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En voulant acquérir UGC, Canal+ ambitionne de peser encore plus dans le cinéma

Canal+ a affiché mardi son ambition de peser encore davantage dans le paysage du 7e art, en annonçant des “négociations exclusives” avec le réseau majeur de salles de cinéma UGC, dont il espère une prise de contrôle “en 2028”.Le groupe, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a annoncé avoir lancé des “négociations exclusives” avec UGC pour une entrée minoritaire dans son capital. Le groupe envisage ensuite “une prise de contrôle éventuelle” de l’exploitant de cinémas en 2028.”Dans un premier temps, le groupe Canal+ ferait l’acquisition d’une participation minoritaire (34%) au capital d’UGC. Dans un deuxième temps, les accords avec les actionnaires d’UGC permettraient au groupe Canal+ de prendre le contrôle d’UGC à partir de 2028″, détaille un communiqué.Cette annonce majeure dans le paysage du cinéma intervient moins de quatre mois après l’entrée de la famille du milliardaire Rodolphe Saadé (CMA-CGM) au capital de Pathé, visant une accélération à l’international de la production de films et de séries. Dans un premier temps, un rapprochement avec UGC, rival de Pathé, avait été évoqué. La famille Saadé possède désormais 20% du capital de Pathé via sa holding Merit France. C’est la première fois que Pathé ouvre son capital, jusqu’alors détenu par la famille Seydoux.Pathé, créé en 1896, compte 130 cinémas pour un total de 1.316 écrans, est un exploitant majeur de salles en Europe et en Afrique. – Comédies et séries populaires -UGC, important groupe français historique du cinéma et de la production audiovisuelle, est également l’un des plus gros exploitants avec une cinquantaine de cinémas : 48 en France et 7 en Belgique.L’entreprise est dirigée depuis 2021 par Brigitte Maccioni, première femme à la tête d’UGC, où elle travaille depuis plus de trente ans.”UGC a construit une chaîne de cinémas remarquable et un catalogue emblématique de contenus”, a fait valoir dans le communiqué Maxime Saada, président du directoire de Canal+.Le catalogue d’UGC comprend notamment des comédies populaires et des franchises à succès telles que “Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?” et “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”, ainsi que des séries télévisées telles que HPI et Soleil Noir.”La croissance de Studiocanal, dirigé par Anna Marsh, est un enjeu majeur pour le groupe Canal+ et sa combinaison avec UGC, un partenaire stratégique de longue date, nous permettrait d’accélérer ce développement”, ajoute Maxime Saada.Sur X, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a estimé que “l’annonce des discussions entre Canal+ et UGC Cinémas montre la volonté d’ancrage de Canal+ dans le cinéma pour poursuivre son soutien à la création et sa diversité”. “C’est aussi une marque de confiance dans l’avenir des salles de cinéma auxquelles les Français sont attachés”, a-t-elle ajouté.Selon le groupe Canal+, la signature des accords relatifs à l’entrée au capital d’UGC devra encore être soumise “à l’information et à la consultation des instances représentatives du personnel concernées”.Depuis sa création en 1984, Canal+ est devenu un des acteurs mondiaux des médias et du divertissement avec près de 27 millions d’abonnés répartis dans 52 pays.Son studio de production et de distribution, StudioCanal, est le premier studio de cinéma et de télévision européen, avec 200 films et 80 séries par an, dont plusieurs franchises, telles que “Paddington” et “Bridget Jones”.En 2021, les deux entreprises françaises s’étaient alliées pour lancer une offre “illimitée” commune à destination de jeunes, couplant abonnement aux chaînes de Canal+ et la carte UGC Illimité.

