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Renflouage en Italie du super voilier Bayesian

L’épave d’un super voilier qui avait coulé au large de la Sicile en août 2024, provoquant la mort de sept personnes dont le magnat britannique de la tech Mike Lynch, a été remontée vendredi à la surface.Le luxueux voilier Bayesian de 56 mètres de long avait sombré en quelques minutes dans la nuit du 19 août 2024 au large de Porticello, près de Palerme, après le passage soudain de ce qui a été décrit comme une mini-tornade.  L’homme d’affaires Mike Lynch, 59 ans, sa fille Hannah, 18 ans, et cinq autres personnes avaient péri.L’opération de renflouage avait commencé en mai mais avait été suspendue après la mort d’un plongeur.L’épave du yacht a été remontée du fond marin où elle gisait, à une cinquantaine de mètres de profondeur, a constaté un photographe de l’AFP.TMC Marine, la société chargée des opérations de renflouage, a dans un premier temps coupé le mât, d’un longueur exceptionnelle de 72 mètres, avant de hisser le reste du bateau en utilisant un ponton-grue.Les enquêteurs de la MAIB, l’organisme gouvernemental britannique chargé des enquêtes sur les accidents en mer, avaient déclaré en mai que le Bayesian avait des caractéristiques qui le rendaient vulnérable à des vents forts.Lorsque le voilier a sombré, il y avait 22 personnes à son bord, les 12 membres de l’équipage et dix invités.Mike Lynch, le fondateur de la société de logiciels Autonomy, avait invité ses proches à bord du voilier pour célébrer sa relaxe dans une vaste affaire de fraude aux Etats-Unis.En Italie, le parquet de Termini Imerese a ouvert des enquêtes sur le capitaine et trois autres personnes, pour homicides involontaires et naufrage par négligence.

Attentat de Magnanville: perpétuité requise en appel contre Mohamed Lamine Aberouz

