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Meurtre aux champignons vénéneux en Australie: l’accusée reconnue coupable”

Le jury d’un tribunal australien a reconnu coupable lundi une quinquagénaire accusée d’avoir tué trois personnes en leur servant des champignons vénéneux, une affaire qui a tenu en haleine les médias.Erin Patterson, 50 ans, était accusée du meurtre des parents de son mari – dont elle était séparée – et de la tante de ce dernier. Elle leur avait servi en juillet 2023 une spécialité culinaire anglaise, un bœuf Wellington avec des amanites phalloïdes – un des plus dangereux champignons vénéneux.Pendant son procès de plus de deux mois, l’accusée a maintenu que cet empoisonnement était accidentel.Mais après une semaine de délibérations, un jury de 12 membres l’a reconnue coupable de triple meurtre lundi, et également de tentative de meurtre sur un quatrième convive.Son époux, encore légalement marié à elle, avait décliné l’invitation.Le procès, tenu dans la petite ville rurale de Morwell, dans le sud-est de l’Australie, a attiré de nombreux médias, notamment internationaux, et des passionnés d’affaires criminelles.La peine d’Erin Patterson sera, elle, prononcée à une date ultérieure.- “Délicieux” -Le 29 juillet 2023, Erin Patterson avait organisé un repas de famille sur sa propriété du Sud-Est australien.A table ce jour-là: Don et Gail Patterson, les parents de son époux Simon, dont la tante Heather et l’oncle Ian – un pasteur d’une église bapstiste locale – étaient également présents. Simon, lui, avait décliné, expliquant son malaise face à cette invitation. En toile de fond, leur relation se détériorait, en raison d’un désaccord sur une question de pension alimentaire.L’Australienne a acheté des filets de boeuf à prix d’or et mixé la viande avec des champignons, enrobant le tout de pâte feuilletée pour confectionner des portions individuelles de boeuf Wellington.Les champignons, identifiés ensuite comme des amanites phalloïdes, peuvent avoir un goût sucré qui cache leur caractère toxique. La tablée a dit le bénédicité puis commencé le repas, “délicieux” aux dires de la tante invitée, Heather. – Mensonges -Mais le poison contenu par les champignons a vite envahi l’organisme des invités et déclenché des effets dévastateurs. Don, Gail et Heather ont succombé en une semaine. Seul Ian, le pasteur, a survécu.”Il est particulièrement évident qu’ils ne pouvaient en réchapper”, a décrit le spécialiste des soins intensifs Stephen Warrillow lors du procès.Des détectives ont vite trouvé des indices suggérant qu’Erin Patterson, passionnée d’histoires criminelles à ses heures perdues, avait préparé son repas avec l’intention de tuer.Mme Patterson a annoncé aux convives souffrir d’un cancer et demandé des conseils sur la façon dont elle devait l’annoncer à ses enfants, selon le parquet. Pourtant, aucun dossier médical n’a fait état d’un tel diagnostic. Le ministère public a déclaré qu’il s’agissait d’un mensonge pour attirer à sa table ses convives. Elle a également nié avoir eu en sa possession un déshydrateur alimentaire, alors que la police a retrouvé l’objet dans une décharge à proximité. Les analyses ont ensuite montré qu’il contenait des traces d’amanite phalloïde.”Je reconnais avoir menti parce que j’avais peur qu’on me tienne pour responsable”, a-t-elle déclaré lors du procès.- “Détective hors pair” -Les amanites phalloïdes comptent parmi les champignons les plus mortels de la planète, et sont responsables de quelque 90% de tous les décès dûs à la consommation de champignons vénéneux.Seul le pasteur, Ian Wilkinson, a survécu au repas, après des semaines d’hospitalisation. Il n’a pu expliquer pourquoi la quinquagénaire avait pu vouloir le tuer.Erin Patterson a été décrite comme une mère attentive, qui jouait un rôle actif dans sa petite communauté, se portant volontaire pour éditer le bulletin du village.Passionnée d’affaires criminelles, elle était aussi membre d’un groupe Facebook où elle discutait des meurtres australiens les plus célèbres. Son amie Christine Hunter a dit au procès qu’elle avait une réputation de “détective hors pair”. Erin Patterson a affirmé ne pas savoir comment les champignons mortels s’étaient retrouvés dans son plat.L’empoisonnement était un “terrible accident”, a déclaré son avocat, Colin Mandy lors du procès. “Elle ne l’a pas fait délibérément. Elle ne l’a pas fait intentionnellement”.Médecins, détectives, experts en informatique et spécialistes champignons se sont exprimés lors du procès pour disséquer chaque aspect du déjeuner.

