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Catastrophe d’Air India: l’alimentation en carburant coupée juste avant le crash

Les interrupteurs d’alimentation en carburant des moteurs du Boeing d’Air India qui s’est écrasé peu après le décollage le 12 juin, tuant 260 personnes, se sont mis en position “arrêt” juste avant l’impact, selon un rapport d’enquête préliminaire publié samedi.Le rapport, publié par le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB), ne tire aucune conclusion et n’attribue aucune responsabilité, mais indique qu’un pilote a demandé à l’autre pourquoi il avait coupé le carburant, le second pilote répondant qu’il ne l’avait pas fait.Au total 241 personnes qui se trouvaient à bord du Boeing 787-8 Dreamliner d’Air India ont été tuées, et une seule a survécu, lorsque l’avion s’est écrasé sur des habitations juste après le décollage dans la ville d’Ahmedabad, dans l’ouest du pays. Les autorités ont également identifié 19 personnes tuées au sol.Le Boeing avait atteint une vitesse maximale de 180 noeuds (333 km/h) en décollant lorsque les interrupteurs d’alimentation en carburant sont passés de la position “run” (ouvert) à la position “cutoff” (arrêt) pour le premier moteur puis le second une seconde plus tard, selon le rapport.Les deux moteurs ont alors commencé à perdre de la puissance.”Dans l’enregistrement des conversations dans le cockpit, l’un des pilotes demande à l’autre pourquoi il a coupé l’alimentation en carburant. Le second pilote répond qu’il ne l’a pas fait”, indique le rapport de 15 pages. Moins d’une minute plus tard, un pilote a transmis le signal de détresse “Mayday, Mayday, Mayday”, et l’avion s’est écrasé sur des habitations.Les contrôleurs aériens ont demandé aux pilotes ce qu’il se passait puis ont vu l’appareil s’écraser et ont appelé les secours.L’avion a commencé à perdre de l’altitude avant même de quitter le périmètre de l’aéroport, selon le rapport.- Enquête toujours en cours -Le site spécialisé The Air Current, citant cette semaine plusieurs sources au fait de l’enquête, a indiqué que celle-ci s’était récemment “concentrée sur le mouvement des interrupteurs d’alimentation en carburant des moteurs, à la suite d’une analyse des enregistreurs intégrés de données de vol et de données vocales” de l’appareil. L’analyse complète devrait prendre “des mois, si ce n’est plus”, et l’hypothèse privilégiée pourrait encore évoluer.Le rapport du bureau indien rappelle que l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis avait publié un bulletin d’information en 2018 concernant “le désengagement potentiel de la fonction de verrouillage de l’interrupteur de contrôle du carburant”. Air India a informé les enquêteurs qu’elle n’avait pas effectué les inspections suggérées car elles étaient “conseillées et non obligatoires”. Air India respectait toutes les directives de navigabilité et les bulletins de service d’alerte, indique le rapport.Le bureau des enquêtes a déclaré qu’il n’y avait “aucune action recommandée pour les opérateurs et fabricants de moteurs B787-8 et/ou GE GEnx-1B”, suggérant qu’il n’y avait pas de problèmes techniques avec les moteurs (GE) ou l’appareil. Boeing n’a pas commenté le rapport indien. “Nos pensées demeurent avec les proches des passagers et de l’équipage du vol Air India 171, et avec toutes les personnes affectées au sol à Ahmedabad. Nous continuons de soutenir l’enquête et nos clients”, a seulement écrit le constructeur dans un communiqué.Dans un communiqué sur X, Air India a déclaré de son côté continuer de “coopérer pleinement avec l’AAIB et d’autres autorités à mesure que leur enquête progresse”. L’enquête est toujours en cours, a ajouté le bureau indien, précisant que des éléments supplémentaires et des informations ont été “demandées aux parties prenantes”. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) stipule que les États dirigeant l’enquête doivent soumettre un rapport préliminaire dans les 30 jours suivant un accident. Des enquêteurs des États-Unis et du Royaume-Uni ont participé aux investigations.L’avion transportait 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, sept Portugais et un Canadien – ainsi que 12 membres d’équipage. Des dizaines de personnes au sol ont aussi été blessées dans le crash. Un seul passager a survécu, un citoyen britannique sorti de lui-même des décombres de l’avion, et qui a depuis quitté l’hôpital. 

