AFP World

Rubio va rencontrer Lavrov après une attaque russe sur Kiev

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio doit rencontrer jeudi en Malaisie son homologue russe Sergueï Lavrov, un entretien qui intervient après une deuxième attaque d’envergure en deux jours de la Russie contre l’Ukraine.La visite de M. Rubio, sa première en Asie depuis sa prise de fonctions, coïncide avec l’intensification par Donald Trump de sa guerre commerciale. Ce dernier a menacé cette semaine plus de 20 pays de droits de douane punitifs.Le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer Sergueï Lavrov en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, a indiqué un haut responsable du département d’Etat.Une attaque russe nocturne contre la capitale ukrainienne a causé la mort de deux personnes, a annoncé le chef de l’administration militaire de Kiev jeudi matin.Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes déflagrations sur la ville pendant la nuit et vu les explosions de projectiles interceptés par la défense anti-aérienne.Plusieurs dizaines d’habitants ont trouvé refuge dans une station de métro où des matelas et du matériel de camping étaient à leur disposition.Ce bombardement est survenu au lendemain, selon Kiev, de la plus grande attaque de missiles et de drones menée par la Russie contre l’Ukraine depuis le début de l’invasion en février 2022.- “Outils tranchants” -Le président américain Donald Trump a accusé cette semaine son homologue russe Vladimir Poutine de dire des “conneries” sur l’Ukraine, affirmant que les Etats-Unis enverraient “plus d’armes” à Kiev pour se défendre.MM. Rubio et Lavrov s’étaient déjà rencontrés mi-février en Arabie saoudite, dans la foulée du rapprochement entre les présidents Trump et Poutine. Ils se sont également parlé à plusieurs reprises au téléphone.Après la Malaisie, Sergueï Lavrov doit se déplacer ce week-end en Corée du Nord, où de hauts responsables russes se sont rendus plusieurs fois ces derniers mois. Pyongyang s’est en effet rapproché de Moscou, envoyant des milliers de soldats nord-coréens dans la région russe de Koursk pour en chasser les forces ukrainiennes, et acheminant en Russie des munitions et missiles.En amont de la visite de Marco Rubio, des responsables américains ont affirmé que Washington faisait de l’Asie de l’Est et du Sud-Est une priorité. Mais Donald Trump a également menacé une vingtaine de pays, dont beaucoup asiatiques, de droits de douane plus élevés qu’initialement prévu et qui s’échelonnent de 20% à 50%. Il a également annoncé une taxe de 50% sur les importations de cuivre et une autre, de 200%, qui pourrait être appliquée sur les produits pharmaceutiques.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait dénoncé mercredi, à l’ouverture de la réunion de l’Asean, des droits de douane devenus “des outils tranchants au service des rivalités géopolitiques”.- “Plus juste” -Donald Trump a annoncé lundi que les droits de douane suspendus en avril seraient rétablis à compter du 1er août – avec parfois des hausses encore plus marquées – en l’absence d’accord avec Washington.Parmi les pays visés figurent certains des principaux alliés de Washington, comme le Japon et la Corée du Sud avec des surtaxes de 25%.Membres de l’Asean, l’Indonésie, le Laos, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, Brunei et la Birmanie risquent des droits de douane de 20% à 40%.Le Vietnam est le seul pays, avec le Royaume-Uni, à avoir conclu un accord de principe avec les Etats-Unis, qui lui permet d’être frappé sensiblement moins fort que prévu.En Malaisie, Marco Rubio participera à une réunion des ministres des Affaires étrangères d’Asie de l’Est – avec notamment le Japon, la Corée du Sud et la Chine. Il doit aussi tenir des discussions trilatérales avec les Philippines et le Japon. Son homologue chinois Wang Yi est également présent à cette réunion de l’Asean. Aucune rencontre entre les deux hommes n’a toutefois pour l’heure été confirmée.Les contentieux entre Pékin et Washington restent nombreux, du commerce au fentanyl, en passant par Taïwan ou la rivalité dans les technologies de pointe.Sans mentionner les Etats-Unis, Wang Yi a appelé jeudi les pays de l’Asean à faire front commun avec la Chine pour aboutir à un ordre international “plus juste et raisonnable”.