Wall Street termine en baisse face au brouillard commercial

La Bourse de New York a terminé dans le rouge mardi, plombée par la résurgence des incertitudes commerciales, les investisseurs se montrant aussi prudents avant la publication de données sur l’emploi américain.Le Dow Jones a perdu 0,55%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,82% et l’indice élargi S&P 500 a lâché 0,69%.La place américaine est “replongée dans cette confusion générale” concernant la politique commerciale américaine, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Revers majeur pour Donald Trump, une cour d’appel fédérale américaine a estimé vendredi qu’une grande partie des droits de douane qu’il a imposé étaient illégaux. Ne sont pas concernées les surtaxes frappant des secteurs en particulier (automobile, acier, aluminium, cuivre).Donald Trump a fait savoir qu’il allait saisir la Cour suprême des Etats-Unis pour trancher le litige en dernière instance.”Cela ne fait que repousser le dénouement de la guerre commerciale”, déplore M. Hogan.Cet “obstacle” a franchement miné les indices vedette de Wall Street “après quatre mois consécutifs de rendements positifs”, ajoute l’analyste.Le retour des incertitudes commerciales et les inquiétudes sur les finances publiques ont aussi porté un coup au marché de la dette américaine.Le rendement des emprunts d’Etat américains à échéance 10 ans a dépassé 4,30% mardi avant de redescendre autour de 4,27% vers 20H20 GMT, contre 4,24% à la clôture vendredi.Plus une obligation est recherchée par les investisseurs, plus son taux va baisser. En revanche, lorsque la dette d’un Etat est considérée comme plus risquée, son taux augmente.Côté indicateurs, l’activité manufacturière aux Etats-Unis a continué à se contracter en août, pour le sixième mois consécutif, mais a fait un peu mieux qu’attendu, selon l’indice ISM publié mardi.Les investisseurs attendent surtout plusieurs rapports sur l’emploi américain cette semaine, dont le plus important sera publié vendredi. Ces données “feront certainement partie des éléments pris en compte par la banque centrale américaine (Fed) lorsqu’elle prendra sa décision” sur une possible réduction de ses taux lors de la réunion de septembre, souligne M. Hogan.Le président de l’institution Jerome Powell s’est récemment montré inquiet par l’évolution du marché du travail.A la cote, les analystes de Briefing.com ont observé “une faiblesse persistante” du côté des capitalisations géantes.Les “Sept Magnifiques”, le surnom donné aux grands noms du secteur technologique, ont tous terminé dans le rouge, à l’instar du géant des semiconducteurs Nvidia (-1,97%), de Microsoft (-0,31%) ou Meta (-0,49%), la maison-mère de Facebook.Le géant américain de l’agroalimentaire Kraft Heinz, qui produit le ketchup Heinz, le café Maxwell ou fromage à tartiner Philadelphia en Amérique du Nord, a glissé (-6,97% à 26,02 dollars) suite à l’annonce de sa séparation en deux entités indépendantes et cotées.Après dix ans de mariage, ce divorce devrait être finalisé au second semestre 2026. Le nom officiel de chaque entreprise sera dévoilé ultérieurement.Le géant agroalimentaire Pepsico a terminé dans le vert (+1,10% à 150,28 dollars) après des informations du Wall Street Journal assurant que le fonds activiste Elliott Management a pris une participation d’une valeur de 4 milliards de dollars au sein du groupe.Grand nom des boissons alcoolisées, Constellation Brands (Corona, Modelo) a chuté de 6,60% à 151,25 dollars, à l’annonce d’une révision à la baisse de ses prévisions annuelles, citant un environnement économique “difficile”.

