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Grèce: violent incendie près d’Athènes, des dizaines d’évacuations

Un violent incendie de forêt a ravagé jeudi de nombreuses localités balnéaires près d’Athènes, endommageant des habitations et entraînant des dizaines d’évacuations dans cette région prisée des touristes grecs et étrangers.L’incendie s’est déclaré dans les localités balnéaires de Palaia Fokaia et Thymari, à 50 km à l’est d’Athènes, et a entraîné l’évacuation de cinq villages, selon les pompiers. Leur porte-parole, Vassilis Vathrakogiannis, a évoqué “une énorme bataille contre les flammes entre les habitations”.  Quelque 130 pompiers, des volontaires, une dizaine d’avions et d’hélicoptères, ainsi que deux bateaux des garde-côtes sont mobilisés. “Il s’agit d’un feu difficile attisé par de forts vents”, a indiqué à l’AFP une responsable du service de pompiers.Déclenché vers 12H30 locales (09H30 GMT), l’incendie a rapidement gagné en intensité et s’est vite propagé avec des vents d’une intensité de six sur l’échelle de Beaufort et des températures oscillant entre 35 et 37 degrés Celsius durant la journée.Des champs, des oliveraies et des terrains ainsi que quelques habitations ont été détruits par les flammes. Kostas Tsiguas, président de l’union des pompiers, a indiqué qu’au moins 50 personnes ont été évacuées par les pompiers.Les pompiers ont évacué des habitants, dont des enfants, qui se trouvaient à leur domicile alors que des ordres de quitter les lieux ont été envoyés via le numéro d’urgence de la Protection civile, selon la télévision publique Ert.Selon les images diffusées par Ert, deux pompiers tentaient d’éteindre le feu dans la cour d’une maison, lorsque le toit s’est effondré sous les flammes, tandis qu’un épais nuage de fumée noir recouvrait Palaia Fokaia et les plages proches du golfe Saronique. Dimitris Papachristos, le maire de la municipalité de Saronique, qui comprend plusieurs communes évacuées, a qualifié la situation d'”extrêmement difficile car les vents ne cessent pas”.”Des structures ont été ouvertes pour accueillir ceux qui ont été évacués. Toute la municipalité est en alerte”, a-t-il ajouté, cité par l’agence de presse grecque ANA.- Situation “dramatique” -La circulation a été interrompue par la police sur la principale avenue longeant la côte sud de la capitale reliant Athènes au cap Sounion, où s’étend le front du feu.Très prisée par les vacanciers grecs et étrangers, cette région comprend de nombreuses maisons secondaires d’Athéniens.”C’est un violent incendie, une réunion extraordinaire de la cellule de coordination aura lieu dans les prochaines heures”, a indiqué sur Ert Viki Kavallari, la sous-préfète de l’Attique, la région d’Athènes. Sur la chaîne Mega, le maire adjoint de Palaia Fokaia, Stavros Petropoulos, a qualifié la situation de “dramatique”. “Les habitants nous ont dit que l’incendie avait commencé à cause d’une étincelle provenant d’un câble électrique défaillant”, a-t-il noté. Située dans le sud-est de la Méditerranée, la Grèce est particulièrement vulnérable aux incendies chaque été, alimentés par des vents violents, la sécheresse et des températures élevées.Jeudi, le mercure a atteint jusqu’à 40 degrés Celsius en Attique. Cette première vague de chaleur en Grèce doit se poursuivre jusqu’à samedi, selon les prévisions météorologiques.Selon la Protection civile, l’indice de risque d’incendie jeudi est “très élevé”, de même que pour vendredi notamment en Attique et les îles du nord de la mer Egée. Durant les dernières 24H, 45 feux se sont déclarés en Grèce, selon les pompiers.Depuis dimanche, un autre incendie de forêt est en cours sur l’île de Chios dans le nord-est de la mer Egée. Il a jusqu’ici ravagé plus de 4.000 hectares, selon l’observatoire européen Copernicus. L’an dernier, quelque 45.000 hectares sont partis en fumée dans toute la Grèce, avec notamment un incendie ravageur dans la banlieue nord de la capitale grecque ayant fait un mort.

