Ukraine: Zelensky appelle la Russie à “mettre fin à cette guerre rapidement”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé la Russie à “mettre fin à cette guerre qu’elle a elle-même déclenchée”, à quelques heures de sa rencontre à Washington lundi avec Donald Trump, qui veut pousser Kiev à des concessions territoriales.L’Ukraine partage “le profond désir de mettre fin à cette guerre rapidement”, a déclaré le dirigeant ukrainien dimanche soir, ajoutant que “la paix (devait) être durable”.”J’espère que notre force conjointe avec l’Amérique, avec nos amis européens, contraindra la Russie à une vraie paix”, a-t-il souligné sur les réseaux sociaux.Plusieurs dirigeants européens seront présents à Washington pour appuyer la position de Kiev, sommé par le président américain d’accepter des concessions après son sommet avec Vladimir Poutine vendredi en Alaska, qui n’a pas permis d’arrêter les combats en Ukraine.Sont attendus le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le chef de l’Otan Mark Rutte, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.A quelques heures de cette rencontre, la première dans ce format depuis le début de l’invasion russe en février 2022, la Russie maintient la pression sur le terrain.Moscou a tiré quelques 140 drones et quatre missiles balistiques dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.La réunion à Washington doit permettre d’aborder notamment de possibles concessions territoriales et des garanties de sécurité, pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.”Le président ukrainien Zelensky peut mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le veut, ou il peut continuer à combattre”, a averti M. Trump dans une série de messages sur son réseau Truth Social où il a mis la pression sur le dirigeant ukrainien pour renoncer à certaines de ses exigences.”Pas question” pour Kiev de récupérer le contrôle de la Crimée annexée par Moscou en 2014, ni d’entrer dans l’Otan, a ainsi averti le milliardaire.- Concessions territoriales -Le président ukrainien s’entretiendra d’abord en tête-à-tête avec M. Trump à partir de 13H00 (17H00 GMT). Les différents dirigeants européens se joindront ensuite à eux. Sa dernière visite à la Maison Blanche remonte au 28 février, quand il avait été réprimandé et humilié publiquement dans le Bureau ovale par Donald Trump et son vice-président JD Vance, qui lui avaient reproché son manque de reconnaissance pour le soutien américain.Outre la question de la Crimée évoquée explicitement dimanche par Donald Trump, un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP qu’il soutenait une proposition de Moscou selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).L’émissaire américain Steve Witkoff a assuré que Moscou avait fait “certaines concessions” territoriales concernant “cinq régions” ukrainiennes, citant uniquement “une importante discussion sur Donetsk”, région qui constitue la priorité militaire du Kremlin.- Garanties de sécurité -La question de garanties de sécurité offertes à Kiev en échange d’un compromis devrait occuper une place centrale lors des discussions de lundi.En rentrant d’Alaska, où il a accueilli Vladimir Poutine en grande pompe, Donald Trump a évoqué la piste d’une clause de sécurité collective inspirée de l’article 5 de l’Otan, en dehors toutefois du cadre de l’Alliance atlantique, considérée par Moscou comme une menace existentielle.Selon Emmanuel Macron, les Européens vont demander à M. Trump “jusqu’à quel point” il se joindra aux garanties de sécurité.Le président américain a laissé entrevoir un sommet tripartite avec MM. Poutine et Zelensky, si “tout marche bien” lorsqu’il recevra le dirigeant ukrainien.En cas d’échec des pourparlers, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a prévenu que Washington pourrait prendre de “nouvelles sanctions” contre Moscou.La Chine a dit lundi espérer un accord “acceptable pour toutes les parties dès que possible”.Le Kremlin, qui a l’avantage sur le front, est accusé par Kiev et ses alliés de jouer la montre en maintenant des demandes maximalistes.