Electriciens et gaziers en grève, donnent le coup d’envoi de la rentrée sociale

“Plus de 250 piquets de grève” mais une mobilisation perfectible: électriciens et gaziers ont fait grève mardi à l’appel de la CGT dans toute la France, un mouvement reconductible pour leurs salaires et la fiscalité de l’énergie, sans lien direct avec les mobilisations annoncées contre l’exécutif, mais susceptible de donner un premier signal de la colère sociale en cette rentrée.Chez les deux principaux employeurs du secteur, les taux de participation étaient en recul par rapport aux précédents conflits : 9,45% de grévistes parmi l’ensemble des effectifs électriciens et gaziers du groupe Engie à la fin de journée, “sans impact” sur les opérations du groupe, c’est très loin des quelque 25% de grévistes relevés en décembre 2024, mais à l’appel de l’ensemble des syndicats du secteur.Chez EDF SA (c’est-à-dire le groupe sans ses filiales), où la mobilisation avait été du même ordre, la direction a fait état en fin de journée de 10,14% de grévistes sur l’effectif total.Sur l’ensemble du secteur, la CGT a assuré avoir comptabilisé “au moins 30.000 salariés grévistes” sur les 138.000, soit un peu plus de 21% de grévistes.Le syndicat a réfuté toute déception: “notre but, n’était pas de sortir des scores incroyables dès la première journée”, a assuré Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT, premier syndicat du secteur, qui a assuré à l’AFP vouloir “construire les choses petit à petit et s’organiser pour tenir dans la durée”.Dans les métiers opérationnels, “on est souvent au-delà de 30%”, notamment dans les centrales nucléaires, a indiqué M. Coudour, tout comme dans la production hydraulique.”Ça représente quand même des milliers de salariés. Et on espère bien que les employeurs vont répondre à leurs revendications”, a-t-il indiqué.En milieu de soirée, le syndicat a annoncé que “la quasi totalité des assemblées générales de grévistes a(vait) décidé la reconduction du mouvement pour les jours à venir (…) sous différentes formes”.Il réclame l’abrogation de la dernière réforme des retraites, une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les factures d’énergie et des mesures salariales comme l’alignement sur le Smic du premier échelon de la grille des salaires, actuellement inférieur de 9% au salaire minimum et une revalorisation des indemnités d’astreintes, notamment.- Une jonction avec le 10 septembre ? -“Plusieurs piquets de grève” ont indiqué “avoir voté la reconduction du mouvement” pour mercredi, a indiqué Gaël Farou, secrétaire général adjoint, mais le syndicat n’avait pas encore de remontées pour l’ensemble des piquets de grève et tablait sur un point complet pour mercredi matin.A la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), où travaillent 1.300 personnes, la CGT a procédé des filtrages, ralentissant l’entrée des salariés pour affecter l’activité et comptabilisé “90% de grévistes” dans les personnels de quart, a affirmé à l’AFP Nicolas Vincent, délégué syndical CGT.”Les salariés ont voté la grève et un filtrage +soft+ (ralentissement de l’entrée des salariés pour ralentir l’activité, NDLR) pour une seule journée (mardi NDLR) pour commencer, ensuite on laissera la place aux négociations et si on n’obtient pas gain de cause, on durcira le mouvement” avec un blocage “total” de la centrale, a-t-il ajouté. La CGT est seule à ce stade, à appeler à la grève. Certains syndicats, comme la CFDT, partagent une part de ses préoccupations, mais souhaitent “discuter avec les employeurs”, avant d’envisager d’autres actions.S’ils ne sont pas liés au départ, l’appel dit “citoyen” à “tout bloquer” le 10 septembre “et notre préavis reconductible à compter du 2 ne s’opposent pas, bien au contraire”, a indiqué à l’AFP Fabrice Coudour. Il estime que l’appel à bloquer pourrait s’inscrire “dans la reconductibilité du mouvement” des électriciens et gaziers, si celui-ci venait à se prolonger.A la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime), Sylvain Chevalier, militant CGT, donne d’ailleurs déjà rendez-vous, le 10 septembre, “pour du filtrage et des assemblées citoyennes où les gens se parlent”.EDF a fait état mardi sur son site internet, d’une “perte de puissance disponible” sur son parc hydraulique en raison du mouvement.Mardi soir, la CGT a indiqué n’avoir pas reçu “de sollicitation des employeurs de la branche”. Le syndicat prévoit un point sur les avancées obtenues pour le jeudi 4 septembre au matin. Le syndicat décidera alors de la suite à donner au mouvement.ngu-mac-cln-tq/nth

Cinéma: Canal+ annonce vouloir racheter UGC

Le groupe Canal+ a annoncé mardi des “négociations exclusives” pour entrer au capital du réseau de salles de cinéma UGC dans le but d’une “prise de contrôle éventuelle” en 2028.”Dans un premier temps, le groupe Canal+ ferait l’acquisition d’une participation minoritaire (34%) au capital d’UGC. Dans un deuxième temps, les accords avec les actionnaires d’UGC permettraient au groupe Canal+ de prendre le contrôle d’UGC à partir de 2028″, détaille un communiqué du groupe, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré.UGC, groupe français majeur du cinéma et de la production audiovisuelle, est aussi l’un des plus gros exploitants de cinémas en France avec une cinquantaine de salles.”UGC a construit une chaîne de cinémas remarquable et un catalogue emblématique de contenus”, fait valoir dans le communiqué Maxime Saada, président du directoire de Canal+. “La croissance de Studiocanal, dirigé par Anna Marsh, est un enjeu majeur pour le groupe Canal+ et sa combinaison avec UGC, un partenaire stratégique de longue date, nous permettrait d’accélérer ce développement”.Selon le groupe Canal+, la signature des accords relatifs à l’entrée au capital d’UGC devra encore être soumise “à l’information et à la consultation des instances représentatives du personnel concernées”.Depuis sa création en 1984, Canal+ est devenu un des acteurs mondiaux des médias et du divertissement avec près de 27 millions d’abonnés répartis dans 52 pays.Son studio de production et de distribution, StudioCanal, est le premier studio de cinéma et de télévision européen, avec 200 films et 80 séries par an, dont plusieurs franchises.En 2021, les deux entreprises françaises s’étaient alliées pour lancer une offre “illimitée” commune pour les jeunes, couplant abonnement aux chaînes de Canal+ et la carte UGC Illimité.

