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Euro de basket: piégés par la Géorgie, les Bleus prennent la porte

Dominés pendant presque tout le match par une héroïque Géorgie (80-70), les Français disent déjà adieu à l’Euro, sortis dès les 8es de finale dimanche à Riga, en Lettonie.Portés par leur capitaine et héros Tornike Shengelia (24 points, 8 rebonds), les Géorgiens se hissent pour la première fois en quarts de finale de la compétition, où ils retrouveront une autre équipe surprise, la Finlande tombeuse la veille de la Serbie de Nikola Jokic.Depuis le début de la phase finale, l’Arena de Riga s’est transformée en théâtre de duels indécis voire de tragédie, si l’on prend seulement pour exemple, la sortie prématurée de la favorite Serbie samedi soir.Les Bleus abordaient de leur côté l’Euro privés de nombreux cadres (Wembanyama, Fournier, Gobert, Lessort, Strazel) et ont encore été handicapés par le forfait pendant la compétition d’un de leurs seuls intérieurs en la personne d’Alexandre Sarr. Mais l’idée d’une médaille ou au moins d’un séjour un peu plus long en Lettonie n’avait rien de saugrenu.”Je suis déçu pour nous tous et le basket français car on voulait beaucoup mieux faire”, a lancé Frédéric Fauthoux, le visage fermé.Pour sa grande première depuis sa reprise de la sélection il y a un an, l’entraîneur de 52 ans devra faire avec une première désillusion.”A 20-30 secondes de la fin, il y a beaucoup de déception, de regrets, plein de choses. C’est un échec qu’il faudra assumer”, a-t-il ajouté alors que les vice-champions olympiques n’ont jamais trouvé la solution devant une équipe qui en plus de cela s’est régalée à trois points (10/18 contre 6/36 pour les Bleus).- “Inarrêtables” -Les Géorgiens ont rapidement donné le tempo d’une rencontre où ils n’auront jamais laissé les Français espérer prendre les devants.Le capitaine Tornike Shengelia et l’arrière Kamar Baldwin, 27 points à eux deux en première période (100% de réussite pour le premier), ont fait du mal d’entrée à des Bleus par moments trop naïfs en défense.”Le problème est qu’on ne peut pas commencer comme ça les quatre premières minutes, regrette Sylvain Francisco. Quand ils ont commencé à marquer, leur confiance s’est démultipliée et ils se sont senti inarrêtables”.Sans être flamboyants, les Français s’en sont remis dans un premier temps à Mam Jaiteh.Attendu au tournant pour faire face au dense secteur intérieur de la Géorgie, le doyen de 31 ans a été l’une des satisfactions de la première période avec 7 points.C’est lui, aussi, qui a stoppé dans le second quart-temps le coup d’éclat géorgien en allant chercher un panier avec la faute, quand sa défense a au moins permis un temps à ses coéquipiers de passer très brièvement devant avant la pause.Mais à l’image de ces plus de cinq minutes sans marquer au retour des vestiaires, les Français ont continué à patiner, coupables en plus de trop nombreuses fautes.”On commence bien le troisième quart-temps mais on les laisse reprendre de l’avance, c’est une accumulation de détails… et forcément si on met trois 3-points de plus on reste dans la partie”, a ajouté Isaïa Cordinier.Mais au delà du manque de réussite à trois points, problème récurrent des Bleus tout au long de la compétition, chaque sursaut a été accompagné d’une réaction adverse. Les coéquipiers de Baldwin ont répondu, sortant ça et là un tir primé en guise de coup de massue. Et les Bleus, eux, ont pris un sacré coup.”Forcément, c’est un échec, constate Guerschon Yabusele, mais je suis fier du groupe, de leur implication. On était un nouveau groupe et on reviendra plus fort”.

Les partisans de Bolsonaro appelés à descendre dans la rue avant le verdict de la Cour suprême

