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Tour de France: Tim Merlier s’impose dans “l’enfer” de Dunkerque

“On a couru en enfer aujourd’hui”: la troisième étape du Tour de France, remportée par le Belge Tim Merlier lundi à Dunkerque, a viré au chaos avec une succession de chutes ultra violentes et l’abandon du maillot vert Jasper Philipsen.Longtemps, la journée a été tellement calme, sans échappée, sans attaque ni rien de saillant, que le jury du Prix de la combativité a fini, exceptionnellement, par ne désigner aucun lauréat.Ce faux-rythme face au vent, après deux premières étapes agitées, laissait en réalité craindre le pire car, comme souvent dans ces cas-là, les chutes ont pris le relais avec des coureurs subitement déchaînés à l’approche du final.”Tout le monde était frais à la fin et beaucoup voyaient l’opportunité de gagner”, a résumé le maillot jaune Mathieu van der Poel, “heureux d’être resté sur (s)on vélo”, mais “dégoûté” pour son coéquipier Philipsen, victime d’une fracture à la clavicule droite et à au moins une côte.Le Belge, qui portait le maillot vert, a été fauché par Bryan Coquard, qui avait lui-même été déséquilibré par Laurenz Rex, à l’approche du sprint intermédiaire situé à environ 60 km du but.Chutant à haute vitesse sur le haut du dos, le sprinteur d’Alpecin, qui avait été le premier maillot jaune après sa victoire samedi à Lille, “subira rapidement une opération à l’hôpital de Herentals”, en Belgique, a indiqué son équipe Alpecin.”Faire abandonner le maillot vert ne fait pas plaisir, a de son côté expliqué Coquard, très ému à l’arrivée. Je tiens à m’excuser auprès de Philipsen et Alpecin même si ce n’était évidemment pas volontaire. Je ne suis pas un mauvais bougre.”- “Pression maximale” -Le sprinteur de la Cofidis ne savait “même pas vraiment ce qui s’était passé”, juste qu’il avait été déséquilibré. Il a ensuite lui-même été impliqué dans une violente chute dans le dernier kilomètre en compagnie d’Arnaud De Lie et de Paul Penhoët qui a franchi la ligne à pied, mais indemne.Quelques secondes plus tôt, c’est le Belge Jordi Meeus, vainqueur du sprint sur les Champs-Elysées l’an dernier, qui a tapé le sol, entraînant Remco Evenepoel.Le double champion olympique s’en est tiré sans grands dommages, selon l’encadrement de Soudal Quick-Step.Emilien Jeannière a lui aussi chuté très lourdement et souffre d’un traumatisme facial.”On a couru en enfer aujourd’hui”, a réagi le sprinteur érythréen Biniam Girmay, très marqué après sa sixième place à l’arrivée. “A chaque fois que j’entendais un crash derrière moi, j’avais le cœur qui montait à 300 pulsations par minute. Ca allait tellement vite. A un moment, j’ai même pensé arrêter. C’était super dur”.Les chutes sont le pain quotidien des coureurs depuis toujours, mais semblent prendre une tournure plus violente.Les vitesses de plus en plus folles, la pression du résultat sur la plus grande course du monde, les aménagements urbains de plus en plus fournis et l’agressivité décuplée des coureurs figurent parmi les raisons souvent invoquées.”Sur le Tour, la pression est maximale, toutes les équipes veulent gagner”, a souligné Tim Merlier.- “Pas meilleur que Merlier dans le chaos -“A l’arrivée, abondait Anthony Turgis, même des coureurs qui ne sprintent pas d’habitude voulaient participer parce que c’était l’activité de la journée, entre guillemets. Ensuite, ça cherche l’abri à tout prix pour aller le plus vite possible parce qu’il y a vent de face. Donc ça se rabat les uns sur les autres et ça ne passe pas…”Dans tout cela, la victoire de Tim Merlier est presque passée inaperçue alors que le Belge, privé de coéquipiers, a été impressionnant pour se débrouiller seul et coiffer l’Italien Jonathan Milan à la photo finish.”Il n’y a pas meilleur que lui dans le chaos, il a beaucoup d’expérience et sait trouver son chemin dans la tourmente”, l’a félicité son directeur sportif Tom Steels.C’est, après 2021, la deuxième victoire dans le le Tour pour le coureur de Soudal Quick-Step âgé de 31 ans.”Aujourd’hui la priorité était de rester debout. J’ai dû fournir énormément d’efforts pour revenir. Heureusement, il me restait encore un peu d’énergie pour gagner”, a déclaré le Belge, après sa 11e victoire de la saison.Seul Tadej Pogacar, parvenu à traverser sans encombres le champ de mines de Dunkerque lundi tout comme Jonas Vingegaard, a gagné autant de courses cette année.