Immobilier: la reprise est engagée mais reste fragile, selon les réseaux d’agences

Le marché de l’immobilier a renoué en 2025 avec la reprise des transactions après deux années de chute, mais cette embellie est moins forte que prévu et reste conditionnée à une situation politique jugée imprévisible, selon les analyses mardi des réseaux d’agences immobilières.Après un rebond des ventes entre fin 2024 et début 2025, le printemps a marqué le pas en raison d’une augmentation non prévue des taux d’intérêt, a expliqué lors d’une conférence de presse Thomas Lefebvre, vice-président chargé des données chez SeLoger/Meilleurs Agents, qui table sur une hausse de 8,2% des transactions en 2025, à 925.000, soit moins qu’attendu.Signe positif, les prix, qui déclinaient depuis début 2020, ont arrêté de baisser, notamment à Paris. “Tout cela est très positif et c’est évidemment dû à la baisse des taux. C’est le moment d’acheter”, a commenté de son côté Eric Allouche, directeur exécutif du groupe Era Immobilier.La décision du Premier ministre François Bayrou d’engager la responsabilité de son gouvernement le 8 septembre laisse toutefois sceptiques les professionnels du secteur.”L’instabilité politique actuelle est de nature à freiner ou à faire régresser la reprise, compte tenu du fait que les Français n’aiment pas l’incertitude”, a souligné Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).Même constat pour Charles Marinakis, président de Century 21 France. “On recommençait à voir s’aligner les planètes et là, patatras”, regrette-t-il, même s’il note que les banques françaises sont très enclines à accorder des crédits.”Ce qui bloque les marchés, c’est soit les prix, soit les crédits. Les prix ont été bien maîtrisés depuis deux ans. Ce qui pourrait nous faire replonger, ce sont les taux de crédit si les aléas politiques ont pour conséquence de faire monter l’inflation”, complète-t-il.Orpi, qui enregistre une croissance à deux chiffres des compromis de vente depuis janvier (+14%), relève toutefois des “disparités notables selon les marchés et les territoires”.  “Jusqu’à fin août, le marché immobilier semble reprendre. Cette rentrée et les annonces gouvernementales seront décisives”, prévient Guillaume Martinaud, président de la coopérative Orpi.Le marché locatif, corrélé à celui des ventes, est toujours fortement sous tension, même si la hausse des loyers a fortement ralenti depuis fin 2024 (+1,5% contre +4,2% l’an dernier), selon SeLoger.”Beaucoup de propriétaires bailleurs se sont retirés de l’investissement immobilier”, remarque Olivier Descamps, directeur général d’IAD France, qui signale des “campings remplis d’étudiants” faute d’avoir réussi à se loger.Pour 2026, les tensions géopolitiques mondiales pourraient aussi peser sur la reprise.”L’inflation étant maîtrisée, la Banque centrale européenne n’a plus de raison d’assouplir sa politique monétaire”, analyse Thomas Lefebvre, qui table toutefois sur un “déblocage progressif du marché” et 960.000 transactions l’an prochain. 