Ukraine: Zelensky appelle la Russie à “mettre fin à cette guerre rapidement”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé la Russie à “mettre fin à cette guerre qu’elle a elle-même déclenchée”, à quelques heures de sa rencontre à Washington lundi avec Donald Trump, qui veut pousser Kiev à des concessions territoriales.L’Ukraine partage “le profond désir de mettre fin à cette guerre rapidement”, a déclaré le dirigeant ukrainien dimanche soir, ajoutant que “la paix (devait) être durable”.”J’espère que notre force conjointe avec l’Amérique, avec nos amis européens, contraindra la Russie à une vraie paix”, a-t-il souligné sur les réseaux sociaux.Plusieurs dirigeants européens seront présents à Washington pour appuyer la position de Kiev, sommé par le président américain d’accepter des concessions après son sommet avec Vladimir Poutine vendredi en Alaska, qui n’a pas permis d’arrêter les combats en Ukraine.Sont attendus le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le chef de l’Otan Mark Rutte, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.A quelques heures de cette rencontre, la première dans ce format depuis le début de l’invasion russe en février 2022, la Russie maintient la pression sur le terrain.Moscou a tiré quelques 140 drones et quatre missiles balistiques dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.La réunion à Washington doit permettre d’aborder notamment de possibles concessions territoriales et des garanties de sécurité, pour mettre fin au conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.”Le président ukrainien Zelensky peut mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le veut, ou il peut continuer à combattre”, a averti M. Trump dans une série de messages sur son réseau Truth Social où il a mis la pression sur le dirigeant ukrainien pour renoncer à certaines de ses exigences.”Pas question” pour Kiev de récupérer le contrôle de la Crimée annexée par Moscou en 2014, ni d’entrer dans l’Otan, a ainsi averti le milliardaire.- Concessions territoriales -Le président ukrainien s’entretiendra d’abord en tête-à-tête avec M. Trump à partir de 13H00 (17H00 GMT). Les différents dirigeants européens se joindront ensuite à eux. Sa dernière visite à la Maison Blanche remonte au 28 février, quand il avait été réprimandé et humilié publiquement dans le Bureau ovale par Donald Trump et son vice-président JD Vance, qui lui avaient reproché son manque de reconnaissance pour le soutien américain.Outre la question de la Crimée évoquée explicitement dimanche par Donald Trump, un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP qu’il soutenait une proposition de Moscou selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).L’émissaire américain Steve Witkoff a assuré que Moscou avait fait “certaines concessions” territoriales concernant “cinq régions” ukrainiennes, citant uniquement “une importante discussion sur Donetsk”, région qui constitue la priorité militaire du Kremlin.- Garanties de sécurité -La question de garanties de sécurité offertes à Kiev en échange d’un compromis devrait occuper une place centrale lors des discussions de lundi.En rentrant d’Alaska, où il a accueilli Vladimir Poutine en grande pompe, Donald Trump a évoqué la piste d’une clause de sécurité collective inspirée de l’article 5 de l’Otan, en dehors toutefois du cadre de l’Alliance atlantique, considérée par Moscou comme une menace existentielle.Selon Emmanuel Macron, les Européens vont demander à M. Trump “jusqu’à quel point” il se joindra aux garanties de sécurité.Le président américain a laissé entrevoir un sommet tripartite avec MM. Poutine et Zelensky, si “tout marche bien” lorsqu’il recevra le dirigeant ukrainien.En cas d’échec des pourparlers, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a prévenu que Washington pourrait prendre de “nouvelles sanctions” contre Moscou.La Chine a dit lundi espérer un accord “acceptable pour toutes les parties dès que possible”.Le Kremlin, qui a l’avantage sur le front, est accusé par Kiev et ses alliés de jouer la montre en maintenant des demandes maximalistes.