Manifestations violentes au Kenya: 16 morts selon Amnesty, l’exécutif affirme avoir “déjoué un coup d’Etat”

Critiqué pour les violences policières massives lors des manifestations de mercredi qui ont fait 16 morts et plus de 400 blessés selon Amnesty international, le gouvernement kényan s’est défendu en affirmant avoir “déjoué un coup d’Etat” et en dénonçant “du terrorisme déguisé en contestation”.Le centre de Nairobi affichait jeudi des traces des affrontements de la veille : immeubles calcinés, vitres cassées, et des milliers de commerces – depuis les supermarchés jusqu’aux magasins de vêtements ou d’électronique – pillés, a constaté l’AFP.L’oeuvre de “voyous” payés, dans une action “coordonnée, financée”, “préméditée”, une “campagne bien orchestrée de violence politique”, a affirmé, sans plus de précisions, le ministre de l’Intérieur kényan, Kipchumba Murkomen lors d’un discours télévisé. “Ce qui s’est passé hier n’était pas une manifestation. C’était du terrorisme déguisé en contestation”, a encore tonné le ministre, promettant une réponse ferme de l’Etat kényan.Mercredi, des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans la rue dans plusieurs villes pour rendre hommage aux victimes des manifestations organisées en juin et juillet 2024 contre une loi budgétaire controversée et la corruption, dont l’apogée fut la prise du Parlement le 25 juin, durement réprimée.Plus de 60 personnes avaient au total été tuées l’année dernière, et plus de 80 personnes avaient été enlevées – parfois des mois après les manifestations -, dont certaines sont encore portées disparues, selon les groupes de défense des droits humains.- Balle “sous l’œil” -Au départ pacifiques, les rassemblements ont tourné mercredi à la violence, des manifestants allumant des feux et jetant des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en grande quantité.Amnesty International a déclaré jeudi qu’au moins 16 personnes ont été tuées dans le pays, quand un précédent bilan donné mercredi soir faisait état de huit morts et au moins 400 blessés, dont 83 dans un état grave, selon une coalition d’une vingtaine d’ONG, dont Amnesty.Parmi les blessés, au moins huit ont été traités pour des blessures par balle et trois sont des policiers, avaient comptabilisé ces ONG. Les médias kényans évoquaient des tirs à balles réelles de la police, notamment en périphérie de Nairobi.”On lui a tiré sous l’œil et la balle est sortie par l’arrière de sa tête”, a raconté Fatuma Opango à l’AFP devant la morgue de Nairobi, où elle a reconnu la dépouille de son neveu Ian, un adolescent de 17 ans pour lequel elle réclame “justice”.”Il n’était pas nécessaire de tuer autant de Kényans”, s’est emporté Hussein Khalid, le directeur exécutif de l’ONG de défense des droits humains Vocal Africa, présent devant la morgue, qui dénonce un “usage excessif de la force”.”Vous sortez pour protester contre les tueries policières, et ils en tuent encore plus”, tonne-t-il.Jeudi, le ministre de l’Intérieur kényan a toutefois communiqué un bilan de plus de dix morts et 400 blessés… dont 300 sont selon lui étaient des policiers.La police, qui a fait preuve d’une “retenue remarquable”, a “réussi à déjouer un coup d’Etat”, a loué Kipchumba Murkomen lors du même discours télévisé.- “Régime voyou” -Jeudi, le quotidien d’opposition The Standard titrait toutefois en Une : “Régime voyou”. “Au lieu d’une oreille attentive, (les manifestants) ont rencontré des barbelés, des camions blindés et l’emprise froide de la répression”, dénonçait-il.”Leurs voix ont percé à travers le brouillard de gaz lacrymogène et de tyrannie, refusant d’être noyées dans la peur du sang”, soulignait encore le journal.Dans le centre administratif et financier de la capitale, déjà endommagé l’an passé, des commerçants se sont dits désespérés, après avoir été dévalisés.Les vols ont débuté mercredi après-midi après l’annonce d’une interdiction pour les télévisions et radios de diffuser en direct des images des manifestations, ont affirmé leurs propriétaires à l’AFP.”Ils ont tout pris”, s’est désolée Maureen Chepkemoi, 32 ans, dans son magasin de parfums pillé, dans lequel elle dit avoir perdu pour un demi million de shillings (environ 3.300 euros) de marchandises. “Je ne sais même pas par où commencer.””Certains de nos locataires pleurent. (…) Ce type de pertes était inattendu”, a déclaré David Gitonga, le propriétaire d’un immeuble abritant des centaines de commerces, qui estime le préjudice total à plus de 100 millions de shillings (plus de 660.000 euros).Comme en 2024, de nombreux manifestants mercredi réclamaient la démission de William Ruto, élu en 2022. L’impopulaire président s’est efforcé d’éviter toute hausse directe d’impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles. En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne. 

