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Ali Khamenei affirme que l’Iran ne se rendra jamais, menace les Etats-Unis

Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a proclamé mercredi que son pays “ne se rendra jamais” et mis en garde les Etats-Unis contre des “dommages irréparables” en cas d’intervention dans la guerre entre la République islamique et Israël.L’ayatollah Khamenei, au pouvoir depuis 1989, réagissait aux menaces du président américain Donald Trump, un allié d’Israël, qui a appelé mardi l’Iran “à capituler sans conditions” et affirmé que les Etats-Unis pouvaient tuer le guide suprême.Dans le même temps, l’Iran et Israël ont continué d’échanger des salves de missiles, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) annonçant la destruction par Israël de deux bâtiments où “étaient fabriqués des composants de centrifugeuses”, à Karaj près de Téhéran.Dans l’après-midi, l’armée israélienne a annoncé des frappes contre des “cibles militaires” à Téhéran, où de fortes explosions ont été entendues par les journalistes de l’AFP. Plusieurs panaches de fumée noire étaient visibles dans les quartiers est et sud-est de la capitale iranienne. Affirmant disposer de renseignements prouvant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque sans précédent contre son ennemi juré, frappant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a proclamé son intention de riposter à la “guerre” lancée par Israël, qu’il a accusé d’avoir cherché à torpiller les négociations sur le nucléaire entre Téhéran et Washington.”La nation iranienne s’oppose fermement à une guerre imposée, tout comme elle s’opposera fermement à une paix imposée. “Cette nation ne se rendra jamais (sous la pression) de qui que ce soit”, a dit l’ayatollah Khamenei dans un discours à la télévision d’Etat.”Les Américains doivent savoir que toute intervention militaire de leur part entraînera assurément des dégâts irréparables”, a-t-il ajouté, en fustigeant l’appel de M. Trump à la reddition.Mardi le président américain a aussi déclaré: les Etats-Unis “savent exactement où se cache le soi-disant +guide suprême+” mais ne comptent pas “l’éliminer (le tuer!), du moins pour le moment”.- Sites de centrifugeuses détruits -Alors que les spéculations s’intensifient sur une éventuelle participation directe des Etats-Unis à la guerre, des responsables américains ont affirmé que M. Trump n’avait pas encore pris de décision et qu’il gardait toutes les options sur la table.Une attaque iranienne contre les forces américaines qui disposent notamment de plusieurs bases au Moyen-orient changerait toutefois la donne, un responsable américain déclarant que M. Trump ne tolérerait pas qu'”on touche à un cheveu d’un Américain”.Les Etats-Unis ont dit renforcer leur “dispositif défensif” au Moyen-Orient, et y envoyer leur porte-avions Nimitz. Ils ont annoncé la fermeture de leur ambassade à Jérusalem jusqu’à vendredi.Avant M. Trump, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé que tuer l’ayatollah Khamenei mettrait “fin au conflit”, et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir.Depuis le début du conflit entre Israël et l’Iran, 224 personnes ont été tuées en Iran, selon le dernier bilan du ministère de la Santé, et 24 en Israël, d’après le gouvernement. Mercredi avant l’aube, “plus de 50 avions” de combat ont bombardé “une installation de production de centrifugeuses à Téhéran” et “plusieurs sites de fabrication d’armes dont des installations de production de matières premières et de composants utilisés pour assembler des missiles sol-sol”, a indiqué l’armée israélienne.Les centrifugeuses sont des machines utilisées pour enrichir la matière nucléaire à des niveaux proches du seuil militaire.Selon l’AIEA, un édifice du Centre de recherche de Téhéran, produisant également des pièces de ces machines, a été aussi touché par les frappes israéliennes.- Un drone israélien abattu -Pour la première fois depuis le début du conflit, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ses drones avait été abattu au dessus du territoire iranien par un  missile.Selon un média officiel iranien, la défense antiaérienne a abattu “un drone de pointe Hermès” dans le ciel d’Ispahan (centre).A plus de 1.500 km d’Iran, en Israël, des alertes anti-aériennes ont retenti brièvement aux premières heures de mercredi, un responsable militaire faisant état du tir par l’Iran de 10 missiles balistiques, la plupart interceptés.L’armée israélienne a aussi dit avoir intercepté plusieurs drones iraniens. A Tel-Aviv (centre), de nombreux Israéliens ont passé leur nuit à se rendre dans les abris à chaque alerte signalant des tirs de missiles iraniens.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont dit avoir tiré des missiles balistiques hypersoniques sur Israël.- La GBU-57 -Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de la bombe atomique, ce que Téhéran dément, défendant son droit à un programme nucléaire civil.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Si Donald Trump choisissait d’engager son pays dans le conflit, une puissante bombe anti-bunker américaine, la GBU-57, la seule à même de détruire les installations nucléaires iraniennes profondément enfouies, pourrait constituer une arme stratégique de choix, selon les experts.

