Arrivée de Shein au BHV: la Banque des territoires dénonce “une rupture de confiance” et renonce au rachat des murs

La Banque des territoires a annoncé mercredi avoir mis fin aux négociations entamées pour le rachat des murs du BHV avec son exploitant la Société des grands magasins (SGM), invoquant “une rupture de confiance” liée à l’annonce de l’implantation prochaine de la marque asiatique Shein au BHV.”Cette décision fait suite à l’annonce d’un partenariat conclu entre la SGM et Shein, entreprise dont le modèle ne correspond pas aux valeurs et à la doctrine d’action de la Banque des territoires”, a affirmé cette entité de la Caisse des dépôts dans un communiqué transmis à l’AFP.La Banque des territoires avait entamé des négociations le 4 juin avec la SGM “visant à la création d’une foncière commune pour le rachat des murs” de l’emblématique Bazar de l’Hôtel de Ville, qui sont détenus par les Galeries Lafayette et évalués à 300 millions d’euros selon le magazine Challenges qui suit de près l’enseigne.Le 1er octobre, Shein et la SGM ont dévoilé une alliance pour l’ouverture progressive de six magasins physiques et pérennes aux couleurs de la marque de mode ultra-éphémère à prix discount, dont l’un se situera au sein du BHV Marais, en plein cœur du Paris touristique. Shein doit ainsi s’installer au sixième étage de l’établissement ouvert en 1856. Jusqu’à présent, elle ne vendait ses produits qu’en ligne ou via des boutiques éphémères.Cette annonce par un acteur accusé par ses détracteurs de tuer le prêt-à-porter français a aussitôt suscité une levée de boucliers chez les commerçants et certains politiques.La Caisse des dépôts avait déjà dit au lendemain de l’annonce ne “pas cautionner” l’alliance entre Shein et la SGM.”La Banque des territoires a pris connaissance de ce partenariat par voie de presse, sans aucune information préalable, entrainant en conséquence une rupture de confiance entre les deux parties”, a expliqué l’organisme public dans son communiqué.

Arrivée de Shein au BHV: la Banque des territoires dénonce “une rupture de confiance” et renonce au rachat des murs

La Banque des territoires a annoncé mercredi avoir mis fin aux négociations entamées pour le rachat des murs du BHV avec son exploitant la Société des grands magasins (SGM), invoquant “une rupture de confiance” liée à l’annonce de l’implantation prochaine de la marque asiatique Shein au BHV.”Cette décision fait suite à l’annonce d’un partenariat conclu entre la SGM et Shein, entreprise dont le modèle ne correspond pas aux valeurs et à la doctrine d’action de la Banque des territoires”, a affirmé cette entité de la Caisse des dépôts dans un communiqué transmis à l’AFP.La Banque des territoires avait entamé des négociations le 4 juin avec la SGM “visant à la création d’une foncière commune pour le rachat des murs” de l’emblématique Bazar de l’Hôtel de Ville, qui sont détenus par les Galeries Lafayette et évalués à 300 millions d’euros selon le magazine Challenges qui suit de près l’enseigne.Le 1er octobre, Shein et la SGM ont dévoilé une alliance pour l’ouverture progressive de six magasins physiques et pérennes aux couleurs de la marque de mode ultra-éphémère à prix discount, dont l’un se situera au sein du BHV Marais, en plein cœur du Paris touristique. Shein doit ainsi s’installer au sixième étage de l’établissement ouvert en 1856. Jusqu’à présent, elle ne vendait ses produits qu’en ligne ou via des boutiques éphémères.Cette annonce par un acteur accusé par ses détracteurs de tuer le prêt-à-porter français a aussitôt suscité une levée de boucliers chez les commerçants et certains politiques.La Caisse des dépôts avait déjà dit au lendemain de l’annonce ne “pas cautionner” l’alliance entre Shein et la SGM.”La Banque des territoires a pris connaissance de ce partenariat par voie de presse, sans aucune information préalable, entrainant en conséquence une rupture de confiance entre les deux parties”, a expliqué l’organisme public dans son communiqué.

