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Cuba: la colère des étudiants, symbole de l’exaspération face à la dollarisation

Les nouveaux tarifs de l’internet mobile à Cuba ont déclenché un coup de colère des étudiants jamais vu depuis la révolution castriste de 1959, reflétant l’exaspération de la population face à la dollarisation croissante de l’économie et le creusement des inégalités.Dès l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification, le 30 mai, qui limite la consommation de gigaoctets en pesos et favorise les achats de recharges en dollars, inaccessibles à une grande majorité de la population, les étudiants ont multiplié les communiqués de protestation. Certains ont même appelé à une grève des cours.Après une semaine de contestation, a été annoncée la mise en place, à partir de mercredi, d’un “groupe multidisciplinaire” de dialogue entre les responsables de la compagnie nationale de télécommunications, Etecsa, et les étudiants et professeurs d’une dizaine de facultés de La Havane.En parallèle, des étudiants ont dénoncé sur les réseaux sociaux des pressions de la part de la sécurité de l’Etat pour rentrer dans le rang. Si la nouvelle tarification téléphonique a cristallisé la colère des étudiants, la mobilisation dans plusieurs facultés du pays a aussi visé la gestion économique du gouvernement ces dernières années. Les étudiants de la faculté de droit de Holguin, dans l’est du pays, ont non seulement brocardé une mesure jugée “exclusive, classiste”, mais aussi estimé que “tous les citoyens devraient jouir des mêmes droits (…) ce qui est ouvertement violé par la dollarisation manifeste et croissante de l’économie cubaine”.Le dollar “devient toujours plus la monnaie phare de ce pays”, s’est aussi indignée une étudiante de médecine lors d’un débat public dans son université, dont un extrait est devenu viral sur les réseaux sociaux. Pour l’opposant Manuel Cuesta Morua, par cette mobilisation, ces étudiants se reconnectent à la tradition des mouvements étudiants à Cuba des années 1950 auxquels a notamment participé l’ancien dirigeant Fidel Castro. Ils sont en train de mener “une révolution au sein de la révolution”, et “retrouvent le discours originel d’une révolution qui s’est militarisée et est devenue conservatrice” au fil du temps, estime le dissident.- Dépréciation vertigineuse -Dans un “Manifeste étudiant”, des membres de plusieurs facultés de la capitale ont ainsi souligné qu’ils “ne s’opposaient pas au gouvernement, ni à la Révolution, mais à des politiques spécifiques qui trahissent son idéal” socialiste d’équité.Alors que Cuba subit sa pire crise économique depuis plus de 30 ans, les signaux d’une société à deux vitesses se multiplient, entre berlines dernier cri dans les rues de La Havane, bars, restaurants et magasins privés aux prix stratosphériques pour le Cubain de la rue. En cause, l’accès inégalitaire au fameux billet vert. La grande majorité des Cubains reçoivent leur salaire en pesos qui a connu, ces dernières années, une dépréciation vertigineuse. Cela a alimenté une inflation hors de contrôle et plongé de nombreuses familles dans une précarité sans précédent. Selon le Centre d’études de l’économie cubaine, qui dépend de l’Université de La Havane, entre 2018 et 2023, l’inflation s’est élevée à 190%, atteignant même 470% pour les denrées alimentaires. Et le peso a perdu plus de 1.000% de sa valeur.Face à la crise, alimentée par le renforcement de l’embargo américain, une économie centralisée déficiente et une réforme monétaire ratée, le gouvernement du président Miguel Diaz-Canel tente par tous les moyens de capter des devises.Il a ainsi accéléré la dollarisation des secteurs de l’alimentation, du carburant et désormais de la téléphonie mobile, marginalisant encore davantage ceux qui ne bénéficient pas de soutiens familiaux extérieurs. Et pour les étudiants, cette nouvelle tarification, justifiée par Etecsa comme nécessaire pour la maintenance du service et de nouveaux investissements, a été la “goutte qui a fait déborder le vase”. Pour l’économiste Tamarys Bahamonde de l’Université américaine de Washington, cela traduit le “niveau de décalage entre ceux qui prennent des décisions et le ressenti des citoyens cubains”. Etecsa, en tant que monopole d’Etat, “aurait dû rendre des comptes à ses citoyens depuis de nombreuses années concernant les problèmes de capitalisation et d’infrastructure”, ajoute-t-elle. Les mesures correctives annoncées en faveur des étudiants n’ont d’ailleurs pas immédiatement éteint la contestation, les étudiants réclamant des mesures favorables à l’ensemble de la population. Manuel Cuesta Morua constate “que le discours sur les besoins généraux (de la population) s’est déplacé du gouvernement vers les étudiants” et voit dans la contestation “un avertissement” pour le pouvoir.