Rain halts rescue operation after Pakistan floods kill hundreds

Rain on Monday halted search and rescue operations in northern Pakistan after flash floods that have killed nearly 350 people with around 200 still missing, officials said.Torrential rains across the country since Thursday have caused flooding, rising waters and landslides that have swept away entire villages and left many residents trapped in the rubble.Most of the deaths — more than 320 — were reported in northwestern Khyber Pakhtunkhwa province, according to the provincial disaster agency, which warned of new flash floods “till Thursday”.Volunteers had been assisting hundreds of rescue workers in their race against time to find possible survivors and retrieve bodies as fresh rains started lashing the province.”This morning fresh rains forced a halt to relief operations,” said Nisar Ahmad, 31, a volunteer in worst-hit Buner district, where “12 villages have been completely wiped out and 219 bodies have been recovered”.”Dozens of bodies are still buried under the mud and rocks, which can only be recovered with heavy machinery. However, the makeshift tracks built to access the area have once again been destroyed by the new rains,” he added.Around 200 people are still missing in Khyber Pakhtunkhwa province, according to local authorities.- ‘We feel scared’ -Many people fled to seek shelter under damaged infrastructure and in the mountains in Buner, an area with difficult terrain.”Even if it rains a little now, we feel scared because there was light rain that day. And then the unsuspecting people were swept away by the storm,” said Buner resident Ghulam Hussain, 35.”Children and women are running and screaming up the mountains to escape,” Hazrat Ullah, 18, told AFP.Volunteer Ahmad said there were also fears for the future due to a lack of food supplies and clean water.”Many livestock have also perished in the cloudburst, and their decomposing bodies are spreading a foul odour in several places. Right now, our most urgent need is clean drinking water, and I appeal to the government to provide it,” he said.The monsoon season brings about three-quarters of South Asia’s annual rainfall, which is vital for agriculture and food security but also causes widespread destruction.According to the National Disaster Agency, the intensity of this year’s monsoon is about 50 to 60 percent higher than last year.Landslides and flash floods are common during the monsoon season, which typically begins in June and lasts until the end of September.The heavy rains that have battered Pakistan since the start of the summer monsoon have claimed the lives of more than 650 people, with over 920 injured.Pakistan is among the world’s most vulnerable countries to the effects of climate change and is increasingly facing extreme weather events.In 2022, monsoon floods submerged one-third of the country and resulted in approximately 1,700 deaths.

Deux candidats de droite au second tour de la présidentielle en Bolivie

Deux candidats de droite s’affronteront au second tour de la présidentielle en Bolivie, selon un décompte rapide des autorités électorales, marquant la fin de deux décennies de gouvernements de gauche dans un pays plongé dans une grave crise économique. A la surprise générale, le sénateur de centre-droit Rodrigo Paz, fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), arrive en tête avec 32,1% des voix, selon les résultats communiqués par le Tribunal suprême électoral (TSE).L’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga (2001-2002) le suit de près avec 26,8%, selon les mêmes estimations.Le millionnaire Samuel Doria Medina, favori dans tous les sondages jusqu’à il y a une semaine, est en revanche relégué à la troisième place avec 19,8% des voix.Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de grave crise économique marqué par une pénurie chronique de dollars et de carburant, tandis que l’inflation annuelle avoisine les 25%, un niveau inédit depuis 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, n’ont pas réussi à convaincre.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous a fait beaucoup de mal”, a estimé Miriam Escobar, une retraitée de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, a-t-elle déploré après avoir voté à La Paz.Les candidats de droite ont promis de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales. Sous sa présidence, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.- “Besoin de stabilité” -“C’est la fin d’un cycle”, a déclaré Jorge “Tuto” Quiroga, après avoir voté à La Paz. Cet ingénieur, qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002), promet “un changement radical” en cas de victoire.Agustin Quispe, un mineur de 51 ans, a cependant qualifié “Tuto” Quiroga de “dinosaure” et affirmé son soutien à Rodrigo Paz, qui a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption et la baisse des impôts.”La Bolivie a besoin de stabilité, de gouvernabilité et d’un modèle économique tourné vers le peuple plutôt que vers l’Etat”, a déclaré Rodrigo Paz après avoir voté à Tarija, dans le sud du pays. Les deux gagnants s’affronteront lors d’un second tour le 19 octobre, infligeant à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit retranché dans son fief du centre du pays.En votant, chaussé de sandales, Evo Morales a dénoncé un scrutin “sans légitimité”, affirmant que le vote nul, qu’il a encouragé durant la campagne, allait l’emporter, tandis que ses partisans formaient un cordon autour de lui, a constaté l’AFP. Aucune présence policière n’était visible aux alentours. Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Mais son conflit avec Arce a fracturé le MAS, et même ceux qui ont pendant longtemps bénéficié des politiques sociales ont exprimé leur désenchantement.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.