Les partisans de Jair Bolsonaro sont appelés à manifester dimanche dans les principales villes du Brésil, une démonstration de force avant la décision de la Cour suprême sur le sort de l’ancien président, jugé pour tentative de coup d’Etat.Le procès historique de M. Bolsonaro et de ses sept co-accusés est entré cette semaine dans sa phase finale. Le verdict devrait être connu d’ici le 12 septembre. Accusé d’avoir conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir” malgré sa défaite aux élections de 2022 face à son rival de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, le leader d’extrême droite, un ancien capitaine de l’armée, encourt jusqu’à 43 ans de prison.  Cette affaire a suscité l’ire du président américain Donald Trump, allié de Jair Bolsonaro.   Ses soutiens politiques, qui le considèrent pratiquement condamné d’avance, tentent de faire pression au Parlement pour faire voter un projet de loi visant à amnistier des centaines de personnes condamnées pour avoir pris part aux émeutes de Brasilia le 8 janvier 2023. Jair Bolsonaro se trouvait aux Etats-Unis à ce moment-là, mais il est accusé d’avoir incité les émeutiers. Ce jour-là, des milliers de ses sympathisants avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger le président Lula , une semaine après son investiture.  – “Le Brésil réagit” -Les alliés de l’ancien chef de l’Etat, à la tête du pays entre 2019 et 2022, ont organisé des rassemblements ce dimanche sous le slogan “Le Brésil réagit”.  Les manifestations doivent démarrer à Rio de Janeiro avant le début de la principale manifestation dimanche après-midi à São Paulo, sur l’emblématique Avenida Paulista.  Le pasteur évangélique ultra-conservateur Silas Malafaia, organisateur de l’événement, et plusieurs candidats d’extrême droite à la présidentielle seront présents, dont le gouverneur de São Paulo, Tarcisio de Freitas, considéré comme le successeur potentiel de M. Bolsonaro. Il est aussi un fervent partisan de l’amnistie.  Les plus proches alliés de l’ex-président comptent faire en sorte que l’amnistie concerne aussi ce dernier s’il est condamné par la Cour suprême. Inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence depuis début août, Jair Bolsonaro, 70 ans, clame son innocence et crie à la “persécution” politique. Le jour de l’Indépendance, le président Lula mènera le traditionnel défilé officiel à Brasilia sous le slogan “Brésil souverain”, suite aux droits de douane punitifs de 50% imposés par M. Trump, qui a dénoncé une “chasse aux sorcières”.  Les autorités ont renforcé la sécurité du défilé avec 2.000 agents déployés et des troupes supplémentaires en alerte, a confirmé la police militaire de Brasilia.  Le président Lula, 79 ans, qui envisage de se représenter aux élections de 2026, a mis en garde cette semaine contre les risques d’amnistie si la question est portée devant le Congrès.  “Si le vote a lieu au Parlement, l’amnistie est un risque (…) car l’extrême droite est encore très forte”, a-t-il affirmé récemment  lors d’une rencontre avec des militants à Belo Horizonte (sud-est). “Cette bataille doit aussi être menée par le peuple”, a ajouté l’ancien syndicaliste, figure historique de la gauche brésilienne.Plus de 600 personnes ont été condamnées pour les émeutes de 2023, qui ont constitué, selon le parquet, l'”ultime espoir” de voir aboutir le plan putschiste imputé à Jair Bolsonaro et ses co-accusés. Le président de la Chambre des députés, Hugo Motta, assure  que “rien n’est arrêté” au sujet de l’amnistie, tout en admettant l’intensification des négociations ces derniers jours pour porter la question devant le Congrès. 

Les partisans de Bolsonaro appelés à descendre dans la rue avant le verdict de la Cour suprême

