AFP World

Au Mali, la mine d’or du géant canadien Barrick placée sous administration provisoire

Le tribunal de commerce de Bamako a décidé lundi de placer “sous administration provisoire” pour six mois la plus grande mine d’or du Mali, majoritairement détenue par le géant canadien Barrick Mining, dernier épisode en date d’un bras de fer que se livrent l’industriel et l’Etat malien.La junte au pouvoir avait réclamé cette mesure pour …

Au Mali, la mine d’or du géant canadien Barrick placée sous administration provisoire Read More »

Au Mali, la mine d’or du géant canadien Barrick placée sous administration provisoire

Le tribunal de commerce de Bamako a décidé lundi de placer “sous administration provisoire” pour six mois la plus grande mine d’or du Mali, majoritairement détenue par le géant canadien Barrick Mining, dernier épisode en date d’un bras de fer que se livrent l’industriel et l’Etat malien.La junte au pouvoir avait réclamé cette mesure pour relancer les activités d’extractions à l’arrêt depuis janvier sur le site de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du pays, un des plus importants gisements aurifères au monde, détenu à 80% par le groupe minier et à 20% par le Mali.Zoumana Makadji, nommé administrateur provisoire, aura la tâche “d’ouvrir la mine dans les plus brefs délais”, a dit à l’AFP un magistrat du tribunal de commerce.- Arbitrage international -Dans un communiqué, Barrick a confirmé avoir perdu le “contrôle opérationnel” de la mine et rappelle que l’entreprise a entamé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une organisation de la Banque mondiale basée à Washington.Une source représentant les intérêts de l’Etat malien au procès a indiqué à l’AFP que cette mesure permet de “protéger les intérêts économiques nationaux” et évite “la fermeture brutale de la mine en l’absence d’un accord révisé”.”Au bout de six mois, le juge constatera l’évolution des négociations et ou d’un accord et avisera”, a expliqué à l’AFP le magistrat du tribunal du commerce.Barrick s’était dite “contrainte” de devoir arrêter ses opérations à Loulo-Gounkoto après la saisie le 11 janvier de trois tonnes d’or sur le site par des soldats venus en hélicoptère.La junte empêchait déjà Barrick d’exporter l’or du site et quatre employés maliens de la compagnie sont en détention depuis novembre. Ces actions “injustifiées (…) ont menées à la suspension temporaire des opérations”, a rappelé lundi Barrick dans son communiqué, qui affirme toutefois vouloir trouver “une solution constructive et mutuellement acceptable”.- Souveraineté économique -Au nom de la souveraineté économique du pays, le Mali a réformé son code minier en 2024 et réclame des centaines de millions de dollars d’arriérés d’impôts à Barrick.Les militaires arrivés au pouvoir par la force en 2020 cherchent à obtenir une part plus importante des revenus générés par les activités extractives, y compris celles du complexe souterrain et à ciel ouvert de Loulo-Gounkoto.Invoquant le “non paiement d’impôts”, les services fiscaux maliens ont fermé les bureaux du groupe minier à Bamako en avril dernier.Selon Barrick, 85 millions de dollars ont déjà été versés à l’Etat malien en octobre “dans le cadre des négociations”.Le 8 mai, le gouvernement malien avait introduit devant le tribunal du commerce de Bamako une requête en vue d’imposer une administration provisoire sur le site de Loulo-Gounkoto.”Depuis 2024, l’Etat est dans un bras de fer avec les majors qui produisent l’or au Mali. Barrick, comme les autres, sont accusés d’avoir ouvert des comptes offshores, ce que la législation permet”, avait expliqué à l’AFP une source proche de Barrick.L’or contribue à un quart du budget national de ce pays d’Afrique de l’Ouest.Le Mali, l’un des pays les plus pauvres au monde, est dirigé par des militaires depuis deux coups d’Etat en 2020 et 2021.La junte a fait de la lutte contre la corruption et de la restauration de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles ses mantras. Ils accordent une attention toute particulière aux revenus juteux de l’industrie minière.