Deux candidats de droite au second tour de la présidentielle en Bolivie

Deux candidats de droite s’affronteront au second tour de la présidentielle en Bolivie, selon un décompte rapide des autorités électorales, marquant la fin de deux décennies de gouvernements de gauche dans un pays plongé dans une grave crise économique. A la surprise générale, le sénateur de centre-droit Rodrigo Paz, fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), arrive en tête avec 32,1% des voix, selon les résultats communiqués par le Tribunal suprême électoral (TSE).L’ancien président de droite Jorge “Tuto” Quiroga (2001-2002) le suit de près avec 26,8%, selon les mêmes estimations.Le millionnaire Samuel Doria Medina, favori dans tous les sondages jusqu’à il y a une semaine, est en revanche relégué à la troisième place avec 19,8% des voix.Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de grave crise économique marqué par une pénurie chronique de dollars et de carburant, tandis que l’inflation annuelle avoisine les 25%, un niveau inédit depuis 17 ans. Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par l’ancien président Evo Morales (2006-2019), mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à un second mandat. Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, n’ont pas réussi à convaincre.”Je veux un changement. Je pense que la gauche nous a fait beaucoup de mal”, a estimé Miriam Escobar, une retraitée de 60 ans. “Il n’y a pas de travail, pas d’essence, pas de diesel, tout est très cher”, a-t-elle déploré après avoir voté à La Paz.Les candidats de droite ont promis de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales. Sous sa présidence, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.- “Besoin de stabilité” -“C’est la fin d’un cycle”, a déclaré Jorge “Tuto” Quiroga, après avoir voté à La Paz. Cet ingénieur, qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002), promet “un changement radical” en cas de victoire.Agustin Quispe, un mineur de 51 ans, a cependant qualifié “Tuto” Quiroga de “dinosaure” et affirmé son soutien à Rodrigo Paz, qui a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption et la baisse des impôts.”La Bolivie a besoin de stabilité, de gouvernabilité et d’un modèle économique tourné vers le peuple plutôt que vers l’Etat”, a déclaré Rodrigo Paz après avoir voté à Tarija, dans le sud du pays. Les deux gagnants s’affronteront lors d’un second tour le 19 octobre, infligeant à la gauche son plus lourd revers depuis l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.L’ancien chef d’Etat de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l’a écarté de la course. Visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il conteste, l’ancien syndicaliste des planteurs de coca vit retranché dans son fief du centre du pays.En votant, chaussé de sandales, Evo Morales a dénoncé un scrutin “sans légitimité”, affirmant que le vote nul, qu’il a encouragé durant la campagne, allait l’emporter, tandis que ses partisans formaient un cordon autour de lui, a constaté l’AFP. Aucune présence policière n’était visible aux alentours. Malgré son éviction, le premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène garde de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones. Mais son conflit avec Arce a fracturé le MAS, et même ceux qui ont pendant longtemps bénéficié des politiques sociales ont exprimé leur désenchantement.Pour Daniel Valverde, politologue à l’université Gabriel René Moreno, “le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même”. “La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l’improvisation ont fini par fatiguer la population”, juge-t-il.