Rubio va rencontrer Lavrov après une attaque russe sur Kiev

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio doit rencontrer jeudi en Malaisie son homologue russe Sergueï Lavrov, un entretien qui intervient après une deuxième attaque d’envergure en deux jours de la Russie contre l’Ukraine.La visite de M. Rubio, sa première en Asie depuis sa prise de fonctions, coïncide avec l’intensification par Donald Trump de sa guerre commerciale. Ce dernier a menacé cette semaine plus de 20 pays de droits de douane punitifs.Le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer Sergueï Lavrov en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, a indiqué un haut responsable du département d’Etat.Une attaque russe nocturne contre la capitale ukrainienne a causé la mort de deux personnes, a annoncé le chef de l’administration militaire de Kiev jeudi matin.Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes déflagrations sur la ville pendant la nuit et vu les explosions de projectiles interceptés par la défense anti-aérienne.Plusieurs dizaines d’habitants ont trouvé refuge dans une station de métro où des matelas et du matériel de camping étaient à leur disposition.Ce bombardement est survenu au lendemain, selon Kiev, de la plus grande attaque de missiles et de drones menée par la Russie contre l’Ukraine depuis le début de l’invasion en février 2022.- “Outils tranchants” -Le président américain Donald Trump a accusé cette semaine son homologue russe Vladimir Poutine de dire des “conneries” sur l’Ukraine, affirmant que les Etats-Unis enverraient “plus d’armes” à Kiev pour se défendre.MM. Rubio et Lavrov s’étaient déjà rencontrés mi-février en Arabie saoudite, dans la foulée du rapprochement entre les présidents Trump et Poutine. Ils se sont également parlé à plusieurs reprises au téléphone.Après la Malaisie, Sergueï Lavrov doit se déplacer ce week-end en Corée du Nord, où de hauts responsables russes se sont rendus plusieurs fois ces derniers mois. Pyongyang s’est en effet rapproché de Moscou, envoyant des milliers de soldats nord-coréens dans la région russe de Koursk pour en chasser les forces ukrainiennes, et acheminant en Russie des munitions et missiles.En amont de la visite de Marco Rubio, des responsables américains ont affirmé que Washington faisait de l’Asie de l’Est et du Sud-Est une priorité. Mais Donald Trump a également menacé une vingtaine de pays, dont beaucoup asiatiques, de droits de douane plus élevés qu’initialement prévu et qui s’échelonnent de 20% à 50%. Il a également annoncé une taxe de 50% sur les importations de cuivre et une autre, de 200%, qui pourrait être appliquée sur les produits pharmaceutiques.Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim avait dénoncé mercredi, à l’ouverture de la réunion de l’Asean, des droits de douane devenus “des outils tranchants au service des rivalités géopolitiques”.- “Plus juste” -Donald Trump a annoncé lundi que les droits de douane suspendus en avril seraient rétablis à compter du 1er août – avec parfois des hausses encore plus marquées – en l’absence d’accord avec Washington.Parmi les pays visés figurent certains des principaux alliés de Washington, comme le Japon et la Corée du Sud avec des surtaxes de 25%.Membres de l’Asean, l’Indonésie, le Laos, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, Brunei et la Birmanie risquent des droits de douane de 20% à 40%.Le Vietnam est le seul pays, avec le Royaume-Uni, à avoir conclu un accord de principe avec les Etats-Unis, qui lui permet d’être frappé sensiblement moins fort que prévu.En Malaisie, Marco Rubio participera à une réunion des ministres des Affaires étrangères d’Asie de l’Est – avec notamment le Japon, la Corée du Sud et la Chine. Il doit aussi tenir des discussions trilatérales avec les Philippines et le Japon. Son homologue chinois Wang Yi est également présent à cette réunion de l’Asean. Aucune rencontre entre les deux hommes n’a toutefois pour l’heure été confirmée.Les contentieux entre Pékin et Washington restent nombreux, du commerce au fentanyl, en passant par Taïwan ou la rivalité dans les technologies de pointe.Sans mentionner les Etats-Unis, Wang Yi a appelé jeudi les pays de l’Asean à faire front commun avec la Chine pour aboutir à un ordre international “plus juste et raisonnable”.

Nouvelle attaque d’ampleur russe à Kiev: au moins deux morts

Une attaque russe nocturne contre Kiev a causé la mort de deux personnes, ont annoncé les autorités locales jeudi matin, avant une réunion entre le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov, dans un contexte d’impasse diplomatique sur le dossier ukrainien.D’après le chef de l’administration militaire de Kiev Timour Tkatchenko, les forces russes ont ciblé au moins six districts de la capitale. Les frappes ou les débris des projectiles interceptés ont notamment touché des immeubles résidentiels, des véhicules, des entrepôts et des immeubles de bureaux, de même source.”Malheureusement, nous avons deux morts. Ces personnes ont été tuées par les Russes”, a écrit M. Tkatchenko sur le réseau social Telegram, après avoir fait état de 13 blessés.L’attaque nocturne contre la région de Kiev a été “massive” et a duré “près de dix heures” avec des drones de combat et des missiles, a précisé Mykola Kalachnyk, le chef de l’administration militaire régionale.Des journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu de puissantes déflagrations sur la ville pendant la nuit et vu les explosions de projectiles interceptés dans le ciel par la défense anti-aérienne.Plusieurs dizaines d’habitants ont trouvé refuge dans une station de métro du centre-ville où des matelas et du matériel de camping étaient à leur disposition.La nuit précédente, la Russie avait lancé sa plus grande attaque aérienne depuis le début de l’invasion en février 2022, avec 728 drones et 13 missiles dont la quasi-majorité ont été interceptés, selon Kiev.- Rencontre Rubio-Lavrov -Dans ce contexte d’intensification des frappes russes et d’impasse diplomatique, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio doit rencontrer jeudi son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de la réunion des chefs de diplomatie des pays d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur.Le président américain Donald Trump a annoncé lundi vouloir envoyer “plus d’armes” à Kiev, principalement “défensives”, et accusé le lendemain Vladimir Poutine de dire des “conneries” sur l’Ukraine, tout en laissant entendre qu’il souhaitant imposer de nouvelles sanctions à la Russie.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron doivent quant à eux participer jeudi à une réunion en visioconférence sur l’Ukraine, avec notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Première ministre italienne Giorgia Meloni ou le chancelier allemand Friedrich Merz.Selon l’Elysée, des représentants américains devraient également y assister.L’Ukraine réclame depuis de nombreux mois à ses alliés occidentaux, y compris aux Etats-Unis, plus de systèmes de défense anti-aérienne, dans une guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts au moins, civils et militaires confondus, des deux côtés.Car malgré la pression exercée par Donald Trump, Moscou et Kiev demeurent très loin d’un accord, que ce soit sur une trêve ou un règlement à plus long terme.Aucune nouvelle étape de discussions entre Russes et Ukrainiens n’a pour le moment été annoncée, après deux réunions peu fructueuses en Turquie mi-mai puis début juin.Les dirigeants ukrainiens accusent Moscou de “gagner du temps” au moment où l’armée russe, supérieure en nombre et en armements, progresse toujours sur le front. Les forces russes, qui occupent toujours près de 20% du territoire ukrainien, ont même revendiqué en début de semaine la prise d’une première localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est).

