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Syrie: 20 morts dans un attentat dans une église, les autorités désignent l’EI

Un attentat suicide a fait au moins 20 morts dimanche dans une église chrétienne de Damas, selon les autorités syriennes, qui ont accusé un membre du groupe jihadiste Etat islamique d’en être l’auteur.Les Nations unies comme nombre de pays, des Etats-Unis à la France, ont condamné cette attaque, la première de ce type dans la capitale syrienne depuis que des forces dirigées par des islamistes radicaux ont renversé l’ex-président Bachar al-Assad le 8 décembre 2024.La sécurité reste l’un des plus grands défis pour les nouvelles autorités syriennes, que la communauté internationale a appelées à protéger les minorités et à les inclure dans le processus de transition.Le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’un “kamikaze affilié au groupe terroriste Daech est entré dans l’église Saint-Elie, dans le quartier de Dwelaa à Damas, a ouvert le feu et s’est fait exploser avec une ceinture explosive”.Devant l’église, Umm George, en larmes, cherche son fils, qui faisait partie des fidèles quand le kamikaze est entré. “Mon fils priait dans cette église”, dit-elle. “J’ai essayé de l’appeler mais son téléphone portable est hors service et je n’ai pas réussi à le trouver”.- “Plus jamais entendre sa voix” -“J’ai peur de ne plus jamais entendre sa voix”, souffle-t-elle.Des correspondants de l’AFP ont vu les secouristes évacuer des fidèles de l’église, où des débris de bois et des icônes étaient éparpillés au sol, couvert de sang.Selon le ministère de la Santé, cité par l’agence de presse Sana, l’attentat a fait 20 morts et 52 blessés.Un témoin, Lawrence Maamari, a déclaré à l’AFP que “quelqu’un est entré dans l’église avec une arme” et a commencé à tirer. Puis des fidèles “ont essayé de l’arrêter avant qu’il ne se fasse exploser”.L’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a exprimé “son indignation” et appelé les autorités à mener une enquête approfondie.La France a condamné un “attentat terroriste abject” et rappelé “son engagement en faveur d’une transition en Syrie qui permette aux Syriens et aux Syriennes, quelle que soit leur confession, de vivre en paix et en sécurité dans une Syrie libre, unie, plurielle, prospère, stable et souveraine”.L’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a dénoncé “un acte de lâcheté” qui n’a pas sa place “dans la nouvelle société de tolérance et d’inclusion que les Syriens sont en train de tisser”.La diplomatie turque, proche des nouvelles autorités syriennes, a dénoncé une “attaque perfide” visant à “semer le chaos”.- “Saper la coexistence” -Pour le ministère syrien des Affaires étrangères, “cet acte criminel qui a pris pour cible des fidèles chrétiens est une tentative désespérée de saper la coexistence nationale et de déstabiliser le pays”.Mais le patriarcat orthodoxe de Damas a exhorté les nouvelles autorités islamistes à “assumer l’entière responsabilité” de l’attentat, les pressant d’assurer “l’inviolabilité des églises et la protection de tous les ressortissants” du pays.Un homme de 40 ans, prénommé Ziad, qui se trouvait dans un magasin en face de l’église, a déclaré avoir entendu des coups de feu puis une explosion. “Nous avons vu du feu dans l’église et des morceaux de bancs en bois projetés jusqu’à l’entrée”, a-t-il ajouté.L’explosion a provoqué la panique dans l’église remplie de fidèles, parmi lesquels des enfants et des personnes âgées, selon un témoin.Pour le ministre de l’Intérieur Anas Khattab, “ces actes terroristes n’arrêteront pas les efforts de l’Etat syrien pour parvenir à la paix civile”.M. Khattab avait déclaré récemment que le groupe EI avait opté pour “des attaques précises contre des cibles stratégiques” et annoncé que des tentatives d’attentat du groupe jihadiste sunnite contre les communautés chrétienne et musulmane chiite avaient été déjouées.En mai, il avait revendiqué sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes.Ces dernières avaient alors dit avoir arrêté des membres d’une cellule de l’EI près de Damas, accusés de préparer des attaques, tandis qu’une autre opération à Alep, dans le nord, s’était soldée par la mort d’un agent de sécurité et de trois membres de l’organisation jihadiste.Le groupe Etat islamique avait pris le contrôle de vastes pans des territoires syrien et irakien au début de la guerre civile, qui a éclaté en 2011, proclamant la création d’un “califat” transfrontalier en 2014.Les forces kurdes syriennes soutenues par les Etats-Unis l’ont vaincu en 2019, mais les jihadistes ont maintenu une présence, en particulier dans le vaste désert syrien.

