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Groenland: Trump impose le sujet à Davos, l’UE promet “une réponse ferme”

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis mardi à Davos une réponse “ferme” face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump, qui a encore fait monter la pression avec l’annonce d’une réunion “des différentes parties” dans la station des Alpes suisses.Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois. Un sujet qui braque ses alliés européens au sein de l’Otan et qu’il a néanmoins imposé à l’agenda de la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se tient toute la semaine à Davos.”Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu’avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart. Notre réponse sera donc ferme, unie et proportionnelle”, a martelé Ursula von der Leyen lors de son discours mardi à la tribune du Forum économique mondial.Les droits de douane supplémentaires, dont Washington menace plusieurs pays européens qui s’opposent à ses visées sur le Groenland, seraient une “erreur, en particulier entre alliés de longue date”, a-t-elle insisté. Et de rappeler: “L’UE et les Etats-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. Et en politique comme en affaires, un accord est un accord.”Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui s’exprimait juste après elle, a également mis en garde: “Un petit nombre de pays privilégiés ne devraient pas bénéficier d’avantages fondés sur leurs seuls intérêts, et le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle où les forts s’en prennent aux faibles.” – “Nous devons l’avoir” -Donald Trump malmène le multilatéralisme depuis son retour à la Maison-Blanche il y a un an, utilisant les droits de douane comme une arme pour atteindre ses objectifs.  Après son offensive sur le Venezuela et son pétrole, il multiplie ces derniers jours les déclarations sur le Groenland.Les dirigeants de l’UE réfléchissent à des mesures de rétorsion commerciale et prévoient de discuter du Groenland lors d’un sommet convoqué en urgence pour jeudi à Bruxelles. “Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a assuré lundi Donald Trump à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur le territoire autonome.”Le Groenland est essentiel pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d’accord!”, a-t-il insisté mardi sur son réseau Truth Social, indiquant avoir eu “un très bon entretien téléphonique” avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan.”Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (…) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE !”, a-t-il dit.Le président américain a également posté une image générée par l’IA le montrant, accompagné du vice-président JD Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique. Un panneau indique: “Groenland, territoire américain depuis 2026”.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE. Il doit s’exprimer à Davos en début d’après-midi, avant de repartir de Davos en principe dès mardi soir, sans croiser Donald Trump qui arrive seulement le lendemain. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir rencontrer en Suisse le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.La délégation américaine est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, et la présence des Etats-Unis est très visible, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a notamment réfuté mardi à Davos l’hypothèse que les Européens puissent mettre en place des rétorsions financières et se débarrasser de leurs bons du Trésor américain.Lors d’un point presse, il a fait observer que le marché de la dette américaine “est le marché le plus liquide et c’est la base de toutes les transactions financières”. “Je suis sûr que les Européens vont continuer à en détenir”, a-t-il dit.Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. 

Catastrophe ferroviaire en Espagne: début du deuil national, la famille royale attendue sur place

L’Espagne a entamé mardi un deuil national de trois jours après la collision tragique de deux trains ayant fait au moins 41 morts dimanche soir en Andalousie (sud), où est attendue à la mi-journée la famille royale pour témoigner son soutien aux familles des victimes et aux rescapés.Sur le site du drame, les recherches se poursuivent dans les carcasses des deux trains, réduits en partie en tas de ferraille, faisant craindre un bilan plus élevé.Le nombre de personnes décédées “est passé à 41”, a annoncé dans la matinée le gouvernement régional andalou, précisant que 39 personnes, dont quatre enfants, restaient hospitalisées.Treize personnes, des adultes, sont toujours en soins intensifs, selon cette source.- Bilan total toujours inconnu -Le roi d’Espagne Felipe VI et son épouse Letizia sont attendus à partir de 12h20 (11h20 GMT) à Adamuz, petite bourgade paisible d’Andalousie désormais au coeur de l’actualité, a annoncé la maison royale. Le couple royal doit ensuite se rendre à Cordoue, à 35 kilomètres de là, notamment à l’hôpital Reina Sofía, qui soigne certains des blessés de l’accident.Les autorités ont déjà prévenu que le bilan de la tragédie pourrait encore augmenter, car les équipes de secours sont encore à la recherche d’éventuels corps restés coincés dans les trains.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) avait indiqué lundi soir que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le nombre total de victimes pourra être connu “avec certitude” dans “les prochaines 24 à 48 heures”, avait estimé lundi soir le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, dont le gouvernement est en première ligne dans la gestion de la catastrophe. Cela signifie que le bilan définitif serait connu au plus tard mercredi.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train de l’opérateur privé Iryo allant vers Madrid (nord) avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à coté, avant d’être percutées violemment par un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Les deux trains à grande vitesse, qui allaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.- Quelle cause ? -Les débats se concentrent désormais sur les causes de cet accident “extrêmement étrange”, selon les termes employés par le ministre des Transports, Oscar Puente.La collision est survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé le ministre mardi matin.L’enquête, avait-il dit lundi, doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie, visible sur certaines photos, est “la cause ou la conséquence” du déraillement du train Iryo qui a entraîné la collision. Ce qui était certain à ce stade, c’est que la vitesse des trains n’était pas en question et que “l’erreur humaine (était) pratiquement écartée”, avait assuré lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Face à l’émotion, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, qui bouleverse le pays plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier, qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé mardi César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels. 

