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Les négociations commerciales entre Pékin et Washington jouent les prolongations à Londres

Les négociations à Londres entre Chine et Etats-Unis, sont productives et se poursuivent mardi soir, selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui rentre à Washington, a affirmé à l’AFP une source officielle américaine.M. Bessent, qui est à la tête de la délégation américaine, est en effet attendu mercredi dans la capitale américaine pour une audition devant le Congrès mais ses collègues, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et le représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR) Jamieson Greer, restent pour poursuivre les discussions avec les émissaires chinois, a-t-on ajouté de même source.La Chine est de son côté représentée par son vice-Premier ministre He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international Li Chenggang.Ce nouveau cycle de discussions vise à prolonger la trêve arrachée il y a un mois à Genève, qui avait amené les deux premières puissances économiques à réduire substantiellement leurs droits de douanes respectifs pour une durée de 90 jours.Le président américain Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.- Pas de grand accord -Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Selon Emily Benson, responsable stratégie pour Minerva Technology, “les rumeurs venant de Londres portent sur, potentiellement, le relâchement de certains contrôles d’exportations sur des produits de haute technologie” de la part de Washington.Pékin pour sa part “pourrait faire preuve de bonne volonté et renforcer les licences d’exportations prises dans le système de contrôle”, à l’image de ce que la Chine a proposé à l’Union européenne pour accélérer les processus.Mais “je ne pense pas qu’il soit raisonnable d’espérer une sorte de grand accord bilatéral qui puisse être vu comme un accord commercial et d’investissement”, a-t-elle néanmoins nuancé auprès de l’AFP.Les marchés ont été dans tous les cas attentistes, guettant les annonces en provenance de Londres, les indices à Wall Street terminant la séance en légère hausse.- Dégâts réels -“C’est le principal point d’attention cette semaine. Mais pour l’instant rien ne s’est produit, la semaine a donc commencé lentement” sur les marchés financiers, a déclaré à l’AFP Art Hogan, analyste pour B. Riley Wealth Management.Cette rencontre à Londres est organisée après un accès de tension, M. Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison-Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réelles, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.