Mise en cause, von der Leyen dénonce les “vieilles recettes des extrémistes”

Trois jours avant un vote de censure sans danger pour la Commission européenne, Ursula von der Leyen a fustigé lundi les “vieilles recettes des extrémistes” et a tenté de remobiliser la majorité “pro-européenne”, malgré les tensions au Parlement européen.Très combative, la dirigeante allemande est montée au créneau contre les élus d’extrême droite à l’origine de …

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Mise en cause, von der Leyen dénonce les “vieilles recettes des extrémistes”

Trois jours avant un vote de censure sans danger pour la Commission européenne, Ursula von der Leyen a fustigé lundi les “vieilles recettes des extrémistes” et a tenté de remobiliser la majorité “pro-européenne”, malgré les tensions au Parlement européen.Très combative, la dirigeante allemande est montée au créneau contre les élus d’extrême droite à l’origine de cette tentative de censure. Des “antivaccins” et admirateurs “de Poutine”, a-t-elle accusé devant un hémicycle plein à Strasbourg.Puis la cheffe de l’exécutif s’est tournée vers “toutes les forces pro-européennes et pro-démocratiques de cette Assemblée” pour repousser cette motion lors du vote jeudi midi.Il n’y a guère de suspense: l’extrême droite, seule, ne parviendra pas à renverser Ursula von der Leyen. Mais la gauche et le centre ont profité du débat pour demander des gages à la présidente de la Commission, ainsi qu’à son parti, le PPE, première force au Parlement. Car la majorité “pro-européenne” a été mise à rude épreuve cette année. La cheffe des sociaux démocrates, Iratxe García Pérez, a ainsi dénoncé les ambiguïtés du PPE vis-à-vis de l’extrême droite, notamment pour remettre en cause des lois environnementales.”Voulez-vous gouverner avec ceux qui veulent détruire l’Europe, ou avec ceux qui se battent chaque jour pour la construire?”, a-t-elle lancé devant Mme von der Leyen.La présidente des centristes, la Française Valérie Hayer, a à son tour interpellé la droite: “Qui sont vos alliés dans ce Parlement?”.”L’agenda européen patine”, “la Commission est trop centralisée et sclérosée”, a-t-elle lâché, alors qu’Ursula von der Leyen est à la tête d’une équipe à sa main pour son second mandat.Un épisode récent a provoqué la colère de cette macroniste, d’ordinaire policée.Sans prévenir, la Commission a menacé de retirer une loi contre le greenwashing (écoblanchiment) des entreprises, pourtant en cours de négociation au Parlement européen. Un affront pour les eurodéputés, nombreux à dénoncer une atteinte à leurs prérogatives. – “Parlement ignoré” -C’est un eurodéputé roumain d’extrême droite, Gheorghe Piperea, qui a initié la motion de censure pour fustiger le manque de transparence de la cheffe de la Commission dans le “Pfizergate”.Mme von der Leyen n’a jamais rendu public un échange de SMS avec le PDG de Pfizer Albert Bourla pendant la pandémie de Covid, quand l’Union européenne négociait l’achat de vaccins auprès de ce laboratoire américain.L’affaire a valu à la Commission des plaintes de diverses associations et personnalités opposées aux vaccins, ainsi que du New York Times qui a cherché en vain à accéder aux messages en question.Gheorghe Piperea dénonce aussi les “ingérences” dans l’élection présidentielle en Roumanie, remportée par le pro-européen Nicusor Dan en mai.Plus largement, cet eurodéputé a reproché à la Commission “d’abuser de ses pouvoirs” et “d’ignorer le Parlement”, mettant en cause une “concentration non démocratique des décisions entre les mains” de Mme von der Leyen.A l’extrême droite, le président des Patriotes Jordan Bardella était absent lors du débat, mais son groupe votera la censure, a dit l’eurodéputé Fabrice Leggeri.Le groupe politique ECR, celui de Gheorghe Piperea, sera quant à lui divisé. Car y siègent les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, plus conciliants avec Mme von der Leyen.De son côté, le PPE fait bloc autour de la présidente de la Commission.Le chef de la droite, l’Allemand Manfred Weber, a brocardé “les marionnettes de Poutine au Parlement européen” qui “tentent de saper l’unité de l’Europe et de faire tomber la Commission en cette période de turbulences mondiales et de crise économique”.Jamais une Commission n’a été censurée à Strasbourg, malgré un cas particulier en mars 1999. Avant un vote perdu d’avance, le collège présidé par le Luxembourgeois Jacques Santer avait pris les devants en démissionnant à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.

