AFP World

Le bilan s’alourdit après le séisme en Afghanistan, plus de 900 morts

Plus de 900 personnes ont péri dans le séisme ayant frappé l’est de l’Afghanistan, où les opérations de secours se poursuivent tandis que les soignants tentent d’aider et de réconforter ceux qui ont tout perdu.D’une magnitude 6 et suivi d’au moins cinq fortes répliques, le tremblement de terre a touché au coeur de la nuit de dimanche à lundi des zones reculées dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.La quasi-totalité des victimes ont été recensées dans la province de Kounar, a précisé à l’AFP Mohammed Hamad, porte-parole de l’Autorité de gestion des catastrophes. Une dizaine de morts sont recensés dans la province voisine de Nangarhar.D’après lui, le bilan, qui fait état également de plus de 3.000 blessés, pourrait encore s’alourdir. Des recherches se poursuivent dans les villages réduits à des tas de décombres.”Il faut nous aider”, a plaidé Akhlaq, 14 ans, depuis son lit d’hôpital à Jalalabad, chef-lieu de Nangarhar. Au moment du séisme, ils étaient dix dans la maison familiale.”Deux de mes frères, mon oncle et deux de mes neveux sont morts, les quatre autres membres de ma famille sont maintenant sans-abri et n’ont ni nourriture, ni eau”, a-t-il dit à l’AFP.A Genève, Indrika Ratwatte, coordinateur de l’action humanitaire de l’ONU en Afghanistan, a prévenu que “potentiellement, le nombre de personnes touchées pourrait atteindre presque des centaines de milliers”.- “Devoir d’aider” -D’après le chef de l’Autorité de gestion des catastrophes de Kounar, Ehsanullah Ehsan, “les recherches n’ont pas cessé” et ce “grâce à la mobilisation de nos employés et d’habitants venus des districts alentours”.”La priorité est d’aider les blessés, puis nous distribuerons des tentes et des repas chauds aux sans-abris”, a-t-il affirmé à l’AFP, alors que les secours peinent encore à atteindre certains villages coupés du monde par des glissements de terrain.De fait, depuis plus de 36 heures, des dizaines d’habitants des villages de Wadir et de Mazar Dara, sur les coteaux verdoyants de Kounar, déblayent à la pelle ou à la main ce qu’il reste des maisons écroulées.Oubadullah Stouman a accouru à Wadir de son village à la lisière du Pakistan, plus à l’est, pour obtenir des nouvelles de ses proches.”Ici, les gens sont pauvres, c’est notre devoir de les aider”, dit à l’AFP cet Afghan de 26 ans, lui-même sorti brutalement de son sommeil par le séisme, mais dont le village n’a pas été touché.A Wadir en revanche, “il n’y a plus que des pierres, je ne sais même pas comment décrire cela, c’est très, très dur à voir”, lâche-t-il, la gorge nouée.Partout alentours, après des prières funéraires, des rangées de corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc selon le rite musulman, sont mis en terre.- Aide internationale -Des hélicoptères militaires poursuivent leur ballet vers les zones sinistrées, acheminant de l’aide et évacuant morts et blessés.L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts.L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, est l’un des pays les plus pauvres du globe.Les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et un montant initial de cinq millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Londres, de son côté, a annoncé débloquer un million de livres pour aider au soutien des familles touchées.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans : en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.