Ecatepec, ville mexicaine entre peur et soif de justice face à l’extorsion

En juillet, des commerçants de la ville mexicaine d’Ecatepec, excédés, ont roué de coups un homme qui menaçait de brûler leurs magasins s’ils ne se laissaient pas racketter. Mais la peur reste omniprésente, car des gangs organisés sévissent en toute impunité.”La Chokiza”, une bande pourtant accusée par les autorités de meurtres et d’extorsions, propose ouvertement des services “de protection” dans un local à côté d’un marché.”Rejoignez cette grande famille”, est-il écrit sur une affiche mentionnant également une offre de “conseil juridique”.”Ils sont censés vous protéger en échange d’une certaine somme”, explique à l’AFP une commerçante de 53 ans derrière son étal, dans cette ville du centre du Mexique.Quand ce type de paiement sert non pas à se prémunir d’une menace extérieure mais à éviter un possible préjudice de la part du gang lui-même, ou qu’il permettrait, il s’agit d’une forme d’extorsion.”La Chokiza” fait également sa pub au travers d’un compte Facebook avec pour logo une caricature d’un Jésus-Christ à moto.Certains stands du marché arborent eux sur leur devanture un autocollant “Résistance civile pacifique”, nom derrière lequel se cache, selon les autorités, un autre groupe criminel qui pratique l’extorsion.Dans de nombreux pays d’Amérique latine, les entreprises et petits commerçants en sont victimes.Au Pérou, les habitants ont maintes fois exprimé leur exaspération face à ce racket permanent, réclamant aux autorités d’agir avec plus de fermeté.Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum se félicite d’une réduction du taux d’homicide, mais reconnaît ne pas avoir réussi à faire de même avec l’extorsion. Elle promet de durcir les peines et de promouvoir une ligne téléphonique pour des dénonciations anonymes auprès de la police.- De l’exaspération à la peur -À Ecatepec, faubourg de Mexico de 1,6 million d’habitants où 90% de la population affirment ne pas se sentir en sécurité, boulangers, mécaniciens et vendeurs en tous genres racontent à l’AFP être contraints de cracher au bassinet.Favorisée par l’impunité et l’inaction des autorités face à ces mafias qui agissent sans retenue, l’extorsion a gangréné une partie de l’activité.A bout de nerfs, un groupe de commerçants a roué de coups en juillet un homme qui menaçait d’incendier leurs boutiques, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Secouru in extremis par des policiers, il est maintenant poursuivi pour extorsion.Mais cette poussée de colère a laissé place à la peur.”On n’a rien à dire, on veut plus rien savoir”, a répondu un commerçant excédé par les questions de l’AFP, qui a appelé la police pour faire partir les journalistes.Au cours de la dernière décennie, plus de 2.000 cas de justice par soi-même ont été recensés au Mexique, selon une étude de l’Institut technologique de Monterrey. Là aussi, l’impunité est presque totale.En 2023, une embuscade tendue à un groupe de maîtres-chanteurs par des habitants de Texcaltitlan, également dans l’Etat de Mexico, a fait 14 morts.- “Terreur” -Néanmoins, les choses bougent à Ecatepec. Alejandro Mendoza, chef de “La Chokiza”, a été arrêté le 12 septembre lors d’une grande opération policière. Quelques jours auparavant, il se pavanait dans une vidéo, se vantant d’avoir “plus de 10.000″ membres.L’extorsion revêt des intérêts divers. Comme en Colombie, elle est pratiquée au Mexique par des groupes de narcotrafiquants car elle leur permet de générer de l’argent liquide, d’après des chercheurs.Mais il existe une kyrielle de profils, avec des petits malfaiteurs qui menacent et extorquent à distance, parfois depuis l’intérieur des prisons.”Leur arme, c’est un téléphone portable”, dit à l’AFP Alfredo Almora, responsable de l’aide aux victimes auprès du Secrétariat fédéral à la Sécurité. “Ils instaurent une telle terreur” que “ça te traumatise”, témoigne auprès de l’AFP la commerçante de 53 ans rencontrée sur le marché, victime de cette pratique il y a huit mois.La peur de dénoncer n’est pas le seul frein. Parfois, la police elle-même est soupçonnée d’être au service des groupes criminels. “On ne leur fait plus confiance”, déplore la vendeuse.