Vivre pour moins d’un euro dans un logement social du Moyen-Age

Lorsqu’elle a reçu les clés de son logement, un poids est tombé des épaules d’Angelika Stibi. Cette retraitée allemande dans le besoin ne paiera plus que 88 cents de loyer par mois, dans le plus vieil habitat social du monde, en Bavière.Un nouveau toit, une nouvelle vie et une nouvelle communauté : la sexagénaire fait partie depuis le printemps des quelque 150 habitants de la “Fuggerei”, une résidence d’Augsbourg, dans le sud de l’Allemagne, dont le loyer n’a pas bougé … depuis le Moyen-Age.Créés en 1521 par le banquier Jacob Fugger, les plus vieux logements sociaux du monde, selon leurs administrateurs, sont toujours en service et très demandés.”J’ai eu une vie vraiment formidable jusqu’à l’âge de 55 ans”, raconte Angelika Stibi, mère de deux grands enfants.Mais après le diagnostic de son cancer, “tout est allé de mal en pis” pour cette native d’Augsbourg qui, à bout de ressources, s’est porté candidate pour un logement dans ce complexe composé de petites maisons mitoyennes.Il faut s’armer de patience pour intégrer la Fuggerei : “Cela prend généralement entre deux et six ou sept ans. Tout dépend de l’appartement qu’on souhaite. Ceux du rez-de-chaussée sont très prisés”, explique la travailleuse sociale Doris Herzog.Elle reçoit les dossiers et mène les entretiens sur des critères très précis : “il faut être citoyen d’Augsbourg, être catholique et dans le besoin”. Dans l’appartement de Martha Jesse, résidente de la Fuggerei depuis 17 ans, les symboles religieux sont nombreux. Mais ce sont des raisons financières qui l’ont conduites dans ce petit lotissement situé non loin du coeur historique de la ville de quelque 300.000 habitants.”Je touchais une petite retraite, malgré 45 ans de travail. Vivre dehors aurait été presque impossible, car je n’aurais eu que 400 euros à ma disposition”, explique cette femme de 77 ans.Avec ses rangées de maisons aux murs ocres et volets verts, ses jardinets proprets, ses blasons et ses fontaines, l’ensemble médiéval, reconstruit après la Seconde guerre, a des allures de village de poupée.- Prière quotidienne -Pour Andreas Tervooren, résident depuis 2017, “la Fuggerei est comme une ville dans la ville”. Ce gardien de nuit de 49 ans compare son lotissement “au village d’Astérix dans les bandes dessinés”. Comme le village gaulois résistant à l’envahisseur romain, la résidence résiste à la hausse des coûts du logement qui pèse sur de nombreux foyers en Allemagne. Augsbourg n’est situé qu’à une heure de Munich, la ville où l’immobilier est le plus cher d’Allemagne et l’un des plus chers d’Europe.A l’origine du projet, le commerçant Jacob Fugger (1459-1525) était l’un des hommes les plus riches de la fin du 15ème siècle, dont la fortune avait fait le “banquier des empereurs” européens.Bienfaiteur de sa ville natale d’Augsbourg, il y avait créé plusieurs fondations dédiées au logement ou à la santé, au profit des plus nécessiteux. Le loyer annuel dans la Fuggerei était d’un florin rhénan, soit à l’époque environ le salaire hebdomadaire d’un artisan.Un montant “qu’on a simplement converti en 88 centimes actuels”, explique Daniel Hobohm, administrateur de la fondation qui gère le complexe de logements sociaux.Si les descendants de la dynastie Fugger participent aux grandes orientations de la Fondation, ils ne lui versent pas d’argent.”Nous nous finançons principalement grâce aux revenus de la forêt et de la sylviculture et nous avons aussi une petite activité touristique” car les visiteurs de la Fuggerei sont nombreux, explique M. Hobohm. S’y ajoutent des revenus locatifs générés par d’autres propriétés.Pour respecter les voeux des fondateurs, le loyer ne doit pas augmenter. Une fidélité à la tradition qui prend des tours inattendus : comme il y a 500 ans, les habitants sont tenus de réciter une prière chaque jour pour les donateurs et leur famille.