Nouvelle attaque d’ampleur russe à Kiev: au moins deux morts

Une attaque russe nocturne contre Kiev a causé la mort de deux personnes, ont annoncé les autorités locales jeudi matin, avant une réunion entre le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov, dans un contexte d’impasse diplomatique sur le dossier ukrainien.D’après le chef de l’administration militaire de Kiev Timour Tkatchenko, les forces russes ont ciblé au moins six districts de la capitale. Les frappes ou les débris des projectiles interceptés ont notamment touché des immeubles résidentiels, des véhicules, des entrepôts et des immeubles de bureaux, de même source.”Malheureusement, nous avons deux morts. Ces personnes ont été tuées par les Russes”, a écrit M. Tkatchenko sur le réseau social Telegram, après avoir fait état de 13 blessés.L’attaque nocturne contre la région de Kiev a été “massive” et a duré “près de dix heures” avec des drones de combat et des missiles, a précisé Mykola Kalachnyk, le chef de l’administration militaire régionale.Des journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu de puissantes déflagrations sur la ville pendant la nuit et vu les explosions de projectiles interceptés dans le ciel par la défense anti-aérienne.Plusieurs dizaines d’habitants ont trouvé refuge dans une station de métro du centre-ville où des matelas et du matériel de camping étaient à leur disposition.La nuit précédente, la Russie avait lancé sa plus grande attaque aérienne depuis le début de l’invasion en février 2022, avec 728 drones et 13 missiles dont la quasi-majorité ont été interceptés, selon Kiev.- Rencontre Rubio-Lavrov -Dans ce contexte d’intensification des frappes russes et d’impasse diplomatique, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio doit rencontrer jeudi son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de la réunion des chefs de diplomatie des pays d’Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur.Le président américain Donald Trump a annoncé lundi vouloir envoyer “plus d’armes” à Kiev, principalement “défensives”, et accusé le lendemain Vladimir Poutine de dire des “conneries” sur l’Ukraine, tout en laissant entendre qu’il souhaitant imposer de nouvelles sanctions à la Russie.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron doivent quant à eux participer jeudi à une réunion en visioconférence sur l’Ukraine, avec notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Première ministre italienne Giorgia Meloni ou le chancelier allemand Friedrich Merz.Selon l’Elysée, des représentants américains devraient également y assister.L’Ukraine réclame depuis de nombreux mois à ses alliés occidentaux, y compris aux Etats-Unis, plus de systèmes de défense anti-aérienne, dans une guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts au moins, civils et militaires confondus, des deux côtés.Car malgré la pression exercée par Donald Trump, Moscou et Kiev demeurent très loin d’un accord, que ce soit sur une trêve ou un règlement à plus long terme.Aucune nouvelle étape de discussions entre Russes et Ukrainiens n’a pour le moment été annoncée, après deux réunions peu fructueuses en Turquie mi-mai puis début juin.Les dirigeants ukrainiens accusent Moscou de “gagner du temps” au moment où l’armée russe, supérieure en nombre et en armements, progresse toujours sur le front. Les forces russes, qui occupent toujours près de 20% du territoire ukrainien, ont même revendiqué en début de semaine la prise d’une première localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est).

