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Des mobilisations en France pour la Palestine à l’appel de syndicats et partis de gauche

L’appel de syndicats, partis de gauche et collectifs en faveur de la Palestine et la paix à Gaza a rassemblé samedi des milliers de manifestants à travers la France, notamment à Paris où le plus gros cortège a défilé.  Cinq syndicats, CFDT, CGT, Unsa, Solidaires et FSU rejoints par les partis de gauche comme LFI, PS, PCF et EELV, avaient appelé à mobiliser “massivement” dans le cadre d’un weekend mondial de mobilisations.A Paris, plusieurs milliers de personnes se sont élancés de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, selon une journaliste AFP.La CGT et LFI ont comptabilisé 150.000 participants dans la capitale. Plusieurs députés LFI, le chef de file du mouvement Jean-Luc Mélenchon et l’eurodéputée Rima Hassan étaient présents dans le cortège.”Notre responsabilité politique, citoyenne, morale, éthique, elle consiste à dévier, à désobéir, et à mener toutes les actions nécessaires que nous permettent de faire respecter le droit international, de mettre un terme au génocide”, a lancé Rima Hassan détenue pendant trois jours en Israël suite à l’arraisonnement d’un voilier humanitaire sur lequel elle naviguait avec d’autres militants en direction de Gaza.Dans la manifestation où ont été scandés les habituels slogans (“Free Palestine”, “nous sommes tous des enfants de Gaza”), les participants dénonçaient l’indifférence de l’opinion publique ou la position de la France jugée conciliante voire “complice” du gouvernement Netanyahu. “On ne veut pas que ce qui se passe à Gaza soit passé sous silence. Tous les jours, on entend qu’il y a eu 30, 60 morts. C’est devenu le quotidien, on ne le voit plus et j’ai peur qu’avec ce qui se passe avec l’Iran ce soit encore plus invisibilisé”, a déclaré Eve, 63 ans, qui n’a pas souhaité dévoiler son nom. – “On se sent impuissant ” -L’appel à mobilisation a été lancé avant l’escalade militaire entre Israël et l’Iran, distants de plus de 1.500 km, qui fait craindre un conflit prolongé susceptible d’engloutir la région, selon des experts.D’autres manifestations étaient organisées en France comme à Marseille, Rennes ou Toulouse mais aussi  Mende, Aubenas ou Lyon. “On se sent impuissant. Tout ce qu’on peut faire, c’est venir et manifester contre le génocide à Gaza, dire aux Palestiniens qu’on ne les oublie pas”, a dit à l’AFP Adeline Hacquin dans le cortège rennais où la préfecture a comptabilisé 1.500 participants.A Toulouse, la mobilisation a rassemblé 3.000 participants d’après les organisateurs, 1.300 selon la police. “La France est complètement complice de ce qu’il se passe à Gaza”, y a fustigé Vanessa Pedinotti ingénieure de 39 ans.Si le chef de l’Etat Emmanuel Macron a rappelé vendredi soir la “détermination” de la France à reconnaître l’Etat de Palestine “quelles que soient les circonstances”, Myra Gharbi, professeure d’anglais présente à la manifestation marseillaise, se dit “très pessimiste, il y a une grande hypocrisie. Macron a fait quelques déclarations pour nous calmer mais là c’est reparti de plus belle”.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur la bande de Gaza, et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, libérer les derniers otages restants et prendre le contrôle du territoire.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.

