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Procès aux assises requis pour “l’égérie” française du groupe Etat islamique, Emilie König

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) demande un procès aux assises spéciales pour Emilie König, jihadiste française présentée comme une “véritable égérie” du groupe Etat islamique, et qui a passé dix ans en Syrie, dont cinq détenue.Le Pnat a confirmé avoir requis le 29 juillet ce procès pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il revient désormais à la juge chargée de l’enquête de décider du renvoi.Après une jeunesse marquée par des violences sexuelles et physiques, une conversion à l’islam au tournant des années 2000 et une radicalisation progressive, cette femme née en 1984 à Lorient était partie en Syrie en 2012, sans ses deux enfants nés en France.Elle y rejoint un homme épousé religieusement, issu d’une filière jihadiste nîmoise, et tué par la suite dans une offensive de l’EI.- “Influence” -En 2014, l’ONU la place sur sa liste des combattants les plus dangereux, relevant notamment des vidéos où elle s’entraînait au maniement d’un fusil et ses encouragements aux Français “à commettre des actes violents” dans l’Hexagone ciblant des institutions ou des épouses de militaires.Fin 2017, au moment où l’EI est en pleine déroute, Emilie König est arrêtée par les forces kurdes en Syrie qui la placent dans un camp de prisonniers jihadistes du Nord-Est du pays.Début juillet 2022, elle est rapatriée parmi un groupe de 16 mères françaises, lors d’un premier retour massif de femmes et d’enfants français depuis la chute en 2019 du “califat” de l’EI.Selon des éléments de son réquisitoire définitif obtenus par l’AFP, le Pnat estime qu’Emilie König a été motivée par un “désir de vivre au sein du califat” et relève que son rôle “ne s'(y) est pas limité à celui d’une épouse” mais qu’elle a aussi “massivement alimenté” ses réseaux sociaux de messages pro-EI.Sur place, trois autres enfants naissent en 2015 et 2017, “répondant au projet social et démographique prôné par l’EI”, selon le parquet. L’accusation lui prête “une influence voire une implication dans le départ de certaines femmes” vers la zone irako-syrienne.Le parquet assure aussi qu’elle avait manifesté à l’époque le souhait de combattre, d’intégrer la “police de la charia pour femmes” au service “des exécutions” puis des “interrogatoires” et même de mourir en martyr. Soit, de longue date et avant même son départ en Syrie, “une idéologie extrêmement radicale”, selon le Pnat.Une femme de jihadiste qui l’a côtoyée en Syrie racontera ainsi en interrogatoire qu’Emilie König, aujourd’hui âgée de 40 ans, lui avait montré une vidéo destinée aux enfants de la Bretonne en France, dans laquelle elle “tire au fusil à pompe avec des petits coeurs partout”.En avril 2017, Emilie König écrit à sa mère : “Si je reviens en France, c’est pas pour faire un joli sourire (…) ! C’est pour me faire SAUTER sur les ennemis d’Allah, T’AS BIEN COMPRIS, comme mes frères au Bataclan, comme au stade de France”.- “Mauvais choix” -Mais la jihadiste dit avoir amorcé un changement après une blessure en juillet 2017, dans un bombardement à Raqqa. “J’ai fait de mauvais choix, mais c’est ainsi fait”, écrit-elle en août à sa “moune”, auparavant qualifiée de “mécréante”. Arrêtée fin 2017, elle est rencontrée par l’AFP dans le camp de Roj en avril 2021, trois mois après le départ de ses enfants vers la France où ils ont été placés. Elle dit alors vouloir “reprendre une vie professionnelle”, exprime des “regrets”, tout en imaginant échapper à la prison, car elle n’aurait “pas de sang sur les mains”.Incarcérée depuis son retour en France, elle persiste dans cet aggiornamento: “Si je suis rentrée, c’est pour réparer tout ça, récupérer mes enfants et travailler”, affirme-t-elle lors de sa mise en examen.Une première expertise psychiatrique évoque sa “dangerosité criminologique”, mais une évaluation plus récente en détention a souligné “une dynamique positive” et une “démarche d’introspection”.Contacté par l’AFP, l’avocat d’Emilie König, Me Emmanuel Daoud, n’a pas commenté.Si la juge d’instruction entérine ce procès, Emilie König pourrait être jugée avec une amie, Sterenn D., présentée comme acquise à l’idéologie jihadiste et qui lui aurait assuré depuis la France “un véritable appui logistique et financier au long cours”. 