Ukraine: deux morts et 60 blessés dans de nouvelles frappes russes sur Kharkiv

Des frappes russes ont tué deux personnes et fait au moins 60 blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, au lendemain de frappes similaires qui ont fait trois morts à Kiev et Odessa.La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète de récents pourparlers de paix à Istanbul.Mais ceux-ci sont dans l’impasse et les attaques nocturnes visant la population civile ukrainienne se poursuivent à un rythme soutenu.Celle visant Kharkiv dans la nuit de mardi à mercredi a tué une femme de 65 ans et un homme de 47 ans et fait au moins 60 blessés, dont neuf enfants, a indiqué la police régionale.”Dix-sept frappes de drones ont eu lieu dans deux districts” de cette ville à majorité russophone, a précisé son maire Igor Terekhov.Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans la nuit dans la region de Zaporijjia et une à Kherson, et des bâtiment ont été frappés dans la région d’Odessa, selon les autorités locales.A Kharkiv, les frappes ont eu lieu “vers 00H30” (21H30 GMT mardi) et ont touché notamment des immeubles d’habitation, a précisé le bureau du procureur local, soulignant que l’arme utilisée avait été des Geran-2, la version russe du drone iranien Shahed.Située à moins de 50 km de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.Elle avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son “attaque la plus puissante depuis le début de la guerre” en février, avec une cinquantaine d’explosions. Deux personnes avaient alors été tuées et 17 blessées.- “Action concrète” -A l’échelle nationale, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs dans la nuit de lundi à mardi, faisant trois morts et 13 blessés.L’Ukraine en parallèle multiplie également les attaques de drones sur la Russie, mais dit viser essentiellement des équipements stratégiques.Mardi, une personne a toutefois été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ayant détruit une supérette dans la région russe de Belgorod, selon le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.Dans ce contexte, les deux pays ont tout de même procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre décidé lors de pourparlers direct à Istanbul début juin.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi.Après les frappes de la nuit de lundi à mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Après avoir promis en vain de régler le conflit en quelques heures et renoué à cette fin le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si comme cela a été le cas Moscou refusait un cessez-le-feu, peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Ukraine: deux morts et 60 blessés dans de nouvelles frappes russes sur Kharkiv