Ecatepec, ville mexicaine entre peur et soif de justice face à l’extorsion

En juillet, des commerçants de la ville mexicaine d’Ecatepec, excédés, ont roué de coups un homme qui menaçait de brûler leurs magasins s’ils ne se laissaient pas racketter. Mais la peur reste omniprésente, car des gangs organisés sévissent en toute impunité.”La Chokiza”, une bande pourtant accusée par les autorités de meurtres et d’extorsions, propose ouvertement des services “de protection” dans un local à côté d’un marché.”Rejoignez cette grande famille”, est-il écrit sur une affiche mentionnant également une offre de “conseil juridique”.”Ils sont censés vous protéger en échange d’une certaine somme”, explique à l’AFP une commerçante de 53 ans derrière son étal, dans cette ville du centre du Mexique.Quand ce type de paiement sert non pas à se prémunir d’une menace extérieure mais à éviter un possible préjudice de la part du gang lui-même, ou qu’il permettrait, il s’agit d’une forme d’extorsion.”La Chokiza” fait également sa pub au travers d’un compte Facebook avec pour logo une caricature d’un Jésus-Christ à moto.Certains stands du marché arborent eux sur leur devanture un autocollant “Résistance civile pacifique”, nom derrière lequel se cache, selon les autorités, un autre groupe criminel qui pratique l’extorsion.Dans de nombreux pays d’Amérique latine, les entreprises et petits commerçants en sont victimes.Au Pérou, les habitants ont maintes fois exprimé leur exaspération face à ce racket permanent, réclamant aux autorités d’agir avec plus de fermeté.Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum se félicite d’une réduction du taux d’homicide, mais reconnaît ne pas avoir réussi à faire de même avec l’extorsion. Elle promet de durcir les peines et de promouvoir une ligne téléphonique pour des dénonciations anonymes auprès de la police.- De l’exaspération à la peur -À Ecatepec, faubourg de Mexico de 1,6 million d’habitants où 90% de la population affirment ne pas se sentir en sécurité, boulangers, mécaniciens et vendeurs en tous genres racontent à l’AFP être contraints de cracher au bassinet.Favorisée par l’impunité et l’inaction des autorités face à ces mafias qui agissent sans retenue, l’extorsion a gangréné une partie de l’activité.A bout de nerfs, un groupe de commerçants a roué de coups en juillet un homme qui menaçait d’incendier leurs boutiques, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Secouru in extremis par des policiers, il est maintenant poursuivi pour extorsion.Mais cette poussée de colère a laissé place à la peur.”On n’a rien à dire, on veut plus rien savoir”, a répondu un commerçant excédé par les questions de l’AFP, qui a appelé la police pour faire partir les journalistes.Au cours de la dernière décennie, plus de 2.000 cas de justice par soi-même ont été recensés au Mexique, selon une étude de l’Institut technologique de Monterrey. Là aussi, l’impunité est presque totale.En 2023, une embuscade tendue à un groupe de maîtres-chanteurs par des habitants de Texcaltitlan, également dans l’Etat de Mexico, a fait 14 morts.- “Terreur” -Néanmoins, les choses bougent à Ecatepec. Alejandro Mendoza, chef de “La Chokiza”, a été arrêté le 12 septembre lors d’une grande opération policière. Quelques jours auparavant, il se pavanait dans une vidéo, se vantant d’avoir “plus de 10.000″ membres.L’extorsion revêt des intérêts divers. Comme en Colombie, elle est pratiquée au Mexique par des groupes de narcotrafiquants car elle leur permet de générer de l’argent liquide, d’après des chercheurs.Mais il existe une kyrielle de profils, avec des petits malfaiteurs qui menacent et extorquent à distance, parfois depuis l’intérieur des prisons.”Leur arme, c’est un téléphone portable”, dit à l’AFP Alfredo Almora, responsable de l’aide aux victimes auprès du Secrétariat fédéral à la Sécurité. “Ils instaurent une telle terreur” que “ça te traumatise”, témoigne auprès de l’AFP la commerçante de 53 ans rencontrée sur le marché, victime de cette pratique il y a huit mois.La peur de dénoncer n’est pas le seul frein. Parfois, la police elle-même est soupçonnée d’être au service des groupes criminels. “On ne leur fait plus confiance”, déplore la vendeuse.

