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Un possible objet interstellaire traverse le Système solaire

Un objet semblant venir d’en dehors du Système solaire a été repéré en train de foncer vers le Soleil, ce qui, si sa provenance est confirmée, en ferait le troisième visiteur interstellaire jamais détecté par l’humanité, a indiqué mercredi l’Agence spatiale européenne (ESA).Baptisé A11pl3Z, il ne présente pas de risque de collision avec la Terre, …

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Nucléaire: l’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA, une décision “inquiétante” selon l’ONU

L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement …

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Nucléaire: l’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA, une décision “inquiétante” selon l’ONU

L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement un projet de loi suspendant la coopération avec cette agence de l’ONU chargée de la sûreté nucléaire, contre laquelle Téhéran a multiplié les accusations.Le texte est entré en vigueur mercredi après avoir été promulgué par le président iranien, Massoud Pezeshkian.”Nous avons vu la décision officielle, qui est évidemment inquiétante”, a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.Le département d’Etat l’a qualifiée d'”inacceptable”, regrettant que “l’Iran ait choisi de suspendre sa coopération avec l’AIEA à un moment où il a la possibilité de faire marche arrière et de choisir la voie de la paix et de la prospérité”. La décision de l’Iran a provoqué la colère d’Israël, son ennemi depuis la Révolution islamique de 1979, dont le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a appelé le monde à “utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ambitions nucléaires iraniennes”.Il a appelé l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les trois pays européens signataires avec la Chine et les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à “rétablir toutes les sanctions contre l’Iran”, “maintenant”. Cet accord était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 et Téhéran avait alors commencé à s’affranchir de ses obligations. Berlin a qualifié de “signal désastreux” la décision iranienne.Affirmant que l’Iran était près de fabriquer l’arme nucléaire, Israël avait lancé le 13 juin une attaque massive contre ce pays, frappant des centaines de sites nucléaires et militaires. L’Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique mais défend son droit à enrichir de l’uranium à des fins civiles, a riposté avec des tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Une obligation juridique” -Les attaques israéliennes ont fait au moins 935 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, 28 personnes ont été tuées par les tirs iraniens, selon les autorités.La loi promulguée mercredi vise à “assurer un plein soutien aux droits” de l’Iran, et “en particulier à l’enrichissement de l’uranium” en vertu du Traité de non prolifération (TNP), selon les médias iraniens.La question de l’enrichissement est au coeur des désaccords entre l’Iran et les Etats-Unis, qui avaient engagé en avril des pourparlers indirects, interrompus par la guerre. L’Iran a adhéré en 1970 au TNP, qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique, mais a commencé à préparer le terrain d’un éventuel retrait durant l’offensive israélienne qui “a porté un coup irréparable” à ce pacte de non-prolifération, selon l’ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi.Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait souligné le 26 juin que la coopération de l’Iran avec cette agence était “une obligation juridique”, pour autant que l’Iran reste un pays signataire” du TNP.Le texte de loi ne précise pas quelles mesures concrètes pourrait entraîner la suspension de la coopération avec l’AIEA, dont les inspecteurs n’ont pas eu accès aux stocks d’uranium iraniens depuis le 10 juin.L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait déclaré dimanche sur la chaîne américaine CBS que des inspecteurs se trouvaient “en sécurité” en Iran mais que “leurs activités ont été suspendues”.- “Quelques mois” -Des responsables iraniens avaient vivement dénoncé un “silence” de l’AIEA face aux bombardements israéliens et américains sur les sites nucléaires iraniens. Téhéran avait aussi critiqué l’agence pour une résolution adoptée le 12 juin, à la veille des premières frappes israéliennes, accusant l’Iran de non respect de ses obligations dans le domaine nucléaire.L’Iran a en outre rejeté une demande de Rafael Grossi de visiter ses installations nucléaires bombardées, afin de pouvoir établir ce qu’il est advenu de son stock d’uranium enrichi à un niveau proche du seuil de conception d’une bombe atomique.M. Grossi a estimé que l’Iran disposait des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici “quelques mois”.Le 27 juin, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait dénoncé les “intentions malveillantes” du chef de l’AIEA. En soutien à l’offensive israélienne, le président américain, Donald Trump, avait envoyé dans la nuit du 21 au 22 juin des bombardiers frapper le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et les installations nucléaires à Ispahan et Natanz, dans le centre de l’Iran.L’étendue des dommages subis par ces installations reste incertaine.Après que Donald Trump a affirmé fin juin que le programme nucléaire iranien avait été “anéanti” et retardé pour des “décennies”, la presse américaine, citant un rapport confidentiel d’une agence de Renseignement américain avait évalué ce délai à seulement quelques mois.Le Pentagone l’a estimé mercredi à environ “deux ans”, invoquant une évaluation “des services de renseignement du ministère” de la Défense

Nucléaire: l’Iran suspend sa coopération avec l’AIEA, une décision “inquiétante” selon l’ONU

L’ONU a jugé “inquiétante” la décision de l’Iran mercredi de suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après les bombardements israéliens et américains contre ses sites nucléaires.Le 25 juin, au lendemain du cessez-le-feu imposé par Donald Trump après 12 jours de guerre entre l’Iran et Israël, le Parlement iranien avait voté massivement un projet de loi suspendant la coopération avec cette agence de l’ONU chargée de la sûreté nucléaire, contre laquelle Téhéran a multiplié les accusations.Le texte est entré en vigueur mercredi après avoir été promulgué par le président iranien, Massoud Pezeshkian.”Nous avons vu la décision officielle, qui est évidemment inquiétante”, a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.Le département d’Etat l’a qualifiée d'”inacceptable”, regrettant que “l’Iran ait choisi de suspendre sa coopération avec l’AIEA à un moment où il a la possibilité de faire marche arrière et de choisir la voie de la paix et de la prospérité”. La décision de l’Iran a provoqué la colère d’Israël, son ennemi depuis la Révolution islamique de 1979, dont le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a appelé le monde à “utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ambitions nucléaires iraniennes”.Il a appelé l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les trois pays européens signataires avec la Chine et les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à “rétablir toutes les sanctions contre l’Iran”, “maintenant”. Cet accord était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 et Téhéran avait alors commencé à s’affranchir de ses obligations. Berlin a qualifié de “signal désastreux” la décision iranienne.Affirmant que l’Iran était près de fabriquer l’arme nucléaire, Israël avait lancé le 13 juin une attaque massive contre ce pays, frappant des centaines de sites nucléaires et militaires. L’Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe atomique mais défend son droit à enrichir de l’uranium à des fins civiles, a riposté avec des tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Une obligation juridique” -Les attaques israéliennes ont fait au moins 935 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, 28 personnes ont été tuées par les tirs iraniens, selon les autorités.La loi promulguée mercredi vise à “assurer un plein soutien aux droits” de l’Iran, et “en particulier à l’enrichissement de l’uranium” en vertu du Traité de non prolifération (TNP), selon les médias iraniens.La question de l’enrichissement est au coeur des désaccords entre l’Iran et les Etats-Unis, qui avaient engagé en avril des pourparlers indirects, interrompus par la guerre. L’Iran a adhéré en 1970 au TNP, qui garantit l’usage pacifique de l’énergie atomique, mais a commencé à préparer le terrain d’un éventuel retrait durant l’offensive israélienne qui “a porté un coup irréparable” à ce pacte de non-prolifération, selon l’ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi.Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait souligné le 26 juin que la coopération de l’Iran avec cette agence était “une obligation juridique”, pour autant que l’Iran reste un pays signataire” du TNP.Le texte de loi ne précise pas quelles mesures concrètes pourrait entraîner la suspension de la coopération avec l’AIEA, dont les inspecteurs n’ont pas eu accès aux stocks d’uranium iraniens depuis le 10 juin.L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait déclaré dimanche sur la chaîne américaine CBS que des inspecteurs se trouvaient “en sécurité” en Iran mais que “leurs activités ont été suspendues”.- “Quelques mois” -Des responsables iraniens avaient vivement dénoncé un “silence” de l’AIEA face aux bombardements israéliens et américains sur les sites nucléaires iraniens. Téhéran avait aussi critiqué l’agence pour une résolution adoptée le 12 juin, à la veille des premières frappes israéliennes, accusant l’Iran de non respect de ses obligations dans le domaine nucléaire.L’Iran a en outre rejeté une demande de Rafael Grossi de visiter ses installations nucléaires bombardées, afin de pouvoir établir ce qu’il est advenu de son stock d’uranium enrichi à un niveau proche du seuil de conception d’une bombe atomique.M. Grossi a estimé que l’Iran disposait des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici “quelques mois”.Le 27 juin, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait dénoncé les “intentions malveillantes” du chef de l’AIEA. En soutien à l’offensive israélienne, le président américain, Donald Trump, avait envoyé dans la nuit du 21 au 22 juin des bombardiers frapper le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et les installations nucléaires à Ispahan et Natanz, dans le centre de l’Iran.L’étendue des dommages subis par ces installations reste incertaine.Après que Donald Trump a affirmé fin juin que le programme nucléaire iranien avait été “anéanti” et retardé pour des “décennies”, la presse américaine, citant un rapport confidentiel d’une agence de Renseignement américain avait évalué ce délai à seulement quelques mois.Le Pentagone l’a estimé mercredi à environ “deux ans”, invoquant une évaluation “des services de renseignement du ministère” de la Défense

L’Ukraine appelle à une aide militaire “continue” des Etats-Unis, après l’arrêt de certaines livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, un coup dur au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, …

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L’Ukraine appelle à une aide militaire “continue” des Etats-Unis, après l’arrêt de certaines livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, un coup dur au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets. Mardi, de façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions américains.Les Etats-Unis sont le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022. – Appel à un “soutien américain continu” -Leurs armes, leurs munitions et leurs équipements – en plus de leur renseignement – ont permis aux forces ukrainiennes de contenir les soldats russes, qui occupent toutefois près de 20% du territoire ukrainien.L’Ukraine reste “sérieusement dépendante” des livraisons militaires américaines, a dit à l’AFP un officier de haut rang de l’armée ukrainienne, sous couvert d’anonymat. “L’Europe fait du mieux qu’elle peut mais ce sera dur pour nous sans les munitions américaines”, a-t-il ajouté.La portée de cette décision américaine n’est toutefois pas limpide, pour l’heure.Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Washington et Kiev travaillaient actuellement pour “clarifier tous les détails” concernant l’aide militaire toujours fournie par les Etats-Unis, “y compris des composants pour la défense antiaérienne”.”Le soutien américain continu à l’Ukraine, à notre défense et à notre peuple est dans notre intérêt commun”, a-t-il assuré.Plus tôt, le ministère ukrainien de la Défense avait dit ne pas s’être vu notifier “officiellement” cette décision par les Américains.La diplomatie ukrainienne avait quant à elle convoqué dans la matinée le chargé d’affaires américain, John Ginkel, pour lui rappeler que “tout retard ou délai dans le soutien aux capacités de défense de l’Ukraine ne ferait qu’encourager l’agresseur à poursuivre la guerre et la terreur”.- Le Patriot, “une arme essentielle” -D’après Politico et d’autres médias américains, les Etats-Unis veulent notamment mettre fin à la livraison des systèmes de défense antiaérienne Patriot, de pièces d’artillerie de précision et de missiles Hellfire.Or, Volodymyr Zelensky demandait justement ces dernières semaines à Donald Trump de lui vendre des Patriot (en plus de ceux déjà fournis) pour pouvoir contrer plus efficacement les attaques russes quotidiennes de missiles et de drones.Il s’en était une nouvelle fois ouvert à son homologue américain au cours de leur dernière entrevue, en marge du sommet de l’Otan à La Haye, le 25 juin, mais celui-ci s’était montré évasif sur le sujet, estimant que Washington “en a également besoin”.Le Patriot est “une arme essentielle” que l’Ukraine ne peut remplacer pour l’instant et, s’il vient à manquer, “les missiles russes détruiront les villes ukrainiennes”, a mis en garde Mykhailo Samus, le directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev. Dans la soirée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a à cet égard réaffirmé que son pays était prêt à “acheter ou louer” des systèmes de défense antiaérienne pour faire face “à la grande quantité de drones, bombes et missiles” russes dont il est la cible.Dans la population ukrainienne, l’annonce américaine a été accueillie avec une certaine appréhension.- Le Kremlin satisfait -“Ce sera encore plus effrayant, encore plus douloureux et encore plus de civils souffriront”, a ainsi commenté auprès de l’AFP Yevguenia Pryssiajna, une habitante de Kiev, dénonçant l’augmentation du nombre des frappes nocturnes russes. “L’Ukraine est livrée à Poutine”, a de son côté réagi Andriï Novitski, un ouvrier de 53 ans.Le Kremlin, sans surprise, s’est en revanche félicité de cette situation, considérant que cela rapprochait la Russie et l’Ukraine de la fin du conflit.”Moins il y a d’armes livrées à l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale”, le nom officiellement donné par les autorités russes à l’invasion du territoire ukrainien, a lancé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Pour Shashank Joshi, un expert de l’Institut RUSI à Londres, la décision américaine rend à l’inverse “de moins en moins probable que la Russie se donne la peine de négocier sérieusement”.Russes et Ukrainiens ont eu le 16 mai puis le 2 juin deux cycles de pourparlers en Turquie qui n’ont pas abouti à une percée majeure, tant les positions restent irréconciliables. Un troisième cycle n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé.

L’Ukraine appelle à une aide militaire “continue” des Etats-Unis, après l’arrêt de certaines livraisons d’armes

L’Ukraine a appelé mercredi les Etats-Unis à maintenir un soutien militaire “continu” après l’annonce surprise de l’arrêt de la livraison de certaines armes à Kiev, un coup dur au moment où la Russie intensifie ses frappes en l’absence d’avancées diplomatiques pour régler le conflit.Donald Trump s’est rapproché depuis janvier de son homologue russe Vladimir Poutine, mettant la pression pour obtenir un arrêt des combats, sans toutefois parvenir à des progrès concrets. Mardi, de façon inattendue, son gouvernement a annoncé avoir cessé de fournir certaines armes à Kiev, officiellement en raison d’une inquiétude quant à la baisse des stocks de munitions américains.Les Etats-Unis sont le premier soutien militaire de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022. – Appel à un “soutien américain continu” -Leurs armes, leurs munitions et leurs équipements – en plus de leur renseignement – ont permis aux forces ukrainiennes de contenir les soldats russes, qui occupent toutefois près de 20% du territoire ukrainien.L’Ukraine reste “sérieusement dépendante” des livraisons militaires américaines, a dit à l’AFP un officier de haut rang de l’armée ukrainienne, sous couvert d’anonymat. “L’Europe fait du mieux qu’elle peut mais ce sera dur pour nous sans les munitions américaines”, a-t-il ajouté.La portée de cette décision américaine n’est toutefois pas limpide, pour l’heure.Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Washington et Kiev travaillaient actuellement pour “clarifier tous les détails” concernant l’aide militaire toujours fournie par les Etats-Unis, “y compris des composants pour la défense antiaérienne”.”Le soutien américain continu à l’Ukraine, à notre défense et à notre peuple est dans notre intérêt commun”, a-t-il assuré.Plus tôt, le ministère ukrainien de la Défense avait dit ne pas s’être vu notifier “officiellement” cette décision par les Américains.La diplomatie ukrainienne avait quant à elle convoqué dans la matinée le chargé d’affaires américain, John Ginkel, pour lui rappeler que “tout retard ou délai dans le soutien aux capacités de défense de l’Ukraine ne ferait qu’encourager l’agresseur à poursuivre la guerre et la terreur”.- Le Patriot, “une arme essentielle” -D’après Politico et d’autres médias américains, les Etats-Unis veulent notamment mettre fin à la livraison des systèmes de défense antiaérienne Patriot, de pièces d’artillerie de précision et de missiles Hellfire.Or, Volodymyr Zelensky demandait justement ces dernières semaines à Donald Trump de lui vendre des Patriot (en plus de ceux déjà fournis) pour pouvoir contrer plus efficacement les attaques russes quotidiennes de missiles et de drones.Il s’en était une nouvelle fois ouvert à son homologue américain au cours de leur dernière entrevue, en marge du sommet de l’Otan à La Haye, le 25 juin, mais celui-ci s’était montré évasif sur le sujet, estimant que Washington “en a également besoin”.Le Patriot est “une arme essentielle” que l’Ukraine ne peut remplacer pour l’instant et, s’il vient à manquer, “les missiles russes détruiront les villes ukrainiennes”, a mis en garde Mykhailo Samus, le directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev. Dans la soirée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a à cet égard réaffirmé que son pays était prêt à “acheter ou louer” des systèmes de défense antiaérienne pour faire face “à la grande quantité de drones, bombes et missiles” russes dont il est la cible.Dans la population ukrainienne, l’annonce américaine a été accueillie avec une certaine appréhension.- Le Kremlin satisfait -“Ce sera encore plus effrayant, encore plus douloureux et encore plus de civils souffriront”, a ainsi commenté auprès de l’AFP Yevguenia Pryssiajna, une habitante de Kiev, dénonçant l’augmentation du nombre des frappes nocturnes russes. “L’Ukraine est livrée à Poutine”, a de son côté réagi Andriï Novitski, un ouvrier de 53 ans.Le Kremlin, sans surprise, s’est en revanche félicité de cette situation, considérant que cela rapprochait la Russie et l’Ukraine de la fin du conflit.”Moins il y a d’armes livrées à l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale”, le nom officiellement donné par les autorités russes à l’invasion du territoire ukrainien, a lancé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Pour Shashank Joshi, un expert de l’Institut RUSI à Londres, la décision américaine rend à l’inverse “de moins en moins probable que la Russie se donne la peine de négocier sérieusement”.Russes et Ukrainiens ont eu le 16 mai puis le 2 juin deux cycles de pourparlers en Turquie qui n’ont pas abouti à une percée majeure, tant les positions restent irréconciliables. Un troisième cycle n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé.

Caricature en Turquie: les quatre membres du magazine en détention

Les quatre membres et responsables du magazine satirique turc Leman, accusé d’avoir publié une caricature du prophète, ont été placés en détention mercredi malgré leurs dénégations et les appels inquiets à protéger la liberté de la presse.Le directeur du contrôle de gestion Ali Yavuz, le graphiste Cebrail Okçu, l’auteur du dessin Dogan Pehlevan et le directeur de la rédaction Zafer Aknar, qui tous nient tout lien entre le dessin et Mahomet, avaient été interpellés lundi soir, déclenchant une série d’incidents.”Quatre suspects, interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet d’Istanbul concernant le dessin irrespectueux du prophète Mahomet, ont été placés en détention. Un mandat d’arrêt a été émis contre deux suspects se trouvant à l’étranger. L’enquête se poursuit avec la plus grande attention”, a annoncé sur X le ministre de la Justice Yilmaz Tunç.La publication du dessin en cause le 25 juin puis l’interpellation des membres de Leman, magazine satirique d’opposition, une semaine plus tard, ont donné lieu à des heurts lundi soir à Istanbul.Selon le site d’information T24 qui rapporte sa déposition devant la police, le dessinateur de Leman, Dogan Pehlevan, a affirmé vouloir “parler de paix dans ce dessin” et dénoncé les agissements de “provocateurs”.”Je dessine en Turquie depuis de nombreuses années. La première règle que l’on apprend est de ne pas aborder les questions religieuses et de ne pas se moquer de la religion. J’ai toujours adhéré à ce principe. Je récuse les accusations portées contre moi”, a-t-il déclaré.Le dessin en question montre deux personnages se rencontrant au ciel au-dessus d’une ville écrasée sous les bombes, l’un appelé Mohammed l’autre Musa (Moïse). – “L’absurdité de la guerre” -“J’ai juste voulu souligner l’absurdité de la guerre; montrer que les âmes peuvent s’entendre mais faut-il être mort pour s’en rendre compte ? C’est mon seul message”, a insisté M. Pehlevan.Lundi soir, le bar favori des employés de la revue Leman a été attaqué dans le quartier d’Istiklal. L’incident a dégénéré en bataille rangée de quelque 300 personnes avec les défenseurs de Leman, rendus furieux par les arrestations.Mardi le président Recep Tayyip Erdogan a fustigé une “provocation infâme” et un “crime de haine”, dont les auteurs devront rendre compte pour “avoir manqué de respect au prophète”.Malgré une interdiction de rassemblement, environ 300 personnes se sont également retrouvées autour de la mosquée de Taksim, au centre d’Istanbul, aux cris de “Leman, salauds, n’oublie pas Charlie Hebdo” – référence explicite aux attentats jihadistes contre l’hebdomadaire satirique français qui ont fait 12 morts et 11 blessés en janvier 2015.Joint par l’AFP, le rédacteur en chef de Leman, Tuncay Akgun, a affirmé que le dessin en cause “n’a rien à voir avec le prophète Mahomet. Nous ne prendrions jamais un tel risque”.”Le personnage est un musulman tué à Gaza (…) Il a été appelé Mohammed (comme) plus de 200 millions de personnes dans le monde musulman”, a-t-il défendu.Dans une déclaration commune, le Syndicat de la presse (TGS) et les organisations professionnelles disent observer “avec une grande inquiétude la récente augmentation des attaques et des discours violents (…) en raison d’une caricature publiée dans Leman Magazine”.De leur côté, Reporters sans frontières (RSF), le réseau international Cartooning for Peace et l’association américaine Cartoonist Rights ont déploré, dans un communiqué, “une nouvelle attaque contre la liberté de la presse en Turquie” et appelé les autorités turques à “garantir la sécurité de l’ensemble de la rédaction menacée”.Terry Anderson, de Cartoonists Rights, a en outre dénoncé un “mensonge” exploité “par des opportunistes politiques à des fins d’intimidation et de répression”.Par ailleurs, de nombreux Turcs et les organisations de presse dressaient mercredi un parallèle entre l’attaque contre Leman et le massacre de Sivas (est) le 2 juillet 1993: 33 personnes, artistes et intellectuels alévis (une secte dérivée du chiisme), avaient été brûlées vives dans leur hôtel par des islamistes radicaux.

Caricature en Turquie: les quatre membres du magazine en détention

Les quatre membres et responsables du magazine satirique turc Leman, accusé d’avoir publié une caricature du prophète, ont été placés en détention mercredi malgré leurs dénégations et les appels inquiets à protéger la liberté de la presse.Le directeur du contrôle de gestion Ali Yavuz, le graphiste Cebrail Okçu, l’auteur du dessin Dogan Pehlevan et le …

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La nouvelle mobilisation prévue pour “enterrer” l’A69 interdite par la préfecture

Plusieurs milliers de personnes sont attendues en fin de semaine dans le Tarn pour “enterrer” l’autoroute A69, un nouveau weekend de mobilisation contre ce projet, qu’un arrêté préfectoral a interdit en raison “des risques manifestes de troubles graves à l’ordre public”.”Le caractère violent de ce rassemblement ne fait aucun doute”, a déclaré mercredi à l’AFP le préfet du Tarn Laurent Buchaillat, au lendemain de son arrêté d’interdiction.Sont désormais prohibés “toute manifestation, attroupement ou rassemblement revendicatif contre le projet autoroutier” sur 17 communes du département, à compter de jeudi et jusqu’au lundi 7 juillet.Le préfet veut “croire que l’interdiction du rassemblement dissuadera une partie des manifestants potentiels qui peuvent être personnellement opposés à cette autoroute, ce qui est un droit, mais en tout cas inscrivent leur action dans le cadre légal, a-t-il expliqué mercredi.  Les organisateurs de la mobilisation baptisée “Turboteuf” ont indiqué, dans un communiqué, maintenir l’événement “dans la mesure où nous nous rassemblerons sur un terrain privé”.”Nous commençons à être habitué.e.s du même storytelling de la part des préfectures”, poursuivent-ils, dénonçant une volonté de “criminaliser en amont les luttes et les militant.e.s, et (d’)utiliser la même rhétorique pour justifier le déploiement d’une répression intense”.”Par une telle interdiction, le gouvernement porte une atteinte absolument inacceptable à un mouvement de contestation massif et populaire”, ajoutent-ils.Pour justifier l’interdiction, le préfet invoque les “violences graves et répétées” auxquelles les précédentes manifestations contre l’A69 ont donné lieu, alors qu'”au minimum 2.000 participants selon les services de renseignement” sont attendus.- “Toujours non” -Depuis le printemps 2023 et les premiers coups de pioche de ce chantier visant à créer 53 km de voie rapide entre Castres et Toulouse, la contestation est montée en intensité, prenant différentes formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au coeur de zones à défendre (ZAD), ou encore recours juridiques.À partir de vendredi après-midi et jusqu’à dimanche, les anti-A69 sont appelés par des collectifs écologistes, parmi lesquels les Soulèvements de la Terre, à participer à une “Turboteuf” pour dire: “l’A69, c’est toujours non”, dans un lieu encore inconnu “aux abords du tracé de l’autoroute”.Or, à ce jour, “aucune organisation ni association n’a déclaré assumer la responsabilité juridique de cet événement” et des messages circulant sur les réseaux sociaux “appellent explicitement à des actes violents et à des actions de destruction”, a encore souligné la préfecture du Tarn, dans un communiqué.Fin février, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné une interruption des travaux de l’autoroute, estimant qu’il n’y avait pas de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l’environnement.- Dispositif policier -Cette décision, saluée comme une victoire par les opposants, a donné lieu à plusieurs recours des pro-autoroute: d’un côté devant la justice administrative, de l’autre, par le biais d’une proposition de loi visant à valider rétroactivement les autorisations environnementales du chantier.Celle-ci devrait faire l’objet d’une adoption dans les prochains jours, après un ultime vote dans les deux chambres du parlement.”À notre connaissance, c’est la première fois que des élus essaient de contourner une décision de justice (en passant par la voie parlementaire, NDLR) c’est quand même un tournant autoritaire sans précédent”, a affirmé à l’AFP Martin, un membre des organisateurs souhaitant rester anonyme.Parallèlement, avant l’examen du dossier au fond prévu à la fin de l’année, la cour administrative d’appel de Toulouse a autorisé fin mai une reprise du chantier, que l’AFP a pu observer timide.Cette bataille juridico-politique entre pro et anti se traduit par de fortes tensions locales. Ces derniers jours, des enquêtes ont ainsi été ouvertes par le parquet de Castres après que des propriétés d’opposants à l’A69 ont été ciblées par des tags, des pancartes nominatives ou des actes de malveillance.La Turboteuf est la quatrième mobilisation d’ampleur, après celles d’avril et octobre 2023 puis juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre.”Le dispositif qui sera mis en place ce weekend sera important” en moyens humains et techniques, a encore déclaré le préfet. Des mesures spécifiques ont été prises, prohibant par exemple le transport de carburant ou d’autres matériaux combustibles,  susceptibles d’être utilisés par les manifestants.