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Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

Dans son atelier de tôle, Thenuwara Badalge Sarath s’échine à fabriquer des bols à aumône, mais depuis que des récipients moins chers et de piètre qualité ont envahi le Sri Lanka, le mode de vie des moines qui les utilisent est bouleversé.Cet homme de 65 ans est le dernier forgeron de Panvila, un village situé près de la station balnéaire de Hikkaduwadu, dans le sud-ouest de l’île, autrefois un haut-lieu de la fabrication artisanale de ces “pathras”.Depuis des siècles, ces bols permettent aux moines de collecter leur nourriture quotidienne. Le couvercle leur sert d’assiette même si certains préfèrent manger directement dans la sébile. “Quand mon père m’a appris le métier, plus de dix familles en fabriquaient”, raconte-il à l’AFP en martelant un bout de métal.”Je suis désormais le seul à perpétuer cette tradition”, regrette M. Sarath, après la mort récente de son fils dans un accident de voiture. Chaque semaine, cinq à six bols, fabriqués à partir de barils d’acier récupérés, sortent de son petit atelier. Ils sont vendus 600 roupies (1,70 euros) la pièce, contre 400 à 500 roupies pour ceux en aluminium, pour la plupart fabriqués en Chine. “Ils sont moins chers et plus légers, nous ne pouvons pas rivaliser” constate-t-il.A plusieurs reprises, le gouvernement a essayé d’en interdire l’importation, en vain.L’île de 22 millions d’habitants, majoritairement bouddhistes, compte plus de 42.000 moines qui croulent sous les bols.A la tête du temple de Gangaramaya, dans la capitale Colombo, Kirinde Assagi, explique que le bol est l’un des rares objets que les moines sont autorisés à posséder, avec deux robes, une ceinture, un tissu servant de filtre, un rasoir et une aiguille.- Fin d’un rituel ancestral -“C’est leur moyen de subsistance”, insiste-t-il. “Lorsqu’un moine sort mendier avec son bol, il trouve de quoi se nourrir”.En offrant une sébile, les fidèles espèrent que cela leur apportera un bon karma, c’est pourquoi ils en reçoivent beaucoup, souligne-t-il.A l’arrière de son temple, dans un entrepôt, gît une montagne de bols de mauvaise qualité, jetés au rebut. Les moines ne veulent même pas que les animaux domestiques mangent dedans.”Nous perçons des trous au fond et les réutilisons comme pots pour les plantes”.  M. Assagi affirme qu’en raison de leur mauvaise qualité, beaucoup de moines renoncent à leur rituel ancestral: parcourir, à l’aube, les rues pour collecter l’aumône auprès des habitants.Dans le village d’Ingiriya, à 50 km au sud-est de Colombo, cette tradition perdure. Mais ailleurs dans le pays, il est de plus en rare de croiser le matin des hommes en robe couleur safran ou rouge un bol à la main. Le temple Gangaramaya à Colombo mène une campagne pour améliorer la qualité des récipients offerts et préserver les rituels afin de maintenir des relations plus étroites avec les fidèles. “Si les moines sortent quotidiennement, cela leur permet d’avoir un contact plus étroit avec les laïcs”, affirme M. Assagi.Contrairement au temple Gangaramaya, financièrement bien loti, les plus petits revendent parfois les bols dont ils ne savent que faire, ce qui nuit aux artisans traditionnels comme M. Sarath. Quand les bols sont remis sur le marché, “nous avons du mal à vendre notre production”, se lamente l’artisan, qui tente de convaincre les fidèles qu’il y a moins de mérite à offrir ces bols. 

Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

Dans son atelier de tôle, Thenuwara Badalge Sarath s’échine à fabriquer des bols à aumône, mais depuis que des récipients moins chers et de piètre qualité ont envahi le Sri Lanka, le mode de vie des moines qui les utilisent est bouleversé.Cet homme de 65 ans est le dernier forgeron de Panvila, un village situé …

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Iran-Israël: Trump temporise avant une réunion diplomatique en Suisse

Donald Trump décidera d’une éventuelle participation américaine aux frappes d’Israël contre l’Iran “au cours des deux prochaines semaines”, semblant laisser une chance à une réunion entre des ministres européens et l’Iran vendredi en Suisse pour tenter d’avancer vers une solution diplomatique.Au huitième jour de guerre, l’armée israélienne a annoncé vendredi avoir bombardé des dizaines de cibles à Téhéran pendant la nuit, notamment ce qu’elle a qualifié de “centre de recherche et développement du projet d’armes nucléaires iranien”.Israël avait affirmé jeudi soir que toute aide serait “bienvenue” pour venir à bout du programme nucléaire de Téhéran, qui dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, qui a déclenché la riposte iranienne. Depuis, les frappes israéliennes sur l’Iran et les tirs de missiles iraniens contre le territoire israélien se succèdent.”Compte tenu du fait qu’il y a une possibilité substantielle de négociations éventuelles avec l’Iran dans le futur proche, je prendrai ma décision sur le fait d’y aller ou non au cours des deux prochaines semaines”, a fait savoir jeudi soir le président américain.”S’il y a une chance pour la diplomatie, le président la saisira toujours. Mais il n’a pas peur non plus d’avoir recours à la force”, a assuré sa porte-parole Karoline Leavitt, insistant sur un sentiment d’urgence face à l’avancée du programme nucléaire de Téhéran.”Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’une décision du guide suprême en ce sens, et cela leur prendrait une quinzaine de jours pour achever la production” d’une arme atomique, a-t-elle expliqué.- “Retour à la voie diplomatique” -Le fait que Washington temporise pourrait ouvrir les possibilités d’avancées diplomatiques.”Une fenêtre existe maintenant dans les deux prochaines semaines pour parvenir à une solution diplomatique”, a affirmé le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, après une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.M. Lammy a annoncé qu’il se rendait vendredi en Suisse avec ses homologues français Jean-Noël Barrot et allemand Johann Wadephul, ainsi que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas, pour rencontrer le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.Ils le rencontreront “afin d’appeler au retour à la voie diplomatique et de poursuivre les négociations sur le programme nucléaire iranien”, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.Lors d’une conversation avec le chef de la diplomatie française, M. Rubio “a souligné que les Etats-Unis étaient prêts à un contact direct avec les Iraniens à tout moment”, selon une source diplomatique française.Les médias iraniens ont fait état d’un projet d’assassinat déjoué contre M. Araghchi. “Sans les mesures de sécurité des services des renseignements de la patrie, le grand complot israélien contre lui aurait peut-être été mis à exécution il y a quelques jours à Téhéran, et, Dieu merci, il a été déjoué”, a déclaré sur X un conseiller du ministre, Mohammad Reza Ranjbaran. – Lueurs rouges dans le ciel -Vendredi, un drone lancé depuis l’Iran a été intercepté dans la région de Haïfa, dans le nord d’Israël, selon l’armée.Israël a également lancé sur X un appel à la population pour qu’elle évacue les environs d’une zone industrielle dans le nord de l’Iran avant une “attaque contre une infrastructure militaire”. Les autorités locales ont fait état d’une explosion dans la zone industrielle de Rasht, dans le nord de l’Iran.La veille au soir, les médias iraniens avaient annoncé que la défense anti-aérienne faisait face à des attaques au-dessus de Téhéran.Dans les quartiers cossus de la capitale, certains habitants contemplaient depuis leur toit des lueurs rouges dans le ciel et les tirs de la défense qui donnaient un faux air de feux d’artifice, a constaté l’AFP.Au même moment, dans un autre quartier, un individu criait dans une puissante sono :”mort à Israël, mort à l’Amérique!” et “”Allah Akbar”, (Dieu est grand) avec de la musique en fond.Depuis le 13 juin, “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits, a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, répétant que Téhéran constituait pour son pays “deux menaces existentielles, le nucléaire et les missiles balistiques”. “Toute aide est la bienvenue”, a-t-il affirmé, même si Israël a la capacité de “frapper toutes les installations nucléaires iraniennes”. Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Les Etats-Unis sont toutefois les seuls à détenir la bombe GBU-57, susceptible d’atteindre le cœur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.Les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts.L’Iran a nommé vendredi un nouveau chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, le général de brigade Majid Khadami en remplacement de Mohammad Kazemi, tué dimanche par une frappe israélienne, selon l’agence officielle Irna. Les autorités iraniennes ont également imposé une coupure totale d’internet depuis 24 heures, a indiqué jeudi soir l’organisme de surveillance NetBlocks à Londres. C’est la coupure la plus longue depuis novembre 2019, quand le pays était en proie à des manifestations violemment réprimées par le pouvoir iranien.burs/cyj/sg/feb