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise en appel vendredi contre Mohamed Lamine Aberouz, jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris pour complicité dans l’assassinat d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines) en juin 2016.Malgré les dénégations de l’accusé qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, la représentante du parquet général a soutenu que Mohamed Lamine Aberouz se trouvait au domicile des policiers le soir de leur assassinat et qu’il a aidé Larossi Abballa à commettre son crime.Le soir du 13 juin 2016, Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie, a été égorgée à son domicile sous les yeux de son fils de trois ans. Un peu plus tard, son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, a été poignardé de neuf coups de couteau alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui.L’avocate générale a demandé à la cour présidée par Frédérique Aline et composée uniquement de magistrats professionnels de confirmer la décision de première instance en condamnant Mohamed Lamine Aberouz à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans et de le reconnaître coupable de complicité d’assassinat, de complicité de séquestration (de l’enfant du couple) et d’association de malfaiteurs terroriste.Vincent Brengarth, l’un des avocats de l’accusé, a plaidé l’acquittement en affirmant que son client n’avait “aucune responsabilité dans l’assassinat et l’attentat de Magnanville”.Dénonçant “les approximations” de l’accusation, le manque “d’éléments concrets” à charge, Me Brengarth a demandé à la cour de “ne pas trancher parmi des hypothèses”.”Il y a des zones d’ombres dans ce dossier qui demeureront éternellement et ce n’est pas à Mohamed Lamine Aberouz de les combler”, a souligné l’avocat.”La présomption d’innocence est une valeur cardinale sans aucune forme de dérogation”, a-t-il insisté.Selon la représentante de l’accusation, Naïma Rudloff, l’assassin des deux policiers, Larossi Abballa, “n’a pas pu agir seul”.”Il faut un +sachant+ et c’est le rôle de Mohamed Lamine Aberouz”, a-t-elle insisté en rappelant “la haine viscérale” de l’accusé “pour la police et les institutions”. “Mohamed Lamine Aberouz était sur les lieux du crime”, a-t-elle martelé.Pour appuyer sa démonstration, la magistrate a pris soin de préciser qu’elle “n’écrivait pas de roman policier”, ni n’échafaudait “des scénarios”.- Il a “fait le ménage” -“Mohamed Lamine Aberouz sait brouiller les pistes”, a-t-elle fait remarquer. Elle a rappelé que l’accusé avait “fait le ménage” après l’assassinat en supprimant son compte Telegram et en confiant ses appareils numériques à un ami.Une unique trace ADN de l’accusé (sur 245 prélèvements dans la maison des victimes) a été retrouvée sur l’ordinateur du couple assassiné mais selon des experts en génétique, cette trace ADN ne peut prouver à elle seule la présence de Mohamed Lamine Aberouz sur la scène de crime.Si l’accusation soutient qu’il s’agit d’un “ADN de contact primaire”, la défense affirme qu’il s’agit “d’un transfert” d’ADN apporté sur les lieux par l’assassin.Interrogé sur ce point crucial, les experts ont refusé de trancher. Mais, vu “la concentration d’ADN” retrouvée sur l’ordinateur des victimes, “le plus plausible” est celui d’un contact primaire, a soutenu l’avocate générale.Autre “preuve”, selon la magistrate, d’une présence d’Aberouz au domicile des policiers, un homme seul n’aurait pas pu gérer les réactions de l’enfant de 3 ans, par nature “imprévisibles”.Il fallait également un complice à l’intérieur du domicile pour signaler à Larossi Abballa l’arrivée de Jean-Baptiste Salvaing, a dit la magistrate.”Mohamed Lamine Aberouz est membre à part entière de l’Etat islamique”, a affirmé l’avocate générale à l’issue d’un réquisitoire de près de trois heures. “Il a agi en jihadiste”.Larossi Abballa, abattu par des policiers du RAID intervenus pour libérer l’enfant du couple retenu en otage, “n’a jamais eu besoin de moi” pour passer à l’acte, soutient Mohamed Lamine Aberouz depuis sa mise en examen dans ce dossier en décembre 2017.Il maintient qu’il se trouvait le soir de l’attentat à la mosquée même si aucun témoin, hormis ses frères, ne s’en souvient.Le verdict est attendu samedi.

Royaume-Uni: une loi historique sur l’aide à mourir franchit une étape clé

Les députés britanniques ont adopté vendredi en deuxième lecture une proposition de loi historique visant à légaliser l’aide à mourir pour certains malades en phase terminale, qui franchit ainsi une étape clé au Parlement.Le texte, qui doit dorénavant être examiné par la chambre des Lords, a été adopté à l’issue d’un scrutin serré, avec 314 …

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Royaume-Uni: une loi historique sur l’aide à mourir franchit une étape clé