Violeta Chamorro, la présidente qui pacifia le Nicaragua

Violeta Barrios de Chamorro, décédée samedi à 95 ans, fut la première femme présidente du Nicaragua (1990-1997) qu’elle réussit à mener sur la voie de la pacification et de la réconciliation après dix ans de guerre civile.Atteinte de la maladie d’Alzheimer et affaiblie depuis 2018 par une embolie cérébrale, elle était retirée de la vie publique depuis plusieurs années. En 2023, elle s’était installée au Costa Rica auprès de trois de ses quatre enfants bannis du Nicaragua pour s’être opposés au président Daniel Ortega. “Doña Violeta”, comme avaient l’habitude de l’appeler les Nicaraguayens, restera la première femme élue présidente dans son pays et même en Amérique latine. Née Violeta Barrios Torres le 18 octobre 1929 à Rivas (sud) dans une famille de propriétaires terriens, elle suit une partie de sa scolarité aux Etats-Unis. Elle se marie en 1950 avec le journaliste Pedro Joaquin Chamorro, dirigeant du quotidien La Prensa, et opposant au dictateur Anastasio Somoza (1925-1980).Après l’assassinat de son mari en 1978, un an avant la chute de la dictature, elle se lance à son tour dans la politique.En 1979, elle fait partie de la Junte de reconstruction nationale, composée de cinq membres, qui prend le pouvoir après la victoire de la Révolution sandiniste. Mais elle démissionne rapidement en raison de désaccords avec le Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Elle se consacre alors au journal La Prensa et devient une opposante au gouvernement socialiste du FSLN.Le 25 avril 1990, elle est élue sous la bannière de la coalition d’opposition aux Sandinistes, l’Union Nacional Opositora. Elle l’emporte avec 54,7% des voix face à Daniel Ortega (1985-1990) qui reviendra finalement au pouvoir en 2007 pour le confisquer depuis, notamment grâce à des réformes constitutionnelles sur mesure.”Dans la culture machiste de mon pays, rares étaient ceux qui croyaient qu’en tant que femme (…) j’aurais la force, l’énergie, la volonté de battre” Daniel Ortega, mais “je savais que nous pouvions gagner. Si le mur de Berlin était tombé, pourquoi pas les Sandinistes ?”, avait-elle déclaré.- Désarmement -Lorsque Violeta Chamorro accède au pouvoir à l’âge de 60 ans, le pays était ravagé par dix ans de conflit armé entre le FSLN et la guérilla des Contras, des paysans entrés en rébellion contre le gouvernement avec l’aide des Etats-Unis. Le conflit a fait au moins 50.000 morts, l’économie était en ruines, aggravée par un strict embargo américain depuis 1985. “Lorsque je suis devenue présidente, j’ai senti une énorme angoisse dans mon coeur d’hériter d’un pays en guerre et détruit”, écrivait dans ses mémoires “Rêves du coeur” cette femme élancée, aux cheveux gris coupés courts.Sa première décision est d’abolir le service militaire obligatoire. Elle lance ensuite le désarmement de 23.000 Contras et fait passer les forces armées de 85.000 à 15.000 soldats. Elle s’attache à renforcer les institutions et à promouvoir la liberté d’expression. Mais la présidente doit également affronter des grèves paralysant le pays face à son programme de réformes économiques libérales qui prévoyait de sévères coupes dans les dépenses sociales, alors que l’extrême pauvreté restait prégnante.Elle réussit toutefois à réduire la dette extérieure du pays et à juguler l’hyperinflation qui atteignait 33.000%.Les Sandinistes l’accusent d’avoir stoppé une réforme agraire et réduit à néant les réformes en matière d’égalité sociale. “Qui a supprimé l’éducation gratuite que la Révolution garantissait, qui a fait disparaître le chemin de fer? Nous ne l’oublierons jamais!”, critiquait la co-présidente et épouse de Daniel Ortega, Rosario Murillo.Violeta Chamorro quitte le pouvoir en 1996 après un seul mandat, conformément à la constitution alors en vigueur.Après son départ, cette mère de cinq enfants, dont un mort-né en 1958 alors qu’elle était en exil au Costa Rica, a créé une Fondation à son nom qui oeuvrait en faveur de la liberté d’expression, l’accès à l’information publique et la défense des droits humains. Celle-ci, qui était présidée par sa fille Cristiana a été fermée après l’adoption en 2020 d’une loi édictée par le gouvernement Ortega.Quant au quotidien La Prensa, fondé en 1926, il a été investi en août 2022 par la police. Tout son personnel a pris le chemin de l’exil au Costa Rica d’où il publie ses informations sur internet.