Vivre pour moins d’un euro dans un logement social du Moyen-Age

Lorsqu’elle a reçu les clés de son logement, un poids est tombé des épaules d’Angelika Stibi. Cette retraitée allemande dans le besoin ne paiera plus que 88 cents de loyer par mois, dans le plus vieil habitat social du monde, en Bavière.Un nouveau toit, une nouvelle vie et une nouvelle communauté : la sexagénaire fait partie depuis le printemps des quelque 150 habitants de la “Fuggerei”, une résidence d’Augsbourg, dans le sud de l’Allemagne, dont le loyer n’a pas bougé … depuis le Moyen-Age.Créés en 1521 par le banquier Jacob Fugger, les plus vieux logements sociaux du monde, selon leurs administrateurs, sont toujours en service et très demandés.”J’ai eu une vie vraiment formidable jusqu’à l’âge de 55 ans”, raconte Angelika Stibi, mère de deux grands enfants.Mais après le diagnostic de son cancer, “tout est allé de mal en pis” pour cette native d’Augsbourg qui, à bout de ressources, s’est porté candidate pour un logement dans ce complexe composé de petites maisons mitoyennes.Il faut s’armer de patience pour intégrer la Fuggerei : “Cela prend généralement entre deux et six ou sept ans. Tout dépend de l’appartement qu’on souhaite. Ceux du rez-de-chaussée sont très prisés”, explique la travailleuse sociale Doris Herzog.Elle reçoit les dossiers et mène les entretiens sur des critères très précis : “il faut être citoyen d’Augsbourg, être catholique et dans le besoin”. Dans l’appartement de Martha Jesse, résidente de la Fuggerei depuis 17 ans, les symboles religieux sont nombreux. Mais ce sont des raisons financières qui l’ont conduites dans ce petit lotissement situé non loin du coeur historique de la ville de quelque 300.000 habitants.”Je touchais une petite retraite, malgré 45 ans de travail. Vivre dehors aurait été presque impossible, car je n’aurais eu que 400 euros à ma disposition”, explique cette femme de 77 ans.Avec ses rangées de maisons aux murs ocres et volets verts, ses jardinets proprets, ses blasons et ses fontaines, l’ensemble médiéval, reconstruit après la Seconde guerre, a des allures de village de poupée.- Prière quotidienne -Pour Andreas Tervooren, résident depuis 2017, “la Fuggerei est comme une ville dans la ville”. Ce gardien de nuit de 49 ans compare son lotissement “au village d’Astérix dans les bandes dessinés”. Comme le village gaulois résistant à l’envahisseur romain, la résidence résiste à la hausse des coûts du logement qui pèse sur de nombreux foyers en Allemagne. Augsbourg n’est situé qu’à une heure de Munich, la ville où l’immobilier est le plus cher d’Allemagne et l’un des plus chers d’Europe.A l’origine du projet, le commerçant Jacob Fugger (1459-1525) était l’un des hommes les plus riches de la fin du 15ème siècle, dont la fortune avait fait le “banquier des empereurs” européens.Bienfaiteur de sa ville natale d’Augsbourg, il y avait créé plusieurs fondations dédiées au logement ou à la santé, au profit des plus nécessiteux. Le loyer annuel dans la Fuggerei était d’un florin rhénan, soit à l’époque environ le salaire hebdomadaire d’un artisan.Un montant “qu’on a simplement converti en 88 centimes actuels”, explique Daniel Hobohm, administrateur de la fondation qui gère le complexe de logements sociaux.Si les descendants de la dynastie Fugger participent aux grandes orientations de la Fondation, ils ne lui versent pas d’argent.”Nous nous finançons principalement grâce aux revenus de la forêt et de la sylviculture et nous avons aussi une petite activité touristique” car les visiteurs de la Fuggerei sont nombreux, explique M. Hobohm. S’y ajoutent des revenus locatifs générés par d’autres propriétés.Pour respecter les voeux des fondateurs, le loyer ne doit pas augmenter. Une fidélité à la tradition qui prend des tours inattendus : comme il y a 500 ans, les habitants sont tenus de réciter une prière chaque jour pour les donateurs et leur famille.