Les députés britanniques ont adopté vendredi en deuxième lecture une proposition de loi historique visant à légaliser l’aide à mourir pour certains malades en phase terminale, qui franchit ainsi une étape clé au Parlement.Le texte, qui doit dorénavant être examiné par la chambre des Lords, a été adopté à l’issue d’un scrutin serré, avec 314 voix pour et 291 contre.Ses partisans, rassemblés dès le début de la matinée devant le Parlement avec des pancartes “My death, my décision” (ma mort, ma décision), ont laissé éclater leur joie à l’annonce du résultat.”Ce vote envoie un message clair (…) le changement est en marche”, a réagi la directrice de l’association Dignity in Dying (Une mort digne) Sarah Wootton.A l’inverse, le directeur du groupe Care Not Killing (soigner, ne pas tuer) Gordon Macdonald, opposé au texte, a dénoncé un projet de loi “profondément imparfait et dangereux”.Le texte adopté par les députés prévoit la légalisation de l’aide à mourir pour les adultes en phase terminale, dont l’espérance de vie est inférieure à six mois, et qui sont capables de prendre eux-mêmes la substance provoquant leur décès.Le vote est “le résultat dont beaucoup de gens ont besoin” pour avoir “le choix à la fin de leurs jours”, s’est félicitée la député travailliste Kim Leadbeater, à l’origine de cette proposition de loi.”Je ne sous-estime pas l’importance de ce jour. Il est rare que l’on nous demande de nous attaquer à des questions de moralité, d’éthique et d’humanité”, avait-elle déclaré en ouvrant les débats, défendant les “nombreuses garanties” et les “critères stricts” présents dans le texte.Selon un sondage publié jeudi par l’institut YouGov, 73% des Britanniques soutenaient la proposition de loi.- avoir le choix -Les députés ont apporté plusieurs changements notables par rapport à la version adoptée fin novembre en première lecture, où la proposition avait bénéficié d’une majorité un peu plus importante.Outre deux médecins, le dernier mot pour autoriser une aide à mourir sera dans les mains d’un collège d’experts, et non du ressort d’un juge de la Haute cour de justice, un changement fustigé par les opposants.Une personne ne pourra pas être éligible si sa santé se dégrade parce qu’elle a volontairement arrêté de se nourrir.Devant le Parlement, David Walker, 82 ans, s’est dit “tellement heureux” de l’issue du vote. “Ce n’est pas seulement pour moi, mais aussi pour tous les gens qui traversent ce que j’ai traversé”, a ajouté ému ce retraité, dont la femme, gravement malade, lui avait demandé en vain de l’aider à mourir.”Cette loi ne signifie pas que les gens doivent choisir, elle signifie que chacun a le choix. Je pense qu’il est important que chacun ait le droit de faire ses propres choix”, s’est également réjoui Emma Stirk, une étudiante de 19 ans.”Le projet de loi ne protège pas suffisamment” les personnes vulnérables qui pourraient avoir recours au suicide assisté, s’est en revanche inquiété Martha Owens, étudiante de 21 ans opposée au texte.”Nous devons changer de manière à aider les gens à vivre dignement et à vivre le mieux possible jusqu’à la fin de leur vie”, a-t-elle insisté.- Starmer a voté pour -Les partis politiques n’avaient pas donné de consigne à leurs élus. Le Premier ministre Keir Starmer a voté en faveur du texte, mais les votes ont été très partagés au sein de son gouvernement.S’il est finalement adopté dans les deux chambres, il faudra encore attendre quatre ans avant que le suicide assisté ne soit effectivement mis en place en Angleterre et au Pays de Galles.Selon une évaluation du gouvernement, entre 160 et 640 suicides assistés pourraient avoir lieu dans la première année, avant une hausse progressive jusqu’à environ 4.500 la dixième année.Actuellement, l’aide médicale à mourir est illégale et fait encourir 14 ans de prison en cas d’aide ou d’incitation en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.En Ecosse, où une personne aidant quelqu’un à mourir peut être poursuivie pour homicide volontaire, les députés ont adopté le mois dernier en première lecture un projet de loi pour légaliser le suicide assisté.L’île de Man est devenue en mai le premier territoire britannique à légaliser une forme d’aide à mourir.