Israël frappe la télévision d’Etat iranienne à Téhéran

Israël a mené une frappe lundi contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission depuis Téhéran où des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs, au 4e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.La chaîne a repris ses programmes en direct après quelques minutes d’interruption. Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.”Nous frapperons le dictateur iranien partout”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, dans une allusion aux centres du pouvoir du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.Il avait prévenu à l’avance que la radio-télévision d’Etat iranienne (IRIB) – qui se trouve dans un quartier huppé – était “sur le point de disparaître”. L’armée israélienne avait appelé les habitants à évacuer le secteur en prévision de frappes sur des “infrastructures militaires appartenant au régime iranien”.Des journalistes de l’AFP ont indiqué avoir entendu des explosions dans le nord, l’ouest et le centre de Téhéran.- Missiles iraniens sur grandes villes israéliennes – L’Iran a pour sa part tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.A Tel-Aviv, les secouristes recherchaient lundi des survivants dans les immeubles éventrés, comme dans les villes proches de Petah-Tikva et Bnei-Brak. Israël a lancé le 13 juin sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.Israël Katz, a averti que les habitants de Téhéran “paieront le prix” pour les civils israéliens tués.Les Gardiens de la Révolution iranienne ont promis des opérations “plus dévastatrices”, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé les Iraniens à “l’unité” et à “faire front” contre cette “agression criminelle”.L’armée israélienne a quant à elle affirmé avoir détruit “un tiers” des lanceurs de missiles sol-sol iraniens.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Lundi, Téhéran a exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à condamner Israël, affirmant que les installations nucléaires visées avaient un caractère “pacifique”. Durant la nuit, des explosions ont été entendues à Téhéran, déjà visée la veille par des dizaines de frappes. Lundi, le Grand Bazar, le principal marché de la ville, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Pour protéger la population, le gouvernement a annoncé dimanche que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris anti-aériens.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.La veille, Israël avait annoncé avoir frappé des “dizaines” de sites de missiles sol-sol dans cette partie du pays. Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement. 

Israël frappe la télévision d’Etat iranienne à Téhéran

Israël a mené une frappe lundi contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission depuis Téhéran où des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs, au 4e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.La chaîne a repris ses programmes en direct après quelques minutes d’interruption. Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.”Nous frapperons le dictateur iranien partout”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, dans une allusion aux centres du pouvoir du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.Il avait prévenu à l’avance que la radio-télévision d’Etat iranienne (IRIB) – qui se trouve dans un quartier huppé – était “sur le point de disparaître”. L’armée israélienne avait appelé les habitants à évacuer le secteur en prévision de frappes sur des “infrastructures militaires appartenant au régime iranien”.Des journalistes de l’AFP ont indiqué avoir entendu des explosions dans le nord, l’ouest et le centre de Téhéran.- Missiles iraniens sur grandes villes israéliennes – L’Iran a pour sa part tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.A Tel-Aviv, les secouristes recherchaient lundi des survivants dans les immeubles éventrés, comme dans les villes proches de Petah-Tikva et Bnei-Brak. Israël a lancé le 13 juin sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.Israël Katz, a averti que les habitants de Téhéran “paieront le prix” pour les civils israéliens tués.Les Gardiens de la Révolution iranienne ont promis des opérations “plus dévastatrices”, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé les Iraniens à “l’unité” et à “faire front” contre cette “agression criminelle”.L’armée israélienne a quant à elle affirmé avoir détruit “un tiers” des lanceurs de missiles sol-sol iraniens.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Lundi, Téhéran a exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à condamner Israël, affirmant que les installations nucléaires visées avaient un caractère “pacifique”. Durant la nuit, des explosions ont été entendues à Téhéran, déjà visée la veille par des dizaines de frappes. Lundi, le Grand Bazar, le principal marché de la ville, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Pour protéger la population, le gouvernement a annoncé dimanche que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris anti-aériens.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.La veille, Israël avait annoncé avoir frappé des “dizaines” de sites de missiles sol-sol dans cette partie du pays. Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement. 