A Anjouan, aux Comores, un sursaut pour sauver la forêt en perdition

A Anjouan, l’île la plus montagneuse et la plus densément peuplée de l’archipel des Comores, des ONG tentent de réparer les dégâts de plusieurs décennies de déforestation, les derniers massifs forestiers ne devant leur survie qu’à leur inaccessibilité.Le ministre comorien de l’Environnement Abubakar Ben Mahmoud dresse le terrible constat: “Nous avons perdu 80% de nos forêts naturelles entre 1995 et 2014″. En cause, les effets conjugués d’une forte pression démographique qui voit les habitants défricher la forêt pour leurs cultures vivrières, de la production d’huile essentielle d’ylang-ylang, prisée des grands noms de la parfumerie de luxe et grande consommatrice de bois, et de la production traditionnelle de portes en bois sculptées qui font la réputation de l’île.La population d’Anjouan, dans l’océan Indien, est estimée à plus de 325.000 habitants pour une superficie de 424 km2, soit plus de 700 habitants au km2.”Le phénomène de la déforestation est intensifié par une pression démographique très forte. Les agriculteurs sont à la recherche de terres arables pour leurs activités”, observe le ministre.Sur les hauteurs de Mutsamudu, le chef-lieu de l’île, se trouve le siège de Dahari, l’une des ONG en pointe dans le combat pour la restauration de la forêt. De là, on peut observer des flancs entiers de montagnes dénudés.L’organisation comorienne a lancé en 2024 un programme de reforestation en partenariat avec des agriculteurs baptisés pour la cause “les gardiens de l’eau” (“Walezi wa ya maji”).Il s’agit “de travailler directement avec des agriculteurs qui ont des terres sur les hauts-plateaux via un contrat de conservation d’une durée de cinq ans”, explique à l’AFP Misbahou Mohamed, l’un des responsables de Dahari.Pendant cette période, les agriculteurs s’engagent à reboiser ou à laisser leurs terres en jachère moyennant une compensation financière versée après inspection périodique de la parcelle.- Production énergivore -La production d’ylang-ylang, cette fleur jaune dont l’huile essentielle entre dans la composition de parfums de luxe, a elle aussi contribué à la déforestation d’Anjouan.Les Comores sont depuis de nombreuses années dans le peloton de tête des pays producteurs de cette huile essentielle, avec Madagascar, Mayotte ou la Réunion. L’agriculture compte pour près d’un tiers du PIB national et elle repose principalement sur la vanille, le girofle et l’ylang-ylang.La majorité des quelques 10.000 producteurs d’ylang-ylang que compte le pays sont recensés à Anjouan et le bois reste à ce jour la source d’énergie la moins onéreuse pour la distillation, selon un rapport d’un organisme de soutien aux filières agricoles d’exportation des Comores (AFIDEV), financé par l’Agence française de développement.Le bois est utilisé pour chauffer les alambics et selon ce rapport, il faut en brûler environ 250 kg pour obtenir un litre d’huile essentielle.Des acteurs de la filière adaptent toutefois leurs moyens de production pour limiter leur consommation. Mohamed Mahamoud, 67 ans, cultive et distille l’ylang-ylang depuis près de 45 ans dans la localité de Bambao Mtsanga.”Il y a quelques années, une distillation demandait 6 mètres cubes de bois (environ 300 kg, ndlr). Maintenant, j’utilise la troisième génération d’alambics en inox, avec un four amélioré doté de portes et de cheminées. Ma consommation de bois a diminué de moitié”, explique-t-il.Le sexagénaire cultive désormais des manguiers et des arbres à pain sur une de ses parcelles pour assurer ses besoins en bois.- Rivières taries -D’autres distillateurs sur l’île ont opté depuis quelques années pour une distillation au pétrole, qui “coûte deux fois plus chère”, selon un exportateur du secteur qui a requis l’anonymat. “Si elle devait se faire à l’électricité, elle couterait dix fois plus chère, sans compter les longues périodes de coupure” affirme cette même source.La déforestation a par ailleurs entraîné le tarissement de rivières à Anjouan. Comme l’explique Abdoul Oubeidillah, docteur en hydroclimatologie, “la forêt favorise l’infiltration de l’eau qui alimente les cours d’eau et les nappes, (…) comme une éponge qui garde l’eau et la relâche graduellement”.”En 1925, il y avait 50 cours d’eau avec un fort débit tout au long de l’année. Maintenant, il y a moins de 10 rivières qui coulent en permanence”, assure à l’AFP Bastoini Chaambani de l’ONG de protection de l’environnement Dayima.Le gouvernement comorien entend aussi prendre sa part dans les efforts de reforestation. Une campagne de reboisement impliquant la population sera bientôt lancée. Le ministre de l’Environnement l’assure: “Nous ferons tout pour sauver le peu de forêts qui nous restent”.