La Russie “n’a aucune chance” si les pays de l’Otan restent unis, selon Kallas

La Russie est une “menace” pour la sécurité mondiale mais elle n’a “aucune chance” si les pays membres de l’Otan restent unis, a estimé mercredi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.”Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et leurs alliés ont largement surpassé l’Union soviétique (…) Aujourd’hui, face à l’Otan et l’UE, …

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La Russie “n’a aucune chance” si les pays de l’Otan restent unis, selon Kallas

La Russie est une “menace” pour la sécurité mondiale mais elle n’a “aucune chance” si les pays membres de l’Otan restent unis, a estimé mercredi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.”Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et leurs alliés ont largement surpassé l’Union soviétique (…) Aujourd’hui, face à l’Otan et l’UE, la Russie n’a aucune chance. Mais nous devons rester unis”, a-t-elle déclaré depuis le Parlement européen à Strasbourg à quelques jours d’un sommet de l’Alliance atlantique à La Haye.L’Otan compte 32 pays, dont 23 sont aussi membres de l’UE.Les déclarations du président américain Donald Trump vis-à-vis de la Russie seront scrutées avec attention lors du sommet des 24 et 25 juin aux Pays-Bas.A l’issue du sommet du G7 au Canada, marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison Blanche, les grandes démocraties industrialisées n’ont pas publié de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine, contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.Pour Kaja Kallas, il est indispensable que l’ensemble des membres de l’Otan démontrent qu’ils sont sur la même ligne.”La Russie est déjà une menace directe pour l’Union européenne”, a-t-elle affirmé.”Ceux qui partagent une frontière avec la Russie ont toujours ressenti plus fortement ses provocations. Ceux d’entre nous qui ont subi l’impérialisme soviétique le ressentent le plus”, a souligné l’ancienne Première ministre de l’Estonie, Etat balte voisin de la Russie. “Mais la menace de la Russie pour la sécurité transatlantique est un problème pour nous tous”, a-t-elle martelé.

La Russie “n’a aucune chance” si les pays de l’Otan restent unis, selon Kallas

La Russie est une “menace” pour la sécurité mondiale mais elle n’a “aucune chance” si les pays membres de l’Otan restent unis, a estimé mercredi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.”Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et leurs alliés ont largement surpassé l’Union soviétique (…) Aujourd’hui, face à l’Otan et l’UE, la Russie n’a aucune chance. Mais nous devons rester unis”, a-t-elle déclaré depuis le Parlement européen à Strasbourg à quelques jours d’un sommet de l’Alliance atlantique à La Haye.L’Otan compte 32 pays, dont 23 sont aussi membres de l’UE.Les déclarations du président américain Donald Trump vis-à-vis de la Russie seront scrutées avec attention lors du sommet des 24 et 25 juin aux Pays-Bas.A l’issue du sommet du G7 au Canada, marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison Blanche, les grandes démocraties industrialisées n’ont pas publié de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine, contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.Pour Kaja Kallas, il est indispensable que l’ensemble des membres de l’Otan démontrent qu’ils sont sur la même ligne.”La Russie est déjà une menace directe pour l’Union européenne”, a-t-elle affirmé.”Ceux qui partagent une frontière avec la Russie ont toujours ressenti plus fortement ses provocations. Ceux d’entre nous qui ont subi l’impérialisme soviétique le ressentent le plus”, a souligné l’ancienne Première ministre de l’Estonie, Etat balte voisin de la Russie. “Mais la menace de la Russie pour la sécurité transatlantique est un problème pour nous tous”, a-t-elle martelé.