Faute de fonds, l’ONU doit fortement réduire son aide humanitaire

Les Nations unies ont annoncé lundi une réduction drastique de l’aide humanitaire face “aux pires coupes financières” des pays donateurs et surtout des Etats-Unis. Une décision qui va aggraver le sort déjà précaire de dizaines de millions de personnes cette année. Le nouveau plan de 29 milliards de dollars, là où l’ONU en réclamait 44 milliards pour 2025 aux pays donateurs, doit “hyper-prioriser” l’aide pour 114 millions de personnes, selon le communiqué diffusé par l’agence de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU (OCHA). Le plan initial devait permettre d’aider “180 millions de personnes vulnérables”.Le même jour, l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé la suppression d’environ 3.500 postes, faute d’argent.- Coupes brutales -Selon OCHA, l’ONU n’a réussi à récolter que 5,6 milliards de dollars, sur les 44 milliards initialement réclamés, soit 13% du total alors que l’on est déjà à la moitié de l’année et que les crises humanitaires se sont multipliées : Soudan, Gaza, République démocratique du Congo, Birmanie, Ukraine notamment.Tout le secteur humanitaire mondial a été jeté dans la tourmente par la décision du président américain Donald Trump de mettre fin ou de revoir à la baisse l’aide financière à l’étranger des Etats-Unis. Washington était jusque-là le principal donateur en termes d’aide au développement sous toutes ses formes et les coupes brutales du financement ont des conséquences dramatiques pour l’aide d’urgence, la vaccination ou encore la distribution de médicaments pour lutter contre le sida.  Les fonds américains représentaient parfois une part importante des budgets des agences de l’ONU ou de diverses ONG, et ces pertes sont impossibles à compenser suffisamment rapidement.  Dès la fin avril, Tom Fletcher le patron d’OCHA, avait prévenu. Réduire le financement “n’est pas quelque chose dont il faut se vanter… le résultat de ces coupes dans l’aide c’est que des millions de personnes meurent”, avait-il lancé depuis un hôpital bondé en Afghanistan.Au moment même où OCHA annonçait les coupes, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) publiaient une nouvelle liste sur la faim dans le monde. Cinq des endroits cités sont confrontés à la famine ou à un risque immédiat de famine : Soudan, Gaza, le Soudan du Sud, Haïti et le Mali. “Mais sans financements ni accès, nous ne pouvons sauver des vies”, dénonce la directrice du PAM, Cindy McCain.Au Bangladesh, c’est la lutte contre la tuberculose et son éradication qui ont été remises en cause faute de moyens. En Afrique australe, ce sont les progrès de la lutte contre le sida qui sont menacés.Mais les Etats-Unis ne sont pas seuls en cause, nombre de pays donateurs ayant revu à la baisse leur aide pour se consacrer à d’autres priorités.- “Tri de survie humaine” -“Nous avons été forcés de faire un tri de la survie humaine”, a dénoncé Tom Fletcher lundi. “Les comptes sont cruels, et les conséquences sont déchirantes. Trop de personnes ne recevront pas l’aide dont elles ont besoin, mais nous sauverons autant de vies que possible avec les ressources qui nous sont données”, a-t-il promis.Il faudra donc faire autant que possible avec beaucoup moins. L’ONU va se fonder sur une échelle qui classe la gravité des besoins humanitaires. Les zones classées niveau 4 ou 5 – “indiquant des conditions extrêmes ou catastrophiques” – auront la priorité.”Des coupes budgétaires brutales nous laissent avec des choix brutaux”, reconnaît Tom Fletcher. “Tout ce que nous demandons, c’est 1 pour cent de ce que vous avez choisi de dépenser l’année dernière pour la guerre. Mais ce n’est pas juste un appel à l’argent – c’est un appel à la responsabilité globale, à la solidarité humaine, à un engagement pour mettre fin à la souffrance”, enjoint-il.Lundi, le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé une réduction mondiale de ses coûts de personnel d'”environ 30%” faute d’argent. Soit la suppression d’environ 3.500 postes et de centaines de contrats temporaires.La contribution américaine représentait ces dernières années environ 40% du budget du HCR, à hauteur d’environ deux milliards de dollars par an, avait indiqué fin avril le chef du HCR, Filippo Grandi, devant le Conseil de sécurité.

Faute de fonds, l’ONU doit fortement réduire son aide humanitaire

Les Nations unies ont annoncé lundi une réduction drastique de l’aide humanitaire face “aux pires coupes financières” des pays donateurs et surtout des Etats-Unis. Une décision qui va aggraver le sort déjà précaire de dizaines de millions de personnes cette année. Le nouveau plan de 29 milliards de dollars, là où l’ONU en réclamait 44 milliards …

Faute de fonds, l’ONU doit fortement réduire son aide humanitaire Read More »

Faute de fonds, l’ONU doit fortement réduire son aide humanitaire

Les Nations unies ont annoncé lundi une réduction drastique de l’aide humanitaire face “aux pires coupes financières” des pays donateurs et surtout des Etats-Unis. Une décision qui va aggraver le sort déjà précaire de dizaines de millions de personnes cette année. Le nouveau plan de 29 milliards de dollars, là où l’ONU en réclamait 44 milliards pour 2025 aux pays donateurs, doit “hyper-prioriser” l’aide pour 114 millions de personnes, selon le communiqué diffusé par l’agence de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU (OCHA). Le plan initial devait permettre d’aider “180 millions de personnes vulnérables”.Le même jour, l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé la suppression d’environ 3.500 postes, faute d’argent.- Coupes brutales -Selon OCHA, l’ONU n’a réussi à récolter que 5,6 milliards de dollars, sur les 44 milliards initialement réclamés, soit 13% du total alors que l’on est déjà à la moitié de l’année et que les crises humanitaires se sont multipliées : Soudan, Gaza, République démocratique du Congo, Birmanie, Ukraine notamment.Tout le secteur humanitaire mondial a été jeté dans la tourmente par la décision du président américain Donald Trump de mettre fin ou de revoir à la baisse l’aide financière à l’étranger des Etats-Unis. Washington était jusque-là le principal donateur en termes d’aide au développement sous toutes ses formes et les coupes brutales du financement ont des conséquences dramatiques pour l’aide d’urgence, la vaccination ou encore la distribution de médicaments pour lutter contre le sida.  Les fonds américains représentaient parfois une part importante des budgets des agences de l’ONU ou de diverses ONG, et ces pertes sont impossibles à compenser suffisamment rapidement.  Dès la fin avril, Tom Fletcher le patron d’OCHA, avait prévenu. Réduire le financement “n’est pas quelque chose dont il faut se vanter… le résultat de ces coupes dans l’aide c’est que des millions de personnes meurent”, avait-il lancé depuis un hôpital bondé en Afghanistan.Au moment même où OCHA annonçait les coupes, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) publiaient une nouvelle liste sur la faim dans le monde. Cinq des endroits cités sont confrontés à la famine ou à un risque immédiat de famine : Soudan, Gaza, le Soudan du Sud, Haïti et le Mali. “Mais sans financements ni accès, nous ne pouvons sauver des vies”, dénonce la directrice du PAM, Cindy McCain.Au Bangladesh, c’est la lutte contre la tuberculose et son éradication qui ont été remises en cause faute de moyens. En Afrique australe, ce sont les progrès de la lutte contre le sida qui sont menacés.Mais les Etats-Unis ne sont pas seuls en cause, nombre de pays donateurs ayant revu à la baisse leur aide pour se consacrer à d’autres priorités.- “Tri de survie humaine” -“Nous avons été forcés de faire un tri de la survie humaine”, a dénoncé Tom Fletcher lundi. “Les comptes sont cruels, et les conséquences sont déchirantes. Trop de personnes ne recevront pas l’aide dont elles ont besoin, mais nous sauverons autant de vies que possible avec les ressources qui nous sont données”, a-t-il promis.Il faudra donc faire autant que possible avec beaucoup moins. L’ONU va se fonder sur une échelle qui classe la gravité des besoins humanitaires. Les zones classées niveau 4 ou 5 – “indiquant des conditions extrêmes ou catastrophiques” – auront la priorité.”Des coupes budgétaires brutales nous laissent avec des choix brutaux”, reconnaît Tom Fletcher. “Tout ce que nous demandons, c’est 1 pour cent de ce que vous avez choisi de dépenser l’année dernière pour la guerre. Mais ce n’est pas juste un appel à l’argent – c’est un appel à la responsabilité globale, à la solidarité humaine, à un engagement pour mettre fin à la souffrance”, enjoint-il.Lundi, le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé une réduction mondiale de ses coûts de personnel d'”environ 30%” faute d’argent. Soit la suppression d’environ 3.500 postes et de centaines de contrats temporaires.La contribution américaine représentait ces dernières années environ 40% du budget du HCR, à hauteur d’environ deux milliards de dollars par an, avait indiqué fin avril le chef du HCR, Filippo Grandi, devant le Conseil de sécurité.

Le G7 veut une “désescalade” entre Iran et Israël

La guerre entre Israël et l’Iran promet de dominer lundi la réunion du G7, au défi de trouver un positionnement commun autour de l’imprévisible Donald Trump.”Je pense qu’il existe un consensus en faveur d’une désescalade” parmi les dirigeants rassemblés dans les Rocheuses canadiennes, a dit le Premier ministre britannique Keir Starmer.”Nous ferons une proposition visant à rédiger un communiqué final sur ce sujet, dans lequel nous soulignerons une nouvelle fois que l’Iran ne doit en aucun cas entrer en possession de matériel pouvant servir à la fabrication d’armes nucléaires”, a pour sa part annoncé le chancelier allemand Friedrich Merz, signalant que le texte affirmerait aussi “le droit légitime de l’État d’Israël à se défendre”.Tout l’enjeu sera de convaincre le président américain, qui oscille entre laisser-faire face à l’offensive israélienne, entrée dans son quatrième jour, et appels à une reprise des négociations diplomatiques avec Téhéran.Donald Trump, qui n’a guère de patience pour les longues tractations diplomatiques, s’est dit ouvert à une offre de médiation du président russe Vladimir Poutine, allié de l’Iran, une perspective que le président français Emmanuel Macron a sèchement rejetée.Les Européens voudraient plutôt convaincre le président américain de faire pression sur son homologue russe via de nouvelles sanctions, dans l’espoir de mettre fin aux hostilités en Ukraine, attaquée par la Russie en février 2022.- Ukraine -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également attendu au Canada, a dit vouloir parler avec son homologue américain de l’achat par Kiev de matériel militaire à Washington, une perspective à laquelle l’ancien promoteur immobilier, adepte de la diplomatie transactionnelle, pourrait être sensible.Sur l’Iran comme sur l’Ukraine, l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, aura pour mission d’éviter un étalage des divisions entre les membres de ce club réunissant sept des principales démocraties industrialisées: Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon.Un premier test aura lieu lundi matin lorsque Mark Carney et Donald Trump, qui menace d’assommer le Canada de droits de douane quand il n’évoque pas ouvertement une annexion du pays, se retrouveront en face-à-face.Les dirigeants s’abstiendront de publier une longue déclaration finale – qui fait traditionnellement l’objet d’âpres négociations – et chercheront à privilégier des engagements “courts et concrets” sur divers sujets, selon une source gouvernementale canadienne.La guerre commerciale lancée par le président américain est un autre sujet de tensions. Les dirigeants de nombreux autres pays bousculés par l’agenda “L’Amérique d’abord” du milliardaire de 79 ans ont été invités, notamment ceux d’Inde, du Mexique, d’Afrique du Sud et d’Australie.- Escalade -Avant son arrivée au Canada dimanche soir, Donald Trump avait appelé Israël et l’Iran à “trouver un accord”, mais il a aussi évoqué un scénario dans lequel les deux pays “se battraient” d’abord. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle indiqué avoir dit par téléphone au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que la diplomatie était la meilleure solution “à long terme” avec l’Iran. Quant au conflit ukrainien, le président américain, qui s’est rapproché de façon spectaculaire de Moscou, a de nouveau eu un échange téléphonique samedi avec Vladimir Poutine. Le président russe lui a dit être prêt à un nouveau round de négociations.De leur côté, les Européens veulent convaincre Donald Trump d’annoncer de nouvelles sanctions contre Moscou, visant plus précisément les ventes de pétrole russe.- “Evitons le protectionnisme” -Tous les dirigeants veulent aussi aborder la question des droits de douane avec le président Trump. En imposant des taxes douanières d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, ce dernier a remis en cause les principes du commerce international et menacé le monde d’un ralentissement économique général.”Gardons les échanges entre nous équitables, prévisibles et ouverts. Nous devons tous éviter le protectionnisme”, a lancé Mme von der Leyen.Ce sommet est également un moment important pour le Canada. La dernière fois que le pays avait accueilli le G7, en 2018, la réunion avait été le théâtre d’un accrochage entre M. Trump et le Premier ministre de l’époque, Justin Trudeau.

Le G7 veut une “désescalade” entre Iran et Israël

La guerre entre Israël et l’Iran promet de dominer lundi la réunion du G7, au défi de trouver un positionnement commun autour de l’imprévisible Donald Trump.”Je pense qu’il existe un consensus en faveur d’une désescalade” parmi les dirigeants rassemblés dans les Rocheuses canadiennes, a dit le Premier ministre britannique Keir Starmer.”Nous ferons une proposition visant à rédiger un communiqué final sur ce sujet, dans lequel nous soulignerons une nouvelle fois que l’Iran ne doit en aucun cas entrer en possession de matériel pouvant servir à la fabrication d’armes nucléaires”, a pour sa part annoncé le chancelier allemand Friedrich Merz, signalant que le texte affirmerait aussi “le droit légitime de l’État d’Israël à se défendre”.Tout l’enjeu sera de convaincre le président américain, qui oscille entre laisser-faire face à l’offensive israélienne, entrée dans son quatrième jour, et appels à une reprise des négociations diplomatiques avec Téhéran.Donald Trump, qui n’a guère de patience pour les longues tractations diplomatiques, s’est dit ouvert à une offre de médiation du président russe Vladimir Poutine, allié de l’Iran, une perspective que le président français Emmanuel Macron a sèchement rejetée.Les Européens voudraient plutôt convaincre le président américain de faire pression sur son homologue russe via de nouvelles sanctions, dans l’espoir de mettre fin aux hostilités en Ukraine, attaquée par la Russie en février 2022.- Ukraine -Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également attendu au Canada, a dit vouloir parler avec son homologue américain de l’achat par Kiev de matériel militaire à Washington, une perspective à laquelle l’ancien promoteur immobilier, adepte de la diplomatie transactionnelle, pourrait être sensible.Sur l’Iran comme sur l’Ukraine, l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, aura pour mission d’éviter un étalage des divisions entre les membres de ce club réunissant sept des principales démocraties industrialisées: Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon.Un premier test aura lieu lundi matin lorsque Mark Carney et Donald Trump, qui menace d’assommer le Canada de droits de douane quand il n’évoque pas ouvertement une annexion du pays, se retrouveront en face-à-face.Les dirigeants s’abstiendront de publier une longue déclaration finale – qui fait traditionnellement l’objet d’âpres négociations – et chercheront à privilégier des engagements “courts et concrets” sur divers sujets, selon une source gouvernementale canadienne.La guerre commerciale lancée par le président américain est un autre sujet de tensions. Les dirigeants de nombreux autres pays bousculés par l’agenda “L’Amérique d’abord” du milliardaire de 79 ans ont été invités, notamment ceux d’Inde, du Mexique, d’Afrique du Sud et d’Australie.- Escalade -Avant son arrivée au Canada dimanche soir, Donald Trump avait appelé Israël et l’Iran à “trouver un accord”, mais il a aussi évoqué un scénario dans lequel les deux pays “se battraient” d’abord. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle indiqué avoir dit par téléphone au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que la diplomatie était la meilleure solution “à long terme” avec l’Iran. Quant au conflit ukrainien, le président américain, qui s’est rapproché de façon spectaculaire de Moscou, a de nouveau eu un échange téléphonique samedi avec Vladimir Poutine. Le président russe lui a dit être prêt à un nouveau round de négociations.De leur côté, les Européens veulent convaincre Donald Trump d’annoncer de nouvelles sanctions contre Moscou, visant plus précisément les ventes de pétrole russe.- “Evitons le protectionnisme” -Tous les dirigeants veulent aussi aborder la question des droits de douane avec le président Trump. En imposant des taxes douanières d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, ce dernier a remis en cause les principes du commerce international et menacé le monde d’un ralentissement économique général.”Gardons les échanges entre nous équitables, prévisibles et ouverts. Nous devons tous éviter le protectionnisme”, a lancé Mme von der Leyen.Ce sommet est également un moment important pour le Canada. La dernière fois que le pays avait accueilli le G7, en 2018, la réunion avait été le théâtre d’un accrochage entre M. Trump et le Premier ministre de l’époque, Justin Trudeau.