Israël dit vouloir frapper “tous les sites du régime” iranien, au deuxième jour de son attaque

Israël a dit samedi vouloir frapper “tous les sites du régime” iranien, affirmant avoir la maîtrise du ciel sur l’ouest de l’Iran, au deuxième jour d’une attaque sans précédent contre la République islamique qui a promis une riposte “plus forte”.L’armée de l’air israélienne a poursuivi ses frappes contre plusieurs sites, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. Objectif: démanteler les capacités militaires et nucléaires de son ennemi juré.”Très bientôt vous verrez des avions israéliens (…) dans le ciel de Téhéran. Nous allons frapper tous les sites et les cibles du régime”, a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a dit avoir le “soutien manifeste” du président américain Donald Trump. “Nous avons infligé un véritable coup à leur programme nucléaire”, a-t-il ajouté.Disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi une opération d’envergure en Iran, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires. L’armée dit avoir tué plus de 20 commandants dans la haute hiérarchie des forces de sécurité iraniennes.Le représentant iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a fait état vendredi d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “grande majorité de civils” dans l’attaque.- “Téhéran brûlera” -En riposte, l’Iran a tiré des missiles vers Israël, pour la plupart interceptés selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé à les abattre, d’après un responsable américain.Mais des dégâts importants ont été recensés dans la région de Tel-Aviv (centre), où les secouristes ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés.Le président iranien Massoud Pezeshkian, dont le pays dément fabriquer l’arme nucléaire, a mis en garde samedi contre une riposte militaire “plus forte” de l’Iran si Israël poursuivait ses frappes. “Je suis (…) abasourdi par ce qu’il s’est passé”, dit Eliyahu Bachar, habitant de Ramat Gan, près de Tel-Aviv. “Nous avons entendu un énorme boum, nous savions que c’était quelque chose de grave”, raconte Tal Friedlander, un autre habitant.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a prévenu que “Téhéran brûlera” si l’Iran continuait à tirer des missiles.Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a indiqué samedi qu’Israël disposait désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”. Un chef de la police et cinq membres des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont été tués samedi dans des frappes dans l’ouest et le centre du pays, selon des médias locaux.Des médias iraniens ont fait état d’attaques sur Tabriz (nord-ouest) et sur des zones des provinces de Lorestan, Hamedan et Kermanshah (ouest), qui abritent des bases militaires.Une attaque de drone israélien contre une raffinerie stratégique dans le sud de l’Iran a provoqué samedi une “puissante explosion”, selon un agence iranienne.- “Confiance en mon pays” -“C’est normal que la guerre provoque du stress, mais je ne quitterai pas ma ville (…) On a vécu des épisodes similaires dans le passé et j’ai confiance en mon pays”, confie Chokouh Razzazi, une femme au foyer de 31 ans, à Téhéran.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle IRNA. En Israël, le principal aéroport international, Ben Gourion, près de Tel-Aviv est aussi fermé.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles de tout pays qui aiderait Israël à repousser les attaques iraniennes.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran disposait mi-mai de 408,6 kg d’uranium enrichi à 60%. Un tel stock, s’il était enrichi à 90%, le seuil nécessaire à la conception d’une bombe atomique, permettrait d’en fabriquer plus de neuf.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump avait appelé vendredi l’Iran à conclure un accord avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire alors qu’un nouveau cycle de pourparlers indirects devait se tenir dimanche à Oman. Mais Mascate a annoncé samedi que ces discussions n’auraient pas lieu. Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, M. Netanyahu a averti qu’il y en aurait “plus à venir”. – Généraux et scientifiques tués -Son armée a dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre) et la base militaire de Tabriz.L’Iran a qualifié de mineurs les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran. L’AIEA, citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré que le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) avait été “détruit” dans sa partie en surface.”Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire”, commente pour l’AFP le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Les frappes israéliennes ont tué le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri, ainsi que d’autres responsables et généraux iraniens, selon Téhéran. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.En octobre 2024, Israël avait mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. L’Iran ripostait aux assassinats de deux dirigeants palestinien et libanais pro-iraniens.Selon l’analyste israélien Michael Horowitz, “Israël a depuis longtemps infiltré plusieurs échelons de l’appareil sécuritaire iranien et profite aussi de l’extrême impopularité du régime qui offre énormément d’opportunités au Mossad”, le service de renseignement israélien. Face à l’escalade militaire, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des vols et les cours du brut ont flambé.