Iran-Israël: Trump temporise avant une réunion diplomatique en Suisse

Donald Trump décidera d’une éventuelle participation américaine aux frappes d’Israël contre l’Iran “au cours des deux prochaines semaines”, semblant laisser une chance à une réunion entre des ministres européens et l’Iran vendredi en Suisse pour tenter d’avancer vers une solution diplomatique.Au huitième jour de guerre, l’armée israélienne a annoncé vendredi avoir bombardé des dizaines de cibles à Téhéran pendant la nuit, notamment ce qu’elle a qualifié de “centre de recherche et développement du projet d’armes nucléaires iranien”.Israël avait affirmé jeudi soir que toute aide serait “bienvenue” pour venir à bout du programme nucléaire de Téhéran, qui dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, qui a déclenché la riposte iranienne. Depuis, les frappes israéliennes sur l’Iran et les tirs de missiles iraniens contre le territoire israélien se succèdent.”Compte tenu du fait qu’il y a une possibilité substantielle de négociations éventuelles avec l’Iran dans le futur proche, je prendrai ma décision sur le fait d’y aller ou non au cours des deux prochaines semaines”, a fait savoir jeudi soir le président américain.”S’il y a une chance pour la diplomatie, le président la saisira toujours. Mais il n’a pas peur non plus d’avoir recours à la force”, a assuré sa porte-parole Karoline Leavitt, insistant sur un sentiment d’urgence face à l’avancée du programme nucléaire de Téhéran.”Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’une décision du guide suprême en ce sens, et cela leur prendrait une quinzaine de jours pour achever la production” d’une arme atomique, a-t-elle expliqué.- “Retour à la voie diplomatique” -Le fait que Washington temporise pourrait ouvrir les possibilités d’avancées diplomatiques.”Une fenêtre existe maintenant dans les deux prochaines semaines pour parvenir à une solution diplomatique”, a affirmé le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, après une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.M. Lammy a annoncé qu’il se rendait vendredi en Suisse avec ses homologues français Jean-Noël Barrot et allemand Johann Wadephul, ainsi que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas, pour rencontrer le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.Ils le rencontreront “afin d’appeler au retour à la voie diplomatique et de poursuivre les négociations sur le programme nucléaire iranien”, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.Lors d’une conversation avec le chef de la diplomatie française, M. Rubio “a souligné que les Etats-Unis étaient prêts à un contact direct avec les Iraniens à tout moment”, selon une source diplomatique française.Les médias iraniens ont fait état d’un projet d’assassinat déjoué contre M. Araghchi. “Sans les mesures de sécurité des services des renseignements de la patrie, le grand complot israélien contre lui aurait peut-être été mis à exécution il y a quelques jours à Téhéran, et, Dieu merci, il a été déjoué”, a déclaré sur X un conseiller du ministre, Mohammad Reza Ranjbaran. – Lueurs rouges dans le ciel -Vendredi, un drone lancé depuis l’Iran a été intercepté dans la région de Haïfa, dans le nord d’Israël, selon l’armée.Israël a également lancé sur X un appel à la population pour qu’elle évacue les environs d’une zone industrielle dans le nord de l’Iran avant une “attaque contre une infrastructure militaire”. Les autorités locales ont fait état d’une explosion dans la zone industrielle de Rasht, dans le nord de l’Iran.La veille au soir, les médias iraniens avaient annoncé que la défense anti-aérienne faisait face à des attaques au-dessus de Téhéran.Dans les quartiers cossus de la capitale, certains habitants contemplaient depuis leur toit des lueurs rouges dans le ciel et les tirs de la défense qui donnaient un faux air de feux d’artifice, a constaté l’AFP.Au même moment, dans un autre quartier, un individu criait dans une puissante sono :”mort à Israël, mort à l’Amérique!” et “”Allah Akbar”, (Dieu est grand) avec de la musique en fond.Depuis le 13 juin, “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens ont été détruits, a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, répétant que Téhéran constituait pour son pays “deux menaces existentielles, le nucléaire et les missiles balistiques”. “Toute aide est la bienvenue”, a-t-il affirmé, même si Israël a la capacité de “frapper toutes les installations nucléaires iraniennes”. Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Les Etats-Unis sont toutefois les seuls à détenir la bombe GBU-57, susceptible d’atteindre le cœur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.Les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts.L’Iran a nommé vendredi un nouveau chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, le général de brigade Majid Khadami en remplacement de Mohammad Kazemi, tué dimanche par une frappe israélienne, selon l’agence officielle Irna. Les autorités iraniennes ont également imposé une coupure totale d’internet depuis 24 heures, a indiqué jeudi soir l’organisme de surveillance NetBlocks à Londres. C’est la coupure la plus longue depuis novembre 2019, quand le pays était en proie à des manifestations violemment réprimées par le pouvoir iranien.burs/cyj/sg/feb

