Au Pakistan, la pluie empêche les secouristes de retrouver les disparus de la mousson

De nouvelles trombes de pluies empêchent lundi les secours de sortir de la boue des dizaines de corps toujours ensevelis après un épisode extrême de mousson qui a tué près de 350 personnes dans le nord du Pakistan.Selon les autorités, près de 200 habitants des dizaines de villages sinistrés sont toujours portés disparus. Mais depuis le début des opérations de sauvetage, la tâche des secouristes n’a fait que se compliquer.Vendredi, une mauvaise météo a fait s’écraser un hélicoptère du gouvernement du Khyber-Pakhtunkhwa, la province la plus touchée par les pluies meurtrières avec plus de 320 morts, des dizaines de blessés et des dégâts qui pourraient priver des centaines de familles de maisons, d’écoles et de services publics probablement pendant des mois.A Bichnoi, au coeur du district de Buner, le plus touché de la région escarpée où la boue a mis à bas reliefs et vallons de la même façon, charriant sur son passage des blocs de pierre qui ont tout emporté, Nisar Ahmad tente d’aider.Ce volontaire de 31 ans raconte comment “depuis des jours”, il a, avec les autres, “sorti les corps des décombres de 12 villages entièrement rasés”.- “Terrorisés par la pluie” -Les autorités ont déployé 2.000 secouristes depuis plusieurs jours. Mais ce matin, “le retour de la pluie nous a forcé à cesser les opérations: pour sortir les dizaines de corps encore prisonniers, il nous faut des engins de chantier mais les passages qui avaient été dégagés ont été effacés par la pluie et plus aucun engin ne peut s’approcher”, explique-t-il à l’AFP.Et cette eau à nouveau venue du ciel ne provoque pas que la paralysie des secouristes, elle tétanise aussi les habitants. “Même s’il commence à pleuvoir légèrement, on est terrorisés, car c’est comme ça que ça a commencé” dans la nuit de jeudi à vendredi, raconte Ghulam Hussain, un habitant de Buner. “Les enfants et les femmes courent s’abriter dans les montagnes, en lieu sûr, pour tenter d’échapper aux pluies torrentielles si elles venaient à recommencer”, rapporte de son côté Hazrat Ullah, 18 ans.Et les ennuis ne pourraient faire que commencer, préviennent les autorités, car les pluies vont encore s’intensifier ces deux prochaines semaines et la chaleur — typique de la mousson d’été — reste importante, faisant redouter développement des bactéries et épidémies alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.”Beaucoup d’animaux sont morts dans les pluies torrentielles et leurs corps en décomposition dégagent des odeurs pestilentielles”, affirme Nisar Ahmad, le volontaire de Bichnoi, qui réclame “de l’eau potable en urgence”.- “50% plus intense qu’en 2024″ -Mais acheminer l’aide sera compliqué, comme un haut responsable de l’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa l’explique.”Les routes alternatives dessinées pour accéder aux villages escarpés viennent d’être elles aussi emportées par les pluies” et “le département de météorologie anticipe de nouvelles crues subites jusqu’à jeudi”.La région voisine du Gilgit-Baltistan a déjà vécu il y a une semaine ce retour de bâton: sept volontaires y ont été tués et six autres blessés, ensevelis sous une coulée de boue alors qu’ils tentaient de raccorder leur village de montagne au réseau d’eau endommagé par des crues subites trois semaines plus tôt.Car si la mousson a été particulièrement meurtrière ces derniers jours, elle a commencé fin juin. Selon les autorités, elle a tué depuis lors plus de 650 personnes, dont une centaine d’enfants, avec une “intensité supérieure cette année de 50 à 60% par rapport à l’année dernière”.Au moins 60 victimes ont aussi été recensées dans le Cachemire administré par l’Inde.Les grandes inondations de 2010 puis de 2022 n’ont fait que renforcer l’inquiétude des 255 millions de Pakistanais qui voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier.Le pays, l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique au monde, voit ainsi se succéder au fil des saisons inondations massives et meurtrières, explosions de lacs glaciaires et sécheresses inédites.