Israël dit vouloir frapper “tous les sites du régime” iranien, au deuxième jour de son attaque

Israël a dit samedi vouloir frapper “tous les sites du régime” iranien, affirmant avoir la maîtrise du ciel sur l’ouest de l’Iran, au deuxième jour d’une attaque sans précédent contre la République islamique qui a promis une riposte “plus forte”.L’armée de l’air israélienne a poursuivi ses frappes contre plusieurs sites, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. Objectif: démanteler les capacités militaires et nucléaires de son ennemi juré.”Très bientôt vous verrez des avions israéliens (…) dans le ciel de Téhéran. Nous allons frapper tous les sites et les cibles du régime”, a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a dit avoir le “soutien manifeste” du président américain Donald Trump. “Nous avons infligé un véritable coup à leur programme nucléaire”, a-t-il ajouté.Disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi une opération d’envergure en Iran, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires. L’armée dit avoir tué plus de 20 commandants dans la haute hiérarchie des forces de sécurité iraniennes.Le représentant iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a fait état vendredi d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “grande majorité de civils” dans l’attaque.- “Téhéran brûlera” -En riposte, l’Iran a tiré des missiles vers Israël, pour la plupart interceptés selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé à les abattre, d’après un responsable américain.Mais des dégâts importants ont été recensés dans la région de Tel-Aviv (centre), où les secouristes ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés.Le président iranien Massoud Pezeshkian, dont le pays dément fabriquer l’arme nucléaire, a mis en garde samedi contre une riposte militaire “plus forte” de l’Iran si Israël poursuivait ses frappes. “Je suis (…) abasourdi par ce qu’il s’est passé”, dit Eliyahu Bachar, habitant de Ramat Gan, près de Tel-Aviv. “Nous avons entendu un énorme boum, nous savions que c’était quelque chose de grave”, raconte Tal Friedlander, un autre habitant.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a prévenu que “Téhéran brûlera” si l’Iran continuait à tirer des missiles.Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a indiqué samedi qu’Israël disposait désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”. Un chef de la police et cinq membres des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont été tués samedi dans des frappes dans l’ouest et le centre du pays, selon des médias locaux.Des médias iraniens ont fait état d’attaques sur Tabriz (nord-ouest) et sur des zones des provinces de Lorestan, Hamedan et Kermanshah (ouest), qui abritent des bases militaires.Une attaque de drone israélien contre une raffinerie stratégique dans le sud de l’Iran a provoqué samedi une “puissante explosion”, selon un agence iranienne.- “Confiance en mon pays” -“C’est normal que la guerre provoque du stress, mais je ne quitterai pas ma ville (…) On a vécu des épisodes similaires dans le passé et j’ai confiance en mon pays”, confie Chokouh Razzazi, une femme au foyer de 31 ans, à Téhéran.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle IRNA. En Israël, le principal aéroport international, Ben Gourion, près de Tel-Aviv est aussi fermé.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles de tout pays qui aiderait Israël à repousser les attaques iraniennes.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran disposait mi-mai de 408,6 kg d’uranium enrichi à 60%. Un tel stock, s’il était enrichi à 90%, le seuil nécessaire à la conception d’une bombe atomique, permettrait d’en fabriquer plus de neuf.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump avait appelé vendredi l’Iran à conclure un accord avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire alors qu’un nouveau cycle de pourparlers indirects devait se tenir dimanche à Oman. Mais Mascate a annoncé samedi que ces discussions n’auraient pas lieu. Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, M. Netanyahu a averti qu’il y en aurait “plus à venir”. – Généraux et scientifiques tués -Son armée a dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre) et la base militaire de Tabriz.L’Iran a qualifié de mineurs les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran. L’AIEA, citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré que le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) avait été “détruit” dans sa partie en surface.”Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire”, commente pour l’AFP le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Les frappes israéliennes ont tué le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri, ainsi que d’autres responsables et généraux iraniens, selon Téhéran. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.En octobre 2024, Israël avait mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. L’Iran ripostait aux assassinats de deux dirigeants palestinien et libanais pro-iraniens.Selon l’analyste israélien Michael Horowitz, “Israël a depuis longtemps infiltré plusieurs échelons de l’appareil sécuritaire iranien et profite aussi de l’extrême impopularité du régime qui offre énormément d’opportunités au Mossad”, le service de renseignement israélien. Face à l’escalade militaire, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des vols et les cours du brut ont flambé.