À Paris, les ailes du Moulin Rouge vont tourner de nouveau

Quatorze mois après leur chute accidentelle, les ailes du Moulin Rouge vont recommencer à tourner jeudi soir, renouant avec une tradition de plus de 135 ans devenue l’un des symboles touristiques de Paris.À 22H45 (20H45 GMT), ces décorations, d’un diamètre de plus de douze mètres, s’animeront dans le ciel de la capitale française grâce à la mise en marche d’un moteur électrique flambant neuf et réalisé sur mesure pour le cabaret parisien.Pour l’occasion, la troupe du Moulin Rouge se produira devant l’établissement, dans une profusion de plumes rouges virevoltantes symbolisant le réveil des ailes.Le 25 avril 2024, le cabaret immortalisé par le peintre Toulouse-Lautrec s’était réveillé sans ses ailes, tombées dans la nuit sans faire de blessés, en raison d’une défaillance au niveau de l’axe central, créant la stupeur parmi les habitants du quartier et au-delà.Dans leur chute, elles avaient entraîné les trois premières lettres du nom du lieu accrochées sur sa façade dans le 18e arrondissement de Paris, au pied de la Butte Montmartre (nord de Paris).”Le Moulin Rouge a été très ému par tous les messages de soutien et de bienveillance du monde entier reçus à la suite de l’événement survenu cette nuit-là”, avait indiqué la direction du cabaret, connu dans le monde entier et immortalisé notamment par le film de Baz Luhrmann en 2001, avec Nicole Kidman. Resté ouvert depuis l’accident, il est particulièrement renommé pour son French Cancan, la danse traditionnelle endiablée des opérettes d’Offenbach du début du XIXe siècle. – Quatre pales rouge et or -Le 5 juillet 2024, une semaine avant le passage de la flamme olympique, le Moulin Rouge avait inauguré quatre nouvelles ailes, mélange d’aluminium et d’acier, mais le nouveau moteur nécessaire à leur rotation n’avait pas été prêt à temps.”Le Moulin sans ses ailes, c’était juste triste… On a mis tout en œuvre pour les remettre en place. L’idée était d’être au rendez-vous des Jeux olympiques”, a expliqué à l’AFP son directeur général Jean-Victor Clérico, à la tête de l’établissement qui attire chaque année 600.000 visiteurs.Désormais, elles tourneront chaque jour de 16H00 à 02H00 du matin.Illuminées par des centaines d’ampoules rouge et or, désormais des LED basse énergie, les ailes du Moulin Rouge ont tourné pour la première fois le 6 octobre 1889, à l’ouverture du cabaret.Avec ses 90 artistes de 18 nationalités, le cabaret à plumes propose deux représentations 365 soirs par an, dans un tourbillon de plumes, de strass et de paillettes, réunissent au total 1.700 spectateurs, dont la moitié d’étrangers.Sur scène, la troupe – dont les emblématiques “Doriss Girls”, du nom de la chorégraphe du Moulin Doris Haug – présente à 21H00 et 23H30 la revue “Féérie”, hommage au cirque et à la Ville Lumière de 1900 à nos jours, avant l’incontournable French Cancan.Dans la même famille depuis quatre générations, le Moulin Rouge a créé l’an dernier dans ses murs une “cité des métiers d’art” regroupant les derniers ateliers français de plumasserie et de broderie, labellisées entreprises du Patrimoine vivant.

Trump annonce des droits de douane de 50% sur le cuivre et menace de punir le Brésil