Les partisans de Jair Bolsonaro sont appelés à manifester dimanche dans les principales villes du Brésil, une démonstration de force avant la décision de la Cour suprême sur le sort de l’ancien président, jugé pour tentative de coup d’Etat.Le procès historique de M. Bolsonaro et de ses sept co-accusés est entré cette semaine dans sa phase finale. Le verdict devrait être connu d’ici le 12 septembre. Accusé d’avoir conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir” malgré sa défaite aux élections de 2022 face à son rival de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, le leader d’extrême droite, un ancien capitaine de l’armée, encourt jusqu’à 43 ans de prison.  Cette affaire a suscité l’ire du président américain Donald Trump, allié de Jair Bolsonaro.   Ses soutiens politiques, qui le considèrent pratiquement condamné d’avance, tentent de faire pression au Parlement pour faire voter un projet de loi visant à amnistier des centaines de personnes condamnées pour avoir pris part aux émeutes de Brasilia le 8 janvier 2023. Jair Bolsonaro se trouvait aux Etats-Unis à ce moment-là, mais il est accusé d’avoir incité les émeutiers. Ce jour-là, des milliers de ses sympathisants avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger le président Lula , une semaine après son investiture.  – “Le Brésil réagit” -Les alliés de l’ancien chef de l’Etat, à la tête du pays entre 2019 et 2022, ont organisé des rassemblements ce dimanche sous le slogan “Le Brésil réagit”.  Les manifestations doivent démarrer à Rio de Janeiro avant le début de la principale manifestation dimanche après-midi à São Paulo, sur l’emblématique Avenida Paulista.  Le pasteur évangélique ultra-conservateur Silas Malafaia, organisateur de l’événement, et plusieurs candidats d’extrême droite à la présidentielle seront présents, dont le gouverneur de São Paulo, Tarcisio de Freitas, considéré comme le successeur potentiel de M. Bolsonaro. Il est aussi un fervent partisan de l’amnistie.  Les plus proches alliés de l’ex-président comptent faire en sorte que l’amnistie concerne aussi ce dernier s’il est condamné par la Cour suprême. Inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence depuis début août, Jair Bolsonaro, 70 ans, clame son innocence et crie à la “persécution” politique. Le jour de l’Indépendance, le président Lula mènera le traditionnel défilé officiel à Brasilia sous le slogan “Brésil souverain”, suite aux droits de douane punitifs de 50% imposés par M. Trump, qui a dénoncé une “chasse aux sorcières”.  Les autorités ont renforcé la sécurité du défilé avec 2.000 agents déployés et des troupes supplémentaires en alerte, a confirmé la police militaire de Brasilia.  Le président Lula, 79 ans, qui envisage de se représenter aux élections de 2026, a mis en garde cette semaine contre les risques d’amnistie si la question est portée devant le Congrès.  “Si le vote a lieu au Parlement, l’amnistie est un risque (…) car l’extrême droite est encore très forte”, a-t-il affirmé récemment  lors d’une rencontre avec des militants à Belo Horizonte (sud-est). “Cette bataille doit aussi être menée par le peuple”, a ajouté l’ancien syndicaliste, figure historique de la gauche brésilienne.Plus de 600 personnes ont été condamnées pour les émeutes de 2023, qui ont constitué, selon le parquet, l'”ultime espoir” de voir aboutir le plan putschiste imputé à Jair Bolsonaro et ses co-accusés. Le président de la Chambre des députés, Hugo Motta, assure  que “rien n’est arrêté” au sujet de l’amnistie, tout en admettant l’intensification des négociations ces derniers jours pour porter la question devant le Congrès. 