Inquiétudes sur l’avenir des manuels scolaires en Ile-de-France

Ecrivains, éditeurs et nombre d’enseignants redoutent une disparition progressive des manuels scolaires en Ile-de-France au profit de cours numériques agrégés sur une plateforme unique, une accusation rejetée par la région dirigée par Valérie Pécresse.Plus de 500 signataires s’alarment dans une tribune publiée mardi par Le Monde d’un remplacement des manuels scolaires en format papier ou numérique par des cours en ligne accessibles sur une plateforme unique, Pearltrees.C’est l’école “du scroll”, “un puzzle éclaté où chaque élève est livré à lui-même”, argumente la pétition, décriant l’absence de consultation des enseignants, parents et élèves.”Nous ne sommes ni nostalgiques, ni technophobes. Mais nous affirmons que l’éradication du manuel scolaire comme repère partagé est une erreur”, précisent les signataires, parmi lesquels les écrivains Aurélie Valognes et Sorj Chalandon ou l’animateur Stéphane Bern.Leur mobilisation fait suite à l’annonce par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) la semaine dernière d’un doublement du nombre de manuels numériques dit “libres”, conçus par des responsables académiques franciliens. Ils sont désormais 50 à être accessibles gratuitement via Pearltrees.Mme Pécresse avait affirmé, lors de sa conférence de presse de rentrée, que “deux tiers des enseignants” étaient “aujourd’hui utilisateurs de manuels libres”.”Trois-quarts des manuels offerts par la région ne sont pas ouverts par les élèves”, avait-elle aussi fait valoir.Elle a rappelé que le choix avait été donné en 2019 aux établissements de garder le papier, ou de passer au “tout numérique”, à la faveur d’un changement des programmes qui impliquait l’achat de nouveaux manuels. Les moitié des établissements avaient alors choisi de garder des manuels scolaires papier – tout en ayant accès aux manuels libres sur Pearltrees.”Nous ne sommes pas dans la démarche d’aller vers le tout numérique”, assure à l’AFP le vice-président de la région en charge des lycées, James Chéron.- Les élèves partagés  -Mais une fois le choix du numérique acté, plus de retour en arrière possible pour les établissements avant le prochain renouvellement des programmes.En outre, pour cette nouvelle année scolaire, même les lycées franciliens qui n’ont pas fait le choix du tout numérique n’ont pas reçu de dotation de la région pour acheter de nouveaux manuels.”Seuls les manuels numériques seront financés et encore de manière très imparfaite”, déplore Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire. Le groupe d’opposition communiste et écologiste d’Ile-de-France a fait part de ses craintes quant à une “remise en cause de la liberté pédagogique”, affirmant que “le cahier des charges du marché public relatif à cette plateforme permet à la région et à son prestataire Pearltrees d’en contrôler les contenus en s’octroyant le pouvoir de retirer un contenu”.Patrice Lamothe, PDG de Pearltrees, soutient à l’inverse que les manuels disponibles sur sa plateforme “ne sont pas seulement granulaires mais peuvent être réorganisés en parcours, à l’infini” selon les souhaits pédagogiques des enseignants.Joint par l’AFP, il dit “comprendre les craintes des éditeurs dont l’industrie est en mutation” et face aux pressions générées par le passage au numérique pour “baisser leurs prix”.Caroline Maitrot, fondatrice de Nomad Education, une autre plateforme de cours en ligne, pointe aussi une tentative des éditeurs de livres scolaires de maintenir une “position dominante” au lieu de s’adapter aux usages numériques des élèves.Sophie Venetitay épingle des contradictions entre une volonté de réduire le temps d’écran des élèves mise en avant par l’Education nationale, et le déploiement d’outils dématérialisés.Le ministère de l’Education n’a pas répondu à la question de savoir si ces manuels numériques libres étaient promus également dans d’autres régions.Les élèves, eux, sont partagés. Lila, en première, dit à l’AFP préfèrer les manuels papier aux versions numériques, mais les juge un peu vieillots et se tourne fréquemment vers des professeurs youtubers.Un élève qui entre en terminale à Vincennes étudie de son côté dans un lycée passé aux manuels numériques, mais ne les a jamais utilisés l’an dernier: trop compliqués à trouver.Sybille, en terminale à Paris, trouve pour sa part que les livres numériques allègent les sacs … et qu’on ne risque pas de les oublier.

