir on a très chaud, c’est impossible d’arriver à s’endormir”, confirme son amie Juliette. Mais la retraitée a trouvé une technique : s’allonger nue avec un linge de toilettes mouillé, en commençant par les pieds. “Après ça le corps est refroidi et je peux m’endormir”, assure-t-elle.Mercredi, des températures record ont encore été enregistrées: 41,7°C à Châteaumeillant (Cher); 39,8°C à Nevers (Nièvre) ou encore 39,7°C à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), à 698 m d’altitude, selon Météo France.Et plusieurs régions ont subi d’importants orages mercredi soir.En Bourgogne, l’Yonne a été frappée par de violents orages nécessitant 45 interventions des pompiers. Dans la Nièvre, ils sont intervenus plus de cent fois, en particulier à La Charité-sur-Loire, pour des toits arrachés et des arbres couchés.Dans le Sud-Ouest, ils ont fait face à plusieurs départs d’incendie, parfois causés par les orages.Ainsi, dans le Tarn-et-Garonne, où jusqu’à 11.000 foyers ont été privés d’électricité mercredi soir, la foudre, à l’origine d’un incendie à Saint-Porquier, a frappé le compteur électrique d’une maison avant que les flammes ne se propagent à la toiture.Même si le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et l’Aude ont basculé de la vigilance rouge à orange jeudi à 06H00, les trois quarts de l’Hexagone restent en vigilance orange.Vendredi, 80 départements seront en alerte orange canicule, contre 75 jeudi, selon Météo-France. Dans le sud-ouest, la vague de chaleur met à rude épreuve les cultures et l’élevage.”C’est la deuxième canicule de l’année, et entre les deux nous avons eu très peu d’eau. On va avoir une petite récolte”, déplore Ludovic Roux, vigneron à Talairan, dans l’Aude.Au village de Ginouillac, dans le Lot, où les températures sont montées jusqu’à 41°C en début de semaine, les vaches de Christophe Bonnet, éleveur de 54 ans, produisent moins de lait.”Quand il fait chaud on perd 10%” de la production et il y a aussi “plus de risques au vêlage car les vaches peuvent faire une infection”, explique-t-il.- Pollution à l’ozone -En région parisienne, touchée par un épisode de pollution “persistant” à l’ozone, des restrictions de circulation sont mises en place à partir de jeudi. A Lille, Kristine Büttner et Nils Wiemers, deux Allemands quinquagénaires venus de Berlin, sont surpris que la vague de chaleur atteigne le nord de la France. “Nous nous sommes dit qu’il ne ferait peut-être pas si chaud dans le Nord. Nous étions très contents, d’être ici (…) et pas dans le sud de la France”, confie Kristine Büttner.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et la 2e depuis le début de l’été, des épisodes rendus plus fréquents et plus intenses par le changement climatique.De très fortes chaleurs sont à nouveau attendues pour le week-end du 15 août avec probablement jusqu’à 40°C sur le Sud-Ouest.Dans l’Hexagone, 266 stations météo ont enregistré au moins une fois une température de 40°C ou plus entre le 9 et le 12 août 2025 inclus. C’est plus que sur toute la seconde moitié du XXème siècle (235). bur-mli-dmc-chv/dch