Manifestations violentes au Kenya: 16 morts selon Amnesty, l’exécutif affirme avoir “déjoué un coup d’Etat”

Critiqué pour les violences policières massives lors des manifestations de mercredi qui ont fait 16 morts et plus de 400 blessés selon Amnesty international, le gouvernement kényan s’est défendu en affirmant avoir “déjoué un coup d’Etat” et en dénonçant “du terrorisme déguisé en contestation”.Le centre de Nairobi affichait jeudi des traces des affrontements de la veille : immeubles calcinés, vitres cassées, et des milliers de commerces – depuis les supermarchés jusqu’aux magasins de vêtements ou d’électronique – pillés, a constaté l’AFP.L’oeuvre de “voyous” payés, dans une action “coordonnée, financée”, “préméditée”, une “campagne bien orchestrée de violence politique”, a affirmé, sans plus de précisions, le ministre de l’Intérieur kényan, Kipchumba Murkomen lors d’un discours télévisé. “Ce qui s’est passé hier n’était pas une manifestation. C’était du terrorisme déguisé en contestation”, a encore tonné le ministre, promettant une réponse ferme de l’Etat kényan.Mercredi, des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans la rue dans plusieurs villes pour rendre hommage aux victimes des manifestations organisées en juin et juillet 2024 contre une loi budgétaire controversée et la corruption, dont l’apogée fut la prise du Parlement le 25 juin, durement réprimée.Plus de 60 personnes avaient au total été tuées l’année dernière, et plus de 80 personnes avaient été enlevées – parfois des mois après les manifestations -, dont certaines sont encore portées disparues, selon les groupes de défense des droits humains.- Balle “sous l’œil” -Au départ pacifiques, les rassemblements ont tourné mercredi à la violence, des manifestants allumant des feux et jetant des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en grande quantité.Amnesty International a déclaré jeudi qu’au moins 16 personnes ont été tuées dans le pays, quand un précédent bilan donné mercredi soir faisait état de huit morts et au moins 400 blessés, dont 83 dans un état grave, selon une coalition d’une vingtaine d’ONG, dont Amnesty.Parmi les blessés, au moins huit ont été traités pour des blessures par balle et trois sont des policiers, avaient comptabilisé ces ONG. Les médias kényans évoquaient des tirs à balles réelles de la police, notamment en périphérie de Nairobi.”On lui a tiré sous l’œil et la balle est sortie par l’arrière de sa tête”, a raconté Fatuma Opango à l’AFP devant la morgue de Nairobi, où elle a reconnu la dépouille de son neveu Ian, un adolescent de 17 ans pour lequel elle réclame “justice”.”Il n’était pas nécessaire de tuer autant de Kényans”, s’est emporté Hussein Khalid, le directeur exécutif de l’ONG de défense des droits humains Vocal Africa, présent devant la morgue, qui dénonce un “usage excessif de la force”.”Vous sortez pour protester contre les tueries policières, et ils en tuent encore plus”, tonne-t-il.Jeudi, le ministre de l’Intérieur kényan a toutefois communiqué un bilan de plus de dix morts et 400 blessés… dont 300 sont selon lui étaient des policiers.La police, qui a fait preuve d’une “retenue remarquable”, a “réussi à déjouer un coup d’Etat”, a loué Kipchumba Murkomen lors du même discours télévisé.- “Régime voyou” -Jeudi, le quotidien d’opposition The Standard titrait toutefois en Une : “Régime voyou”. “Au lieu d’une oreille attentive, (les manifestants) ont rencontré des barbelés, des camions blindés et l’emprise froide de la répression”, dénonçait-il.”Leurs voix ont percé à travers le brouillard de gaz lacrymogène et de tyrannie, refusant d’être noyées dans la peur du sang”, soulignait encore le journal.Dans le centre administratif et financier de la capitale, déjà endommagé l’an passé, des commerçants se sont dits désespérés, après avoir été dévalisés.Les vols ont débuté mercredi après-midi après l’annonce d’une interdiction pour les télévisions et radios de diffuser en direct des images des manifestations, ont affirmé leurs propriétaires à l’AFP.”Ils ont tout pris”, s’est désolée Maureen Chepkemoi, 32 ans, dans son magasin de parfums pillé, dans lequel elle dit avoir perdu pour un demi million de shillings (environ 3.300 euros) de marchandises. “Je ne sais même pas par où commencer.””Certains de nos locataires pleurent. (…) Ce type de pertes était inattendu”, a déclaré David Gitonga, le propriétaire d’un immeuble abritant des centaines de commerces, qui estime le préjudice total à plus de 100 millions de shillings (plus de 660.000 euros).Comme en 2024, de nombreux manifestants mercredi réclamaient la démission de William Ruto, élu en 2022. L’impopulaire président s’est efforcé d’éviter toute hausse directe d’impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles. En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne. 