Au Pakistan, la pluie empêche les secouristes de retrouver les disparus de la mousson

De nouvelles trombes de pluies empêchent lundi les secours de sortir de la boue des dizaines de corps toujours ensevelis après un épisode extrême de mousson qui a tué près de 350 personnes dans le nord du Pakistan.Selon les autorités, près de 200 habitants des dizaines de villages sinistrés sont toujours portés disparus. Mais depuis le début des opérations de sauvetage, la tâche des secouristes n’a fait que se compliquer.Vendredi, une mauvaise météo a fait s’écraser un hélicoptère du gouvernement du Khyber-Pakhtunkhwa, la province la plus touchée par les pluies meurtrières avec plus de 320 morts, des dizaines de blessés et des dégâts qui pourraient priver des centaines de familles de maisons, d’écoles et de services publics probablement pendant des mois.A Bichnoi, au coeur du district de Buner, le plus touché de la région escarpée où la boue a mis à bas reliefs et vallons de la même façon, charriant sur son passage des blocs de pierre qui ont tout emporté, Nisar Ahmad tente d’aider.Ce volontaire de 31 ans raconte comment “depuis des jours”, il a, avec les autres, “sorti les corps des décombres de 12 villages entièrement rasés”.- “Terrorisés par la pluie” -Les autorités ont déployé 2.000 secouristes depuis plusieurs jours. Mais ce matin, “le retour de la pluie nous a forcé à cesser les opérations: pour sortir les dizaines de corps encore prisonniers, il nous faut des engins de chantier mais les passages qui avaient été dégagés ont été effacés par la pluie et plus aucun engin ne peut s’approcher”, explique-t-il à l’AFP.Et cette eau à nouveau venue du ciel ne provoque pas que la paralysie des secouristes, elle tétanise aussi les habitants. “Même s’il commence à pleuvoir légèrement, on est terrorisés, car c’est comme ça que ça a commencé” dans la nuit de jeudi à vendredi, raconte Ghulam Hussain, un habitant de Buner. “Les enfants et les femmes courent s’abriter dans les montagnes, en lieu sûr, pour tenter d’échapper aux pluies torrentielles si elles venaient à recommencer”, rapporte de son côté Hazrat Ullah, 18 ans.Et les ennuis ne pourraient faire que commencer, préviennent les autorités, car les pluies vont encore s’intensifier ces deux prochaines semaines et la chaleur — typique de la mousson d’été — reste importante, faisant redouter développement des bactéries et épidémies alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.”Beaucoup d’animaux sont morts dans les pluies torrentielles et leurs corps en décomposition dégagent des odeurs pestilentielles”, affirme Nisar Ahmad, le volontaire de Bichnoi, qui réclame “de l’eau potable en urgence”.- “50% plus intense qu’en 2024″ -Mais acheminer l’aide sera compliqué, comme un haut responsable de l’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa l’explique.”Les routes alternatives dessinées pour accéder aux villages escarpés viennent d’être elles aussi emportées par les pluies” et “le département de météorologie anticipe de nouvelles crues subites jusqu’à jeudi”.La région voisine du Gilgit-Baltistan a déjà vécu il y a une semaine ce retour de bâton: sept volontaires y ont été tués et six autres blessés, ensevelis sous une coulée de boue alors qu’ils tentaient de raccorder leur village de montagne au réseau d’eau endommagé par des crues subites trois semaines plus tôt.Car si la mousson a été particulièrement meurtrière ces derniers jours, elle a commencé fin juin. Selon les autorités, elle a tué depuis lors plus de 650 personnes, dont une centaine d’enfants, avec une “intensité supérieure cette année de 50 à 60% par rapport à l’année dernière”.Au moins 60 victimes ont aussi été recensées dans le Cachemire administré par l’Inde.Les grandes inondations de 2010 puis de 2022 n’ont fait que renforcer l’inquiétude des 255 millions de Pakistanais qui voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier.Le pays, l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique au monde, voit ainsi se succéder au fil des saisons inondations massives et meurtrières, explosions de lacs glaciaires et sécheresses inédites.

