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“Ne touchez pas au Groenland”: des milliers de manifestants à Copenhague

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Copenhague au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer du Groenland. Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux sur la place de l’hôtel de ville, scandant le nom du Groenland en groenlandais: “Kalaallit Nunaat!”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des pancartes étaient brandies par les manifestants sur lesquelles on pouvait lire “Make America Go Away”, un détournement du slogan MAGA, ou “Les Etats-Unis ont déjà assez de glace” (“USA already has too much ice”).D’autres manifestations sont prévues dans le pays scandinave, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.”C’est important pour moi d’y participer, car il s’agit fondamentalement du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination. On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C’est une question de droit international”, a expliqué à l’AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l’ONG Action Aid Danemark, venue manifester à Copenhague samedi.Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen “Ne touchez pas au Groenland” et Inuit – un regroupement d’associations locales groenlandaises – veulent profiter de la présence d’une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix. Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.”Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland”, a-t-il déclaré sur Fox News.A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprises et des représentants au Parlement danois. Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse “225 années” d’alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu’il n’existait “pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland”.”Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l’Arctique à l’avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent”, a-t-il dit, soulignant qu’il fallait “examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique”.  Les protestations samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l’Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.- “Sous pression” -“Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu’au Danemark, sous pression”, a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l’AFP. “Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d’alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions”, a-t-elle relevé.Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 15H00 GMT, a également été lancé. Sur la page Facebook de l’événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d’y participer, dans un territoire qui compte environ 57.000 habitants. Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.

L’armée syrienne prend le contrôle de zone évacuées par les Kurdes sous la pression

L’armée a pris samedi le contrôle de localités du nord de la Syrie évacuées sous la pression par les forces kurdes, étendant son emprise sur de nouveaux pans du pays au lendemain d’un décret accordant des droits nationaux à la minorité kurde.Face à l’impasse dans ses négociations avec les Kurdes qui contrôlent une partie du nord et du nord-est de la Syrie, le président islamiste Ahmad al-Chareh a délogé les combattants kurdes de quartiers d’Alep, puis les a sommés sommés de se retirer de zones à l’est de cette ville.L’armée syrienne a annoncé dans un communiqué à la télévision officielle avoir repris samedi le contrôle de 34 “villes et villages”.Après avoir bombardé vendredi des positions kurdes, elle est notamment entrée samedi matin dans la ville de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l’est d’Alep, précisant avoir encadré le départ de plus de 200 combattants kurdes de la zone.Un correspondant de l’AFP a vu des combattants kurdes quitter la ville, et indiqué qu’un grand nombre d’habitants qui avaient fui au cours des derniers jours revenaient chez eux.L’armée s’est ensuite dirigée vers une autre localité, Maskana, où, selon elle, deux soldats ont été tués dans “une attaque” menée par les forces kurdes.Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont assuré de leur côté avoir perdu plusieurs de leurs combattants dans une attaque de l’armée, qui n’a pas respecté le délai accordé pour le retrait kurde de la zone.Des habitants sur la route menant à cette localité, où une partie de la population est arabe, ont acclamé les troupes syriennes, a vu un correspondant de l’AFP.- Le chef des FDS à Erbil -M. al-Chareh, un ex-jihadiste, a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d’une coalition islamiste et se dit déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national.Dans le même temps, il a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle, une décision historique dans le pays où cette minorité est estimé à quelque deux millions sur une population de 20 millions d’habitants.L’administration autonome kurde du nord de la Syrie a estimé samedi que ce décret constitue “un premier pas mais ne satisfait pas les aspirations et les espoirs du peuple kurde”.Durant le chaos de la guerre civile (2011-2024), les FDS se sont emparés de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l’appui d’une coalition multinationale.Le pouvoir a conclu en mars 2024 un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat syrien, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par les Etats-Unis.Samedi, le chef des puissantes FDS Mazloum Abdi est arrivé à Erbil, au Kurdistan d’Irak, pour y rencontrer l’émissaire américain Tom Barrack, a indiqué à l’AFP une source de la présidence du Kurdistan.M. Abdi avait annoncé vendredi soir avoir décidé le retrait de ses forces de la zone entre Deir Hafer et l’Euphrate à partir de samedi matin, “à l’appel de pays amis et de médiateurs”.- “Dans la Constitution” -Les Kurdes sont une minorité notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.Le chef de l’Etat syrien a assuré vendredi soir qu’ils constituaient “une partie intégrante” du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression des régimes précédents.”Nous voulons que les droits du peuple kurde, l’apprentissage de la langue ainsi que la représentation politique et militaire soient reconnus dans la Constitution”, affirme cependant à l’AFP Chebal Ali, un habitant de la ville kurde de Qamichli âgé de 30 ans.A Damas, Yara, une artiste kurde qui ne veut pas donner son nom de famille, estime elle aussi que “le gouvernement doit donner des garanties pour obtenir la confiance des Kurdes”.”Il n’est pas facile pour nous de renoncer à nos armes et nos territoires, déposer les armes sans une véritable participation” qui serait spécifiée par la Constitution, ajoute cette femme de 42 qui habite dans le quartier à majorité kurde de Rukneddine.Nanar Hawach, analyste sur la Syrie à l’International Crisis Group, estime que le décret président Chareh “accorde des concessions culturelles tout en consolidant le contrôle militaire”.”Il ne répond pas aux revendications du nord-est en matière d’autogouvernance”, explique-t-il à l’AFP, ajoutant que le président est d’accord avec “l’idée d’accorder des droits culturels, mais trace une ligne rouge lorsqu’il s’agit du partage du pouvoir”.Pour ce spécialiste, Damas semble chercher à “provoquer une fracture entre les civils kurdes et les forces armées qui les gouvernent depuis une décennie.