Un ouvrier agricole décède après une descente de la police de l’immigration près de Los Angeles

Un ouvrier agricole est mort vendredi après avoir été blessé la veille lors d’une descente de la police de l’immigration près de Los Angeles, dans des fermes légales de cannabis où 200 personnes ont été arrêtées et où des affrontements entre agents et manifestants ont eu lieu.”La famille m’a informé qu’il se trouvait en soins intensifs, et ce matin, elle a confirmé qu’il était décédé”, a expliqué sur place à l’AFP Roman Pinal, vice-président de United Farm Workers, un grand syndicat agricole américain.L’opération a eu lieu jeudi à Carpinteria et Camarillo, deux communes rurales du comté de Ventura, situées à un peu plus d’une heure de route de Los Angeles. L’ouvrier décédé “n’a jamais été détenu” par les policiers, a assuré à l’AFP Tricia McLaughlin, une porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.”Bien qu’il n’était pas poursuivi par les forces de l’ordre, cet individu a grimpé sur le toit d’une serre et a fait une chute de 9 mètres”, a-t-elle ajouté, en précisant que les policiers “ont immédiatement appelé une ambulance”.Les agents fédéraux ont “arrêté environ 200 étrangers en situation irrégulière sur les deux sites”, et “ont essuyé des coups de feu” de la part d’un tireur “toujours en fuite”, que le FBI recherche désormais activement, a précisé le ministère dans un communiqué séparé.”Plus de 500 émeutiers ont tenté de perturber les opérations”, a ajouté le ministère, en expliquant que les agents opéraient avec des “mandats d’arrêt”.Les images des médias locaux montrent des agents masqués, en tenue anti-émeutes, disperser des dizaines de protestataires avec du gaz lacrymogène, et certains manifestants jeter des projectiles sur les voitures de police.- “Raclures” -Vendredi soir, Donald Trump a ordonné, sur sa plateforme Truth Social, à tout agent fédéral “qui serait victime de jets de pierres, de briques ou de toute autre forme d’agression, d’arrêter leur voiture et d’arrêter ces RACLURES, en utilisant tous les moyens nécessaires pour y parvenir.””Je ne veux plus jamais voir une voiture transportant un agent des forces de l’ordre être attaquée !”, a-t-il insisté, en dénonçant “un mépris total pour la loi et l’ordre”.Au cours de l’opération, la police a trouvé “10 enfants migrants”, selon le ministère, qui estime les avoir “sauvés d’une exploitation potentielle, de travail forcé”. L’entreprise Glass House, propriétaire des deux fermes visées, a assuré dans un communiqué qu’elle “n’a jamais sciemment enfreint les pratiques d’embauche applicables et n’emploie pas, ni n’a jamais employé, de mineurs”.Sur place, Aaron Fuentes, un superviseur qui travaille pour Glass House depuis deux ans a raconté avoir vu des dizaines de fourgons de la police de l’immigration débarquer jeudi.”Ils ont identifié les personnes pour vérifier si elles avaient des papiers ou non, puis ils les ont fait monter une par une dans les camionnettes”, a-t-il expliqué. “Je n’ai pas vu toute l’opération, mais il y a eu de la violence, des mauvais traitements.”- Proches désemparés -Vendredi, des dizaines de proches des travailleurs arrêtés faisaient la queue devant la ferme de Camarillo, désemparés, face à des agents de sécurité qui les laissaient rentrer sur l’exploitation pour récupérer leurs affaires et le solde de leur paie. “Nous sommes là depuis 6 heures du matin à poser des questions et ils ne nous donnent aucune information”, a confié Saul Munoz, un Colombien de 43 ans dont le fils a été arrêté hier.Ce dernier travaillait à la ferme depuis moins d’un mois.”J’ai juste besoin de savoir comment il va, qu’on me le ramène. Si c’est notre tour, nous partirons”, a soupiré M. Munoz. “La vérité, c’est que le rêve américain n’est plus vraiment un rêve américain.”Cette descente risque de raviver les tensions, un mois après les manifestations à Los Angeles contre la politique migratoire de Donald Trump, qui ont parfois dégénéré en violences. Des milliers de soldats de la Garde nationale sont toujours déployés dans la région, les opérations anti-migrants y sont quotidiennes et l’administration Trump conteste en justice le statut de “ville sanctuaire” de la mégapole démocrate, qui limite la coopération des forces de l’ordre locales avec la police de l’immigration.Vendredi soir, une juge fédérale a ordonné à l’administration Trump de prendre des mesures pour éviter les contrôles au faciès à Los Angeles et dans six autres comtés de Californie, dont celui de Ventura.

