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Calme précaire à Los Angeles, avant les manifestations nationales du week-end

Un calme précaire règne vendredi à Los Angeles avant les manifestations prévues samedi dans l’ensemble du pays contre la politique de Donald Trump, en même temps que la grande parade militaire voulue par le président républicain pour les 250 ans de l’armée américaine. La nuit s’est déroulée sans incident dans la mégalopole où vit une importante population hispanique, théâtre ces jours derniers de manifestations contre l’interpellation musclée d’étrangers en situation irrégulière.”Pourquoi je suis ici? Pour les gens qui ont été arrêtés, ceux qui n’ont pas de voix”, a confié à l’AFP Jasmine, qui n’a pas donné son nom de famille.Samedi, des opposants à l’adminstration de Trump se réuniront dans tout le pays sous le slogan “No Kings” (“Pas de rois”). Des manifestations sont prévues dans une centaine de villes. Donald Trump s’est attribué jeudi le relatif retour au calme au déploiement à Los Angeles d’environ 4.000 réservistes des Gardes nationaux et 700 Marines qu’il a ordonné. Mais le couvre-feu décrété par la maire démocrate de la ville a aussi pu y contribuer.Le président conserve, pour le moment, le contrôle de la Garde nationale en Californie, après la suspension en appel de l’interdiction par un juge fédéral de déployer ces réservistes dans la seconde ville du pays. “Merci pour cette décision!” a salué Donald Trump vendredi. “Si je n’avais pas envoyé les militaires à Los Angeles, la ville serait en train de brûler complétement en ce moment”, a-t-il réaffirmé sur sa plateforme Truth Social. Saisi par le gouverneur démocrate de l’Etat Gavin Newsom, un juge fédéral avait estimé illégal en première instance jeudi l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale pour faire face aux manifestations anti-expulsions de migrants. Le magistrat avait du même coup ordonné que le contrôle de ce corps de réserve à double tutelle soit rendu au gouverneur démocrate. – “Pas un monarque” -Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.Les tensions ont éclaté le 6 juin quand des manifestants ont commencé à protester contre des raids anti-migrants menés par la police de l’immigration (ICE).Largement pacifiques, les manifestations ont toutefois été marquées par des violences parfois spectaculaires, avec des voitures brûlées, le pillage de commerces, des jets de feux d’artifices ou la coupure d’une grande voie rapide. Mais ces heurts sont restés “bien loin” de la “rébellion” décrite par Donald Trump pour justifier le déploiement de militaires, a estimé le juge Breyer.Le président “n’est pas un monarque, ce n’est pas un roi, et il devrait cesser d’agir comme tel”, a réagi Gavin Newsom après la décision du juge de première instance. Donald Trump a promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”. Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité. Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés de l’agriculture et de l’hôtellerie.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.

Calme précaire à Los Angeles, avant les manifestations nationales du week-end

Un calme précaire règne vendredi à Los Angeles avant les manifestations prévues samedi dans l’ensemble du pays contre la politique de Donald Trump, en même temps que la grande parade militaire voulue par le président républicain pour les 250 ans de l’armée américaine. La nuit s’est déroulée sans incident dans la mégalopole où vit une importante population hispanique, théâtre ces jours derniers de manifestations contre l’interpellation musclée d’étrangers en situation irrégulière.”Pourquoi je suis ici? Pour les gens qui ont été arrêtés, ceux qui n’ont pas de voix”, a confié à l’AFP Jasmine, qui n’a pas donné son nom de famille.Samedi, des opposants à l’adminstration de Trump se réuniront dans tout le pays sous le slogan “No Kings” (“Pas de rois”). Des manifestations sont prévues dans une centaine de villes. Donald Trump s’est attribué jeudi le relatif retour au calme au déploiement à Los Angeles d’environ 4.000 réservistes des Gardes nationaux et 700 Marines qu’il a ordonné. Mais le couvre-feu décrété par la maire démocrate de la ville a aussi pu y contribuer.Le président conserve, pour le moment, le contrôle de la Garde nationale en Californie, après la suspension en appel de l’interdiction par un juge fédéral de déployer ces réservistes dans la seconde ville du pays. “Merci pour cette décision!” a salué Donald Trump vendredi. “Si je n’avais pas envoyé les militaires à Los Angeles, la ville serait en train de brûler complétement en ce moment”, a-t-il réaffirmé sur sa plateforme Truth Social. Saisi par le gouverneur démocrate de l’Etat Gavin Newsom, un juge fédéral avait estimé illégal en première instance jeudi l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale pour faire face aux manifestations anti-expulsions de migrants. Le magistrat avait du même coup ordonné que le contrôle de ce corps de réserve à double tutelle soit rendu au gouverneur démocrate. – “Pas un monarque” -Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.Les tensions ont éclaté le 6 juin quand des manifestants ont commencé à protester contre des raids anti-migrants menés par la police de l’immigration (ICE).Largement pacifiques, les manifestations ont toutefois été marquées par des violences parfois spectaculaires, avec des voitures brûlées, le pillage de commerces, des jets de feux d’artifices ou la coupure d’une grande voie rapide. Mais ces heurts sont restés “bien loin” de la “rébellion” décrite par Donald Trump pour justifier le déploiement de militaires, a estimé le juge Breyer.Le président “n’est pas un monarque, ce n’est pas un roi, et il devrait cesser d’agir comme tel”, a réagi Gavin Newsom après la décision du juge de première instance. Donald Trump a promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”. Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité. Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés de l’agriculture et de l’hôtellerie.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.