Inondations au Texas: 27 morts dans le camp d’été dévasté, près de 90 au total

Les recherches se poursuivent lundi au Texas, dans le sud des Etats-Unis, après les inondations dévastatrices qui ont fait près de 90 morts ce week-end, dont 27 enfants et encadrants qui participaient à un camp d’été.Le bilan s’élève désormais à au moins 88 morts, dont 75 dans le seul comté de Kerr, le plus durement touché, et devrait encore s’alourdir, selon les autorités. “Le Texas est en deuil. La douleur, le choc de ce qui s’est passé ces derniers jours ont brisé le coeur de notre État”, a déclaré lundi le sénateur texan Ted Cruz lors d’une conférence de presse.Parmi les victimes figurent notamment 27 enfants et moniteurs d’un camp de vacances pour filles qui se tenait sur les rives du fleuve Guadalupe et accueillait quelque 750 participants, ont annoncé lundi ses responsables.Dans la localité de Hunt, à proximité du camp, les équipes de secours tentent de retrouver les corps toujours manquants. Des sauveteurs en bateau et des plongeurs fouillent les eaux du fleuve tandis que des volontaires patrouillent à cheval sur les berges, a constaté un journaliste de l’AFP. Après deux jours de recherches au milieu des arbres déracinés et des décombres du centre de vacances, espérant jusqu’au bout “un miracle”, Michael McCown a confirmé lundi à l’AFP que sa fille de huit ans, Linnie, était décédée.  “Les enfants (…) qui ont été perdus au Camp Mystic, c’est le cauchemar de tous les parents. La semaine dernière, nous récupérions notre fille ici au camp de Hunt. Mes filles vont à ce camp de vacances depuis une dizaine d’années”, a confié le sénateur Cruz.”C’est une catastrophe comme l’on n’en a pas vu en 100 ans et c’est tout simplement atroce de voir ce qu’il se passe”, a dit dimanche Donald Trump, annonçant qu’il se rendrait “probablement” sur place vendredi.Le président américain a réfuté tout lien entre les coupes budgétaires menées par son gouvernement dans les services météorologiques nationaux et le lourd bilan dans cette région touristique très fréquentée. Des habitants se sont plaints au cours du week-end de ne pas avoir été avertis suffisamment tôt des risques d’inondations.- Poissons morts -Les services météorologiques ont maintenu lundi leur alerte aux crues dans certains secteurs du centre du Texas jusqu’à 19H00 locales (mardi minuit GMT).Les crues subites ont été provoquées par des pluies diluviennes dans le centre de l’Etat très tôt vendredi, jour de la fête nationale américaine, qui ont fait monter les eaux du Guadalupe de huit mètres en seulement 45 minutes. Il est soudain tombé près de 300 millimètres/heure de pluie, soit un tiers des précipitations annuelles moyennes.Dimanche, le fleuve Guadalupe a commencé à retrouver son lit et son calme, mais les rives offraient toujours un spectacle de désolation. Sur l’une d’entre elles, une vache morte était suspendue à un arbre, la tête coincée dans des branchages. Non loin, une voiture était renversée, tandis qu’au sol, des dizaines de poissons morts, emportés par le courant, entraient en décomposition.Donald Trump, qui a dépêché sur place samedi sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a signé une déclaration de catastrophe afin de fournir au Texas les moyens du gouvernement fédéral.Plus de 400 secouristes, ainsi que des hélicoptères et des drones, participent aux recherches, ont précisé les autorités.A Hunt, 50 bénévoles sont venus de plusieurs villes du Texas pour prendre part aux recherches, par groupes de deux ou trois.L’un d’eux, Justin Morales, 36 ans, a confié dimanche à l’AFP avoir découvert avec ses compagnons les corps de trois fillettes, dont une des pensionnaires du camp d’été portées disparues.”Nous sommes contents de pouvoir aider les familles à faire leur deuil”, a-t-il dit. Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et plus intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