“Ne touchez pas au Groenland”: manifestations attendues à Copenhague et Nuuk

D’importantes manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes du Danemark et dans la capitale groenlandaise Nuuk, afin de protester contre les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer du Groenland. Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont signalé leur volonté de participer aux rassemblements dans l’immense île arctique et au Danemark, à Copenhague, Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.”L’objectif est d’envoyer un message clair et unanime en faveur du respect de la démocratie et des droits humains fondamentaux au Groenland”, a expliqué Uagut, l’organisation nationale pour les Groenlandais du Danemark, sur son site.Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen “Ne touchez pas au Groenland” et Inuit – un regroupement d’associations locales groenlandaises – veulent profiter de la présence d’une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix. La manifestation à Copenhague se déroulera entre 12H00 et 14H00 (11H00 à 13H00 GMT), avec un arrêt devant l’ambassade américaine vers 13H00.Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.”Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland”, a-t-il déclaré sur Fox News.A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprises et des représentants au Parlement danois. Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse “225 années” d’alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu’il n’existait “pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland”.”Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l’Arctique à l’avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent”, a-t-il dit, soulignant qu’il fallait “examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique”.  Les protestations prévues samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l’Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.- “Respect” -“Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu’au Danemark, sous pression”, a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l’AFP. “Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d’alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions”, a-t-elle relevé.Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 15H00 GMT, a également été lancé. Sur la page Facebook de l’événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d’y participer, dans un territoire qui compte environ 57.000 habitants. “Nous exigeons le respect du droit international et des principes juridiques internationaux. Ce n’est pas seulement notre combat, c’est un combat qui concerne le monde entier”, affirme Avijâja Rosing-Olsen, organisatrice du mouvement, citée dans un communiqué.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.

Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l’immigration dans le Minnesota

Une juge fédérale américaine a imposé vendredi des restrictions à la police de l’immigration dans l’Etat du Minnesota, peu après que Donald Trump a estimé qu’il ne voyait “pas de raison pour le moment” d’invoquer l’Insurrection Act, qui lui permettrait d’utiliser l’armée comme force de police, face à des manifestations dans cet Etat.La mort d’une …

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Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l’immigration dans le Minnesota

Une juge fédérale américaine a imposé vendredi des restrictions à la police de l’immigration dans l’Etat du Minnesota, peu après que Donald Trump a estimé qu’il ne voyait “pas de raison pour le moment” d’invoquer l’Insurrection Act, qui lui permettrait d’utiliser l’armée comme force de police, face à des manifestations dans cet Etat.La mort d’une Américaine, tuée dans sa voiture par un agent de la police de l’immigration (ICE) la semaine dernière, cristallise les tensions entre le gouvernement et les autorités locales démocrates, qui s’affrontent sur la version des faits. Dans sa décision, la juge fédérale Kate Menendez ordonne notamment aux agents de ne pas arrêter ou détenir des manifestants dans leur véhicule qui “ne font pas obstruction” à leur action, ainsi que de ne pas utiliser de spray au poivre. Le ministère de la Sécurité intérieure a 72 heures pour s’y conformer.En parallèle, les médias américains ont rapporté vendredi que le ministère de la Justice enquêtait sur plusieurs élus de l’Etat, dont le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey, pour entrave à l’action de l’ICE.MM. Walz et Frey martèlent que les agents fédéraux ne sont pas les bienvenus dans l’Etat et contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui a tiré sur Renee Good était en état de légitime défense, en se basant sur des vidéos.Ils réclament que les responsabilités soient établies dans la mort de cette mère de 37 ans, craignant que l’enquête du FBI ne soit biaisée.”Détourner le système judiciaire contre ses opposants est une stratégie autoritaire”, a dénoncé vendredi Tim Walz sur X, tandis que Jacob Frey a critiqué “une tentative d’intimidation évidente” sur le même réseau social.La principale ville de l’Etat, Minneapolis, est sous tension depuis la mort de Renee Good.Des centaines de policiers ont depuis rejoint les quelque 2.000 policiers déjà déployés dans le Minnesota. Et un ressortissant vénézuélien a été blessé par un nouveau tir policier mercredi.Les opérations, auxquelles tentent toujours de s’opposer des civils, se poursuivaient sous la neige vendredi, selon des photos de l’AFP. “Si j’en avais besoin (de l’Insurrection Act, NDLR), je l’utiliserais. Je pense qu’il n’y a pas de raison pour le moment de le faire”, a déclaré le président américain face à la presse à la Maison Blanche vendredi.La veille, il avait pourtant menacé sur Truth Social d’invoquer cette législation d’exception si “les politiciens corrompus du Minnesota ne respectent pas la loi et ne s’emploient pas à empêcher les agitateurs professionnels et les insurgés d’attaquer” les agents de l’ICE.- “Incitation à la violence” -Compilation de lois des XVIIIe et XIXe siècles que Donald Trump a plusieurs fois parlé d’utiliser, l’Insurrection Act instaure une forme d’état d’urgence qui permet à l’Etat fédéral d’utiliser l’armée à des fins de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Il a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père, à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes à Los Angeles après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, un automobiliste noir.Dans le Minnesota, “le débat s’intensifie au sein du mouvement de protestation sur la fermeté à adopter en résistance à l’ICE”, a rapporté vendredi un journal local, le Star Tribune. De leur côté, les agents fédéraux ont tiré à deux reprises, blessant un homme vénézuélien mercredi et tuant Renee Good la semaine dernière.Le ministère de la Sécurité intérieure a par ailleurs confirmé vendredi la mort deux jours plus tôt d’un homme mexicain de 34 ans, Heber Sanchez Dominguez, alors qu’il était détenu par l’ICE.Au moins quatre personnes sont décédées au cours de leur détention par l’ICE cette année, selon l’institution.- Mort “injustifiée” -Mercredi, les avocats de la famille de Renee Good ont annoncé l’ouverture d’une enquête civile, une première étape pour une éventuelle action contre l’Etat fédéral.Plusieurs sondages publiés jeudi montrent qu’une majorité d’Américains jugent “injustifiée” la mort de Renee Good. Ces enquêtes, notamment une de CNN, établissent également que les Américains sont largement en désaccord avec les explications données par l’administration Trump.Sur le front judiciaire, la section locale de l’organisation de défense des droits civiques ACLU a intenté mercredi une action contre l’administration fédérale, reprochant à ses agents sur place d’avoir “bafoué les droits humains fondamentaux (…), visant tout particulièrement les communautés somaliennes et latinos”.

