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Face aux frappes israéliennes, le guide suprême iranien joue sa survie et celle de son régime

L’ayatollah Ali Khamenei, à la tête de l’Iran depuis 1989, a surmonté de nombreux défis au cours des trois dernières décennies, mais la guerre désormais ouverte avec Israël constitue sans doute un test décisif, tant pour la République islamique que pour sa survie personnelle.La majorité des Iraniens n’ont jamais connu que Khamenei, à la tête …

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Le salon du Bourget rattrapé par les tensions géopolitiques

Les tensions géopolitiques se sont invitées au salon du Bourget dès son ouverture lundi matin, avec la condamnation ordonnée par le gouvernement français de stands d’industriels d’armement israéliens, sur fond de guerre à Gaza et de conflit avec l’Iran.Ce coup de théâtre a éclipsé la première commande commerciale du salon annoncée par Airbus, 40 appareils à un loueur saoudien, tandis que son rival américain Boeing était contraint à la discrétion dans la foulée de la catastrophe aérienne meurtrière en Inde la semaine dernière.Les stands d’Israel Aerospace Industries (IAI), Rafael Uvision, Elbit et Aeronautics ont été ceints de hautes bâches noires, fermant de fait les stands, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils exposaient des armements offensifs, comme ceux susceptibles d’être utilisés à Gaza, en violation du cadre qui avait été agréé avec les autorités israéliennes, a fait valoir une source française proche du dossier.Dans un communiqué, le gouvernement israélien a dénoncé une “décision scandaleuse et sans précédent”, qui crée une “ségrégation” à l’encontre des exposants israéliens.Une exposante israélienne a écrit à la craie sur la bâche de Rafael que ces systèmes d’armement “protègent en ce moment l’Etat d’Israël”, affirmant que “le gouvernement français, au nom de la discrimination, essaie de vous les cacher”.Même fortement réduite, la présence d’Israël, l’un des leaders des capacités militaires de pointe dans l’aérospatial, constituait déjà une source de tensions, alors que l’Etat poursuit son offensive sur Gaza après l’attaque meurtrière du Hamas en octobre 2023 et a lancé la semaine dernière des frappes de grande ampleur contre l’Iran, qui a riposté. Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté mardi la requête d’associations qui demandaient l’exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de “crimes internationaux”.De leur côté, les élus du département de Seine-Saint-Denis n’étaient pas présents à l’arrivée lundi matin du Premier ministre François Bayrou, contrairement à la tradition, également en signe de protestation contre la présence de ces entreprises.- Première commande pour Airbus -Cette polémique a fait passer au second plan la première commande commerciale du salon: le loueur AviLease basé en Arabie saoudite a signé un contrat ferme pour 10 avions-cargo gros porteurs Airbus A350F et 30 appareils de la famille A320neo, monocouloir à succès du géant européen, ont annoncé les entreprises lors d’une conférence de presse.Alors que le salon international de l’aéronautique et de l’espace, qui se tient tous les deux ans au Bourget au nord de Paris, est habituellement le théâtre d’un affrontement entre Boeing et Airbus à coups de contrats géants, l’avionneur américain a décidé de réduire ses activités après le crash d’un 787 d’Air India qui a fait au moins 279 morts la semaine dernière.”Nous nous concentrons sur le soutien à nos clients, plutôt que des annonces de commandes lors de ce salon”, a déclaré lundi à l’AFP une porte-parole de Boeing, dont le patron Kelly Ortberg avait déjà décidé d’annuler sa venue en France pour “rester avec nos équipes et consacrer notre attention à notre client et à l’enquête”.Le drame a jeté une ombre supplémentaire sur ce qui est habituellement une grande fête de l’aérien, déjà marquée cette année du sceau des guerres, militaires et commerciales en cours.”On a tous le moral à zéro” après cette catastrophe en Inde, a confié à l’AFP un acteur clé du secteur.M. Bayrou a ouvert le bal des hauts responsables politiques visitant la manifestation, qui s’étale sur un gigantesque site de 70 hectares, égal à 100 terrains de football.Lors d’une table ronde consacrée à l’espace, le chef du gouvernement a appelé à “à relever les défis (…) “ensemble” et pas “les uns contre les autres”, “dans un moment où jamais sur la planète le monde n’a été aussi perturbé et déstabilisé”.- Défense en pointe -Dans un contexte international tendu, sur fond de guerre en Ukraine et avec l’intention de l’Europe de renforcer sa souveraineté stratégique, le salon est particulièrement attendu sur le thème de la défense. Autre dominante: les guerres commerciales lancées début avril par le président américain Donald Trump, sont lourdes de menaces pour une industrie aéronautique aux chaînes d’approvisionnement mondialisées.La féminisation sera aussi l’un des fils rouges de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans, le premier jour d’ouverture au grand public, vendredi, étant consacré aux femmes.Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française. 