Le bilan s’alourdit après le séisme en Afghanistan, plus de 900 morts

Plus de 900 personnes ont péri dans le séisme ayant frappé l’est de l’Afghanistan, où les opérations de secours se poursuivent tandis que les soignants tentent d’aider et de réconforter ceux qui ont tout perdu.D’une magnitude 6 et suivi d’au moins cinq fortes répliques, le tremblement de terre a touché au coeur de la nuit de dimanche à lundi des zones reculées dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.La quasi-totalité des victimes ont été recensées dans la province de Kounar, a précisé à l’AFP Mohammed Hamad, porte-parole de l’Autorité de gestion des catastrophes. Une dizaine de morts sont recensés dans la province voisine de Nangarhar.D’après lui, le bilan, qui fait état également de plus de 3.000 blessés, pourrait encore s’alourdir. Des recherches se poursuivent dans les villages réduits à des tas de décombres.”Il faut nous aider”, a plaidé Akhlaq, 14 ans, depuis son lit d’hôpital à Jalalabad, chef-lieu de Nangarhar. Au moment du séisme, ils étaient dix dans la maison familiale.”Deux de mes frères, mon oncle et deux de mes neveux sont morts, les quatre autres membres de ma famille sont maintenant sans-abri et n’ont ni nourriture, ni eau”, a-t-il dit à l’AFP.A Genève, Indrika Ratwatte, coordinateur de l’action humanitaire de l’ONU en Afghanistan, a prévenu que “potentiellement, le nombre de personnes touchées pourrait atteindre presque des centaines de milliers”.- “Devoir d’aider” -D’après le chef de l’Autorité de gestion des catastrophes de Kounar, Ehsanullah Ehsan, “les recherches n’ont pas cessé” et ce “grâce à la mobilisation de nos employés et d’habitants venus des districts alentours”.”La priorité est d’aider les blessés, puis nous distribuerons des tentes et des repas chauds aux sans-abris”, a-t-il affirmé à l’AFP, alors que les secours peinent encore à atteindre certains villages coupés du monde par des glissements de terrain.De fait, depuis plus de 36 heures, des dizaines d’habitants des villages de Wadir et de Mazar Dara, sur les coteaux verdoyants de Kounar, déblayent à la pelle ou à la main ce qu’il reste des maisons écroulées.Oubadullah Stouman a accouru à Wadir de son village à la lisière du Pakistan, plus à l’est, pour obtenir des nouvelles de ses proches.”Ici, les gens sont pauvres, c’est notre devoir de les aider”, dit à l’AFP cet Afghan de 26 ans, lui-même sorti brutalement de son sommeil par le séisme, mais dont le village n’a pas été touché.A Wadir en revanche, “il n’y a plus que des pierres, je ne sais même pas comment décrire cela, c’est très, très dur à voir”, lâche-t-il, la gorge nouée.Partout alentours, après des prières funéraires, des rangées de corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc selon le rite musulman, sont mis en terre.- Aide internationale -Des hélicoptères militaires poursuivent leur ballet vers les zones sinistrées, acheminant de l’aide et évacuant morts et blessés.L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts.L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, est l’un des pays les plus pauvres du globe.Les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et un montant initial de cinq millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Londres, de son côté, a annoncé débloquer un million de livres pour aider au soutien des familles touchées.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans : en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.

Éducation catholique: enquête pour violences à Saint-Joseph de Nay, près de Bétharram

Une enquête pour violences aggravées au sein de l’établissement catholique Saint-Joseph de Nay (Pyrénées-Atlantiques), à dix kilomètres de Bétharram, a été ouverte en juin pour des faits remontant à plusieurs décennies, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Pau.”Une enquête est ouverte (…) pour violences aggravées depuis le mois de juin à la suite d’un signalement de l’inspection académique pour des faits de violences remontant aux années 1970″, a déclaré à l’AFP Rodolphe Jarry, procureur de la République à Pau.L’enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Nay, qui a reçu “deux plaintes pour des faits de violences survenus dans cet établissement en 1965-1967 et entre 1975 et 1982”, précise le magistrat.Un collectif des victimes de Saint-Joseph de Nay, créé en mars après les révélations sur des violences physiques et sexuelles dans l’établissement voisin de Notre-Dame-de-Bétharram, a annoncé lundi qu’au moins quatre anciens élèves avaient déposé plainte pour “tortures, traitements inhumain et dégradants, violences physiques et psychologiques s’étalant sur une période allant de 1965 à 1996”.Ces plaintes, précise le collectif, visent “plusieurs surveillants et professeurs, religieux et laïcs, dont un encore en activité”. Une ancienne enseignante a également témoigné devant l’inspection académique, puis auprès de la gendarmerie, concernant un élève victime d’une “baffe à le renverser par terre” infligée par un prêtre dans les années 1970.Le collectif, qui a lancé dans un communiqué un appel à “briser le silence”, a expliqué à l’AFP avoir reçu une vingtaine de témoignages à ce stade, concernant une quinzaine de victimes potentielles, avec notamment des “passages à tabac” ou bien des “punitions dans la cour en pyjama”, mais aussi des faits “d’attouchement sexuel” et de “suspicions de viol”.Dans une enquête publiée en mai, le quotidien L’Humanité avait recueilli les témoignages de sept anciens élèves et décrit “un quotidien fait de violences systémiques”.Parmi les possibles auteurs de violences à Saint-Joseph était cité l’abbé Bernard Lartiguet, ancien séminariste à Nay, selon l’Humanité. Hélène Perlant, fille du Premier ministre François Bayrou, avait révélé en avril avoir été victime, adolescente, de violences physiques de la part de ce prêtre lors d’un camp d’été.Le collège-lycée Saint-Joseph de Nay, établissement fondé en 1875 et sous contrat d’association avec l’État, comptait 744 élèves en 2021-2022.