Négociations sur Gaza: le Hamas évoque “un esprit d’optimisme”

Le Hamas a évoqué mercredi “un esprit d’optimisme” dans les négociations indirectes avec Israël pour parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et libérer les otages retenus dans la territoire palestinien.Ces discussions se tiennent dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans l’est de l’Egypte, deux ans après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023.”Les médiateurs font de grands efforts pour lever tous les obstacles à la mise en oeuvre des différentes étapes du cessez-le-feu, et un esprit d’optimisme prévaut parmi tous les participants”, a déclaré à l’AFP Taher al-Nounou, un des dirigeants du Hamas participant aux discussions.Il a ajouté à l’AFP que son mouvement avait échangé avec Israël “des listes de prisonniers à libérer”, en faisant référence aux otages retenus dans Gaza et aux Palestiniens détenus par Israël susceptibles de faire partie de l’échange de prisonniers. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a également indiqué avoir reçu de Charm el-Cheikh des messages “très encourageants”. Les négocations reposent sur un plan annoncé le 29 septembre par le président américain Donald Trump, qui prévoit, outre l’échange otages-prisonniers, un cessez-le-feu, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas.- “Réelle chance” -Selon Al-Qahera News, média proche des services de renseignement égyptiens, Ron Dermer, un proche conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, est arrivé à Charm el-Cheikh, ainsi que la délégation américine dorogée par l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président, Jared Kushner.La session plénière doit débuter “bientôt”, a annoncé la même source en début d’après-midi.Les émissaires américains sont venus “avec une forte volonté (…) et un mandat solide du président Trump pour mettre fin à la guerre”, a indiqué M. Sissi.Le président égyptien a dit avoir invité, en cas d’accord, le président américain pour “assister à sa signature”.Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, dont le pays est un autre médiateur avec l’Egypte, devait également se rendre mercredi en Egypte, selon la diplomatie qatarie.Tout comme une délégation turque emmenée par le chef des services de renseignement Ibrahim Kalin, selon l’agence turque Anadolu. La Turquie entretient des relations étroites avec le Hamas. Son président, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé mercredi que Donald Trump avait “expressément demandé” à Ankara de convaincre le Hamas de négocier la paix avec Israël. Donald Trump a évoqué mardi une “réelle chance” de parvenir à un accord.Le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis jouent le rôle de médiateurs dans la guerre, mais leurs efforts ont jusqu’à présent échoué à aboutir à un cessez-le-feu durable.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens.Le Hamas a manifesté son accord de principe au plan Trump mais plusieurs points restent en suspens.Mardi, jour du 2e anniversaire de l’attaque du Hamas contre Israël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis la réalisation de tous les objectifs de la guerre, en citant la libération de “tous les otages” et “la destruction du pouvoir du Hamas”.- “Garanties” -Présent en Egypte, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré que le mouvement voulait des “garanties” de M. Trump et des médiateurs que la guerre à Gaza “finira une fois pour toutes”. “Nous ne faisons pas confiance” à Israël, a-t-il dit. Selon une source palestinienne proche des négociateurs du Hamas, “de premières cartes ont été présentées mardi par la partie israélienne concernant le retrait des troupes”.Dans sa réponse au plan Trump, le Hamas a accepté de libérer les otages mais réclamé la fin de l’offensive israélienne et le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son propre désarmement, point clé de la proposition. M. Netanyahu a dit soutenir le plan mais a souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza et répété que le Hamas devait être désarmé.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, provoqué un désastre humanitaire et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.183 morts, en majorité des civils.L’ONU a déclaré l’état de famine dans une partie de Gaza et ses enquêteurs affirment qu’Israël y commet un génocide. Des affirmations rejetées par Israël.