Mexique: au moins deux morts au passage de l’ouragan Erick, qui s’affaiblit

L’ouragan Erick a fait au moins deux morts lors de son passage au sud du Mexique, où il s’est finalement affaibli après avoir fait d’importants dégâts sur la côte.Le gouvernement de l’État d’Oaxaca, où le cyclone a touché terre à l’aube, a confirmé qu’un homme est mort électrocuté alors qu’il aidait aux tâches de déblaiement, …

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Mexique: au moins deux morts au passage de l’ouragan Erick, qui s’affaiblit

L’ouragan Erick a fait au moins deux morts lors de son passage au sud du Mexique, où il s’est finalement affaibli après avoir fait d’importants dégâts sur la côte.Le gouvernement de l’État d’Oaxaca, où le cyclone a touché terre à l’aube, a confirmé qu’un homme est mort électrocuté alors qu’il aidait aux tâches de déblaiement, en manipulant des câbles haute tension dans la zone d’un ruisseau, dans la municipalité de San Pedro Pochutla.Dans l’Etat voisin de Guerrero, les autorités de protection civile ont annoncé la mort d’un enfant, emporté par un ruisseau lorsque sa mère, qui le portait dans ses bras, a tenté de le traverser.Selon le dernier rapport du Centre National des Ouragans (NHC) des États-Unis, qui fait référence au Mexique, le phénomène s’était affaibli la nuit en un système de basse pression situé à 155 kilomètres du port d’Acapulco, avec des vents soutenus de 45 km/h.Le NHC a annoncé en début d’après-midi qu’Erick était redevenu une tempête tropicale, qui doit se dissiper dans la nuit de jeudi à vendredi. Cependant, Erick devrait continuer de provoquer de fortes pluies, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain.Sur la côte, Lagunas de Chacahua, à Oaxaca, environ 2 800 habitants, a directement subi les coups du phénomène, qui a détruit les toits de palme de nombreuses habitations et commerces, en plus de laisser les rues inondées, a constaté l’AFP. “C’était très fort, horrible (…) tout le village est sans maison, sans vêtements, nous n’avons pas d’aide”, a déclaré à l’AFP Francisca Ávila, une femme au foyer de 45 ans, déplorant la perte d’une grande partie de ses biens.Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et Acapulco au nord, avant de s’avancer sur une chaîne de montagnes.Mais il a déclenché de fortes précipitations. Les autorités mexicaines maintiennent une alerte pour des glissements de terrain potentiels et des inondations.- Fortes pluies -La présidente Claudia Sheinbaum a informé lors de sa conférence matinale que de fortes pluies sont encore attendues dans les Etats de Guerrero, Oaxaca et Chiapas (sud), ainsi que Veracruz (est) et Puebla (centre). Elle a également remercié la population de suivre les recommandations des autorités “de manière très responsable”, dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux.La présidente a signalé 15 tronçons de routes fermés dans l’Etat de Oaxaca, ainsi que plus de 123.000 utilisateurs affectés par des coupures d’électricité. Dans le port d’Acapulco, qui en 2023 a subi le passage de l’ouragan de catégorie 5 Otis ayant fait une cinquantaine de morts, le cyclone a provoqué une grande mobilisation de ses habitants pour protéger les habitations, commerces et embarcations.A Puerto Escondido, une destination touristique d’environ 30.000 habitants, des rues ont été inondées, des panneaux et des branches d’arbres sont tombés. La zone s’est retrouvée sans électricité ni réseau de téléphone portable, a constaté un journaliste de l’AFP.Des militaires ramassaient des décombres et les habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Les autorités avaient préparé la population au pire et le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

