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Trump essuie un revers judiciaire majeur sur ses droits de douane

Une cour d’appel fédérale américaine a statué vendredi qu’une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump étaient illégaux, un revers majeur pour un pilier de sa politique qui ébranle l’économie mondiale, avant que la Cour suprême ne se prononce à son tour.L’exécution du jugement ayant été suspendue jusqu’au 14 octobre, les droits …

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Nucléaire iranien: les Européens laissent un mois à l’Iran pour négocier.

Les puissances européennes ont laissé vendredi un mois à l’Iran pour négocier sur son programme nucléaire et éviter ainsi le rétablissement de sanctions levées il y a dix ans, une offre que Téhéran a rejetée.Le trio composé du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, qu’on appelle E3, a déclenché jeudi un mécanisme nommé “snapback”. Celui-ci permet de rétablir les sanctions de l’ONU contre la République islamique en vertu de l’accord international sur le contrôle du programme nucléaire iranien, signé en juillet 2015 et endossé à l’époque par une résolution du Conseil de sécurité.Le texte de 2015 expire en octobre.En juillet, “nous avions proposé à l’Iran une prolongation (de la suspension des sanctions) si l’Iran prenait des mesures spécifiques pour répondre à nos inquiétudes les plus pressantes”, telles que le respect de ses obligations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la question des stocks d’uranium enrichi, a dit vendredi au siège de l’ONU à New York l’ambassadrice britannique Barbara Woodward.Elle s’exprimait avant une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, aux côtés de ses homologues allemand et français.Mais Téhéran avait rejeté cette offre, jugeant que les Européens n’avaient pas le droit de rétablir les sanctions de l’ONU levées il y a dix ans.Et “à ce jour l’Iran n’a montré aucun signe de vouloir répondre” aux demandes de l’E3, a déploré l’ambassadrice britannique.- La diplomatie n’est pas finie -Mais, a insisté Mme Woodward, le déclenchement du rétablissement des sanctions “ne marque pas la fin de la diplomatie”.”Notre offre de prolongation est toujours sur la table”, a-t-elle proposé.”Nous appelons l’Iran à revoir sa position, à accepter un accord fondé sur notre offre et à aider à créer un espace pour une solution diplomatique à cette question sur le long terme”, a exhorté la diplomate britannique.En visite vendredi à Copenhague, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas a, elle aussi, laissé la porte ouverte à la négociation pendant un mois.”Nous entrons dans une nouvelle phase de 30 jours (…) que nous devons vraiment utiliser pour trouver des solutions diplomatiques”, a-t-elle déclaré avant le début d’une réunion de l’UE dans la capitale danoise.Le “snapback”, différent des décisions habituelles du Conseil de sécurité, prévoit que les sanctions soient rétablies à l’issue des 30 jours, à moins que le Conseil n’adopte une résolution confirmant la levée des sanctions.Signé en juillet 2015 par le E3, l’Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie – sous la présidence de Barack Obama qui cherchait à rapprocher Washington de Téhéran – l’accord suspend diverses sanctions économiques prises par l’ONU.- Retrait de Trump -Les Etats-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient décidé en 2018 de s’en retirer et avaient rétabli leurs propres sanctions. Téhéran s’était ensuite affranchi de certains engagements, notamment sur l’enrichissement d’uranium.Mais, sous son second mandat commencé le 20 janvier, le milliardaire républicain avait commencé à renouer le dialogue avec l’Iran, avant qu’Israël ne le convainque de l’aider à frapper les installations atomiques iraniennes lors d’une guerre de 12 jours en juin.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a toutefois répété jeudi que Washington restait ouvert à des pourparlers directs avec Téhéran avec qui les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980.Son homologue iranien Abbas Araghchi a encore rétorqué vendredi que “la décision du E3 aura des effets préjudiciables importants sur la diplomatie”.Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique chiite de vouloir se doter de l’arme atomique. Elle dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Du côté de la Russie, signataire du texte de 2015 mais alliée de l’Iran, le président Vladimir Poutine “discutera” lundi du programme nucléaire avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, à l’occasion d’une rencontre en Chine, selon le Kremlin.La diplomatie russe a exhorté  les Européens “à réviser leurs décisions erronées avant que celles-ci n’aboutissent à des conséquences irréparables et à une nouvelle tragédie”.