In Simandou mountains, Guinea prepares to cash in on iron oreWed, 08 Oct 2025 10:59:34 GMT

At the foot of the Simandou mountains in southeast Guinea’s lush tropical forest, thousands of workers, trucks and excavators are digging up the hills.The verdant paradise is home to a gigantic mining project that promises to propel the poor west African country into the ranks of the world’s largest iron exporters — raising economic hopes but …

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Au procès de Cédric Jubillar, les “doutes” et les reproches de sa mère

Rongée par la culpabilité, la mère de Cédric Jubillar, entendue lors du procès de son fils mercredi à Albi, a dit regretter de “ne pas avoir pris plus au sérieux” ses menaces de mort à l’encontre de Delphine, lui reprochant de tenter de “se couvrir” avec une théorie fantaisiste sur la disparition de son épouse.Au onzième jour du procès, au cours d’une longue audition marquée par de nombreuses hésitations et larmes, Nadine Jubillar a été amenée à raconter cette matinée de décembre 2020, quelques semaines avant la disparition de Delphine, où son fils lui aurait dit: “J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver.””Si j’avais pris plus au sérieux cette phrase, on n’en serait pas là”, a lâché Nadine Jubillar, relancée plusieurs fois par les avocats de la partie civile pour tenter de donner du sens à ces menaces.”Je n’ai pas compris la portée de ses mots au départ, j’ai mis ça sur le ton de la colère. Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir donné plus de sens à cette phrase”, a-t-elle poursuivi, au sujet de propos dont elle avait déjà parlé aux enquêteurs.”Qu’auriez-vous fait de plus? Vous auriez tout fait pour l’empêcher de la tuer?”, a demandé Me Laurent Nakache-Haarfi, avocat de parties civiles. “Ce sont vos mots, pas les miens”, a répliqué Nadine Jubillar.- Silence de la défense -Des paroles en l’air, a martelé le peintre-plaquiste de 38 ans au cours de l’instruction, qui a toujours nié être l’auteur du meurtre dont il est accusé devant les assises du Tarn. Le corps de Delphine n’a pas été retrouvé, en plus de quatre ans de recherches.La défense, au moment de lui poser des questions, a décliné, expliquant: “Cédric nous a demandé de ne rien vous demander.”Face aux enquêteurs, et à nouveau depuis le début du procès, Cédric Jubillar a parlé de plusieurs pistes pour expliquer la disparition de sa compagne, évoquant un départ “en Syrie” pour rejoindre le groupe Etat islamique. Des théories fantaisistes qu’il utilise “pour se couvrir”, a estimé sa mère, la voix étranglée.Cherchant d’abord fréquemment ses mots, essuyant parfois une larme au moment d’évoquer l’enfance chaotique de son fils, assis dans son box sur sa droite et qui l’a sans cesse fixée, elle a également dit avoir eu “un doute” au moment d’être entendue par les enquêteurs, peu après la disparition de Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.Dès le lendemain des faits, la belle-mère de l’infirmière avait déclaré aux gendarmes: “J’espère juste que mon fils ne lui a rien fait.””Au fond de lui, il n’a jamais accepté” le divorce, a-t-elle souligné lors de l’interrogatoire mené par la présidente, avant de se contredire en indiquant: “Il l’aimait, mais il avait quand même accepté qu’elle veuille divorcer (…) il pouvait pas faire autrement.”Vêtue d’un ensemble bleu roi et d’un haut blanc, elle a assuré que la perte de la maison de Cagnac-les-Mines aurait représenté “la perte d’un statut social, familial, son statut d’homme”, pour son fils.- “Pas eu le choix” -Nadine Jubillar, 54 ans, a été plongée dans l’affaire judiciaire et médiatique dès l’annonce de la disparition de sa belle-fille de 33 ans, quand Cédric l’a appelée, le 16 décembre 2020 au matin, pour venir au domicile du couple, s’occuper de ses petits-enfants. A l’audience, elle a répété sa “culpabilité”, d’abord de “ne pas avoir été capable” de s’occuper de Cédric enfant, qu’elle a eu à l’âge de 16 ans et qui a été placé à plusieurs reprises, puis de ne pas avoir “donné plus d’importance” aux propos de son fils.Interrogée sur le “flicage” de la jeune infirmière par son mari, qui cherchait à trouver les traces d’une relation extraconjugale, elle a nié être “l’instigatrice” de la tentative de géolocalisation de sa belle-fille avant sa disparition, mais a répondu à la demande insistante de son fils. “Je n’ai pas eu le choix”, a-t-elle dit.Nadine Jubillar s’est constituée partie civile, “pas en tant que maman de Cédric mais en tant que mamie de Louis et Elyah”, les enfants du couple Jubillar, aujourd’hui âgés de 11 et six ans.”Aujourd’hui, tout ce qui compte, c’est le bien-être de ces petits et la vérité”, a-t-elle déclaré.