Face à Trump, les Brics s’inquiètent des droits de douane “unilatéraux”

Les Brics ont exprimé dimanche à Rio de Janeiro leurs “sérieuses préoccupations” face à la guerre commerciale menée par Donald Trump qui a en retour menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires au bloc des onze grands pays émergents et à ceux qui “s’alignent” sur eux.”Nous exprimons de sérieuses préoccupations face à l’augmentation de mesures douanières et non-douanières unilatérales qui faussent le commerce”, affirment dans une déclaration les dirigeants du groupe menés par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis pour deux jours.De telles mesures “affectent les perspectives de développement économique mondial”, alertent les Brics, qui représentent près de la moitié de la population mondiale et 40% du PIB de la planète.Mais les dirigeants n’ont pas nommé les Etats-Unis et Donald Trump, alors que de nombreux pays, dont la Chine, sont engagés dans des négociations avec Washington sur ce lourd dossier.Le président américain a réagi sur la plateforme Truth Social. “Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n’y aura pas d’exception à cette politique”, a-t-il écrit.Il a également annoncé que les premières lettres menaçant de droits de douane exorbitants les pays récalcitrants à conclure un accord commercial avec Washington seront envoyées lundi à 16H00 GMT.Le ministre américain du Trésor Scott Bessent avait auparavant affirmé que faute d’accord avec Washington dans les prochains jours, les surtaxes — pouvant atteindre 50% — entreraient en vigueur le 1er août.- “Effondrement” -“Nous assistons à un effondrement sans précédent du multilatéralisme”, a déploré à l’ouverture l’hôte du sommet, le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Le rendez-vous annuel des Brics est en outre affaibli par l’absence de plusieurs poids lourds. Le président chinois Xi Jinping n’y participe pas pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2012, alors que son pays est la puissance dominante du bloc. Le président russe Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre présumé en Ukraine, n’a pas non plus fait le déplacement, mais a célébré en visioconférence “l’autorité et l’influence” des Brics.Quant à la délégation d’Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis, elle n’a pas participé aux séances plénières, selon une source gouvernementale brésilienne qui n’a pas fourni d’explication.- “Réserves” iraniennes -La situation au Moyen-Orient s’est aussi imposée dans les discussions, occasionnant des tiraillements avec l’Iran, membre des Brics depuis 2023 et qui sort très affaibli d’une guerre de douze jours avec Israël et les Etats-Unis.Les Brics ont “condamné les attaques militaires” contre l’Iran en juin, dénonçant une “violation du droit international”.Ils n’ont toutefois pas cité les Etats-Unis et Israël, dont l’objectif était d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.Dans leur déclaration, les pays émergents réclament aussi un “cessez-le-feu immédiat” et le “retrait complet” des forces israéliennes de la bande de Gaza, où elles sont en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis 21 mois.Les Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont salué dans un communiqué la position des Brics, les appelant à “faire pression” sur Israël pour mettre fin au “siège criminel imposé à 2,5 millions de personnes” dans le petit territoire côtier dévasté par la guerre.Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont commencé dimanche soir à Doha pour tenter de trouver un accord sur une trêve et une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.Ennemi juré d’Israël dont il nie l’existence, l’Iran a cependant, selon une source diplomatique iranienne, “exprimé des réserves” sur le soutien des Brics à une “solution à deux Etats” israélien et palestinien côte à côte.De son côté, Lula a appelé à ne “pas rester indifférent face au génocide perpétré par Israël à Gaza”.- “Régulation” de l’IA -Créé pour rééquilibrer l’ordre mondial au bénéfice du “Sud global” face à l’Occident, le groupe des Brics s’est élargi depuis 2023 avec l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Iran puis l’Indonésie.Mais en grossissant, le groupe est devenu de plus en plus hétéroclite, compliquant l’élaboration de positions communes.Dans un texte distinct, les Brics ont d’une même voix appelé à une “régulation” dans le secteur de l’intelligence artificielle, en pleine expansion. Ils ont réclamé une “protection des droits de propriété intellectuelle” et de “justes mécanismes de rémunération”.”Le développement de l’intelligence artificielle ne peut être réservé à quelques pays ou être un moyen de manipulation aux mains de milliardaires”, a lancé Lula.