La Bourse de Paris termine en baisse, freinée par une hausse des taux

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,70% mardi, freinée par une hausse des taux d’emprunt de la France à long terme sur les marchés financiers, sur fond d’instabilité politique.L’indice vedette CAC 40 a reculé de 53,65 points et s’est établi à 7.654,25 points à la clôture. Lundi, la Bourse de Paris avait terminé à l’équilibre, prenant 4 points (+0,05%).”Aujourd’hui il y a une remontée des taux globale, mais c’est aussi très saisonnier parce qu’en septembre, traditionnellement, les émissions de dettes souveraines reprennent”, explique Marine Mazet, stratégiste taux chez Nomura. Le rendement de l’emprunt français à échéance 30 ans a dépassé 4,50% mardi, une première depuis 2011. Son équivalent à échéance dix ans évoluait aussi en hausse, à 3,58%, contre 3,53% à la clôture la veille.Selon des données compilées par l’agence Bloomberg, le marché de la dette européenne s’achemine vers une séance comptant 49,6 milliards d’euros de dette émise, un record sur une journée.Sur cette somme, du côté de la dette souveraine, donc émise par des Etats, “il y a 18 milliards d’euros de dette italienne et le Royaume-Uni a émis pour 14 milliards de livres sterling”, détaille Marine Mazet. Plusieurs thèmes s’inscrivent en toile de fond de cette séance animée sur le marché obligataire, dont la question du budget.Le Premier ministre François Bayrou se soumettra lundi à un vote de confiance devant les députés, qui semble toutefois perdu d’avance. L’instabilité politique du pays le laisse dépourvu de budget, alors que la dette publique française représente près de 114% du PIB, la troisième plus importante de la zone euro derrière la Grèce et l’Italie.La gauche et l’extrême droite, ainsi que certains Républicains, rejettent en bloc le projet de budget pour 2026 poussé par Bayrou, qui prévoit notamment un effort de 44 milliards d’euros.Kering et LVMH se démarquentLes géants du luxe LVMH (+1,85% à 513,00 euros) et Kering (+3,83% à 238,60 euros) ont bénéficié d’une recommandation positive de la banque HSBC sur leurs titres, poussant les investisseurs à l’achat.

Draguignan: 4 ans de prison pour avoir fraudé 62 millions d’euros à l’Urssaf

Le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) a condamné mardi le dirigeant d’un groupe d’intérim à quatre ans de prison et 100.000 euros d’amende pour une fraude généralisée ayant soustrait 62 millions d’euros aux organismes sociaux, a annoncé le parquet dans un communiqué.La directrice financière du groupe a été condamnée à deux ans de prison et 20.000 euros d’amende, tandis que le groupe Forum Interim et ses 15 agences ont chacun écopé d’amendes dont le total atteint plus de 1,6 million d’euros.Pendant plusieurs années, des salariés du bâtiment engagés en intérim, tous de nationalité étrangère, ont perçu des indemnités excessives, comme par exemple des indemnités de grand déplacement alors qu’ils étaient logés et véhiculés par l’entreprise.Ce procédé fréquent permet de limiter sur la fiche de paie la part de rémunération assujettie aux cotisations sociales. Dans cette affaire, le manque à gagner pour l’Urssaf, qui perçoit les cotisations, s’est élevé à 62 millions d’euros, sans compter les rappels et majorations.L’enquête, menée par les gendarmes et des inspecteurs de l’Urssaf, a duré près de deux ans et nécessité 120 auditions. Mais elle a permis d’identifier les responsables de la fraude et de localiser le patrimoine du dirigeant, dissimulé dans des sociétés en France, au Luxembourg et en Espagne.Les enquêteurs ont saisi pour plus de deux millions d’euros de biens immobiliers, véhicules, meubles et objets de luxe.Le groupe, le directeur et sa directrice financière, condamnés pour travail dissimulé, doivent indemniser l’Urssaf à hauteur de plus de 62 millions d’euros.En mars, la ministre du Travail Catherine Vautrin avait annoncé que la détection par l’Urssaf de la fraude aux cotisations sociales avait augmenté de 33% en 2024, pour atteindre 1,6 milliard d’euros.

Les Bourses européennes terminent en baisse

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, à l’issue d’une séance marquée par une remontée des taux d’emprunt sur le marché obligataire, qui a pesé sur les actifs jugés risqués, comme les actions.L’indice vedette de la Bourse de Francfort, le Dax, a chuté de 2,29%, mais reste sur un gain annuel proche de 18%. La Bourse de Paris a quant à elle reculé de 0,70% et Londres de 0,87%.