Ultime opération sauvetage pour le “conclave” des retraites

Pour éviter l’échec après presque quatre mois de concertation, le “conclave” des retraites initié par François Bayrou se donne une journée de plus, le 23 juin, mais les partenaires sociaux doutent de l’intérêt de jouer les prolongations. L’opposition de gauche demande des comptes au Premier ministre. La fin de partie a-t-elle déjà été sifflée? La ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a redit mercredi sur Franceinfo sa “confiance” dans la capacité des participants à trouver “les compromis nécessaires”. Mais le patron du Medef Patrick Martin s’est dit plus tôt sur France 2 “très réservé” sur la présence de l’organisation patronale à l’ultime réunion du “conclave”, même s’il doit encore “consulter ses instances”.”Nous n’étions pas demandeurs que cette réforme soit réexaminée. A bas bruit, certains sont en train de la détricoter. Or, notre pays a besoin de travailler plus”, a-t-il estimé s’opposant à des propositions syndicales qui vont “dans le sens d’une altération du financement de nos retraites”.”Si le patronat ne vient pas le 23, on saura qui a mis fin aux négociations et ce ne sera pas nous!”, a commenté auprès de l’AFP Cyril Chabanier, patron de la CFTC, qui assène encore: “quand Patrick Martin dit ce matin +on ne bougera pas+, c’est sûr qu’une dernière réunion ne servira à rien”.La CFE-CGC va également “rester jusqu’au bout”, selon son président François Hommeril sur BFM Business mercredi, car dans le “format” du “conclave”, ce n’est pas “le Medef qui tient la plume et le Medef couine un peu parce qu’il n’a pas l’habitude”. Mais Christelle Thieffinne, négociatrice de ce syndicat, est “pessimiste” pour un accord.- “Lignes écarlates” – La CPME (patronat des petites et moyennes entreprises) devrait revenir lundi à la table des négociations, mais avec des “lignes rouges, voire écarlates”, a prévenu Eric Chevée, son représentant, à l’issue de la longue journée de mardi, date-butoir initiale, conclue dans la nuit sans accord.”Dans la dernière ligne droite, tout ce qui a été impossible dans la journée – nous avons flirté avec l’échec – a été en partie ouvert”, grâce à Jean-Jacques Marette, médiateur expérimenté dans les négociations entre patronat et syndicat, a résumé Yvan Ricordeau, négociateur de la CFDT.Parmi toutes les propositions retenues par Jean-Jacques Marette pour dégager un accord, les mesures en faveur des femmes semblent les plus consensuelles, selon les participants.Les femmes qui ont eu des enfants verraient leur retraite calculée sur les 24 meilleures années (1 enfant), ou 23 meilleures années (2 enfants), d’après les indications fournies par les participants. Sur la pénibilité, les termes de l’accord semblent plus confus. Pour répondre à une demande insistante de la CFDT, le patronat accepterait l’instauration d’un compte pénibilité — prenant en considération les manutentions manuelles de charge, les postures pénibles et les vibrations mécaniques — qui pourrait ouvrir, dans certains cas, à un départ anticipé en retraite.  Sur l’âge de départ sans décote, l’accord se ferait autour d’un âge abaissé à 66 ans et demi contre 67 ans. L’âge de départ sans décote est l’âge auquel il est possible de partir sans pénalité, même si l’on n’a pas cotisé le nombre de trimestres exigés (172). Il semble acquis que le dispositif des carrières longues soit alors restreint et ne puisse plus bénéficier aux personnes ayant travaillé avant l’âge de 21 ans.- CSG, retraités -Pour parvenir à l’équilibre financier en 2030, la CSG serait augmentée pour les retraités aux revenus moyens ou supérieurs, et les retraites pourraient être sous-indexées de 0,8 point par rapport à l’inflation en 2026, et 0,4 point en 2027.La prime seniors, évoquée en début de semaine par François Bayrou, serait elle enterrée.La réussite ou non de ce “conclave” est un instant de vérité pour M. Bayrou, qui avait lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement.”A partir du moment où ce conclave n’aboutit pas sur l’abrogation de la réforme des retraites, nous déposerons une motion de censure”, a promis Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, mercredi sur RTL même si LFI aura besoin de l’appui d’autres groupes à gauche pour pouvoir techniquement la déposer.”Il faut qu’on mette cette question des retraites derrière, ça fait depuis deux ans qu’on ne parle que de ça”, a plaidé Astrid Panosyan-Bouvet.  L’idée de ce conclave était principalement de rendre moins impopulaire la réforme des retraites Borne de 2023, qui porte progressivement de 62 à 64 ans le départ à la retraite. Tout en visant l’équilibre financier, alors que le déficit du système est annoncé à 6,6 milliards d’euros en 2030.pgr-lby-grd-bat/alu/clc