“Assumez votre acte”, lance Gisèle Pelicot à un accusé dans le déni

“A quel moment je vous ai donné le consentement ? Jamais !”, a lancé Gisèle Pelicot à Husamettin Dogan. Avant d’ajouter, face à un accusé qui s’enfonce dans le déni malgré des preuves vidéos accablantes: “Assumez votre acte, j’ai honte pour vous !”.Depuis un an et le verdict d’Avignon où 51 hommes dont son ex-mari avaient été condamnés, celle qui est devenue un symbole des violences sexuelles faites aux femmes n’avait plus pris la parole.Depuis lundi, ses entrées et sorties de la cour d’assises d’appel du Gard sont couvertes d’applaudissements, hommage populaire à une femme qui a redit mercredi: “Que les victimes n’aient jamais honte de ce qu’on leur a imposé par la force”.Chemisier blanc, gilet noir et blanc, Gisèle Pelicot, bien droite, la parole posée et affirmée, commence: “j’ai le sentiment d’être allée au bout de cette épreuve qui a duré cinq ans, je souhaite ne jamais retourner dans un tribunal de ma vie. Moi, le mal est fait, il va falloir que je me reconstruise sur cette ruine. Je suis en bonne voie”.Puis elle ajoute: “Bien évidemment, monsieur Pelicot est responsable de ma souffrance, mais monsieur Dogan et les 50 autres aussi”. “La seule victime, c’est moi ! En aucun cas vous n’êtes victime de monsieur Pelicot, assumez votre acte, j’ai honte pour vous !”.”Il a soumis une femme qui était insoumise. J’étais soumise chimiquement bien sûr”, a lancé indirectement à son ex-mari cette femme, 72 ans aujourd’hui. La veille, Dominique Pelicot, simple témoin cette fois-ci avait dit: “on a vécu 50 ans ensemble. 40 ans où j’ai été impeccable, 10 ans où j’ai été misérable”.Elle a aussi évoqué le “tsunami” familial qu’a déclenché l’affaire et dit “comprendre la souffrance” de sa fille Caroline Darian, qui a porté plainte contre son père qu’elle accuse de l’avoir agressée sexuellement et a publiquement accusé sa mère de pas la soutenir, remettant en cause son statut “d’icône” des luttes féministes.