Face à Trump, les Brics s’inquiètent des droits de douane “unilatéraux”

Les Brics ont exprimé dimanche à Rio de Janeiro leurs “sérieuses préoccupations” face à la guerre commerciale menée par Donald Trump qui a en retour menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires au bloc des onze grands pays émergents et à ceux qui “s’alignent” sur eux.”Nous exprimons de sérieuses préoccupations face à l’augmentation de mesures douanières et non-douanières unilatérales qui faussent le commerce”, affirment dans une déclaration les dirigeants du groupe menés par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis pour deux jours.De telles mesures “affectent les perspectives de développement économique mondial”, alertent les Brics, qui représentent près de la moitié de la population mondiale et 40% du PIB de la planète.Mais les dirigeants n’ont pas nommé les Etats-Unis et Donald Trump, alors que de nombreux pays, dont la Chine, sont engagés dans des négociations avec Washington sur ce lourd dossier.Le président américain a réagi sur la plateforme Truth Social. “Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n’y aura pas d’exception à cette politique”, a-t-il écrit.Il a également annoncé que les premières lettres menaçant de droits de douane exorbitants les pays récalcitrants à conclure un accord commercial avec Washington seront envoyées lundi à 16H00 GMT.Le ministre américain du Trésor Scott Bessent avait auparavant affirmé que faute d’accord avec Washington dans les prochains jours, les surtaxes — pouvant atteindre 50% — entreraient en vigueur le 1er août.- “Effondrement” -“Nous assistons à un effondrement sans précédent du multilatéralisme”, a déploré à l’ouverture l’hôte du sommet, le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Le rendez-vous annuel des Brics est en outre affaibli par l’absence de plusieurs poids lourds. Le président chinois Xi Jinping n’y participe pas pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2012, alors que son pays est la puissance dominante du bloc. Le président russe Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre présumé en Ukraine, n’a pas non plus fait le déplacement, mais a célébré en visioconférence “l’autorité et l’influence” des Brics.Quant à la délégation d’Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis, elle n’a pas participé aux séances plénières, selon une source gouvernementale brésilienne qui n’a pas fourni d’explication.- “Réserves” iraniennes -La situation au Moyen-Orient s’est aussi imposée dans les discussions, occasionnant des tiraillements avec l’Iran, membre des Brics depuis 2023 et qui sort très affaibli d’une guerre de douze jours avec Israël et les Etats-Unis.Les Brics ont “condamné les attaques militaires” contre l’Iran en juin, dénonçant une “violation du droit international”.Ils n’ont toutefois pas cité les Etats-Unis et Israël, dont l’objectif était d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.Dans leur déclaration, les pays émergents réclament aussi un “cessez-le-feu immédiat” et le “retrait complet” des forces israéliennes de la bande de Gaza, où elles sont en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis 21 mois.Les Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont salué dans un communiqué la position des Brics, les appelant à “faire pression” sur Israël pour mettre fin au “siège criminel imposé à 2,5 millions de personnes” dans le petit territoire côtier dévasté par la guerre.Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont commencé dimanche soir à Doha pour tenter de trouver un accord sur une trêve et une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.Ennemi juré d’Israël dont il nie l’existence, l’Iran a cependant, selon une source diplomatique iranienne, “exprimé des réserves” sur le soutien des Brics à une “solution à deux Etats” israélien et palestinien côte à côte.De son côté, Lula a appelé à ne “pas rester indifférent face au génocide perpétré par Israël à Gaza”.- “Régulation” de l’IA -Créé pour rééquilibrer l’ordre mondial au bénéfice du “Sud global” face à l’Occident, le groupe des Brics s’est élargi depuis 2023 avec l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Iran puis l’Indonésie.Mais en grossissant, le groupe est devenu de plus en plus hétéroclite, compliquant l’élaboration de positions communes.Dans un texte distinct, les Brics ont d’une même voix appelé à une “régulation” dans le secteur de l’intelligence artificielle, en pleine expansion. Ils ont réclamé une “protection des droits de propriété intellectuelle” et de “justes mécanismes de rémunération”.”Le développement de l’intelligence artificielle ne peut être réservé à quelques pays ou être un moyen de manipulation aux mains de milliardaires”, a lancé Lula.

Gaza: Netanyahu à Washington, Trump espère un accord Israël-Hamas “cette semaine”