Mexique: au moins deux morts au passage de l’ouragan Erick, qui s’affaiblit

L’ouragan Erick a fait au moins deux morts lors de son passage au sud du Mexique, où il s’est finalement affaibli après avoir fait d’importants dégâts sur la côte.Le gouvernement de l’État d’Oaxaca, où le cyclone a touché terre à l’aube, a confirmé qu’un homme est mort électrocuté alors qu’il aidait aux tâches de déblaiement, en manipulant des câbles haute tension dans la zone d’un ruisseau, dans la municipalité de San Pedro Pochutla.Dans l’Etat voisin de Guerrero, les autorités de protection civile ont annoncé la mort d’un enfant, emporté par un ruisseau lorsque sa mère, qui le portait dans ses bras, a tenté de le traverser.Selon le dernier rapport du Centre National des Ouragans (NHC) des États-Unis, qui fait référence au Mexique, le phénomène s’était affaibli la nuit en un système de basse pression situé à 155 kilomètres du port d’Acapulco, avec des vents soutenus de 45 km/h.Le NHC a annoncé en début d’après-midi qu’Erick était redevenu une tempête tropicale, qui doit se dissiper dans la nuit de jeudi à vendredi. Cependant, Erick devrait continuer de provoquer de fortes pluies, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain.Sur la côte, Lagunas de Chacahua, à Oaxaca, environ 2 800 habitants, a directement subi les coups du phénomène, qui a détruit les toits de palme de nombreuses habitations et commerces, en plus de laisser les rues inondées, a constaté l’AFP. “C’était très fort, horrible (…) tout le village est sans maison, sans vêtements, nous n’avons pas d’aide”, a déclaré à l’AFP Francisca Ávila, une femme au foyer de 45 ans, déplorant la perte d’une grande partie de ses biens.Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et Acapulco au nord, avant de s’avancer sur une chaîne de montagnes.Mais il a déclenché de fortes précipitations. Les autorités mexicaines maintiennent une alerte pour des glissements de terrain potentiels et des inondations.- Fortes pluies -La présidente Claudia Sheinbaum a informé lors de sa conférence matinale que de fortes pluies sont encore attendues dans les Etats de Guerrero, Oaxaca et Chiapas (sud), ainsi que Veracruz (est) et Puebla (centre). Elle a également remercié la population de suivre les recommandations des autorités “de manière très responsable”, dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux.La présidente a signalé 15 tronçons de routes fermés dans l’Etat de Oaxaca, ainsi que plus de 123.000 utilisateurs affectés par des coupures d’électricité. Dans le port d’Acapulco, qui en 2023 a subi le passage de l’ouragan de catégorie 5 Otis ayant fait une cinquantaine de morts, le cyclone a provoqué une grande mobilisation de ses habitants pour protéger les habitations, commerces et embarcations.A Puerto Escondido, une destination touristique d’environ 30.000 habitants, des rues ont été inondées, des panneaux et des branches d’arbres sont tombés. La zone s’est retrouvée sans électricité ni réseau de téléphone portable, a constaté un journaliste de l’AFP.Des militaires ramassaient des décombres et les habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Les autorités avaient préparé la population au pire et le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

Gaza, RDC, Haïti… Des violences contre les enfants “sans précédent” en 2024, dénonce l’ONU