Colombie: sept morts dans des attaques coordonnées dans le sud-ouest du pays

Sept personnes ont été tuées et 28 blessées mardi dans des attaques coordonnées dans le sud-ouest de la Colombie, théâtre d’affrontements récurrents entre guérilléros et forces de l’ordre, ont annoncé les autorités.Dans les départements de Cauca et de Valle del Cauca opèrent des dissidents de l’ex-guérilla des Farc -les Forces armées révolutionnaires de Colombie qui ont signé un accord de paix en 2016-, en conflit ouvert avec le gouvernement du président de gauche Gustavo Petro.Au total, 24 attaques, sous forme de fusillades et d’explosions de drones ou de voitures et motos piégées, ont visé des postes de police et des bâtiments municipaux à Cali, la troisième ville du pays, ainsi que plusieurs municipalités voisines.Elles ont tué cinq civils et deux policiers et fait 28 blessés, selon le bilan actualisé fourni par les autorités.Des attentats “indiscriminés” selon le général Carlos Triana, directeur de la police. Le ministère de la Défense les a qualifiés d'”attaques terroristes”.Le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, a indiqué que le gouvernement tentait de déterminer si ces faits étaient liés à l’attentat samedi à Bogota contre Miguel Uribe, sénateur conservateur et prétendant à la présidence en 2026, blessé par balles à la tête. Le dirigeant de 39 ans est en soins intensifs dans une clinique de la capitale et son état est stable mais critique, selon les médecins. – État-major central -Diverses explosions ont été enregistrées dans le département de Valle del Cauca, dont Cali, la capitale, Jamundi, Corinto et Buenaventura, le plus important port colombien sur le Pacifique. D’autres explosions se sont produites à El Bordo et Villa Rica, situés dans le département voisin du Cauca.Des photographes de l’AFP ont observé des véhicules calcinés et des bâtiments détruits à Cali et dans d’autres villes touchées.Luz Amparo Hincapié, une habitante de Corinto, était chez elle lorsque l’explosion a ravagé sa boulangerie. “On a pensé à un tremblement de terre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. Elle est allée ensuite constater les dégâts sur son commerce: “Tout est détruit”, s’est-elle lamenté.Dans ces départements de Cauca et de Valle del Cauca, ainsi que dans l’Amazonie colombienne, la dissidence État-Major Central (EMC), commandée par Ivan Mordisco, occupe de vastes zones de culture de coca, le principal ingrédient de la cocaïne.Sans revendiquer leur responsabilité dans les attaques, les guérilleros de l’EMC ont publié un communiqué demandant aux civils de ne pas s’approcher des bases militaires et commissariats.  – “Offensive bien coordonnée” -Pour l’experte en sécurité Elizabeth Dickinson de l’International Crisis Group (ICG), ces attaques sont probablement l’œuvre de l’EMC.”Il s’agit d’une offensive particulièrement bien coordonnée. Cela démontre vraiment la capacité que le groupe a développé”, a-t-elle déclaré à l’AFP. Depuis plusieurs semaines, des spéculations ont émergé concernant l’état de santé d’Ivan Mordisco, qui aurait été blessé lors d’une opération militaire, et sa possible arrestation.  Les attentats de mardi pourraient avoir pour but de détourner l’attention de l’armée.Grâce à de grandes opérations militaires, le gouvernement a tenté d’encercler ses hommes dans une région montagneuse du Cauca, connue sous le nom de Cañón del Micay.Les guérilleros “essaient d’augmenter le coût de cette initiative militaire pour le gouvernement”, estime Mme Dickinson.Cette série d’attaques est l’une des pires menées par des guérilleros sous le gouvernement de Gustavo Petro, arrivé au pouvoir en août 2022 avec l’espoir de négocier la paix avec tous les groupes armés illégaux du pays, mais qui, pour l’instant, n’a conclu d’accord avec aucun. L’EMC a participé à des dialogues de paix avec le président de gauche, mais en avril 2024 Ivan Mordisco a quitté les négociations.En janvier, des guérilléros de l’Armée de libération nationale (ELN) ont assassiné plus de 100 personnes dans le Catatumbo (est), une région à la frontière avec le Venezuela.

Colombie: sept morts dans des attaques coordonnées dans le sud-ouest du pays

Sept personnes ont été tuées et 28 blessées mardi dans des attaques coordonnées dans le sud-ouest de la Colombie, théâtre d’affrontements récurrents entre guérilléros et forces de l’ordre, ont annoncé les autorités.Dans les départements de Cauca et de Valle del Cauca opèrent des dissidents de l’ex-guérilla des Farc -les Forces armées révolutionnaires de Colombie qui …

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Le sénateur colombien lutte “pour vivre”, l’adolescent auteur des coups de feu inculpé

Le sénateur colombien touché par balles à la tête samedi “continue à lutter pour vivre” et l’adolescent qui lui a tiré dessus a été inculpé mardi de “tentative de meurtre”.L’état de santé de Miguel Uribe Turbay, 39 ans, touché de deux balles dans la tête, est “stable mais critique”, selon le dernier bulletin de la …

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Le sénateur colombien lutte “pour vivre”, l’adolescent auteur des coups de feu inculpé