Royaume-Uni: une loi historique sur l’aide à mourir franchit une étape clé

Les députés britanniques ont adopté vendredi en deuxième lecture une proposition de loi historique visant à légaliser l’aide à mourir pour certains malades en phase terminale, qui franchit ainsi une étape clé au Parlement.Le texte, qui doit dorénavant être examiné par la chambre des Lords, a été adopté à l’issue d’un scrutin serré, avec 314 voix pour et 291 contre.Ses partisans, rassemblés dès le début de la matinée devant le Parlement avec des pancartes “My death, my décision” (ma mort, ma décision), ont laissé éclater leur joie à l’annonce du résultat.”Ce vote envoie un message clair (…) le changement est en marche”, a réagi la directrice de l’association Dignity in Dying (Une mort digne) Sarah Wootton.A l’inverse, le directeur du groupe Care Not Killing (soigner, ne pas tuer) Gordon Macdonald, opposé au texte, a dénoncé un projet de loi “profondément imparfait et dangereux”.Le texte adopté par les députés prévoit la légalisation de l’aide à mourir pour les adultes en phase terminale, dont l’espérance de vie est inférieure à six mois, et qui sont capables de prendre eux-mêmes la substance provoquant leur décès.Le vote est “le résultat dont beaucoup de gens ont besoin” pour avoir “le choix à la fin de leurs jours”, s’est félicitée la député travailliste Kim Leadbeater, à l’origine de cette proposition de loi.”Je ne sous-estime pas l’importance de ce jour. Il est rare que l’on nous demande de nous attaquer à des questions de moralité, d’éthique et d’humanité”, avait-elle déclaré en ouvrant les débats, défendant les “nombreuses garanties” et les “critères stricts” présents dans le texte.Selon un sondage publié jeudi par l’institut YouGov, 73% des Britanniques soutenaient la proposition de loi.- avoir le choix -Les députés ont apporté plusieurs changements notables par rapport à la version adoptée fin novembre en première lecture, où la proposition avait bénéficié d’une majorité un peu plus importante.Outre deux médecins, le dernier mot pour autoriser une aide à mourir sera dans les mains d’un collège d’experts, et non du ressort d’un juge de la Haute cour de justice, un changement fustigé par les opposants.Une personne ne pourra pas être éligible si sa santé se dégrade parce qu’elle a volontairement arrêté de se nourrir.Devant le Parlement, David Walker, 82 ans, s’est dit “tellement heureux” de l’issue du vote. “Ce n’est pas seulement pour moi, mais aussi pour tous les gens qui traversent ce que j’ai traversé”, a ajouté ému ce retraité, dont la femme, gravement malade, lui avait demandé en vain de l’aider à mourir.”Cette loi ne signifie pas que les gens doivent choisir, elle signifie que chacun a le choix. Je pense qu’il est important que chacun ait le droit de faire ses propres choix”, s’est également réjoui Emma Stirk, une étudiante de 19 ans.”Le projet de loi ne protège pas suffisamment” les personnes vulnérables qui pourraient avoir recours au suicide assisté, s’est en revanche inquiété Martha Owens, étudiante de 21 ans opposée au texte.”Nous devons changer de manière à aider les gens à vivre dignement et à vivre le mieux possible jusqu’à la fin de leur vie”, a-t-elle insisté.- Starmer a voté pour -Les partis politiques n’avaient pas donné de consigne à leurs élus. Le Premier ministre Keir Starmer a voté en faveur du texte, mais les votes ont été très partagés au sein de son gouvernement.S’il est finalement adopté dans les deux chambres, il faudra encore attendre quatre ans avant que le suicide assisté ne soit effectivement mis en place en Angleterre et au Pays de Galles.Selon une évaluation du gouvernement, entre 160 et 640 suicides assistés pourraient avoir lieu dans la première année, avant une hausse progressive jusqu’à environ 4.500 la dixième année.Actuellement, l’aide médicale à mourir est illégale et fait encourir 14 ans de prison en cas d’aide ou d’incitation en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.En Ecosse, où une personne aidant quelqu’un à mourir peut être poursuivie pour homicide volontaire, les députés ont adopté le mois dernier en première lecture un projet de loi pour légaliser le suicide assisté.L’île de Man est devenue en mai le premier territoire britannique à légaliser une forme d’aide à mourir.