Traversées de la Manche: sur la plage, la foule des élus et des déçus

Le soleil se lève à peine lundi mais des dizaines de migrants arpentent la plage de Gravelines (Nord), sous les yeux de policiers presque aussi nombreux. Une partie réussira à monter dans un canot pour l’Angleterre, laissant des déçus, hagards, derrière eux.Les élus du jour, à cheval sur les boudins du frêle pneumatique, vont risquer leur vie dans leur quête d’une vie nouvelle en Angleterre: au moins 15 personnes ont trouvé la mort depuis le début de l’année dans ces dangereuses traversées, après 78 en 2024, année tristement record.Ces derniers jours, les traversées ont été très nombreuses, à la faveur d’une météo propice. Pour la seule journée de vendredi, 919 migrants ont réussi à atteindre les côtes anglaises. Samedi, ils étaient encore 134, malgré l’alerte aux orages la nuit précédente.Il n’est pas encore 5H00, sur la vaste plage dominée par les tours des six réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines. Un groupe de migrants attend les pieds dans l’eau un canot qui n’arrive pas, puis rentre vers les dunes, scruté par les policiers déployés en plusieurs points de l’immense plage.Au même moment, un groupe très nombreux, dans lequel presque tous les migrants portent des gilets de sauvetage, dévale les dunes vers la mer, déclenchant un nuage de gaz lacrymogène tirés par des policiers. Ils parviennent à le traverser et se cachent plus loin, dans des dunes proches de la centrale.Un drone vrombit tandis qu’un avion de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, survole la plage.- Enfants sur les épaules -Un canot déjà chargé de passagers apparaît, loin sur la mer, et s’approche lentement de la côte: le “bateau-taxi” que le groupe attend, tapi dans la végétation. Les exilés, hommes, femmes et enfants juchés sur les épaules de leurs parents, se ruent à nouveau sur la plage.Pendant de longues minutes, le chaos règne: chacun essaie de se hisser dans le canot. Des candidats au départ ont de l’eau jusqu’aux épaules, certains perdent pied, beaucoup crient.Le système des “taxi-boats”, qui arrivent par la mer pour récupérer les migrants, a été développé par les passeurs ces dernières années pour esquiver les forces de sécurité à terre, donnant lieu à des départs particulièrement périlleux, et régulièrement meurtriers.Un pneumatique à moteur dépêché par un navire de la marine nationale qui croise un peu plus loin s’approche de l’embarcation clandestine et tourne autour d’elle, prêt à intervenir.Des policiers se rapprochent, jusqu’à la lisière de l’eau.Actuellement, conformément au droit de la mer, une fois les bateaux à l’eau, les autorités françaises n’interviennent que pour du sauvetage.Le gouvernement souhaite faire évoluer sa doctrine afin d’intervenir jusqu’à 300 mètres des côtes, pour intercepter les “bateaux-taxi” a indiqué début juin le cabinet du ministre de l’Intérieur.La majorité du groupe finit par se hisser à bord. Mais des migrants d’un autre groupe, plus petit, tentent de profiter de la cohue pour s’ajouter à la traversée.Des policiers empêchent deux femmes tenant deux jeunes enfants par la main de rentrer dans la mer, tandis que d’autres migrants s’y risquent.Après de longues minutes d’espoir et d’incertitude, à lutter dans l’eau pour atteindre l’embarcation, le reste du petit groupe, qui comprend entre autres des Erythréens, renonce à son tour. Ils repartent vers les dunes, la tête basse, longeant les policiers, dressés tous les 20 mètres sur la plage en une étrange haie d’honneur.De très nombreux candidats à l’exil séjournent actuellement sur le littoral français. Selon l’association Salam, ils sont entre 1.500 et 2.000 exilés actuellement sur les campements de Loon-Plage, proches de la plage de Gravelines, sans compter ceux qui vivent autour de Calais.Signe des tensions fortes dans les campements, deux personnes, dont un Soudanais de 24 ans, ont été tuées par balles au cours du week-end et d’autres blessées, dont un bébé.A Lille, dix hommes, majoritairement afghans, sont jugés depuis lundi matin  pour leur rôle présumé de passeurs dans le naufrage d’une embarcation clandestine qui avait fait quatre morts et quatre disparus dans la Manche en décembre 2022.