De Gaza à la République démocratique du Congo, les violences contre les enfants en zones de conflit ont atteint des niveaux “sans précédent” en 2024, dénonce jeudi un rapport annuel de l’ONU.”En 2024, la violence contre les enfants lors des conflits armés a atteint des niveaux sans précédent, avec une hausse sidérante de 25% des …

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Gaza, RDC, Haïti… Des violences contre les enfants “sans précédent” en 2024, dénonce l’ONU

De Gaza à la République démocratique du Congo, les violences contre les enfants en zones de conflit ont atteint des niveaux “sans précédent” en 2024, dénonce jeudi un rapport annuel de l’ONU.”En 2024, la violence contre les enfants lors des conflits armés a atteint des niveaux sans précédent, avec une hausse sidérante de 25% des violations graves par rapport à 2023″, indique le rapport du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.L’ONU a “vérifié” 41.370 graves violations contre des enfants en 2024, dont 36.221 commises en 2024 et 5.149 commises précédemment mais confirmées en 2024, ce qui constitue le nombre le plus élevé depuis la mise en place de cet outil de surveillance il y a près de 30 ans. Un record qui bat celui enregistré en 2023, qui lui-même représentait une hausse de 21% par rapport à l’année précédente.Avec notamment plus de 4.500 tués et plus de 7.000 blessés, les enfants continuent “de faire les frais des hostilités incessantes” à travers la planète, déplore l’ONU.En raison d’une hausse marquante du nombre d’enfants victimes de multiples violations, le nombre d’enfants concernés par ces violences atteint 22.495.”Les cris de ces 22.495 enfants innocents qui auraient dû apprendre à lire ou jouer au ballon, mais au lieu de ça ont été obligés d’apprendre à survivre aux tirs et aux bombardements, devraient tous nous empêcher de dormir”, a lancé dans un communiqué Virginia Gamba, représentante spéciale de l’ONU sur ce dossier. “Cela doit servir de signal d’alarme. Nous sommes au point de non-retour.”Chaque année, l’ONU répertorie dans ce rapport les violations des droits des enfants (moins de 18 ans) dans une vingtaine de zones de conflit dans le monde et dresse en annexe la “liste de la honte” des responsables de ces violations qui incluent enfants tués et mutilés, recrutements, enlèvements, refus d’accès humanitaire ou violences sexuelles.- Viols collectifs -Les forces armées et de sécurité israéliennes, qui avaient été inscrites sur la liste l’an dernier, avec le Hamas, y sont toujours.Les territoires palestiniens occupent d’ailleurs la première place de ce triste classement, avec plus de 8.500 violations graves en très grande majorité attribuées aux forces israéliennes, dont plus de 4.800 à Gaza. Cela inclut 1.259 enfants palestiniens tués à Gaza, selon les chiffres confirmés par l’ONU qui dit être en train de vérifier des informations sur 4.470 enfants supplémentaires tués en 2024 dans le territoire palestinien ravagé par la guerre provoquée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Le rapport met également en cause les opérations d’Israël au Liban, où plus de 500 enfants ont été tués ou blessés par l’armée israélienne l’an dernier.Après les Territoires palestiniens, la République démocratique du Congo (plus de 4.000 violations graves), la Somalie (plus de 2.500), le Nigeria (près de 2.500) et Haïti (plus de 2.200) ont enregistré le plus de violences contre les enfants en 2024.En Haïti, où ces violations ont augmenté de 490% en un an, la principale coalition de gangs, “Viv Ansanm” (Vivre ensemble), a été ajoutée sur la “liste de la honte”, pour le recrutement d’enfants, les meurtres ou encore les viols collectifs. Une première qui vise “probablement le plus brutal” des gangs qui ravagent le pays, a commenté un responsable onusien.Nouveau sur la liste également le cartel colombien Clan del Golfo accusé d’enrôler des enfants. La Colombie enregistre plus généralement une hausse importante des cas de recrutements forcés, avec 450 enfants en 2024 contre 262 l’année précédente.Sont d’autre part toujours sur “la liste de la honte” l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide qui s’affrontent au Soudan depuis plus de deux ans, ainsi que l’armée russe pour ses actions en Ukraine où le rapport enregistre une hausse de 105% des violations graves entre 2023 et 2024.