Davos: les Européens à la tribune, Trump impose le Groenland à l’ordre du jour

Donald Trump a annoncé mardi une réunion des “différentes parties” sur le Groenland, territoire autonome appartenant au Danemark dont il veut s’emparer, et accentué la pression sur les dirigeants européens réunis au Forum économique de Davos.Grand-messe annuelle d’un multilatéralisme que le président américain ne cesse de malmener, la réunion de Davos intervient en plein bras de fer sur le Groenland entre les Américains et leurs alliés européens au sein de l’Otan.”Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a déclaré le président américain à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur le Groenland, avant d’annoncer “une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse”.”Le Groenland est essentiel pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d’accord!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth Social, indiquant avoir eu “un très bon entretien téléphonique” avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan.”Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (…) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE !”, a-t-il dit.Le président américain a également posté une image générée par l’IA le montrant, accompagné du vice-président JD Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique. Un panneau indique: “Groenland, territoire américain depuis 2026”.M. Trump invoque des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois pour s’emparer du Groenland et il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. A l’heure où l’UE réfléchit à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d’une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE. Il doit s’exprimer à Davos en début d’après-midi.- “Cercle vicieux” – Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi.La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.La délégation américaine est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, et elle n’a pas attendu l’arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a réfuté mardi à Davos l’hypothèse que les Européens puissent mettre en place des rétorsions financières et se débarrasser de leurs bons du Trésor américain.Lors d’un point presse, il a dénoncé “un récit complètement trompeur” faisant observer que le marché de la dette américaine “a les meilleures performances au monde”. “C’est le marché le plus liquide et c’est la base de toutes les transactions financières”, a-t-il dit. “Tout le monde doit respirer un grand coup. N’écoutez pas les médias qui sont hystériques”, a-t-il ajouté.Emmanuel Macron avait prévu de repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.”Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux”, s’est aussi inquiété le président finlandais Alexander Stubb.Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: “Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland”.Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le sommet, placé cette année sous le thème “Un esprit de dialogue” se tient jusqu’à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons. 

Malgré la misère en Colombie, les migrants vénézuéliens n’envisagent pas de retour

