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La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse des TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis ce matin, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Le Premier ministre reçoit les syndicats agricoles, de nouveau mobilisés

Les tracteurs sont lancés et la mobilisation des agriculteurs reprend lundi pour faire pression sur le gouvernement dont le chef Sébastien Lecornu reçoit les syndicats afin d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne.Les rencontres ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.Les crises sont nombreuses: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées. Un cortège de 30 tracteurs bloque depuis la mi-journée une voie d’accès à l’autoroute du Soleil (A7) au sud de la métropole.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris, rumeur qui s’amplifie ces derniers jours.La FNSEA, plus puissant des syndicats qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la mobilisation nationale dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures” pour les agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”, promettant d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent tous ces promesses “insuffisantes”, la FNSEA dénonçant notamment une “absence de vision (…) mortifère” et un manque de réponses concrètes aux “problématiques de revenus des agriculteurs”.Ces dernières semaines, le syndicat, soutien de la stratégie gouvernementale contre la dermatose nodulaire, avait laissé la main à ses sections locales pour se mobiliser, menant surtout une manifestation massive à Bruxelles en décembre contre le Mercosur.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest devrait passer le cap décisif des 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.

Contestation en Iran: Donald Trump fait pression sur les autorités après de nouveaux affrontements

Des affrontements ont opposé ce week-end manifestants et forces de l’ordre en Iran, que Donald Trump a menacé dimanche de “frapper” en cas de nouveaux morts civils, après une semaine d’un mouvement de protestation initié par des revendications économiques.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre à Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.La contestation a touché à des degrés divers une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes, principalement dans l’ouest du pays.Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles.”Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis”, a prévenu dimanche le président américain Donald Trump, à bord de son avion Air Force One.Depuis le début, le pouvoir joue l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, tout en avertissant qu’il fera preuve de fermeté face aux “émeutiers”.Dimanche, le gouvernement a annoncé une aide mensuelle de 10 millions de rials, soit environ six euros, par personne et pendant quatre mois, qui vise à “réduire la pression économique sur la population”.Le salaire moyen en Iran, un pays qui compte 86 millions d’habitants, est d’environ 170 euros par mois, et le salaire minimum d’environ 85 euros par mois. Samedi soir, de nouveaux rassemblements se sont tenus dans la capitale iranienne qui compte environ 10 millions d’habitants. L’agence de presse Fars les a qualifiés de “limités”, et étant “généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes”.  Selon l’agence de presse, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus mais aucun débordement notable n’a eu lieu, hormis “quelques jets de pierres et l’incendie de quelques poubelles”. Dimanche, la majorité des commerces de Téhéran étaient ouverts, même si les rues semblaient moins remplies que d’habitude. Les forces de sécurité et anti-émeutes étaient déployées aux principaux carrefours, a constaté l’AFP.Des images prises dans la journée dans le centre-ville et authentifiées par l’AFP montrent des forces de l’ordre utiliser du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants.- “Attaques organisées” -La situation est plus tendue dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, où des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations.L’agence Fars a fait état samedi d'”attaques organisées”, notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde.D’après l’agence, des affrontements y ont coûté la vie à un membre des forces de sécurité et deux “émeutiers” qui avaient “tenté de pénétrer dans un commissariat”.Selon le mouvement de défense des droits de l’Homme Hengaw, basé en Norvège, les Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique de l’Iran), ont ouvert le feu sur des manifestants à Malekshahi, tuant quatre membres de la minorité kurde. L’ONG a dit vérifier des rapports faisant état de deux morts supplémentaires, en plus de nombreux blessés. Elle a aussi accusé les autorités d’être allées récupérer les corps des manifestants tués à l’hôpital.L’organisation Iran Human Rights, elle aussi basée en Norvège, a également fait état de quatre morts, et trente blessés dans cette ville. En publiant des images, authentifiées par l’AFP, de ce qui paraissait être des corps ensanglantés au sol. L’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme qu’au total, 582 personnes ont été arrêtés depuis le début du mouvement.Samedi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que les revendications économiques des manifestants étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”.Le mouvement est en tout cas pour l’instant de moindre ampleur que celui qui avait secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Incendie en Suisse: l’Italie dénonce une tragédie évitable, cinq corps rapatriés

L’incendie d’un bar de la station suisse de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et “dû être évitée”, a affirmé lundi devant la presse l’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.Présent lundi à l’aéroport de Sion, dans le canton du Valais, pour le rapatriement des corps de cinq des six …

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