“Fito”, le plus grand narcotrafiquant d’Equateur, sera extradé vers les Etats-Unis

Le plus grand narcotrafiquant d’Equateur, Adolfo Macias surnommé “Fito”, a accepté vendredi d’être extradé vers les Etats-Unis, où le parquet l’accuse de trafic de cocaïne et d’armes, a annoncé la Cour nationale de justice du pays sud-américain. Considéré comme l’un des plus dangereux criminels d’Equateur, “Fito” avait été arrêté fin juin dans sa ville natale de …

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“Fito”, le plus grand narcotrafiquant d’Equateur, sera extradé vers les Etats-Unis

Le plus grand narcotrafiquant d’Equateur, Adolfo Macias surnommé “Fito”, a accepté vendredi d’être extradé vers les Etats-Unis, où le parquet l’accuse de trafic de cocaïne et d’armes, a annoncé la Cour nationale de justice du pays sud-américain. Considéré comme l’un des plus dangereux criminels d’Equateur, “Fito” avait été arrêté fin juin dans sa ville natale de Manta, à 350 km au sud-ouest de Quito, après un an et demi de cavale.Il s’était évadé en janvier 2024 du centre pénitentiaire de Guayaquil (sud-ouest) qu’il contrôlait et où il purgeait depuis 2011 une peine de 34 ans de réclusion pour crime organisé, trafic de drogue et meurtre.Vêtu de l’uniforme orange des détenus et la barbe taillée, “Fito” a assisté vendredi à l’audience en visio-conférence, depuis sa cellule dans une prison de haute sécurité, et répondu au juge: “Oui, j’accepte” (l’extradition). Cette décision ouvre la voie à son transfert. “Une fois l’extradition (…) acceptée, la procédure pour son transfert vers les Etats-Unis suivra son cours”, a indiqué la Cour dans un communiqué. Le président équatorien Daniel Noboa devra ordonner la remise de “Fito” à la justice américaine. Ce dernier deviendra le premier Equatorien à être extradé depuis le rétablissement en Equateur de cette procédure par référendum en 2024, une mesure défendue par M. Noboa dans sa lutte contre le crime organisé.Parlant d’une possible extradition, le président Noboa avait déclaré lors de sa capture: “le plus tôt possible sera le mieux”.”Nous l’envoyons avec grand plaisir pour qu’il réponde devant la loi américaine”, avait-il affirmé lors d’une interview avec CNN.- “Impitoyable” -Le parquet américain a accusé en avril “Fito” de trafic de cocaïne et d’armes. John Durham, procureur d’un tribunal de Brooklyn, a alors décrit Adolfo Macia comme “un leader impitoyable et un narcotrafiquant prolifique pour le compte d’une violente organisation criminelle transnationale”.Chef d’un des principaux gangs du pays, les Choneros, qui règne notamment sur le trafic de cocaïne, “Fito” a été associé à l’assassinat en août 2023 de l’un des principaux candidats à l’élection présidentielle équatorienne, Fernando Villavicencio.Ancien chauffeur de taxi, il était devenu l’ennemi public numéro un en Equateur, les autorités le désignant comme un “criminel aux caractéristiques extrêmement dangereuses”.Son évasion début 2024 avait déclenché une vague de violences sans précédent dans le pays, faisant des dizaines de morts et générant des mutineries dans plusieurs prisons, des combats de rue déclenchés par les gangs et une prise d’otages sur un plateau de télévision.Daniel Noboa avait alors déclaré le pays en “conflit armé interne” et déployé l’armée pour tenter de neutraliser la vingtaine de groupes criminels impliqués.Du fait de sa situation entre la Colombie et le Pérou – les plus grands pays producteurs mondiaux de cocaïne – et ses ports stratégiques sur le Pacifique, l’Equateur est devenu ces dernières années le théâtre de violents affrontements pour le contrôle des territoires destinés à l’acheminement de la cocaïne vers les Etats-Unis et l’Europe.Le gang des Choneros a des liens avec le cartel de Sinaloa au Mexique, le Clan del Golfo en Colombie, plus grand exportateur de cocaïne au monde, et les mafias des Balkans, selon l’Observatoire équatorien du crime organisé.Plus de 70% de toute la cocaïne produite dans le monde transite désormais par les ports de l’Equateur. En 2024, le pays a saisi un record de 294 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne.

Des centaines de personnes tuées depuis mai à Gaza en attendant de l’aide, selon l’ONU

Près de 800 personnes, selon l’ONU, ont été tuées depuis fin mai en attendant de l’aide humanitaire à Gaza, où des tirs près d’un site de distribution ont encore fait des morts vendredi tandis que l’armée israélienne a dit avoir “tiré les leçons” d’incidents mortels.La distribution de l’aide, vitale pour les plus de 2 millions …

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Des centaines de personnes tuées depuis mai à Gaza en attendant de l’aide, selon l’ONU

Près de 800 personnes, selon l’ONU, ont été tuées depuis fin mai en attendant de l’aide humanitaire à Gaza, où des tirs près d’un site de distribution ont encore fait des morts vendredi tandis que l’armée israélienne a dit avoir “tiré les leçons” d’incidents mortels.La distribution de l’aide, vitale pour les plus de 2 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé, constitue, selon le Hamas, l’un des enjeux des difficiles négociations indirectes en cours au Qatar pour tenter d’avancer vers une trêve entre Israël et le mouvement islamiste, après 21 mois de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dit jeudi espérer qu’un accord sur une trêve de 60 jours, comprenant la libération de dix otages retenus dans la bande de Gaza, puisse être trouvé “d’ici quelques jours”. Il s’est dit prêt également à négocier un cessez-le-feu permanent, à condition que le Hamas soit démilitarisé et abandonne la gouvernance du territoire.Le Hamas de son côté a rappelé à plusieurs reprises qu’il exigeait le retrait israélien de Gaza, des “garanties” sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et une reprise en main de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.Israël avait assoupli fin mai le blocus hermétique imposé pendant deux mois à la bande de Gaza et depuis le 26 mai, la distribution de l’aide, auparavant pilotée par les Nations unies, est confiée à la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et par Israël.    Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a annoncé vendredi à Genève avoir enregistré 798 décès de personnes qui cherchaient de l’aide entre le 27 mai et le 7 juillet, dont 615 à proximité de sites gérés par la GHF.”La plupart des blessures sont des blessures par balle”, selon le Haut-Commissariat.L’ONU et les principales organisations humanitaires refusent de travailler avec la GHF, affirmant qu’elle sert les objectifs militaires israéliens et viole les principes humanitaires de base.- “Soudain, le char d’assaut” -L’armée israélienne avait déjà reconnu avoir ouvert le feu en direction de “suspects” présentant une “menace” aux abords des centres de l’organisation, où se pressent chaque jour des foules immenses.”Des examens approfondis ont été menés (…) et des instructions ont été transmises aux forces sur le terrain après en avoir tiré les leçons”, a-t-elle déclaré vendredi, en réponse aux chiffres annoncés par l’ONU.La Défense civile de Gaza a annoncé à l’AFP la mort de 45 personnes vendredi dans plusieurs opérations militaires israéliennes. L’armée israélienne a déclaré par ailleurs avoir démantelé ces derniers jours “une cellule terroriste” à Khan Younès, dans le sud également, saisissant des armes et du matériel militaire et détruisant un tunnel d’environ un kilomètre de long.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.Selon un témoin, des blindés israéliens ont patrouillé en matinée dans les environs d’Al-Maslakh, près de Khan Younès.”La situation reste extrêmement difficile dans la zone: tirs nourris, frappes aériennes intermittentes, bombardements d’artillerie, ainsi que la poursuite de la destruction par des bulldozers des camps de déplacés et des terres agricoles”, a dit à l’AFP ce témoin, qui a demandé à conserver l’anonymat.Vendredi, dans la zone d’Al-Maslakh, des déplacés fouillaient les tentes détruites, à la recherche de leurs biens éparpillés dans le sable.”Soudain, nous avons vu le char d’assaut juste à côté de nous. Nous avons tout laissé tomber et nous nous sommes enfuis”, a raconté à l’AFP Jihane Sbeita, une femme de 37 ans.- “Une fin à tout cela” -Le Hamas s’était dit prêt mercredi à libérer dix otages dans le cadre d’un accord de trêve. Sur les 251 personnes enlevées le jour de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.”Nous aurons probablement un cessez-le-feu de 60 jours. Nous ferons sortir le premier groupe (d’otages), puis nous utiliserons ce cessez-le-feu de 60 jours pour négocier une fin à tout cela”, a déclaré jeudi M. Netanyahu, au terme d’une visite à Washington, sur la chaîne Newsmax.L’attaque du 7 octobre 2023 a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.823 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Des centaines de personnes tuées depuis mai à Gaza en attendant de l’aide, selon l’ONU

Près de 800 personnes, selon l’ONU, ont été tuées depuis fin mai en attendant de l’aide humanitaire à Gaza, où des tirs près d’un site de distribution ont encore fait des morts vendredi tandis que l’armée israélienne a dit avoir “tiré les leçons” d’incidents mortels.La distribution de l’aide, vitale pour les plus de 2 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé, constitue, selon le Hamas, l’un des enjeux des difficiles négociations indirectes en cours au Qatar pour tenter d’avancer vers une trêve entre Israël et le mouvement islamiste, après 21 mois de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dit jeudi espérer qu’un accord sur une trêve de 60 jours, comprenant la libération de dix otages retenus dans la bande de Gaza, puisse être trouvé “d’ici quelques jours”. Il s’est dit prêt également à négocier un cessez-le-feu permanent, à condition que le Hamas soit démilitarisé et abandonne la gouvernance du territoire.Le Hamas de son côté a rappelé à plusieurs reprises qu’il exigeait le retrait israélien de Gaza, des “garanties” sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et une reprise en main de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.Israël avait assoupli fin mai le blocus hermétique imposé pendant deux mois à la bande de Gaza et depuis le 26 mai, la distribution de l’aide, auparavant pilotée par les Nations unies, est confiée à la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et par Israël.    Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a annoncé vendredi à Genève avoir enregistré 798 décès de personnes qui cherchaient de l’aide entre le 27 mai et le 7 juillet, dont 615 à proximité de sites gérés par la GHF.”La plupart des blessures sont des blessures par balle”, selon le Haut-Commissariat.L’ONU et les principales organisations humanitaires refusent de travailler avec la GHF, affirmant qu’elle sert les objectifs militaires israéliens et viole les principes humanitaires de base.- “Soudain, le char d’assaut” -L’armée israélienne avait déjà reconnu avoir ouvert le feu en direction de “suspects” présentant une “menace” aux abords des centres de l’organisation, où se pressent chaque jour des foules immenses.”Des examens approfondis ont été menés (…) et des instructions ont été transmises aux forces sur le terrain après en avoir tiré les leçons”, a-t-elle déclaré vendredi, en réponse aux chiffres annoncés par l’ONU.La Défense civile de Gaza a annoncé à l’AFP la mort de 45 personnes vendredi dans plusieurs opérations militaires israéliennes. L’armée israélienne a déclaré par ailleurs avoir démantelé ces derniers jours “une cellule terroriste” à Khan Younès, dans le sud également, saisissant des armes et du matériel militaire et détruisant un tunnel d’environ un kilomètre de long.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.Selon un témoin, des blindés israéliens ont patrouillé en matinée dans les environs d’Al-Maslakh, près de Khan Younès.”La situation reste extrêmement difficile dans la zone: tirs nourris, frappes aériennes intermittentes, bombardements d’artillerie, ainsi que la poursuite de la destruction par des bulldozers des camps de déplacés et des terres agricoles”, a dit à l’AFP ce témoin, qui a demandé à conserver l’anonymat.Vendredi, dans la zone d’Al-Maslakh, des déplacés fouillaient les tentes détruites, à la recherche de leurs biens éparpillés dans le sable.”Soudain, nous avons vu le char d’assaut juste à côté de nous. Nous avons tout laissé tomber et nous nous sommes enfuis”, a raconté à l’AFP Jihane Sbeita, une femme de 37 ans.- “Une fin à tout cela” -Le Hamas s’était dit prêt mercredi à libérer dix otages dans le cadre d’un accord de trêve. Sur les 251 personnes enlevées le jour de l’attaque du Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.”Nous aurons probablement un cessez-le-feu de 60 jours. Nous ferons sortir le premier groupe (d’otages), puis nous utiliserons ce cessez-le-feu de 60 jours pour négocier une fin à tout cela”, a déclaré jeudi M. Netanyahu, au terme d’une visite à Washington, sur la chaîne Newsmax.L’attaque du 7 octobre 2023 a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Au moins 57.823 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

“Jamais rien vu de tel”: Trump sur le site d’inondations meurtrières au Texas

Donald Trump s’est rendu vendredi au Texas pour observer les dégâts provoqués par des inondations qui ont fait au moins 120 morts, au moment où la réponse des autorités locales et fédérales est pointée du doigt.Le centre du Texas a été frappé le 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis, par des pluies diluviennes qui ont provoqué des crues subites, surprenant de nombreux habitants dans leur sommeil.Arbres déracinés, tracteur renversé, et débris en tous genres: le président américain et son épouse Melania ont pu constater la dévastation, une semaine tout juste après la catastrophe.”Je n’ai jamais rien vu de tel”, a déclaré ensuite le président américain lors d’une table ronde avec les autorités locales.”La dévastation est dure à croire”, a-t-il ajouté, citant “des arbres centenaires qui ont simplement été arrachés du sol”.Au total, au moins 120 décès liés aux inondations ont été recensés tandis que les autorités comptent toujours plus de 170 disparus.Le comté de Kerr est le plus durement touché avec 96 morts, dont 36 enfants.Un camp de vacances chrétien pour filles, situé dans la localité de Hunt, sur les rives du fleuve Guadalupe, a payé un lourd tribut: 27 enfants et moniteurs ont péri dans la catastrophe.- Ressources fédérales -La visite du président américain intervient alors que les questions se font plus pressantes sur la gestion de la crise par les autorités locales et sur l’impact des coupes budgétaires, voulues par l’administration Trump, sur les systèmes d’alerte et de secours.Interrogé peu après la catastrophe pour savoir s’il avait toujours l’intention de supprimer progressivement l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), Donald Trump a répondu que ce n’était pas le moment d’en parler.Le dirigeant républicain, qui avait précédemment déclaré qu’en cas de catastrophe, les secours devaient être gérés au niveau des Etats, a par ailleurs signé rapidement une déclaration de catastrophe afin de fournir au Texas des ressources fédérales.La réponse immédiate à la catastrophe de la part de l’Etat fédéral “a été rapide et efficace”, a insisté jeudi sur X la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.Mais la chaîne CNN affirme que les opérations de secours de la Fema ont été retardées par des obstacles bureaucratiques après une nouvelle règle adoptée par la ministre visant à réduire les dépenses. Lors de la table ronde, Donald Trump a dénoncé l’opposition démocrate “qui ne veut faire que critiquer”, mais aussi certaines questions de la presse – qualifiant même une journaliste présente de “malfaisante”.”Tout le monde dans cette salle a fait un boulot incroyable, et les gens le savent”, a-t-il ajouté.- Système d’alerte -Le shérif du comté de Kerr, Larry Leitha, a dit, quant à lui, avoir été alerté vendredi “autour de 4 ou 5 heures du matin” par des appels aux services de secours.Selon la chaîne texane KSAT, un pompier local a requis à 04H22 l’envoi d’alertes “code rouge”, un message d’urgence sur les téléphones des habitants de Hunt, la localité la plus touchée, tandis que les eaux du fleuve Guadalupe, alimentées par des pluies diluviennes, montaient dangereusement.Or d’après ce média local affilié à CNN et ABC, le bureau du shérif aurait demandé au pompier d’attendre, le temps d’obtenir l’autorisation d’un supérieur.Les alertes “code rouge” auraient été transmises au moins 90 minutes plus tard, vers 6H du matin, et le message a mis jusqu’à six heures pour parvenir à certains résidents de Hunt, selon KSAT.Interrogées à plusieurs reprises cette semaine à ce sujet, les autorités locales ont botté en touche.Donald Trump a lui assuré vendredi que “le gouverneur et tout le monde” travaillaient désormais à concevoir un meilleur système d’alerte. “Ils vont trouver quelque chose”, a-t-il affirmé.Plus de 2.000 sauveteurs, policiers et des équipes cynophiles, appuyés par des hélicoptères, fouillent la zone sans relâche depuis sept jours pour tenter de localiser les disparus, même si les chances de les retrouver vivants sont désormais infimes. 

“Jamais rien vu de tel”: Trump sur le site d’inondations meurtrières au Texas

Donald Trump s’est rendu vendredi au Texas pour observer les dégâts provoqués par des inondations qui ont fait au moins 120 morts, au moment où la réponse des autorités locales et fédérales est pointée du doigt.Le centre du Texas a été frappé le 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis, par des pluies diluviennes qui ont provoqué des crues subites, surprenant de nombreux habitants dans leur sommeil.Arbres déracinés, tracteur renversé, et débris en tous genres: le président américain et son épouse Melania ont pu constater la dévastation, une semaine tout juste après la catastrophe.”Je n’ai jamais rien vu de tel”, a déclaré ensuite le président américain lors d’une table ronde avec les autorités locales.”La dévastation est dure à croire”, a-t-il ajouté, citant “des arbres centenaires qui ont simplement été arrachés du sol”.Au total, au moins 120 décès liés aux inondations ont été recensés tandis que les autorités comptent toujours plus de 170 disparus.Le comté de Kerr est le plus durement touché avec 96 morts, dont 36 enfants.Un camp de vacances chrétien pour filles, situé dans la localité de Hunt, sur les rives du fleuve Guadalupe, a payé un lourd tribut: 27 enfants et moniteurs ont péri dans la catastrophe.- Ressources fédérales -La visite du président américain intervient alors que les questions se font plus pressantes sur la gestion de la crise par les autorités locales et sur l’impact des coupes budgétaires, voulues par l’administration Trump, sur les systèmes d’alerte et de secours.Interrogé peu après la catastrophe pour savoir s’il avait toujours l’intention de supprimer progressivement l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), Donald Trump a répondu que ce n’était pas le moment d’en parler.Le dirigeant républicain, qui avait précédemment déclaré qu’en cas de catastrophe, les secours devaient être gérés au niveau des Etats, a par ailleurs signé rapidement une déclaration de catastrophe afin de fournir au Texas des ressources fédérales.La réponse immédiate à la catastrophe de la part de l’Etat fédéral “a été rapide et efficace”, a insisté jeudi sur X la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.Mais la chaîne CNN affirme que les opérations de secours de la Fema ont été retardées par des obstacles bureaucratiques après une nouvelle règle adoptée par la ministre visant à réduire les dépenses. Lors de la table ronde, Donald Trump a dénoncé l’opposition démocrate “qui ne veut faire que critiquer”, mais aussi certaines questions de la presse – qualifiant même une journaliste présente de “malfaisante”.”Tout le monde dans cette salle a fait un boulot incroyable, et les gens le savent”, a-t-il ajouté.- Système d’alerte -Le shérif du comté de Kerr, Larry Leitha, a dit, quant à lui, avoir été alerté vendredi “autour de 4 ou 5 heures du matin” par des appels aux services de secours.Selon la chaîne texane KSAT, un pompier local a requis à 04H22 l’envoi d’alertes “code rouge”, un message d’urgence sur les téléphones des habitants de Hunt, la localité la plus touchée, tandis que les eaux du fleuve Guadalupe, alimentées par des pluies diluviennes, montaient dangereusement.Or d’après ce média local affilié à CNN et ABC, le bureau du shérif aurait demandé au pompier d’attendre, le temps d’obtenir l’autorisation d’un supérieur.Les alertes “code rouge” auraient été transmises au moins 90 minutes plus tard, vers 6H du matin, et le message a mis jusqu’à six heures pour parvenir à certains résidents de Hunt, selon KSAT.Interrogées à plusieurs reprises cette semaine à ce sujet, les autorités locales ont botté en touche.Donald Trump a lui assuré vendredi que “le gouverneur et tout le monde” travaillaient désormais à concevoir un meilleur système d’alerte. “Ils vont trouver quelque chose”, a-t-il affirmé.Plus de 2.000 sauveteurs, policiers et des équipes cynophiles, appuyés par des hélicoptères, fouillent la zone sans relâche depuis sept jours pour tenter de localiser les disparus, même si les chances de les retrouver vivants sont désormais infimes. 

“Jamais rien vu de tel”: Trump sur le site d’inondations meurtrières au Texas

Donald Trump s’est rendu vendredi au Texas pour observer les dégâts provoqués par des inondations qui ont fait au moins 120 morts, au moment où la réponse des autorités locales et fédérales est pointée du doigt.Le centre du Texas a été frappé le 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis, par des pluies diluviennes …

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