Ils ont fui en famille la faim et la dureté du régime au Venezuela pour trouver refuge dans zone frontalière de Colombie elle-même exsangue et minée par les guérillas. Là, des migrants disent seulement survivre, à une enjambée d’un pays qu’ils chérissent mais qui leur paraît plus lointain que jamais.La joie suscitée par la chute de Nicolas Maduro début janvier s’estompe peu à peu à La Fortaleza ou à Trigal del Norte, quartiers pauvres de la ville frontalière colombienne de Cucuta où les migrants vénézuéliens vivent dans des maisons de fortune au sol en terre battue.De nombreux Vénézuéliens se sont établis ici entre 2017 et 2018, “l’estomac vide” et avec la peur de l’avenir, répètent-ils dans un mélange de tristesse, de colère et de foi chrétienne.Mais ni la cohabitation quotidienne avec la violence liée au narcotrafic ni leurs emplois précaires ne les poussent aujourd’hui à revenir au Venezuela malgré la capture de Maduro le 3 janvier lors d’une opération militaire américaine.”Nous n’envisageons pas encore de rentrer parce que cela va prendre du temps pour que le pays se remette”, affirme à l’AFP Franklin Petit, un aide-maçon de 55 ans.”Si on y regarde bien”, le Venezuela sans Maduro “c’est pareil, la même situation, à la différence qu’ils ont emmené le chef”, estime-t-il.L’épouse de Franklin, Nellisbeth Martinez, couturière de 42 ans, fond en larmes en racontant “la situation d’extrême pauvreté, la faim et le manque” qui les ont poussés à quitter leur terre natale.En Colombie, ils savent pouvoir offrir une scolarité à leurs deux filles, impossible selon eux à Cabimas, en bordure du lac de Maracaibo, d’où ils ont fui leur aînée dans les bras, la dernière étant née en Colombie.- Coincés à Cucuta-Luisana Serrano a également fui le Venezuela en 2018 avec son mari et quatre enfants. “Là-bas, mon mari travaillait une semaine et nous n’avions à manger que pour un jour”. Or, “ici, dit-elle, il travaille sa semaine et nous avons de quoi” manger quotidiennement.Cette ancienne aide-soignante de 34 ans travaille comme boulangère à Cucuta confie que sa famille lui “manque” mais dit avoir l’espoir de rentrer un jour. Selon elle, le changement “ne va pas se faire du jour au lendemain, mais je sais qu’il se fera”.Ces migrants remercient leur pays d’accueil malgré les difficiles conditions de vie dans ce secteur jouxtant le Catatumbo, une zone couverte de cultures de coca et de laboratoires clandestins de cocaïne que se disputent la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) et une faction dissidente des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ainsi que des membres du gang vénézuélien du Tren de Aragua.Des organisations dont les migrants interrogés ne prononcent jamais le nom par peur de représailles.Tous auraient aimé pouvoir poursuivre leur chemin, comme l’ont fait une grande partie des huit millions de Vénézuéliens qui ont fui au cours de la dernière décennie. Mais le manque de ressources les contraint à demeurer coincés à Cucuta.”Je voulais continuer jusqu’aux Etats-Unis, mais sans argent, sans passeport, avec la crainte de la faim, j’ai fini par rester ici”, dit Imer Montes, qui aide à l’église de quartier où son fils Israel, 12 ans, joue du violon, de la batterie et de la flûte.

Guatemala: obsèques de policiers tués par des gangs, l’état de siège validé

Le congrès guatémaltèque a ratifié lundi l’état de siège décrété dimanche par le président Bernardo Arevalo après l’assassinat par des gangs de policiers, dont des funérailles ont été célébrées dans la journée.Adoptée pour 30 jours, la mesure autorise des arrestations et des interrogatoires sans mandat judiciaire et suspend les droits de réunion et de manifestation.Elle …

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Trump s’attend à une faible résistance des Européens sur le Groenland, réunion à Davos

Donald Trump s’attend à une faible résistance des dirigeants européens à sa volonté de s’emparer du Groenland et a annoncé une réunion à Davos en Suisse “des différentes parties”, au moment où le conflit autour du territoire autonome danois menace de rallumer la guerre commerciale entre Etats-Unis et Europe.”Je ne pense pas qu’ils vont résister …

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Le dirigeant du Vietnam s’engage à poursuivre sa lutte anticorruption

Le dirigeant vietnamien To Lam s’est engagé à poursuivre sa lutte anticorruption mardi à la tribune du congrès quinquennal du parti communiste, qui pourrait lui permettre d’élargir encore ses pouvoirs à la tête de l’une des économies les plus dynamiques d’Asie.Dans un vaste auditorium drapé de rouge où trône une statue du héros national Ho …

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Mercosur: forte mobilisation d’agriculteurs européens à Strasbourg

Une forte mobilisation d’agriculteurs a débuté mardi à Strasbourg contre l’accord commercial avec le Mercosur et pour “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Des centaines d’agriculteurs, notamment français, italiens, belges et polonais, ont commencé à se réunir à quelques centaines de mètres du Parlement européen vers lequel ils doivent converger en fin de matinée.L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Trois jours après la signature de cet accord au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent arriver dans la capitale alsacienne, avec des difficultés de circulation à la clé. Un important dispositif policier, avec le renfort de CRS, est déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs européens attendus à Strasbourg