Trump dit vouloir surtaxer de 25% les produits japonais et sud-coréens

Le président américain Donald Trump promet lundi au Japon et à la Corée du Sud d’imposer une surtaxe de 25% sur leurs produits à l’entrée sur le sol américain, nouvelle étape dans son offensive bouleversant les échanges économiques internationaux.Les droits de douane additionnels seront imposés “à partir du 1er août”, affirme le chef de l’État dans des lettres quasiment identiques adressées à Tokyo et Séoul, et publiées sur sa plateforme Truth Social.Pour la Corée du Sud, cela représente la même surtaxe que ce que Donald Trump avait annoncé début avril, avant d’accorder un délai pour donner une chance à la négociation. Il s’agit en revanche d’une légère augmentation pour le Japon, qui devait se voir infliger une surtaxe de 24%.Les courriers soulignent que si des biens sont estampillés Japon ou Corée du Sud, mais proviennent en réalité d’ailleurs, une surtaxe “plus élevée” s’appliquera, sans que le montant soit donné.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un axe central de sa politique économique: levier de négociation pour obtenir des concessions de l’extérieur, moyen de défendre l’industrie nationale ou encore source de nouvelles recettes publiques.Il déteste l’idée que les États-Unis aient des déficits commerciaux, c’est-à dire qu’ils importent plus de marchandises en provenance d’un pays qu’ils n’exportent vers ce pays.Il menace ainsi, depuis avril, des dizaines de partenaires commerciaux de droits de douane punitifs pour rééquilibrer les échanges. Il a déjà instauré une surtaxe plancher de 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis et mis en place des droits de douane spécifiques sur certains secteurs (50% sur l’acier et l’aluminium, 25% sur l’automobile).- Des “accords” attendus -Donald Trump avait annoncé qu’il enverrait lundi une première série de 12 à 15 lettres, à autant de partenaires commerciaux, mentionnant la surtaxe qu’il compte mettre en place sur leurs produits.Il s’agit pour lui de maintenir la pression à l’approche du 9 juillet, échéance qu’il a lui-même fixée pour l’entrée en vigueur de ses droits de douane punitifs.Son ministre des Finances Scott Bessent a toutefois annoncé pendant le week-end que ces droits de douane additionnels (prévus pour atteindre jusqu’à 50%) ne seraient pas collectés avant le 1er août.Un document doit encore être signé pour officialiser ce changement de date.Scott Bessent a assuré lundi sur la chaîne de télévision CNBC que “plusieurs accords” seraient annoncés “dans les prochaines 48 heures”.”Ma messagerie était pleine de nouvelles propositions (des partenaires commerciaux des États-Unis, NDLR) hier soir”, a-t-il ajouté, tout en affirmant que “le président Trump s’attachait à la qualité des accords, pas à la quantité”.- Du blé dans la balance -L’Union européenne (UE) a rapporté lundi qu’un “bon échange” téléphonique s’était tenu la veille entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Donald Trump.L’Indonésie a annoncé de son côté qu’elle allait signer un accord pour importer au moins un million de tonnes de blé américain par an pendant les cinq prochaines années, pour un montant de 1,25 milliard de dollars.”Je suis heureux des progrès qu’on a obtenus parce que tous les pays avec lesquels on a un gros déficit (commercial) sont pleinement engagés” dans les négociations, a affirmé lundi sur CNBC l’architecte de l’offensive douanière américaine et conseiller de Donald Trump, Peter Navarro. Les “difficultés” viennent selon lui du fait que “ces pays ont beaucoup de mal à abandonner les avantages qu’ils ont par rapport à nous”.La semaine dernière, Donald Trump a annoncé un accord avec Hanoï, présenté comme favorable aux intérêts américains: une surtaxe de 20% sur les produits vietnamiens (au lieu des 46% agités en avril) entrant aux Etats-Unis, et “zéro” droit de douane sur les biens américains vendus au Vietnam.