Hong Kong: début des plaidoiries au procès de l’homme d’affaires Jimmy Lai

La justice hongkongaise a entamé lundi les plaidoiries dans le procès de l’homme d’affaires Jimmy Lai, militant prodémocratie, affirmant que le septuagénaire était apte à assister aux audiences, malgré une suspension la semaine dernière pour un problème cardiaque.Des pays occidentaux et organisations de défense des droits humains appellent à la libération du magnat des médias de 77 ans, fondateur du journal Apple Daily, qui avait dû fermer en raison de son soutien aux grandes manifestations prodémocratie de 2019 à Hong Kong, parfois violentes.Jimmy Lai est jugé depuis décembre 2023 pour collusion avec des forces étrangères et encourt l’emprisonnement à vie. Il est également accusé d’avoir écrit des textes séditieux dans son journal.Il s’est présenté devant les magistrats vêtu d’une chemise blanche et d’un coupe-vent clair, et a pu écouter les débats grâce à un casque audio.Il a même souri et salué ses soutiens dans le prétoire, ainsi que les membres de sa famille.Selon le procureur Anthony Chau, le ministère public devrait prendre deux jours pour présenter leurs conclusions finales.Le magistrat a passé la matinée de lundi à aborder des questions juridiques, telles que l’interprétation du terme “collusion” dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong.M. Chau a déclaré lundi que M. Lai s’était vu prescrire des médicaments et portait un appareil de surveillance cardiaque, qui lui avait été remis vendredi.Il “ne s’est plaint ni de son état cardiaque ni de son état de santé général et est apte à comparaître devant la cour”, a-t-il précisé.La juge Esther Toh a également lu une note rédigée par un médecin-chef indiquant que Jimmy Lai était “physiquement et mentalement apte à comparaître” devant la justice.Vendredi, l’avocat de la défense Robert Pang avait déclaré à la cour que M. Lai avait souffert de “palpitations” cardiaques et eu l’impression de “s’évanouir”.Le gouvernement de Hong Kong a pour sa part déclaré le même jour dans un communiqué que “les soins médicaux” qui lui sont prodigués “pendant sa détention sont adéquats et complets”.