Syrie: 20 morts dans un attentat dans une église, les autorités désignent l’EI

Un attentat suicide a fait au moins 20 morts dimanche dans une église chrétienne de Damas, selon les autorités syriennes, qui ont accusé un membre du groupe jihadiste Etat islamique d’en être l’auteur.Les Nations unies comme nombre de pays, des Etats-Unis à la France, ont condamné cette attaque, la première de ce type dans la …

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Syrie: 20 morts dans un attentat dans une église, les autorités désignent l’EI

Un attentat suicide a fait au moins 20 morts dimanche dans une église chrétienne de Damas, selon les autorités syriennes, qui ont accusé un membre du groupe jihadiste Etat islamique d’en être l’auteur.Les Nations unies comme nombre de pays, des Etats-Unis à la France, ont condamné cette attaque, la première de ce type dans la capitale syrienne depuis que des forces dirigées par des islamistes radicaux ont renversé l’ex-président Bachar al-Assad le 8 décembre 2024.La sécurité reste l’un des plus grands défis pour les nouvelles autorités syriennes, que la communauté internationale a appelées à protéger les minorités et à les inclure dans le processus de transition.Le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’un “kamikaze affilié au groupe terroriste Daech est entré dans l’église Saint-Elie, dans le quartier de Dwelaa à Damas, a ouvert le feu et s’est fait exploser avec une ceinture explosive”.Devant l’église, Umm George, en larmes, cherche son fils, qui faisait partie des fidèles quand le kamikaze est entré. “Mon fils priait dans cette église”, dit-elle. “J’ai essayé de l’appeler mais son téléphone portable est hors service et je n’ai pas réussi à le trouver”.- “Plus jamais entendre sa voix” -“J’ai peur de ne plus jamais entendre sa voix”, souffle-t-elle.Des correspondants de l’AFP ont vu les secouristes évacuer des fidèles de l’église, où des débris de bois et des icônes étaient éparpillés au sol, couvert de sang.Selon le ministère de la Santé, cité par l’agence de presse Sana, l’attentat a fait 20 morts et 52 blessés.Un témoin, Lawrence Maamari, a déclaré à l’AFP que “quelqu’un est entré dans l’église avec une arme” et a commencé à tirer. Puis des fidèles “ont essayé de l’arrêter avant qu’il ne se fasse exploser”.L’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a exprimé “son indignation” et appelé les autorités à mener une enquête approfondie.La France a condamné un “attentat terroriste abject” et rappelé “son engagement en faveur d’une transition en Syrie qui permette aux Syriens et aux Syriennes, quelle que soit leur confession, de vivre en paix et en sécurité dans une Syrie libre, unie, plurielle, prospère, stable et souveraine”.L’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a dénoncé “un acte de lâcheté” qui n’a pas sa place “dans la nouvelle société de tolérance et d’inclusion que les Syriens sont en train de tisser”.La diplomatie turque, proche des nouvelles autorités syriennes, a dénoncé une “attaque perfide” visant à “semer le chaos”.- “Saper la coexistence” -Pour le ministère syrien des Affaires étrangères, “cet acte criminel qui a pris pour cible des fidèles chrétiens est une tentative désespérée de saper la coexistence nationale et de déstabiliser le pays”.Mais le patriarcat orthodoxe de Damas a exhorté les nouvelles autorités islamistes à “assumer l’entière responsabilité” de l’attentat, les pressant d’assurer “l’inviolabilité des églises et la protection de tous les ressortissants” du pays.Un homme de 40 ans, prénommé Ziad, qui se trouvait dans un magasin en face de l’église, a déclaré avoir entendu des coups de feu puis une explosion. “Nous avons vu du feu dans l’église et des morceaux de bancs en bois projetés jusqu’à l’entrée”, a-t-il ajouté.L’explosion a provoqué la panique dans l’église remplie de fidèles, parmi lesquels des enfants et des personnes âgées, selon un témoin.Pour le ministre de l’Intérieur Anas Khattab, “ces actes terroristes n’arrêteront pas les efforts de l’Etat syrien pour parvenir à la paix civile”.M. Khattab avait déclaré récemment que le groupe EI avait opté pour “des attaques précises contre des cibles stratégiques” et annoncé que des tentatives d’attentat du groupe jihadiste sunnite contre les communautés chrétienne et musulmane chiite avaient été déjouées.En mai, il avait revendiqué sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes.Ces dernières avaient alors dit avoir arrêté des membres d’une cellule de l’EI près de Damas, accusés de préparer des attaques, tandis qu’une autre opération à Alep, dans le nord, s’était soldée par la mort d’un agent de sécurité et de trois membres de l’organisation jihadiste.Le groupe Etat islamique avait pris le contrôle de vastes pans des territoires syrien et irakien au début de la guerre civile, qui a éclaté en 2011, proclamant la création d’un “califat” transfrontalier en 2014.Les forces kurdes syriennes soutenues par les Etats-Unis l’ont vaincu en 2019, mais les jihadistes ont maintenu une présence, en particulier dans le vaste désert syrien.