Tiktok: la Chine et les Etats-Unis parviennent à un accord à Madrid

Après deux jours de négociations menées à Madrid, la Chine et les États-Unis sont parvenus à un accord concernant TikTok, que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent finaliser vendredi.”Les grandes discussions commerciales en Europe entre les Etats-Unis et la Chine se sont TRES BIEN déroulées. Cela va bientôt s’achever. Un accord a aussi été trouvé sur une +certaine+ entreprise que les jeunes de notre pays veulent vraiment garder. Ils seront vraiment très heureux”, s’est félicité le président Trump sur son réseau Truth Social.”Je vais parler avec le président Xi vendredi”, a ajouté Donald Trump.”Nous avons un cadre pour un accord TikTok. Les deux dirigeants, le président Trump et le président chinois Xi, se parleront vendredi pour finaliser l’accord, mais nous avons bien un cadre pour un accord sur TikTok”, a confirmé quelques instants plus tard le secrétaire au Trésor des États-Unis Scott Bessent, en début d’après-midi à Madrid, où des délégations des deux pays avaient entamé des discussions commerciales dimanche.Le réseau social TikTok est au cœur d’un différend entre les deux pays depuis des mois. Washington demandait à ce que TikTok soit vendu d’ici le 17 septembre à un propriétaire non chinois, sous peine d’être interdit aux Etats-Unis.En vertu d’une loi votée au Congrès en 2024, TikTok est en principe sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis, sauf si sa maison mère, le groupe chinois ByteDance, en abandonne le contrôle.La date limite pour que l’application populaire trouve un acheteur non chinois ou soit interdite aux États-Unis est fixée au 17 septembre, après une troisième prolongation de cette échéance par le président Trump.Une loi fédérale exigeant la vente ou l’interdiction de TikTok pour des raisons de sécurité nationale devait entrer en vigueur la veille de l’investiture de Donald Trump en janvier.Ce texte visait à empêcher que les autorités chinoises ne puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux Etats-Unis ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social, même si aucun élément n’a jamais été produit pour justifier ces craintes.- De nouvelle négociations en vue -La cession nécessite le feu vert de la société ByteDance mais aussi des autorités chinoises, qui n’ont, ni l’une, ni les autres, validé jusqu’à présent l’idée même d’une vente.Entamées dimanche, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis se tenaient à Madrid, au siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, après un cycle de discussions menées à Genève, Stockholm et Londres.Les délégations étaient dirigées, d’une part, par Scott Bessent et, d’autre part, par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui ne s’est pas exprimé à l’issue des discussions lundi.”Nous avons eu de très bonnes discussions”, a estimé Scott Bessent à l’issue de la deuxième journée des pourparlers, précisant que ces échanges s’étaient concentrés sur TikTok. “Nous tiendrons de nouvelles négociations commerciales dans environ un mois à un autre endroit, mais nous avons parlé de nombreuses choses que nous pourrions faire à l’avenir”, a-t-il ajouté.Signe que les tensions ne sont pas apaisées entre les deux géants, Pékin a accusé lundi le géant américain des puces électroniques Nvidia d’avoir violé ses lois antimonopole et annoncé une “enquête approfondie”, sans préciser de quelles violations il s’agissait.Cette annonce survient en outre après le lancement par la Chine au cours du week-end d’enquêtes dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis.Les tensions commerciales entre Pékin et Washington ont connu des hauts et des bas en 2025, les deux pays se lançant dans l’augmentation répétée de leurs tarifs douaniers respectifs. Au cours de l’année, ces tarifs entre les États-Unis et la Chine ont atteint des niveaux trois fois supérieurs à la normale des deux côtés, perturbant les chaînes d’approvisionnement.Depuis, Washington et Pékin ont conclu un accord visant à désamorcer les tensions, abaissant temporairement les droits de douane à 30% pour les États-Unis et à 10% pour la Chine. En août, les deux pays ont décidé de reporter de 90 jours l’entrée en vigueur de nouvelles hausses de leurs droits de douane respectifs, prolongeant ainsi la trêve commerciale jusqu’au 10 novembre.vid-ds-mig-meg/mdm/er