Japon: le secrétaire général du parti au pouvoir propose sa démission après des revers électoraux

Le secrétaire général du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon a proposé mardi de démissionner, après les revers subis dans les urnes par sa formation politique, qui a perdu sa majorité dans les deux chambres du Parlement ces derniers mois.”Je souhaite démissionner de mon poste de secrétaire général afin d’assumer la responsabilité des résultats électoraux”, a déclaré Hiroshi Moriyama, qui est le numéro deux du parti, dirigé par le Premier ministre Shigeru Ishiba.M. Ishiba lui-même a jusqu’à présent ignoré les appels à la démission de certains membres du parti, déclarant mardi qu’il “prendrai une décision appropriée le moment venu”.”Je n’ai pas l’intention de fuir mes responsabilités” ni de “m’accrocher à mon poste”, a-t-il ajouté. Lors des élections sénatoriales du 20 juillet, la coalition dirigée par le PLD a perdu sa majorité, quelques mois seulement après avoir été contrainte de former un gouvernement minoritaire en raison de sa débâcle électorale à la chambre basse.Le Premier ministre doit désormais décider du sort de M. Moriyama, qui a proposé sa démission lors d’une réunion du PLD consacrée à l’analyse des résultats des élections. Deux autres hauts responsables du PLD, le président du conseil général Shunichi Suzuki et le chef de la stratégie politique Itsunori Onodera, ont également fait part à M. Ishiba de leur intention de démissionner, a rapporté l’agence Jiji.M. Ishiba a pris la tête en octobre dernier du PLD, parti de centre-droit qui gouverne le Japon quasiment sans interruption depuis les années 1950.Sa popularité s’est étiolée en raison de la colère suscitée par l’inflation et les scandales de corruption au sein du parti, mais des sondages réalisés la semaine dernière suggèrent que le soutien des Japonais à M. Ishiba remonte depuis les élections.Dans un récent sondage réalisé par le quotidien Yomiuri, les Japonais sont désormais plus nombreux (50%) à vouloir qu’Ishiba reste en fonction qu’à demander sa démission (42%).Le Yomiuri attribue cette remontée notamment à l’accord commercial conclu fin juillet avec les États-Unis –deux jours après les élections au Japon– qui a réduit les droits de douane américains de 25% à 15%.Le quotidien cite également les efforts du gouvernement Ishiba pour freiner la récente flambée des prix du riz, qui alimente l’inflation au Japon.Cette hausse est due notamment à une récolte 2023 pénalisée par des chaleurs record, à des achats de panique en 2024 après une alerte au “mégaséisme”, et au renchérissement des aliments importés. Le soutien à la manière dont Ishiba a mené les négociations commerciales avec les États-Unis est passé de 29% en juin à 42%. Une écrasante majorité de 86% des Japonais a déclaré approuver la décision du gouvernement de réorienter sa politique vers une augmentation de la production de riz.