Le sénateur colombien touché par balles à la tête samedi “continue à lutter pour vivre” et l’adolescent qui lui a tiré dessus a été inculpé mardi de “tentative de meurtre”.L’état de santé de Miguel Uribe Turbay, 39 ans, touché de deux balles dans la tête, est “stable mais critique”, selon le dernier bulletin de la clinique de Bogota où il se trouve en soins intensifs.”Miguel est un guerrier. Il continue à lutter pour vivre”, a déclaré mardi devant la clinique son épouse Maria Claudia Tarazona, disant que “l’amour de chaque Colombien et toutes les manifestations” lui ont donné “la force pour affronter les jours les plus difficiles et les plus sombres”.Dimanche, des milliers de personnes sont descendues dans les rues des grandes villes pour allumer des bougies, prier et exprimer leur colère.”Le pays est en guerre. Tout comme ma famille, mes enfants et moi-même traversons des moments sombres, des milliers de Colombiens souffrent en ce moment des terribles circonstances et conséquences de la guerre”, a ajouté Mme Tarazona.Miguel Uribe, membre du parti Centre démocratique, la principale formation de la droite colombienne et prétendant à la présidentielle de 2026, s’adressait à des partisans samedi dans un quartier de la capitale quand il a été touché quasiment à bout portant.Le tireur présumé, âgé de 15 ans, a tenté de s’enfuir mais a été blessé par balles à la jambe par les gardes du corps de M. Uribe puis arrêté.Dans une vidéo, on l’entend dire qu’il est prêt à collaborer avec les autorités et qu’il recevait des ordres de quelqu’un de “l’olla”, un terme désignant en Colombie les lieux de vente de drogues.Opéré, il a été inculpé mardi de “tentative de meurtre” et de “port et fabrication d’arme à feu”. Selon le parquet, il se dit “innocent”.Le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, a déclaré que l’adolescent a perçu une somme d’argent dont il n’a pas précisé le montant.La procureure générale, Luz Adriana Camargo, avait indiqué lundi que le tireur avait probablement été engagé par un “réseau de tueurs à gages” et ne connaissait probablement pas les commanditaires.S’il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à huit ans de privation de liberté en raison de son statut de mineur.La directrice de l’organisme public de protection des mineurs (IBCF), Astrid Caceres, a indiqué que l’adolescent vivait avec une tante, car le père n’est pas sur le territoire colombien. Selon les médias locaux, sa mère est décédée.Le président colombien Gustavo Petro a écrit sur X que le mineur avait participé à un programme social destiné aux jeunes, où il “a démontré une personnalité conflictuelle” et avait des difficultés à “établir des liens sociaux”.- “Mafia” -M. Petro a également évoqué mardi une “mafia à caractère international” comme possible commanditaire de la tentative de meurtre contre son opposant politique.Selon lui, il existe “des indices très forts qui sont remontés jusqu’à de hauts dirigeants de l’opposition” et du gouvernement.Et l’implication d’une mafia dans cette tentative de meurtre est pour lui un signe “du coup très dur” porté par son gouvernement au narcotrafic en Colombie, premier producteur mondial de cocaïne.Lundi, M. Petro avait par ailleurs affirmé que le dispositif de sécurité mis en place pour protéger le sénateur Uribe avait été “étrangement réduit le jour de l’attentat”.Le président de gauche a annoncé avoir ordonné le renforcement de la sécurité des dirigeants de l’opposition, notamment sa figure tutélaire de la droite, l’ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), qui n’a aucun lien de parenté avec le jeune sénateur.L’ex-président Uribe avait dit lundi avoir été informé par “les renseignements internationaux” d’un supposé projet d’attentat le visant.Son parti, le Centre démocratique, évoque de prétendues offres de huit millions de dollars pour l’assassinat des ses dirigeants.

Trump dépêche plus de soldats à Los Angeles et fait planer la menace d’un état d’urgence