Pour le fils du chah, le pouvoir iranien finira par “tomber”

Le fils de l’ancien chah d’Iran, qui se dit prêt à mener une transition démocratique dans son pays, a déclaré vendredi être convaincu que la République islamique allait tomber face aux manifestations de masse et a appelé à des frappes “chirurgicales” contre les Gardiens de la révolution.”La République islamique va tomber, ce n’est pas une …

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A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l’accord commercial UE-Mercosur

Le président brésilien Lula et la présidente de la Commision européenne Ursula von der Leyen ont célébré vendredi à Rio de Janeiro l’accord commercial entre UE et Mercosur, y voyant un succès du multilatéralisme malgré les inquiétudes persistantes.Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront …

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L’UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique

Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d’Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France. La signature de l’accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.- “Au-delà de l’économique” -La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l’Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n’est pas confirmée. A la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n’assistera pas à la signature.Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu’initialement, l’événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay “à la dernière minute”.Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion. Elle a salué le rôle de ce dernier dans l’avancée des négociations et mis en avant “le pouvoir du partenariat et de l’ouverture”. “C’est ainsi que nous créons une vraie prospérité”, a-t-elle ajouté.Cet accord est “très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme”, a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l’UE allait “au-delà de la dimension économique”. “L’Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains”, a-t-il insisté.La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l’Otan. La signature intervient également à un moment où l’Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.Avec le Mercosur, les deux blocs envoient “un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane”, a estimé Antonio Costa à Rio.- Contestation -L’accord se heurte par ailleurs à la résistance d’agriculteurs et d’éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique. Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier.Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l’impact sur l’industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.

La vague de protestation en Iran étouffée par la répression

La vague de protestation en Iran a pour l’instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l’ancien chah d’Iran s’est dit convaincu que la République islamique allait “tomber”. “Ce n’est pas une question de +si+, mais de +quand+”, a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre à nouveau dans la rue samedi et dimanche à 20H00 locales “dans la colère et la protestation”.Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher “la brutalité” de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.Jeudi soir, début d’un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.Cette riposte a “probablement étouffé le mouvement de protestation pour l’instant”, analyse l’Institut américain pour l’étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre “possible une reprise des manifestations”.Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3.000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l’agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt “des individus armés” et “des membres d’organisations terroristes”.- “Témoignages horrifiants” -La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20.000 arrestations et au moins 3.428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5.000 morts, voire 20.000, selon IHR, la coupure d’internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias. Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont “commis l’un des crimes les plus graves de notre époque”. Il invoque “des témoignages directs horrifiants” faisant état de “manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés”.”Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays”, estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l’ONG Human Rights Watch.Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l’AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail. La chaîne d’opposition Iran International, opérant depuis l’étranger, affirme pour sa part qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.- Appel Poutine-Pezeshkian -Sur le front diplomatique, la menace d’une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l’Iran semble s’éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin”.Alors que Vladimir Poutine ne s’était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s’est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l’a remercié du soutien de Moscou.La veille, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis “d’attiser les tensions et d’alimenter l’hystérie”.Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque “de graves répercussions pour la région”, selon un haut responsable saoudien interrogé par l’AFP.”Toutes les options restent sur la table côté américain”, a toutefois spécifié jeudi la Maison Blanche, précisant que le président américain avait averti Téhéran de “sérieuses conséquences” si la répression du mouvement de contestation continuait.