Fête de la musique: forte affluence, des piqûres et plus de 300 gardes à vue

Plus d’une centaine de cas de piqûres sur des femmes ont été recensés durant la Fête de la musique et 305 personnes placées en garde à vue pour différents délits, selon un bilan du ministère de l’Intérieur dimanche.Cette 44e édition, qui a réuni des foules compactes partout en France sous une forte chaleur, s’est déroulée sans incident majeur, selon plusieurs sources policières et judiciaires, ainsi que les pompiers, sollicités par l’AFP. Dans la nuit et à la suite de publications sur les réseaux sociaux appelant à “attaquer et à piquer des femmes lors de la Fête de la musique”, 145 victimes de piqûres se sont manifestées auprès des services de police en métropole et en outre-mer, a précisé le ministère de l’Intérieur.La préfecture de police de Paris a relevé 21 cas sur sa zone en Ile-de-France, dont 13 à Paris, sans pouvoir dire avec quoi les personnes ont été piquées. “Certaines victimes ont été prises en charge dans des hôpitaux afin de subir des analyses toxicologiques”, a ajouté le ministère.A Paris, trois enquêtes ont été ouvertes après qu’une adolescente de 15 ans, un jeune de 18 ans et une femme ont signalé avoir été victimes de piqûres dans trois lieux différents de la capitale, a indiqué le parquet. Tous les trois ont été pris de malaises.- “Affluence inédite” -Douze personnes, soupçonnées d’être les auteurs de piqûres, ont été interpellées en France, selon le ministère. A Angoulême, par exemple, quatre personnes ont été interpellées. Elles auraient fait une cinquantaine de victimes, selon une source policière.Dans l’est, deux hommes de 20 et 44 ans ont été interpellés et placés en garde à vue pour violences avec arme et en état d’ivresse, ainsi que pour administration de substance nuisible, a indiqué à l’AFP le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard. “Il y a 16 victimes, des jeunes femmes, pour la plupart mineures, qui se sont présentées à l’hôpital”, a-t-il précisé.Au-delà de ce phénomène des piqûres, 371 personnes ont été interpellées (326 en 2024) au cours de la soirée, dont 89 à Paris (103 en 2024), selon le bilan du ministère. Il y a eu 305 gardes à vue (22 en 2024), dont 81 à Paris (75 en 2024).Treize membres de forces de l’ordre ont été blessés (20 en 2024), 14 participants aux festivités ont été blessés grièvement et 1.477 légèrement.Selon un décompte des sapeurs-pompiers, il y a eu 51 feux de véhicules et 39 feux sur la voie publique.A Paris, le parquet recensait dimanche à midi “une centaine de gardes à vue” essentiellement pour violences volontaires, notamment sur personnes dépositaires de l’autorité publique, vols, ports d’arme prohibé, dégradations volontaires, vente à la sauvette.Le quartier des Halles, dans le centre, “a été particulièrement problématique” avec un “public hostile et deux tentatives de pillage de magasins (Nike et Sephora)”, a détaillé le parquet. Le Préfet de police de Paris Laurent Nunez, qui avait prévu un dispositif de sécurité renforcé, a relevé qu'”aucun incident majeur n’était à déplorer à ce stade”.”L’important dispositif a permis d’être réactif en tous points de la capitale pour éviter tout débordement et assurer la sécurité des personnes présentes sur l’espace public”, a commenté la préfecture de police, en soulignant que la journée a attiré “une affluence inédite” dans la capitale.Cinq personnes, âgées d’une vingtaine d’années et de 31 ans, ont été placées en garde à vue dimanche au petit matin pour avoir, avec un quad, trainé un policier sur une dizaine de mètres après un refus d’obtempérer dans le 1er arrondissement.Un mineur de 17 ans a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé après avoir “été retrouvé assis, blessé au bas ventre à l’arme blanche sur la voie publique” dans le 19e arrondissement et un sans-abri de 50 ans a été retrouvé mort sur le parvis du centre Pompidou, samedi vers 22h, “des seringues usagées (…) à proximité”.”À chaque événement festif à Paris, tout dégénère ! Les femmes ne peuvent plus faire la fête sans être agressées ! Les familles n’osent plus sortir avec les enfants”, a tancé la ministre de la Culture Rachida Dati sur X. Mme Dati, qui ambitionne de succéder à la maire socialiste Anne Hidalgo, a déploré une Fête de la musique “gâchée” et une mairie de Paris “aux abonnés absents”.sm-js-mk-pau-sha-fbe/may/clr