Gaza: 56 personnes tuées jeudi, l’Espagne dénonce un “génocide”

La bande de Gaza vit jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 56 personnes tuées par l’armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez dénonçant un “génocide”.Après plus de 20 mois d’un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l’ONU.La Défense civile de Gaza a annoncé que 56 personnes, dont six qui attendaient de recevoir de l’aide, ont été tuées par des tirs israéliens jeudi matin dans différents secteurs du territoire palestinien.Après avoir fait état d’au moins 35 morts dans plusieurs incidents, le porte-parole de cette organisation de premier secours, Mahmoud Bassal, a rapporté à l’AFP 17 nouvelles victimes après une frappe israélienne sur des civils rassemblés près du carrefour Al-Baraka, dans la ville de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza. Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit “examiner” des informations faisant état de blessés près du carrefour de Netzarim (centre), où des gens s’étaient rassemblés. “Les troupes de Tsahal ont tenté d’empêcher les suspects de s’approcher et ont tiré des coups de semonce”, a-t-elle indiqué.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui avait entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Les autorités israéliennes ont mis en place un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), mais cela a donné lieu à des scènes chaotiques.L’armée poursuit ses bombardements sur la bande de Gaza, dans le cadre d’une offensive visant, selon les autorités, à vaincre le groupe islamiste Hamas, auteur d’une attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023.Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié jeudi de “génocide” la situation dans la bande de Gaza, en réclamant “un accès immédiat et urgent à l’aide humanitaire” dans le territoire palestinien, piloté par “les Nations unies”.Il y a aujourd’hui “une situation catastrophique de génocide” à Gaza, a martelé le dirigeant socialiste à Bruxelles en exhortant l’Union européenne a suspendre son accord d’association avec Israël.- Pression croissante -L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les opérations de représailles israéliennes ont entraîné la mort de 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, des Palestiniens étaient réunis dans la cour d’un hôpital de Deir al-Balah (centre) devant des sacs mortuaires tâchés de sang contenant les corps de leurs proches tués dans une frappe israélienne.”Ils ont tué le père, la mère et les frères, seulement deux filles ont survécu. L’une d’elles est un bébé âgé d’un an et deux mois et l’autre a cinq ans”, a déclaré une femme endeuillée.Depuis fin mai, près de 550 personnes ont été tuées à proximité de lieux de distribution d’aide humanitaire, alors qu’elles cherchaient à se ravitailler, selon le ministère de la Santé du Hamas.Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié mardi de “crime de guerre” l’utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza, exhortant l’armée israélienne à “cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s’en procurer”.”Le soi-disant +mécanisme+ d’aide récemment créé est une abomination qui humilie et dégrade les personnes désespérées. C’est un piège mortel”, a également dénoncé Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).La GHF a nié que des incidents meurtriers se soient produits à proximité immédiate de ses points d’aide.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans fournis par les organisations opérant sur place.Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que de “grands progrès” avaient été réalisés en vue d’un cessez-le feu à Gaza.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait face à une pression croissante de l’opposition, de proches d’otages détenus à Gaza et même au sein de sa coalition, pour mettre fin aux combats. Le Qatar, principal médiateur, a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle initiative en faveur d’un cessez-le-feu. Un responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mercredi à l’AFP que les discussions avec les médiateurs s’étaient “intensifiées”. Le gouvernement israélien a affirmé que les efforts pour ramener les otages israéliens encore retenus à Gaza – 49 dont au moins 27 sont morts -se poursuivaient “sur le champ de bataille et par le biais de négociations”. 

Gaza: 56 personnes tuées jeudi, l’Espagne dénonce un “génocide”