Vote de confiance: Bayrou fustige les oppositions, LR en ordre dispersé

A la veille de sa chute plus que probable, François Bayrou a fustigé dimanche l’attitude des forces politiques, “en guerre civile les unes avec les autres”, mais qui vont s’allier pour “abattre le gouvernement”. Sans se faire d’illusion, alors qu’Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.Le compte à rebours est enclenché. Lundi à 15H00, le Premier ministre montera à la tribune de l’Assemblée pour demander la confiance des députés. Vers 19H00, leur verdict tombera.Sauf énorme surprise, la sentence est déjà connue: face aux vetos annoncés de la gauche et de l’extrême droite, le locataire de Matignon sait que la fin de son bail est imminente.Dans le média en ligne Brut, où il a achevé dimanche un marathon médiatique, François Bayrou s’est montré fataliste : “Il y a pire dans la vie que d’être à la tête d’un gouvernement et que ce gouvernement (..) soit renversé”. “C’est déjà pas mal neuf mois” à Matignon, “je n’ai aucun regret”, a-t-il ajouté, relevant toutefois un manquement : l’absence d'”une grande réforme pour l’Education nationale”.Martelant son message sur la gravité de l’endettement du pays – qui justifie à ses yeux un effort budgétaire de 44 milliards d’euros pour 2026 -, il a critiqué des députés qui “ne devraient pas être prisonniers des mots d’ordre des formations politiques”. Ce sera le cas chez Les Républicains, leur patron Laurent Wauquiez ayant donné une “liberté de vote” à son groupe. En contradiction avec l’appel du patron du parti Bruno Retailleau à soutenir le gouvernement Bayrou.M. Wauquiez a également réitéré sur LCI qu’il ne censurerait pas automatiquement un gouvernement PS ou RN, ce qui lui a a valu un nouveau recadrage, ferme, du ministre de l’Intérieur. “Il est hors de question” que la droite accepte la nomination d’un Premier ministre socialiste, a-t-il une nouvelle fois assené en clôture du congrès de son parti, à Port-Marly (Yvelines). Et de dénoncer “les ingénieurs du chaos” qui veulent faire tomber François Bayrou, mettant en garde, lui aussi, sur “le danger existentiel” du surendettement du pays.Bruno Retailleau a aussi plaidé pour un accord de gouvernement sur le budget, et “une partie du régalien” avec le prochain locataire de Matignon, sous condition que ce dernier défende des idées compatibles avec “l’idée que l’on se fait du redressement de la France”.- “La grande tambouille” -Charge au chef de l’Etat de trouver le profil idoine. Pour l’heure, Emmanuel Macron “n’a pas tout à fait décidé” et “cherche encore la bonne solution sur le casting comme sur le fond”, glisse un visiteur de l’Elysée.Dans l’entourage du président, peu envisagent qu’il nomme le socialiste Olivier Faure, prétendant à Matignon.D’autant que le patron du PS l’a redit sur France 3: “pas question de former un gouvernement commun” avec des macronistes. “Je veux un gouvernement de gauche” qui soit “un gouvernement de cohabitation” et travaillera ensuite texte par texte à la recherche de compromis.Olivier Faure “a toute légitimité à prendre sa place à Matignon”, a poussé Patrick Kanner, à la tête des sénateurs PS. Il “a vocation à revendiquer le pouvoir”, a aussi estimé François Hollande dans La Tribune Dimanche. Mais le premier secrétaire du PS doit tenir compte du refus farouche des Insoumis d’accompagner sa stratégie, qualifiée d'”escroquerie”.Dénonçant “la grande tambouille” de “la coalition de tout et n’importe quoi”, Jean-Luc Mélenchon a prévenu samedi: “Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer”.Tourné vers l’élection suprême, le triple candidat à la présidentielle rêve d’en provoquer une autre avant 2027, grâce à la motion de destitution que les députés LFI s’apprêtent à déposer.Avec l’intention affichée de s’appuyer sur la colère sociale pour précipiter les événements, dès mercredi avec le mouvement “Bloquons tout”, puis avec la mobilisation syndicale du 18 septembre.Le Rassemblement national pousse lui de toutes ses forces pour de nouvelles législatives anticipées, que le parti à la flamme pense pouvoir gagner cette fois-ci.Et tant pis si “je ne pourrai peut être pas me représenter”, a lancé Marine Le Pen lors de sa rentrée politique dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). La cheffe de file de l’extrême droite connaîtra lundi la date de son procès en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés – qui lui vaut depuis fin mars une inéligibilité immédiate. En tout cas, “aucun d’entre nous n’acceptera de jouer les figurants d’un petit théâtre parlementaire”.

Ukraine: le siège du gouvernement endommagé après une attaque aérienne russe record