Kim Jong Un en Chine pour un moment historique avec Xi et Poutine

Un train supposé transporter Kim Jong Un est arrivé mardi après-midi à Pékin où le dirigeant nord-coréen doit assister mercredi à un défilé militaire géant au côté des présidents chinois et russe.La présence de Kim Jong Un à la parade qui célébrera mercredi matin les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale s’annonce historique.Un vidéaste de l’AFP a vu un convoi portant le drapeau nord-coréen et similaire à celui déjà employé par lui dans le passé approcher de la gare de Pékin.M. Kim n’a pas quitté son pays reclus et soumis à de lourdes sanctions internationales depuis un déplacement en Russie en septembre 2023. Ce sera seulement sa neuvième sortie de Corée du nord depuis son accession au pouvoir fin 2011, sans compter deux brefs passages dans la zone démilitarisée à la frontière avec la Corée du Sud. L’agence sud-coréenne Yonhap a aussi annoncé l’arrivée dans la capitale chinoise du train présumé convoyer M. Kim, au terme d’un trajet de 1.300 kilomètres et d’environ une journée. Son arrivée et son voyage sont entourés du plus grand secret, comme une grande part de ses activités.L’agence nord-coréenne KCNA a publié des photos de Kim Jong Un fumant une cigarette sur le quai avant d’embarquer à bord du train vert olive à liseré or. Un autre cliché le montre tout sourire assis avec des collaborateurs à une table de travail devant le drapeau national dans un compartiment à boiseries.Kim Jong Un fait partie des 26 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier invités à l’évènement monumental prévu autour du président Xi Jinping. Le président russe Vladimir Poutine y assistera également.La mise en scène protocolaire est gardée secrète. Le Renseignement sud-coréen s’attend à ce que M. Kim reçoive un “traitement exceptionnel” et à ce qu’il soit placé au côté des présidents chinois et russe, a dit un député sud-coréen à sa sortie d’un briefing avec ces services. Les spéculations vont bon train sur une rencontre ultérieure Kim-Xi-Poutine.A elle seule, l’apparition de Kim Jong Un en public au milieu d’un certain nombre de dirigeants étrangers lors du défilé, voire de la réception qui suivra, serait inédite.Avec cette image, la Chine frapperait un grand coup dans un contexte de rivalité exacerbée avec les Etats-Unis. Le défilé parachèvera une séquence où la Chine s’est employée à faire la démonstration de son emprise diplomatique et de sa puissance militaire.La sécurité à Pékin a été considérablement renforcée en vue du défilé. Des soldats ont pris position sur les ponts et au coin des rues. Des kilomètres de barrières métalliques ont été prépositionnées le long des avenues. Les Pékinois se creusent la tête pour savoir comment ils se déplaceront mercredi en contournant les quartiers interdits à la circulation.M. Kim s’était rendu quatre fois en Chine auparavant.- Efforts américains contrariés -“Cette visite montre que la Corée du Nord est acceptée en tant que membre d’un groupe de nations dirigé par la Chine, qui inclut également la Russie. Elle montre que la Chine tolère – sans pour autant s’en réjouir – les relations actuelles entre la Corée du Nord et la Russie”, alliée mais aussi rivale, estime Christopher Green, spécialiste de la péninsule coréenne à l’International Crisis Group.Les trois pays ont des relations étroites remontant à la guerre froide. La Corée du Nord est devenue l’un des grands alliés de la Russie dans la guerre en Ukraine, lui envoyant des milliers de soldats et des armes.Environ 2.000 soldats nord-coréens ont été tués dans le conflit, a affirmé le député sud-coréen Lee Seong-kweun citant un briefing aux parlementaires du Renseignement national.De leur côté, MM. Xi et Poutine ont affiché leur entente au début d’entretiens à Pékin. Le président russe, arrivé dimanche, a évoqué des relations à un “niveau sans précédent”. Son collègue a salué une relation de “collaboration stratégique complète”.Les deux pays sont engagés dans une épreuve de force avec l’Occident et les Etats-Unis.