La bande de Gaza vit jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 56 personnes tuées par l’armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez dénonçant un “génocide”.Après plus de 20 mois d’un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l’ONU.La Défense civile de Gaza a annoncé que 56 personnes, dont six qui attendaient de recevoir de l’aide, ont été tuées par des tirs israéliens jeudi matin dans différents secteurs du territoire palestinien.Après avoir fait état d’au moins 35 morts dans plusieurs incidents, le porte-parole de cette organisation de premier secours, Mahmoud Bassal, a rapporté à l’AFP 17 nouvelles victimes après une frappe israélienne sur des civils rassemblés près du carrefour Al-Baraka, dans la ville de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza. Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit “examiner” des informations faisant état de blessés près du carrefour de Netzarim (centre), où des gens s’étaient rassemblés. “Les troupes de Tsahal ont tenté d’empêcher les suspects de s’approcher et ont tiré des coups de semonce”, a-t-elle indiqué.Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui avait entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Les autorités israéliennes ont mis en place un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), mais cela a donné lieu à des scènes chaotiques.L’armée poursuit ses bombardements sur la bande de Gaza, dans le cadre d’une offensive visant, selon les autorités, à vaincre le groupe islamiste Hamas, auteur d’une attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023.Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié jeudi de “génocide” la situation dans la bande de Gaza, en réclamant “un accès immédiat et urgent à l’aide humanitaire” dans le territoire palestinien, piloté par “les Nations unies”.Il y a aujourd’hui “une situation catastrophique de génocide” à Gaza, a martelé le dirigeant socialiste à Bruxelles en exhortant l’Union européenne a suspendre son accord d’association avec Israël.- Pression croissante -L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les opérations de représailles israéliennes ont entraîné la mort de 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, des Palestiniens étaient réunis dans la cour d’un hôpital de Deir al-Balah (centre) devant des sacs mortuaires tâchés de sang contenant les corps de leurs proches tués dans une frappe israélienne.”Ils ont tué le père, la mère et les frères, seulement deux filles ont survécu. L’une d’elles est un bébé âgé d’un an et deux mois et l’autre a cinq ans”, a déclaré une femme endeuillée.Depuis fin mai, près de 550 personnes ont été tuées à proximité de lieux de distribution d’aide humanitaire, alors qu’elles cherchaient à se ravitailler, selon le ministère de la Santé du Hamas.Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié mardi de “crime de guerre” l’utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza, exhortant l’armée israélienne à “cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s’en procurer”.”Le soi-disant +mécanisme+ d’aide récemment créé est une abomination qui humilie et dégrade les personnes désespérées. C’est un piège mortel”, a également dénoncé Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).La GHF a nié que des incidents meurtriers se soient produits à proximité immédiate de ses points d’aide.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans fournis par les organisations opérant sur place.Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que de “grands progrès” avaient été réalisés en vue d’un cessez-le feu à Gaza.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait face à une pression croissante de l’opposition, de proches d’otages détenus à Gaza et même au sein de sa coalition, pour mettre fin aux combats. Le Qatar, principal médiateur, a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle initiative en faveur d’un cessez-le-feu. Un responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mercredi à l’AFP que les discussions avec les médiateurs s’étaient “intensifiées”. Le gouvernement israélien a affirmé que les efforts pour ramener les otages israéliens encore retenus à Gaza – 49 dont au moins 27 sont morts -se poursuivaient “sur le champ de bataille et par le biais de négociations”. 

A Venise, ces yachts ancrés face aux quartiers populaires pour le mariage de Jeff Bezos

Que c’est VIP, Venise: stars de la mode, du show business et de la tech se mêlaient jeudi aux touristes dans la ville italienne à la veille des noces somptuaires de Jeff Bezos, “M. Amazon”, et de l’ex-journaliste et présentatrice Lauren Sanchez.Les festivités, prévues de jeudi à samedi, fascinent les badauds et la presse italienne, …

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A Venise, ces yachts ancrés face aux quartiers populaires pour le mariage de Jeff Bezos