Le siège du gouvernement à Kiev a été endommagé dimanche après une attaque aérienne russe nocturne d’une ampleur inédite sur l’Ukraine, qui a impliqué plus de 800 drones et missiles et fait au moins cinq morts, dont deux dans la capitale.Un journaliste de l’AFP a vu le toit de l’imposant bâtiment abritant le conseil des ministres en feu et des volutes de fumée grise s’en échappant. Des hélicoptères lâchaient de l’eau sur l’édifice, situé en plein coeur de Kiev, proche de la présidence et du Parlement.”Pour la première fois, le toit et les étages supérieurs du siège du gouvernement ont été endommagés à cause d’une attaque ennemie”, a indiqué la Première ministre Ioulia Svyrydenko sur Telegram.Selon elle, aucune victime n’est à déplorer au sein du bâtiment. Les services de secours ont rapporté en début d’après-midi que l’incendie qui s’était déclenché a été éteint.Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le quartier gouvernemental à Kiev avait été relativement épargné par les frappes massives russes qui visent régulièrement la capitale.Cette nuit, la Russie a tiré 810 drones et 13 missiles sur le pays, dont respectivement 747 et quatre ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne. Il s’agit de l’attaque aérienne la plus importante depuis le début de la guerre.Plusieurs autres régions ont été touchées au-delà de la capitale. Au total, cinq personnes ont été tuées, dont deux à Kiev, et plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées. Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort dans des attaques locales séparées, selon les autorités ukrainiennes.- “Réponse appropriée” -Dans la capitale ukrainienne, plusieurs immeubles résidentiels ont également été endommagés. Les deux personnes décédées sont une jeune femme et son fils âgé de deux mois, a précisé le maire Vitali Klitschko.L’armée russe, comme à son habitude, a assuré n’avoir visé que “des sites du complexe militaro-industriel ukrainien et des infrastructures de transport”.Elle a rapporté avoir frappé des sites de production de drones et des aérodromes militaires dans l’est, le sud et le centre de l’Ukraine, ainsi que deux entreprises industrielles à la périphérie de Kiev.”Aucune autre cible n’a été frappée dans les limites de Kiev”, a ajouté le ministère russe, sous-entendant que le siège du gouvernement a pu être endommagé par des chutes de débris et non une frappe directe.”Le monde doit répondre à cette destruction non seulement par des mots, mais par des actions. Nous devons renforcer la pression des sanctions, principalement contre le pétrole et le gaz russes”, a plaidé la Première ministre ukrainienne, réclamant également des “armes”.Le président français Emmanuel Macron a estimé que “la Russie s’enferme toujours un peu plus dans la logique de la guerre et de la terreur”. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué dans la foulée avoir évoqué avec M. Macron les “prochaines étapes” pour “assurer une réponse appropriée” à Moscou et le “renforcement des défenses” ukrainiennes.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que Vladimir Poutine “ne prend pas la paix au sérieux” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a regretté que le président russe “bafoue la diplomatie”.L’Ukraine a de son côté affirmé avoir frappé une usine dans la région russe frontalière de Briansk et une raffinerie de pétrole dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.- Négociations dans l’impasse -Sur le front, l’armée russe a poursuivi ses avancées dimanche en revendiquant la capture d’une nouvelle localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre). L’Ukraine n’a que récemment reconnu la présence dans ce territoire des troupes de Moscou, qui occupent 20% du pays.Les dernières semaines ont été marquées par une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une issue au conflit. Le président américain Donald Trump a notamment reçu en août Vladimir Poutine en Alaska, puis Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens à Washington.Ces efforts semblent néanmoins dans l’impasse. Les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont engagés malgré tout jeudi à Paris à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine pour empêcher une potentielle nouvelle attaque de la Russie, après une hypothétique cessation des hostilités.La Russie, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des causes de la guerre, a indiqué à de multiples reprises qu’elle est catégoriquement opposée à tout déploiement de militaires occidentaux en Ukraine. M. Poutine a averti qu’un tel déploiement ferait de ces soldats des “cibles légitimes” pour l’armée russe.Jeudi, Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait bientôt avec Vladimir Poutine.

Ukraine: le siège du gouvernement endommagé après une attaque aérienne russe record