Des centaines de militaires supplémentaires, du corps des Marines cette fois, sont attendus en renfort mardi à Los Angeles face aux manifestations contre les expulsions de migrants, Donald Trump faisant planer la menace de recourir à l’état d’urgence.”S’il y a une insurrection, je l’invoquerai certainement”, a répondu Donald Trump à propos d’un éventuel recours à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d’origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l’ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.Les rues étaient calmes mardi matin dans le centre de la mégapole, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d’artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène. Plusieurs magasins ont été la cible de pillages.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d’avoir pris des mesures disproportionnées.- “Comme un tyran” -“Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer”, déplore Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Les Etats-Unis “ne sont plus une démocratie”, juge-t-elle.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires – dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone – durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu mardi Donald Trump.Avant d’avertir le “reste du pays” que “s’ils manifestent, ils trouveront face à eux la même force ou une force supérieure” à celle déployée à Los Angeles.L’affrontement y est double: celui, sur le terrain, opposant des manifestants protestant contre la politique migratoire répressive du gouvernement et les forces de l’ordre; et celui, très politique, entre l’administration républicaine et la Californie, à l’avant-garde des Etats progressistes.Son gouverneur démocrate Gavin Newsom s’est tourné vers la justice mardi pour empêcher le déploiement des militaires mobilisés.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a dénoncé celui qui est considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”- “Le goudron et les plumes” -La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes. Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.”Les troubles concernent quelques pâtés de maison. Pas tout le centre, et pas toute la ville”, a répété la maire de Los Angeles Karen Bass. “Les images donnent l’impression que la ville entière est en flammes et ce n’est pas le cas.”Les protestations ont gagné quelques autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d’une manifestation, selon un journaliste de l’AFP. Et à Austin (Texas), du gaz lacrymogène a été employé, selon la filiale locale de la chaîne NBC.”Ce genre de spectacle alimente l’idée qu’il y a un véritable soulèvement contre les autorités et une vraie urgence. On peut a minima supposer que c’est exactement ce que cherche (Trump) : militariser ce type de conflits, en particulier sur l’immigration, parce que ça lui permet de s’orienter de plus en plus vers un pouvoir dictatorial, autoritaire”, a dit à l’AFP Frank Bowman, professeur de droit à l’université du Missouri.La répression musclée défendue par Donald Trump, en difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, fait toutefois mouche auprès de certains Californiens inquiets. Une propriétaire d’un petit commerce à la devanture taguée de graffitis, qui préfère garder l’anonymat, considère que “c’est nécessaire pour arrêter le vandalisme”.

Trump dépêche plus de soldats à Los Angeles et fait planer la menace d’un état d’urgence

Des centaines de militaires supplémentaires, du corps des Marines cette fois, sont attendus en renfort mardi à Los Angeles face aux manifestations contre les expulsions de migrants, Donald Trump faisant planer la menace de recourir à l’état d’urgence.”S’il y a une insurrection, je l’invoquerai certainement”, a répondu Donald Trump à propos d’un éventuel recours à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d’origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l’ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.Les rues étaient calmes mardi matin dans le centre de la mégapole, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d’artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène. Plusieurs magasins ont été la cible de pillages.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d’avoir pris des mesures disproportionnées.- “Comme un tyran” -“Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer”, déplore Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Les Etats-Unis “ne sont plus une démocratie”, juge-t-elle.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires – dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone – durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu mardi Donald Trump.Avant d’avertir le “reste du pays” que “s’ils manifestent, ils trouveront face à eux la même force ou une force supérieure” à celle déployée à Los Angeles.L’affrontement y est double: celui, sur le terrain, opposant des manifestants protestant contre la politique migratoire répressive du gouvernement et les forces de l’ordre; et celui, très politique, entre l’administration républicaine et la Californie, à l’avant-garde des Etats progressistes.Son gouverneur démocrate Gavin Newsom s’est tourné vers la justice mardi pour empêcher le déploiement des militaires mobilisés.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a dénoncé celui qui est considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”- “Le goudron et les plumes” -La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes. Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.”Les troubles concernent quelques pâtés de maison. Pas tout le centre, et pas toute la ville”, a répété la maire de Los Angeles Karen Bass. “Les images donnent l’impression que la ville entière est en flammes et ce n’est pas le cas.”Les protestations ont gagné quelques autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d’une manifestation, selon un journaliste de l’AFP. Et à Austin (Texas), du gaz lacrymogène a été employé, selon la filiale locale de la chaîne NBC.”Ce genre de spectacle alimente l’idée qu’il y a un véritable soulèvement contre les autorités et une vraie urgence. On peut a minima supposer que c’est exactement ce que cherche (Trump) : militariser ce type de conflits, en particulier sur l’immigration, parce que ça lui permet de s’orienter de plus en plus vers un pouvoir dictatorial, autoritaire”, a dit à l’AFP Frank Bowman, professeur de droit à l’université du Missouri.La répression musclée défendue par Donald Trump, en difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, fait toutefois mouche auprès de certains Californiens inquiets. Une propriétaire d’un petit commerce à la devanture taguée de graffitis, qui préfère garder l’anonymat, considère que “c’est nécessaire pour arrêter le vandalisme”.