Bali: une trentaine de vols annulés après l’éruption d’un volcan

Au moins une trentaine de vols à destination et au départ de Bali, en Indonésie, ont été annulés après l’éruption d’un volcan situé à quelques centaines de kilomètres plus à l’est, ont annoncé mercredi l’aéroport international de l’île et les autorités.Selon le ministère indonésien des transports, quelque 14.000 passagers ont été affectés par les annulations …

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Bali: une trentaine de vols annulés après l’éruption d’un volcan

Au moins une trentaine de vols à destination et au départ de Bali, en Indonésie, ont été annulés après l’éruption d’un volcan situé à quelques centaines de kilomètres plus à l’est, ont annoncé mercredi l’aéroport international de l’île et les autorités.Selon le ministère indonésien des transports, quelque 14.000 passagers ont été affectés par les annulations de vols ou les retards, sans donner plus de précisions.Le mont Lewotobi Laki-Laki, un volcan à deux sommets situé sur l’île touristique de Florès, a projeté mardi une énorme colonne de cendres dans le ciel, selon les autorités, qui ont élevé le niveau d’alerte à son maximum.Les compagnies aériennes Jetstar et Virgin Australia ont annulé leurs vols à destination de villes australiennes. Air India, Air New Zealand, TigerAir (Singapour) et Juneyao Airlines (Chine) ont également suspendu des liaisons “en raison du volcan”, peut-on lire sur le site internet de l’aéroport international de Bali.”En raison de l’activité volcanique du Lewotobi Laki-Laki (…) plusieurs vols à l’aéroport I Gusti Ngurah Rai sont annulés”, a déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP Angkasa Pura Indonesia, l’exploitant de l’aéroport de Bali.Au total, 32 vols intérieurs ou internationaux, à destination ou au départ de Bali, ont été annulés, a précisé l’aéroport.La compagnie Jetstar a confirmé les annulations à destination et en provenance de Bali dans un communiqué sur son site internet, ajoutant que certains vols de l’après-midi seraient retardés jusqu’à ce que les cendres soient dissipées.”Selon les prévisions, le nuage de cendres devrait se dissiper plus tard dans la soirée (mercredi, NDLR). Par conséquent, les vols prévus cet après-midi seront reportés plus tard dans la soirée”, a indiqué la compagnie australienne à bas coût, filiale de Qantas et basée à Singapour.L’aéroport de Bali “fonctionne toujours normalement”, mais “cela dépend de l’itinéraire et de la compagnie aérienne”, a déclaré à l’AFP un agent du service clientèle, qui ne souhaitait pas donner son identité.Plusieurs vols intérieurs de la compagnie AirAsia à destination de l’aéroport de Labuan Bajo, sur l’île de Florès, ont également été annulés.L’aéroport Fransiskus Xaverius Seda, un aéroport plus petit situé à Maumere sur l’île de Florès, plus proche du volcan, a lui été fermé jusqu’à jeudi matin, ont déclaré les autorités locales sur les réseaux sociaux. Deux autres aéroports locaux situés sur la même île de Florès ont également été fermés temporairement mercredi, a annoncé le ministère indonésien des Transports.- Nouvelles secousses et éruptions -Mardi, il n’a été fait état d’aucun dégât ni aucune victime.Le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), Abdul Muhari, a néanmoins indiqué dans un communiqué mardi soir qu’au moins un village a dû être évacué et que des pluies de cendres ont été signalées dans plusieurs villages hors de la zone d’exclusion.M. Muhari a annoncé mercredi que des secousses et des éruptions étaient toujours détectées mercredi matin.”Au moins 450 familles des villages touchés (…) se sont installées dans des logements temporaires équipés d’électricité et d’eau potable”, a-t-il ajouté.L’agence géologique indonésienne a recommandé aux habitants et aux touristes d’éviter toute activité dans un rayon d’au moins sept kilomètres autour du cratère du volcan pour éviter des pluies de cendre.En novembre, le Lewotobi Laki-Laki était entré en éruption à plusieurs reprises, faisant neuf morts, forçant des milliers de personnes à évacuer et provoquant l’annulation de nombreux vols internationaux vers Bali.Laki-Laki, qui signifie “homme” en indonésien et haut de 1.584 mètres, est accolé à un autre volcan plus calme mais plus grand, de 1.703 mètres, le Perempuan, ce qui signifie “femme”.L’Indonésie, un vaste archipel, connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur le “Cercle de feu” du Pacifique.