Tiktok: la Chine et les Etats-Unis parviennent à un accord à Madrid

Après deux jours de négociations menées à Madrid, la Chine et les États-Unis sont parvenus à un accord concernant TikTok, que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent finaliser vendredi.”Les grandes discussions commerciales en Europe entre les Etats-Unis et la Chine se sont TRES BIEN déroulées. Cela va bientôt s’achever. Un accord a aussi été trouvé sur une +certaine+ entreprise que les jeunes de notre pays veulent vraiment garder. Ils seront vraiment très heureux”, s’est félicité le président Trump sur son réseau Truth Social.”Je vais parler avec le président Xi vendredi”, a ajouté Donald Trump.”Nous avons un cadre pour un accord TikTok. Les deux dirigeants, le président Trump et le président chinois Xi, se parleront vendredi pour finaliser l’accord, mais nous avons bien un cadre pour un accord sur TikTok”, a confirmé quelques instants plus tard le secrétaire au Trésor des États-Unis Scott Bessent, en début d’après-midi à Madrid, où des délégations des deux pays avaient entamé des discussions commerciales dimanche.Le réseau social TikTok est au cœur d’un différend entre les deux pays depuis des mois. Washington demandait à ce que TikTok soit vendu d’ici le 17 septembre à un propriétaire non chinois, sous peine d’être interdit aux Etats-Unis.En vertu d’une loi votée au Congrès en 2024, TikTok est en principe sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis, sauf si sa maison mère, le groupe chinois ByteDance, en abandonne le contrôle.La date limite pour que l’application populaire trouve un acheteur non chinois ou soit interdite aux États-Unis est fixée au 17 septembre, après une troisième prolongation de cette échéance par le président Trump.Une loi fédérale exigeant la vente ou l’interdiction de TikTok pour des raisons de sécurité nationale devait entrer en vigueur la veille de l’investiture de Donald Trump en janvier.Ce texte visait à empêcher que les autorités chinoises ne puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux Etats-Unis ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social, même si aucun élément n’a jamais été produit pour justifier ces craintes.- De nouvelle négociations en vue -La cession nécessite le feu vert de la société ByteDance mais aussi des autorités chinoises, qui n’ont, ni l’une, ni les autres, validé jusqu’à présent l’idée même d’une vente.Entamées dimanche, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis se tenaient à Madrid, au siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, après un cycle de discussions menées à Genève, Stockholm et Londres.Les délégations étaient dirigées, d’une part, par Scott Bessent et, d’autre part, par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui ne s’est pas exprimé à l’issue des discussions lundi.”Nous avons eu de très bonnes discussions”, a estimé Scott Bessent à l’issue de la deuxième journée des pourparlers, précisant que ces échanges s’étaient concentrés sur TikTok. “Nous tiendrons de nouvelles négociations commerciales dans environ un mois à un autre endroit, mais nous avons parlé de nombreuses choses que nous pourrions faire à l’avenir”, a-t-il ajouté.Signe que les tensions ne sont pas apaisées entre les deux géants, Pékin a accusé lundi le géant américain des puces électroniques Nvidia d’avoir violé ses lois antimonopole et annoncé une “enquête approfondie”, sans préciser de quelles violations il s’agissait.Cette annonce survient en outre après le lancement par la Chine au cours du week-end d’enquêtes dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis.Les tensions commerciales entre Pékin et Washington ont connu des hauts et des bas en 2025, les deux pays se lançant dans l’augmentation répétée de leurs tarifs douaniers respectifs. Au cours de l’année, ces tarifs entre les États-Unis et la Chine ont atteint des niveaux trois fois supérieurs à la normale des deux côtés, perturbant les chaînes d’approvisionnement.Depuis, Washington et Pékin ont conclu un accord visant à désamorcer les tensions, abaissant temporairement les droits de douane à 30% pour les États-Unis et à 10% pour la Chine. En août, les deux pays ont décidé de reporter de 90 jours l’entrée en vigueur de nouvelles hausses de leurs droits de douane respectifs, prolongeant ainsi la trêve commerciale jusqu’au 10 novembre.vid-ds-mig-meg/mdm/er