Trump dit vouloir surtaxer de 25% les produits japonais et sud-coréens

Le président américain Donald Trump promet lundi au Japon et à la Corée du Sud d’imposer une surtaxe de 25% sur leurs produits à l’entrée sur le sol américain, nouvelle étape dans son offensive bouleversant les échanges économiques internationaux.Les droits de douane additionnels seront imposés “à partir du 1er août”, affirme le chef de l’État dans des lettres quasiment identiques adressées à Tokyo et Séoul, et publiées sur sa plateforme Truth Social.Pour la Corée du Sud, cela représente la même surtaxe que ce que Donald Trump avait annoncé début avril, avant d’accorder un délai pour donner une chance à la négociation. Il s’agit en revanche d’une légère augmentation pour le Japon, qui devait se voir infliger une surtaxe de 24%.Les courriers soulignent que si des biens sont estampillés Japon ou Corée du Sud, mais proviennent en réalité d’ailleurs, une surtaxe “plus élevée” s’appliquera, sans que le montant soit donné.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un axe central de sa politique économique: levier de négociation pour obtenir des concessions de l’extérieur, moyen de défendre l’industrie nationale ou encore source de nouvelles recettes publiques.Il déteste l’idée que les États-Unis aient des déficits commerciaux, c’est-à dire qu’ils importent plus de marchandises en provenance d’un pays qu’ils n’exportent vers ce pays.Il menace ainsi, depuis avril, des dizaines de partenaires commerciaux de droits de douane punitifs pour rééquilibrer les échanges. Il a déjà instauré une surtaxe plancher de 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis et mis en place des droits de douane spécifiques sur certains secteurs (50% sur l’acier et l’aluminium, 25% sur l’automobile).- Des “accords” attendus -Donald Trump avait annoncé qu’il enverrait lundi une première série de 12 à 15 lettres, à autant de partenaires commerciaux, mentionnant la surtaxe qu’il compte mettre en place sur leurs produits.Il s’agit pour lui de maintenir la pression à l’approche du 9 juillet, échéance qu’il a lui-même fixée pour l’entrée en vigueur de ses droits de douane punitifs.Son ministre des Finances Scott Bessent a toutefois annoncé pendant le week-end que ces droits de douane additionnels (prévus pour atteindre jusqu’à 50%) ne seraient pas collectés avant le 1er août.Un document doit encore être signé pour officialiser ce changement de date.Scott Bessent a assuré lundi sur la chaîne de télévision CNBC que “plusieurs accords” seraient annoncés “dans les prochaines 48 heures”.”Ma messagerie était pleine de nouvelles propositions (des partenaires commerciaux des États-Unis, NDLR) hier soir”, a-t-il ajouté, tout en affirmant que “le président Trump s’attachait à la qualité des accords, pas à la quantité”.- Du blé dans la balance -L’Union européenne (UE) a rapporté lundi qu’un “bon échange” téléphonique s’était tenu la veille entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Donald Trump.L’Indonésie a annoncé de son côté qu’elle allait signer un accord pour importer au moins un million de tonnes de blé américain par an pendant les cinq prochaines années, pour un montant de 1,25 milliard de dollars.”Je suis heureux des progrès qu’on a obtenus parce que tous les pays avec lesquels on a un gros déficit (commercial) sont pleinement engagés” dans les négociations, a affirmé lundi sur CNBC l’architecte de l’offensive douanière américaine et conseiller de Donald Trump, Peter Navarro. Les “difficultés” viennent selon lui du fait que “ces pays ont beaucoup de mal à abandonner les avantages qu’ils ont par rapport à nous”.La semaine dernière, Donald Trump a annoncé un accord avec Hanoï, présenté comme favorable aux intérêts américains: une surtaxe de 20% sur les produits vietnamiens (au lieu des 46% agités en avril) entrant aux Etats-Unis, et “zéro” droit de douane sur les biens américains vendus au Vietnam.