Des milliers d’agriculteurs sont attendus mardi à Strasbourg pour exprimer leur rejet de l’accord commercial avec le Mercosur et “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Trois jours après la signature de l’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent affluer dès le matin dans la capitale alsacienne, ce qui devrait provoquer des difficultés de circulation. Un important dispositif policier sera déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, dont l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.”Même s’il y a des pays qui sont favorables au Mercosur, à l’intérieur des pays, il y a des eurodéputés qui se questionnent fortement et ça peut se jouer à quelques voix près donc il faut continuer à mettre la pression”, souligne M. Lapie.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.”Nous mettre autant de normes, de réglementations qui grèvent notre compétitivité, à nous les paysans français et européens, et importer des produits alimentaires qui ne respectent en rien ce qu’on nous impose… On touche quand même le fond”, s’insurge-t-il.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Trump s’attend à une faible résistance des Européens sur le Groenland, réunion à Davos

Donald Trump s’attend à une faible résistance des dirigeants européens à sa volonté de s’emparer du Groenland et a annoncé une réunion à Davos en Suisse “des différentes parties”, au moment où le conflit autour du territoire autonome danois menace de rallumer la guerre commerciale entre Etats-Unis et Europe.”Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a déclaré le président américain à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur ce qu’il prévoyait de dire aux Européens qui s’opposent à ses projets. Les tensions entre Européens et Américains ont fait chuter les principales Bourses européennes lundi. “Le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.”J’ai accepté une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse” où s’ouvre le Forum économique mondial, dit-il, en précisant avoir eu un “très bon entretien téléphonique sur le Groenland avec Mark Rutte”, le secrétaire général de l’Otan. M. Trump avait exprimé auparavant sa déception de ne pas avoir obtenu le prix Nobel de la paix. “(…) je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix”, a-t-il écrit dans un message au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, divulgué lundi et authentifié par le cabinet de M. Store.Face à l’opposition des Européens, Donald Trump a menacé d’imposer à huit pays – dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne – de nouvelles surtaxes douanières.L’Union européenne a promis une riposte. “Je pense que cela serait très mal avisé”, a averti le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, avant l’ouverture du Forum économique mondial.”Le président (Trump) voit le Groenland comme un actif stratégique pour les Etats-Unis. Nous n’allons pas sous-traiter à quelqu’un d’autre la sécurité dans notre hémisphère”, a-t-il ajouté devant des journalistes.- “Intérêts communs” -L’UE a continué lundi de prôner le “dialogue” plutôt que “l’escalade”, tout en se disant “prête à réagir” et disposer d'”outils” si le président américain venait à mettre à exécution ses menaces commerciales.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé avoir insisté sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark lors d’une rencontre lundi avec une délégation bipartite du Congrès américain au Forum de Davos. “Dans le même temps, l’Union européenne reste prête à continuer de travailler étroitement avec les Etats-Unis, l’Otan et d’autres alliés, en étroite coopération avec le Danemark, afin d’avancer sur nos intérêts communs en matière de sécurité”, a-t-elle ajouté.Les pressions américaines ne modifient pas la position du Groenland, soucieux de son droit à l’autodétermination et sa souveraineté, a réaffirmé son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen. Il est en cela appuyé par nombre de ses concitoyens, tels Hans Zeeb, qui, interrogé par l’AFP à un arrêt de bus à Nuuk, la capitale groenlandaise, déclare que “le Groenland n’est pas à vendre”.Le président américain “devrait rester loin de nous car nous vivons ici en paix, sans soucis”, renchérit Nina Carlsen, une employée de bureau de 52 ans.Les dirigeants européens ont prévu de se réunir jeudi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles pour évoquer les récents propos de Donald Trump sur le Groenland et la question des droits de douane. Le chef de l’Etat français Emmanuel Macron compte demander l’activation de l’instrument anticoercition de l’UE, qui permet de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer des investissements.Le chancelier allemand Friedrich Merz avait quant à lui fait savoir qu’il allait “essayer de rencontrer le président Trump mercredi”. Ce même jour, la question du Groenland sera abordée par les ministres des Finances du G7, dont font partie les Etats-Unis.Face aux menaces, le Danemark et Groenland ont proposé la création d’une mission de surveillance de l’Otan de cette immense île, a déclaré lundi le ministre danois de la Défense Troels Lund Poulsen.Des avions d’un commandement militaire américano-canadien doivent “bientôt arriver” au Groenland pour participer à des “activités prévues de longue date” sur ce territoire autonome danois, a annoncé lundi cette force binationale. Celle-ci précise que cette activité a été coordonnée avec le Danemark et que les autorités du Groenland ont également été informées.bur-jll-ef-phy/lgo/clr/pt