Zelensky says Russia must end war, after Trump pressures Ukraine

Ukrainian President Volodymyr Zelensky said it was up to Russia to end its invasion, ahead of high-stakes talks on Monday with US counterpart Donald Trump, who is pressuring Ukraine to give up Crimea and abandon its NATO ambitions.The comments came hours before Zelensky and European leaders were scheduled to meet Trump in Washington, a follow-up to a summit between Trump and Putin in Alaska on Friday that failed to produce a ceasefire.Trump, who dropped his insistence on a ceasefire in favor of a final peace deal after meeting Putin, said late Sunday that Zelensky could end the three-and-a-half-year war “almost immediately, if he wants to.””Remember how it started. No getting back Obama given Crimea (12 years ago, without a shot being fired!), and NO GOING INTO NATO BY UKRAINE. Some things never change!!!”, Trump wrote on Truth Social.Announcing that he had landed in Washington, Zelensky wrote later: “Russia must end this war, which it itself started.””Ukrainians are fighting for their land, their independence,” he said, adding that he hoped “that our joint strength with America, with our European friends, will force Russia into a real peace.”Trump and Zelensky are expected to meet one-on-one before being joined by the leaders of Britain, France, Germany, Italy and Finland, as well as NATO chief Mark Rutte and European Commission chief Ursula von der Leyen, according to the White House.Ahead of Monday’s meeting, China called for “all parties” to agree to peace “as soon as possible.”It will be the first time Zelensky visits Washington since a bust-up with Trump and Vice President JD Vance in February, when the two men berated the Ukrainian leader for being “ungrateful.”Russia kept up its attacks on Ukraine ahead of the new talks, firing at least 140 drones and four ballistic missiles at the country between late Sunday and early Monday, the Ukrainian air force said.A Russian drone attack on a five-story apartment block in the Ukrainian city of Kharkiv just before dawn killed at least seven people, authorities said.Ukrainian shelling attacks in the Russian-occupied parts of the Kherson and Donetsk regions meanwhile killed two people, Moscow-installed authorities said.- Security guarantees -Since the Oval Office row with Zelensky in February, Trump has grown more critical of Putin and shown some signs of frustration as Russia repeatedly stalled on peace talks.But Washington has not placed extra sanctions on Moscow, and the lavish welcome offered to Putin in Alaska on his first visit to the West since he invaded Ukraine in 2022 was seen as a diplomatic coup for Russia.Speaking in Brussels on the eve of his visit to the United States, Zelensky said he was keen to hear more about what Putin and Trump discussed in Alaska.He also hailed Washington’s offer of security guarantees to Ukraine as “historic.”Trump said he spoke to Putin about the possibility of a collective defense guarantee for Ukraine similar to the one in place for NATO members.The promise would be outside of the framework of the Western military alliance that Ukraine wants to join and which is seen as an existential threat by Russia.- Discussion on land -Trump envoy Steve Witkoff said Moscow had made “some concessions” regarding five Ukrainian regions that Russia now fully or partially controls, and that there was an “important discussion with regard to Donetsk and what would happen there.””That discussion is going to specifically be detailed on Monday,” he told CNN, without giving details.Russia annexed Crimea in 2014 following a referendum denounced as a sham by Kyiv and the West, and did the same in 2022 in four Ukrainian regions — Donetsk, Kherson, Lugansk and Zaporizhzhia — even though its forces have not fully captured them.A source briefed on a phone call between Trump and European leaders on Saturday told AFP that the US leader was “inclined to support” a Russian demand to be given territory it had not yet captured in the Donbas, an area that includes the Donetsk and Lugansk regions and that has seen the deadliest battles of the war.In exchange, Moscow would agree to “freeze” the front line in Kherson and Zaporizhzhia, regions where Russian forces hold swathes of territory but not the regional capitals, the source cited Trump as saying.Russia had until now insisted that Ukraine pull its forces from all four regions as a precondition to any deal.Zelensky has said he is constitutionally bound not to give away any Ukrainian territory.