Attaque israélienne massive contre l’Iran, une “déclaration de guerre” pour Téhéran

Téhéran a qualifié vendredi de “déclaration de guerre” les frappes israéliennes massives sur le sol iranien, qui pourraient être suivies d’attaques “encore plus brutales”, a averti le président américain Donald Trump, si l’Iran ne conclut pas un accord sur le nucléaire.Cette attaque d’une ampleur sans précédent a visé des sites militaires et nucléaires et tué les plus hauts gradés iraniens, dont le chef d’état major de l’armée, le chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, et le commandant de sa force aérospatiale. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié l’attaque de “déclaration de guerre” et promis que la riposte de son pays serait “assurément vigoureuse”.Les forces armées iraniennes ont averti qu’elles n’auraient “pas de limites” dans leur riposte et le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis un sort “douloureux” à Israël.Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde, les médias ont fait état dans la journée d’une nouvelle frappe sur le centre d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran, et d’une “forte détonation” près d’une base militaire à Hamedan, dans l’ouest, à plus de 300 kilomètres de Téhéran. Au moins huit personnes ont été tuées à Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran, selon l’agence de presse Isna.Les frappes, qui ont commencé dans la nuit et visé notamment la capitale, surviennent alors que la pression grandissait sur l’Iran, soupçonné par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que dément Téhéran. “Mort à Israël, mort à l’Amérique!”, ont crié des Iraniens venus manifester dans le centre de Téhéran. Ahmad Moadi, un retraité de 62 ans, a appelé à une “réponse cinglante” contre Israël, un pays non reconnu par l’Iran.- “De nombreux jours” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s’est entretenu dans la journée avec des dirigeants étrangers, a averti que l’opération militaire durerait “de nombreux jours”. Israël “a frappé au coeur du programme de missiles balistiques de l’Iran”, a-t-il affirmé.L’armée israélienne a dit disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique. Selon elle, “le régime iranien avait un plan concret pour détruire l’Etat d’Israël”.Tôt vendredi, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, ainsi que d’autres responsables dont le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Ali Hajizadeh, ont été tués dans une frappe sur leur quartier général. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont également péri dans des frappes, qui ont fait au moins 95 morts à travers le pays, selon les médias.Un immeuble du quartier cossu de Nobonyad à Téhéran a notamment été très endommagé. Les secouristes s’y affairaient au milieu des débris, entourés par un important dispositif de sécurité.  L’armée israélienne a indiqué qu’environ 200 avions avaient visé une centaine de cibles. Le site de Natanz a été visé “plusieurs fois”, selon la télévision d’Etat, qui a montré une épaisse fumée noire s’en élevant.L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a indiqué que la plupart des dégâts sur ce site, en grande partie souterrain, étaient “en surface”, alors que l’armée israélienne a affirmé en avoir touché les installations souterraines. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), “aucune augmentation des niveaux de radiation” n’a été observée à Natanz. Peu après les premières frappes, l’armée israélienne a fait état d'”environ 100 drones” lancés par l’Iran vers Israël et un responsable militaire a indiqué à la mi-journée que l’armée continuait à en intercepter.La Jordanie a aussi annoncé des interceptions de drones et missiles dans son espace aérien.- Risque de “conflit massif” -Donald Trump, dont le pays mène des négociations indirectes avec Téhéran sur son programme nucléaire, a exhorté l’Iran à “conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien”.Il a prévenu que les “prochaines attaques” seraient “encore plus brutales”. “Il est encore possible d’arrêter ce massacre”, a-t-il dit.La dernière attaque israélienne contre l’Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024, quand Israël avait dit avoir mené des raids aériens sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Plusieurs pays de la région comme l’Arabie saoudite ou la Turquie ont dénoncé l’attaque, de même que le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza, les rebelles yéménites houthis et le mouvement libanais Hezbollah.Les cours du pétrole ont flambé, mais le ministère iranien du Pétrole a affirmé que les principales raffineries et dépôts de carburant n’avaient pas été affectés.Signe de l’extrême fébrilité dans la région, de nombreuses compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des dizaines de vols.Plusieurs ambassades d’Israël à travers le monde ont fermé au public. Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations sur le nucléaire. Un sixième cycle de pourparlers, à la tenue désormais incertaine, est prévu dimanche à Mascate.Face au risque d’un “conflit massif” au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a cependant indiqué que Washington n’était pas impliqué dans l’attaque de vendredi. L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans les discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions frappant le pays.Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse.Téhéran avait dit jeudi vouloir augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi, en réponse à l’adoption par l’AIEA d’une résolution le condamnant pour “non-respect” de ses obligations nucléaires.L’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA. Il faut un minerai enrichi à 90% pour fabriquer une bombe atomique.