Visée par une motion de censure, von der Leyen dénonce les “vieilles recettes des extrémistes”

Trois jours avant un vote de censure sans danger pour la Commission européenne, Ursula von der Leyen a fustigé lundi les “vieilles recettes des extrémistes” et a tenté de remobiliser la majorité “pro-européenne” malgré les tensions au Parlement européenTrès combative, la dirigeante est montée au créneau contre les élus d’extrême droite à l’origine de cette tentative de censure, des “antivaccins” et admirateurs “de Poutine”, a-t-elle accusé devant un hémicycle plein.Puis la dirigeante allemande s’est tournée vers “toutes les forces pro-européennes et pro-démocratiques de cette Assemblée” pour repousser cette motion lors du vote jeudi midi.C’est un eurodéputé roumain d’extrême droite, Gheorghe Piperea, qui a initié cette motion pour fustiger le manque de transparence de la cheffe de la Commission dans le “Pfizergate”.Mme von der Leyen n’a jamais rendu public un échange de SMS avec le PDG de Pfizer Albert Bourla pendant la pandémie de Covid, quand l’Union européenne négociait l’achat de vaccins auprès de ce laboratoire américain.L’affaire a valu à la Commission des plaintes de diverses associations et personnalités opposées aux vaccins, ainsi que du New York Times qui a cherché en vain à accéder aux messages en question.Cet élu dénonce aussi les “ingérences” dans l’élection présidentielle en Roumanie, remportée par le pro-européen Nicusor Dan en mai.Plus largement, Gheorghe Piperea a reproché à la Commission “d’abuser de ses pouvoirs” et “d’ignorer le Parlement”, mettant en cause une “concentration non démocratique des décisions entre les mains” de Mme von der Leyen.- “Trop centralisée et sclérosée” -Même si M. Piperea devrait recevoir le soutien d’une partie de l’extrême droite, dont celui du Français Jordan Bardella, sa tentative de renverser l’équipe von der Leyen paraît vouée à l’échec.Le groupe politique ECR, auquel appartient l’élu roumain, a déjà pris ses distances. Car y siègent les eurodéputés italiens du parti de Giorgia Meloni, plus conciliants avec Mme von der Leyen.De son côté, le PPE, le premier groupe dans l’hémicycle, fait bloc autour de la présidente de la Commission, issue de ses rangs.Le chef de ce groupe de droite, l’Allemand Manfred Weber, a ainsi brocardé “les marionnettes de Poutine au Parlement européen” qui “tentent de saper l’unité de l’Europe et de faire tomber la Commission en cette période de turbulences mondiales et de crise économique”.Sans voter la censure, les alliés sociaux-démocrates et centristes ont réclamé des gages à Mme von der Leyen.Dans une Europe de plus en plus à droite, la majorité “pro-européenne” a été mise à rude épreuve cette année. La cheffe des sociaux démocrates, Iratxe García Pérez, a dénoncé les ambiguïtés du PPE vis-à-vis de l’extrême droite, notamment pour remettre en cause des lois environnementales.”Voulez-vous gouverner avec ceux qui veulent détruire l’Europe, ou avec ceux qui se battent chaque jour pour la construire?”, a-t-elle lancé devant Mme von der Leyen.La présidente des centristes Valérie Hayer a aussi interpellé la droite: “Qui sont vos alliés dans ce Parlement ?”.”L’agenda européen patine”, “la Commission est trop centralisée et sclérosée”, a-t-elle aussi lâché, alors qu’Ursula von der Leyen est à la tête d’une équipe à sa main pour son second mandat.Un épisode récent a provoqué la colère de la gauche et du centre.Sans prévenir, la Commission a menacé de retirer une loi contre le greenwashing (écoblanchiment) des entreprises, pourtant en cours de négociation au Parlement européen. Un affront pour les eurodéputés, nombreux à dénoncer une atteinte à leurs prérogatives. Jamais une Commission n’a été censurée à Strasbourg, malgré un cas particulier en mars 1999. Avant un vote perdu d’avance, le collège présidé par le Luxembourgeois Jacques Santer avait pris les devants en démissionnant à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.