La bonne étoile tchèque de Kitaguchi, star japonaise du javelot

Elle ne maîtrise pas encore le tchèque mais a adopté les spécialités nationales, la bière et le goulach: la Japonaise Haruka Kitaguchi, championne olympique en titre du lancer de javelot, se sent désormais chez elle en Tchéquie.A un mois des Championnats du monde d’athlétisme à Tokyo (13-21 septembre), elle s’entraîne dur dans un coin reculé de ce pays d’Europe centrale qui compte plusieurs légendes de la discipline.Cela fait déjà plusieurs années qu’elle a posé ses valises à Domazlice, jolie ville historique de l’ouest, à la frontière avec l’Allemagne. “Je peux mieux me concentrer ici. Et le climat est plus agréable qu’au Japon, où il fait trop chaud pour moi”, explique à l’AFP la jeune femme de 27 ans, après avoir enchaîné courses et étirements.Véritable star dans son archipel natal, elle est devenue l’égérie des Mondiaux, son visage s’affichant sur de grands panneaux. “C’est fou”, dit-elle, “impatiente” d’y être et d’effacer la déception des JO de Tokyo où elle avait fini dernière de la finale en 2021. “J’espère pouvoir donner le meilleur de moi-même avec le soutien du public. Ce sera un souvenir inoubliable pour moi”, s’enthousiasme-t-elle.- “Pensées stupides” -En lice mercredi au meeting de Lausanne puis à Zurich à la fin du mois, Haruka Kitaguchi fera ensuite halte en Turquie pour peaufiner sa préparation avant le rendez-vous japonais.Son état de forme est incertain: elle pointe au sixième rang du classement mondial cette saison avec un lancer à 64,63 mètres. Son entraîneur, David Sekerak, évoque ses difficultés à vivre sa nouvelle célébrité. A cause de “ces pensées stupides (…) on a bien perdu une année, mais elle va bien maintenant”, assure-t-il. C’est lui qui l’a convaincue de s’installer en Tchéquie, après l’avoir rencontrée lors d’un séminaire de formation en Finlande en 2018.Il savait qu’elle avait remporté les championnats du monde juniors trois ans plus tôt. “J’ai pu constater son gabarit imposant”, du haut de son 1,79 m, et déceler “quelque chose de spécial en elle”, souligne-t-il, saluant son autodiscipline.L’athlète nippone ne regrette pas son choix.Lors de son premier séjour en Tchéquie, elle s’est entraînée aux côtés de son “idole”, Barbora Spotakova, double médaillée olympique et détentrice du record du monde depuis 2008 (72,28 m). “Une belle expérience”, se souvient-elle.Depuis, elle a conquis la couronne mondiale en 2023 à Budapest et l’or aux Jeux de Paris l’an dernier, ainsi que deux titres de la Ligue de diamant.A son retour des Jeux, Domazlice l’avait accueillie avec les honneurs et un groupe local de cornemuse, dans une ambiance festive.- Objectif 70 mètres -Mêlant anglais et tchèque, Haruka Kitaguchi dit apprécier la méthode de David Sekerak, qui a su selon elle trouver “le bon équilibre” à l’entraînement et la pousse à lancer toujours plus loin.”A chaque compétition, il se tient derrière moi pour m’encourager. C’est un soutien moral formidable”, ajoute-t-elle.Et pour relâcher la pression, il n’hésite pas à l’amener déguster une Pilsner ou des plats traditionnels tchèques.Toujours dans la bonne humeur: “Ma mère me dit que c’est la clé du succès!”, lâche la championne, éternel sourire aux lèvres, alors que celle-ci l’a accompagnée en Tchéquie avec un kiné et un cuisinier. Son appartement se trouve dans un bâtiment en partie rénové par Sekerak, dont la femme tient un hôtel sur place.Une ambiance familiale donc et des javelots fabriqués sur mesure par son coach. Le sien s’appelle Giant Baby, en référence à son surnom sur Instagram.La Japonaise, dont le record personnel est de 67,38 m, établi en 2023, rêve de dépasser les 70 mètres, “l’objectif de (sa) vie”.Pour son entraîneur, elle a même le potentiel de battre la marque mondiale de Barbora Spotakova.L’occasion de perpétuer la légende tchèque.

Pour LFI, le mouvement de blocage du 10 septembre ne vient pas d’extrême droite

Le mouvement “bloquons tout le 10 septembre”, qui prend essor sur les réseaux sociaux, n’est pas d’extrême droite, a estimé lundi le coordinateur de LFI Manuel Bompard qui appelle à y participer pour “empêcher le plan Bayrou de s’appliquer”.”Je ne crois pas du tout que les revendications qui émergent de ce mouvement soient positionnées à l’extrême droite. On a dit la même chose au moment des mobilisations des gilets jaunes et le mouvement des gilets jaunes s’est traduit par des revendications pour plus de démocratie, pour plus de justice fiscale, pour plus de justice sociale”, a déclaré M. Bompard sur franceinfo.Venus d’horizons divers, des appels à “tout bloquer” en France le 10 septembre se multiplient sur les réseaux sociaux en se cristallisant autour des coupes budgétaires voulues par François Bayrou. Sur de nombreux comptes déjà établis ou spécialement créés, les messages de ce mouvement à l’état gazeux peuvent mentionner le référendum d’initiative citoyenne, réclamer des hausses de salaires et des retraites ou appeler à la “résistance”, au confinement volontaire ou à la grève générale. “La revendication principale, c’est que le plan Bayrou qui a été annoncé avant l’été soit retiré. Pour empêcher ce plan de s’appliquer, la bataille doit se mener sur tous les terrains”, a jugé M. Bompard.”Le 10 septembre, j’appelle tout le monde à se mettre à disposition de ce mouvement, à participer à cette volonté de bloquer le pays”, a-t-il répété, relayant un appel déjà lancé pendant le week-end par le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Asia stocks up before Trump-Zelensky talks