Attaque israélienne en Iran: quel impact sur le programme nucléaire de Téhéran?

L’attaque d’une ampleur sans précédent lancée vendredi par Israël pour empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique a porté un coup à son programme nucléaire sans que l’impact, à ce stade, ne soit définitif, selon des experts interrogés par l’AFP.Voici un nouveau point sur la situation:Quelle est l’étendue des dégâts?Le centre pilote d’enrichissement …

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Attaque israélienne en Iran: quel impact sur le programme nucléaire de Téhéran?

L’attaque d’une ampleur sans précédent lancée vendredi par Israël pour empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique a porté un coup à son programme nucléaire sans que l’impact, à ce stade, ne soit définitif, selon des experts interrogés par l’AFP.Voici un nouveau point sur la situation:Quelle est l’étendue des dégâts?Le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre du pays, a été “détruit” dans sa partie en surface ainsi que les infrastructures électriques, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), citant des informations des autorités iraniennes. En revanche, “rien n’indique qu’il y ait eu une attaque physique contre la salle souterraine” abritant la principale usine, a précisé l’instance onusienne lundi. Mais “la coupure d’électricité pourrait avoir endommagé” les milliers de centrifugeuses qui s’y trouvent.Les dégâts, confirmés par des images satellite, sont “significatifs”, estime dans un rapport l’Institut pour la Science et la Sécurité internationale (ISIS), un organisme basé aux Etats-Unis spécialisé dans la prolifération nucléaire.L’autre site d’enrichissement, celui de Fordo, situé au sud de la capitale iranienne, a également été visé mais “aucun dommage n’a été constaté”, d’après l’AIEA.Sur le site nucléaire d’Ispahan (centre), quatre bâtiments ont été touchés: le laboratoire central de chimie, une usine de conversion d’uranium, l’usine de fabrication de combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran et une installation en construction.C’est a priori dans l’enceinte de ce complexe que se trouvent les importantes réserves d’uranium hautement enrichi.Le programme peut-il être anéanti?”Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire”, commente pour l’AFP le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.Le pays, dit-il, ne dispose pas des puissantes bombes nécessaires “pour réduire à néant les installations fortifiées de Natanz et Fordo”, enterrées à de grandes profondeurs.Il lui faudrait pour cela “l’assistance militaire américaine”, confirme Kelsey Davenport, experte de l’Arms Control Association. Le savoir acquis ne peut en outre pas être annihilé, ajoute-t-elle, même si neuf scientifiques nucléaires ont été tués dans les frappes. Autre interrogation: qu’est-il advenu des stocks d’uranium enrichi? Impossible de le savoir à ce stade. “Si l’Iran parvient à en transférer une partie vers des installations secrètes, Israël aura perdu la partie”, souligne M. Vaez.Quels risques pour la population?L’instance nucléaire onusienne n’a pas constaté de hausse des niveaux de radiation aux abords des différents sites affectés.”Il y a très peu de risques que des attaques contre les installations d’enrichissement d’uranium entraînent des rejets radioactifs dangereux”, souligne Mme Davenport.En revanche, une attaque contre la centrale nucléaire de Bouchehr (sud), épargnée pour l’instant, pourrait avoir “de graves conséquences sur la santé et l’environnement”.Les sites nucléaires “ne doivent jamais être attaqués, quels que soient le contexte ou les circonstances, car cela pourrait nuire à la population et à l’environnement”, insiste le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.L’Iran est-il vraiment proche de la bombe atomique?Après le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire conclu trois ans plus tôt, l’Iran s’est progressivement affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium bien au-delà de la limite fixée à 3,67%.Le pays disposait mi-mai de 408,6 kg d’uranium enrichi à 60%. Un tel stock, s’il était enrichi à 90% – le seuil nécessaire à la conception d’une bombe atomique – permettrait d’en fabriquer plus de neuf.L’Iran est le seul pays au monde non-détenteur d’armes nucléaires à produire une telle matière, selon l’AIEA, qui déplore par ailleurs le manque de coopération de Téhéran.Pour autant, dans son dernier rapport, l’Agence indique qu’elle “ne dispose d’aucune indication crédible d’un programme nucléaire structuré” visant à doter l’Iran de l’arme atomique, comme cela a pu être le cas par le passé. Téhéran se défend de nourrir de telles ambitions.”Jusqu’à présent, les coûts liés à la militarisation l’ont emporté sur les avantages. Mais ce calcul pourrait changer dans les semaines à venir”, prévient Kelsey Davenport. “Les frappes israéliennes ont fait reculer l’Iran sur le plan technique, mais sur le plan politique, elles le rapprochent de l’arme nucléaire”, affirme-t-elle.D’autant qu’il existe désormais “un risque réel de détournement de l’uranium enrichi”, une opération qui “pourrait passer inaperçue pendant des semaines”, les frappes actuelles empêchant les inspecteurs de l’AIEA présents sur place d’accéder aux sites.