Tour de France: Tim Merlier gagne une troisième étape marquée par les chutes

Le Belge Tim Merlier a remporté au sprint la troisième étape du Tour de France, lundi à Dunkerque, après une journée marquée par plusieurs chutes et l’abandon du maillot vert Jasper Philipsen.Le sprinteur de Soudal Quick-Step s’est imposé à la photo finish devant l’Italien Jonathan Milan et l’Allemand Phil Bauhaus. Le Néerlandais Mathieu van der Poel conserve le maillot jaune.C’est, après 2021, la deuxième victoire sur le Tour pour Merlier, 31 ans. “Ca a vraiment été une grosse bataille. J’ai dû revenir dans les deux derniers kilomètres, j’ai pris beaucoup de vent”, a déclaré le Belge, qui a dû se débrouiller seul dans le final pour décrocher sa onzième victoire de la saison.Seul Tadej Pogacar a gagné plus cette année.L’étape, d’abord très calme au point qu’aucun Prix de la combativité n’a été décerné -une exception-, a ensuite été marquée par une succession de chutes souvent très spectaculaires.La plus lourde est intervenue à 60 km de l’arrivée, à l’approche du sprint intermédiaire, et a conduit à l’abandon du sprinteur belge Jasper Philipsen, porteur du maillot vert.Le coureur d’Alpecin, premier maillot jaune de cette 112e édition après avoir gagné la première étape à Lille, a violemment tapé le sol après un écart du Français Bryan Coquard, lui-même déséquilibré par le Belge Laurenz Rex.Il a été pris en charge par le service médical sur le côté de la route avec le haut du maillot complètement arraché et les épaules rapées. Son état de santé précis n’était pas connu dans l’immédiat.Les derniers kilomètres ont été marqués par de nouvelles grosses chutes. C’est d’abord le sprinteur belge Jordi Meeus qui est allé au tapis, en compagnie de Remco Evenepoel, un des favoris pour le podium, qui n’a pas semblé avoir été touché gravement.Puis, dans les derniers mètres, les Français Paul Penhoët et Bryan Coquard ont été pris à leur tour dans une violente cabriole, avec le Belge Arnaud de Lie.”On a couru en enfer aujourd’hui. Je suis heureux d’avoir terminé en bonne santé. Je suis désolé pour tous les gars qui sont tombés, surtout pour Jasper. Ca allait tellement vite, à un moment, j’étais près de mettre pied à terre. C’était super dur”, a déclaré le sprinteur érythréen Biniam Girmay, 6e à l’arrivée. 