Le retour prometteur mais fragile du gypaète barbu dans le Vercors

Dans une clairière perchée du Vercors, Spirale ouvre grand son bec et tape le sol, apeuré: ce poussin vautour né en captivité subit les derniers préparatifs avant sa mise en liberté, inconscient de participer au fragile succès du plus vaste programme européen de réintroduction d’espèce, celui des gypaètes barbus.Malgré ses plus de cinq kilos et ses serres déjà bien acérées, ce gypaète né dans un zoo en Bavière, n’est encore qu’un poussin de trois mois, aux mêmes petits cris de détresse que n’importe quel oisillon.Sa mission? Repeupler ces massifs des Préalpes d’où il a disparu depuis plus d’un siècle à cause de l’homme, après le succès de sa réintroduction dans les Alpes, entamée en 1986. Avec l’espoir de stabiliser un jour l’espèce du Maroc jusqu’aux Balkans.À quelques mètres de la cavité rocheuse où Spirale va être déposée avec Troubadour, son congénère du même âge arrivé du parc du Puy-du-fou (Vendée), une vingtaine d’enfants, bénévoles et gardiens de la réserve naturelle assistent médusés aux préparatifs.Sur l’herbe, Pascal Orabi, le coordinateur en France du programme européen LIFE Gyp’Act, tient fermement l’animal: deux bagues clipsées aux pattes, un boîtier GPS sur le dos et un coup de pinceau de décolorant sur quelques plumes.”Ça nous permet de reconnaître l’oiseau lors de son envol sur les premières périodes de sa vie”, explique le spécialiste des vautours au sein de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).Au-dessus de lui, une dizaine de vautours moines et fauves ainsi qu’un gypaète adulte virevoltent, intrigués. Seul le percnoptère, la quatrième espèce de vautour vivant en France, manque à l’appel.”Si tu n’avais pas les autres vautours, il n’y aurait pas de gypaète”, dit Pascal Orabi. Car ce rapace protégé, toujours classé “en danger” d’extinction en France, ne se nourrit que d’os, grâce à son estomac très acide, mais nécessite que les autres nécrophages lui préparent la carcasse.À l’avenir, Spirale fera peut-être comme Adonis, un de ses prédécesseurs ayant parcouru 22.000 km en Europe en un an, la moitié de la circonférence de la Terre, atteignant la Roumanie avant de revenir nicher en France.- Maillon pastoral -Pour l’heure, les deux poussins sont remis dans leurs cages, chargés sur le dos de deux volontaires et conduits le long d’un sentier escarpé vers la falaise.”On va effectuer une surveillance en continu de 6H00 à 21H00″, dit Nicolas Renous, agent de la Réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors, non loin de la cabane où se relaiera l’équipe et leurs jumelles, à 100 m de la cavité.”On note les comportements, les battements d’ailes, on regarde s’ils se nourrissent, (…) s’ils se bataillent pas trop”, détaille-t-il, jusqu’au jour où ils prendront leur envol dans un mois environ.La méthode a fait ses preuves mais requiert de la patience: dans les Alpes, “il a fallu lâcher 72 oiseaux pour assister à la première reproduction, réussie en 1996, dix ans plus tard”, raconte Pascal Orabi. Au total, ce premier programme aura permis le retour de 260 gypaètes “qui ont produit 522 oiseaux”.Fort du succès, un deuxième programme a été financé par l’Union européenne, qui court jusqu’en 2028, et vise cette fois à peupler le Vercors et les Grandes Causses, dans l’Aveyron, afin de créer un couloir jusqu’à la population des Pyrénées.Dans le Vercors, Spirale et Troubadour sont les 22e et 23e gypaètes réintroduits depuis 15 ans. “C’est une réussite parce qu’on a deux couples qui nichent sur des falaises là-derrière et un troisième couple commence à traîner”, raconte Benoît Petton, conservateur de la réserve.”Le gypaète barbu était présent en Europe il y a 1,5 million d’années, il a fallu qu’il rencontre Homo Sapiens pour être précipité vers une phase d’extinction, donc c’est la moindre des choses” de le réintroduire, justifie Pascal Orabi.Si cet argument ne suffisait pas, rappelle-t-il, sa réintroduction “a restauré un maillon essentiel de l’écosystème pastoral”, évitant aux éleveurs de redescendre chez l’équarrisseur de lourds cadavres de brebis ou de vaches. Le rapace joue aussi un rôle sanitaire, éliminant les risques de foyers pathogènes issus d’animaux en putréfaction, ajoute-t-il, citant l’anthrax ou la brucellose.Mais le succès reste fragile car les dangers persistent: outre celle, historique, des lignes à haute tension, “la deuxième menace en Europe et en France, c’est les tirs et les empoisonnements”, suivi par le péril émergent des éoliennes.