L’homme accusé du meurtre d’une élue américaine capturé dans le Minnesota

L’homme accusé d’avoir assassiné une élue locale du Minnesota et tenté d’en tuer un autre a été arrêté dimanche soir dans une zone rurale du Minnesota, ont annoncé les autorités de cet Etat du nord des Etats-Unis.”Après deux jours de chasse à l’homme et deux nuits blanches, les forces de l’ordre ont interpellé Vance Boelter”, a annoncé le gouverneur du Minnesota Tim Walz, lors d’une conférence de presse tard dimanche soir.Cette double attaque sur deux responsables démocrates a choqué la classe politique de cet Etat plutôt tranquille, frontalier du Canada, et provoqué la stupeur chez les élus américains, englués dans une atmosphère politique tendue.Selon les mandats d’arrêt émis avant son arrestation, Vance Boelter fait face à deux chefs d’inculpation pour meurtre, passibles chacun d’une peine maximale de 40 ans, et deux autres pour tentative de meurtre. Des documents judiciaires indiquent qu’il doit comparaitre devant un juge à 13H30 locales ce lundi (18H30 GMT).  Des centaines de policiers étaient depuis samedi matin à la recherche de Vance Boelter, accusé de s’être déguisé en policier pour tuer, à leur domicile respectifs de la banlieue de Minneapolis, Melissa Hortman et son époux, ainsi que d’avoir gravement blessé un autre élu, John Hoffman, ainsi que sa femme.Même s’il était armé, il a été arrêté “sans l’usage de la force”, a déclaré Jeremy Geiger, un colonel de la police du Minnesota.Sa cavale a pris fin dimanche soir dans la localité de Green Isle, à plus d’une heure à l’ouest de Minneapolis, ont précisé les autorités à la presse, ajoutant qu’il était en cours d’interrogatoire.Une voiture liée à cet homme, considéré comme “armé et dangereux”, avait été retrouvée dimanche midi dans cette zone, proche de son domicile selon les médias locaux. Une centaine de policiers, assistés notamment de drones, étaient à ses trousses.- “Pas la norme” -“Il n’y a aucun doute qu’il s’agissait là de la plus grande chasse à l’homme” de l’histoire du Minnesota, a dit à la presse Mark Bruley, le chef de la police de Brooklyn Park, la ville de la banlieue de Minneapolis où a été tuée Melissa Hortman et son époux.Le sénateur local John Hoffman, gravement blessé par neuf balles et opéré à de multiples reprises durant le week-end, “avance vers la guérison”, a ajouté Tim Walz dimanche soir.Le gouverneur, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière élection présidentielle, a appelé à ce que “cet acte odieux” ne “devienne pas la norme”.”Cela ne peut pas être la manière de régler nos différences politiques”, a ajouté le démocrate, qui connaissait bien Melissa Hortman.Un carnet contenant une liste d’élus, dont les deux visés et d’autres figures politique de l’Etat, a été retrouvé à l’intérieur du véhicule.- “Lien avec l’avortement” -La sénatrice Amy Klobuchar s’était dite dimanche “inquiète pour tous nos responsables politiques” après cette attaque.”Il y avait un lien avec l’avortement, en raison des groupes” présents sur la liste – dont des cliniques pour IVG selon les médias – retrouvée dans la voiture du suspect, a-t-elle ajouté dans un entretien avec la chaîne NBC.Melissa Hortman, 55 ans et mère de deux enfants, était une ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota. Elle avait fait de la protection du droit à l’IVG sa grande priorité.”Il nous faut baisser la tension” politique, a insisté Amy Klobuchar sur CNN.Cette attaque est intervenue dans une Amérique toujours plus fracturée, entre déploiement de soldats à Los Angeles pour réprimer les manifestations, parade militaire voulue par Donald Trump à Washington et rassemblements contre lui à travers le pays.L’actuel président a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat pendant sa campagne, dont une en plein meeting en juillet dernier en Pennsylvanie.Interrogé dimanche matin par une journaliste de la chaîne ABC sur la situation au Minnesota et s’il comptait appeler Tim Walz, ancien adversaire politique, Donald Trump a répondu ainsi: “C’est terrible. Je pense qu’il est un très mauvais gouverneur, quelqu’un de complètement incompétent. Mais je pourrais l’appeler, comme je pourrais appeler d’autres gens”.