Que c’est VIP, Venise: stars de la mode, du show business et de la tech se mêlaient jeudi aux touristes dans la ville italienne à la veille des noces somptuaires de Jeff Bezos, “M. Amazon”, et de l’ex-journaliste et présentatrice Lauren Sanchez.Les festivités, prévues de jeudi à samedi, fascinent les badauds et la presse italienne, mais divisent aussi les habitants de la cité des Doges.Certains se réjouissent que le milliardaire l’ait choisie pour convoler en y faisant pleuvoir des valises de dollars, d’autres dénoncent la privatisation pour ultra riches de ce fragile écrin lacustre que menacent le surtourisme et la montée des eaux due au réchauffement climatique.”Le surtourisme est la conséquence des touristes à la journée, qui (…) servent bien peu à la ville. C’est ce tourisme qu’il faut limiter, pas celui qui transforme Venise en une petite Monte-Carlo”, estime Sameul Silvestri, 55 ans, commerçant.Sur la lagune se dressent les yachts, dont les crêtes piquées d’antennes satellites se mêlent aux flèches des églises, aux dômes des palais et aux oiseaux marins.A bord des fameux canots à moteur vénitiens circulent d’une île à l’autre des invités flanqués de leurs gardes du corps, aussitôt pris en filature par d’autres canots loués à prix d’or par les médias du monde entier.Christine Baker, une touriste américaine de 51 ans, y voit “un étalage excessif de la richesse et de la cupidité”. “Je comprends pourquoi les gens sont contrariés”, confie cette professeur de Birmingham, dans l’Alabama.Au contraire, ces agapes sont une aubaine aux yeux d’Adriana, Vénitienne de 83 ans: “Tout le monde y gagne, les taxis (bateaux), les hôtels de luxe. S’ils n’en profitent pas, qui en profitera?”- Hollywood en gondole -Selon la presse italienne, Jeff Bezos, 61 ans, et Lauren Sanchez, 55 ans, doivent échanger alliances et vœux vendredi sur l’île San Giorgio Maggiore qui fait face à l’Arsenal, l’ancien chantier naval de la Sérénissime datant de l’époque où sa flotte dominait la Méditerranée.Samedi, à l’Arsenal, où se tient habituellement la Biennale d’art, un grand bal est annoncé. Parmi les quelque 200 invités figureraient Leonardo DiCaprio, Elton John, Mick Jagger, Lady Gaga et Orlando Bloom.Des photographes de l’AFP ont vu Ivanka Trump, la fille du président américain, venue avec son mari Jared Kushner et leurs enfants, Kim Kardashian et d’autres membres de sa famille, le styliste américain Spencer Antle, la présentatrice vedette Oprah Winfrey et la reine Rania de Jordanie.Cette débauche de luxe a suscité une polémique à Venise, où certains craignent que les invités et leurs entourages ne rendent leur ville, déjà envahie de touristes, encore plus invivable.Quelque 100.000 touristes dorment dans la ville durant la haute saison, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de visiteurs à la journée, dont de nombreux débarqués de gigantesques bateaux de croisière, alors que la population de la ville est en chute libre.”Je pense que cela entraîne beaucoup d’activité économique dans la région mais je peux aussi comprendre que les Vénitiens n’apprécient pas de voir des centaines de personnes arriver et les prix grimper en flèche”, a commenté Mike Leblanc, un Canadien de 48 ans.- “Venise n’est pas à vendre” -Il y a 11 ans, le mariage de l’acteur George Clooney n’avait pas fait de vagues dans la lagune. Mais Jeff Bezos, l’un des hommes les plus riches du monde, s’avère plus clivant, notamment à cause des polémiques sur le traitement par Amazon de ses employés.L’empreinte carbone des invités pose aussi question, et Greenpeace n’a de cesse de dénoncer les sommes faramineuses dépensées alors que l’équilibre fragile de Venise “coule sous le poids de la crise climatique”.L’ONG a déployé cette semaine une immense banderole sur la place Saint-Marc avec une photo de Bezos riant et cette légende: “Si tu peux louer Venise pour ton mariage, tu peux payer plus d’impôts”.”Le mariage de Bezos n’a aucun lien logique avec la question du surtourisme” et il n’aura “aucun impact sur la ville”, a affirmé à l’AFP l’adjoint au tourisme de la mairie, Simone Venturini.Construite au fil des siècles sur des îlots dans la lagune, la ville a mis en place un ticket d’entrée controversé pour les visiteurs à la journée, mais certains exigent une politique plus ambitieuse pour lutter contre la crise du logement imputée pour une large part à la location touristique.Un collectif d’habitants “No Space for Bezos” multiplie les manifestations symboliques pour s’opposer aux réjouissances. “Venise, c’est aussi des gens qui y vivent avec des emplois mal payés et précaires”, souvent dans le tourisme, a souligné Tommaso Cacciari, porte-parole de ce collectif, interrogé par l’AFP. Il regrette la présence “ostentatoire” des yachts “face aux quartiers populaires” de la ville.Jeff Bezos et Lauren Sanchez auraient demandé à leurs invités de ne pas leur offrir de cadeau de mariage. Des dons doivent en revanche être versés à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) “pour préserver le patrimoine culturel irremplaçable” de Venise, selon un communiqué du couple cité par les médias.

A Venise, ces yachts ancrés face aux quartiers populaires pour le mariage de Jeff Bezos