Présidentielle ivoirienne : Ouattara continue d’entretenir le suspens sur sa candidature

Le président ivoirien Alassane Ouattara continue d’entretenir le suspens en Côte d’Ivoire: il a annoncé dimanche qu’il prendrait une décision “dans les jours qui viennent” concernant sa candidature à la présidentielle d’octobre, pour briguer un quatrième mandat à la tête du pays.Sa réponse était très attendue dimanche par des dizaines de milliers de partisans lors …

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Présidentielle ivoirienne : Ouattara continue d’entretenir le suspens sur sa candidature

Le président ivoirien Alassane Ouattara continue d’entretenir le suspens en Côte d’Ivoire: il a annoncé dimanche qu’il prendrait une décision “dans les jours qui viennent” concernant sa candidature à la présidentielle d’octobre, pour briguer un quatrième mandat à la tête du pays.Sa réponse était très attendue dimanche par des dizaines de milliers de partisans lors d’un grand meeting à Abidjan, au lendemain de sa désignation par son parti comme candidat à la présidentielle.”Je prendrai dans les jours qui viennent, après mûre réflexion en mon âme et conscience, une décision”, a déclaré Alassane Ouattara dans l’enceinte du stade d’Ebimpé qui porte son nom (stade Alassane-Ouattara), acclamé par les militants qui remplissaient les 60.000 places assises ainsi que la pelouse.”Je ressens la force et la sincérité de votre appel. Ces appels, je ne peux pas les ignorer, je les ai bien entendus, et je dis avec émotion, oui je vous ai entendus”, a-t-il ajouté.La question agite les milieux politiques ivoiriens depuis des mois, a fortiori depuis la publication de la liste électorale début juin, qui exclut plusieurs figures de l’opposition de la course à la présidentielle.Au pouvoir depuis 2011, M. Ouattara, 83 ans, avait été désigné samedi candidat de son parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il a par ailleurs affirmé qu’il acceptait de rester président du parti.Dimanche, à son arrivée dans le stade d’Ebimpé dans une ambiance digne d’un match de football, il a effectué un bain de foule, à pied, parmi ses militants.”ADO, ADO, ADO”, ont chanté les militants – ADO étant les initiales d’Alassane Dramane Ouattara -, tandis que des banderoles à l’effigie du chef de l’État parsemaient le stade, qui a vu la Côte d’Ivoire remporter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football en 2024.- Militants déçus -“Nous avons fait plus que reconstruire la Côte d’Ivoire, nous avons transformé la Côte d’Ivoire, mais nous devons aller encore plus loin”, a-t-il lancé. “Il n’est pas que le président d’un parti, il s’adressera à l’ensemble des Ivoiriens”, a réagi le ministre des Transports Amadou Koné. “Il se prononcera dans une autre tribune qui n’est pas partisane”, a abondé le député de Bouaké (centre), Paul Dakuyo. L’opposition, convaincue qu’il va se représenter, se dresse déjà contre une telle candidature, surtout depuis l’exclusion de ses têtes d’affiches.L’ex-président Laurent Gbagbo (2000-2011), son ancien bras droit Charles Blé Goudé et l’ancien Premier ministre en exil Guillaume Soro sont radiés de la liste électorale pour des condamnations en justice.Tidjane Thiam, leader du principal parti d’opposition, a lui aussi été écarté par la justice pour des problèmes de nationalité.Ces décisions judiciaires ont alimenté des tensions, l’opposition estimant que le pouvoir choisit ses adversaires, tandis que les autorités nient toute intervention politique. – Tensions politiques -“Je n’abandonnerai pas le combat contre le quatrième mandat”, avait déclaré Laurent Gbagbo jeudi.”La continuité conduira à l’instabilité, le changement conduira à la stabilité”, a estimé Tidjane Thiam. “Je voudrais à nouveau vous rassurer, ces élections seront apaisées, démocratiques et transparentes. Tout se passera bien dans la paix et dans le calme”, a affirmé M. Ouattara dimanche.Le même jour, le président de la Commission de la Communauté économique des États d”Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Gambien Omar Alieu Touray, a commenté la situation politique en Côte d’Ivoire, affirmant que l’organisation “n’impose pas de règles” à ses membres.”Ce qui est fait au sein de nos États membres doit l’être conformément aux lois nationales et aux constitutions”, a-t-il estimé devant la presse après un sommet.La Côte d’Ivoire a connu des violences lors de périodes électorales à plusieurs reprises. Fin 2010 et début 2011, l’élection d’Alassane Ouattara, contestée par son rival Laurent Gbagbo, avait fait environ 3.000 morts.Lors de la dernière présidentielle, en 2020, l’opposition avait contesté la légalité du troisième mandat d’Alassane Ouattara, mais son élection avait été validée par le Conseil constitutionnel. “La constitution lui interdit d’être éligible”, maintenait dimanche Sébastien Dano Djedje, le président exécutif du parti de Laurent Gbagbo, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). “S’il choisit d’être candidat, on va contester par des moyens légaux”, a-t-il assuré à l’AFP. Au moins 85 personnes avaient été tuées dans des violences en marge du scrutin de 2020, qui avait abouti à la réélection du chef de l’État avec plus de 94% des voix. 

