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Guatemala: obsèques de policiers tués par des gangs, l’état de siège validé

Le congrès guatémaltèque a ratifié lundi l’état de siège décrété dimanche par le président Bernardo Arevalo après l’assassinat par des gangs de policiers, dont des funérailles ont été célébrées dans la journée.Adoptée pour 30 jours, la mesure autorise des arrestations et des interrogatoires sans mandat judiciaire et suspend les droits de réunion et de manifestation.Elle …

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Le dirigeant du Vietnam s’engage à poursuivre sa lutte anticorruption

Le dirigeant vietnamien To Lam s’est engagé à poursuivre sa lutte anticorruption mardi à la tribune du congrès quinquennal du parti communiste, qui pourrait lui permettre d’élargir encore ses pouvoirs à la tête de l’une des économies les plus dynamiques d’Asie.Dans un vaste auditorium drapé de rouge où trône une statue du héros national Ho …

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Mercosur: forte mobilisation d’agriculteurs européens à Strasbourg

Une forte mobilisation d’agriculteurs a débuté mardi à Strasbourg contre l’accord commercial avec le Mercosur et pour “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Des centaines d’agriculteurs, notamment français, italiens, belges et polonais, ont commencé à se réunir à quelques centaines de mètres du Parlement européen vers lequel ils doivent converger en fin de matinée.L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Trois jours après la signature de cet accord au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent arriver dans la capitale alsacienne, avec des difficultés de circulation à la clé. Un important dispositif policier, avec le renfort de CRS, est déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs européens attendus à Strasbourg

Des milliers d’agriculteurs sont attendus mardi à Strasbourg pour exprimer leur rejet de l’accord commercial avec le Mercosur et “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Trois jours après la signature de l’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent affluer dès le matin dans la capitale alsacienne, ce qui devrait provoquer des difficultés de circulation. Un important dispositif policier sera déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, dont l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.”Même s’il y a des pays qui sont favorables au Mercosur, à l’intérieur des pays, il y a des eurodéputés qui se questionnent fortement et ça peut se jouer à quelques voix près donc il faut continuer à mettre la pression”, souligne M. Lapie.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.”Nous mettre autant de normes, de réglementations qui grèvent notre compétitivité, à nous les paysans français et européens, et importer des produits alimentaires qui ne respectent en rien ce qu’on nous impose… On touche quand même le fond”, s’insurge-t-il.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Trump s’attend à une faible résistance des Européens sur le Groenland, réunion à Davos

Donald Trump s’attend à une faible résistance des dirigeants européens à sa volonté de s’emparer du Groenland et a annoncé une réunion à Davos en Suisse “des différentes parties”, au moment où le conflit autour du territoire autonome danois menace de rallumer la guerre commerciale entre Etats-Unis et Europe.”Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a déclaré le président américain à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur ce qu’il prévoyait de dire aux Européens qui s’opposent à ses projets. Les tensions entre Européens et Américains ont fait chuter les principales Bourses européennes lundi. “Le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.”J’ai accepté une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse” où s’ouvre le Forum économique mondial, dit-il, en précisant avoir eu un “très bon entretien téléphonique sur le Groenland avec Mark Rutte”, le secrétaire général de l’Otan. M. Trump avait exprimé auparavant sa déception de ne pas avoir obtenu le prix Nobel de la paix. “(…) je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix”, a-t-il écrit dans un message au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, divulgué lundi et authentifié par le cabinet de M. Store.Face à l’opposition des Européens, Donald Trump a menacé d’imposer à huit pays – dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne – de nouvelles surtaxes douanières.L’Union européenne a promis une riposte. “Je pense que cela serait très mal avisé”, a averti le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, avant l’ouverture du Forum économique mondial.”Le président (Trump) voit le Groenland comme un actif stratégique pour les Etats-Unis. Nous n’allons pas sous-traiter à quelqu’un d’autre la sécurité dans notre hémisphère”, a-t-il ajouté devant des journalistes.- “Intérêts communs” -L’UE a continué lundi de prôner le “dialogue” plutôt que “l’escalade”, tout en se disant “prête à réagir” et disposer d'”outils” si le président américain venait à mettre à exécution ses menaces commerciales.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé avoir insisté sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark lors d’une rencontre lundi avec une délégation bipartite du Congrès américain au Forum de Davos. “Dans le même temps, l’Union européenne reste prête à continuer de travailler étroitement avec les Etats-Unis, l’Otan et d’autres alliés, en étroite coopération avec le Danemark, afin d’avancer sur nos intérêts communs en matière de sécurité”, a-t-elle ajouté.Les pressions américaines ne modifient pas la position du Groenland, soucieux de son droit à l’autodétermination et sa souveraineté, a réaffirmé son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen. Il est en cela appuyé par nombre de ses concitoyens, tels Hans Zeeb, qui, interrogé par l’AFP à un arrêt de bus à Nuuk, la capitale groenlandaise, déclare que “le Groenland n’est pas à vendre”.Le président américain “devrait rester loin de nous car nous vivons ici en paix, sans soucis”, renchérit Nina Carlsen, une employée de bureau de 52 ans.Les dirigeants européens ont prévu de se réunir jeudi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles pour évoquer les récents propos de Donald Trump sur le Groenland et la question des droits de douane. Le chef de l’Etat français Emmanuel Macron compte demander l’activation de l’instrument anticoercition de l’UE, qui permet de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer des investissements.Le chancelier allemand Friedrich Merz avait quant à lui fait savoir qu’il allait “essayer de rencontrer le président Trump mercredi”. Ce même jour, la question du Groenland sera abordée par les ministres des Finances du G7, dont font partie les Etats-Unis.Face aux menaces, le Danemark et Groenland ont proposé la création d’une mission de surveillance de l’Otan de cette immense île, a déclaré lundi le ministre danois de la Défense Troels Lund Poulsen.Des avions d’un commandement militaire américano-canadien doivent “bientôt arriver” au Groenland pour participer à des “activités prévues de longue date” sur ce territoire autonome danois, a annoncé lundi cette force binationale. Celle-ci précise que cette activité a été coordonnée avec le Danemark et que les autorités du Groenland ont également été informées.bur-jll-ef-phy/lgo/clr/pt