Des frappes russes ont tué deux personnes et fait au moins 60 blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, au lendemain de frappes similaires qui ont fait trois morts à Kiev et Odessa.La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète de récents pourparlers de paix à Istanbul.Mais ceux-ci sont dans l’impasse et les attaques nocturnes visant la population civile ukrainienne se poursuivent à un rythme soutenu.Celle visant Kharkiv dans la nuit de mardi à mercredi a tué une femme de 65 ans et un homme de 47 ans et fait au moins 60 blessés, dont neuf enfants, a indiqué la police régionale.”Dix-sept frappes de drones ont eu lieu dans deux districts” de cette ville à majorité russophone, a précisé son maire Igor Terekhov.Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans la nuit dans la region de Zaporijjia et une à Kherson, et des bâtiment ont été frappés dans la région d’Odessa, selon les autorités locales.A Kharkiv, les frappes ont eu lieu “vers 00H30” (21H30 GMT mardi) et ont touché notamment des immeubles d’habitation, a précisé le bureau du procureur local, soulignant que l’arme utilisée avait été des Geran-2, la version russe du drone iranien Shahed.Située à moins de 50 km de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.Elle avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son “attaque la plus puissante depuis le début de la guerre” en février, avec une cinquantaine d’explosions. Deux personnes avaient alors été tuées et 17 blessées.- “Action concrète” -A l’échelle nationale, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs dans la nuit de lundi à mardi, faisant trois morts et 13 blessés.L’Ukraine en parallèle multiplie également les attaques de drones sur la Russie, mais dit viser essentiellement des équipements stratégiques.Mardi, une personne a toutefois été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ayant détruit une supérette dans la région russe de Belgorod, selon le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.Dans ce contexte, les deux pays ont tout de même procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre décidé lors de pourparlers direct à Istanbul début juin.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi.Après les frappes de la nuit de lundi à mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Après avoir promis en vain de régler le conflit en quelques heures et renoué à cette fin le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si comme cela a été le cas Moscou refusait un cessez-le-feu, peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Corée du Sud: deux autres membres de BTS terminent leur service militaire, le groupe quasi réuni

Au tour de Jimin et Jungkook: deux autres membres du groupe phénomène de K-pop BTS ont achevé mercredi leur service militaire obligatoire en Corée du Sud, rapprochant le boys band d’une réunion extrêmement attendue.Le septuor, dont le chanteur SUGA sera le dernier libéré le 21 juin, est devenu la première formation sud-coréenne à dominer les classements musicaux américains et britanniques, engrangeant des milliards de dollars en se constituant une communauté mondiale de fans, appelée “ARMY”.Mais en Corée du Sud, tous les hommes valides de moins de 30 ans sont appelés au moins 18 mois sous les drapeaux en raison des tensions avec le Nord, une obligation qui a forcé le boys band à marquer une pause en 2022.Plus d’un millier de fans se sont rassemblés mercredi près de la base militaire d’où sont sortis Jimin et Jungkook, dans le comté de Yeoncheon (nord), pour une conférence de presse.”Merci beaucoup de nous avoir attendus pendant tout ce temps”, a déclaré Jungkook, dont la voix a parfois été recouverte par les cris d’allégresse d’inconditionnels.”Nous ferons en sorte de bien nous préparer et de vous montrer une version encore meilleure de nous-mêmes”, a-t-il poursuivi.De son côté, Jimin a confié que l’armée n’était pas “un milieu facile”. “Pourtant, j’emporte avec moi de nombreux souvenirs marquants, et je m’y accrocherai longtemps”.”Si vous croisez un soldat, même un petit mot de gentillesse signifierait beaucoup pour lui”, a-t-il soufflé.Dans le comté de Yeoncheon, les rues étaient décorées de lampions et banderoles clamant notamment “Jimin ! Maintenant que tu es libéré, que dirais-tu d’une tournée mondiale ?”.Avec la libération des deux superstars de K-pop, six membres de BTS, qui a fait ses débuts le 13 juin 2013, ont désormais terminé leur service militaire.- “Compté les jours” -Des fans originaires des quatre coins du monde s’étaient réunis dès 03H00 sur les lieux de la conférence de presse dans l’espoir de les apercevoir.”Je pense que je vais pleurer”, anticipait Anaisa Silva, 30 ans, réceptionniste dans un hôtel au Portugal. “Je suis une ARMY depuis neuf ans et c’est la première fois que je les vois”, avait-elle souligné.Rosie Tanquilut, elle, avait fait le déplacement depuis les Philippines. “Nous n’avons pas pu dormir!”, assurait cette admiratrice de 64 ans. “Nous avons compté les jours depuis qu’ils sont entrés dans l’armée”.”Je suis vraiment reconnaissant envers tous ceux qui nous ont attendus là-bas. J’espère vraiment que nous pourrons bientôt être fin prêts pour rendre la pareille comme il faut”, a dit Jungkook plus tard, lors d’un direct avec Jimin sur la plateforme Weverse.Les deux artistes ont expliqué être troublés de se retrouver devant une caméra après leur longue absence. “Je n’arrive pas à regarder la caméra”, a déclaré Jungkook. “Je veux vraiment enlever cette tenue”, a ri Jimin, en uniforme militaire au motif camouflage.Tous les membres de BTS ont renouvelé leurs contrats avec leur agence, HYBE, en 2023.Les analystes prédisent que le groupe reprendra le chemin des studios et de la scène une fois que tous ses membres auront été libérés de leur service militaire.Le retour de BTS est une “excellente nouvelle” pour l’industrie de la K-pop, estime Yoo Sung-man, analyste chez Leading Investment and Securities. A son apogée, le groupe représentait 0,2% du PIB de la Corée du Sud.Leur agence HYBE reste toutefois très discrète sur la reprise des activités du boys band. Elle a souligné en mars que les membres de BTS allaient avoir “besoin de temps pour réfléchir et se préparer”.La libération de Jimin et Jungkook intervient deux jours avant le 12e anniversaire des débuts du boys band vendredi. Le bureau de HYBE à Séoul a été recouvert du slogan “WE ARE BACK” (“NOUS SOMMES DE RETOUR”, ndlr) pour marquer l’évènement.Des milliers de fans sont attendus à cette “BTS FESTA”.