- “Icône malgré moi” -A ce sujet, Gisèle Pelicot a lancé mercredi: “Arrêtez de dire que je suis une icône. C’est malgré moi. Je suis une femme ordinaire qui a levé le huis clos”.Depuis lundi Husamettin Dogan, le seul à avoir fait appel de sa condamnation en première instance à neuf ans de prison, continue de nier toute intention de violer Gisèle Pelicot.Même après la diffusion mercredi matin d’une douzaine de courtes vidéos tournées par Dominique Pelicot ce fameux 28 juin 2019 où l’accusé s’est rendu à leur domicile de Mazan.Avant leur projection, le président de la cour, Christian Pasta, avait soigneusement pris soin d’inviter les personnes sensibles à sortir, prévenant: “Les images que vous allez voir sont très avilissantes pour la gente féminine”.On y voit l’accusé réaliser plusieurs actes sexuels sur une Gisèle Pelicot en sous-vêtements, portant des sandales et parfois un bandeau sur les yeux, totalement inerte et ronflant parfois fortement. Husamettin Dogan et Dominique Pelicot chuchotent pour éviter de la réveiller. A aucun moment, la victime ne manifeste la moindre activité.Le président le passe alors sous un feu de questions obligatoirement crues mais sensibles à la fois. “Cette femme ne s’est jamais réveillée… Est-ce que les femmes réagissent comme ça ?” et encore: “Est-ce qu’elle fait comme ça, une femme qui a du plaisir ?””Non monsieur le président”, répond l’ex-ouvrier de 44 ans, admettant avoir eu honte en partant.Mais pour autant, il a fermement maintenu: “J’ai fait un acte sexuel, j’ai jamais violé personne”, “c’est lui le manipulateur, c’est pas moi. C’est lui qui m’a attiré là-bas”. Disant avoir été “sous l’emprise” de Dominique Pelicot, il explique être resté car il se sentait menacé.Les avocats de l’accusé ont ensuite tenté d’appuyer sur le point central de leur défense, l’intentionnalité: “Vous aviez conscience de commettre un viol?”. “S’il avait dit: +Viens, je vais te filmer, on va la violer+, je serais jamais allé là-bas”.Mais pour Gisèle Pelicot: “Toute sa vie, il sera violeur” et il n’a ni fait demi-tour ni dénoncé la situation.Ce second procès de ce dossier hors-norme touche désormais à sa fin. Après les plaidoiries des avocats de Gisèle Pelicot, l’avocat général fera son réquisitoire. En première instance, 12 ans de prison avaient été requis contre l’accusé qui, poursuivi pour “viols aggravés”, risque un maximum de 20 ans de réclusion.Les plaidoiries des avocats de la défense sont attendues en fin de journée ou plus probablement jeudi, avant le verdict.