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à Washington lundi pour rencontrer le président américain Donald Trump, qui a dit espérer un accord “cette semaine” entre Israël et le Hamas palestinien pour une libération d’otages dans la bande de Gaza.Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont commencé dimanche soir à Doha en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages et de prisonniers.”Les discussions portent sur les mécanismes de mise en oeuvre” de l’accord et un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des pourparlers, qui se font par l’intermédiaire de médiateurs.Donald Trump a estimé dimanche qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord.”Nous avons déjà fait sortir beaucoup d’otages, mais en ce qui concerne les otages restants, un bon nombre vont sortir. Nous pensons y parvenir cette semaine”, a-t-il déclaré à des journalistes.Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que sa rencontre avec Donald Trump pouvait “contribuer à faire avancer ce résultat que nous espérons tous”.La rencontre entre MM. Trump et Netanyahu n’est pas prévue avant 18H30 locales (22H30 GMT) et aura lieu hors la présence habituelle des journalistes, a fait savoir la Maison Blanche.Le président américain pousse pour une trêve dans la bande de Gaza, plongée dans une situation humanitaire critique après 21 mois de guerre.Benjamin Netanyahu a indiqué avoir donné à ses négociateurs des “instructions claires”: parvenir à un accord “aux conditions que nous avons acceptées”.Le dirigeant israélien avait jugé “inacceptables” samedi les “changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition” initialement parrainée par les Etats-Unis et transmise par les médiateurs qatari et égyptien.- “Mission importante” -Selon des sources palestiniennes proches des discussions, la proposition comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Les changements réclamés par le mouvement islamiste, d’après ces sources, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après les 60 jours, et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.M. Netanyahu a une “mission importante” à Washington, a déclaré le président israélien Isaac Herzog après l’avoir rencontré dimanche matin: “faire avancer un accord pour ramener tous nos otages à la maison”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, à l’origine de la guerre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Le 18 mars, faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris son offensive à Gaza, où le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël, a pris le pouvoir en 2007.- 26 Palestiniens tués -Dans la bande de Gaza, dont les plus de deux millions d’habitants, maintes fois déplacés, vivent dans des conditions terribles selon l’ONU et les ONG, 26 Palestiniens ont été tués dimanche par les bombardements israéliens, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile.Interrogée par l’AFP sur les faits rapportés par M. Bassal, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de les commenter dans l’immédiat.Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d’accès à Gaza, il est extrêmement difficile pour l’AFP de vérifier de manière indépendante les affirmations des différentes parties.Vendredi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a recensé au moins 613 personnes tuées lors de distributions d’aide à Gaza entre le 26 mai et le 27 juin, dont 509 près des seuls centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: Netanyahu à Washington, Trump espère un accord Israël-Hamas “cette semaine”

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à Washington lundi pour rencontrer le président américain Donald Trump, qui a dit espérer un accord “cette semaine” entre Israël et le Hamas palestinien pour une libération d’otages dans la bande de Gaza.Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont commencé dimanche soir à Doha en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages et de prisonniers.”Les discussions portent sur les mécanismes de mise en oeuvre” de l’accord et un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des pourparlers, qui se font par l’intermédiaire de médiateurs.Donald Trump a estimé dimanche qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord.”Nous avons déjà fait sortir beaucoup d’otages, mais en ce qui concerne les otages restants, un bon nombre vont sortir. Nous pensons y parvenir cette semaine”, a-t-il déclaré à des journalistes.Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que sa rencontre avec Donald Trump pouvait “contribuer à faire avancer ce résultat que nous espérons tous”.La rencontre entre MM. Trump et Netanyahu n’est pas prévue avant 18H30 locales (22H30 GMT) et aura lieu hors la présence habituelle des journalistes, a fait savoir la Maison Blanche.Le président américain pousse pour une trêve dans la bande de Gaza, plongée dans une situation humanitaire critique après 21 mois de guerre.Benjamin Netanyahu a indiqué avoir donné à ses négociateurs des “instructions claires”: parvenir à un accord “aux conditions que nous avons acceptées”.Le dirigeant israélien avait jugé “inacceptables” samedi les “changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition” initialement parrainée par les Etats-Unis et transmise par les médiateurs qatari et égyptien.- “Mission importante” -Selon des sources palestiniennes proches des discussions, la proposition comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Les changements réclamés par le mouvement islamiste, d’après ces sources, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après les 60 jours, et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.M. Netanyahu a une “mission importante” à Washington, a déclaré le président israélien Isaac Herzog après l’avoir rencontré dimanche matin: “faire avancer un accord pour ramener tous nos otages à la maison”.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, à l’origine de la guerre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Le 18 mars, faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris son offensive à Gaza, où le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël, a pris le pouvoir en 2007.- 26 Palestiniens tués -Dans la bande de Gaza, dont les plus de deux millions d’habitants, maintes fois déplacés, vivent dans des conditions terribles selon l’ONU et les ONG, 26 Palestiniens ont été tués dimanche par les bombardements israéliens, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile.Interrogée par l’AFP sur les faits rapportés par M. Bassal, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de les commenter dans l’immédiat.Compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d’accès à Gaza, il est extrêmement difficile pour l’AFP de vérifier de manière indépendante les affirmations des différentes parties.Vendredi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a recensé au moins 613 personnes tuées lors de distributions d’aide à Gaza entre le 26 mai et le 27 juin, dont 509 près des seuls centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation soutenue par les Etats-Unis et Israël.L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Washington va appliquer au 1er août des surtaxes douanières aux pays récalcitrants