Trump veut “libérer” Los Angeles, placée sous couvre-feu partiel

Un couvre-feu est entré en vigueur mardi soir dans le centre de Los Angeles, que Donald Trump a promis de “libérer” d’une invasion selon lui d'”ennemis étrangers”, au cinquième jour d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants opposés aux expulsions musclées de sans-papiers.”J’ai déclaré une urgence locale et instauré un couvre-feu dans le centre-ville de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage”, a annoncé la maire démocrate de la ville, Karen Bass, précisant qu’il serait en vigueur de 20H00 locales (03H00 GMT mercredi) à 06H00 du matin.”La nuit dernière, 23 commerces ont été pillés, et je pense que si vous traversez le centre-ville de Los Angeles, les graffitis sont omniprésents et ont causé des dommages importants aux commerces et à un certain nombre de propriétés”, a-t-elle ajouté.Des dizaines de manifestants demeuraient dans le centre-ville à l’heure de l’entrée en vigueur du couvre-feu, ont constaté des journalistes de l’AFP.Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d’origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l’ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.Les rues sont restées relativement calmes mardi dans le centre-ville, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d’artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène.Cependant, des agents de la police de Los Angeles (LAPD) sont intervenus pour procéder à des arrestations parmi quelques centaines de manifestants devant un tribunal.Un peu plus loin, une centaine de personnes se sont brièvement rendues sur une autoroute, interrompant la circulation.- “Anarchie” -Alors que le président républicain, qui fait planer la menace de recourir à l’état d’urgence, a ordonné le déploiement de milliers de militaires supplémentaires, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom tente lui de l’en empêcher, par voie judiciaire.Des centaines de Marines sont attendus en renfort dans la mégapole californienne.”Cette anarchie ne se poursuivra pas. Nous ne permettrons pas que des agents fédéraux soient attaqués et ne laisserons pas une ville américaine être envahie et conquise par des ennemis étrangers”, a lancé Donald Trump lors d’un discours sur une base militaire.Il a menacé de recourir à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d’avoir pris des mesures disproportionnées.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires – dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone – durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu Donald Trump.Les protestations ont gagné d’autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages.Mardi en début de soirée, quelques milliers de personnes ont ainsi marché dans le sud de Manhattan pour protester contre la politique migratoire de Donald Trump.”Je suis ici pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, a expliqué à l’AFP une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine sans statut officiel. “Franchement, ce pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans les immigrés”, a-t-elle ajouté en requérant l’anonymat.- Goudron et plumes -Entretemps, la polémique enfle sur la démonstration de force de l’administration Trump.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a dénoncé Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes.Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.Interrogé sur la différence de réaction à ces manifestations par rapport à l’invasion du Capitole par une foule de partisans de Trump le 6 janvier 2021, il a répondu qu’il y avait “une nette différence”.