“Assumez votre acte”, lance Gisèle Pelicot à un accusé dans le déni

“A quel moment je vous ai donné le consentement ? Jamais !”, a lancé Gisèle Pelicot à Husamettin Dogan. Avant d’ajouter, face à un accusé qui s’enfonce dans le déni malgré des preuves vidéos accablantes: “Assumez votre acte, j’ai honte pour vous !”.Depuis un an et le verdict d’Avignon où 51 hommes dont son ex-mari avaient été condamnés, celle qui est devenue un symbole des violences sexuelles faites aux femmes n’avait plus pris la parole.Depuis lundi, ses entrées et sorties de la cour d’assises d’appel du Gard sont couvertes d’applaudissements, hommage populaire à une femme qui a redit mercredi: “Que les victimes n’aient jamais honte de ce qu’on leur a imposé par la force”.Chemisier blanc, gilet noir et blanc, Gisèle Pelicot, bien droite, la parole posée et affirmée, commence: “j’ai le sentiment d’être allée au bout de cette épreuve qui a duré cinq ans, je souhaite ne jamais retourner dans un tribunal de ma vie. Moi, le mal est fait, il va falloir que je me reconstruise sur cette ruine. Je suis en bonne voie”.Puis elle ajoute: “Bien évidemment, monsieur Pelicot est responsable de ma souffrance, mais monsieur Dogan et les 50 autres aussi”. “La seule victime, c’est moi ! En aucun cas vous n’êtes victime de monsieur Pelicot, assumez votre acte, j’ai honte pour vous !”.”Il a soumis une femme qui était insoumise. J’étais soumise chimiquement bien sûr”, a lancé indirectement à son ex-mari cette femme, 72 ans aujourd’hui. La veille, Dominique Pelicot, simple témoin cette fois-ci avait dit: “on a vécu 50 ans ensemble. 40 ans où j’ai été impeccable, 10 ans où j’ai été misérable”.Elle a aussi évoqué le “tsunami” familial qu’a déclenché l’affaire et dit “comprendre la souffrance” de sa fille Caroline Darian, qui a porté plainte contre son père qu’elle accuse de l’avoir agressée sexuellement et a publiquement accusé sa mère de pas la soutenir, remettant en cause son statut “d’icône” des luttes féministes.- “Icône malgré moi” -A ce sujet, Gisèle Pelicot a lancé mercredi: “Arrêtez de dire que je suis une icône. C’est malgré moi. Je suis une femme ordinaire qui a levé le huis clos”.Depuis lundi Husamettin Dogan, le seul à avoir fait appel de sa condamnation en première instance à neuf ans de prison, continue de nier toute intention de violer Gisèle Pelicot.Même après la diffusion mercredi matin d’une douzaine de courtes vidéos tournées par Dominique Pelicot ce fameux 28 juin 2019 où l’accusé s’est rendu à leur domicile de Mazan.Avant leur projection, le président de la cour, Christian Pasta, avait soigneusement pris soin d’inviter les personnes sensibles à sortir, prévenant: “Les images que vous allez voir sont très avilissantes pour la gente féminine”.On y voit l’accusé réaliser plusieurs actes sexuels sur une Gisèle Pelicot en sous-vêtements, portant des sandales et parfois un bandeau sur les yeux, totalement inerte et ronflant parfois fortement. Husamettin Dogan et Dominique Pelicot chuchotent pour éviter de la réveiller. A aucun moment, la victime ne manifeste la moindre activité.Le président le passe alors sous un feu de questions obligatoirement crues mais sensibles à la fois. “Cette femme ne s’est jamais réveillée… Est-ce que les femmes réagissent comme ça ?” et encore: “Est-ce qu’elle fait comme ça, une femme qui a du plaisir ?””Non monsieur le président”, répond l’ex-ouvrier de 44 ans, admettant avoir eu honte en partant.Mais pour autant, il a fermement maintenu: “J’ai fait un acte sexuel, j’ai jamais violé personne”, “c’est lui le manipulateur, c’est pas moi. C’est lui qui m’a attiré là-bas”. Disant avoir été “sous l’emprise” de Dominique Pelicot, il explique être resté car il se sentait menacé.Les avocats de l’accusé ont ensuite tenté d’appuyer sur le point central de leur défense, l’intentionnalité: “Vous aviez conscience de commettre un viol?”. “S’il avait dit: +Viens, je vais te filmer, on va la violer+, je serais jamais allé là-bas”.Mais pour Gisèle Pelicot: “Toute sa vie, il sera violeur” et il n’a ni fait demi-tour ni dénoncé la situation.Ce second procès de ce dossier hors-norme touche désormais à sa fin. Après les plaidoiries des avocats de Gisèle Pelicot, l’avocat général fera son réquisitoire. En première instance, 12 ans de prison avaient été requis contre l’accusé qui, poursuivi pour “viols aggravés”, risque un maximum de 20 ans de réclusion.Les plaidoiries des avocats de la défense sont attendues en fin de journée ou plus probablement jeudi, avant le verdict.