Nucléaire iranien: les Européens laissent un mois à l’Iran pour négocier.

Les puissances européennes ont laissé vendredi un mois à l’Iran pour négocier sur son programme nucléaire et éviter ainsi le rétablissement de sanctions levées il y a dix ans, une offre que Téhéran a rejetée.Le trio composé du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, qu’on appelle E3, a déclenché jeudi un mécanisme nommé “snapback”. Celui-ci permet de rétablir les sanctions de l’ONU contre la République islamique en vertu de l’accord international sur le contrôle du programme nucléaire iranien, signé en juillet 2015 et endossé à l’époque par une résolution du Conseil de sécurité.Le texte de 2015 expire en octobre.En juillet, “nous avions proposé à l’Iran une prolongation (de la suspension des sanctions) si l’Iran prenait des mesures spécifiques pour répondre à nos inquiétudes les plus pressantes”, telles que le respect de ses obligations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la question des stocks d’uranium enrichi, a dit vendredi au siège de l’ONU à New York l’ambassadrice britannique Barbara Woodward.Elle s’exprimait avant une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, aux côtés de ses homologues allemand et français.Mais Téhéran avait rejeté cette offre, jugeant que les Européens n’avaient pas le droit de rétablir les sanctions de l’ONU levées il y a dix ans.Et “à ce jour l’Iran n’a montré aucun signe de vouloir répondre” aux demandes de l’E3, a déploré l’ambassadrice britannique.- La diplomatie n’est pas finie -Mais, a insisté Mme Woodward, le déclenchement du rétablissement des sanctions “ne marque pas la fin de la diplomatie”.”Notre offre de prolongation est toujours sur la table”, a-t-elle proposé.”Nous appelons l’Iran à revoir sa position, à accepter un accord fondé sur notre offre et à aider à créer un espace pour une solution diplomatique à cette question sur le long terme”, a exhorté la diplomate britannique.En visite vendredi à Copenhague, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas a, elle aussi, laissé la porte ouverte à la négociation pendant un mois.”Nous entrons dans une nouvelle phase de 30 jours (…) que nous devons vraiment utiliser pour trouver des solutions diplomatiques”, a-t-elle déclaré avant le début d’une réunion de l’UE dans la capitale danoise.Le “snapback”, différent des décisions habituelles du Conseil de sécurité, prévoit que les sanctions soient rétablies à l’issue des 30 jours, à moins que le Conseil n’adopte une résolution confirmant la levée des sanctions.Signé en juillet 2015 par le E3, l’Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie – sous la présidence de Barack Obama qui cherchait à rapprocher Washington de Téhéran – l’accord suspend diverses sanctions économiques prises par l’ONU.- Retrait de Trump -Les Etats-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient décidé en 2018 de s’en retirer et avaient rétabli leurs propres sanctions. Téhéran s’était ensuite affranchi de certains engagements, notamment sur l’enrichissement d’uranium.Mais, sous son second mandat commencé le 20 janvier, le milliardaire républicain avait commencé à renouer le dialogue avec l’Iran, avant qu’Israël ne le convainque de l’aider à frapper les installations atomiques iraniennes lors d’une guerre de 12 jours en juin.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a toutefois répété jeudi que Washington restait ouvert à des pourparlers directs avec Téhéran avec qui les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980.Son homologue iranien Abbas Araghchi a encore rétorqué vendredi que “la décision du E3 aura des effets préjudiciables importants sur la diplomatie”.Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique chiite de vouloir se doter de l’arme atomique. Elle dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Du côté de la Russie, signataire du texte de 2015 mais alliée de l’Iran, le président Vladimir Poutine “discutera” lundi du programme nucléaire avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, à l’occasion d’une rencontre en Chine, selon le Kremlin.La diplomatie russe a exhorté  les Européens “à réviser leurs décisions erronées avant que celles-ci n’aboutissent à des conséquences irréparables et à une nouvelle tragédie”.

Nucléaire iranien: les Européens laissent un mois à l’Iran pour négocier.