Le Brésil et le cuivre sont les deux nouvelles cibles de l’offensive douanière de Donald Trump, le premier au nom de la défense de l’ex-président Jair Bolsonaro, jugé pour tentative de coup d’Etat, et le deuxième en vue de protéger la “sécurité nationale”.”J’annonce une surtaxe de 50% sur le cuivre, qui entrera en vigueur le 1er août 2025, après avoir reçu une évaluation approfondie en matière de sécurité nationale”, a déclaré mercredi le président américain sur son réseau social, sans doute en référence à une enquête du département du Commerce.”Le cuivre est le deuxième matériau le plus utilisé par le ministère de la Défense!”, a-t-il tempêté, évoquant les besoins du pays pour construire des semi-conducteurs, avions, navires, munitions, centres de données et systèmes de défense anti-missiles, entre autres.Au nom du rééquilibrage des relations commerciales au profit des Etats-Unis, Donald Trump a imposé en avril une surtaxe plancher de 10% sur les importations, y compris si elles ne peuvent être produites sur place, mais avec des exemptions, notamment pour l’or, le cuivre, le pétrole et les médicaments.Il est revenu mardi sur ces exceptions, envisageant par exemple une surtaxe de 200% sur les produits pharmaceutiques et de 50% sur le cuivre – une menace qui a fait s’envoler le cours du métal de près de 10% à New York mardi, dépassant son sommet historique.Si les droits de douane sur le cuivre entrent en vigueur, les prix des biens fabriqués avec ce métal (réfrigérateurs, voitures, etc) pourraient grimper, comme pour les autres produits surtaxés à l’importation.- Brésil -Mercredi le président américain a aussi annoncé une surtaxe de 50% sur les produits brésiliens, jusqu’ici épargnés, car les Etats-Unis dégagent un excédent commercial dans leurs échanges avec le géant sud-américain.Dans un courrier adressé à son homologue Lula, M. Trump affirme que ces droits de douane seront imposés en réponse aux poursuites lancées contre Jair Bolsonaro, jugé dans son pays pour tentative de coup d’Etat.”La manière dont le Brésil a traité l’ancien président Bolsonaro (…) est une honte internationale”, écrit M. Trump dans son courrier, estimant que les poursuites contre l’ex-dirigeant brésilien d’extrême droite sont “une chasse aux sorcières (qui) doit cesser immédiatement”.”Toute mesure de hausse des droits de douane de manière unilatérale aura une réponse à la lumière de la Loi brésilienne de réciprocité économique”, a répondu le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans un communiqué. Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier annonçant la surtaxe qui s’appliquera à compter du 1er août sur leurs produits entrant aux Etats-Unis.Dans le détail, les produits algériens devraient être taxés à 30% (inchangé par rapport à l’annonce initiale de début avril), tout comme ceux provenant de Libye (-1 point de pourcentage), d’Irak (-9pp) et du Sri Lanka (-14pp), ceux provenant de Moldavie et du Brunei le seront à 25% (respectivement -6pp et +1pp). Quant aux produits philippins, la surtaxe sera de 20% (+3pp).Lundi, quatorze capitales, principalement d’Asie, avaient reçu une lettre, avec une surtaxe allant de 25% (Japon, Corée du Sud, Tunisie notamment) à 40% (Laos et Birmanie) en passant par 36% (Cambodge et Thaïlande).- Pause prolongée -Donald Trump avait affirmé mardi qu’il comptait envoyer d’autres lettres cette semaine, notamment vers l’Union européenne (UE).Mercredi, un porte-parole de la Commission européenne a assuré que l’UE comptait parvenir à un accord avec les États-Unis “dans les prochains jours”.L’objectif de l’UE est d’éviter toute surtaxe (au-delà du plancher de 10%), avec des exemptions pour des secteurs clés tels que l’aéronautique, les cosmétiques et les boissons alcoolisées.Initialement, les nouvelles surtaxes devaient commencer à être collectées le 9 juillet, après un précédent report, mais M. Trump a signé en début de semaine un décret pour repousser la date au 1er août.Dans ses lettres, M. Trump assure que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle de même ampleur.Le président américain avait annoncé début avril des droits de douane punitifs allant jusque 50% sur les produits des pays ayant un excédent commercial avec les Etats-Unis, avant d’instaurer, face à la panique des marchés, une pause de 90 jours afin de négocier des accords bilatéraux.Pour l’heure, seuls deux ont été annoncés, avec le Royaume-Uni et le Vietnam, alors qu’un compromis a été paraphé avec la Chine.

Nucléaire, missiles: Londres et Paris renforcent encore leur alliance militaire

La France et le Royaume-Uni vont encore renforcer d’un cran jeudi leur alliance militaire, en particulier sur le volet nucléaire, et afficher leur détermination à défendre leurs alliés européens, dont l’Ukraine, à l’occasion de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron.Un sommet bilatéral franco-britannique, présidé par le président français et le Premier ministre Keir Starmer, se tiendra à Downing Street dans la matinée, avant que les deux dirigeants ne se rendent à Northwood, principal centre de commandement des opérations militaires britanniques.Les deux dirigeants vont acter un rapprochement d’ampleur en matière de dissuasion nucléaire, en signant une déclaration stipulant que leurs moyens respectifs pourront “être coordonnés”, ont indiqué le ministère britannique de la Défense et l’Elysée.La souveraineté des deux pays – seuls à disposer du feu nucléaire en Europe – restera entière, mais “tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France, pourrait être confronté à la puissance des forces nucléaires des deux nations”, selon les mêmes sources.Cette affirmation va bien plus loin que le principe en vigueur depuis la déclaration conjointe dite de “Chequers” il y a 30 ans. Celle-ci stipulait le principe “d’intérêts vitaux” partagés mais sans évoquer clairement la mobilisation d’une réponse nucléaire en cas de menace.Et “un groupe de supervision nucléaire” sera créé, coprésidé par l’Elysée et le Cabinet Office britannique.- “Etape supplémentaire” -“C’est vraiment une étape supplémentaire avec un degré de coordination inédit au niveau militaire et politique”, souligne auprès de l’AFP Heloïse Fayet, chercheuse sur les questions nucléaires à l’Institut français des relations internationales (Ifri).Elle note que cette évolution reste “en cohérence avec la doctrine nucléaire française, donc la fameuse dimension européenne des intérêts vitaux français” comme avec la doctrine britannique “qui elle s’inscrit traditionnellement dans le cadre de l’Otan” et d’une collaboration avec les Etats-Unis.Par ailleurs, les deux Etats stipulent “qu’il n’existe aucune menace extrême sur l’Europe qui ne susciterait une réponse des deux pays”, sans préciser la nature de cette réponse.Un message clair en destination de Moscou, quand plusieurs pays de l’est de l’Europe craignent de possibles velléités expansionnistes russes.L’UE et le Royaume-Uni étaient “plus forts” ensemble, a d’ailleurs affirmé mercredi soir le président français Emmanuel Macron lors d’un discours à la City de Londres.Outre le volet nucléaire, Keir Starmer et Emmanuel Macron doivent aussi annoncer une accélération du programme conjoint de missiles de croisière Scalp/Storm Shadow, avec de nouvelles commandes à la clé pour le groupe MBDA, ainsi qu’une nouvelle phase du projet de futurs missiles de croisière et de missiles antinavires, dont le développement s’était quelque peu enlisé.Les accords de Lancaster House qui encadrent la coopération militaire bilatérale depuis 2010 avaient entériné la création d’une force expéditionnaire conjointe franco-britannique. – Soutien à l’Ukraine -Elle aura désormais vocation à constituer le “socle” de la “coalition des volontaires” que Paris et Londres ont lancée début 2025, et qui réunit une trentaine de pays engagés dans le renforcement des capacités de défense de l’Ukraine et dans la garantie d’un futur cessez-le-feu entre Kiev et Moscou.Cette force, qui a vocation à être déployée en Ukraine une fois un cessez-le-feu en place, mobilisera davantage de troupes – jusqu’à un corps d’armée, soit 40.000 hommes – et pourra s’élargir à d’autres partenaires que la France et l’Allemagne, selon l’Elysée.Les deux dirigeants vont d’ailleurs présider depuis Northwood une réunion en visioconférence de cette “coalition des volontaires”, avec notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, ou le chancelier allemand Friedrich Merz. Selon l’Elysée, des représentants américains devraient également y assister, alors que Donald Trump a durci le ton contre la Russie qu’il menace de nouvelles sanctions tout en promettant du matériel militaire supplémentaire aux Ukrainiens.Au-delà de la défense, Keir Starmer et Emmanuel Macron sont aussi attendus jeudi sur l’immigration, sujet hautement important pour le gouvernement travailliste, qui fait face à des arrivées records de migrants en bateau par la Manche depuis le début de l’année.Lors d’un entretien mercredi à Downing Street, les deux dirigeants se sont engagés à réaliser des “progrès concrets”.Ce dossier épineux est régulièrement source de tension entre Paris et Londres, la France affirmant que les possibilités de travailler sans papiers au Royaume-Uni rendent le pays particulièrement attractif auprès des migrants.De son côté, le Royaume-Uni voudrait que son voisin en fasse plus pour empêcher les départs de bateaux de ses côtes, alors qu’il a versé plus de 750 millions d’euros depuis 2018 pour financer les forces de l’ordre françaises.