Que c’est VIP, Venise: stars de la mode, du show business et de la tech se mêlaient jeudi aux touristes dans la ville italienne à la veille des noces somptuaires de Jeff Bezos, “M. Amazon”, et de l’ex-journaliste et présentatrice Lauren Sanchez.Les festivités, prévues de jeudi à samedi, fascinent les badauds et la presse italienne, mais divisent aussi les habitants de la cité des Doges.Certains se réjouissent que le milliardaire l’ait choisie pour convoler en y faisant pleuvoir des valises de dollars, d’autres dénoncent la privatisation pour ultra riches de ce fragile écrin lacustre que menacent le surtourisme et la montée des eaux due au réchauffement climatique.”Le surtourisme est la conséquence des touristes à la journée, qui (…) servent bien peu à la ville. C’est ce tourisme qu’il faut limiter, pas celui qui transforme Venise en une petite Monte-Carlo”, estime Sameul Silvestri, 55 ans, commerçant.Sur la lagune se dressent les yachts, dont les crêtes piquées d’antennes satellites se mêlent aux flèches des églises, aux dômes des palais et aux oiseaux marins.A bord des fameux canots à moteur vénitiens circulent d’une île à l’autre des invités flanqués de leurs gardes du corps, aussitôt pris en filature par d’autres canots loués à prix d’or par les médias du monde entier.Christine Baker, une touriste américaine de 51 ans, y voit “un étalage excessif de la richesse et de la cupidité”. “Je comprends pourquoi les gens sont contrariés”, confie cette professeur de Birmingham, dans l’Alabama.Au contraire, ces agapes sont une aubaine aux yeux d’Adriana, Vénitienne de 83 ans: “Tout le monde y gagne, les taxis (bateaux), les hôtels de luxe. S’ils n’en profitent pas, qui en profitera?”- Hollywood en gondole -Selon la presse italienne, Jeff Bezos, 61 ans, et Lauren Sanchez, 55 ans, doivent échanger alliances et vœux vendredi sur l’île San Giorgio Maggiore qui fait face à l’Arsenal, l’ancien chantier naval de la Sérénissime datant de l’époque où sa flotte dominait la Méditerranée.Samedi, à l’Arsenal, où se tient habituellement la Biennale d’art, un grand bal est annoncé. Parmi les quelque 200 invités figureraient Leonardo DiCaprio, Elton John, Mick Jagger, Lady Gaga et Orlando Bloom.Des photographes de l’AFP ont vu Ivanka Trump, la fille du président américain, venue avec son mari Jared Kushner et leurs enfants, Kim Kardashian et d’autres membres de sa famille, le styliste américain Spencer Antle, la présentatrice vedette Oprah Winfrey et la reine Rania de Jordanie.Cette débauche de luxe a suscité une polémique à Venise, où certains craignent que les invités et leurs entourages ne rendent leur ville, déjà envahie de touristes, encore plus invivable.Quelque 100.000 touristes dorment dans la ville durant la haute saison, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de visiteurs à la journée, dont de nombreux débarqués de gigantesques bateaux de croisière, alors que la population de la ville est en chute libre.”Je pense que cela entraîne beaucoup d’activité économique dans la région mais je peux aussi comprendre que les Vénitiens n’apprécient pas de voir des centaines de personnes arriver et les prix grimper en flèche”, a commenté Mike Leblanc, un Canadien de 48 ans.- “Venise n’est pas à vendre” -Il y a 11 ans, le mariage de l’acteur George Clooney n’avait pas fait de vagues dans la lagune. Mais Jeff Bezos, l’un des hommes les plus riches du monde, s’avère plus clivant, notamment à cause des polémiques sur le traitement par Amazon de ses employés.L’empreinte carbone des invités pose aussi question, et Greenpeace n’a de cesse de dénoncer les sommes faramineuses dépensées alors que l’équilibre fragile de Venise “coule sous le poids de la crise climatique”.L’ONG a déployé cette semaine une immense banderole sur la place Saint-Marc avec une photo de Bezos riant et cette légende: “Si tu peux louer Venise pour ton mariage, tu peux payer plus d’impôts”.”Le mariage de Bezos n’a aucun lien logique avec la question du surtourisme” et il n’aura “aucun impact sur la ville”, a affirmé à l’AFP l’adjoint au tourisme de la mairie, Simone Venturini.Construite au fil des siècles sur des îlots dans la lagune, la ville a mis en place un ticket d’entrée controversé pour les visiteurs à la journée, mais certains exigent une politique plus ambitieuse pour lutter contre la crise du logement imputée pour une large part à la location touristique.Un collectif d’habitants “No Space for Bezos” multiplie les manifestations symboliques pour s’opposer aux réjouissances. “Venise, c’est aussi des gens qui y vivent avec des emplois mal payés et précaires”, souvent dans le tourisme, a souligné Tommaso Cacciari, porte-parole de ce collectif, interrogé par l’AFP. Il regrette la présence “ostentatoire” des yachts “face aux quartiers populaires” de la ville.Jeff Bezos et Lauren Sanchez auraient demandé à leurs invités de ne pas leur offrir de cadeau de mariage. Des dons doivent en revanche être versés à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) “pour préserver le patrimoine culturel irremplaçable” de Venise, selon un communiqué du couple cité par les médias.