Cyclisme: Pogacar, il ne fallait pas le fâcher

Enervé par les attaques “dangereuses” des Visma en descente, Tadej Pogacar a attaqué dès le pied de la montée finale vers Valmeinier pour s’adjuger l’étape-reine du Critérium du Dauphiné samedi et conforter son maillot jaune à la veille de l’arrivée finale.C’est presque au petit trot que le champion du monde a franchi la ligne, quatorze secondes seulement devant Jonas Vingegaard. En réalité, il y avait un fossé entre les deux rivaux, visible à l’expression de leurs visages: serein pour le Slovène et déchiré par un rictus de souffrance pour le Danois.”Je ne voulais pas taper trop dans les réserves, il faisait super chaud et j’ai donc géré les derniers kilomètres”, a expliqué Pogacar qui, au classement général, compte désormais 1:01 d’avance sur Vingegaard, 2:21 sur l’Allemand Florian Lipowitz et 4:11 sur Remco Evenepoel.Comme la veille à Combloux, Pogacar a fait la différence sur une seule accélération, en danseuse cette fois, à douze kilomètres du but. Et comme la veille, Vingegaard, le seul à réagir, a lâché au bout de quelques mètres seulement.”J’ai essayé de suivre mais comme hier j’ai dû ralentir, a rapporté le Danois. Mais je reste content de ma performance.”Son équipe Visma a pourtant tout essayé en attaquant dès le kilomètre zéro avec Victor Campenaerts, en envoyant Sepp Kuss dans l’échappée dès le col de la Madeleine et en durcissant dans la dernière partie du col de la Croix de Fer avec Matteo Jorgenson.- “Des risques inutiles” -Ses grandes manoeuvres ont non seulement débouché sur rien, elles ont en plus eu le don de fâcher le patron, mécontent de voir les frelons tenter de le décramponner dans la descente de la Croix de Fer.”Ils ont essayé de me lâcher dans le haut de la descente et franchement c’était dangreux. Disons que c’est le cyclisme moderne. Quand Pavel (Sivakov, son équipier) est revenu, il a remis de l’ordre”, a expliqué Pogacar, à l’aise au point de remonter un bidon dans la vallée à Sivakov comme un vulgaire gregario.”Franchement, ils ont pris des risques inutiles dans cette descente. C’était vraiment limite. J’ai dû laisser un peu d’écart au cas où ils n’allaient pas réussir à prendre les virages. C’est vrai que ça m’a donné une motivation supplémentaire dans le final”, a insisté le Slovène après avoir décroché sa 98e victoire, plus qu’aucun autre coureur en activité. Elle confirme la forme déjà éclatante du leader d’UAE à trois semaines du début du Tour de France (5-27 juillet) qui pourrait tourner à la démonstration s’il continue sur ces bases.Interrogé pour savoir s’il fallait s’attendre à un Tour ennuyeux, d’autant qu’il y aura le renfort de grimpeurs de la trempe de Joao Almeida et Adam Yates, il a répondu: “je signerais pour ça, mais je ne pense pas. Rien n’est facile dans le cyclisme”.La journée a aussi été marquée par le beau jubilé de Romain Bardet qui, pour la dernière semaine de course de sa carrière, a pris l’échappée dans le col de la Madeleine, a fait la descente de la Croix de Fer seul en tête avant de se faire reprendre rapidement dans l’ascencion finale. – Seixas encore au rendez-vous -“Je savais très bien que c’était voué à l’échec mais je voulais me faire plaisir. J’en ai assez bavé ces derniers mois”, a-t-il déclaré.L’essentiel était ailleurs: le grimpeur auvergnat pourra tirer sa révérence avec la satisfaction d’avoir été, comme il l’espérait, performant au plus haut niveau jusqu’à ses dernières heures de coureur professionnel.D’autant que la relève, voire plus, semble déjà là, puisque Paul Seixas a encore été épatant en restant longtemps aux roues des meilleurs avant de terminer onzième de l’étape.A seulement 18 ans, il est désormais le premier Français au classement général, à une excellente sixième place.”J’ai réussi à accrocher des coureurs super forts que je voyais à la télé, maintenant j’en fais partie, c’est une fierté”, a-t-il dit.