Nucléaire, missiles: Londres et Paris renforcent encore leur alliance militaire

La France et le Royaume-Uni vont encore renforcer d’un cran jeudi leur alliance militaire, en particulier sur le volet nucléaire, et afficher leur détermination à défendre leurs alliés européens, dont l’Ukraine, à l’occasion de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron.Un sommet bilatéral franco-britannique, présidé par le président français et le Premier ministre Keir Starmer, se tiendra à Downing Street dans la matinée, avant que les deux dirigeants ne se rendent à Northwood, principal centre de commandement des opérations militaires britanniques.Les deux dirigeants vont acter un rapprochement d’ampleur en matière de dissuasion nucléaire, en signant une déclaration stipulant que leurs moyens respectifs pourront “être coordonnés”, ont indiqué le ministère britannique de la Défense et l’Elysée.La souveraineté des deux pays – seuls à disposer du feu nucléaire en Europe – restera entière, mais “tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France, pourrait être confronté à la puissance des forces nucléaires des deux nations”, selon les mêmes sources.Cette affirmation va bien plus loin que le principe en vigueur depuis la déclaration conjointe dite de “Chequers” il y a 30 ans. Celle-ci stipulait le principe “d’intérêts vitaux” partagés mais sans évoquer clairement la mobilisation d’une réponse nucléaire en cas de menace.Et “un groupe de supervision nucléaire” sera créé, coprésidé par l’Elysée et le Cabinet Office britannique.- “Etape supplémentaire” -“C’est vraiment une étape supplémentaire avec un degré de coordination inédit au niveau militaire et politique”, souligne auprès de l’AFP Heloïse Fayet, chercheuse sur les questions nucléaires à l’Institut français des relations internationales (Ifri).Elle note que cette évolution reste “en cohérence avec la doctrine nucléaire française, donc la fameuse dimension européenne des intérêts vitaux français” comme avec la doctrine britannique “qui elle s’inscrit traditionnellement dans le cadre de l’Otan” et d’une collaboration avec les Etats-Unis.Par ailleurs, les deux Etats stipulent “qu’il n’existe aucune menace extrême sur l’Europe qui ne susciterait une réponse des deux pays”, sans préciser la nature de cette réponse.Un message clair en destination de Moscou, quand plusieurs pays de l’est de l’Europe craignent de possibles velléités expansionnistes russes.L’UE et le Royaume-Uni étaient “plus forts” ensemble, a d’ailleurs affirmé mercredi soir le président français Emmanuel Macron lors d’un discours à la City de Londres.Outre le volet nucléaire, Keir Starmer et Emmanuel Macron doivent aussi annoncer une accélération du programme conjoint de missiles de croisière Scalp/Storm Shadow, avec de nouvelles commandes à la clé pour le groupe MBDA, ainsi qu’une nouvelle phase du projet de futurs missiles de croisière et de missiles antinavires, dont le développement s’était quelque peu enlisé.Les accords de Lancaster House qui encadrent la coopération militaire bilatérale depuis 2010 avaient entériné la création d’une force expéditionnaire conjointe franco-britannique. – Soutien à l’Ukraine -Elle aura désormais vocation à constituer le “socle” de la “coalition des volontaires” que Paris et Londres ont lancée début 2025, et qui réunit une trentaine de pays engagés dans le renforcement des capacités de défense de l’Ukraine et dans la garantie d’un futur cessez-le-feu entre Kiev et Moscou.Cette force, qui a vocation à être déployée en Ukraine une fois un cessez-le-feu en place, mobilisera davantage de troupes – jusqu’à un corps d’armée, soit 40.000 hommes – et pourra s’élargir à d’autres partenaires que la France et l’Allemagne, selon l’Elysée.Les deux dirigeants vont d’ailleurs présider depuis Northwood une réunion en visioconférence de cette “coalition des volontaires”, avec notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, ou le chancelier allemand Friedrich Merz. Selon l’Elysée, des représentants américains devraient également y assister, alors que Donald Trump a durci le ton contre la Russie qu’il menace de nouvelles sanctions tout en promettant du matériel militaire supplémentaire aux Ukrainiens.Au-delà de la défense, Keir Starmer et Emmanuel Macron sont aussi attendus jeudi sur l’immigration, sujet hautement important pour le gouvernement travailliste, qui fait face à des arrivées records de migrants en bateau par la Manche depuis le début de l’année.Lors d’un entretien mercredi à Downing Street, les deux dirigeants se sont engagés à réaliser des “progrès concrets”.Ce dossier épineux est régulièrement source de tension entre Paris et Londres, la France affirmant que les possibilités de travailler sans papiers au Royaume-Uni rendent le pays particulièrement attractif auprès des migrants.De son côté, le Royaume-Uni voudrait que son voisin en fasse plus pour empêcher les départs de bateaux de ses côtes, alors qu’il a versé plus de 750 millions d’euros depuis 2018 pour financer les forces de l’ordre françaises.