Attaque israélienne massive contre l’Iran, une “déclaration de guerre” pour Téhéran

Téhéran a qualifié vendredi de “déclaration de guerre” les frappes israéliennes massives sur le sol iranien, qui pourraient être suivies d’attaques “encore plus brutales”, a averti le président américain Donald Trump, si l’Iran ne conclut pas un accord sur le nucléaire.Cette attaque d’une ampleur sans précédent a visé des sites militaires et nucléaires et tué les plus hauts gradés iraniens, dont le chef d’état major de l’armée, le chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, et le commandant de sa force aérospatiale. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié l’attaque de “déclaration de guerre” et promis que la riposte de son pays serait “assurément vigoureuse”.Les forces armées iraniennes ont averti qu’elles n’auraient “pas de limites” dans leur riposte et le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis un sort “douloureux” à Israël.Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde, les médias ont fait état dans la journée d’une nouvelle frappe sur le centre d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran, et d’une “forte détonation” près d’une base militaire à Hamedan, dans l’ouest, à plus de 300 kilomètres de Téhéran. Au moins huit personnes ont été tuées à Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran, selon l’agence de presse Isna.Les frappes, qui ont commencé dans la nuit et visé notamment la capitale, surviennent alors que la pression grandissait sur l’Iran, soupçonné par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que dément Téhéran. “Mort à Israël, mort à l’Amérique!”, ont crié des Iraniens venus manifester dans le centre de Téhéran. Ahmad Moadi, un retraité de 62 ans, a appelé à une “réponse cinglante” contre Israël, un pays non reconnu par l’Iran.- “De nombreux jours” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s’est entretenu dans la journée avec des dirigeants étrangers, a averti que l’opération militaire durerait “de nombreux jours”. Israël “a frappé au coeur du programme de missiles balistiques de l’Iran”, a-t-il affirmé.L’armée israélienne a dit disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique. Selon elle, “le régime iranien avait un plan concret pour détruire l’Etat d’Israël”.Tôt vendredi, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, ainsi que d’autres responsables dont le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Ali Hajizadeh, ont été tués dans une frappe sur leur quartier général. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont également péri dans des frappes, qui ont fait au moins 95 morts à travers le pays, selon les médias.Un immeuble du quartier cossu de Nobonyad à Téhéran a notamment été très endommagé. Les secouristes s’y affairaient au milieu des débris, entourés par un important dispositif de sécurité.  L’armée israélienne a indiqué qu’environ 200 avions avaient visé une centaine de cibles. Le site de Natanz a été visé “plusieurs fois”, selon la télévision d’Etat, qui a montré une épaisse fumée noire s’en élevant.L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a indiqué que la plupart des dégâts sur ce site, en grande partie souterrain, étaient “en surface”, alors que l’armée israélienne a affirmé en avoir touché les installations souterraines. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), “aucune augmentation des niveaux de radiation” n’a été observée à Natanz. Peu après les premières frappes, l’armée israélienne a fait état d'”environ 100 drones” lancés par l’Iran vers Israël et un responsable militaire a indiqué à la mi-journée que l’armée continuait à en intercepter.La Jordanie a aussi annoncé des interceptions de drones et missiles dans son espace aérien.- Risque de “conflit massif” -Donald Trump, dont le pays mène des négociations indirectes avec Téhéran sur son programme nucléaire, a exhorté l’Iran à “conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien”.Il a prévenu que les “prochaines attaques” seraient “encore plus brutales”. “Il est encore possible d’arrêter ce massacre”, a-t-il dit.La dernière attaque israélienne contre l’Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024, quand Israël avait dit avoir mené des raids aériens sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Plusieurs pays de la région comme l’Arabie saoudite ou la Turquie ont dénoncé l’attaque, de même que le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza, les rebelles yéménites houthis et le mouvement libanais Hezbollah.Les cours du pétrole ont flambé, mais le ministère iranien du Pétrole a affirmé que les principales raffineries et dépôts de carburant n’avaient pas été affectés.Signe de l’extrême fébrilité dans la région, de nombreuses compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des dizaines de vols.Plusieurs ambassades d’Israël à travers le monde ont fermé au public. Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations sur le nucléaire. Un sixième cycle de pourparlers, à la tenue désormais incertaine, est prévu dimanche à Mascate.Face au risque d’un “conflit massif” au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a cependant indiqué que Washington n’était pas impliqué dans l’attaque de vendredi. L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans les discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions frappant le pays.Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse.Téhéran avait dit jeudi vouloir augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi, en réponse à l’adoption par l’AIEA d’une résolution le condamnant pour “non-respect” de ses obligations nucléaires.L’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA. Il faut un minerai enrichi à 90% pour fabriquer une bombe atomique.