Israël menace de “brûler” Téhéran, dit avoir la maîtrise du ciel sur l’ouest de l’Iran

Israël a menacé samedi de “brûler” Téhéran et affirmé avoir la maîtrise du ciel sur tout l’ouest de l’Iran jusqu’à la capitale, au deuxième jour d’une attaque sans précédent menée sur le territoire iranien.L’armée de l’air israélienne a poursuivi ses frappes contre plusieurs sites en Iran, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. Objectif: démanteler les capacités militaires de son ennemi juré.Disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi son opération d’envergure en Iran, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés.L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a affirmé qu’Israël avait “lancé une guerre” qui mènera à “sa ruine” selon les termes du guide suprême Ali Khamenei vendredi.”Le dictateur iranien transforme les citoyens iraniens en otages et crée une réalité dans laquelle ils, en particulier les habitants de Téhéran, paieront un lourd tribut en raison des dommages criminels causés aux civils israéliens”, a prévenu le ministre de la Défense Israël Katz. “Si Khamenei continue de tirer des missiles Téhéran brûlera.”La plupart des missiles tirés vendredi et samedi par l’Iran vers Israël, pays distants de plus de 1.500 km, ont été interceptés, selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé à les abattre, d’après un responsable américain.Mais il y a eu d’importants dégâts à des habitations et des destructions dans la région de Tel-Aviv (centre), où les secouristes ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés.- “Sous le choc” -“Je suis un peu sous le choc, abasourdi par ce qu’il s’est passé”, dit Eliyahu Bachar, habitant de Ramat Gan près de Tel-Aviv. “Nous avons entendu un énorme boum – nous savions que c’était quelque chose de grave”, raconte Tal Friedlander, un autre habitant.Sept soldats israéliens ont été légèrement blessés à la suite d’un impact de missile iranien sur le centre d’Israël, a indiqué l’armée. Cette région inclut Tel-Aviv où se trouve le ministère de la Défense et le QG de l’armée.Le représentant iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani, a fait état, vendredi, d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “large majorité de civils” dans l’attaque israélienne.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a appelé vendredi l’Iran à “conclure un accord” sur son programme nucléaire et prévenu que les “prochaines attaques” israéliennes seraient “encore plus brutales”.- Pourparlers incertains -“Nous nous sommes créé une liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”, a dit Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Téhéran n’est plus à l’abri.”Samedi, des médias iraniens ont fait état aussi de frappes sur Tabriz (nord-ouest) et sur des zones des provinces de Lorestan, Hamedan et Kermanshah (ouest), qui abritent des bases militaires.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle IRNA. En Israël, le principal aéroport international, Ben Gourion, près de Tel-Aviv est aussi fermé jusqu’à nouvel ordre.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles de tout pays qui aiderait Israël à repousser les attaques iraniennes.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Samedi, l’Iran a affirmé qu’au vu de l’attaque israélienne, poursuivre les pourparlers indirects sur le nucléaire avec les Etats-Unis “n’a pas de sens”. Ces pourparlers sont prévus dimanche à Oman.- “Plus à venir” -Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti qu’il y en aurait “plus à venir”. “Nous avons éliminé les principaux commandants militaires, des scientifiques nucléaires, l’installation d’enrichissement (d’uranium) la plus importante du régime islamique et une grande partie de son arsenal de missiles balistiques”, a-t-il affirmé vendredi.Son armée a dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre) et la base militaire de Tabriz.L’Iran a qualifié de mineurs les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré que le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) avait été “détruit” dans sa partie en surface.- Généraux et scientifiques tués -“Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire”, commente pour l’AFP le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Dans les frappes israéliennes, le chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri, ont été tués ainsi que d’autres responsables et généraux iraniens, selon Téhéran. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.En octobre 2024, Israël a mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Les tirs iraniens étaient en riposte à une attaque imputée à Israël qui a ciblé le consulat d’Iran à Damas.Selon l’analyste en géopolitique Michael Horowitz, “Israël a depuis longtemps infiltré plusieurs échelons de l’appareil sécuritaire iranien et profite aussi de l’extrême impopularité du régime qui offre énormément d’opportunités au Mossad”, le service de renseignement israélien. Face à l’escalade militaire, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des vols et les cours du brut ont flambé.