Trump veut “libérer” Los Angeles, placée sous couvre-feu partiel

Un couvre-feu est entré en vigueur mardi soir dans le centre de Los Angeles, que Donald Trump a promis de “libérer” d’une invasion selon lui d'”ennemis étrangers”, au cinquième jour d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants opposés aux expulsions musclées de sans-papiers.”J’ai déclaré une urgence locale et instauré un couvre-feu dans le centre-ville de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage”, a annoncé la maire démocrate de la ville, Karen Bass, précisant qu’il serait en vigueur de 20H00 locales (03H00 GMT mercredi) à 06H00 du matin.”La nuit dernière, 23 commerces ont été pillés, et je pense que si vous traversez le centre-ville de Los Angeles, les graffitis sont omniprésents et ont causé des dommages importants aux commerces et à un certain nombre de propriétés”, a-t-elle ajouté.Des dizaines de manifestants demeuraient dans le centre-ville à l’heure de l’entrée en vigueur du couvre-feu, ont constaté des journalistes de l’AFP.Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d’origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l’ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.Les rues sont restées relativement calmes mardi dans le centre-ville, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d’artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène.Cependant, des agents de la police de Los Angeles (LAPD) sont intervenus pour procéder à des arrestations parmi quelques centaines de manifestants devant un tribunal.Un peu plus loin, une centaine de personnes se sont brièvement rendues sur une autoroute, interrompant la circulation.- “Anarchie” -Alors que le président républicain, qui fait planer la menace de recourir à l’état d’urgence, a ordonné le déploiement de milliers de militaires supplémentaires, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom tente lui de l’en empêcher, par voie judiciaire.Des centaines de Marines sont attendus en renfort dans la mégapole californienne.”Cette anarchie ne se poursuivra pas. Nous ne permettrons pas que des agents fédéraux soient attaqués et ne laisserons pas une ville américaine être envahie et conquise par des ennemis étrangers”, a lancé Donald Trump lors d’un discours sur une base militaire.Il a menacé de recourir à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d’avoir pris des mesures disproportionnées.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires – dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone – durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu Donald Trump.Les protestations ont gagné d’autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages.Mardi en début de soirée, quelques milliers de personnes ont ainsi marché dans le sud de Manhattan pour protester contre la politique migratoire de Donald Trump.”Je suis ici pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, a expliqué à l’AFP une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine sans statut officiel. “Franchement, ce pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans les immigrés”, a-t-elle ajouté en requérant l’anonymat.- Goudron et plumes -Entretemps, la polémique enfle sur la démonstration de force de l’administration Trump.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a dénoncé Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes.Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.Interrogé sur la différence de réaction à ces manifestations par rapport à l’invasion du Capitole par une foule de partisans de Trump le 6 janvier 2021, il a répondu qu’il y avait “une nette différence”.