L’administration américaine compte appliquer à partir du 1er août les vastes droits de douane annoncés début avril, puis rapidement suspendus le temps de négocier avec l’ensemble des pays mais, à quelques jours de la date butoir, seuls deux accords ont officiellement été conclus.Le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a déclaré dimanche matin que faute d’accord avec Washington dans les prochains jours, les droits de douane — pouvant atteindre 50% — entreraient en vigueur le 1er août.Le 9 juillet avait auparavant été fixé comme date butoir, jusqu’à ce que le président Donald Trump dise vendredi, sans développer, que les pays concernés ne commenceraient à payer qu’à partir du 1er août.”Le président Trump va envoyer des courriers à certains de nos partenaires commerciaux disant que s’ils ne font pas avancer les choses alors, le 1er août, ils retourneront, tel un boomerang, au niveau des droits de douane du 2 avril”, a expliqué M. Bessent, sur la chaîne CNN.Il a expliqué qu’une centaine de lettres allaient être envoyées “à des petits pays avec lesquels nous ne commerçons pas beaucoup”, mais que l’administration “se concentrait” sur les “18 importantes relations commerciales qui représentent 95% de notre déficit” commercial.Le président américain a annoncé que les premières lettres seront envoyées lundi à 16H00 GMT.Interrogé dimanche en fin d’après-midi par des journalistes, Donald Trump a expliqué que “douze, peut-être quinze lettres” allaient être envoyées dès lundi, puis d’autres les jours suivants.”Et nous avons aussi conclu des accords”, a-t-il affirmé, sans autre détail. “Je pense que nous allons avoir la plupart des pays d’ici au 9 juillet, soit avec un courrier soit avec un accord”.A ses côtés, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a confirmé que les surtaxes douanières entreraient en vigueur au 1er août “mais le président est en train de déterminer en ce moment les taux et les accords”.A ce stade, deux accords ont été annoncés, avec le Royaume-Uni et le Vietnam.M. Bessent a anticipé, face à l’approche de l’échéance, “plusieurs annonces importantes dans les prochains jours” malgré “beaucoup de résistance en face”.S’exprimant peu après sur CBS, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a également affirmé qu’il allait “y avoir des accords” — peut-être de “dernière minute” — mais sans avancer de nombre.”Je ne suis pas impliqué dans les détails des discussions, mais j’entends de bonnes choses sur les négociations avec l’Europe” et “avec l’Inde”, a-t-il dit.- “Maximum de pression” -“La stratégie (américaine) est d’appliquer un maximum de pression”, a expliqué M. Bessent, citant en exemple l’Union européenne.”L’Union européenne a été très lente à venir à la table des négociations jusqu’à ce que (…) le président Trump menace de 50% de droits de douane”, a déclaré le ministre. “Dans les heures qui ont suivi, cinq dirigeants européens l’ont appelé et Ursula von der Leyen, la cheffe de l’UE, était au téléphone”.”L’UE fait de très bons progrès”, a-t-il noté.Le ministre français de l’Economie, Eric Lombard, a dit samedi espérer un accord “ce weekend”, estimant que, à défaut, l’UE devrait répondre avec “plus de vigueur”.Le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a affirmé dimanche qu’il ne “transigerait pas facilement” dans les négociations avec Washington.Réunis au Brésil, les Brics ont pour leur part exprimé leurs “sérieuses préoccupations” face à des droits de douane “unilatéraux”.Donald Trump a menacé dimanche d’imposer 10% de droits de douane supplémentaires aux pays qui “s’alignent” sur les Brics, un groupe de dix grands pays émergents.”Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n’y aura pas d’exception à cette politique”, a-t-il écrit sur la plateforme Truth Social, sans plus de précisions.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane une arme politique.Ces derniers pourraient varier d’un pays à l’autre, de la Chine à l’Union européenne, d’une fourchette de 10% à 20% à une autre, bien plus élevée, de 60% à 70%, a mis en garde le président américain.Des taxes qui suscitent des craintes concernant leur impact sur l’économie américaine et le commerce mondial.Interrogé à propos du risque d’inflation dimanche sur Fox News, Scott Bessent a répondu qu’il fallait distinguer “l’inflation et les ajustements ponctuels des prix”.”L’inflation est un phénomène monétaire généralisé. Ce n’est pas ce que nous allons observer. Et, jusqu’à présent, nous n’avons même pas constaté les ajustements ponctuels des prix”, a-t-il souligné.