Washington dit avoir détruit le programme nucléaire iranien, Téhéran menaçant

Les frappes américaines sans précédent menées en Iran ont détruit son programme nucléaire, a affirmé dimanche Washington, Téhéran menaçant clairement les Etats-Unis de représailles avec le risque que la situation devienne hors de contrôle au Moyen-Orient.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a déclaré que les Etats-Unis “n’avaient plus leur place” au Moyen-Orient, disant qu’ils devaient s’attendre à des “conséquences irréparables”.Ali Akbar Velayati, cité par l’agence officielle Irna, a averti que les bases utilisées par les forces américaines pour lancer des attaques contre les sites nucléaires iraniens seraient considérées “comme des cibles légitimes”.L’armée américaine a mené une attaque surprise dans la nuit de samedi à dimanche, à l’aide de bombardiers stratégiques B-2, visant trois sites nucléaires iraniens, où l’étendue des dégâts reste à évaluer.Donald Trump, qui a sévèrement mis en garde l’Iran de ne pas riposter, dit souhaiter la paix et a exhorté Téhéran à mettre fin au conflit après ces frappes ayant visé un site souterrain d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que des installations à Ispahan et de Natanz.”Nous avons dévasté le programme nucléaire iranien”, a déclaré le chef du Pentagone, Pete Hegseth.Donald Trump “cherche la paix, et l’Iran devrait suivre cette voie”, a-t-il dit. “Cette mission n’était pas, et n’a pas été, un changement de régime”.Selon le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, “les premières évaluations indiquent que les trois sites ont subi des dommages et des destructions extrêmement graves”.Ali Shamkhani, un autre conseiller du guide suprême iranien, a cependant affirmé sur X que l’Iran possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.Pour sa part, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi a estimé impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts. L’AIEA n’a elle constaté “aucune hausse des niveaux de radiation” à cause des frappes.A Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne au sud de Téhéran, le sol semble avoir été affecté par les frappes et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin, selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC.- “Vengeance!” -Le président iranien Massoud Pezeshkian a promis une “riposte” aux frappes américaines, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, lequel a dit craindre une “escalade incontrôlée” au Moyen-Orient.”Vengeance, vengeance!”, ont crié le poing levé des manifestants dans le centre de Téhéran, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.Les dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont demandé à l’Iran “de ne pas entreprendre d’autres actions susceptibles de déstabiliser la région”.L’armée israélienne a pour sa part affirmé avoir frappé dimanche “des dizaines de cibles militaires” en Iran dans quatre régions du pays, dont “pour la première fois” celle de Yazd (centre), au dixième jour de la guerre entre les deux pays.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, a dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”.Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a assuré dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.Mais pour son homologue iranien, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.- “Marteau de minuit” -L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2 contre lesquels la défense aérienne iranienne n’a pas réagi selon Washington.Il s’est agi, d’après le Pentagone, de la plus grande frappe opérationnelle des bombardiers stratégiques B-2 de l’histoire américaine. Et pour la première fois, Washington a eu recours à de puissantes bombes anti-bunker GBU-57, une ogive de 13 tonnes capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni dimanche en urgence, le secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde contre un “cycle sans issue de représailles après représailles”, qualifiant les frappes américaines de “tournant dangereux”.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu y a vu, lui,  un “virage historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix, alors que les pays arabes ont fermement condamné les frappes.Israël a lancé le 13 juin une offensive sans précédent sur l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique et a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien.Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, selon les autorités israéliennes.  