Trump dépêche plus de soldats à Los Angeles et fait planer la menace d’un état d’urgence

Des centaines de militaires supplémentaires, du corps des Marines cette fois, sont attendus en renfort mardi à Los Angeles face aux manifestations contre les expulsions de migrants, Donald Trump faisant planer la menace de recourir à l’état d’urgence.”S’il y a une insurrection, je l’invoquerai certainement”, a répondu Donald Trump à propos d’un éventuel recours à …

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Face aux juges, Bolsonaro nie toute velléité putschiste

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, a réfuté mardi les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès historique devant la Cour suprême.”La possibilité d’un coup d’Etat n’a jamais été envisagée (…) Un coup d’Etat, c’est une chose abominable”, a affirmé l’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) lors de son interrogatoire qui a duré un peu plus de deux heures.M. Bolsonaro, 70 ans, est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l’élection présidentielle d’octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Inéligible jusqu’en 2030 et interdit de quitter le territoire brésilien, il se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.Selon le parquet, le projet de coup d’Etat présumé n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.- Versions contradictoires -Jair Bolsonaro et ses sept coaccusés, notamment anciens ministres et militaires de haut rang, encourent jusqu’à 40 ans de prison.”Je ne suis jamais sorti du cadre de la Constitution”, a argumenté l’ex-président, brandissant un exemplaire de la Constitution brésilienne de 1988.Vêtu d’un costume sombre, M. Bolsonaro a répondu aux questions assis sur une table, flanqué de deux avocats, en face du juge Alexandre de Moraes, qui mène les interrogatoires.Ce magistrat à la fois puissant et controversé a été qualifié à plusieurs reprises de “dictateur” par l’ex-président. “C’est un moment assez désagréable pour moi de me retrouver devant Votre Excellence”, a admis M. Bolsonaro.Selon le parquet, le plan putschiste prévoyait jusqu’à l’assassinat d’autorités, dont Lula et le juge Moraes, “avec le consentement” de l’ancien chef de l’Etat.Une version réfutée catégoriquement par ce dernier. “Non, à aucun moment on ne m’a proposé une telle chose, et si cela avait été le cas, j’aurais refusé et j’aurais pris des mesures immédiates”, a-t-il affirmé.M. Bolsonaro a également nié avec force avoir pris part à l’élaboration d’un projet de décret prévoyant l’instauration d’un “état de siège” et la convocation de nouvelles élections après sa défaite face à Lula.Il a ainsi contredit la version d’un de ses coaccusés, son ex-chef de camp, Mauro Cid, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une remise de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu” puis “retouché” ce document.”Nous n’avions pas la moindre base solide pour faire quoi que ce soit”, a argumenté l’ex-président.”Nous avons juste eu des conversations informelles pour voir s’il existait une hypothèse de dispositif constitutionnel” après le rejet de ses recours devant la justice électorale après sa défaite face à Lula, a-t-il ajouté.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, avait souligné lundi des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. – “Fautes d’orthographe” -Mardi matin, avant l’interrogatoire de l’ex-président, l’amiral Almir Garnier, ancien commandant de la Marine, a pour sa part affirmé face aux magistrats n’avoir “vu aucun document” prévoyant l’état de siège ou la convocation de nouvelles élections.Accusé d’avoir déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant des projets putchistes, l’amiral a affirmé n’avoir “jamais utilisé cette expression”.Entendu par la suite, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, Anderson Torres, comparaissait muni d’un bracelet électronique, qu’il porte depuis sa libération conditionnelle après quatre mois d’incarcération en 2023.La police a trouvé lors d’une perquisition au domicile de M. Torres une ébauche de décret pour annuler le résultat des élections, surnommée dans l’enquête “le brouillon du coup d’État”.Mardi, il a nié avoir participé à l’élaboration de ce document. “Je n’ai jamais pris part à cela. C’était mal écrit, plein de fautes d’orthographe, je ne sais pas qui a demandé à faire ça”, a-t-il argumenté au sujet de ce texte qu’il a qualifié de “brouillon de Google”.Ces interrogatoires ont lieu au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l’investiture de ce dernier.Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s’ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.