Bali: une trentaine de vols annulés après l’éruption d’un volcan

Au moins une trentaine de vols à destination et au départ de Bali, en Indonésie, ont été annulés après l’éruption d’un volcan situé à quelques centaines de kilomètres plus à l’est, ont annoncé mercredi l’aéroport international de l’île et les autorités.Selon le ministère indonésien des transports, quelque 14.000 passagers ont été affectés par les annulations de vols ou les retards, sans donner plus de précisions.Le mont Lewotobi Laki-Laki, un volcan à deux sommets situé sur l’île touristique de Florès, a projeté mardi une énorme colonne de cendres dans le ciel, selon les autorités, qui ont élevé le niveau d’alerte à son maximum.Les compagnies aériennes Jetstar et Virgin Australia ont annulé leurs vols à destination de villes australiennes. Air India, Air New Zealand, TigerAir (Singapour) et Juneyao Airlines (Chine) ont également suspendu des liaisons “en raison du volcan”, peut-on lire sur le site internet de l’aéroport international de Bali.”En raison de l’activité volcanique du Lewotobi Laki-Laki (…) plusieurs vols à l’aéroport I Gusti Ngurah Rai sont annulés”, a déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP Angkasa Pura Indonesia, l’exploitant de l’aéroport de Bali.Au total, 32 vols intérieurs ou internationaux, à destination ou au départ de Bali, ont été annulés, a précisé l’aéroport.La compagnie Jetstar a confirmé les annulations à destination et en provenance de Bali dans un communiqué sur son site internet, ajoutant que certains vols de l’après-midi seraient retardés jusqu’à ce que les cendres soient dissipées.”Selon les prévisions, le nuage de cendres devrait se dissiper plus tard dans la soirée (mercredi, NDLR). Par conséquent, les vols prévus cet après-midi seront reportés plus tard dans la soirée”, a indiqué la compagnie australienne à bas coût, filiale de Qantas et basée à Singapour.L’aéroport de Bali “fonctionne toujours normalement”, mais “cela dépend de l’itinéraire et de la compagnie aérienne”, a déclaré à l’AFP un agent du service clientèle, qui ne souhaitait pas donner son identité.Plusieurs vols intérieurs de la compagnie AirAsia à destination de l’aéroport de Labuan Bajo, sur l’île de Florès, ont également été annulés.L’aéroport Fransiskus Xaverius Seda, un aéroport plus petit situé à Maumere sur l’île de Florès, plus proche du volcan, a lui été fermé jusqu’à jeudi matin, ont déclaré les autorités locales sur les réseaux sociaux. Deux autres aéroports locaux situés sur la même île de Florès ont également été fermés temporairement mercredi, a annoncé le ministère indonésien des Transports.- Nouvelles secousses et éruptions -Mardi, il n’a été fait état d’aucun dégât ni aucune victime.Le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), Abdul Muhari, a néanmoins indiqué dans un communiqué mardi soir qu’au moins un village a dû être évacué et que des pluies de cendres ont été signalées dans plusieurs villages hors de la zone d’exclusion.M. Muhari a annoncé mercredi que des secousses et des éruptions étaient toujours détectées mercredi matin.”Au moins 450 familles des villages touchés (…) se sont installées dans des logements temporaires équipés d’électricité et d’eau potable”, a-t-il ajouté.L’agence géologique indonésienne a recommandé aux habitants et aux touristes d’éviter toute activité dans un rayon d’au moins sept kilomètres autour du cratère du volcan pour éviter des pluies de cendre.En novembre, le Lewotobi Laki-Laki était entré en éruption à plusieurs reprises, faisant neuf morts, forçant des milliers de personnes à évacuer et provoquant l’annulation de nombreux vols internationaux vers Bali.Laki-Laki, qui signifie “homme” en indonésien et haut de 1.584 mètres, est accolé à un autre volcan plus calme mais plus grand, de 1.703 mètres, le Perempuan, ce qui signifie “femme”.L’Indonésie, un vaste archipel, connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur le “Cercle de feu” du Pacifique.