Washington va appliquer au 1er août des surtaxes douanières aux pays récalcitrants

L’administration américaine compte appliquer à partir du 1er août les vastes droits de douane annoncés début avril, puis rapidement suspendus le temps de négocier avec l’ensemble des pays mais, à quelques jours de la date butoir, seuls deux accords ont officiellement été conclus.Le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a déclaré dimanche matin que faute d’accord avec Washington dans les prochains jours, les droits de douane — pouvant atteindre 50% — entreraient en vigueur le 1er août.Le 9 juillet avait auparavant été fixé comme date butoir, jusqu’à ce que le président Donald Trump dise vendredi, sans développer, que les pays concernés ne commenceraient à payer qu’à partir du 1er août.”Le président Trump va envoyer des courriers à certains de nos partenaires commerciaux disant que s’ils ne font pas avancer les choses alors, le 1er août, ils retourneront, tel un boomerang, au niveau des droits de douane du 2 avril”, a expliqué M. Bessent, sur la chaîne CNN.Il a expliqué qu’une centaine de lettres allaient être envoyées “à des petits pays avec lesquels nous ne commerçons pas beaucoup”, mais que l’administration “se concentrait” sur les “18 importantes relations commerciales qui représentent 95% de notre déficit” commercial.Le président américain a annoncé que les premières lettres seront envoyées lundi à 16H00 GMT.Interrogé dimanche en fin d’après-midi par des journalistes, Donald Trump a expliqué que “douze, peut-être quinze lettres” allaient être envoyées dès lundi, puis d’autres les jours suivants.”Et nous avons aussi conclu des accords”, a-t-il affirmé, sans autre détail. “Je pense que nous allons avoir la plupart des pays d’ici au 9 juillet, soit avec un courrier soit avec un accord”.A ses côtés, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a confirmé que les surtaxes douanières entreraient en vigueur au 1er août “mais le président est en train de déterminer en ce moment les taux et les accords”.A ce stade, deux accords ont été annoncés, avec le Royaume-Uni et le Vietnam.M. Bessent a anticipé, face à l’approche de l’échéance, “plusieurs annonces importantes dans les prochains jours” malgré “beaucoup de résistance en face”.S’exprimant peu après sur CBS, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a également affirmé qu’il allait “y avoir des accords” — peut-être de “dernière minute” — mais sans avancer de nombre.”Je ne suis pas impliqué dans les détails des discussions, mais j’entends de bonnes choses sur les négociations avec l’Europe” et “avec l’Inde”, a-t-il dit.- “Maximum de pression” -“La stratégie (américaine) est d’appliquer un maximum de pression”, a expliqué M. Bessent, citant en exemple l’Union européenne.”L’Union européenne a été très lente à venir à la table des négociations jusqu’à ce que (…) le président Trump menace de 50% de droits de douane”, a déclaré le ministre. “Dans les heures qui ont suivi, cinq dirigeants européens l’ont appelé et Ursula von der Leyen, la cheffe de l’UE, était au téléphone”.”L’UE fait de très bons progrès”, a-t-il noté.Le ministre français de l’Economie, Eric Lombard, a dit samedi espérer un accord “ce weekend”, estimant que, à défaut, l’UE devrait répondre avec “plus de vigueur”.Le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a affirmé dimanche qu’il ne “transigerait pas facilement” dans les négociations avec Washington.Réunis au Brésil, les Brics ont pour leur part exprimé leurs “sérieuses préoccupations” face à des droits de douane “unilatéraux”.Donald Trump a menacé dimanche d’imposer 10% de droits de douane supplémentaires aux pays qui “s’alignent” sur les Brics, un groupe de dix grands pays émergents.”Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n’y aura pas d’exception à cette politique”, a-t-il écrit sur la plateforme Truth Social, sans plus de précisions.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane une arme politique.Ces derniers pourraient varier d’un pays à l’autre, de la Chine à l’Union européenne, d’une fourchette de 10% à 20% à une autre, bien plus élevée, de 60% à 70%, a mis en garde le président américain.Des taxes qui suscitent des craintes concernant leur impact sur l’économie américaine et le commerce mondial.Interrogé à propos du risque d’inflation dimanche sur Fox News, Scott Bessent a répondu qu’il fallait distinguer “l’inflation et les ajustements ponctuels des prix”.”L’inflation est un phénomène monétaire généralisé. Ce n’est pas ce que nous allons observer. Et, jusqu’à présent, nous n’avons même pas constaté les ajustements ponctuels des prix”, a-t-il souligné.

Washington va appliquer au 1er août des surtaxes douanières aux pays récalcitrants

L’administration américaine compte appliquer à partir du 1er août les vastes droits de douane annoncés début avril, puis rapidement suspendus le temps de négocier avec l’ensemble des pays mais, à quelques jours de la date butoir, seuls deux accords ont officiellement été conclus.Le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a déclaré dimanche matin que faute …

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Effondrements rue d’Aubagne à Marseille: un jugement attendu par toute une ville

La justice rend lundi son jugement dans le procès des effondrements de la rue d’Aubagne, pour dire si un ou plusieurs des 16 prévenus peut être tenu pour responsable de ce drame du logement indigne qui a traumatisé Marseille en 2018.Qui de l’adjoint au maire, de l’expert, du syndic ou des copropriétaires a commis une éventuelle faute pénale ? De l’avis de tous, le débat juridique est extrêmement complexe et le président Pascal Gand, qui doit rendre sa décision à partir de 10H00, pourrait prendre un temps significatif pour expliquer une décision murie pendant sept mois.”Le tribunal a une grande responsabilité, mais qu’il soit sûr que nous, les familles, on croit dans leur travail, on croit dans leur conscience”, dit à l’AFP Liliana Lalonde, mère de Julien Lalonde, mort à 30 ans dans ce drame avec sept autres locataires du 65 rue d’Aubagne, en plein centre-ville.Elle espère “un message fort, à savoir des punitions, des condamnations qui puissent les faire réfléchir et surtout les convaincre qu’ils ne peuvent plus continuer (comme avant). Parce qu’à mes yeux ils sont tous responsables, à différents degrés, mais tous responsables”.Le procès, qui s’est tenu pendant un mois et demi à l’automne, était bien plus qu’une simple affaire judiciaire et la “salle des procès hors normes” avait accueilli toute la colère et la tristesse de la ville.Au fil des audiences, les larmes avaient abondamment coulé face aux récits des parcours lumineux ou cabossés des victimes. Notamment à l’évocation du petit El Amine, fils d’Ouloume Saïd Hassani, “parti le matin avec son cartable et le soir, plus de maman, plus de vêtements, plus rien”.Les débats ont permis d’établir que les effondrements des numéros 63 (vide) et 65 étaient inéluctables vu l’état du bâti. Mais aucune mise à l’abri des locataires du 65 n’avait été décidée et les travaux entrepris s’étaient avérés inefficaces voire contreproductifs.L’instruction avait renvoyé devant le tribunal quatre personnes: Julien Ruas, adjoint du maire LR de l’époque Jean-Claude Gaudin, l’architecte Richard Carta qui avait expertisé l’immeuble moins de trois semaines avant son effondrement, et deux personnes morales, le syndic du 65, le cabinet Liautard, et le bailleur social propriétaire du numéro 63, laissé à l’état de ruine par Marseille Habitat.Insuffisant pour certaines parties civiles qui avaient cité à comparaître une douzaine de personnes supplémentaires, dont des copropriétaires.Au final, 16 personnes morales et physiques ont été jugées pour différents délits, notamment homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité, cinq ans de prison maximum, et soumission de personnes vulnérables dont au moins un mineur à des conditions d’hébergement indigne, jusqu’à dix ans d’emprisonnement.- Quid des copropriétaires ? -Le tribunal va-t-il condamner les propriétaires, qui n’avaient pas été poursuivis par le juge d’instruction ? Le procureur, Michel Sastre, avait suivi les parties civiles sur ce point, estimant que les copropriétaires avaient bien “connaissance des problèmes structurels de l’immeuble” mais avaient “joué la montre” pour “dépenser le plus tard et le moins possible”.Il avait même requis à l’encontre de Xavier Cachard, élu régional qui avait au moment des faits la double casquette de propriétaire et avocat du syndic, la peine la plus lourde: cinq ans de prison dont trois ferme.Des peines significatives avaient aussi été réclamées contre Richard Carta, l’expert-architecte (trois ans de prison dont deux ferme) et Julien Ruas (trois ans de prison), seul élu municipal poursuivi dans cette affaire qui avait jeté une lumière crue sur l’inaction de l’équipe de Jean-Claude Gaudin, dont le parti perdra la mairie deux ans plus tard face à une coalition gauche-écologistes-société civile.Durant les débats, les prévenus avaient contesté en bloc, les avocats plaidant des relaxes en cascade. Julien Ruas, chargé de la prévention de la gestion des risques urbains, avait dit refuser “d’endosser toutes les responsabilités de la mairie de Marseille”.A Marseille, où l’habitat indigne prospère sur la précarité, ces décisions comptent. Depuis le drame, la justice de la deuxième ville de France n’hésite d’ailleurs plus à envoyer les marchands de sommeil en prison, comme en mars le propriétaire d’une trentaine de studios insalubres dans une ex-résidence universitaire.