La Bourse de Paris fléchit avant la rencontre Trump-Zelensky

La Bourse de Paris perd légèrement du terrain lundi avant une rencontre entre Donald Trump le président ukrainien Volodymyr Zelensky entouré d’autres dirigeants européens, après un sommet entre le président américain et son homologue russe qui n’a débouché sur aucun cessez-le-feu.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, perdait 0,52% soit une perte de 41,52 points, pour s’établir à 7.881,93 points vers 10H00 heure locale. Vendredi, le CAC 40 avait gagné 0,67%, pour s’établir à 7.923,45 points.”Les investisseurs attendent l’issue d’une rencontre décisive entre le président Trump et le président ukrainien Zelensky, au cours de laquelle les Etats-Unis font pression sur l’Ukraine pour envisager un accord de paix avec la Russie” avec des concessions territoriales, commente Soojin Kim, analyste chez MUFG.Le président ukrainien s’entretiendra d’abord en tête-à-tête avec M. Trump à partir de 13H00 (17H00 GMT). Les différents dirigeants européens se joindront ensuite à eux. Précédée de nouvelles frappes russes meurtrières sur plusieurs villes ukrainiennes, cette rencontre à la Maison Blanche sera une première dans ce format depuis le début de l’invasion russe, en février 2022.Donald Trump a laissé entrevoir un sommet tripartite avec MM. Poutine et Zelensky, si “tout marche bien” lorsqu’il recevra le président ukrainien.En cas d’échec des pourparlers, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a prévenu que Washington pourrait prendre de “nouvelles sanctions” contre Moscou.La défense dans le vertLes investisseurs scrutent les avancées sur le dossier ukrainien. “Pour les valeurs de la défense, la perspective d’un accord qui +récompense+ -attention à l’utilisation de ce mot- l’agression plutôt que de la dissuader ne fera que renforcer la détermination des capitales européennes à se réarmer”, souligne John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.”L’affaiblissement de la position ukrainienne, associé à la réduction des fonds alloués à la sécurité par les Etats-Unis, devrait inciter les membres de l’Otan à accélérer l’acquisition de systèmes avancés, ce qui profitera aux leaders de l’aérospatiale et de la défense antimissile”, affirme-t-il.Le groupe industriel français de défense Thales prenait 1,02% à 237,80 euros et Dassault Aviation gagnait 0,58% à 277,20 euros vers 10H00 à Paris.Valneva bienLe spécialiste des vaccins Valneva a annoncé que l’agence fédérale de santé du Canada (Santé Canada) lui avait accordé une autorisation de mise sur le marché de son vaccin contre le chikungunya Ixchiq chez les personnes âgées de 12 ans et plus, d’après un communiqué publié sur son site internet lundi.L’annonce a été plébiscitée en Bourse, le titre s’envolant de 8,35% à 5,18 euros vers 10H00 heure de Paris.