Un feu parcourt 450 hectares près de Narbonne, habitants confinés et A9 fermée

Les habitants de plusieurs quartiers de Narbonne ont été appelés préventivement à se confiner, lundi, après la propagation rapide d’un incendie qui a déjà parcouru 450 hectares, a indiqué la préfecture de l’Aude dans un communiqué, et l’autoroute A9 a été fermée en conséquence.Le feu s’est déclaré en début d’après-midi au domaine viticole de Saint-Julien de Septime, près de la route départementale D613, et 350 sapeurs-pompiers et une dizaine d’aéronefs dont quatre canadairs ont été déployés.L’autoroute A9, qui relie la France à l’Espagne en longeant la Méditerranée, a été fermée dans les deux sens “à la demande de la préfecture” à hauteur de la bifurcation vers l’A61, a indiqué à l’AFP Vinci Autoroutes, et les aires de repos à proximité ont été évacuées.Deux routes départementales avaient été fermées plus tôt dans l’après-midi, selon la préfecture.La zone avait déjà été touchée par les flammes le 29 juin, lorsque plusieurs départs de feu avaient consumé 400 hectares sur la commune voisine de Bizanet, et un nouveau feu a emporté dans l’Aude 430 hectares samedi à Douzens, déclenché par une voiture en flammes le long de l’A61 Toulouse-Narbonne.

Gaza: pourparlers indirects entre Israël et le Hamas, avant une rencontre Trump-Netanyahu

De nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas se déroulent au Qatar en vue d’un accord de trêve à Gaza et de libération d’otages, avant une rencontre à Washington de Donald Trump et Benjamin Netanyahu.Dans la bande de Gaza dévastée par près de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, la Défense civile a fait état de la mort de 12 Palestiniens tués par des tirs ou de nouveaux bombardements israéliens.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 contre Israël, à laquelle l’armée a riposté en lançant une offensive d’envergure à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué un désastre humanitaire.Depuis dimanche, deux sessions de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas se sont tenues à Doha, selon des sources palestiniennes proches des négociations. “Aucune percée” n’a été encore réalisée, a indiqué à l’AFP l’une d’elles. Les négociations doivent reprendre en soirée.Dimanche le président américain, Donald Trump, a estimé qu’il existait “de bonnes chances” de parvenir à un accord. “Nous avons déjà fait sortir beaucoup d’otages, mais en ce qui concerne les otages restants, un bon nombre vont sortir. Nous pensons y parvenir cette semaine”, a-t-il dit.Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a estimé que sa rencontre avec M. Trump pouvait “contribuer à faire avancer ce résultat que nous espérons tous”.Les négociations de Doha, menées via les médiateurs qatari, égyptien et américain, portent “sur les mécanismes de mise en oeuvre” d’un accord de cessez-le-feu et d’un “échange” d’otages retenus à Gaza contre des Palestiniens détenus en Israël, selon un responsable palestinien.- “Inacceptables” – La délégation du Hamas se trouvait dans une salle et la délégation israélienne dans une autre, dans le même bâtiment, a-t-il précisé. La rencontre entre MM. Trump et Netanyahu – la troisième entre les deux hommes en moins de six mois – doit démarrer à 18H30 locales, (22H30 GMT) et aura lieu hors la présence habituelle des journalistes, selon la Maison Blanche.”Le Hamas est sérieux et soucieux d’aboutir à un accord pour mettre fin à la guerre et à la souffrance de notre peuple, à condition que la partie israélienne fasse preuve de bonne foi et ne cherche pas à entraver ou à faire traîner le processus”, a affirmé le responsable palestinien.M. Netanyahu avait jugé “inacceptables” samedi les “changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition” de trêve, initialement parrainée par les Etats-Unis et transmise par le Qatar et l’Egypte.Selon des sources palestiniennes proches des discussions, elle comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Les changements réclamés par le mouvement islamiste, d’après ces sources, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après les 60 jours, et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.- “On ne savait plus où aller” -Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.Sur le terrain à Gaza, la Défense civile a fait état de 12 Palestiniens tués par des frappes israéliennes, dont six morts dans la clinique Al-Rimal de Gaza-ville (nord), qui “abrite des centaines de déplacés”.Des images de l’AFP dans l’établissement montrent une pièce calcinée aux cloisons éventrées, dans laquelle un trotteur pour bébé traîne au milieu des gravats.”On a été surpris par des missiles et des explosions à l’intérieur du bâtiment. On ne savait plus où aller à cause de la poussière et des dégâts”, témoigne auprès de l’AFP Salman Qoudoum, en exhortant à un accord de cessez-le-feu. “On ne peut plus attendre.”L’attaque du 7-Octobre a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.523 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.