Face aux juges, Bolsonaro nie toute velléité putschiste

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, a réfuté mardi les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès historique devant la Cour suprême.”La possibilité d’un coup d’Etat n’a jamais été envisagée (…) Un coup d’Etat, c’est une chose abominable”, a affirmé l’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) lors de son interrogatoire qui a duré un peu plus de deux heures.M. Bolsonaro, 70 ans, est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l’élection présidentielle d’octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Inéligible jusqu’en 2030 et interdit de quitter le territoire brésilien, il se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.Selon le parquet, le projet de coup d’Etat présumé n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.- Versions contradictoires -Jair Bolsonaro et ses sept coaccusés, notamment anciens ministres et militaires de haut rang, encourent jusqu’à 40 ans de prison.”Je ne suis jamais sorti du cadre de la Constitution”, a argumenté l’ex-président, brandissant un exemplaire de la Constitution brésilienne de 1988.Vêtu d’un costume sombre, M. Bolsonaro a répondu aux questions assis sur une table, flanqué de deux avocats, en face du juge Alexandre de Moraes, qui mène les interrogatoires.Ce magistrat à la fois puissant et controversé a été qualifié à plusieurs reprises de “dictateur” par l’ex-président. “C’est un moment assez désagréable pour moi de me retrouver devant Votre Excellence”, a admis M. Bolsonaro.Selon le parquet, le plan putschiste prévoyait jusqu’à l’assassinat d’autorités, dont Lula et le juge Moraes, “avec le consentement” de l’ancien chef de l’Etat.Une version réfutée catégoriquement par ce dernier. “Non, à aucun moment on ne m’a proposé une telle chose, et si cela avait été le cas, j’aurais refusé et j’aurais pris des mesures immédiates”, a-t-il affirmé.M. Bolsonaro a également nié avec force avoir pris part à l’élaboration d’un projet de décret prévoyant l’instauration d’un “état de siège” et la convocation de nouvelles élections après sa défaite face à Lula.Il a ainsi contredit la version d’un de ses coaccusés, son ex-chef de camp, Mauro Cid, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une remise de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu” puis “retouché” ce document.”Nous n’avions pas la moindre base solide pour faire quoi que ce soit”, a argumenté l’ex-président.”Nous avons juste eu des conversations informelles pour voir s’il existait une hypothèse de dispositif constitutionnel” après le rejet de ses recours devant la justice électorale après sa défaite face à Lula, a-t-il ajouté.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, avait souligné lundi des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. – “Fautes d’orthographe” -Mardi matin, avant l’interrogatoire de l’ex-président, l’amiral Almir Garnier, ancien commandant de la Marine, a pour sa part affirmé face aux magistrats n’avoir “vu aucun document” prévoyant l’état de siège ou la convocation de nouvelles élections.Accusé d’avoir déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant des projets putchistes, l’amiral a affirmé n’avoir “jamais utilisé cette expression”.Entendu par la suite, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, Anderson Torres, comparaissait muni d’un bracelet électronique, qu’il porte depuis sa libération conditionnelle après quatre mois d’incarcération en 2023.La police a trouvé lors d’une perquisition au domicile de M. Torres une ébauche de décret pour annuler le résultat des élections, surnommée dans l’enquête “le brouillon du coup d’État”.Mardi, il a nié avoir participé à l’élaboration de ce document. “Je n’ai jamais pris part à cela. C’était mal écrit, plein de fautes d’orthographe, je ne sais pas qui a demandé à faire ça”, a-t-il argumenté au sujet de ce texte qu’il a qualifié de “brouillon de Google”.Ces interrogatoires ont lieu au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l’investiture de ce dernier.Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s’ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.