Israël menace de “brûler” Téhéran, dit avoir la maîtrise du ciel sur l’ouest de l’Iran

Israël a menacé samedi de “brûler” Téhéran et affirmé avoir la maîtrise du ciel sur tout l’ouest de l’Iran jusqu’à la capitale, au deuxième jour d’une attaque sans précédent menée sur le territoire iranien.L’armée de l’air israélienne a poursuivi ses frappes contre plusieurs sites en Iran, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. Objectif: démanteler les capacités militaires de son ennemi juré.Disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi son opération d’envergure en Iran, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés.L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a affirmé qu’Israël avait “lancé une guerre” qui mènera à “sa ruine” selon les termes du guide suprême Ali Khamenei vendredi.”Le dictateur iranien transforme les citoyens iraniens en otages et crée une réalité dans laquelle ils, en particulier les habitants de Téhéran, paieront un lourd tribut en raison des dommages criminels causés aux civils israéliens”, a prévenu le ministre de la Défense Israël Katz. “Si Khamenei continue de tirer des missiles Téhéran brûlera.”La plupart des missiles tirés vendredi et samedi par l’Iran vers Israël, pays distants de plus de 1.500 km, ont été interceptés, selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé à les abattre, d’après un responsable américain.Mais il y a eu d’importants dégâts à des habitations et des destructions dans la région de Tel-Aviv (centre), où les secouristes ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés.- “Sous le choc” -“Je suis un peu sous le choc, abasourdi par ce qu’il s’est passé”, dit Eliyahu Bachar, habitant de Ramat Gan près de Tel-Aviv. “Nous avons entendu un énorme boum – nous savions que c’était quelque chose de grave”, raconte Tal Friedlander, un autre habitant.Sept soldats israéliens ont été légèrement blessés à la suite d’un impact de missile iranien sur le centre d’Israël, a indiqué l’armée. Cette région inclut Tel-Aviv où se trouve le ministère de la Défense et le QG de l’armée.Le représentant iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani, a fait état, vendredi, d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “large majorité de civils” dans l’attaque israélienne.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a appelé vendredi l’Iran à “conclure un accord” sur son programme nucléaire et prévenu que les “prochaines attaques” israéliennes seraient “encore plus brutales”.- Pourparlers incertains -“Nous nous sommes créé une liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”, a dit Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Téhéran n’est plus à l’abri.”Samedi, des médias iraniens ont fait état aussi de frappes sur Tabriz (nord-ouest) et sur des zones des provinces de Lorestan, Hamedan et Kermanshah (ouest), qui abritent des bases militaires.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle IRNA. En Israël, le principal aéroport international, Ben Gourion, près de Tel-Aviv est aussi fermé jusqu’à nouvel ordre.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles de tout pays qui aiderait Israël à repousser les attaques iraniennes.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Samedi, l’Iran a affirmé qu’au vu de l’attaque israélienne, poursuivre les pourparlers indirects sur le nucléaire avec les Etats-Unis “n’a pas de sens”. Ces pourparlers sont prévus dimanche à Oman.- “Plus à venir” -Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti qu’il y en aurait “plus à venir”. “Nous avons éliminé les principaux commandants militaires, des scientifiques nucléaires, l’installation d’enrichissement (d’uranium) la plus importante du régime islamique et une grande partie de son arsenal de missiles balistiques”, a-t-il affirmé vendredi.Son armée a dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre) et la base militaire de Tabriz.L’Iran a qualifié de mineurs les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré que le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) avait été “détruit” dans sa partie en surface.- Généraux et scientifiques tués -“Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire”, commente pour l’AFP le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Dans les frappes israéliennes, le chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri, ont été tués ainsi que d’autres responsables et généraux iraniens, selon Téhéran. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.En octobre 2024, Israël a mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Les tirs iraniens étaient en riposte à une attaque imputée à Israël qui a ciblé le consulat d’Iran à Damas.Selon l’analyste en géopolitique Michael Horowitz, “Israël a depuis longtemps infiltré plusieurs échelons de l’appareil sécuritaire iranien et profite aussi de l’extrême impopularité du régime qui offre énormément d’opportunités au Mossad”, le service de renseignement israélien. Face à l’escalade militaire, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des vols et les cours du brut ont flambé.