Equateur: l’un des plus dangereux narcotrafiquant, “Fito”, capturé

L’un des plus dangereux criminels d’Equateur, le narcotrafiquant “Fito”, recherché dans son pays et également réclamé par les Etats-Unis, a été arrêté mercredi après un an et demi de cavale, a annoncé le président Daniel Noboa, en guerre ouverte contre les groupes mafieux.Chef d’un des principaux gangs du pays, les Choneros, qui règne notamment sur …

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Equateur: l’un des plus dangereux narcotrafiquant, “Fito”, capturé

L’un des plus dangereux criminels d’Equateur, le narcotrafiquant “Fito”, recherché dans son pays et également réclamé par les Etats-Unis, a été arrêté mercredi après un an et demi de cavale, a annoncé le président Daniel Noboa, en guerre ouverte contre les groupes mafieux.Chef d’un des principaux gangs du pays, les Choneros, qui règne notamment sur le trafic de cocaïne, “Fito” a été associé à l’assassinat en août 2023 de l’un des principaux candidats à l’élection présidentielle équatorienne, Fernando Villavicencio, qui avait fait état de menaces de mort de sa part.De son vrai nom Adolfo Macias, “Fito”, 45 ans, a été arrêté lors d’une opération armée dans sa ville natale de Manta, à 350 km au sud-ouest de Quito. Il “est aux mains des forces de sécurité”, un groupe spécial des forces militaires destiné à combattre le trafic de drogue, a écrit le président équatorien Dnaiel Noboa sur X.Le ministre de l’Intérieur, John Reimberg, a évoqué dans une vidéo “une opération de 10 heures” menée “avec précision”, au terme de laquelle “Fito” a été appréhendé “sans pertes humaines”.Lors d’une conférence de presse, le ministre a ensuite expliqué que les agents en uniforme avaient trouvé “Fito” caché dans un bunker, accessible en soulevant une dalle au sol d’une résidence luxueuse. Il a ensuite été transféré vers la base aérienne de Manta puis emmené dans la prison de haute sécurité connue sous le nom de La Roca, à Guayaquil (sud-ouest). Le narcotrafiquant est arrivé dans un petit avion, duquel il est descendu entouré par des policiers et des militaires, a rapporté un photographe de l’AFP.Le gouvernement, qui prône la fermeté contre la criminalité, a promis d’arrêter davantage de mafieux. “Nous sommes à leurs trousses, rien ni personne ne va nous arrêter”, a assuré M. Reimberg.Sur des photos publiées par les forces de l’ordre, on voit le narcotrafiquant, barbu et en surpoids, allongé sur l’une d’elles le torse nu contre le sol. Sur d’autres photos, il apparaît en short aux côtés des ministres de l’Intérieur et de la Défense.Le gouvernement équatorien avait offert une récompense d’un million de dollars pour toute information permettant sa capture.”Fito” s’était évadé en janvier 2024 du pénitencier de Guayaquil, sur lequel il avait l’emprise et où il purgeait depuis 2011 une peine de 34 ans de réclusion pour crime organisé, trafic de drogue et meurtre.- “Pas de trêve” -Son évasion avait déclenché une vague de violences sans précédent faisant des dizaines de morts en Equateur, et été suivie par des mutineries dans plusieurs prisons et des combats de rues déclenchés par les gangs.M. Noboa avait alors déclaré le pays en “conflit armé interne” et déployé l’armée pour tenter neutraliser la vingtaine de groupes criminels impliqués.Mercredi, il a assuré que “d’autres” criminels “tomberont”. “Nous allons reprendre le pays. Il n’y aura pas de trêve”, a-t-il déclaré.M. Noboa a indiqué qu’il avait entamé des procédures pour permettre “l’extradition de Fito vers les Etats-Unis”, où le bureau du procureur de New York l’accuse de trafic d’armes et de cocaïne. “Nous attendons leur réponse”, a précisé le chef d’Etat.L’ambassade des Etats-Unis à Quito a adressé un message de félicitations au pouvoir équatorien, sur X, affirmant que Washington “soutient l’Equateur dans ses efforts pour lutter contre la criminalité transnationale, en faveur de la sécurité de la région”.L’Equateur est au cœur d’une guerre sanglante entre des bandes criminelles impliquées dans le trafic de drogue, les enlèvements et les extorsions.Rien qu’entre janvier et mai cette année, près de 4.000 personnes ont été tuées. Les mafias s’affrontent notamment pour le contrôle des territoires destinés à l’acheminement de la drogue, dont les principales destinations sont les Etats-Unis et l’Europe.Cette arrestation intervient quelques jours après l’évasion d’un autre chef criminel, identifié comme “Fede”, qui commandait le groupe Las Águilas.