Von der Leyen face aux eurodéputés: motion de censure sans risque mais secousses en vue

Trois jours avant un vote de censure sans danger pour la Commission européenne, Ursula von der Leyen doit répondre dès lundi soir aux interpellations des eurodéputés qui critiquent sa gestion très centralisée et le manque de transparence de l’exécutif. Pas de suspense. La motion de censure initiée par une partie de l’extrême droite n’a quasiment aucune chance de renverser la dirigeante allemande lors du vote prévu jeudi midi. Mais un an après les élections européennes, le débat va permettre aux opposants d’Ursula von der Leyen de se compter dans l’hémicycle de Strasbourg. Et il pourrait aussi servir à régler quelques comptes au sein de la majorité “pro-européenne”, où les sociaux-démocrates et les centristes critiquent régulièrement la toute puissance de la droite et le pouvoir de plus en plus vertical de la présidente de la Commission.Attendue dans l’hémicycle, la dirigeante aura l’occasion de répondre à ses détracteurs.La motion de censure a été initiée par l’eurodéputé roumain d’extrême droite Gheorghe Piperea, qui fustige le manque de transparence de la cheffe de la Commission dans le “Pfizergate”.Mme von der Leyen n’a jamais rendu public un échange de SMS avec le PDG de Pfizer Albert Bourla pendant la pandémie de Covid, quand l’Union européenne négociait l’achat de vaccins auprès du laboratoire américain.L’affaire a valu à la Commission des plaintes de diverses associations et personnalités opposées aux vaccins, ainsi que du New York Times qui a cherché en vain à accéder aux messages en question.- “Marionnettes de Poutine” -Gheorghe Piperea accuse aussi la Commission européenne “d’ingérences” dans l’élection présidentielle en Roumanie, remportée par le pro-européen Nicusor Dan en mai.Le nationaliste Calin Georgescu était arrivé en tête d’un précédent scrutin en novembre, mais l’élection avait été annulée par la Cour constitutionnelle roumaine en raison d’irrégularités et de soupçons d’ingérences de la Russie. Entretemps, la Commission européenne avait haussé le ton contre le réseau social TikTok, soupçonné d’avoir manqué à ses obligations et d’avoir ouvert la porte aux possibles manipulations russes.Même si Gheorghe Piperea devrait recevoir le soutien d’une partie de l’extrême droite, dont le Français Jordan Bardella, sa tentative de renverser l’équipe von der Leyen paraît vouée à l’échec.Le groupe politique ECR, auquel appartient l’élu roumain, a déjà pris ses distances. Car y siègent les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, plus conciliants avec Mme von der Leyen.De son côté, le PPE, premier groupe de l’hémicycle, fait bloc autour de la présidente de la Commission, issue de ses rangs.Le chef du groupe, l’Allemand Manfred Weber, a ainsi brocardé “les marionnettes de Poutine au Parlement européen” qui “tentent de saper l’unité de l’Europe et de faire tomber la Commission en cette période de turbulences mondiales et de crise économique”. “C’est une honte pour les citoyens européens”, a-t-il lancé.Sans voter la censure, les alliés sociaux-démocrates et centristes pourraient réclamer des gages à Mme von der Leyen.Dans une Europe de plus en plus à droite, la majorité “pro-européenne” a été mise à rude épreuve pendant l’année. Gauche et centristes ont régulièrement reproché au PPE ses ambigüités vis-à-vis de l’extrême droite, notamment pour remettre en cause des lois environnementales.Pour la cheffe du groupe centriste, la Française Valérie Hayer, qui ne votera “évidemment pas” la censure, ce débat peut être un “vrai moment de clarification politique”: “on va demander au PPE clairement avec qui il veut travailler”.Autre grief: la gestion de plus en plus centralisée d’Ursula von der Leyen au sein d’une Commission à sa main pour ce second mandat. La présidente de l’exécutif “pilote tout”, glissait Valérie Hayer il y a quelques semaines à l’AFP. Et un épisode récent a provoqué la colère de cette macroniste.Sans prévenir, la Commission a menacé de retirer une loi contre le greenwashing (écoblanchiment) des entreprises, pourtant en cours de négociation au Parlement européen.Une sortie ressentie comme un affront par les eurodéputés, nombreux à dénoncer une remise en cause de leurs prérogatives.Jamais une Commission n’a été censurée à Strasbourg, malgré un cas particulier en mars 1999. Avant un vote perdu d’avance, le collège présidé par le Luxembourgeois Jacques Santer avait pris les devants en démissionnant à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.