A Londres, la parade d’anniversaire du roi rend hommage aux victimes du crash du vol d’Air India

Une minute de silence a été observée samedi en hommage aux victimes du crash du vol d’Air India lors de la traditionnelle parade militaire célébrant l’anniversaire du souverain britannique à Londres.Organisée tous les ans en juin, cette cérémonie marque publiquement l’anniversaire du roi, qui aura 77 ans le 14 novembre prochain et fêtera alors l’évènement en privé.Pour la deuxième année consécutive, Charles III, qui est toujours soigné pour un cancer dont la nature n’a pas été dévoilée, a parcouru en carrosse le Mall, l’avenue longeant le palais de Buckingham, accompagné de la reine Camilla, avant de recevoir le salut des troupes.Le roi est apparu souriant et a salué la foule massée sur le Mall. Il était en habits militaires et la reine Camilla était vêtue d’un élégant ensemble crème. Un petit groupe de militants anti-monarchie était aussi présent avec leurs drapeaux jaunes “Not My King” (“Pas mon roi”).Le roi était suivi notamment de son frère le prince Edward et de sa soeur la princesse Anne, ainsi que de son fils et héritier du trône William. Tous trois étaient à cheval et en habits militaires. Considéré comme l’un des temps forts du calendrier royal, cet événement a pris une tournure inattendue avec l’hommage aux victimes de la tragédie de l’Air India.Le crash de cet avion jeudi a fait 279 morts, dont 52 Britanniques. Un seul homme, de nationalité britannique, a survécu au crash.En plus de la minute de silence, des membres de la famille royale étaient vêtus d’un brassard noir, dont le roi Charles.Ces modifications au programme initial ont été faites “en signe de respect pour les vies perdues, les familles en deuil et toutes les communautés touchées par cette tragédie”, avait indiqué un porte-parole du palais avant le début de la parade. La très populaire princesse Kate, l’épouse du prince William, était également présente avec ses enfants, George, Charlotte et Louis. Ils ont longé le Mall en carrosse.Elle était vêtue d’un ensemble turquoise.Le défilé s’est conclu par une parade aérienne à laquelle a assisté la famille royale depuis le balcon du palais de Buckingham. La tradition de cette parade baptisée “Trooping the colour” (“Salut aux couleurs”) remonte au règne de George II en 1748 qui, bien que né le 30 octobre, a souhaité profiter d’un temps clément pour fêter son anniversaire.Les célébrations de l’anniversaire du roi sont aussi l’occasion, avec le Nouvel An, d’annoncer distinctions et décorations de personnalités et d’anonymes. Cette année, cette liste récompense notamment le footballeur David Beckham ou encore l’acteur Gary Oldman.

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