L’homme accusé du meurtre d’une élue américaine capturé dans le Minnesota

L’homme accusé d’avoir assassiné une élue locale du Minnesota et tenté d’en tuer un autre a été arrêté dimanche soir dans une zone rurale du Minnesota, ont annoncé les autorités de cet Etat du nord des Etats-Unis.”Après deux jours de chasse à l’homme et deux nuits blanches, les forces de l’ordre ont interpellé Vance Boelter”, a annoncé le gouverneur du Minnesota Tim Walz, lors d’une conférence de presse tard dimanche soir.Cette double attaque sur deux responsables démocrates a choqué la classe politique de cet Etat plutôt tranquille, frontalier du Canada, et provoqué la stupeur chez les élus américains, englués dans une atmosphère politique tendue.Selon les mandats d’arrêt émis avant son arrestation, Vance Boelter fait face à deux chefs d’inculpation pour meurtre, passibles chacun d’une peine maximale de 40 ans, et deux autres pour tentative de meurtre. Des documents judiciaires indiquent qu’il doit comparaitre devant un juge à 13H30 locales ce lundi (18H30 GMT).  Des centaines de policiers étaient depuis samedi matin à la recherche de Vance Boelter, accusé de s’être déguisé en policier pour tuer, à leur domicile respectifs de la banlieue de Minneapolis, Melissa Hortman et son époux, ainsi que d’avoir gravement blessé un autre élu, John Hoffman, ainsi que sa femme.Même s’il était armé, il a été arrêté “sans l’usage de la force”, a déclaré Jeremy Geiger, un colonel de la police du Minnesota.Sa cavale a pris fin dimanche soir dans la localité de Green Isle, à plus d’une heure à l’ouest de Minneapolis, ont précisé les autorités à la presse, ajoutant qu’il était en cours d’interrogatoire.Une voiture liée à cet homme, considéré comme “armé et dangereux”, avait été retrouvée dimanche midi dans cette zone, proche de son domicile selon les médias locaux. Une centaine de policiers, assistés notamment de drones, étaient à ses trousses.- “Pas la norme” -“Il n’y a aucun doute qu’il s’agissait là de la plus grande chasse à l’homme” de l’histoire du Minnesota, a dit à la presse Mark Bruley, le chef de la police de Brooklyn Park, la ville de la banlieue de Minneapolis où a été tuée Melissa Hortman et son époux.Le sénateur local John Hoffman, gravement blessé par neuf balles et opéré à de multiples reprises durant le week-end, “avance vers la guérison”, a ajouté Tim Walz dimanche soir.Le gouverneur, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière élection présidentielle, a appelé à ce que “cet acte odieux” ne “devienne pas la norme”.”Cela ne peut pas être la manière de régler nos différences politiques”, a ajouté le démocrate, qui connaissait bien Melissa Hortman.Un carnet contenant une liste d’élus, dont les deux visés et d’autres figures politique de l’Etat, a été retrouvé à l’intérieur du véhicule.- “Lien avec l’avortement” -La sénatrice Amy Klobuchar s’était dite dimanche “inquiète pour tous nos responsables politiques” après cette attaque.”Il y avait un lien avec l’avortement, en raison des groupes” présents sur la liste – dont des cliniques pour IVG selon les médias – retrouvée dans la voiture du suspect, a-t-elle ajouté dans un entretien avec la chaîne NBC.Melissa Hortman, 55 ans et mère de deux enfants, était une ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota. Elle avait fait de la protection du droit à l’IVG sa grande priorité.”Il nous faut baisser la tension” politique, a insisté Amy Klobuchar sur CNN.Cette attaque est intervenue dans une Amérique toujours plus fracturée, entre déploiement de soldats à Los Angeles pour réprimer les manifestations, parade militaire voulue par Donald Trump à Washington et rassemblements contre lui à travers le pays.L’actuel président a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat pendant sa campagne, dont une en plein meeting en juillet dernier en Pennsylvanie.Interrogé dimanche matin par une journaliste de la chaîne ABC sur la situation au Minnesota et s’il comptait appeler Tim Walz, ancien adversaire politique, Donald Trump a répondu ainsi: “C’est terrible. Je pense qu’il est un très mauvais gouverneur, quelqu’un de complètement incompétent. Mais je pourrais l’appeler, comme je pourrais appeler d’autres gens”.

Technique, vérité, John Rawls au menu du bac philo: “Je pense que ça va aller”

“Notre avenir dépend-il de la technique?”, “La vérité est-elle toujours convaincante?”: plus de 530.000 lycéens de terminale ont planché pendant quatre heures lundi sur une question ou un texte de philosophie, coup d’envoi des épreuves écrites du bac, un examen toujours à forte charge symbolique même si les enjeux sont moindres.En filière générale, les lycéens de terminale (386.135 selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation) avaient le choix entre ces deux sujets de dissertation, et un commentaire d’un texte extrait de la “Théorie de la justice” de John Rawls (1971).”Le texte était assez clair, c’était un texte assez récent (…) Donc, c’était pas trop compliqué de trouver des arguments et des exemples”, estime Tomas Le Guell, 18 ans, à la sortie du lycée Bréquigny à Rennes.À Marseille, Orane Vis, 19 ans, dit avoir “eu de la chance parce que la technique, c’est ce qu’on a eu au dernier contrôle”: “Je pense que ça va aller”, souffle-t-elle en sortant du lycée Thiers.À Paris, Nina Chazot, devant le lycée Chaptal, a planché sur la vérité: “j’ai parlé de ce qui peut se passer dans les régimes totalitaires” avec des gouvernements pouvant présenter comme “la vérité” ce qui est “en fait,  plutôt une idéologie”, en évoquant Hannah Arendt et Descartes.Pour Hélène Péquignat, professeure de philosophie en Isère, les deux sujets de dissertation étaient de facture classique et elle n’y voit pas de référence particulière à l’intelligence artificielle ou aux “fake news”.”La recherche de la vérité, c’est ce qui préoccupe les philosophes depuis que la philosophie existe”, remarque-t-elle, interrogée par l’AFP.La philosophie compte coefficient huit pour les candidats au bac général, et quatre pour le bac technologique (sur un total de 100).Dans cette dernière filière, (145.930 candidats), deux sujets de dissertation étaient proposés: “Sommes-nous libres en toutes circonstances?” et “Avons-nous besoin d’art?”, avec également la possibilité d’opter pour un texte extrait de la “Théorie des sentiments moraux” d’Adam Smith (1759).Le texte était “assez compliqué, mais faisable quand même”, estime Titouan, 17 ans, à la sortie du lycée Bréquigny de Rennes.”J’y allais au talent, honnêtement, parce que la philosophie, j’avais pas beaucoup besoin de réviser. J’ai d’autres matières plus importantes”, ajoute-t-il, alors que de mardi à jeudi se déroulent les deux épreuves des spécialités.Elles représentent à elles deux un tiers des résultats de l’examen (avec un coefficient 16 chacune).  –  “Très émouvant” -“C’est évidemment un moment toujours très émouvant pour les lycéens de passer le bac. C’est à la fois l’aboutissement de toute la scolarité, et le début d’une nouvelle aventure vers le supérieur et la vie professionnelle”, a commenté lundi la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne en venant donner le top départ d’une “semaine intense” au lycée Buffon.Bruno Bobkiewicz, proviseur dans ce lycée parisien et secrétaire général du syndicat SNPDEN, souligne que le bac a “beaucoup évolué”.”Aujourd’hui on est sur quatre épreuves”, soit “quatre demi-journées alors que c’était beaucoup plus complexe avant”, fait-il valoir, interrogé par l’AFP.”Et puis aujourd’hui, on n’envoie plus les copies à l’autre bout du département, puisque tout est scanné à l’issue des épreuves”, précise-t-il.Depuis la réforme du bac en 2019, la note du bac repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral, passé en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale).Les lycéens de la voie générale et technologique passeront le grand oral entre du 23 juin au 2 juillet.Les résultats du bac, qui reste le sésame indispensable pour poursuivre des études supérieures, seront publiés le 4 juillet. Mais beaucoup de lycéens connaissent déjà leur orientation pour l’an prochain, car Parcoursup donne ses réponses aux futurs étudiants depuis le 2 juin.”Beaucoup savent qu’ils ont déjà une grande partie de leur baccalauréat, voire la totalité” avec le contrôle continu, “donc c’est plus des enjeux de mentions”, souligne Marc Foglia, enseignant de philosophie dans un lycée de Pontarlier (Doubs).Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L’an dernier, il était de 91,2%, en hausse sur un an dans les trois voies (générale, technologique et professionnelle). En voie générale, il était de 95,9%.slb-ved-burs/alu/abl