Washington dit avoir détruit le programme nucléaire iranien, Téhéran menaçant

Les frappes américaines sans précédent menées en Iran ont détruit son programme nucléaire, a affirmé dimanche Washington, Téhéran menaçant clairement les Etats-Unis de représailles avec le risque que la situation devienne hors de contrôle au Moyen-Orient.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a déclaré que les Etats-Unis “n’avaient plus leur place” au Moyen-Orient, disant qu’ils devaient s’attendre à des “conséquences irréparables”.Ali Akbar Velayati, cité par l’agence officielle Irna, a averti que les bases utilisées par les forces américaines pour lancer des attaques contre les sites nucléaires iraniens seraient considérées “comme des cibles légitimes”.L’armée américaine a mené une attaque surprise dans la nuit de samedi à dimanche, à l’aide de bombardiers stratégiques B-2, visant trois sites nucléaires iraniens, où l’étendue des dégâts reste à évaluer.Donald Trump, qui a sévèrement mis en garde l’Iran de ne pas riposter, dit souhaiter la paix et a exhorté Téhéran à mettre fin au conflit après ces frappes ayant visé un site souterrain d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que des installations à Ispahan et de Natanz.”Nous avons dévasté le programme nucléaire iranien”, a déclaré le chef du Pentagone, Pete Hegseth.Donald Trump “cherche la paix, et l’Iran devrait suivre cette voie”, a-t-il dit. “Cette mission n’était pas, et n’a pas été, un changement de régime”.Selon le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, “les premières évaluations indiquent que les trois sites ont subi des dommages et des destructions extrêmement graves”.Ali Shamkhani, un autre conseiller du guide suprême iranien, a cependant affirmé sur X que l’Iran possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.Pour sa part, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi a estimé impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts. L’AIEA n’a elle constaté “aucune hausse des niveaux de radiation” à cause des frappes.A Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne au sud de Téhéran, le sol semble avoir été affecté par les frappes et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin, selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC.- “Vengeance!” -Le président iranien Massoud Pezeshkian a promis une “riposte” aux frappes américaines, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, lequel a dit craindre une “escalade incontrôlée” au Moyen-Orient.”Vengeance, vengeance!”, ont crié le poing levé des manifestants dans le centre de Téhéran, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.Les dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont demandé à l’Iran “de ne pas entreprendre d’autres actions susceptibles de déstabiliser la région”.L’armée israélienne a pour sa part affirmé avoir frappé dimanche “des dizaines de cibles militaires” en Iran dans quatre régions du pays, dont “pour la première fois” celle de Yazd (centre), au dixième jour de la guerre entre les deux pays.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, a dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”.Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a assuré dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.Mais pour son homologue iranien, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.- “Marteau de minuit” -L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2 contre lesquels la défense aérienne iranienne n’a pas réagi selon Washington.Il s’est agi, d’après le Pentagone, de la plus grande frappe opérationnelle des bombardiers stratégiques B-2 de l’histoire américaine. Et pour la première fois, Washington a eu recours à de puissantes bombes anti-bunker GBU-57, une ogive de 13 tonnes capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni dimanche en urgence, le secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde contre un “cycle sans issue de représailles après représailles”, qualifiant les frappes américaines de “tournant dangereux”.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu y a vu, lui,  un “virage historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix, alors que les pays arabes ont fermement condamné les frappes.Israël a lancé le 13 juin une offensive sans précédent sur l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique et a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien.Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, selon les autorités israéliennes.  