Trump veut “libérer” Los Angeles, placée sous couvre-feu partiel pour la nuit

Donald Trump a promis mardi de “libérer” Los Angeles d’une invasion selon lui d'”ennemis étrangers”, alors que la maire a décrété le couvre-feu dans le centre-ville au cinquième jour d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants opposés aux expulsions musclées de sans-papiers.”J’ai déclaré une urgence locale et instauré un couvre-feu dans le centre-ville de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage”, a déclaré à la presse la maire démocrate de la ville, Karen Bass, précisant qu’il sera en vigueur de 20H00 locales à 06H00 du matin.”La nuit dernière, 23 commerces ont été pillés, et je pense que si vous traversez le centre-ville de Los Angeles, les graffitis sont omniprésents et ont causé des dommages importants aux commerces et à un certain nombre de propriétés”, a-t-elle ajouté.Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d’origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l’ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.Les rues sont restées relativement calmes mardi dans le centre-ville, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d’artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène.Cependant, des agents de la police de Los Angeles (LAPD) sont intervenus pour procéder à des arrestations parmi quelques centaines de manifestants devant un tribunal.Un peu plus loin, une centaine de personnes se sont brièvement rendues sur une autoroute, interrompant la circulation.- “Anarchie” -Alors que le président républicain, qui fait planer la menace de recourir à l’état d’urgence, a ordonné le déploiement de milliers de militaires supplémentaires, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom tente lui de l’en empêcher, par voie judiciaire.Des centaines de Marines sont attendus en renfort dans la mégapole californienne.”Cette anarchie ne se poursuivra pas. Nous ne permettrons pas que des agents fédéraux soient attaqués et ne laisserons pas une ville américaine être envahie et conquise par des ennemis étrangers”, a lancé Donald Trump lors d’un discours sur une base militaire.Il a menacé de recourir à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d’avoir pris des mesures disproportionnées.”Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer”, a déploré Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Les Etats-Unis “ne sont plus une démocratie”.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires – dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone – durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu Donald Trump.Les protestations ont gagné d’autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages.Mardi en début de soirée, quelques milliers de personnes ont ainsi marché dans le sud de Manhattan pour protester contre la politique migratoire de Donald Trump.”Je suis ici pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, a expliqué à l’AFP une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine sans statut officiel. “Franchement, ce pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans les immigrés”, a-t-elle ajouté en requérant l’anonymat.- Goudron et plumes -Entretemps, la polémique enfle sur la démonstration de force de l’administration Trump.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a dénoncé Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes.Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.Interrogé sur la réaction de l’administration Trump face à ces manifestations et celles du 6 janvier 2021, lorsqu’une foule de partisans de Trump avait envahi le Capitole, il a répondu qu’il y avait “une nette différence”.