En réponse à la crise du logement, le Royaume-Uni construit de nouvelles villes

La ville nouvelle de Northstowe, en Angleterre, prend peu à peu forme : d’ici à 20 ans, elle devrait compter 30.000 habitants, dix fois plus qu’aujourd’hui. Un modèle pour l’ambitieux projet du gouvernement visant à répondre à la pénurie de logements au Royaume-Uni.Le Premier ministre travailliste Keir Starmer, élu en juillet 2024, a promis un million et demi de nouveaux logements d’ici à 2029.La plupart seront construits en étendant des développements urbains existants mais il s’est également engagé à commencer à travailler sur la “prochaine génération” de villes nouvelles au Royaume-Uni.L’action du gouvernement travailliste réformateur de Clement Attlee (1945-1951), qui a notamment mis en place le NHS, le système public de santé, est une source d’inspiration. Il a ouvert la voie à la construction dans les années 1960 de ce qui est sans doute la ville nouvelle la plus célèbre du Royaume-Uni : Milton Keynes, au nord de Londres, qui compte actuellement plus de 250.000 habitants et dont le modèle est souvent critiqué. Lorsque Milton Keynes a été bâtie, la voiture était reine et l’avenir du shopping était pensé à l’intérieur d’immenses centres commerciaux.Aujourd’hui, les urbanistes accordent davantage d’importance à la biodiversité, note Katja Stille, de l’agence Tibbalds chargée de l’aménagement de Northstowe, dans le centre de l’Angleterre.”Le monde est très différent de (celui de) cette époque”, souligne-t-elle auprès de l’AFP.Avec ses espaces verts, ses pistes cyclables, ses lacs et ses connexions de transport, Northstowe, à une vingtaine de kilomètres de Cambridge, se présente comme une cité nouvelle “saine” engendrant de “faibles émissions de carbone”.Le site, qui est en cours de développement sur une ancienne caserne de la Royal Air Force, a accueilli ses premiers résidents en 2017. Environ 1.600 logements sont désormais occupés. Une fois achevée, la ville en comptera 10.000 ainsi que huit écoles.- “Un défi” -“Je suis vraiment enthousiaste pour l’avenir”, dit Jason Benedicic, un consultant en informatique devenu maire de Northstowe cette année, vantant notamment l’esprit de communauté qui y règne.Ce quadragénaire a emménagé en 2020 avec sa conjointe et leur enfant dans cette ville, plus abordable que Cambridge.A Northstowe, il n’y a actuellement ni magasin ni cabinet médical. Mais le projet est de transformer un champ en “un centre ville vivant”. “Ce serait bien d’avoir un coiffeur”, juge Jason Benedicic.Stephen Brewer, 68 ans, gère le Tap and Social, le seul café-bar local, qui a ouvert en avril 2024.Il est fier d’être un pionnier mais ne serait pas opposé à un peu de concurrence. “Cela ne nous fait pas peur”, dit-il. Le Royaume-Uni est confronté, depuis des années, à une grave crise immobilière : l’offre ne parvient pas à répondre à la demande, l’espérance de vie et l’immigration augmentant. En raison des prix qui ont grimpé en flèche et du manque de logements abordables, devenir propriétaire est hors de portée pour de nombreux jeunes.Environ 354.000 personnes sont sans domicile en Angleterre -qui compte 58 millions d’habitants-, selon l’organisation caritative Shelter England.Keir Starmer vise la construction de 300.000 logements par an pendant son mandat, un rythme bien supérieur à celui qui a été atteint ces dernières années. Il a assuré qu’il réviserait les lois d’urbanisme pour faciliter le contournement des réglementations environnementales et la construction de davantage de logements.Mais des questions subsistent sur la disponibilité des terrains, des matériaux de construction ainsi que sur le nombre des travailleurs ayant les compétences nécessaires. Il s’agit d'”un objectif ambitieux et d’un défi”, pour Tim Wray, le directeur du développement de la société Keepmoat, qui construit 300 logements à Northstowe.Un groupe de travail gouvernemental examine plus de 100 sites à travers l’Angleterre pour y bâtir les prochaines villes nouvelles. Elles pourraient chacune accueillir  10.000 logements. Ce groupe doit prochainement en annoncer les emplacements. Il s’agira de lieux “bien conçus, beaux, avec des logements abordables, des cabinets médicaux, des écoles et des transports publics, où les gens voudront vivre”, a promis le gouvernement.