“J’ai eu très peur”: en Israël, la ville de Petah Tikva sonnée par une frappe iranienne

Ils ont des cernes, et l’air bien fatigué. Des habitants d’un quartier résidentiel de Petah Tikva, une ville de la côte israélienne, découvrent au petit matin la destruction de plusieurs appartements après une frappe iranienne dans la nuit.”J’ai eu très peur, j’ai quatre garçons, on a tous eu très peur”, raconte à l’AFP encore un peu étourdi, Idan Bar, 39 ans, dont le logement a été détruit avant l’aube par des explosions dues à des tirs de missiles par l’Iran.Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs sont calcinés.Un trou béant creuse la façade, dévoilant le squelette du bâtiment, et des balustrades de balcons, presque totalement arrachées, pendent toutes tordues.Dans les étages, en treillis et casque orange, des soldats d’une unité spécialisée dans les opérations de secours arpentent les appartements l’air grave.Au milieu des décombres, du linge sèche encore sur un étendoir déformé par l’explosion. Ailleurs, du mobilier de terrasse a été renversé. Et au pied de la tour, même les arbres sont brûlés ou à terre.Des riverains contemplent la scène, tête levée et bouche bée. Des journalistes sont venus filmer les destructions.En Israël, ces images sont relativement inhabituelles puisque le système de défense aérienne intercepte l’immense majorité des projectiles.- “Forte explosion” -Mais depuis plusieurs jours le pays vit au rythme des sirènes d’alarme indiquant des attaques aériennes.L’armée israélienne mène depuis vendredi une série de frappes sans précédent sur l’Iran avec l’objectif affiché d’empêcher la République islamique d’obtenir la bombe atomique, ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.L’Iran – qui a toujours nié vouloir se doter de l’arme nucléaire – a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones qui ont tué au moins 24 personnes depuis vendredi, selon le dernier bilan officiel israélien.Trois personnes ont été tuées dans ce quartier de Petah Tika, selon Yaron Schiff, un secouriste présent sur les lieux qui précise qu’environ 35 personnes ont été évacuées vers un hôpital.Des personnes âgées, dont une femme haletante, sont en effet emmenés sur des fauteuils roulant par des ambulanciers.”On a entendu l’alarme, on a été dans l’abri, quelques minutes plus tard, on a entendu une forte explosion, et encore quelques minutes après, on est sortis, on a vu les dégâts, toutes les maisons sont détruites”, résume Henn, un autre habitant de 39 ans.A côté de voitures aux vitres cassées et aux intérieurs retournés par l’explosion, des familles attendent de savoir où elles passeront la nuit prochaine.Une femme tient un tout jeune bébé dans les bras en suivant une équipe de secouristes qui poussent des valises et une poussette.Au milieu de la confusion, Henn dit alors plus fermement: “on espère que ça va s’améliorer”.

“J’ai eu très peur”: en Israël, la ville de Petah Tikva sonnée par une frappe iranienne

Ils ont des cernes, et l’air bien fatigué. Des habitants d’un quartier résidentiel de Petah Tikva, une ville de la côte israélienne, découvrent au petit matin la destruction de plusieurs appartements après une frappe iranienne dans la nuit.”J’ai eu très peur, j’ai quatre garçons, on a tous eu très peur”, raconte à l’AFP encore un …

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