Deuil national en Autriche après une tuerie sans précédent dans un lycée

L’Autriche observe mercredi un deuil national et une minute de silence au lendemain de la mort de dix personnes dans un lycée de Graz, tuées par balles par un ancien élève qui s’est ensuite suicidé, un drame sans précédent dans le pays.Le chancelier Christian Stocker, arrivé sur place mardi, a déploré “une tragédie nationale”. “C’est un jour sombre”, a-t-il dit devant la presse en annonçant un deuil national de trois jours. Une minute de silence doit être observée dans tout le pays mercredi à 10H00 (08H00 GMT).Parmi les dix personnes tuées figure un élève français de 17 ans, a indiqué son père à l’AFP. Les autorités ont par ailleurs fait état de 11 blessés.L’auteur présumé a agi seul et s’est donné la mort dans les toilettes après son crime, selon la police, qui s’est refusée à toute spéculation sur le déroulé des événements.Dans la soirée, la police a indiqué à la télévision ORF avoir retrouvé une lettre d’adieu adressée à ses parents lors d’une perquisition à son domicile, mais ajouté qu’elle n’offrait aucun indice sur son mobile.Le jeune homme, un Autrichien de 21 ans originaire de la région, a utilisé pour commettre l’attaque un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement secondaire accueillant environ 400 jeunes de 14 à 18 ans, mais n’avait pas terminé son cursus. Les lieux ont été rapidement sécurisés et évacués après les premiers appels signalant des cris et des coups de feu vers 10H00 (08H00 GMT). Une cellule de crise a pris les élèves en charge.- “Du jamais-vu” -Interrogée par l’AFP, une riveraine américaine, mère de deux enfants scolarisés à proximité, s’est dite “choquée”. “Dans mon pays d’origine, on sait que cela arrive plus souvent, mais que cela se produise ici, c’est du jamais-vu”.”Graz est une ville sûre”, selon Roman Klug, un artiste de 55 ans, qui “habite à deux pas”. Et l’école “est connue pour son ouverture et sa diversité”, a-t-il rappelé.Devant l’établissement niché dans un cadre verdoyant ont été déposés quelques bouquets de roses et des bougies, des magasins préférant baisser le rideau par sécurité.Giorgia Meloni en Italie, Viktor Orban en Hongrie, Volodymyr Zelensky en Ukraine… face à l’épreuve, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion.”Les nouvelles de Graz me touchent au cœur”, a souligné sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Le président français Emmanuel Macron a lui aussi fait part de sa “vive émotion” et adressé “aux proches des victimes” comme “au peuple autrichien” toute “la solidarité de la France”.”Nos pensées vont à nos amis et voisins autrichiens et nous partageons leur deuil”, a commenté pour sa part le chancelier allemand Friedrich Merz après cette “horrible” attaque.- Précédents en Europe -Loin des drames de ce genre qui frappent régulièrement d’autres pays occidentaux, l’Autriche, pays de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité. Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index).Mais ces dernières années, l’Europe a été secouée par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ne relevant pas d’actes de terrorisme.En février, un tireur avait tué dix personnes dans un centre de formation pour adultes d’Örebro, dans le centre de la Suède, avant de se suicider.En France, une assistante d’éducation a été mortellement poignardée mardi par un collégien devant son établissement, suscitant une vive émotion.La Slovaquie et la Croatie ont été endeuillées récemment par des attaques au couteau. La République tchèque a été touchée fin 2023, quand un étudiant a tué 14 personnes.En mars de la même année, neuf élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de 13 ans.”La Serbie ressent votre douleur, parce que nous avons aussi vécu des tragédies dont le souvenir est encore frais et dont les cicatrices sont profondément imprimées dans le cœur de chacun d’entre nous”, a réagi son président Aleksandar Vucic.