Kim Jong Un en Chine pour un moment historique avec Xi et Poutine

Un train supposé transporter Kim Jong Un est arrivé mardi après-midi à Pékin où le dirigeant nord-coréen doit assister mercredi à un défilé militaire géant au côté des présidents chinois et russe.La présence de Kim Jong Un à la parade qui célébrera mercredi matin les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale s’annonce historique.Un vidéaste de l’AFP a vu un convoi portant le drapeau nord-coréen et similaire à celui déjà employé par lui dans le passé approcher de la gare de Pékin.M. Kim n’a pas quitté son pays reclus et soumis à de lourdes sanctions internationales depuis un déplacement en Russie en septembre 2023. Ce sera seulement sa neuvième sortie de Corée du nord depuis son accession au pouvoir fin 2011, sans compter deux brefs passages dans la zone démilitarisée à la frontière avec la Corée du Sud. L’agence sud-coréenne Yonhap a aussi annoncé l’arrivée dans la capitale chinoise du train présumé convoyer M. Kim, au terme d’un trajet de 1.300 kilomètres et d’environ une journée. Son arrivée et son voyage sont entourés du plus grand secret, comme une grande part de ses activités.L’agence nord-coréenne KCNA a publié des photos de Kim Jong Un fumant une cigarette sur le quai avant d’embarquer à bord du train vert olive à liseré or. Un autre cliché le montre tout sourire assis avec des collaborateurs à une table de travail devant le drapeau national dans un compartiment à boiseries.Kim Jong Un fait partie des 26 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier invités à l’évènement monumental prévu autour du président Xi Jinping. Le président russe Vladimir Poutine y assistera également.La mise en scène protocolaire est gardée secrète. Le Renseignement sud-coréen s’attend à ce que M. Kim reçoive un “traitement exceptionnel” et à ce qu’il soit placé au côté des présidents chinois et russe, a dit un député sud-coréen à sa sortie d’un briefing avec ces services. Les spéculations vont bon train sur une rencontre ultérieure Kim-Xi-Poutine.A elle seule, l’apparition de Kim Jong Un en public au milieu d’un certain nombre de dirigeants étrangers lors du défilé, voire de la réception qui suivra, serait inédite.Avec cette image, la Chine frapperait un grand coup dans un contexte de rivalité exacerbée avec les Etats-Unis. Le défilé parachèvera une séquence où la Chine s’est employée à faire la démonstration de son emprise diplomatique et de sa puissance militaire.La sécurité à Pékin a été considérablement renforcée en vue du défilé. Des soldats ont pris position sur les ponts et au coin des rues. Des kilomètres de barrières métalliques ont été prépositionnées le long des avenues. Les Pékinois se creusent la tête pour savoir comment ils se déplaceront mercredi en contournant les quartiers interdits à la circulation.M. Kim s’était rendu quatre fois en Chine auparavant.- Efforts américains contrariés -“Cette visite montre que la Corée du Nord est acceptée en tant que membre d’un groupe de nations dirigé par la Chine, qui inclut également la Russie. Elle montre que la Chine tolère – sans pour autant s’en réjouir – les relations actuelles entre la Corée du Nord et la Russie”, alliée mais aussi rivale, estime Christopher Green, spécialiste de la péninsule coréenne à l’International Crisis Group.Les trois pays ont des relations étroites remontant à la guerre froide. La Corée du Nord est devenue l’un des grands alliés de la Russie dans la guerre en Ukraine, lui envoyant des milliers de soldats et des armes.Environ 2.000 soldats nord-coréens ont été tués dans le conflit, a affirmé le député sud-coréen Lee Seong-kweun citant un briefing aux parlementaires du Renseignement national.De leur côté, MM. Xi et Poutine ont affiché leur entente au début d’entretiens à Pékin. Le président russe, arrivé dimanche, a évoqué des relations à un “niveau sans précédent”. Son collègue a salué une relation de “collaboration stratégique complète”.Les deux pays sont engagés dans une épreuve de force avec l’Occident et les Etats-Unis.