Asian stocks were mostly higher Monday ahead of talks between Donald Trump, Ukrainian President Volodymyr Zelensky, and European leaders in Washington.US President Trump met Russian President Vladimir Putin in Alaska on Friday, but the summit failed to yield any breakthrough on a ceasefire in Ukraine.Zelensky, who will be joined in Washington by European leaders, however called a US offer of security guarantees to Ukraine “historic”.”Trump and Putin walked away without a ceasefire, without even the illusion of one,” said Stephen Innes at SPI Asset Management.”What they did offer was theatre: enough ‘progress’ for Trump to declare victory and quietly holster his double-barreled threat — tariffs on Beijing for buying Russian barrels and sanctions on Moscow’s crude,” Innes said.Before the Alaska talks, US stocks wavered on Friday after mixed economic data, with retail sales up but an industrial production index and a consumer survey both down.After a drop on Friday, oil prices, which have been volatile for several days — Russia is a major crude producer — were up Monday.Japan’s Nikkei ended up, posting a new record high and adding to gains on Friday after better-than-expected economic growth data.Thailand’s economy also grew by 2.8 percent in the second quarter, the country’s economic planning agency said on Monday, boosted by strong exports ahead of US tariffs taking full effect.But the National Economic and Social Development Council (NESDC) forecast overall growth for 2025 to fall between 1.8 and 2.3 percent. This is below the 2.5 percent seen in 2024, with the NESDC blaming the expected drop on the likely impact of US tariffs. Hong Kong, Shanghai, Sydney and Taipei were higher Monday, while Seoul and Jakarta fell back.In Europe, London saw early gains while Paris and Frankfurt fell slightly at the open.This week investor eyes will be on any clues on US interest rates at the Federal Reserve’s annual retreat at Jackson Hole.- Key figures at around 0700 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 0.8 percent at 43,714.31 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 25,327.51Shanghai – Composite: UP 0.9 percent at 3,728.03 (close)New York – Dow: UP 0.1 percent at 44,946.12 (close)London – FTSE 100: UP 0.3 percent at 9,164.54 Euro/dollar: DOWN at $1.1695 from $1.1704 on FridayPound/dollar: DOWN $1.3546 at from $1.3557Dollar/yen: UP at 147.38 yen from 146.85 yen Euro/pound: FLAT at 86.34 pence from 86.34 pence West Texas Intermediate: UP 0.6 percent at $63.19 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.5 percent at $66.16 per barrelburs-aph/jfx