Deuil national en Autriche après une tuerie sans précédent dans un lycée

L’Autriche observe mercredi un deuil national et une minute de silence au lendemain de la mort de dix personnes dans un lycée de Graz, tuées par balles par un ancien élève qui s’est ensuite suicidé, un drame sans précédent dans le pays.Le chancelier Christian Stocker, arrivé sur place mardi, a déploré “une tragédie nationale”. “C’est un jour sombre”, a-t-il dit devant la presse en annonçant un deuil national de trois jours. Une minute de silence doit être observée dans tout le pays mercredi à 10H00 (08H00 GMT).Parmi les dix personnes tuées figure un élève français de 17 ans, a indiqué son père à l’AFP. Les autorités ont par ailleurs fait état de 11 blessés.L’auteur présumé a agi seul et s’est donné la mort dans les toilettes après son crime, selon la police, qui s’est refusée à toute spéculation sur le déroulé des événements.Dans la soirée, la police a indiqué à la télévision ORF avoir retrouvé une lettre d’adieu adressée à ses parents lors d’une perquisition à son domicile, mais ajouté qu’elle n’offrait aucun indice sur son mobile.Le jeune homme, un Autrichien de 21 ans originaire de la région, a utilisé pour commettre l’attaque un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement secondaire accueillant environ 400 jeunes de 14 à 18 ans, mais n’avait pas terminé son cursus. Les lieux ont été rapidement sécurisés et évacués après les premiers appels signalant des cris et des coups de feu vers 10H00 (08H00 GMT). Une cellule de crise a pris les élèves en charge.- “Du jamais-vu” -Interrogée par l’AFP, une riveraine américaine, mère de deux enfants scolarisés à proximité, s’est dite “choquée”. “Dans mon pays d’origine, on sait que cela arrive plus souvent, mais que cela se produise ici, c’est du jamais-vu”.”Graz est une ville sûre”, selon Roman Klug, un artiste de 55 ans, qui “habite à deux pas”. Et l’école “est connue pour son ouverture et sa diversité”, a-t-il rappelé.Devant l’établissement niché dans un cadre verdoyant ont été déposés quelques bouquets de roses et des bougies, des magasins préférant baisser le rideau par sécurité.Giorgia Meloni en Italie, Viktor Orban en Hongrie, Volodymyr Zelensky en Ukraine… face à l’épreuve, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion.”Les nouvelles de Graz me touchent au cœur”, a souligné sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Le président français Emmanuel Macron a lui aussi fait part de sa “vive émotion” et adressé “aux proches des victimes” comme “au peuple autrichien” toute “la solidarité de la France”.”Nos pensées vont à nos amis et voisins autrichiens et nous partageons leur deuil”, a commenté pour sa part le chancelier allemand Friedrich Merz après cette “horrible” attaque.- Précédents en Europe -Loin des drames de ce genre qui frappent régulièrement d’autres pays occidentaux, l’Autriche, pays de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité. Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index).Mais ces dernières années, l’Europe a été secouée par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ne relevant pas d’actes de terrorisme.En février, un tireur avait tué dix personnes dans un centre de formation pour adultes d’Örebro, dans le centre de la Suède, avant de se suicider.En France, une assistante d’éducation a été mortellement poignardée mardi par un collégien devant son établissement, suscitant une vive émotion.La Slovaquie et la Croatie ont été endeuillées récemment par des attaques au couteau. La République tchèque a été touchée fin 2023, quand un étudiant a tué 14 personnes.En mars de la même année, neuf élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de 13 ans.”La Serbie ressent votre douleur, parce que nous avons aussi vécu des tragédies dont le souvenir est encore frais et dont les cicatrices sont profondément imprimées dans le cœur de chacun d’entre nous”, a réagi son président Aleksandar Vucic.

Ukraine: deux morts et 54 blessés dans de nouvelles frappes russes sur Kharkiv

Des frappes russes ont tué deux personnes et fait au moins 54 blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, au lendemain de frappes similaires qui ont fait trois morts à Kiev et Odessa.La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète de récents pourparlers de paix à Istanbul.Mais ceux-ci sont dans l’impasse et les attaques nocturnes visant la population civile ukrainienne se poursuivent à un rythme soutenu.Celle visant Kharkiv dans la nuit de mardi à mercredi a fait deux morts et au moins 54 blessés, a indiqué le maire, Igor Terekhov.”Dix-sept frappes de drones ont eu lieu dans deux districts” de cette ville à majorité russophone, a-t-il précisé. Huit des blessés sont des enfants, selon les services de secours.Les frappes ont eu lieu “vers 00H30” (21H30 GMT mardi) et ont touché notamment des immeubles d’habitation, a précisé le bureau du procureur local, soulignant que l’arme utilisée avait été des Geran-2, la version russe du drone iranien Shahed.Située à moins de 50 km de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.Elle avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son “attaque la plus puissante depuis le début de la guerre” en février, avec une cinquantaine d’explosions. Deux personnes avaient alors été tuées et 17 blessées.- “Action concrète” -A l’échelle nationale, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs dans la nuit de lundi à mardi, faisant trois morts et 13 blessés.L’Ukraine en parallèle multiplie également les attaques de drones sur la Russie, mais dit viser essentiellement des équipements stratégiques.Mardi, une personne a toutefois été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ayant détruit une supérette dans la région russe de Belgorod, selon le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Dans ce contexte, les deux pays ont tout de même procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre décidé lors de pourparlers direct à Istanbul début juin.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi.Après les frappes de la nuit de lundi à mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Après avoir promis en vain de régler le conflit en quelques heures et renoué à cette fin le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si comme cela a été le cas Moscou refusait un cessez-le-feu, peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.