Le siège du gouvernement à Kiev a été endommagé dimanche après une attaque aérienne russe nocturne d’une ampleur inédite sur l’Ukraine, qui a impliqué plus de 800 drones et missiles et fait au moins cinq morts, dont deux dans la capitale.Un journaliste de l’AFP a vu le toit de l’imposant bâtiment abritant le conseil des ministres en feu et des volutes de fumée grise s’en échappant. Des hélicoptères lâchaient de l’eau sur l’édifice, situé en plein coeur de Kiev, proche de la présidence et du Parlement.”Pour la première fois, le toit et les étages supérieurs du siège du gouvernement ont été endommagés à cause d’une attaque ennemie”, a indiqué la Première ministre Ioulia Svyrydenko sur Telegram.Selon elle, aucune victime n’est à déplorer au sein du bâtiment. Les services de secours ont rapporté en début d’après-midi que l’incendie qui s’était déclenché a été éteint.Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le quartier gouvernemental à Kiev avait été relativement épargné par les frappes massives russes qui visent régulièrement la capitale.Cette nuit, la Russie a tiré 810 drones et 13 missiles sur le pays, dont respectivement 747 et quatre ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne. Il s’agit de l’attaque aérienne la plus importante depuis le début de la guerre.Plusieurs autres régions ont été touchées au-delà de la capitale. Au total, cinq personnes ont été tuées, dont deux à Kiev, et plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées. Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort dans des attaques locales séparées, selon les autorités ukrainiennes.- “Réponse appropriée” -Dans la capitale ukrainienne, plusieurs immeubles résidentiels ont également été endommagés. Les deux personnes décédées sont une jeune femme et son fils âgé de deux mois, a précisé le maire Vitali Klitschko.L’armée russe, comme à son habitude, a assuré n’avoir visé que “des sites du complexe militaro-industriel ukrainien et des infrastructures de transport”.Elle a rapporté avoir frappé des sites de production de drones et des aérodromes militaires dans l’est, le sud et le centre de l’Ukraine, ainsi que deux entreprises industrielles à la périphérie de Kiev.”Aucune autre cible n’a été frappée dans les limites de Kiev”, a ajouté le ministère russe, sous-entendant que le siège du gouvernement a pu être endommagé par des chutes de débris et non une frappe directe.”Le monde doit répondre à cette destruction non seulement par des mots, mais par des actions. Nous devons renforcer la pression des sanctions, principalement contre le pétrole et le gaz russes”, a plaidé la Première ministre ukrainienne, réclamant également des “armes”.Le président français Emmanuel Macron a estimé que “la Russie s’enferme toujours un peu plus dans la logique de la guerre et de la terreur”. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué dans la foulée avoir évoqué avec M. Macron les “prochaines étapes” pour “assurer une réponse appropriée” à Moscou et le “renforcement des défenses” ukrainiennes.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que Vladimir Poutine “ne prend pas la paix au sérieux” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a regretté que le président russe “bafoue la diplomatie”.L’Ukraine a de son côté affirmé avoir frappé une usine dans la région russe frontalière de Briansk et une raffinerie de pétrole dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.- Négociations dans l’impasse -Sur le front, l’armée russe a poursuivi ses avancées dimanche en revendiquant la capture d’une nouvelle localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre). L’Ukraine n’a que récemment reconnu la présence dans ce territoire des troupes de Moscou, qui occupent 20% du pays.Les dernières semaines ont été marquées par une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une issue au conflit. Le président américain Donald Trump a notamment reçu en août Vladimir Poutine en Alaska, puis Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens à Washington.Ces efforts semblent néanmoins dans l’impasse. Les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont engagés malgré tout jeudi à Paris à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine pour empêcher une potentielle nouvelle attaque de la Russie, après une hypothétique cessation des hostilités.La Russie, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des causes de la guerre, a indiqué à de multiples reprises qu’elle est catégoriquement opposée à tout déploiement de militaires occidentaux en Ukraine. M. Poutine a averti qu’un tel déploiement ferait de ces soldats des “cibles légitimes” pour l’armée russe.Jeudi, Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait bientôt avec Vladimir Poutine.

L’armée israélienne appelle à l’évacuation d’une tour d’habitation de Gaza-ville

L’armée israélienne a appelé dimanche la population à évacuer les environs d’une tour située dans le sud-ouest de la ville de Gaza, en prévision d’un bombardement à venir sur cet immeuble, au lendemain d’une annonce similaire.”Alerte urgente aux habitants de la ville de Gaza […] et en particulier à ceux qui se trouvent dans l’immeuble Al-Rouya […] ou dans les tentes avoisinantes”, annonce un message diffusé sur les réseaux sociaux par le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, accompagné d’une vue aérienne montrant l’immeuble marqué en rouge dans son environnement.”Les forces [israéliennes] attaqueront le bâtiment prochainement en raison de la présence d’infrastructures terroristes [du mouvement islamiste palestinien] Hamas à l’intérieur ou à proximité”, ajoute le colonel Adraee.Le même message avait été diffusé samedi mais la tour n’a pas été frappée depuis cette annonce.Vendredi et samedi, les forces israéliennes, après un appel à les évacuer, ont détruit deux autres tours d’habitations à Gaza-ville, accusant le Hamas, qui dénonce des “mensonges”, d’utiliser ces bâtiments pour opérer.Samedi, l’armée a appelé la population de Gaza-ville (nord) à évacuer vers la zone déclarée “humanitaire” d’al-Mawassi (sud), qui comprend selon elle des “infrastructures humanitaires”, et est approvisionnée en nourriture et médicaments. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé dimanche une extension des opérations militaires dans et autour de Gaza, dont l’objectif déclaré est de prendre le contrôle de la ville.Il a affirmé qu’environ 100.000 personnes avaient déjà quitté Gaza-ville, la plus grande du territoire palestinien. Selon des estimations récentes de l’ONU, près d’un million de personnes vivent dans et autour de la ville.Ni l’armée ni le gouvernement Netanyahu n’ont officiellement annoncé jusque là le début d’une offensive de grande envergure contre Gaza-ville, approuvée en août.Mais l’armée a intensifié ces dernières semaines ses bombardements ainsi que ses opérations au sol dans et autour de la ville.L’armée affirme contrôler 40% de cette agglomération, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza ravagée par 23 mois de guerre. Celle-ci a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël.