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Loi fin de vie: le Sénat se penche sur l’aide à mourir, la droite monte au créneau

Maintes fois reportée, la réforme de la fin de vie a fait son retour mardi au Sénat, où la droite, très réticente sur la création d’un droit à l’aide à mourir, compte réduire nettement la portée du dispositif adopté à l’Assemblée nationale.”Un texte d’abandon”: à l’ouverture de ces débats très sensibles, le président des Républicains Bruno Retailleau a résumé la position d’une grande partie de la droite, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes.”Le risque, c’est qu’il devienne demain plus facile de demander la mort que d’obtenir un soin”, s’est inquiété le sénateur de Vendée, assurant qu’il s’opposera à cette réforme synonyme pour lui de “rupture anthropologique”.Les débats s’étireront pendant une semaine, avant un vote solennel prévu le mercredi 28 janvier à 16H30. Ils s’annoncent imprévisibles et serrés, même si les premiers votes, mardi soir, ont laissé présager un rapport de force favorable aux sénateurs les plus réservés, voire aux opposants du texte.Nourrie de nombreuses réflexions et travaux, la proposition de loi du député Olivier Falorni légalise un dispositif très encadré de suicide assisté et – dans certains cas – d’euthanasie, même si ces mots de figurent pas noir sur blanc dans le texte.Largement soutenue à l’Assemblée nationale au printemps 2025, son examen au Palais du Luxembourg a été plusieurs fois reporté en raison de l’instabilité politique.Si cette réforme majeure du second quinquennat d’Emmanuel Macron aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.- Long chemin parlementaire -Le président de la République a promis d’aller “au bout du travail législatif” dès cette année, ce qui nécessitera encore plusieurs aller-retours entre Sénat et Assemblée nationale.L’examen du texte au Sénat n’est donc qu’une étape préliminaire. Mais cette discussion va permettre d’observer le fossé qui sépare les députés des sénateurs dans leur vision de cette réforme d’ampleur.Les premiers avaient opté pour la création d’un “droit à l’aide à mourir” accessible aux malades atteints d’une maladie incurable en “phase avancée” ou “terminale”, une rédaction jugée “équilibrée” par la ministre de la Santé Stéphanie Rist.Les seconds se dirigent eux vers une refonte profonde du dispositif, transformé en une “assistance médicale à mourir” réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé “à court terme”, soit potentiellement de quelques jours seulement. Le spectre des personnes éligibles serait donc extrêmement restreint. La gauche et quelques centristes ont regretté ce ciblage sur les malades “à l’agonie”: ce serait “vider le texte de sa substance” et “faire semblant d’avancer”, a regretté la sénatrice socialiste Annie Le Houérou. En résumé, “une loi pour rien ou pas grand chose”, selon l’auteur du texte, Olivier Falorni.Mardi soir, le rétablissement des critères votés à l’Assemblée nationale a été repoussé à 18 voix près, donnant un premier signal des rapports de force au Sénat. L’article-phare du texte, qui définit précisément le dispositif et ses modalités, doit être mis au vote mercredi après-midi.L’issue du texte reste imprévisible, car la droite sénatoriale oscille entre deux stratégies: celle de rejeter en bloc le texte, quitte à ce que le gouvernement donne le dernier mot à l’Assemblée nationale, ou celle d’amoindrir au maximum le dispositif avec de nombreux garde-fous pour tenter de peser sur le débat.- “Droit de tuer” ? -Les sénateurs LR ont confirmé leur vive opposition, certains allant jusqu’à craindre la légalisation d’un “droit de tuer”, suscitant d’importantes protestations à gauche.”Partout où la loi a été votée, la brèche s’est ouverte”, a fustigé Francis Szpiner (LR), redoutant à terme que “l’euthanasie” concerne “les mineurs, les personnes âgées”.Au contraire, “ce texte n’organise pas la mort, il encadre une ultime et respectueuse protection”, a plaidé le chef des sénateurs PS Patrick Kanner.Les débats dépassent largement les murs du Palais du Luxembourg, avec des prises de position multiples d’associations, militants, syndicats de soignants et autres représentants des cultes, ces derniers ayant publiquement rappelé leur hostilité.Plusieurs milliers d’opposants ont aussi manifesté dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie”, et une quinzaine d’entre eux s’est réunie devant le Sénat mardi soir, brandissant des pancartes appelant à “des soins, pas l’euthanasie”.Une autre proposition de loi plus consensuelle sur les soins palliatifs sera examinée en parallèle dans les prochains jours.

Catastrophe ferroviaire en Espagne: un nouveau corps découvert, et toujours beaucoup de questions

Un nouveau corps a été découvert mardi dans les carcasses des trains qui sont entrés en collision après un déraillement dimanche à Adamuz, dans le sud de l’Espagne, portant le bilan de cette catastrophe ferroviaire à au moins 42 morts, un drame qui suscite beaucoup de questions.Et alors que l’Espagne pleurait ses morts, un autre accident a fait au moins un mort et quatre blessés graves mardi en Catalogne (nord-est), quand un train de banlieue a heurté les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie.Le nombre de morts dans l’accident survenu dimanche près de Cordoue en Andalousie n’est donc toujours pas définitif près de 48 heures après, et les engins s’affairent sur place pour dégager les dépouilles qui pourraient encore s’y trouver.”Une nouvelle victime a été retrouvée dans l’un des wagons Alvia (le train de la compagnie publique espagnole Renfe, ndlr) cet après-midi, portant le nombre de morts à 42″, ont indiqué dans un communiqué les autorités régionales andalouses.Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a avancé que le bilan définitif pourrait être de 43 morts – soit le nombre de signalements de disparus.Selon les médias espagnols, l’enquête s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 cm de long à l’endroit de l’accident.Citant “des techniciens” ayant eu accès à l’enquête, le quotidien El Mundo estime ainsi que cette rupture serait le résultat d'”une mauvaise soudure ou d’une soudure qui s’est détériorée en raison de la circulation (des trains) ou du climat” et y voit “une cause plus que probable” du déraillement d’un des deux trains à l’origine de la tragédie.Le ministre Puente a cependant indiqué qu’il était encore trop tôt pour savoir si la rupture du rail était “la cause ou la conséquence” de l’accident.C’est la seule piste des enquêteurs à ce stade, car la vitesse des trains n’est pas en question et “l’erreur humaine est pratiquement écartée”, avait assuré dès lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo”, le premier train qui a déraillé, ou à un problème d’infrastructure”.- Réduction de vitesse -Le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Adif, a par ailleurs annoncé réduire “temporairement” la vitesse sur un tronçon de la ligne à grande vitesse entre Madrid et Barcelone. “Des conducteurs ont signalé des bosses et, par sécurité, nous avons mis en place cette limitation. Cette nuit, la maintenance vérifiera la situation et, si tout est en ordre, cette limitation sera levée”, a indiqué l’opérateur à l’AFP.Au premier des trois jours de deuil national, le roi Felipe VI et la reine Letizia sont venus témoigner leur “affection” aux proches des victimes et aux rescapés. Après être restés une heure sur les lieux de l’accident, les souverains se sont rendus à l’hôpital Reina Sofía de Cordoue, à 35 kilomètres de là, où sont soignés certains des blessés.Trente-sept personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles neuf adultes sont toujours en soins intensifs.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid (nord) de l’opérateur privé Iryo – une compagnie privée filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté.- “Transparence absolue” -Un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens en direction de Huelva (sud), avait alors heurté de plein fouet ces voitures.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.La collision est survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé Oscar Puente mardi matin.Pour sa part, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a écarté l’hypothèse d’un acte de sabotage. Il n’y a “jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager”, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse.Face à l’émotion suscitée dans tout le pays par ce drame, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, survenue plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels. bur-CHZ-mig-rs/liu/lpt

CAN-2025: fin de la parade survoltée des Lions, fêtés par des dizaines de milliers de Sénégalais

Les joueurs de l’équipe de football sénégalaise, sacrés champions d’Afrique dimanche au Maroc, ont achevé mardi soir leur immense parade populaire de plusieurs heures à travers Dakar, durant laquelle leur triomphe a été célébré par des dizaines de milliers de supporters fous de joie, ainsi que par le président sénégalais et son gouvernement. Après avoir traversé des quartiers populaires et huppés de Dakar pendant sept longues heures en bus, les Lions de la Teranga ont finalement été honorés dans la soirée lors d’une cérémonie officielle devant le palais présidentiel, en présence du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye et de son gouvernement.- “Sacre historique” -“Vous avez fait preuve d’une combativité sportive exceptionnelle, d’une résilience hors du commun et d’un mental d’acier et c’est en cela que votre sacre est historique au regard des émotions et des épreuves endurées tout au long de la compétition et particulièrement lors de la finale de cette CAN”, a déclaré le président Faye à l’adresse des Lions. M. Faye a rendu un “hommage appuyé” au footballeur Sadio Mané, “un joueur qui par son talent mais surtout par son sens des responsabilités a marqué cette finale et cette compétition”. “Sadio Mané est aujourd’hui bien plus qu’un joueur, il est entré par son oeuvre, sa constance et son exemplarité dans le cercle fermé des légendes du football national et africain”.Le chef de l’Etat a annoncé une récompense pour chaque Lion de 75 millions de francs CFA (114.330 euros), ainsi que des terrains dans la région prisée de la Petite côte.La victoire des Lions de la Teranga (1-0 en prolongation) dimanche à Rabat face au Maroc – pays organisateur de la CAN – la deuxième de l’histoire du pays en Coupe d’Afrique des nations, suscite une joie et une fierté immenses à travers tout le Sénégal et parmi la diaspora à travers le monde.- Fièvre -A l’arrivée du bus transportant les Lions de la Teranga près du palais de la République, l’atmosphère de fièvre de la foule a culminé en feux d’artifice improvisés, fumigènes rouges et vacarme absolument assourdissant de klaxons, vuvuzelas et chants festifs des supporters, ont constaté des journalistes de l’AFP. Juchés sur le toit d’un bus, certains assis les jambes dans le vide et sourires aux lèvres, les joueurs ont alors brandi le poing de la victoire vers la foule survoltée. Le bus avait précédemment progressé très lentement dans les rues de la capitale et de sa banlieue. Drapeaux du Sénégal au bout des bras, dansant en groupes, ou faisant des acrobaties à motos, plusieurs dizaines de milliers de supporters, en majorité des jeunes hommes et femmes, enveloppés pour beaucoup dans des maillots du Sénégal ou des maillots de l’équipe, ont célébré leurs champions mardi dans une ferveur intense. “C’est exceptionnel”, a lancé à l’AFP Amadou Tidiane Sow, 32 ans. “Vraiment, on remercie Dieu de nous avoir permis de vivre ces pareils moments. Ce sont des moments de partage, de gloire avec tout le peuple sénégalais et nos valeureux Lions”.- “Leçons de vie” -De son côté, Moussa Sall, étudiant de 22 ans, a estimé que la victoire des Lions à la CAN-2025 était “une leçon de vie”. “Parce qu’ils ont marqué l’Histoire. Dans 50 ans, on ne va pas oublier cette victoire… Parce qu’il y avait l’injustice, mais grâce à Allah on a remporté ça. Donc on est fiers de nos Lions et on est fiers d’être Sénégalais”, a-t-il lancé. Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le Sénégal, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le pays est aussi confronté à une situation économique et sociale très difficile.Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.Chaotique, la finale a été marquée par un but refusé pour le Sénégal et un penalty manqué par le Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire, suivis de tensions sur et en dehors du terrain.Dans son discours mardi soir, le président sénégalais a souhaité “féliciter le peuple ami et frère” du royaume du Maroc “pour les efforts immenses déployés lors de l’organisation de cette CAN”, ainsi que l”équipe nationale marocaine “pour son parcours remarquable”. 

Ligue des champions: Arsenal file en 8e, City et le Paris SG chutent

Sorti vainqueur du choc contre l’Inter Milan mardi en Ligue des champions (2-1), Arsenal est la première équipe à se qualifier pour les huitièmes de finale, alors que le Paris SG et Manchester City se sont inclinés, respectivement battus par le Sporting Portugal et Bodo-Glimt.Leaders de la Premier League, les Gunners font également cavaliers seuls sur la scène européenne, avec un septième succès en autant de rencontres de C1, cette fois à San Siro.Grâce à un doublé de Gabriel Jesus (10e, 31e) et un but de Victor Gyokeres (84e), les hommes de Mikel Arteta ont brillamment décroché le premier billet pour les 8es de finale avant même la dernière journée, malgré une belle lucarne de Petar Sucic pour brièvement égaliser (18e).C’est une nouvelle déception pour les Interistes, peu en réussite contre les grosses équipes cette saison, et qui rétrogradent à la 9e place (12 points).Un autre doublé, celui de Kylian Mbappé, a lancé le naufrage de Monaco, en perdition au Bernabéu (6-1) comme en Ligue 1. L’attaquant star du Real Madrid a été sans pitié pour son ancien club, signant ses 10es et 11es buts en Ligue des champions cette saison, avant que ses coéquipiers n’alourdissent le score.Pour sa première en C1 sur le banc du Real, une semaine après avoir succédé à Xabi Alonso, Alvaro Arbeloa peut souffler: deuxième avec 15 points, le club Merengue a un pied en 8e de finale avant de se déplacer chez le Benfica.- City et le PSG trébuchent -Le Paris SG, tenant du titre, a lui été surpris sur la pelouse du Sporting Portugal (2-1), sonné dans les dernières minutes de jeu malgré une énorme domination et trois buts refusés.Après avoir été surpris sur un corner des Lisboètes où Luis Suarez a ouvert le score (72e), les Parisiens ont égalisé avec Khvicha Kvaratskhelia (79e), avant que Suarez ne signe un doublé (90e), de la tête, pour renverser la rencontre.Après un nul décevant à Bilbao (0-0), c’est un nouvel accroc pour les Parisiens en Ligue des champions, dont la place dans le Top 8 n’est pas assurée (5e, 13 points).Autre mastodonte d’Europe, Manchester City est lui tombé de haut chez les modestes Norvégiens de Bodo-Glimt (3-1), et sont septièmes avec 13 point avant les autres matches de mercredi. Ils recevront Galatasaray la semaine prochaine.Dépassés en défense, peu inspirés offensivement à l’image d’un Erling Haaland muet, les hommes de Pep Guardiola ont même perdu les pédales à l’image de Rodri, exclu.Tottenham (4e, 14 points) a lui pris une option sur les 8es face à un autre concurrent à la qualification directe, le Borussia Dortmund, qui a coulé (2-0) après l’exclusion de son défenseur Daniel Svensson (26e). En bas de tableau, l’Olympiakos a maintenu un mince espoir de qualification (22e, 8 points) grâce à son succès 2-0 à domicile contre le Bayer Leverkusen (19e, 9 points), qui fait lui une bien mauvaise opération, mais reçoit la semaine Villarreal, déjà éliminé et défait à domicile par l’Ajax Amsterdam (2-1).Champion d’Italie en difficulté, Naples a cru un temps se relancer dans la course aux barrages, en profitant de l’infériorité numérique de Copenhague pour ouvrir le score. Mais les Danois ont égalisé sur penalty en fin de rencontre (1-1), et les deux équipes occupent provisoirement les deux dernières places qualificatives. 

Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs “frères” en Syrie

Les mouvements et partis prokurdes de Turquie ont affiché mardi leur solidarité avec leurs “frères” de Syrie face à l’offensive de Damas soutenue par Ankara, au risque de faire dérailler le processus de paix avec la guérilla du PKK.Des incidents ont éclaté à la frontière syrienne lors d’un rassemblement convoqué par le parti prokurde DEM, …

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Groenland: Trump impose le sujet à Davos, l’UE et Macron haussent le ton

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron, ont haussé le ton mardi à Davos face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump, qui a annoncé une réunion “des différentes parties” dans la station des Alpes suisses.Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome …

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Les forces de sécurité en Haïti mènent une intense campagne contre les gangs

Les forces de sécurité en Haïti mènent une large offensive contre les gangs criminels et ont délogé un de leurs membres les plus connus, Jimmy Cherizier, dit “Barbecue”, a déclaré samedi à l’AFP un responsable de la police du pays.Une attaque de drones lancée mercredi dans la capitale Port-au-Prince, a visé l’un des domiciles de …

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Ukraine: “plus d’un million” d’habitants de Kiev privés de courant, entretiens russo-américains

“Plus d’un million” d’habitants de Kiev sont privés d’électricité mardi soir à la suite de nouvelles frappes nocturnes russes, a déploré le président Volodymyr Zelensky, tandis qu’un émissaire russe dit avoir eu des entretiens “constructifs” en Suisse avec les Américains sur le conflit en Ukraine.  Des drones russes ont par ailleurs fait trois morts et deux blessés dans la journée à Zaporijjia, dans le sud, selon le ministère ukrainien de l’Intérieur.A Davos, une station suisse huppée, “les rencontres se déroulent de manière constructive et de plus en plus de personnes prennent conscience du bien-fondé de la position russe”, a affirmé en marge du Forum économique mondial l’envoyé russe Kirill Dmitriev après des discussions sur l’Ukraine notamment avec les Américains Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Volodymyr Zelensky s’est pour sa part dit “inquiet” d’une perte d’attention internationale sur le pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s’emparer du Groenland.- Le Parlement dans le noir -A Kiev, 4.000 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage après des attaques aériennes dans la nuit de lundi à mardi, a souligné son maire Vitali Klitschko, la Russie continuant de viser les installations énergétiques de l’Ukraine.Ces bombardements ont aussi provisoirement privé la centrale nucléaire de Tchernobyl d’alimentation externe en courant et ont fait un blessé dans la capitale et un mort, un peu plus au nord, à Boutcha, où un massacre avait été commis pendant l’occupation russe début 2022.”Tout le monde n’a pas la possibilité de quitter la ville mais, en ce moment, la population a diminué”, a assuré M. Klitschko dans un entretien avec l’AFP, disant que 600.000 de ses 3,6 millions d’habitants en étaient partis depuis son appel le 9 janvier à une évacuation provisoire, quand la moitié des bâtiments d’habitation avaient été privés de chauffage par des frappes russes massives.Des journalistes de l’AFP y ont constaté la fermeture de magasins et de restaurants en raison des coupures de courant, ainsi que la mise hors service de feux de circulation et l’extinction de l’éclairage public la nuit dans certains quartiers.La Rada, le Parlement ukrainien, était également sans eau, ni électricité ni chauffage mardi, a annoncé son président Rouslan Stefantchouk.”La température frôle les -20°C et Poutine s’en sert pour briser la résistance, plonger tout le monde dans la dépression, créer de la tension dans la société”, a dénoncé M. Klitschko auprès de l’AFP.Pendant l’entretien, une alerte aérienne a retenti à Kiev.- Appel à quitter Kiev -Le 9 janvier, la capitale ukrainienne avait déjà subi un bombardement qui avait laissé sans chauffage 6.000 immeubles, la pire attaque russe sur son réseau énergétique depuis le début de l’invasion il y a bientôt quatre ans.Son maire a réitéré son appel à ceux qui le peuvent à quitter la ville pendant que les services ukrainiens s’acharnent à réparer les dégâts occasionnés aux infrastructures.”Imaginez qu’il n’y ait ni électricité ni eau chez vous. Vous ne pouvez pas prendre de douche. Vos radiateurs sont froids. La situation est très critique”, a résumé M. Klitschko.Selon l’armée de l’air ukrainienne, 34 missiles et 339 drones ont été envoyés pendant la nuit contre l’Ukraine, avec la région de Kiev comme “cible principale”.Pendant l’attaque, Mariana Kravtchenko, 42 ans, s’est réfugiée dans le métro avec son fils et son chat. “On a eu peur parce qu’il y a eu plusieurs explosions”, raconte-t-elle. Ils n’ont pas dormi de la nuit. – “Violation claire des règles de la guerre” -“On est très fatigué mais ça ira, on garde le sourire et on croit en la victoire”, a dit à l’AFP cette employée d’un entrepôt.D’autres régions ukrainiennes ont également subi des bombardements sur leurs sites énergétiques au cours de la nuit de lundi à mardi, notamment celle de Rivné (nord-ouest) où plus de 10.000 foyers se sont retrouvés sans courant, d’après l’administration régionale.Les Nations unies ont déploré mardi ces “attaques à grande échelle” et répétées de la Russie. “On ne peut que les qualifier de cruelles. Elles doivent cesser. Viser des civils et des infrastructures civiles constitue une violation claire des règles de la guerre”, a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk.Le ministère russe de la Défense a affirmé que des industries militaires, des dépôts de munitions et “des infrastructures énergétiques et de transport” utilisées par l’armée ukrainienne avaient été bombardés.La centrale de Tchernobyl a été reconnectée au réseau électrique ukrainien dans l’après-midi, a expliqué le directeur du site Serguiï Tarakanov, tandis que d’autres centrales nucléaires ont été affectées, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.

À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt