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Rugby: le XV de France échoue aux portes de l’exploit face aux All Blacks

Un valeureux XV de France a tenu tête à la Nouvelle-Zélande mais s’est incliné 31-27 samedi à Dunedin lors du premier des trois matches de la tournée d’été, loin de l’humiliation qui était promise à un effectif amoindri.Les Bleus ont le mieux démarré, menant même 10-0 après un essai de Mickäel Guillard (17) et ont exploité la moindre occasion pour marquer des points en seconde période avec des réalisations de Gabin Villière (43) et Cameron Woki (50). Mais les Néo-Zélandais ont progressivement mis leur jeu en place, bien aidés par le carton jaune de Villière (56), et ont logiquement remporté le match avec notamment un doublé de Will Jordan.Les Bleus ont certes échoué à gagner en Nouvelle-Zélande, ce qu’ils n’ont fait qu’une fois en quarante ans, et n’ont pas allongé leur série de trois victoires consécutives – un record – face aux triples champions du monde, mais s’en sortent avec les honneurs, et en égalant aussi le record de points marqués au pays du long nuage blanc, lors de leur dernière victoire, à Dunedin.Surtout, ils ont fait taire les critiques d’une opposition sans saveur pour les All Blacks, avec notamment huit néophytes sur la feuille de match, et donnent rendez-vous dans une semaine à Wellington. Car la tempête promise aux Bleus n’est finalement jamais arrivée. Donnés largement perdant tant la différence était grande sur le papier entre un effectif très amoindri et des All Blacks au complet, le XV de France a utilisé un plan de jeu simple, mais efficace.Le jeu a été réduit à sa plus simple expression – des coups de pieds et des chandelles à la moindre situation favorable pour rendre le ballon le plus loin possible et profiter des erreurs de main de Néo-Zélandais toujours aussi joueurs mais encore en manque d’automatismes pour le début de leur saison internationale.- Efficacité bleue -Diablement efficaces, les Bleus ont aussi puni les All Blacks lors de leur deux seules incursions dans les 22 mètres adverses en seconde période, face à une défense apathique. Présents dans le combat et plein d’énergie pour des montées rapides, les visiteurs ont d’abord été récompensés par une pénalité pour un grattage de Gabin Villière, Joris Segonds convertissant ensuite à une cinquantaine de mètre dans l’axe une pénalité pour sa première sélection. Profitant du désordre, l’arrière Théo Attissogbe est ensuite passé entre les lignes noires et trois temps de jeu plus tard, Guillard a conclu proche des perches, son deuxième essai de l’année en Bleu. Piégés sur les extérieurs, les hommes de Scott Robertson allaient réagir dans l’axe, mettant en grande difficulté le paquet d’avants français avant ensuite d’écarter. Ils ont marqué trois essais en première période, par les arrières Jordie Barrett et Will Jordan ainsi que du troisième ligne Tupou Vaa’i. Ils menaient 21-13 à la pause, et le score aurait pu être plus large sans des nombreuses fautes de main ruinant leurs fréquents franchissements. Au retour des vestiaires, ce sont les Bleus qui ont marqué les premiers, avec Gabin Villière, encore diablement efficace dans son rôle de combattant acharné. Les Néo-Zélandais ont répliqué, mais les Français aussi, revenant à un point de leurs adversaires à la 50e minute de jeu (31-27). Ils n’ont jamais vraiment revu le camp adverse, mais n’ont pas cédé également, profitant de deux essais refusés pour en-avant et obstruction.Comme un aveu de faiblesse, Beauden Barrett choisissait de prendre les points à la 74e minute de jeu pour donner un peu d’air aux siens (31-27) avant que les All Blacks ne résistent dans les dernières instants, marqués par un en-avant du vétéran bleu Romain Taofifénua.

Pakistan: au moins 16 morts dans l’effondrement d’un immeuble

Le bilan de l’effondrement d’un immeuble d’habitation à Karachi a grimpé samedi à au moins 16 morts selon les autorités, qui ont affirmé que plusieurs avis d’expulsion avaient été remis pour des raisons de sécurité, ce que des résidents ont nié.Le bâtiment avait été déclaré dangereux, ont-elles précisé à l’AFP. Cependant, des propriétaires et des habitants ont assuré n’avoir jamais reçu ces avis.L’accident s’est produit vendredi peu après 10H00 (05H00 GMT) dans le quartier pauvre de Lyari, autrefois en proie à la violence des gangs et considéré comme l’un des endroits les plus dangereux du Pakistan.Summiaya Syed, un médecin de la police affilié au département de santé régional, a communiqué samedi un nouveau bilan de 16 morts et 13 blessés.”Nous ne voulons pas imposer nos ordres par la force. Nous travaillons par phases et envoyons (aux habitants) des avis leur disant de quitter le bâtiment. Ils n’ont pas pris les avis au sérieux”, a certifié à l’AFP Javed Nabi Khoso, chef du district où s’est produit l’accident. Selon lui, les documents ont été distribués en 2022, 2023 et 2024.”Vous pensez que nous sommes irresponsables au point de rester dans un bâtiment qui n’est pas sûr avec nos familles?”, a réagi Imran Khaskheli, propriétaire et résident, niant avoir reçu ces papiers.Il a expliqué avoir vu des fissures sur les piliers du bâtiment tôt vendredi, et enjoint aux familles — 40 logeaient là selon lui — de partir “immédiatement”. Mais beaucoup n’ont pas écouté.Abid Jalaluddin Shaikh, à la tête des équipes d’urgence déployées sur place, a indiqué à l’AFP que les recherches, qui s’étaient déjà poursuivies toute la nuit, allaient probablement continuer dans la soirée.Des photos de l’AFP montrent l’immeuble complètement détruit, alors que secours et engins de chantier en fouillent les ruines.Sur ces images, on peut voir des corps de victimes évacués sur des civières tandis que d’autres habitants tentent de récupérer leurs affaires parmi les débris.”Ma fille est sous les décombres”, a témoigné auprès de l’AFP Dev Raj, 54 ans. “Elle s’est mariée il y a seulement six mois”.- “L’immeuble craquait” -“J’ai eu un appel de ma femme disant que l’immeuble craquait et je lui ai dit de sortir immédiatement”, racontait vendredi Shankar Kamho, habitant âgé de 30 ans, qui était absent au moment du drame.”Elle est allée prévenir les voisins mais une femme lui a dit: +Cet immeuble tiendra encore au moins dix ans.+ Malgré tout, ma femme a pris notre fille et est sortie. Vingt minutes après, l’immeuble s’écroulait.”Les six membres de la famille de Jumho Maheshwari, 70 ans, se trouvaient dans son appartement du rez-de-chaussée quand il est sorti pour aller au travail.”Toute ma famille est ensevelie et tout ce que je peux faire c’est prier pour qu’elle soit retrouvée vivante”, s’inquiétait-il vendredi.Une autre résidente, Maya Sham Jee, expliquait que la famille de son frère était également sous les décombres: “Nous sommes impuissants, nous pouvons juste espérer que les secouristes nous ramènent nos proches en vie”.En juin 2020, au moins 18 personnes avaient perdu la vie lorsqu’un immeuble de 40 appartements s’était écroulé dans la même zone.Les effondrements de toits et de bâtiments sont fréquents au Pakistan, un pays qui compte plus de 240 millions d’habitants, principalement en raison des normes de sécurité défaillantes et de la piètre qualité des matériaux de construction.La ville de Karachi est particulièrement connue pour ses constructions en mauvais état, ses agrandissements illégaux, ses infrastructures vieillissantes, sa surpopulation et son application laxiste des réglementations en matière de BTP.

A Paris, premières baignades dans la Seine sous étroite surveillance

Un an après les athlètes olympiques et sous étroite surveillance, le grand public a enfin pu renouer samedi avec les joies de la baignade dans la Seine en plein coeur de Paris, où celle-ci était interdite depuis 1923.Quelques premières dizaines de nageurs de tous âges, équipés d’un flotteur jaune relié à leur taille, se sont élancés dès 08H00 depuis des pontons aménagés sur le bras Marie, en face de l’île Saint-Louis, sous un soleil radieux et le regard attentif de maîtres nageurs en T-shirts jaune fluo et shorts rouge vif, assortis à leur sifflet. Des bateaux pneumatiques de la préfecture de police de Paris postés autour du périmètre de sécurité entourant les nageurs complétaient le dispositif.”Franchement je suis super surprise, je pensais qu’elle était super glacée mais en fait elle est super bonne, (…) c’est génial”, s’est réjouie Karine, 51 ans, auxiliaire de vie venue de Créteil, l’une des toutes premières baigneuses à rentrer dans l’eau. – “Rêve de gosse” -L’édile socialiste s’est rendue sur le ponton, aux côtés de la ministre des Sports Marie Barsacq et des préfets de police de Paris Laurent Nunez et de la région Ile-de-France Marc Guilaume, peu avant 08H30.”C’est un rêve de gosse de faire nager les gens dans la Seine”, a poursuivi Mme Hidalgo, se disant “très heureuse”.”J’aurais très envie de sauter (dans l’eau). Elle a l’air très bonne”, a-t-elle indiqué, précisant cependant qu’elle “n’aurait pas le temps de se baigner” ce samedi. “En bonne Parisienne, je vais venir me baigner” plus tard mais “je ne convoquerai pas la presse”, a-t-elle précisé lors d’un point presse. Cette ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures”, a-t-elle poursuivi. En offrant des espaces de ce type “dans une ville très dense”, ça permet “de vivre de façon plus agréable, plus joyeuse, et sans doute aussi plus apaisée avec nos concitoyens”, a souligné la maire.Le but étant aussi de “lutter contre les baignades sauvages” en offrant des “espaces de baignade en toute sécurité en milieu naturel”, a renchéri Mme Barsacq. “Paris a la chance d’être en avance sur son temps parce qu’avec les fortes chaleurs qui ne vont faire que grandir dans nos villes, (…) investir les espaces naturels pour la baignade, c’est essentiel, ça évite aussi les noyades dans des endroits dangereux”, a-t-elle poursuivi.L’effort doit désormais porter sur la Marne afin d’ouvrir de nouveaux sites, a confirmé la ministre.”L’idée à terme, c’est d’ouvrir une trentaine de sites de baignade qui sont étudiés sur toute la métropole” du Grand Paris, a précisé Mme Hidalgo.- Qualité de l’eau “exceptionnelle” -Quant à la qualité sanitaire de l’eau, elle est “exceptionnelle”, a assuré le préfet de région Marc Guillaume, soulignant que “toutes les informations (la concernant) sont publiques”.”On a deux bactéries que nous contrôlons, les E.coli et les entérocoques, pour les unes on est 10 fois sous les seuils et pour les autres plus de 25 fois sous les seuils”, selon lui.Après cette première ouverture de site parisien, deux autres ouvrent dans la matinée – et le resteront jusqu’au 31 août, si la météo le permet: l’un au bras de Grenelle près de la tour Eiffel et l’autre à Bercy, face à la bibliothèque François-Mitterrand. Des bassins y sont là aussi aménagés avec pontons, échelles, mobilier balnéaire, douches et vestiaires. Le bras Marie peut accueillir 150 personnes en simultané, Bercy jusqu’à 700, dont 300 en zone de baignade. Le site de Grenelle, seul à disposer d’un bassin sécurisé pour les familles avec un fond, a lui une capacité de 200 personnes à la fois. Une base nautique y proposera gratuitement la pratique du kayak.C’est sur le bras Marie que la maire de Paris s’était immergée l’an dernier avant le début des JO, plus de 30 ans après la promesse de Jacques Chirac.Plus de 1,4 milliard d’euros ont été investis pour améliorer la qualité de l’eau en amont du fleuve, avec des travaux de captation des eaux usées pour éviter qu’elles ne s’y déversent.Mais étant donné qu’à Paris, eaux de pluie et eaux usées se mélangent dans un unique réseau, la seule solution en cas de précipitations abondantes est de déverser le trop-plein dans la Seine.Cet été comme à la plage, des drapeaux (verts, jaunes, rouges) permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, analysée par des sondes en instantané et des prélèvements en culture. Si les voyants sont au rouge, la baignade sera fermée.Le fleuve est par ailleurs un plan d’eau vivante qui reste un milieu dangereux, rappellent les autorités. Il faut donc savoir nager pour pouvoir se baigner sur les trois sites.L’an dernier, 13 décès lors de baignades dans la Seine ont été recensés et trois depuis le début 2025.Alors que les fortes chaleurs pourraient tenter certains de se jeter à l’eau en dehors des lieux autorisés, un arrêté préfectoral a été pris fin juin pour verbaliser la baignade sauvage.

D’âne du pauvre à compagnon des enfants, comment le poney a “sauvé l’équitation”

Avec leur petite taille et leur bonne bouille, les poneys ont conquis des générations d’enfants en France à partir des années 1960. Ils ont aussi révolutionné l’équitation, rendant ce sport plus accessible.La ferme équestre de Bois Guilbert (Seine-Maritime) est le premier poney-club à avoir vu le jour dans l’Hexagone. Soixante ans après sa création, des dizaines d’enfants y viennent toujours en vacances ou en classes vertes.Devant de vieux bâtiments normands en brique rouge, une quarantaine d’entre eux en colonies de vacances en ce début juillet, s’affairent pour préparer leurs poneys avant leur cours, brosses et cure-pied à la main. Les plus jeunes ont sept ans, les plus âgés 15.Ils câlinent leurs montures, tout s’en occupant. Les enfants “apprennent dès le début à respecter le poney, à accepter la frustration” quand l’animal n’agit pas à leur guise, explique Agathe de Pas, qui vient de reprendre avec deux de ses frères le poney-club fondé par leurs grands-parents.”Le poney a sauvé l’équitation”, assure Frédéric Bouix, président de la Fédération française d’équitation (FFE). Avant sa popularisation, “on avait une équitation d’origine militaire, avec des adultes à cheval, des animaux plutôt de grande taille” et d’autre part un sport “réservé à des classes plutôt aisées”, rappelle-t-il. “Dans les années 1950, l’âge moyen d’un cavalier se situait autour de la trentaine”, selon l’ethnologue et chercheuse Catherine Tourre-Malen, qui a publié un article sur “l’évolution des activités équestres” depuis les années 1960.Quelques décennies plus tard, le visage du cavalier type a complètement changé: ce sont majoritairement des cavalières, âgées de moins de 18 ans dans six cas sur dix, selon les chiffres de la FFE. Le fléchage poney représente 45% des licences. Il existe des initiations à partir de 18 mois pour les bébés.”C’est grâce aux enfants que l’équitation est le troisième sport par le nombre de licenciés”, constate Etienne de Pas, un des responsables de Bois Guilbert.L’arrivée des petits équidés dans le paysage équestre français n’a pas été sans mal. Lorsque Louis de Pas, le fondateur de la ferme équestre, cherche des financements, on lui répond : “on ne fait pas d’équitation sur poney, c’est l’âne du pauvre”, racontait-il dans ses Mémoires. Il faut attendre 1987 pour que sports équestres, poneys-clubs et tourisme équestre se rapprochent pour donner naissance à l’actuelle FFE.- Enseignement par le jeu -Autre changement de taille apporté par les poneys: l’instruction, longtemps imprégnée par l’esprit militaire.Louis de Pas “avait une conception très différente de l’équitation”, raconte à l’AFP sa fille Ines Ferté, dirigeante d’un poney-club à Avançon (Ardennes).Alors qu’aucun enseignement adapté à l’enfant n’existe, “il s’est inspiré des méthodes alors mises en oeuvre au ski, il nous faisait beaucoup jouer, faire des slaloms, transporter des fanions…”, ajoute Ines Ferté, longtemps responsable de la pédagogie au sein des Poney-Club de France.Soixante ans plus tard, c’est toujours le cas. “On va commencer par un +Un deux trois, poney+!”, lance une monitrice de Bois Guilbert aux enfants juchés à cru sur leurs montures. L’exercice suivant consiste en un petit slalom dans la carrière.”C’est un atout de l’équitation: les parents inscrivent leurs enfants au poney-club, non pas pour faire du sport, mais pour un loisir éducatif avant tout et un contact avec la nature”, souligne Frédéric Bouix de la FFE.Autre avantage pour les exploitants de structures équestres, “moins onéreux à l’achat et à l’entretien qu’un cheval, le poney abaisse les coûts le production de l’heure d’équitation”, relève la chercheuse Catherine Tourre-Malen. Les poneys, que pour les enfants? A Bois Guilbert, “on a des demandes d’adultes, anciens cavaliers qui se sont faits peur et qui reviennent à l’équitation grâce aux chevaux islandais” de taille approchant celle de grands poneys (maximum 1,50 mètre au garrot pour les poneys) et “de mamans qui amènent leurs enfants aux cours hebdomadaires”, dit Etienne de Pas. 

A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”

A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama a fait part samedi de son rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”, lors d’une prière aux côtés de milliers de fidèles à McLeod Ganj, dans les contreforts de l’Himalaya indien.Le chef spirituel de la communauté tibétaine, qui a confirmé mercredi qu’un successeur serait …

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A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”

A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama a fait part samedi de son rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”, lors d’une prière aux côtés de milliers de fidèles à McLeod Ganj, dans les contreforts de l’Himalaya indien.Le chef spirituel de la communauté tibétaine, qui a confirmé mercredi qu’un successeur serait bien désigné à sa mort, verra se conclure dimanche une semaine de célébrations en son honneur, avec son premier jour en tant que nonagénaire.En attendant, des milliers de fidèles de Tenzin Gyatso (son nom de civil) ont fait résonner samedi tambours et cors dans le monastère où il vit en exil.”Jusque-là, j’ai fait de mon mieux et (…) j’espère vivre encore 30 ou 40 ans, en continuant à servir les êtres sensibles et le Dharma (les enseignements, NDLR) de Bouddha”, a-t-il déclaré, enveloppé dans ses traditionnels robe bordeaux et châle jaune.Né le 6 juillet 1935, Tenzin Gyatso est devenu dès l’âge de deux ans le 14e Dalaï Lama, dûment identifié par la tradition bouddhiste comme la réincarnation de son prédécesseur.Il passe l’essentiel de son temps à McLeod Ganj depuis sa fuite de Lhassa, “sa capitale”, et de la répression chinoise en 1959. La Chine, qui a envahi le Tibet dès 1950 puis en a fait l’une de ses provinces, a exigé de pouvoir approuver le nom du futur Dalaï Lama, ce qui inquiète grandement nombre de Tibétains exilés comme leur guide.”La responsabilité (de la nomination d’un successeur, ndlr) reposera exclusivement sur les membres du Ganden Phodrang Trust, le bureau de Sa Sainteté le Dalaï Lama”, a affirmé mercredi Tenzin Gyatso. “Personne d’autre n’a l’autorité requise pour se mêler de cette question”.Son successeur sera forcément “né dans le monde libre”, a-t-il promis publiquement, disant avoir reçu de nombreuses sollicitations en faveur d’une poursuite du “cycle de la réincarnation”.Considéré comme un dangereux séparatiste par Pékin, l’actuel Dalaï Lama, lauréat du 1989 du prix Nobel de la paix, incarne dans le monde entier le combat pour la liberté du Tibet, vaste territoire himalayen d’une taille comparable à celle de l’Afrique du Sud.”Le désir partagé par tous, y compris le peuple tibétain, est d’éviter la souffrance et de connaître le bonheur”, a-t-il encore affirmé.

A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”

A la veille de son 90e anniversaire, le Dalaï Lama a fait part samedi de son rêve de vivre “encore 30 ou 40 ans”, lors d’une prière aux côtés de milliers de fidèles à McLeod Ganj, dans les contreforts de l’Himalaya indien.Le chef spirituel de la communauté tibétaine, qui a confirmé mercredi qu’un successeur serait bien désigné à sa mort, verra se conclure dimanche une semaine de célébrations en son honneur, avec son premier jour en tant que nonagénaire.En attendant, des milliers de fidèles de Tenzin Gyatso (son nom de civil) ont fait résonner samedi tambours et cors dans le monastère où il vit en exil.”Jusque-là, j’ai fait de mon mieux et (…) j’espère vivre encore 30 ou 40 ans, en continuant à servir les êtres sensibles et le Dharma (les enseignements, NDLR) de Bouddha”, a-t-il déclaré, enveloppé dans ses traditionnels robe bordeaux et châle jaune.Né le 6 juillet 1935, Tenzin Gyatso est devenu dès l’âge de deux ans le 14e Dalaï Lama, dûment identifié par la tradition bouddhiste comme la réincarnation de son prédécesseur.Il passe l’essentiel de son temps à McLeod Ganj depuis sa fuite de Lhassa, “sa capitale”, et de la répression chinoise en 1959. La Chine, qui a envahi le Tibet dès 1950 puis en a fait l’une de ses provinces, a exigé de pouvoir approuver le nom du futur Dalaï Lama, ce qui inquiète grandement nombre de Tibétains exilés comme leur guide.”La responsabilité (de la nomination d’un successeur, ndlr) reposera exclusivement sur les membres du Ganden Phodrang Trust, le bureau de Sa Sainteté le Dalaï Lama”, a affirmé mercredi Tenzin Gyatso. “Personne d’autre n’a l’autorité requise pour se mêler de cette question”.Son successeur sera forcément “né dans le monde libre”, a-t-il promis publiquement, disant avoir reçu de nombreuses sollicitations en faveur d’une poursuite du “cycle de la réincarnation”.Considéré comme un dangereux séparatiste par Pékin, l’actuel Dalaï Lama, lauréat du 1989 du prix Nobel de la paix, incarne dans le monde entier le combat pour la liberté du Tibet, vaste territoire himalayen d’une taille comparable à celle de l’Afrique du Sud.”Le désir partagé par tous, y compris le peuple tibétain, est d’éviter la souffrance et de connaître le bonheur”, a-t-il encore affirmé.

Ukraine: Trump évoque la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou

Le président américain Donald Trump, “très mécontent” de son dernier appel téléphonique avec Vladimir Poutine, a évoqué vendredi la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie en l’absence de progrès vers une fin de la guerre en Ukraine.De son côté, le Kremlin a estimé qu’il n’était “pas possible” pour l’instant d’”atteindre” ses objectifs en Ukraine …

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Ukraine: Trump évoque la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou

Le président américain Donald Trump, “très mécontent” de son dernier appel téléphonique avec Vladimir Poutine, a évoqué vendredi la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie en l’absence de progrès vers une fin de la guerre en Ukraine.De son côté, le Kremlin a estimé qu’il n’était “pas possible” pour l’instant d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, sous-entendant ainsi une poursuite des combats et des attaques face à un adversaire en difficulté sur le front.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part affirmé s’être mis d’accord avec Donald Trump sur la nécessité de “renforcer la protection” du ciel de son pays, après l’attaque russe de drones la plus importante depuis le début de l’invasion en février 2022.”C’est une situation très difficile. Je vous ai dit que j’étais très mécontent de ma conversation avec le président Poutine. Il veut aller jusqu’au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n’est pas bien”, a affirmé M. Trump à la presse à bord d’Air Force One vendredi, au lendemain de l’appel entre les deux hommes qui n’a pas permis d’avancée.Le président américain a laissé entendre qu’il pourrait être prêt à durcir les sanctions contre Moscou, après avoir évité d’y recourir depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, espérant persuader son homologue russe de mettre fin à la guerre. “Nous parlons beaucoup des sanctions”, a déclaré M. Trump à propos de ses conversations avec Vladimir Poutine. “Il comprend que cela pourrait arriver”.Donald Trump a ajouté qu’il avait eu par ailleurs un “appel très stratégique” avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi, alors que les inquiétudes grandissent à Kiev concernant les livraisons d’aide militaire américaine. M. Zelensky a évoqué une discussion “approfondie” au cours de laquelle les deux dirigeants se sont mis d’accord pour travailler à “renforcer” les défenses aériennes de l’Ukraine, après la plus grande attaque de drones et de missiles subie par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe vendredi. Donald Trump a dit avoir également discuté de l’envoi de systèmes de défense aérienne Patriot en Ukraine lors d’un appel distinct avec le chancelier allemand Friedrich vendredi, même s’il n’avait pas décidé encore de fournir cet équipement clé. M. Merz “estime qu’ils doivent être protégés”, a déclaré M. Trump en référence à l’Ukraine.- “Aucun progrès” -Cette série d’échanges du président américain intervient à un moment où les villes d’Ukraine continuent de subir les frappes russes face au manque de systèmes de défense antiaérienne pour couvrir efficacement l’ensemble du territoire.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, Donald Trump avait déjà avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” pendant son entretien avec M. Poutine.Le troisième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine exige toujours que l’Ukraine cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes.Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs, a répété à Donald Trump le président russe. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale” en Ukraine, a ajouté vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.En parallèle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine. Dans la nuit de vendredi à samedi, des frappes de drones et tirs d’artillerie dans plusieurs régions du pays ont fait au moins deux morts et une trentaine de blessés, selon les autorités locales.La nuit précédente, la Russie avait envoyé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, en particulier contre Kiev. Selon l’armée de l’air ukrainienne, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.

Ukraine: Trump évoque la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou

Le président américain Donald Trump, “très mécontent” de son dernier appel téléphonique avec Vladimir Poutine, a évoqué vendredi la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie en l’absence de progrès vers une fin de la guerre en Ukraine.De son côté, le Kremlin a estimé qu’il n’était “pas possible” pour l’instant d'”atteindre” ses objectifs en Ukraine par la voie diplomatique, sous-entendant ainsi une poursuite des combats et des attaques face à un adversaire en difficulté sur le front.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part affirmé s’être mis d’accord avec Donald Trump sur la nécessité de “renforcer la protection” du ciel de son pays, après l’attaque russe de drones la plus importante depuis le début de l’invasion en février 2022.”C’est une situation très difficile. Je vous ai dit que j’étais très mécontent de ma conversation avec le président Poutine. Il veut aller jusqu’au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n’est pas bien”, a affirmé M. Trump à la presse à bord d’Air Force One vendredi, au lendemain de l’appel entre les deux hommes qui n’a pas permis d’avancée.Le président américain a laissé entendre qu’il pourrait être prêt à durcir les sanctions contre Moscou, après avoir évité d’y recourir depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, espérant persuader son homologue russe de mettre fin à la guerre. “Nous parlons beaucoup des sanctions”, a déclaré M. Trump à propos de ses conversations avec Vladimir Poutine. “Il comprend que cela pourrait arriver”.Donald Trump a ajouté qu’il avait eu par ailleurs un “appel très stratégique” avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky vendredi, alors que les inquiétudes grandissent à Kiev concernant les livraisons d’aide militaire américaine. M. Zelensky a évoqué une discussion “approfondie” au cours de laquelle les deux dirigeants se sont mis d’accord pour travailler à “renforcer” les défenses aériennes de l’Ukraine, après la plus grande attaque de drones et de missiles subie par l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe vendredi. Donald Trump a dit avoir également discuté de l’envoi de systèmes de défense aérienne Patriot en Ukraine lors d’un appel distinct avec le chancelier allemand Friedrich vendredi, même s’il n’avait pas décidé encore de fournir cet équipement clé. M. Merz “estime qu’ils doivent être protégés”, a déclaré M. Trump en référence à l’Ukraine.- “Aucun progrès” -Cette série d’échanges du président américain intervient à un moment où les villes d’Ukraine continuent de subir les frappes russes face au manque de systèmes de défense antiaérienne pour couvrir efficacement l’ensemble du territoire.Preuve de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers de paix malgré leur reprise en mai, Donald Trump avait déjà avoué jeudi n’avoir fait “aucun progrès” pendant son entretien avec M. Poutine.Le troisième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n’a d’ailleurs toujours pas été annoncé, un mois après une dernière réunion peu fructueuse en Turquie.Vladimir Poutine exige toujours que l’Ukraine cède quatre régions, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Otan. Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui demande le retrait des troupes russes.Moscou “ne renoncera pas” à atteindre ces objectifs, a répété à Donald Trump le président russe. “Tant que cela ne semble pas possible, nous poursuivons l’opération militaire spéciale” en Ukraine, a ajouté vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.En parallèle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine. Dans la nuit de vendredi à samedi, des frappes de drones et tirs d’artillerie dans plusieurs régions du pays ont fait au moins deux morts et une trentaine de blessés, selon les autorités locales.La nuit précédente, la Russie avait envoyé 550 engins, dont 539 drones et des missiles, en particulier contre Kiev. Selon l’armée de l’air ukrainienne, il s’agissait du “plus grand nombre” de drones jamais utilisé en une seule attaque par la Russie depuis 2022.