Gaza: Rubio promet le “soutien indéfectible” de Washington à Israël

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a promis lundi à Israël le “soutien indéfectible” des Etats-Unis afin “d’éliminer” le Hamas, près de deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza.”Les habitants de Gaza méritent un avenir meilleur, mais cet avenir meilleur ne pourra commencer que lorsque le Hamas sera éliminé”, a déclaré M. Rubio aux journalistes après une rencontre à Jérusalem avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.”Vous pouvez compter sur notre soutien indéfectible et notre engagement à voir cela se concrétiser”, a-t-il ajouté.Pour Benjamin Netanyahu, la visite de M. Rubio est un “message clair” du soutien américain à Israël, quelques jours après une attaque israélienne contre des dirigeants du mouvement islamiste palestinien au Qatar, qui a contrarié Washington.Le président Donald Trump est “le plus grand ami” qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche, a assuré M. Netanyahu.Cette visite vise à afficher la solidarité des Etats-Unis avec Israël à une semaine d’un sommet codirigé par la France et l’Arabie saoudite aux Nations unies et destiné à promouvoir la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine, ce à quoi s’opposent fermement M. Netanyahu et ses alliés d’extrême droite.M. Rubio a affirmé lundi que les démarches de plusieurs pays visant à reconnaître un Etat palestinien avaient “enhardi” le Hamas. Le secrétaire d’Etat avait indiqué qu’il comptait parler lors de sa visite de l’offensive militaire israélienne en cours sur Gaza-ville, ainsi que des discussions au sein du gouvernement israélien sur l’opportunité d’annexer des territoires en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, dans le but d’empêcher la création d’un État palestinien.Il a affirmé que Donald Trump souhaitait que la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, le 7 octobre 2023, sur Israël, soit “terminée”.Une telle issue doit passer selon lui par la libération des tous les otages enlevés ce jour-là et des garanties sur le fait que le Hamas “ne soit plus une menace” pour Israël.Le dialogue entre les deux pays alliés a été compliqué par la frappe israélienne qui a visé le 9 septembre au Qatar des dirigeants du Hamas réunis pour examiner une nouvelle proposition de cessez-le-feu américaine pour Gaza. Six personnes ont été tuées, dont cinq membres du Hamas.Lundi, des frappes israéliennes sur le territoire palestinien ont fait 17 morts, dont 16 à Gaza-ville, selon la Défense civile.Compte-tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.- “Capitale éternelle” -M. Trump a de nouveau exprimé dimanche son soutien au Qatar, qui abrite la plus grande base aérienne américaine de la région et a courtisé assidûment le président américain, notamment en lui offrant un jet de luxe.”Le Qatar a été un très grand allié. Israël et tous les autres, nous devons faire attention. Quand nous attaquons des gens, nous devons être prudents”, a déclaré M. Trump.Allié numéro un d’Israël, Washington est aussi un proche allié du Qatar, pays à la pointe des efforts diplomatiques, avec l’Egypte et les Etats-Unis, en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération des otages à Gaza.Catholique pratiquant, M. Rubio avait commencé sa visite dimanche en se recueillant avec M. Netanyahu au mur des Lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme où les juifs sont autorisés à prier.Le mur des Lamentations, vestige du Second Temple juif, détruit par les Romains en l’an 70, est situé à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël depuis 1967.M. Rubio a ensuite déclaré sur X que Jérusalem était la “capitale éternelle” d’Israël.Les Etats-Unis sont un des rares pays à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, enjeu clef du conflit israélo-palestinien.M. Rubio devrait assister lundi à l’inauguration d’un tunnel qui passe sous le quartier palestinien de Silwan jusqu’aux lieux saints, au coeur de la Vieille ville.Fakhri Abu Diab, 63 ans, porte-parole des habitants palestiniens de Silwan, a déclaré à des journalistes que M. Rubio devrait plutôt aller voir les maisons, comme la sienne, qui ont été démolies par Israël dans ce que les Palestiniens dénoncent comme une campagne ciblée visant à les effacer.”Au lieu de se ranger du côté du droit international, les États-Unis choisissent de suivre les extrémistes et l’extrême droite, et ignorent notre histoire”, a-t-il affirmé.