Les puissances européennes ont laissé vendredi un mois à l’Iran pour négocier sur son programme nucléaire et éviter ainsi le rétablissement de sanctions levées il y a dix ans, une offre que Téhéran a rejetée.Le trio composé du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, qu’on appelle E3, a déclenché jeudi un mécanisme nommé “snapback”. …

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Les Etats-Unis refusent l’octroi de visas à des responsables palestiniens avant l’AG de l’ONU

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi refuser l’octroi de visas à des membres de l’Autorité palestinienne avant l’Assemblée générale de l’ONU prévue en septembre, où la France plaidera pour la reconnaissance d’un Etat palestinien.”Le secrétaire d’État Marco Rubio révoque et refuse l’octroi de visas pour les membres de l’Organisation de libération de la Palestine et de …

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Les Etats-Unis refusent l’octroi de visas à des responsables palestiniens avant l’AG de l’ONU

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi refuser l’octroi de visas à des membres de l’Autorité palestinienne avant l’Assemblée générale de l’ONU prévue en septembre, où la France plaidera pour la reconnaissance d’un Etat palestinien.”Le secrétaire d’État Marco Rubio révoque et refuse l’octroi de visas pour les membres de l’Organisation de libération de la Palestine et de l’Autorité palestinienne avant la prochaine Assemblée générale des Nations unies”, a déclaré le département d’État dans un communiqué.Cette mesure extraordinaire rapproche encore plus l’administration Trump du gouvernement israélien, qui rejette catégoriquement l’idée d’un État palestinien et cherche à mettre sur le même pied l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie, et le Hamas à Gaza.”L’administration Trump a été claire: il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale de tenir l’Organisation de libération de la Palestine et l’Autorité palestinienne pour responsables de ne pas respecter leurs engagements et de compromettre les perspectives de paix”, peut-on lire dans le communiqué. L’Autorité palestinienne a en retour exprimé “son profond regret et son étonnement” face à cette décision qui est “en contradiction avec le droit international”, et a appelé Washington à “revenir” dessus.Le département d’Etat a accusé les Palestiniens de se servir de la justice à des fins illégitimes en se tournant vers la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ) pour résoudre leurs contentieux avec Israël.L’Autorité palestinienne doit mettre fin aux “tentatives pour contourner les négociations à travers des guerres judiciaires internationales” et aux “efforts pour obtenir la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien”, dit le texte. Gideon Saar, le ministre israélien des Affaires étrangères, a remercié l’administration Trump sur X pour “cette étape courageuse” et pour “soutenir Israël une nouvelle fois”. Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré de son côté qu’il était “important” que tous les États et les observateurs permanents, y compris les Palestiniens, soient représentés lors d’un sommet prévu la veille du début de l’Assemblée générale. “Nous espérons évidemment que cela sera résolu”.- Mahmoud Abbas à l’ONU -Les États-Unis ne sont pas censés refuser des visas aux fonctionnaires se rendant à l’ONU, dont le siège est à New York, en vertu d’un accord que le département d’Etat assure respecter en autorisant la mission palestinienne auprès des Nations unies.Le département d’Etat n’a pas précisé si la mesure annoncée vendredi s’appliquait à tous les responsables palestiniens.Son porte-parole a déclaré que les Etats-Unis “restaient ouverts à une reprise des contacts si l’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine prenaient des mesures concrètes pour revenir à une discussion constructive”.Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, doit participer à la 80e Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra du 9 au 23 septembre, selon Riyad Mansour, ambassadeur palestinien auprès des Nations Unies. “Nous verrons ce que cela implique exactement et comment cela s’applique à nos délégations, puis nous répondrons en conséquence”, a dit M. Mansour à la presse. Fin juillet, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU. Dans la foulée, plus d’une dizaine de pays occidentaux ont appelé d’autres pays du monde à faire de même.En 1988, Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine, avait prononcé un discours lors d’une session spéciale de l’Assemblée générale réunie à Genève plutôt que New York, après un refus des Etats-Unis de le laisser rentrer sur leur territoire.Plus récemment, en 2013, les États-Unis avaient refusé un visa à Omar el-Béchir, alors président du Soudan, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans le conflit du Darfour.Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la CPI. Donald Trump prévoit d’assister à l’Assemblée générale de septembre, où il prononcera l’un des premiers discours. Son administration a nettement limité les relations avec les Nations unies et d’autres organisations internationales.