Au Pakistan, la pluie empêche les secouristes de retrouver les disparus de la mousson

De nouvelles trombes de pluies empêchent lundi les secours de sortir de la boue des dizaines de corps toujours ensevelis après un épisode extrême de mousson qui a tué près de 350 personnes dans le nord du Pakistan.Selon les autorités, près de 200 habitants des dizaines de villages sinistrés sont toujours portés disparus. Mais depuis le début des opérations de sauvetage, la tâche des secouristes n’a fait que se compliquer.Vendredi, une mauvaise météo a fait s’écraser un hélicoptère du gouvernement du Khyber-Pakhtunkhwa, la province la plus touchée par les pluies meurtrières avec plus de 320 morts, des dizaines de blessés et des dégâts qui pourraient priver des centaines de familles de maisons, d’écoles et de services publics probablement pendant des mois.A Bichnoi, au coeur du district de Buner, le plus touché de la région escarpée où la boue a mis à bas reliefs et vallons de la même façon, charriant sur son passage des blocs de pierre qui ont tout emporté, Nisar Ahmad tente d’aider.Ce volontaire de 31 ans raconte comment “depuis des jours”, il a, avec les autres, “sorti les corps des décombres de 12 villages entièrement rasés”.- “Terrorisés par la pluie” -Les autorités ont déployé 2.000 secouristes depuis plusieurs jours. Mais ce matin, “le retour de la pluie nous a forcé à cesser les opérations: pour sortir les dizaines de corps encore prisonniers, il nous faut des engins de chantier mais les passages qui avaient été dégagés ont été effacés par la pluie et plus aucun engin ne peut s’approcher”, explique-t-il à l’AFP.Et cette eau à nouveau venue du ciel ne provoque pas que la paralysie des secouristes, elle tétanise aussi les habitants. “Même s’il commence à pleuvoir légèrement, on est terrorisés, car c’est comme ça que ça a commencé” dans la nuit de jeudi à vendredi, raconte Ghulam Hussain, un habitant de Buner. “Les enfants et les femmes courent s’abriter dans les montagnes, en lieu sûr, pour tenter d’échapper aux pluies torrentielles si elles venaient à recommencer”, rapporte de son côté Hazrat Ullah, 18 ans.Et les ennuis ne pourraient faire que commencer, préviennent les autorités, car les pluies vont encore s’intensifier ces deux prochaines semaines et la chaleur — typique de la mousson d’été — reste importante, faisant redouter développement des bactéries et épidémies alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.”Beaucoup d’animaux sont morts dans les pluies torrentielles et leurs corps en décomposition dégagent des odeurs pestilentielles”, affirme Nisar Ahmad, le volontaire de Bichnoi, qui réclame “de l’eau potable en urgence”.- “50% plus intense qu’en 2024″ -Mais acheminer l’aide sera compliqué, comme un haut responsable de l’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa l’explique.”Les routes alternatives dessinées pour accéder aux villages escarpés viennent d’être elles aussi emportées par les pluies” et “le département de météorologie anticipe de nouvelles crues subites jusqu’à jeudi”.La région voisine du Gilgit-Baltistan a déjà vécu il y a une semaine ce retour de bâton: sept volontaires y ont été tués et six autres blessés, ensevelis sous une coulée de boue alors qu’ils tentaient de raccorder leur village de montagne au réseau d’eau endommagé par des crues subites trois semaines plus tôt.Car si la mousson a été particulièrement meurtrière ces derniers jours, elle a commencé fin juin. Selon les autorités, elle a tué depuis lors plus de 650 personnes, dont une centaine d’enfants, avec une “intensité supérieure cette année de 50 à 60% par rapport à l’année dernière”.Au moins 60 victimes ont aussi été recensées dans le Cachemire administré par l’Inde.Les grandes inondations de 2010 puis de 2022 n’ont fait que renforcer l’inquiétude des 255 millions de Pakistanais qui voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier.Le pays, l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique au monde, voit ainsi se succéder au fil des saisons inondations massives et meurtrières, explosions de lacs glaciaires et sécheresses inédites.