En Afghanistan, course contre la montre pour trouver des rescapés du séisme

Au lendemain du séisme ayant tué plus de 800 personnes dans l’est de l’Afghanistan, secouristes et soignants s’activent: les premiers continuent mardi d’extraire des corps des décombres, tandis que les seconds tentent de soigner et de réconforter ceux qui ont tout perdu.D’une magnitude 6 et suivi d’au moins cinq fortes répliques, le tremblement de terre a touché au coeur de la nuit de dimanche à lundi des zones reculées dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.”Il faut nous aider”, plaide Akhlaq, 14 ans, depuis le lit d’hôpital à Jalalabad, chef-lieu de Nangarhar où il a été transporté par hélicoptère. Au moment du séisme, ils étaient dix dans la maison familiale.”Deux de mes frères, mon oncle et deux de mes neveux sont morts, les quatre autres membres de ma famille sont maintenant sans-abri et n’ont ni nourriture, ni eau”, dit-il à l’AFP.Le chef de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province de Kounar, la plus dévastée, Ehsanullah Ehsan, assure que “les opérations ont continué toute la nuit”.- “Devoir d’aider” -“Grâce à la mobilisation de nos employés et d’habitants venus des districts alentours, les recherches n’ont pas cessé”, affirme-t-il à l’AFP, alors que les secours peinent encore à approcher certains villages coupés du monde par des glissements de terrain.”La priorité est d’aider les blessés, puis nous distribuerons des tentes et des repas chauds aux sans-abris”, ajoute M. Ehsan.Les autorités talibanes ont annoncé lundi un bilan provisoire de 800 morts et 2.500 blessés dans la province de Kounar ainsi que de 12 morts et 255 blessés dans celle de Nangarhar.La province de Laghman déplore aussi des dizaines de blessés, d’après le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid.Depuis plus de 36 heures, des dizaines d’habitants des villages de Wadir et de Mazar Dara, sur les coteaux verdoyants de Kounar, déblayent à la pelle ou à la main ce qu’il reste des maisons écroulées.Oubadullah Stouman a accouru à Wadir de son village à la lisière du Pakistan, plus à l’est, pour obtenir des nouvelles de ses proches.”Ici, les gens sont pauvres, c’est notre devoir de les aider”, dit à l’AFP cet Afghan de 26 ans, lui-même sorti brutalement de son sommeil par le séisme, mais dont le village n’a pas été touché.A Wadir en revanche, “il n’y a plus que des pierres, je ne sais même pas comment décrire cela, c’est très, très dur à voir”, lâche-t-il, la gorge nouée.Partout alentours, après des prières funéraires, des rangées de corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc conformément au rite musulman, sont mis en terre.- Aide internationale -Toute la journée lundi, des hélicoptères militaires se sont succédé pour acheminer de l’aide et évacuer des dizaines de morts et de blessés. Mardi, une fois le jour levé, leur ballet a repris.L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts.L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, est l’un des pays les plus pauvres du globe.Les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et un montant initial de cinq millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Londres, de son côté, a annoncé débloquer un million de livres pour aider au soutien des familles touchées.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés à un autre séisme d’ampleur: en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites. Ce tremblement de terre de magnitude 6,3 avait été le plus meurtrier dans ce pays en plus de 25 ans.