Au Brésil, un refuge pour pumas menacés par l’expansion urbaine

La chair à vif après avoir souffert une profonde entaille à la hanche, un puma, anesthésié sur un brancard, se fait soigner par des vétérinaires de l’association brésilienne Mata Ciliar.Ce mâle de cinq ans a été baptisé Barreiro, du nom du quartier où il a été retrouvé, dans un piège fabriqué avec un câble en acier.Le félin a été secouru par l’ONG, qui gère un refuge pour animaux sauvages à Jundiai, ville située à 90 km de Sao Paulo. “En raison de l’avancée de l’urbanisation sur son habitat naturel, quand le puma se déplace, il se perd entre les routes, les lotissements fermés ou autres interventions humaines”, explique à l’AFP Jorge Bellix, président de Mata Ciliar, qui a déjà soigné 32.000 animaux en près de 30 ans d’existence. “Si ça continue, nous assisterons malheureusement à l’extinction de plusieurs espèces en quelques années”, alerte-t-il. Le Brésil compte la plus grande diversité de félins sauvages au monde, avec neuf espèces répertoriées. Toutes, sont menacées d’extinction à cause de l’action humaine, notamment en raison de l’expansion urbaine effrénée.À quelques dizaines de kilomètres de Sao Paulo, la plus grande mégalopole d’Amérique Latine, les pumas voient l’homme se rapprocher de plus en plus de leur habitat naturel, la Mata Atlantica (forêt atlantique), biome où la faune brésilienne est la plus menacée.Ils sont ainsi exposés au risque d’être écrasés sur la route, électrocutés, empoisonnés, pris dans des pièges ou ciblés par des balles de braconniers.- “Situation critique” -Le long de l’autoroute qui mène vers le refuge à Jundiai, les lotissements et centre commerciaux poussent comme des champignons, comme autant de taches grises au milieu du vert émeraude de la forêt.Au total, 25 pumas et 10 jaguars sont soignés actuellement dans le refuge de l’ONG Mata Ciliar, vaste comme 40 terrains de football, où sont également accueillis des singes ou des loups à crinière.Les jaguars sont rares dans la Mata Atlantica, mais ils sont souvent victimes de trafic d’animaux et sont retirés de la jungle d’Amazonie (nord) ou des zones humides du Pantanal (centre-ouest) pour être amenés dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus riche du pays.Parfois baptisée “jungle de pierre”, Sao Paulo est une mégalopole pleine de gratte-ciels où vivent 12 millions d’habitants, 21 millions si l’on compte toute la zone métropolitaine.Mais à quelques kilomètres de là, on trouve de vastes zones rurales, avec les denses forêts de la Mata Atlantica et des collines.Quand l’homme envahit le territoire du puma, affectant la chaîne alimentaire, le félin doit se déplacer pour survivre. C’est ainsi que Barreiro est tombé dans un piège. “Nous l’avons retrouvé dans un état terrible”, raconte la vétérinaire Cristiana Harumi, qui a participé au sauvetage.Au refuge, elle suture la large plaie ouverte au moment où le puma tentait de s’échapper du piège.”La situation est critique: les animaux de Sao Paulo sont en train de perdre la guerre contre l’urbanisation”, déplore la vétérinaire, qui espère que Barreiro pourra retrouver son milieu naturel dans trois mois.Le puma étant au sommet de la chaîne alimentaire, il est considéré comme un “bio-indicateur”: sa disparition serait un signe inquiétant du degré de dégradation de l’environnement.

Au Brésil, un refuge pour pumas menacés par l’expansion urbaine

La chair à vif après avoir souffert une profonde entaille à la hanche, un puma, anesthésié sur un brancard, se fait soigner par des vétérinaires de l’association brésilienne Mata Ciliar.Ce mâle de cinq ans a été baptisé Barreiro, du nom du quartier où il a été retrouvé, dans un piège fabriqué avec un câble en acier.Le félin a été secouru par l’ONG, qui gère un refuge pour animaux sauvages à Jundiai, ville située à 90 km de Sao Paulo. “En raison de l’avancée de l’urbanisation sur son habitat naturel, quand le puma se déplace, il se perd entre les routes, les lotissements fermés ou autres interventions humaines”, explique à l’AFP Jorge Bellix, président de Mata Ciliar, qui a déjà soigné 32.000 animaux en près de 30 ans d’existence. “Si ça continue, nous assisterons malheureusement à l’extinction de plusieurs espèces en quelques années”, alerte-t-il. Le Brésil compte la plus grande diversité de félins sauvages au monde, avec neuf espèces répertoriées. Toutes, sont menacées d’extinction à cause de l’action humaine, notamment en raison de l’expansion urbaine effrénée.À quelques dizaines de kilomètres de Sao Paulo, la plus grande mégalopole d’Amérique Latine, les pumas voient l’homme se rapprocher de plus en plus de leur habitat naturel, la Mata Atlantica (forêt atlantique), biome où la faune brésilienne est la plus menacée.Ils sont ainsi exposés au risque d’être écrasés sur la route, électrocutés, empoisonnés, pris dans des pièges ou ciblés par des balles de braconniers.- “Situation critique” -Le long de l’autoroute qui mène vers le refuge à Jundiai, les lotissements et centre commerciaux poussent comme des champignons, comme autant de taches grises au milieu du vert émeraude de la forêt.Au total, 25 pumas et 10 jaguars sont soignés actuellement dans le refuge de l’ONG Mata Ciliar, vaste comme 40 terrains de football, où sont également accueillis des singes ou des loups à crinière.Les jaguars sont rares dans la Mata Atlantica, mais ils sont souvent victimes de trafic d’animaux et sont retirés de la jungle d’Amazonie (nord) ou des zones humides du Pantanal (centre-ouest) pour être amenés dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus riche du pays.Parfois baptisée “jungle de pierre”, Sao Paulo est une mégalopole pleine de gratte-ciels où vivent 12 millions d’habitants, 21 millions si l’on compte toute la zone métropolitaine.Mais à quelques kilomètres de là, on trouve de vastes zones rurales, avec les denses forêts de la Mata Atlantica et des collines.Quand l’homme envahit le territoire du puma, affectant la chaîne alimentaire, le félin doit se déplacer pour survivre. C’est ainsi que Barreiro est tombé dans un piège. “Nous l’avons retrouvé dans un état terrible”, raconte la vétérinaire Cristiana Harumi, qui a participé au sauvetage.Au refuge, elle suture la large plaie ouverte au moment où le puma tentait de s’échapper du piège.”La situation est critique: les animaux de Sao Paulo sont en train de perdre la guerre contre l’urbanisation”, déplore la vétérinaire, qui espère que Barreiro pourra retrouver son milieu naturel dans trois mois.Le puma étant au sommet de la chaîne alimentaire, il est considéré comme un “bio-indicateur”: sa disparition serait un signe inquiétant du degré de dégradation de l’environnement.