La Russie et l’Ukraine procèdent à un nouvel échange de prisonniers

L’Ukraine et la Russie ont annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, en vertu des accords conclus à Istanbul début juin entre les deux belligérants.Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces …

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La Russie et l’Ukraine procèdent à un nouvel échange de prisonniers

L’Ukraine et la Russie ont annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, en vertu des accords conclus à Istanbul début juin entre les deux belligérants.Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces négociations.”Un groupe de militaires russes est revenu du territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre ukrainiens ont été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé l’échange, se félicitant que les soldats ukrainiens “(soient) enfin chez eux”.”La plupart des soldats qui rentrent aujourd’hui de captivité russe y ont passé plus de deux ans”, a-t-il précisé sur Telegram.Ni Moscou, ni Kiev n’ont toutefois précisé combien de militaires ont été libérés vendredi, comme lors de précédents échanges ces deux dernières semaines.Moscou a diffusé une vidéo de soldats russes en uniformes militaires chantant “Russie, Russie” et enveloppés dans des drapeaux russes.M. Zelensky a, pour sa part, publié des photos de soldats ukrainiens avec des drapeaux ukrainiens.Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en début d’année a permis la relance des discussions de paix entre Ukrainiens et Russes, qui étaient à l’arrêt depuis le printemps 2022.Mais les deux cycles de pourparlers qui ont eu lieu jusque-là à Istanbul, sous médiation turque, n’ont pas permis d’avancée majeure.La Russie, qui a déclenché il y a plus de trois ans une offensive de vaste ampleur en Ukraine, a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev, qui a pour sa part qualifié d'”ultimatums” les exigences russes.   L’Ukraine réclame inlassablement, avec ses alliés européens, une trêve sans conditions de 30 jours préalable à des négociations avec Moscou pour trouver une issue au conflit.La Russie, en revanche, estime qu’accepter une telle offre permettrait aux forces ukrainiennes, en difficulté sur le front, de se réarmer grâce aux livraisons militaires occidentales.

La Russie et l’Ukraine procèdent à un nouvel échange de prisonniers

L’Ukraine et la Russie ont annoncé vendredi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers, en vertu des accords conclus à Istanbul début juin entre les deux belligérants.Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces négociations.”Un groupe de militaires russes est revenu du territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre ukrainiens ont été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé l’échange, se félicitant que les soldats ukrainiens “(soient) enfin chez eux”.”La plupart des soldats qui rentrent aujourd’hui de captivité russe y ont passé plus de deux ans”, a-t-il précisé sur Telegram.Ni Moscou, ni Kiev n’ont toutefois précisé combien de militaires ont été libérés vendredi, comme lors de précédents échanges ces deux dernières semaines.Moscou a diffusé une vidéo de soldats russes en uniformes militaires chantant “Russie, Russie” et enveloppés dans des drapeaux russes.M. Zelensky a, pour sa part, publié des photos de soldats ukrainiens avec des drapeaux ukrainiens.Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en début d’année a permis la relance des discussions de paix entre Ukrainiens et Russes, qui étaient à l’arrêt depuis le printemps 2022.Mais les deux cycles de pourparlers qui ont eu lieu jusque-là à Istanbul, sous médiation turque, n’ont pas permis d’avancée majeure.La Russie, qui a déclenché il y a plus de trois ans une offensive de vaste ampleur en Ukraine, a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev, qui a pour sa part qualifié d'”ultimatums” les exigences russes.   L’Ukraine réclame inlassablement, avec ses alliés européens, une trêve sans conditions de 30 jours préalable à des négociations avec Moscou pour trouver une issue au conflit.La Russie, en revanche, estime qu’accepter une telle offre permettrait aux forces ukrainiennes, en difficulté sur le front, de se réarmer grâce aux livraisons militaires occidentales.