Un bilan encore plus lourd redouté après les inondations aux Texas

Un bilan encore plus lourd est redouté mercredi après les inondations qui ont déjà fait une centaine de morts au Texas où les chances sont désormais minces de retrouver vivants quelque 170 disparus. Plusieurs jours après la tragédie, les recherches se sont poursuivies toute la journée dans cet Etat du sud des Etats-Unis, frappé par des pluies diluviennes et des crues meurtrières, le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. Les sauveteurs ont continué leurs fouilles pour tenter de localiser 173 personnes qui manquent toujours à l’appel et dont la liste “pourrait très probablement s’allonger”, selon le gouverneur du Texas, Greg Abbott. Mardi, il avait indiqué que dans le seul comté de Kerr, 161 personnes étaient “considérées comme disparues”, un chiffre fondé sur le nombre de personnes signalées comme disparues par des amis, des proches et des voisins. Des responsables du comté ont confirmé ce chiffre mercredi, tandis que douze personnes restent introuvables dans le reste de l’Etat.”Notre tâche numéro 1 est de retrouver toutes les personnes disparues”, a insisté le gouverneur sur X. – “Bien pire” -Au total, au moins 119 décès liés aux inondations ont été recensés dans le centre du Texas, selon les autorités locales.Le comté de Kerr, le plus durement touché, déplore 95 morts, dont 36 enfants, selon le shérif Larry Leitha. Parmi ces victimes figurent 27 enfants et moniteurs du camp de vacances chrétien pour filles de Camp Mystic, sur les rives du fleuve Guadalupe, qui accueillait quelque 750 personnes.Cinq campeurs et un moniteur du camp étaient toujours portés disparus mercredi, selon le shérif Leitha, qui a confirmé qu’un autre enfant, qui n’était pas dans ce centre de vacances, restait introuvable. Plus de 2.000 sauveteurs, policiers et spécialistes ont convergé vers le lieu de la catastrophe, a-t-il précisé. Des hélicoptères, des drones et des équipes cynophiles sont mobilisés depuis plusieurs jours.Tout en soulignant les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les sauveteurs, au milieu de la boue et des amas de végétation, le responsable de la police de Kerrville, Jonathan Lamb, a raconté comment des centaines de personnes avaient été secourues.Les policiers ont fait “du porte-à-porte, réveillant les gens” vendredi et, parfois, les “ont sorti par les fenêtres” de leurs habitations ou de leurs caravanes inondées, a-t-il dit aux journalistes. La tragédie, “aussi horrible qu’elle soit, aurait pu être bien pire”, a-t-il ajouté.- “Retour d’expérience” -Le président Donald Trump doit se rendre au Texas vendredi, une semaine tout juste après la tragédie, accompagné de son épouse Melania.Lundi, la Maison Blanche a fustigé les critiques selon lesquelles les coupes budgétaires dans les services météorologiques nationaux ont porté atteinte à la fiabilité des prévisions et des alertes.Lors des conférences de presse, mardi et mercredi, les responsables locaux ont esquivé les questions sur la rapidité des alertes. “Il y aura un retour d’expérience” après l’examen de ce qui s’est passé, a déclaré le shérif Leitha, tout en reconnaissant que “ces questions doivent avoir une réponse”.Les crues subites qui ont frappé la région ont été provoquées par des pluies diluviennes très tôt vendredi, qui ont fait monter les eaux du Guadalupe de huit mètres en seulement 45 minutes, pendant lesquelles il est tombé 225 millimètres de pluie, soit plus d’un quart des précipitations annuelles moyennes.Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et plus intenses les événements météorologiques comme les crues ou les sécheresses.”C’est une zone du Texas qui subit les deux extrêmes du spectre du changement climatique (…) Les sécheresses deviennent plus extrêmes” et “lorsque la pluie arrive, elle provoque ces précipitations plus lourdes, avec une probabilité accrue d’inondations subites”, a expliqué Shel Winkley, météorologue.Dans l’Etat voisin du Nouveau-Mexique, des pluies torrentielles ont provoqué mardi une crue dans la station montagneuse de Ruidoso, causant la mort d’au moins trois personnes.

