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La “paranoïa” du prince Harry face aux pratiques du Daily Mail

Le prince Harry a fait part de sa “paranoïa” et Elton John a souligné son “indignation” face aux pratiques du Daily Mail, tabloïd qu’ils accusent d’avoir obtenu illégalement des informations sur leur vie privée, et dont le procès a démarré lundi à Londres.Le fils cadet du roi Charles III, qui vit en Californie avec son épouse Meghan et leurs deux enfants, mène depuis plusieurs années une bataille contre la puissante presse à scandale britannique.Le prince de 41 ans a assisté lundi au premier jour du procès, qui est prévu pour durer neuf semaines devant la Haute Cour. Sept personnalités attaquent Associated Newspapers Limited (ANL), éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday: aux côtés de Harry figurent notamment le chanteur Elton John et son époux David Furnish, ainsi que les actrices Elizabeth Hurley et Sadie Frost.Il y a eu “un recours manifeste, systématique et continu à la collecte illégale d’informations tant au Daily Mail qu’au Mail on Sunday”, a dit à l’ouverture du procès leur avocat, David Sherborne. Ces pratiques ont eu lieu pendant “au moins deux décennies”.Ces tabloïds ont employé des détectives privés pour écouter des appels téléphoniques, obtenir des informations privées comme des factures téléphoniques détaillées ou des dossiers médicaux, des relevés bancaires, principalement entre 1993 et 2011, mais encore en 2018, selon les avocats des plaignants.- “Absurdes” -Selon des documents écrits des avocats du prince, ces pratiques ont “profondément perturbé” Harry. Il attaque ANL pour le contenu de 14 articles publiés entre 2001 et 2013.”J’avais l’impression que chacun de mes gestes, chacune de mes pensées ou chacun de mes sentiments était traqué juste pour que le Mail en tire de l’argent”, a dit le prince, cité dans ces documents de sa défense.Les intrusions du tabloïd dans sa vie privée l’ont rendu “paranoïaque à l’extrême” et l’ont “isolé”, a-t-il également confié.Elton John et son époux David Furnish ont pour leur part eu “le sentiment que leur foyer, ainsi que la sécurité de leurs enfants et de leurs proches, (avaient) été violés”, selon ces documents.Les conclusions soumises par leur avocat soulignent “l’indignation” ressentie par le couple qui accuse notamment ANL d’avoir volé le certificat de naissance de leur fils, “avant même” d’avoir pu l’obtenir.L’éditeur rejette catégoriquement les accusations contre lui, qu’il qualifie d'”absurdes”.La défense aura la parole à partir de mardi. Dans des documents écrits, l’avocat d’ANL, Antony White, a affirmé que les plaintes avaient été déposées trop tardivement.Il est “frappant de constater qu’aucun des articles n’avait fait l’objet d’une plainte au moment de leur publication”, a-t-il écrit.Les fuites venaient de l’entourage des personnalités, affirme la défense. – Animosité -Selon le calendrier d’audience, le prince Harry va témoigner jeudi. Elton John devrait lui intervenir début février, mais certainement en distanciel.Harry avait déjà témoigné en 2023 contre MGN, l’éditeur du Daily Mirror.Il était alors devenu le premier membre de la famille royale à déposer à la barre lors d’un procès en plus de cent ans.Harry, qui tient les paparazzi pour responsables de la mort de sa mère Diana en 1997 à Paris, nourrit une forte animosité contre la presse à scandale britannique.Il s’agit selon son entourage de la dernière bataille judiciaire intentée par le prince contre des éditeurs de tabloïds et leurs pratiques illicites. En 2023, le prince avait obtenu la condamnation de l’éditeur du Daily Mirror pour des articles issus du piratage de messageries téléphoniques et reçu des dommages et intérêts à hauteur de 140.600 livres sterling (162.290 euros). Il y a un an, il avait obtenu un dédommagement ainsi que des excuses du propriétaire du Sun, du groupe News Group Newspapers (NGN) de Rupert Murdoch. Harry, qui avec Meghan s’est mis en retrait de la famille royale en 2020 après un départ fracassant du Royaume-Uni, ne devrait pas voir son père lors de son passage à Londres. Harry et Charles se sont vus en septembre lors d’une rencontre brève, leur première depuis un an et demi. Le roi se trouve actuellement en Ecosse.Le prince avait confié en mai 2025 à la BBC qu’il “aimerait beaucoup (se) réconcilier avec (sa) famille”, en particulier avec son père, âgé de 77 ans et atteint d’un cancer dont la nature n’a pas été dévoilée.Selon l’agence de presse PA, ils sont désormais en contact régulier. 

Espagne: le Premier ministre promet une “transparence absolue” sur les causes de la collision entre deux trains

Le Premier ministre espagnol a décrété trois jours de deuil national et promis lundi “une transparence absolue” sur les causes de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 39 morts dimanche dans le sud de l’Espagne, un bilan qui pourrait encore s’alourdir.- Un bilan en hausse -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie a grimpé en flèche au cours de la nuit, s’établissant, selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, à 39 morts lundi matin. “Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille”, a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.La catastrophe a également fait plus de 120 blessés. 43 étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, lundi à la mi-journée, selon les services d’urgence. – Que s’est-il passé ? -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision.En cause: un train Iryo (un opérateur de transport ferroviaire privé) à destination de Madrid transportant quelque 300 personnes, qui a déraillé et s’est déporté sur la voie parallèle, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, circulant dans l’autre sens en direction de Huelva (sud), avec à son bord 184 passagers.Les wagons à l’arrière du train Iryo ont déraillé et percuté les deux premiers wagons de l’autre train, projetant ceux-ci “hors des rails”, selon le ministre des Transports Oscar Puente.Selon Iryo, la dernière révision de la rame accidentée avait eu lieu jeudi dernier.Sur des images aériennes diffusées par la garde civile, les deux rames apparaissent assez éloignées l’une de l’autre.Complètement sortis des rails, les quatre wagons du train de la Renfe se sont retournés, et deux d’entre eux semblent même avoir été écrasés par l’impact. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, qui a probablement continué sur sa lancée après le choc, avec la plupart de ses wagons encore dans les rails et ses deux dernières voitures couchés sur le flanc. – Des causes encore inconnues -“Nous allons découvrir trouver la vérité, nous allons connaître la réponse et, lorsque l’origine de cette tragédie sera connue, (…) avec une transparence et une clarté absolues, nous la porterons à la connaissance de l’opinion publique, des citoyennes et des citoyens”, s’est engagé le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez en début d’après-midi lundi, à Adamuz, en Andalousie.Survenue en ligne droite, sur une portion de voie rénovée, selon le ministre des Transports, qui a évoqué un accident “extrêmement étrange”, la collision est pour le moment toujours inexpliquée.”Tous les experts en matière ferroviaire (…) sont très surpris par cet accident”, a assuré Oscar Puente.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a aussi assuré le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.- L’Espagne sous le choc -Le pays tout entier s’est réveillé sous le choc, à commencer par le petit village d’Adamuz.Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” et dit être reparti “quand les premiers blessés sont arrivés. Nous sommes partis parce que nous étions en train d’entraver le travail des professionnels”. “C’est une catastrophe”, se lamente un autre habitant, José Pérez Rojas, 80 ans. “Ici c’est un village agricole, pacifique, avec des gens très paisibles, et un événement comme celui-ci…”.La famille royale espagnole se rendra à proximité des lieux de l’accident mardi.Trois jours de deuil national, de mardi à 00H00 (23H00 GMT) à vendredi à 00H00 (23H00 GMT) ont par ailleurs été annoncés par Pedro Sánchez, qui a évoqué à Adamuz “un jour de douleur pour toute l’Espagne”.Des minutes de silence ont été respectées dans plusieurs lieux du pays, notamment au ministère des Transports à Madrid, lundi à 12H00 (11H00 GMT).En juillet 2013, l’Espagne avait déjà été meurtrie par un déraillement de train peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest), tuant 80 personnes. 

Trump fixe à 1 milliard de dollars le prix des sièges permanents de son “Conseil de paix” aux missions élargies

Les Etats candidats à un siège permanent au “Conseil de paix” proposé et présidé par Donald Trump, qui s’octroie la mission de “promouvoir la stabilité” dans le monde, devront s’acquitter de “plus d’un milliard de dollars”, selon la “charte” obtenue lundi par l’AFP.L’instance avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais sa “charte” ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne l’objectif plus large de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.”Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits”, peut-on lire dans le préambule du document envoyé aux pays invités à y siéger. Le texte de huit pages critique d’emblée les “approches et institutions qui ont trop souvent échoué”, dans une allusion claire aux Nations unies, et appelle à avoir “le courage” de s’en “écarter”.Il souligne d’ailleurs “la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace”.Donald Trump est de longue date un critique virulent des Nations unies. Il avait lancé une attaque en règle contre l’organisation, “très loin de réaliser son potentiel” lors de sa dernière Assemblée générale à New York en septembre.Le 7 janvier, il a signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui “ne servent plus les intérêts américains”, selon la Maison Blanche. Une trentaine des cibles de Washington sont liées à l’ONU.Comme lors de son premier mandat, il a décidé de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de l’Unesco (organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), que les Etats-Unis avaient réintégrés sous la présidence de Joe Biden.Il a en outre claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé et son administration a largement coupé l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de nombreuses organisations comme le Haut commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial.- Poutine, Milei, Orban invités -Donald Trump sera le “premier président du Conseil de paix”, dont les pouvoirs prévus sont très vastes, stipule la “charte” obtenue par l’AFP.Le président américain est seul habilité à “inviter” d’autres chefs d’Etat et de gouvernement à l’intégrer, il peut révoquer leur participation sauf en cas de “veto par une majorité des deux tiers des Etats membres”, et a un droit de regard sur tous les votes.”Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. Ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d’un milliard de dollars au comptant au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte”, ajoute le projet, sans plus de précisions.Plusieurs pays ou dirigeants ont annoncé avoir été invités à rejoindre le “Conseil” du président américain, sans nécessairement dévoiler leur intention d’y répondre positivement ou pas. Parmi eux, la France a rappelé lundi son “attachement à la Charte des Nations unies”, “clé de voûte d’un multilatéralisme efficace”, selon Paris.Le Kremlin a indiqué que le président russe Vladimir Poutine avait “reçu une invitation” par “des voies diplomatiques”.D’autres dirigeants étrangers, dont le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proches de Trump, ont eux aussi annoncé avoir été invités.

Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska

Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: “On relâche la pression!” hurle Olena pour couvrir les basses.C’est une “flashmob”, explique-t-elle, une fête improvisée entre les habitants des immeubles environnants pour “ne pas penser …

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Présidentielle en Centrafrique: Touadéra réélu avec 77,90% des voix

Faustin Archange Touadéra, président depuis 2016 en Centrafrique, a été réélu pour un troisième mandat avec 77,90% des voix, selon les résultats définitifs du scrutin du 28 décembre proclamés lundi par la Cour constitutionnelle. Son principal opposant, Anicet George Dologuélé, qui avait dénoncé une “fraude massive” lors du scrutin et déposé un recours en annulation des …

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