Les Etats-Unis affirment avoir “dévasté” le programme nucléaire iranien

Les frappes américaines sans précédent menées en Iran ont “dévasté” son programme nucléaire, a affirmé dimanche le Pentagone, tandis que Téhéran accusait Washington d’avoir franchi une “ligne rouge” majeure.L’attaque surprise menée à l’aide de bombardiers stratégiques B-2 menace d’aggraver les tensions au Moyen-Orient, Téhéran ayant promis de riposter contre l’implication des Etats-Unis.Mais le président américain Donald Trump dit souhaiter la paix et a exhorté l’Iran à mettre fin au conflit après les frappes ayant visé un site souterrain clé d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que les installations nucléaires d’Ispahan et de Natanz.”Nous avons dévasté le programme nucléaire iranien”, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef du Pentagone, Pete Hegseth, ajoutant que l’opération “ne visait pas les troupes iraniennes ni le peuple iranien”.M. Trump “cherche la paix, et l’Iran devrait suivre cette voie”, a-t-il dit. “Cette mission n’était pas, et n’a pas été, un changement de régime.”Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a jugé “trop tôt” pour évaluer l’étendue des dégâts, mais “les premières évaluations indiquent que les trois sites ont subi des dommages et des destructions extrêmement graves”.”Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée”, a cependant indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a annoncé une “réunion d’urgence” lundi.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l'”agression” et participé dimanche à une manifestation à Téhéran pour dénoncer les frappes américaines, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.”Vengeance, vengeance!”, ont crié le poing levé des manifestants, tandis que le président iranien tentait de se frayer un chemin parmi la foule réunie place Enghelab (Révolution), dans le centre de Téhéran.- Nouvelles frappes israéliennes -L’armée israélienne a affirmé avoir frappé dimanche “des dizaines de cibles militaires” en Iran dans quatre régions du pays, dont “pour la première fois” celle de Yazd (centre), au dixième jour de la guerre entre les deux pays.Une explosion “massive” a été entendue dans la province méridionale de Bouchehr, où est située une centrale nucléaire, a indiqué le quotidien iranien Shargh.Dissipant le doute qu’il avait laissé planer sur une intervention, réclamée par son allié israélien, Donald Trump a annoncé samedi soir que les principales installations d’enrichissement nucléaire du pays, soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, avaient été “totalement détruites” par les frappes américaines.Israël a annoncé vérifier la situation sur le site majeur de Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne à 180 kilomètres au sud de Téhéran.Selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC, le sol semble y être affecté et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, a dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”.Mais Israël a relevé son niveau d’alerte sur tout le territoire, alors que les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont menacé de recourir à des “options qui dépassent l’entendement (…) du camp de l’agresseur”.Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a indiqué dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.Mais pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.- “Marteau de minuit” -L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2 contre lesquels la défense aérienne iranienne n’a pas réagi.Il s’est agi, selon le Pentagone, de la plus grande frappe opérationnelle des bombardiers stratégiques B-2 de l’histoire des Etats-Unis. Et, pour la première fois, Washington a eu recours à des puissantes bombes anti-bunker GBU-57, une ogive de 13 tonnes capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété d’une “dangereuse escalade”. Les pays arabes ont fermement condamné les frappes américaines, s’inquiétant de leurs retombées régionales.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence dimanche après-midi.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a félicité M. Trump pour avoir imprimé un “tournant historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix. Donald Trump avait affirmé que l’Iran était “à quelques semaines, voire quelques mois” de l’arme atomique.Les raids américains “n’arrêteront pas” le programme nucléaire, a cependant réagi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.  Israël, qui a lancé une offensive sans précédent sur l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique, a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien. Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, selon les autorités israéliennes.  