Dans la Sarthe, quatre morts après un accident de car transportant des adolescents ukrainiens

Quatre personnes sont mortes et 11 autres ont été grièvement blessées vendredi dans un accident impliquant un autocar qui transportait des adolescents ukrainiens sur l’autoroute A81 dans la Sarthe, a annoncé la préfecture.”Ce matin vers midi sur l’autoroute A81 entre Rennes et Le Mans, un bus s’est couché sur le bas-côté de l’autoroute avec à son bord un groupe d’enfants, d’adolescents de 15 à 17 ans qui se trouvaient en échange entre établissements scolaires”, a déclaré le préfet de la Sarthe, Emmanuel Aubry, au quotidien régional Ouest-France.”Le bilan provisoire actuel fait état de quatre décès, 11 urgences absolues, 34 urgences relatives”, a-t-il indiqué, sans préciser l’âge des victimes.”Un nombre conséquent de moyens” a été déployé, a-t-il ajouté.L’accident est survenu à la mi-journée dans le sens Rennes-Le Mans à hauteur de la commune de Degré, au kilomètre 179, selon un communiqué de la préfecture.Des barnums ont été dressés près du bus de couleur blanche, entouré de nombreux véhicules des secours d’urgence, selon un photographe de l’AFP sur place. Un hélicoptère s’est posé sur le bitume.L’autoroute A81 a été fermée dans les deux sens en raison d’un “accident mortel de transports publics”, d’après le site de Bison Futé, qui indique près de 10 kilomètres d’embouteillages dans le sens Rennes-Le Mans.En visite à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), le Premier ministre François Bayrou a dit “avoir une pensée pour les victimes du terrible accident de bus qui s’est produit dans la Sarthe”.”Quand, sur notre territoire, des drames de cet ordre se produisent, alors nous sommes tous concernés et nous allons faire ce qu’il faut pour élucider les circonstances de cet accident”, a-t-il ajouté.Par un message sur X, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a adressé “ses condoléances” pour les victimes de ce “très grave accident de la route” au bilan humain “très lourd”.Aucun détail supplémentaire sur les circonstances de l’accident ou l’identité des victimes n’était disponible à ce stade.- “Chapelle ardente” -Dirigées par le préfet de la Sarthe, Emmanuel Aubry, un Centre opérationnel départemental (COD) a été ouvert. Les services de secours font un point dans la salle polyvalente de Degré, a indiqué à l’AFP la mairie de cette commune de quelque 800 habitants.Selon la préfecture, quelque 87 sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et 49 engins des sapeurs-pompiers interviennent auprès de l’autobus et de ses passagers.Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Angers, situé à une heure de route des lieux de l’accident, accueille de premiers blessés, a annoncé dans un communiqué l’établissement qui a ouvert dès 13h00 “une cellule de crise hospitalière pour coordonner la prise en charge des accidentés”.”L’Hélismur 49 est également déployé pour récupérer les victimes sur place et les transférer par les airs au CHU”, a-t-il précisé.Les “personnes blessées très légèrement ou impliquées (…) seront prises en charge dans la salle communale de Degré”, selon M. Aubry.Les proches des personnes décédées pourront se rendre à “une chapelle ardente”, qui “a été mise en place sur cette commune de Degré”, a-t-il ajouté.Dans un communiqué, il a appelé “à la plus grande vigilance sur ce secteur et à ne pas gêner l’intervention des secours.”Un numéro vert a été activé par la préfecture: 09 70 80 90 40.

Crash du Boeing 787 d’Air India: une des boîtes noires retrouvées

Les enquêteurs ont retrouvé vendredi une des deux boîtes noires du Boeing 787 d’Air India qui s’est écrasé jeudi sur un quartier résidentiel d’Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, tuant au moins 265 personnes.”L’enregistreur des données de vol (FDR) a été retrouvé”, a confirmé le ministre de l’Aviation, Ram Mohan Naidu Kinjarapu, sur son compte X. “C’est un pas important dans l’enquête sur les causes de l’accident”.L’avion s’est écrasé jeudi moins d’une minute après son décollage à 13h39 (08h09 GMT) à destination de l’aéroport londonien de Gatwick, selon l’aviation civile indienne.Il avait émis un appel de détresse presqu’aussitôt après avoir quitté le sol, avant de s’écraser lourdement au-delà de l’aéroport.La queue de l’appareil était toujours visible vendredi, encastré dans le deuxième étage d’une résidence occupée par le personnel médical d’un hôpital voisin.Selon le dernier bilan fourni par un responsable de la police locale, Kanan Desai, les sauveteurs ont extrait 265 corps des débris de l’avion et des bâtiments sur lesquels il s’est écrasé.Au moins 24 personnes ont été tuées au sol quand l’appareil s’est fracassé sur la résidence de médecins, d’après le décompte de la police.Un des passagers du vol 171, qui transportait 242 personnes, a miraculeusement survécu. Vishwash Kumar Ramesh, un Britannique d’origine indienne, était assis à l’avant gauche de l’appareil à la place 11 A, tout près d’une des portes de secours.”Juste une minute après le décollage, soudain (…) j’ai eu l’impression qu’on restait coincés, que quelque chose n’allait pas”, a raconté vendredi M. Ramesh à la télévision indienne DD.- “En sortir vivant” -“L’avion a semblé accélérer et se diriger tout droit vers ce qui s’est avéré être une résidence (…) Et puis tout d’un coup, des lumières vertes et blanches se sont allumées dans tout l’avion”, a-t-il poursuivi depuis son lit d’hôpital.”Tout s’est passé sous mes yeux et je n’arrive toujours pas à croire comment j’ai pu sortir vivant de tout ça”, a confié le miraculé.Les autres passagers n’ont pas eu sa chance.Parmi eux, Koni Vyas, une médecin qui a publié sur les réseaux sociaux une photo d’elle, de son mari et de leurs trois enfants souriants, peu avant le décollage du vol 171. Tous ont péri, a rapporté le quotidien Indian Express. Le Premier ministre indien Narendra Modi, originaire de l’État du Gujarat dont Ahmedabad est la principale ville, s’est rendu sur le site du crash et auprès des blessés vendredi matin.Il a qualifié ce qu’il a vu de “scène de dévastation” et de “tragédie inimaginable”.Dès jeudi soir, des proches des victimes se sont pressés à la faculté de médecine d’Ahmedabad pour donner des échantillons de leur ADN afin d’identifier les corps. Ashfaque Nanabawa, 40 ans, a expliqué à l’AFP que son cousin Akeel Nanabawa se trouvait à bord avec sa femme et sa fille de trois ans.Il lui avait parlé quelques minutes alors qu’il était assis dans l’avion, avant le décollage: “Il nous a dit +Je suis dans l’avion, (…) tout va bien+. C’était son dernier appel”.Les habitants du quartier où le crash s’est produit ont été traumatisés.Dans l’un des immeubles percutés, “il y avait des corps partout”, se remémore Bharat Solanki, employé dans une station-service située à proximité. “Certains étaient entièrement carbonisés. Certains n’avaient pas de jambe ou de front”.- Inspections -Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un Boeing B-787 Dreamliner, un long-courrier entré en service en 2011.Les bureaux d’enquête britannique et américain ont annoncé qu’ils dépêchaient des équipes pour assister leurs homologues indiens du Bureau d’enquêtes des accidents aéronautiques (AAIB). De nombreux experts ont estimé qu’il était encore trop tôt pour expliquer la catastrophe.”L’avion est conçu pour voler sur un seul moteur, la cause la plus probable reste donc une panne des deux moteurs”, a toutefois avancé Jason Knight, de l’université britannique de Portsmouth.”Par mesure de prévention”, les autorités de l’aviation civile ont ordonné vendredi une inspection “à effet immédiat” des Boeing 787 équipés de moteurs General Electric en service à Air India. Le groupe Tata, propriétaire de la compagnie, a indiqué pour sa part qu’il débloquerait une aide financière de 110.000 euros pour les familles de chaque victime.Le crash d’Ahmedabad est un des pires de l’histoire de l’Inde, où le trafic aérien a grimpé en flèche ces dernières années.En 1996, le vol 763 de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec le vol 1907 de Kazakhstan Airlines. Les 349 personnes à bord des deux avions avaient été tuées, faisant de cet événement la collision aérienne la plus meurtrière jamais enregistrée.Depuis 2000, dans le monde, six catastrophes aériennes ont fait plus de 200 morts. 

Crash du Boeing 787 d’Air India: une des boîtes noires retrouvées

Les enquêteurs ont retrouvé vendredi une des deux boîtes noires du Boeing 787 d’Air India qui s’est écrasé jeudi sur un quartier résidentiel d’Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, tuant au moins 265 personnes.”L’enregistreur des données de vol (FDR) a été retrouvé”, a confirmé le ministre de l’Aviation, Ram Mohan Naidu Kinjarapu, sur son compte X. “C’est un pas important dans l’enquête sur les causes de l’accident”.L’avion s’est écrasé jeudi moins d’une minute après son décollage à 13h39 (08h09 GMT) à destination de l’aéroport londonien de Gatwick, selon l’aviation civile indienne.Il avait émis un appel de détresse presqu’aussitôt après avoir quitté le sol, avant de s’écraser lourdement au-delà de l’aéroport.La queue de l’appareil était toujours visible vendredi, encastré dans le deuxième étage d’une résidence occupée par le personnel médical d’un hôpital voisin.Selon le dernier bilan fourni par un responsable de la police locale, Kanan Desai, les sauveteurs ont extrait 265 corps des débris de l’avion et des bâtiments sur lesquels il s’est écrasé.Au moins 24 personnes ont été tuées au sol quand l’appareil s’est fracassé sur la résidence de médecins, d’après le décompte de la police.Un des passagers du vol 171, qui transportait 242 personnes, a miraculeusement survécu. Vishwash Kumar Ramesh, un Britannique d’origine indienne, était assis à l’avant gauche de l’appareil à la place 11 A, tout près d’une des portes de secours.”Juste une minute après le décollage, soudain (…) j’ai eu l’impression qu’on restait coincés, que quelque chose n’allait pas”, a raconté vendredi M. Ramesh à la télévision indienne DD.- “En sortir vivant” -“L’avion a semblé accélérer et se diriger tout droit vers ce qui s’est avéré être une résidence (…) Et puis tout d’un coup, des lumières vertes et blanches se sont allumées dans tout l’avion”, a-t-il poursuivi depuis son lit d’hôpital.”Tout s’est passé sous mes yeux et je n’arrive toujours pas à croire comment j’ai pu sortir vivant de tout ça”, a confié le miraculé.Les autres passagers n’ont pas eu sa chance.Parmi eux, Koni Vyas, une médecin qui a publié sur les réseaux sociaux une photo d’elle, de son mari et de leurs trois enfants souriants, peu avant le décollage du vol 171. Tous ont péri, a rapporté le quotidien Indian Express. Le Premier ministre indien Narendra Modi, originaire de l’État du Gujarat dont Ahmedabad est la principale ville, s’est rendu sur le site du crash et auprès des blessés vendredi matin.Il a qualifié ce qu’il a vu de “scène de dévastation” et de “tragédie inimaginable”.Dès jeudi soir, des proches des victimes se sont pressés à la faculté de médecine d’Ahmedabad pour donner des échantillons de leur ADN afin d’identifier les corps. Ashfaque Nanabawa, 40 ans, a expliqué à l’AFP que son cousin Akeel Nanabawa se trouvait à bord avec sa femme et sa fille de trois ans.Il lui avait parlé quelques minutes alors qu’il était assis dans l’avion, avant le décollage: “Il nous a dit +Je suis dans l’avion, (…) tout va bien+. C’était son dernier appel”.Les habitants du quartier où le crash s’est produit ont été traumatisés.Dans l’un des immeubles percutés, “il y avait des corps partout”, se remémore Bharat Solanki, employé dans une station-service située à proximité. “Certains étaient entièrement carbonisés. Certains n’avaient pas de jambe ou de front”.- Inspections -Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un Boeing B-787 Dreamliner, un long-courrier entré en service en 2011.Les bureaux d’enquête britannique et américain ont annoncé qu’ils dépêchaient des équipes pour assister leurs homologues indiens du Bureau d’enquêtes des accidents aéronautiques (AAIB). De nombreux experts ont estimé qu’il était encore trop tôt pour expliquer la catastrophe.”L’avion est conçu pour voler sur un seul moteur, la cause la plus probable reste donc une panne des deux moteurs”, a toutefois avancé Jason Knight, de l’université britannique de Portsmouth.”Par mesure de prévention”, les autorités de l’aviation civile ont ordonné vendredi une inspection “à effet immédiat” des Boeing 787 équipés de moteurs General Electric en service à Air India. Le groupe Tata, propriétaire de la compagnie, a indiqué pour sa part qu’il débloquerait une aide financière de 110.000 euros pour les familles de chaque victime.Le crash d’Ahmedabad est un des pires de l’histoire de l’Inde, où le trafic aérien a grimpé en flèche ces dernières années.En 1996, le vol 763 de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec le vol 1907 de Kazakhstan Airlines. Les 349 personnes à bord des deux avions avaient été tuées, faisant de cet événement la collision aérienne la plus meurtrière jamais enregistrée.Depuis 2000, dans le monde, six catastrophes aériennes ont fait plus de 200 morts. 

Téhéran qualifie de “déclaration de guerre” l’attaque israélienne massive contre l’Iran