Ni mec, ni stress: les communautés 100% féminines fleurissent en Chine

Un potager, des oies, mais pas d’homme: ce gîte rural fait partie des communautés féminines qui essaiment en Chine. Les femmes y cherchent détente et entraide, loin des pressions socio-professionnelles et des jugements masculins.Leurs motivations? “Parler librement de sujets intimes”, “se faire des amies” ou “se sentir en sécurité”, expliquent les participantes dans cette maison blanche à flanc de colline.Après avoir confectionné des pains vapeur à la viande dans la cuisine avec vue sur les montagnes, les femmes discutent dans le salon cosy, où les rires fusent autour d’un jeu de société et de cafés latte.”Un espace 100% féminin, c’est sécurisant. Entre femmes, on parle plus facilement de certaines choses”, comme des relations amoureuses et de ses blessures, déclare Zhang Wenjing, 43 ans, une participante.”En présence d’un homme, on fait davantage attention” à notre attitude, renchérit Chen Fangyan, 28 ans.Les participantes paient 30 yuans (3,60 euros) par nuit, puis 80 yuans (9,60 euros) à partir du quatrième jour, dans ce lieu nommé “L’Univers imaginaire de Keke”, du surnom de la fondatrice, Chen Yani, 30 ans.”Durant mes expériences professionnelles et entrepreneuriales, j’ai été harcelée par des hommes”, au point “d’être souvent incapable de travailler normalement”, raconte-t-elle ajoutant que c’est là qu’elle a commencé à réfléchir à “un lieu où l’on n’aurait pas d’appréhension”.- Pas “obligées de jouer un rôle” -Elle retape alors cette maison située à Lin’an, dans la province du Zhejiang (est du pays) et organise via le réseau social Xiaohongshu (le “Instagram chinois”, aussi appelé RedNote), un séjour chez elle durant le Nouvel an chinois.Douze femmes viennent, notamment pour échapper aux questions intrusives de leurs parents durant les fêtes – la pression en Chine pour se marier avant 30 ans étant particulièrement forte.”En famille, les femmes doivent souvent s’occuper des grands-parents, des enfants, du ménage. Sans compter les responsabilités au travail”, note Chen Yani.”Elles ont besoin d’un endroit où elles ne sont pas obligées de jouer un rôle”, souligne-t-elle.Grâce à leur indépendance économique et à un niveau d’études plus élevé, les femmes ont aujourd’hui davantage de choix, estime Yuan Xiaoqian, 29 ans, une autre participante.Et sur RedNote notamment, ces communautés féminines se multiplient.- “Force mentale” -Pour quelques jours ou mois, elles proposent davantage qu’un hébergement: elles se veulent des lieux de solidarité entre femmes.Comme celui que Yang Yun, 46 ans, a ouvert début juin à Xiuxi, un village du Zhejiang. Un endroit aux airs d’hôtel de charme, avec meubles bruts et calligraphies aux murs.Contre 3.980 yuans (480 euros) d’adhésion à ce club, nommé “Son Espace”, les membres peuvent y venir à tout moment et à vie.”Si elle perd son emploi, ses parents, se dispute avec son mari, est épuisée par la vie urbaine, elle sait qu’elle peut venir trouver un peu de chaleur”, explique Mme Yang, qui revendique 120 membres. “Cela leur donne une force mentale.”Les membres peuvent devenir partenaires, en investissant dans la rénovation de maisons du village, qu’elles peuvent ensuite louer aux touristes.Ces espaces non-mixtes sont par certains accusés de nourrir l’antagonisme entre sexes ce que Chen Yani récuse.”Comme les enfants ou les seniors (…), les femmes constituent un groupe social avec des trajectoires de vie, des problèmes similaires. C’est plus facile de se comprendre et de faire preuve d’empathie”, explique-t-elle.- Colocations permanentes? -D’autres lieux réservés aux femmes ouvrent en Chine.”Les hommes ont plein d’occasion de socialiser, lors de soirées arrosées ou en faisant du sport”, souligne Lilith Jiang, 34 ans, fondatrice à Pékin de la librairie-café non-mixte “La moitié du ciel”.Des espaces d’échanges que “les femmes n’ont pas”, explique-t-elle.Si Chen Yani concède que son “modèle économique n’est pas viable” elle assure que “tant qu’il y aura une demande, il continuera d’exister” et “d’inventer une autre manière de vivre”.”Certains disent sans cesse aux femmes: +si tu ne te maries pas, qu’est-ce que tu deviendras en vieillissant?+”, souligne Lilith Jiang.Pour elle, en alternative aux relations amoureuses, “des colocations 100% féminines sur le long terme, pour vieillir entre femmes, ça pourrait être une solution”.

Ni mec, ni stress: les communautés 100% féminines fleurissent en Chine

Un potager, des oies, mais pas d’homme: ce gîte rural fait partie des communautés féminines qui essaiment en Chine. Les femmes y cherchent détente et entraide, loin des pressions socio-professionnelles et des jugements masculins.Leurs motivations? “Parler librement de sujets intimes”, “se faire des amies” ou “se sentir en sécurité”, expliquent les participantes dans cette maison blanche à flanc de colline.Après avoir confectionné des pains vapeur à la viande dans la cuisine avec vue sur les montagnes, les femmes discutent dans le salon cosy, où les rires fusent autour d’un jeu de société et de cafés latte.”Un espace 100% féminin, c’est sécurisant. Entre femmes, on parle plus facilement de certaines choses”, comme des relations amoureuses et de ses blessures, déclare Zhang Wenjing, 43 ans, une participante.”En présence d’un homme, on fait davantage attention” à notre attitude, renchérit Chen Fangyan, 28 ans.Les participantes paient 30 yuans (3,60 euros) par nuit, puis 80 yuans (9,60 euros) à partir du quatrième jour, dans ce lieu nommé “L’Univers imaginaire de Keke”, du surnom de la fondatrice, Chen Yani, 30 ans.”Durant mes expériences professionnelles et entrepreneuriales, j’ai été harcelée par des hommes”, au point “d’être souvent incapable de travailler normalement”, raconte-t-elle ajoutant que c’est là qu’elle a commencé à réfléchir à “un lieu où l’on n’aurait pas d’appréhension”.- Pas “obligées de jouer un rôle” -Elle retape alors cette maison située à Lin’an, dans la province du Zhejiang (est du pays) et organise via le réseau social Xiaohongshu (le “Instagram chinois”, aussi appelé RedNote), un séjour chez elle durant le Nouvel an chinois.Douze femmes viennent, notamment pour échapper aux questions intrusives de leurs parents durant les fêtes – la pression en Chine pour se marier avant 30 ans étant particulièrement forte.”En famille, les femmes doivent souvent s’occuper des grands-parents, des enfants, du ménage. Sans compter les responsabilités au travail”, note Chen Yani.”Elles ont besoin d’un endroit où elles ne sont pas obligées de jouer un rôle”, souligne-t-elle.Grâce à leur indépendance économique et à un niveau d’études plus élevé, les femmes ont aujourd’hui davantage de choix, estime Yuan Xiaoqian, 29 ans, une autre participante.Et sur RedNote notamment, ces communautés féminines se multiplient.- “Force mentale” -Pour quelques jours ou mois, elles proposent davantage qu’un hébergement: elles se veulent des lieux de solidarité entre femmes.Comme celui que Yang Yun, 46 ans, a ouvert début juin à Xiuxi, un village du Zhejiang. Un endroit aux airs d’hôtel de charme, avec meubles bruts et calligraphies aux murs.Contre 3.980 yuans (480 euros) d’adhésion à ce club, nommé “Son Espace”, les membres peuvent y venir à tout moment et à vie.”Si elle perd son emploi, ses parents, se dispute avec son mari, est épuisée par la vie urbaine, elle sait qu’elle peut venir trouver un peu de chaleur”, explique Mme Yang, qui revendique 120 membres. “Cela leur donne une force mentale.”Les membres peuvent devenir partenaires, en investissant dans la rénovation de maisons du village, qu’elles peuvent ensuite louer aux touristes.Ces espaces non-mixtes sont par certains accusés de nourrir l’antagonisme entre sexes ce que Chen Yani récuse.”Comme les enfants ou les seniors (…), les femmes constituent un groupe social avec des trajectoires de vie, des problèmes similaires. C’est plus facile de se comprendre et de faire preuve d’empathie”, explique-t-elle.- Colocations permanentes? -D’autres lieux réservés aux femmes ouvrent en Chine.”Les hommes ont plein d’occasion de socialiser, lors de soirées arrosées ou en faisant du sport”, souligne Lilith Jiang, 34 ans, fondatrice à Pékin de la librairie-café non-mixte “La moitié du ciel”.Des espaces d’échanges que “les femmes n’ont pas”, explique-t-elle.Si Chen Yani concède que son “modèle économique n’est pas viable” elle assure que “tant qu’il y aura une demande, il continuera d’exister” et “d’inventer une autre manière de vivre”.”Certains disent sans cesse aux femmes: +si tu ne te maries pas, qu’est-ce que tu deviendras en vieillissant?+”, souligne Lilith Jiang.Pour elle, en alternative aux relations amoureuses, “des colocations 100% féminines sur le long terme, pour vieillir entre femmes, ça pourrait être une solution”.