Les Etats-Unis affirment avoir “dévasté” le programme nucléaire iranien

Les frappes américaines sans précédent menées en Iran ont “dévasté” son programme nucléaire, a affirmé dimanche le Pentagone, tandis que Téhéran accusait Washington d’avoir franchi une “ligne rouge” majeure.L’attaque surprise menée à l’aide de bombardiers stratégiques B-2 menace d’aggraver les tensions au Moyen-Orient, Téhéran ayant promis de riposter contre l’implication des Etats-Unis.Mais le président américain Donald Trump dit souhaiter la paix et a exhorté l’Iran à mettre fin au conflit après les frappes ayant visé un site souterrain clé d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que les installations nucléaires d’Ispahan et de Natanz.”Nous avons dévasté le programme nucléaire iranien”, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef du Pentagone, Pete Hegseth, ajoutant que l’opération “ne visait pas les troupes iraniennes ni le peuple iranien”.M. Trump “cherche la paix, et l’Iran devrait suivre cette voie”, a-t-il dit. “Cette mission n’était pas, et n’a pas été, un changement de régime.”Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a jugé “trop tôt” pour évaluer l’étendue des dégâts, mais “les premières évaluations indiquent que les trois sites ont subi des dommages et des destructions extrêmement graves”.”Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée”, a cependant indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a annoncé une “réunion d’urgence” lundi.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l'”agression” et participé dimanche à une manifestation à Téhéran pour dénoncer les frappes américaines, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.”Vengeance, vengeance!”, ont crié le poing levé des manifestants, tandis que le président iranien tentait de se frayer un chemin parmi la foule réunie place Enghelab (Révolution), dans le centre de Téhéran.- Nouvelles frappes israéliennes -L’armée israélienne a affirmé avoir frappé dimanche “des dizaines de cibles militaires” en Iran dans quatre régions du pays, dont “pour la première fois” celle de Yazd (centre), au dixième jour de la guerre entre les deux pays.Une explosion “massive” a été entendue dans la province méridionale de Bouchehr, où est située une centrale nucléaire, a indiqué le quotidien iranien Shargh.Dissipant le doute qu’il avait laissé planer sur une intervention, réclamée par son allié israélien, Donald Trump a annoncé samedi soir que les principales installations d’enrichissement nucléaire du pays, soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, avaient été “totalement détruites” par les frappes américaines.Israël a annoncé vérifier la situation sur le site majeur de Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne à 180 kilomètres au sud de Téhéran.Selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC, le sol semble y être affecté et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, a dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”.Mais Israël a relevé son niveau d’alerte sur tout le territoire, alors que les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont menacé de recourir à des “options qui dépassent l’entendement (…) du camp de l’agresseur”.Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a indiqué dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.Mais pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.- “Marteau de minuit” -L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2 contre lesquels la défense aérienne iranienne n’a pas réagi.Il s’est agi, selon le Pentagone, de la plus grande frappe opérationnelle des bombardiers stratégiques B-2 de l’histoire des Etats-Unis. Et, pour la première fois, Washington a eu recours à des puissantes bombes anti-bunker GBU-57, une ogive de 13 tonnes capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété d’une “dangereuse escalade”. Les pays arabes ont fermement condamné les frappes américaines, s’inquiétant de leurs retombées régionales.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence dimanche après-midi.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a félicité M. Trump pour avoir imprimé un “tournant historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix. Donald Trump avait affirmé que l’Iran était “à quelques semaines, voire quelques mois” de l’arme atomique.Les raids américains “n’arrêteront pas” le programme nucléaire, a cependant réagi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.  Israël, qui a lancé une offensive sans précédent sur l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique, a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien. Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, selon les autorités israéliennes.