Prison à vie en Allemagne pour un médecin syrien tortionnaire sous Assad

Un médecin syrien, tortionnaire d’opposants au régime de Bachar al-Assad, a été condamné lundi par la justice allemande à la prison à vie pour “crimes contre l’Humanité”, au terme d’un procès fleuve de plus de trois ans à Francfort.Arrivé en Allemagne en 2015, où il a exercé comme chirurgien orthopédique jusqu’à son arrestation en 2020 après avoir été reconnu par d’autres réfugiés syriens, Alaa Moussa était jugé pour de multiples crimes sur des détenus dans des hôpitaux militaires de Damas et de Homs durant la guerre civile en Syrie.Aujourd’hui âgé de 40 ans, l’accusé, vêtu d’un jean et d’une chemise claire, a écouté le verdict en fixant la table devant lui ou le plafond. Il était entré dans la salle en se cachant sous la capuche de son blouson. Sa condamnation à la peine maximale assortie d’une période de sûreté a été applaudie par des victimes ou des parents de victimes, présents au tribunal. Ce médecin réfute toutes les accusations, parmi lesquelles celles d’avoir incendié les parties génitales d’un adolescent, préalablement aspergées d’un désinfectant à base d’alcool, et d’avoir administré une injection létale à un détenu qui avait résisté aux coups. Son avocat, Ulrich Endres, a indiqué à l’AFP qu’il comptait faire appel du jugement.- “Plaisir à torturer” -En rendant son verdict, le juge Christoph Koller a affirmé qu’il “avait tué deux personnes et blessé grièvement neuf autres”, soulignant que ces actes commis en 2011 et 2012 “s’inscrivaient dans la réaction brutale du régime dictatorial et injuste d’Assad” aux manifestations.”Il voulait punir les opposants –avérés ou supposés– au régime et prenait plaisir à les torturer”, a-t-il dit. Dénonçant “une violation massive des droits de l’Homme” par l’accusé, le magistrat a souligné que le verdict était aussi une façon de montrer “que la souffrance des victimes n’est pas oubliée”.Le régime syrien d’Assad a tenté jusqu’à sa chute, en décembre 2024, “d’exercer une influence sur la procédure” allemande, a-t-il poursuivi, évoquant des menaces sur des proches des témoins. Lors de son procès commencé le 19 janvier 2022, entouré de hautes mesures de sécurité, Alaa Moussa avait été confronté à 56 témoins, dont des ex-collègues médecins et des anciennes victimes, au cours de 188 jours d’audience. Certains avaient témoigné masqués et beaucoup avaient fait état de menaces et d’intimidation à l’encontre de leur famille restée au pays alors que l’ombre des services secrets syriens planait sur les audiences.- “S’attendre à être puni” -Parmi les témoins, un ancien lieutenant d’Alep, âgé aujourd’hui d’une quarantaine d’années, emprisonné après avoir refusé de tirer sur des manifestants en novembre 2011.Il avait affirmé avoir vu Alaa Moussa infliger des injections à des malades allongés sur le sol, décédés peu après, dans l’hôpital militaire où il sévissait.”Aucun tortionnaire, quel que soit le lieu où il a commis son crime, ne peut être certain d’échapper à la justice. Il devra toujours s’attendre à être puni pour ses actes”, a asséné le juge Christoph Koller.L’Allemagne a déjà poursuivi et jugé des auteurs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis hors de son territoire, notamment des Syriens et des Irakiens, au nom du principe juridique de compétence universelle.Il y a deux semaines, la justice allemande avait ainsi condamné à la prison à vie un ancien chef d’une milice syrienne soutenant l’ex-président Bachar al-Assad, reconnu coupable notamment de meurtre, d’actes de torture et de séquestration entre 2012 et 2014.Lors du premier procès au monde sur des exactions du régime de Bachar al-Assad tenu en Allemagne, Anwar Raslan, un ex-gradé des services de renseignement syriens, avait été condamné en janvier 2022 à la prison à vie pour le meurtre de 27 prisonniers et des faits de torture sur au moins 4.000 autres, en 2011 et 2012, dans la prison Al-Khatib.Des procès sur les crimes commis en Syrie ont également eu lieu ailleurs en Europe, notamment en France et en Suède.Le conflit en Syrie, déclenché par des protestations pacifiques violemment réprimées en 2011, a fait plus d’un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et ravagé l’économie et les infrastructures du pays.ald-clp/smk/ial/