Trump a reçu cinq présidents africains, le regard tourné vers les minerais

Donald Trump a réuni mercredi à la Maison Blanche cinq présidents d’Etats d’Afrique riches en minerais, pour un mini-sommet destiné notamment pour les Etats-Unis à contrer l’influence grandissante sur le continent de la Chine et de la Russie.Les présidents du Liberia, du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée-Bissau et du Gabon ont été invités pour cette rencontre centrée officiellement sur des questions commerciales, d’investissement, et de sécurité, selon des responsables interrogés par l’AFP.Au moment d’ouvrir ce déjeuner de travail, Donald Trump a cependant donné la couleur d’emblée sur la raison principale de ces invitations, qualifiant devant la presse les cinq pays d’endroits “dynamiques avec des terres de très grande valeur, de super minerais, des grandes réserves de pétrole, et des gens merveilleux”.”Il y a un grand potentiel économique en Afrique, comme peu d’autres endroits, à bien des égards”, a-t-il déclaré, disant vouloir accroître l’implication des Etats-Unis sur le continent.Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump prône une diplomatie basée sur des principes transactionnels, et a mis la question des minerais au centre des négociations avec de nombreux Etats étrangers, comme avec l’Ukraine ou dans le cadre de l’accord de paix entre le Rwanda et la RDC.Les cinq présidents africains invités sont ainsi à la tête de pays riches en minerais, notamment en or ou en terres rares, des composants critiques pour l’économie mondiale, particulièrement les appareils électroniques ou véhicules électriques.- Or, pétrole, manganèse -Lors d’un tour de table préliminaire, les dirigeants ont pour beaucoup vanté à la fois leurs pays respectifs et Donald Trump.”Nous avons des minerais, des terres rares, des minerais rares. Nous avons du manganèse, nous avons de l’uranium, et nous avons de bonnes raisons de penser que nous avons du lithium et d’autres minerais”, a déclaré le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lui “tenu à rassurer tous les investisseurs américains sur la stabilité politique” de son pays et sur “son environnement réglementaire favorable”, avant de souligner ses riches ressources en pétrole et gaz naturel.Encensant les qualités de golfeur du président américain, il lui a aussi suggéré d’investir dans la création d’un club au Sénégal.”Le Gabon est un pays riche”, a déclaré de son côté le président Brice Clotaire Oligui Nguema, avant d’ajouter “nous avons plus de deux millions d’habitants et une grande diversité de matériaux bruts, des réserves de pétrole et de gaz, et nous voudrions que ces ressources soient exploitées”.Selon l’Institut géologique américain (USGS), le Gabon était en 2023 le deuxième plus gros producteur mondial de manganèse, un minerai essentiel pour la fabrication de batteries, derrière l’Afrique du Sud.- “Surpasser” Chine et Russie -En parallèle de ces discussions commerciales, rapporte le Wall Street Journal, Washington a tenté de convaincre les cinq chefs d’Etat d’accueillir chez eux des personnes faisant l’objet d’un ordre d’expulsion des Etats-Unis mais que leur pays d’origine ont refusé de reprendre. Le Soudan du Sud a déjà accepté une telle demande, et a accueilli début juillet huit migrants irréguliers renvoyés par Washington.Fin juin, des entreprises américaines se sont engagées à investir dans plusieurs projets d’infrastructures en Afrique, lors d’un sommet en Angola qui a été l’occasion pour Washington de défendre les investissements privés plutôt que l’aide internationale.La rencontre intervient ainsi quelques jours après le démantèlement officiel de l’USAID, l’agence de développement international, qui apportait son soutien à de nombreux pays d’Afrique et au moment où l’administration Trump a décidé de fortement réduire sa contribution à l’aide internationale.Interrogée par l’AFP mardi, la porte-parole du président libérien, Kula Fofana, avait fait savoir que Joseph Boakai avait accepté l’invitation à Washington dans l’optique que son pays ne soit plus “seulement un récipiendaire” d’aide.