L’Iran a qualifié vendredi l’attaque israélienne de “déclaration de guerre” après des frappes massives d’Israël contre une centaine de cibles dont des sites nucléaires, qui ont tué les deux plus hauts responsables militaires de la République islamique.Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde après cette attaque d’une ampleur sans précédent contre l’Iran, de nouvelles explosions ont été entendues à la mi-journée dans le nord-ouest de l’Iran. Des médias locaux ont fait état d’une nouvelle frappe sur le centre d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), et d’un incendie à l’aéroport de Tabriz (nord-ouest). Les frappes, notamment sur Téhéran, surviennent alors que la pression ne cessait d’augmenter sur l’Iran pour son programme nucléaire, Israël et des Etats occidentaux le soupçonnant de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que dément Téhéran. “Mort à Israël, mort à l’Amérique!”, ont crié dans la matinée des Iraniens venus manifester dans le centre de la capitale, brandissant des drapeaux iraniens. Ahmad Moadi, un retraité de 62 ans, appelle à une “réponse cinglante” contre Israël, un pays non reconnu par l’Iran.L’opération a débuté dans la nuit et visé des sites militaires et nucléaires dans plusieurs régions iraniennes. L’armée israélienne a notamment affirmé que les installations souterraines du site de Natanz avaient été touchées.- “De nombreux jours” -Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a averti que l’opération militaire durerait “de nombreux jours”, et l’armée israélienne indiqué que ses avions de combat continuaient de frapper le territoire iranien. Tôt vendredi, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, a été tué dans une frappe sur le quartier général des Gardiens de la Révolution à Téhéran, comme un autre dirigeant de la puissante armée idéologique de la République islamique.  Le chef d’état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont également péri dans des frappes, qui ont aussi blessé un haut conseiller du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des médias locaux.Au moins 95 personnes ont été blessés à travers le pays, selon la télévision d’Etat.Une frappe a notamment touché un immeuble du quartier cossu de Nobonyad, dans le nord de Téhéran. Les secouristes s’affairent au milieu des débris du bâtiment endommagé, tandis que la zone est bouclée par un important dispositif de sécurité. Des familles en pleurs et des badauds se sont rassemblés à proximité. L’armée israélienne a indiqué qu’environ 200 avions avaient visé une centaine de cibles à travers le pays. Le site de Natanz a été visé “plusieurs fois” dès le début de l’attaque, selon la télévision d’Etat, qui a montré une épaisse fumée noire s’en élevant. Les sites nucléaires “ne doivent jamais être attaqués”, a dénoncé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon laquelle “aucune augmentation des niveaux de radiation n’a(vait) été observée” sur ce site. Trois sites militaires dans le nord-ouest ont également été visés, d’après la télévision iranienne.Israël “a frappé au coeur du programme de missiles balistiques de l’Iran”, a affirmé M. Netanyahu, saluant le “succès” de cette opération.L’armée israélienne a indiqué disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique. Selon elle, “le régime iranien avait un plan concret pour détruire l’Etat d’Israël”. – “Pas de limites” -Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié l’attaque de “déclaration de guerre”, et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à réagir.Les forces armées iraniennes ont averti auparavant qu’elles n’auraient “pas de limites” dans leur riposte. L’ayatollah Ali Khamenei a promis un sort “douloureux” à Israël.Quant aux Etats-Unis, allié indéfectible de l’Etat hébreu, ils seront “responsables des conséquences” de l’attaque, a assuré Téhéran.Quelques heures après les premières frappes, l’armée israélienne a fait état d'”environ 100 drones” lancés par l’Iran vers le territoire israélien et un responsable militaire a indiqué en début d’après-midi que l’armée continuait à en intercepter.La Jordanie, voisine d’Israël, a déclaré aussi avoir intercepté des drones et missiles qui avaient violé son espace aérien.La dernière attaque israélienne contre l’Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024 quand Israël avait dit avoir mené des raids aériens sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers le territoire israélien, mais elle n’avait pas l’ampleur de celle de vendredi.Alors que plusieurs pays de la région comme l’Arabie saoudite ou la Turquie ont dénoncé l’attaque israélienne, les dirigeants étrangers ont pour la plupart appelé, à l’instar des Nations unies, à la retenue et à la désescalade.Le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza depuis plus de 20 mois, les rebelles yéménites houthis et le Hezbollah libanais, tous alliés de Téhéran, ont vivement condamné les frappes.Les cours du pétrole ont flambé de plus de 12%, faisant redouter de fortes perturbations sur les approvisionnements d’or noir.Signe de l’extrême fébrilité dans la région, les compagnies aériennes dans le Golfe, comme la principale, Emirates, ont annulé plusieurs vols en provenance et à destination de l’Irak, la Jordanie, le Liban, l’Iran et la Syrie. Air France a annoncé la suspension de ses vols entre Paris et Tel Aviv.Le président américain Donald Trump, qui doit réunir vendredi son conseil de sécurité nationale, a affirmé avoir été prévenu à l’avance de l’opération. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a indiqué que Washington n’était pas impliqué dans l’attaque et que la “priorité” de Washington était de protéger ses forces dans la région. – Risque de “conflit massif” -Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations sur le nucléaire entre Washington et Téhéran. Un sixième cycle de pourparlers, à la tenue désormais incertaine, était prévu dimanche à Mascate.Face au risque d’un “conflit massif” au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment. Des ambassades américaines au Moyen-Orient ont appelé leurs ressortissants à faire preuve de prudence.L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans les discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions imposées au pays.Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit “non négociable”.Téhéran avait dit jeudi vouloir augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi avec la prochaine construction d’un nouveau site, en réponse à l’adoption par l’AIEA d’une résolution le condamnant pour “non-respect” de ses obligations en matière nucléaire.L’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60%, selon l’agence basée à Vienne. Il faut un minerai enrichi à 90% pour fabriquer une bombe atomique.