Gaza, RDC, Haïti… Des violences contre les enfants “sans précédent” en 2024, dénonce l’ONU

De Gaza à la République démocratique du Congo, les violences contre les enfants en zones de conflit ont atteint des niveaux “sans précédent” en 2024, dénonce jeudi un rapport annuel de l’ONU.”En 2024, la violence contre les enfants lors des conflits armés a atteint des niveaux sans précédent, avec une hausse sidérante de 25% des violations graves par rapport à 2023″, indique le rapport du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.L’ONU a “vérifié” 41.370 graves violations contre des enfants en 2024, dont 36.221 commises en 2024 et 5.149 commises précédemment mais confirmées en 2024, ce qui constitue le nombre le plus élevé depuis la mise en place de cet outil de surveillance il y a près de 30 ans. Un record qui bat celui enregistré en 2023, qui lui-même représentait une hausse de 21% par rapport à l’année précédente.Avec notamment plus de 4.500 tués et plus de 7.000 blessés, les enfants continuent “de faire les frais des hostilités incessantes” à travers la planète, déplore l’ONU.En raison d’une hausse marquante du nombre d’enfants victimes de multiples violations, le nombre d’enfants concernés par ces violences atteint 22.495.”Les cris de ces 22.495 enfants innocents qui auraient dû apprendre à lire ou jouer au ballon, mais au lieu de ça ont été obligés d’apprendre à survivre aux tirs et aux bombardements, devraient tous nous empêcher de dormir”, a lancé dans un communiqué Virginia Gamba, représentante spéciale de l’ONU sur ce dossier. “Cela doit servir de signal d’alarme. Nous sommes au point de non-retour.”Chaque année, l’ONU répertorie dans ce rapport les violations des droits des enfants (moins de 18 ans) dans une vingtaine de zones de conflit dans le monde et dresse en annexe la “liste de la honte” des responsables de ces violations qui incluent enfants tués et mutilés, recrutements, enlèvements, refus d’accès humanitaire ou violences sexuelles.- Viols collectifs -Les forces armées et de sécurité israéliennes, qui avaient été inscrites sur la liste l’an dernier, avec le Hamas, y sont toujours.Les territoires palestiniens occupent d’ailleurs la première place de ce triste classement, avec plus de 8.500 violations graves en très grande majorité attribuées aux forces israéliennes, dont plus de 4.800 à Gaza. Cela inclut 1.259 enfants palestiniens tués à Gaza, selon les chiffres confirmés par l’ONU qui dit être en train de vérifier des informations sur 4.470 enfants supplémentaires tués en 2024 dans le territoire palestinien ravagé par la guerre provoquée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Le rapport met également en cause les opérations d’Israël au Liban, où plus de 500 enfants ont été tués ou blessés par l’armée israélienne l’an dernier.Après les Territoires palestiniens, la République démocratique du Congo (plus de 4.000 violations graves), la Somalie (plus de 2.500), le Nigeria (près de 2.500) et Haïti (plus de 2.200) ont enregistré le plus de violences contre les enfants en 2024.En Haïti, où ces violations ont augmenté de 490% en un an, la principale coalition de gangs, “Viv Ansanm” (Vivre ensemble), a été ajoutée sur la “liste de la honte”, pour le recrutement d’enfants, les meurtres ou encore les viols collectifs. Une première qui vise “probablement le plus brutal” des gangs qui ravagent le pays, a commenté un responsable onusien.Nouveau sur la liste également le cartel colombien Clan del Golfo accusé d’enrôler des enfants. La Colombie enregistre plus généralement une hausse importante des cas de recrutements forcés, avec 450 enfants en 2024 contre 262 l’année précédente.Sont d’autre part toujours sur “la liste de la honte” l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide qui s’affrontent au Soudan depuis plus de deux ans, ainsi que l’armée russe pour ses actions en Ukraine où le rapport enregistre une hausse de 105% des violations graves entre 2023 et 2024.