En Afghanistan, course contre la montre pour trouver des rescapés du séisme

Au lendemain du séisme ayant tué plus de 800 personnes dans l’est de l’Afghanistan, secouristes et soignants s’activent: les premiers continuent mardi d’extraire des corps des décombres, tandis que les seconds tentent de soigner et de réconforter ceux qui ont tout perdu.D’une magnitude 6 et suivi d’au moins cinq fortes répliques, le tremblement de terre a touché au coeur de la nuit de dimanche à lundi des zones reculées dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.”Il faut nous aider”, plaide Akhlaq, 14 ans, depuis le lit d’hôpital à Jalalabad, chef-lieu de Nangarhar où il a été transporté par hélicoptère. Au moment du séisme, ils étaient dix dans la maison familiale.”Deux de mes frères, mon oncle et deux de mes neveux sont morts, les quatre autres membres de ma famille sont maintenant sans-abri et n’ont ni nourriture, ni eau”, dit-il à l’AFP.Le chef de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province de Kounar, la plus dévastée, Ehsanullah Ehsan, assure que “les opérations ont continué toute la nuit”.- “Devoir d’aider” -“Grâce à la mobilisation de nos employés et d’habitants venus des districts alentours, les recherches n’ont pas cessé”, affirme-t-il à l’AFP, alors que les secours peinent encore à approcher certains villages coupés du monde par des glissements de terrain.”La priorité est d’aider les blessés, puis nous distribuerons des tentes et des repas chauds aux sans-abris”, ajoute M. Ehsan.Les autorités talibanes ont annoncé lundi un bilan provisoire de 800 morts et 2.500 blessés dans la province de Kounar ainsi que de 12 morts et 255 blessés dans celle de Nangarhar.La province de Laghman déplore aussi des dizaines de blessés, d’après le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid.Depuis plus de 36 heures, des dizaines d’habitants des villages de Wadir et de Mazar Dara, sur les coteaux verdoyants de Kounar, déblayent à la pelle ou à la main ce qu’il reste des maisons écroulées.Oubadullah Stouman a accouru à Wadir de son village à la lisière du Pakistan, plus à l’est, pour obtenir des nouvelles de ses proches.”Ici, les gens sont pauvres, c’est notre devoir de les aider”, dit à l’AFP cet Afghan de 26 ans, lui-même sorti brutalement de son sommeil par le séisme, mais dont le village n’a pas été touché.A Wadir en revanche, “il n’y a plus que des pierres, je ne sais même pas comment décrire cela, c’est très, très dur à voir”, lâche-t-il, la gorge nouée.Partout alentours, après des prières funéraires, des rangées de corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc conformément au rite musulman, sont mis en terre.- Aide internationale -Toute la journée lundi, des hélicoptères militaires se sont succédé pour acheminer de l’aide et évacuer des dizaines de morts et de blessés. Mardi, une fois le jour levé, leur ballet a repris.L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts.L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, est l’un des pays les plus pauvres du globe.Les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et un montant initial de cinq millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Londres, de son côté, a annoncé débloquer un million de livres pour aider au soutien des familles touchées.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés à un autre séisme d’ampleur: en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites. Ce tremblement de terre de magnitude 6,3 avait été le plus meurtrier dans ce pays en plus de 25 ans.

Mexique: les premiers juges élus au suffrage universel ont pris leurs fonctions

Les premiers juges élus au suffrage universel ont pris leurs fonctions lundi au Mexique, une première mondiale défendue par la gauche au pouvoir pour lutter contre la “corruption” au sein de la justice.Des juges de la Cour suprême, du tribunal électoral, mais aussi de nombreux tribunaux locaux ont pris leur poste.Les neuf ouveaux juges de la Cour suprême ont été intronisés lors d’une cérémonie traditionnelle. Les autorités des peuples autochtones ont remis un “bâton de commandement” aux membres de la plus haute juridiction du pays, au milieu de danses, de fumée d’encens et de discours en langues autochtones.Dans la soirée, lors d’une deuxième cérémonie à laquelle a assisté la présidente Claudia Sheinbaum, l’avocat autochtone Hugo Aguilar, nouveau chef de la Cour suprême, a ouvert les portes du siège de l’institution, acclamé par la foule. “Ceci est une invitation. Toutes les personnes qui ont besoin de la Cour suprême auront, à partir de demain, les portes grandes ouvertes”, a-t-il déclaré.L’élection unique au monde s’était déroulée en juin dernier avec un taux de participation d’à peine 13%. Cette faible participation a été largement critiquée par les opposants à la réforme, menée par la gauche au pouvoir.Ses adversaires accusent le Mouvement pour la régénération nationale (Morena, gauche) au pouvoir depuis décembre 2018 de vouloir faire main basse sur l’appareil judiciaire.L’élection était la pierre angulaire d’une réforme constitutionnelle défendue par le prédécesseur et mentor politique de Mme Sheinbaum, Andres Manuel Lopez Obrador, juste avant de lui remettre le pouvoir le 1er octobre.Les Etats-Unis avaient également critiqué la réforme lorsqu’elle était encore un projet. En 2024, l’ambassadeur des Etats-Unis à Mexico sous l’administration Biden l’avait qualifiée de “risque” pour la démocratie.La lutte contre l’impunité est un enjeu important de cette élection. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Des élections complémentaires auront lieu en 2027, mettant en jeu d’autres postes au niveau fédéral et local.