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Trump affirme que l’Ukraine ne doit pas cibler Moscou

Donald Trump a déclaré mardi que l’Ukraine ne devrait pas prendre la capitale russe Moscou pour cible, le Kremlin affirmant lui que la livraison de nouvelles armes à Kiev ne ferait que “prolonger la guerre”.Lundi, le président américain s’est engagé à fournir des équipements militaires supplémentaires à l’Ukraine et a donné 50 jours à la Russie pour mettre fin à son offensive dans ce pays, déclenchée en février 2022, sous peine de sanctions sévères.Le quotidien Financial Times a, en outre, rapporté que Donald Trump aurait encouragé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à frapper Moscou.”Non, il ne devrait pas cibler Moscou”, a toutefois répondu le président américain devant la presse, ajoutant que Washington ne fournirait pas à Kiev de missiles à longue portée.A Moscou, réagissant au plan américain, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que “cette décision prise à Washington, dans les pays de l’Otan et directement à Bruxelles sera perçue par Kiev non comme un signal en faveur de la paix mais comme un signal pour la poursuite de la guerre”.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a essayé de pousser Moscou et Kiev à mettre fin au conflit, notamment en se rapprochant de Vladimir Poutine dont il se dit désormais “déçu”.”Je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois mais ça ne semble pas se concrétiser”, a-t-il regretté lundi à la Maison Blanche, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.Sans accord d’ici à 50 jours, les Etats-Unis mettront en place des “droits de douane secondaires”, c’est-à-dire contre les alliés de Moscou, a-t-il averti.L’an dernier, les principaux partenaires commerciaux de la Russie étaient la Chine, pour quelque 34% du total des échanges, ainsi que, dans une moindre mesure, l’Inde, la Turquie et le Bélarus, selon les Douanes russes.Pékin a fustigé mardi une “coercition qui ne mène nulle part”.- “Partage du fardeau” -Donald Trump a par ailleurs annoncé lundi que des équipements militaires “d’une valeur de plusieurs milliards de dollars”, en particulier des systèmes de défense antiaérienne Patriot, seraient envoyés à l’Ukraine.Ce matériel sera acheté par les membres européens de l’Otan. Mark Rutte a précisé que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, le Canada, la Norvège, la Suède et le Danemark feraient partie des acheteurs.Le Danemark et les Pays-Bas ont annoncé mardi à Bruxelles être prêts à participer au plan de Donald Trump.La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a cependant appelé les Etats-Unis à “partager le fardeau”.”Nous saluons l’annonce du président Trump d’envoyer davantage d’armes à l’Ukraine, bien que nous aimerions voir un partage du fardeau”, a-t-elle déclaré à Bruxelles devant la presse.Elle a aussi concédé qu’aucun accord n’avait pu être obtenu mardi sur un 18e “paquet” de sanctions contre la Russie, en raison de l’opposition de la Slovaquie.Mardi, le ministère russe de la Défense a encore revendiqué la prise de deux villages dans la région de Donetsk (est).Les attaques aériennes russes se sont aussi intensifiées ces dernières semaines.Dmitri Peskov a affirmé que la Russie restait prête à négocier mais attendait “des propositions de la partie ukrainienne” concernant un troisième cycle de négociations, après deux récentes sessions peu fructueuses à Istanbul.Moscou, qui rejette toute trêve prolongée, exige, entre autres, que l’Ukraine lui cède quatre régions, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Alliance atlantique.Inacceptable pour Kiev qui réclame, avec ses alliés européens, un cessez-le-feu sans conditions de 30 jours avant des négociations de paix et veut que l’armée russe se retire entièrement du territoire ukrainien.- “Partie d’échecs” -Des Moscovites interrogés par l’AFP considèrent les déclarations de Donald Trump comme un jeu politique.”C’est une partie d’échecs”, commente Svetlana, une ingénieure dans l’aéronautique.”Les négociations vont se poursuivre”, juge cette femme de 47 ans, peu impressionnée. Donald Trump “a donné 50 jours, et puis ensuite ce sera prolongé”, ajoute-t-elle.Dans l’est de l’Ukraine, des soldats ukrainiens se disent quant à eux reconnaissants, sans nourrir trop d’illusions.Un militaire de 44 ans, qui se fait appeler Shah, dit ainsi ne pas croire aux paroles de Donald Trump, dénonçant un “fossé entre les promesses (des Etats-Unis) et la réalité”.Un autre soldat, Master, juge que les systèmes Patriot, très efficaces contre les frappes aériennes russes, “auraient pu être envoyés plus tôt” et sauver des vies.Avec sa longue barbe rousse, Rouslan, 29 ans, est plus positif. “Mieux vaut tard que jamais”, soupire-t-il.

Trump affirme que l’Ukraine ne doit pas cibler Moscou

Donald Trump a déclaré mardi que l’Ukraine ne devrait pas prendre la capitale russe Moscou pour cible, le Kremlin affirmant lui que la livraison de nouvelles armes à Kiev ne ferait que “prolonger la guerre”.Lundi, le président américain s’est engagé à fournir des équipements militaires supplémentaires à l’Ukraine et a donné 50 jours à la Russie pour mettre fin à son offensive dans ce pays, déclenchée en février 2022, sous peine de sanctions sévères.Le quotidien Financial Times a, en outre, rapporté que Donald Trump aurait encouragé son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à frapper Moscou.”Non, il ne devrait pas cibler Moscou”, a toutefois répondu le président américain devant la presse, ajoutant que Washington ne fournirait pas à Kiev de missiles à longue portée.A Moscou, réagissant au plan américain, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que “cette décision prise à Washington, dans les pays de l’Otan et directement à Bruxelles sera perçue par Kiev non comme un signal en faveur de la paix mais comme un signal pour la poursuite de la guerre”.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a essayé de pousser Moscou et Kiev à mettre fin au conflit, notamment en se rapprochant de Vladimir Poutine dont il se dit désormais “déçu”.”Je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois mais ça ne semble pas se concrétiser”, a-t-il regretté lundi à la Maison Blanche, aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.Sans accord d’ici à 50 jours, les Etats-Unis mettront en place des “droits de douane secondaires”, c’est-à-dire contre les alliés de Moscou, a-t-il averti.L’an dernier, les principaux partenaires commerciaux de la Russie étaient la Chine, pour quelque 34% du total des échanges, ainsi que, dans une moindre mesure, l’Inde, la Turquie et le Bélarus, selon les Douanes russes.Pékin a fustigé mardi une “coercition qui ne mène nulle part”.- “Partage du fardeau” -Donald Trump a par ailleurs annoncé lundi que des équipements militaires “d’une valeur de plusieurs milliards de dollars”, en particulier des systèmes de défense antiaérienne Patriot, seraient envoyés à l’Ukraine.Ce matériel sera acheté par les membres européens de l’Otan. Mark Rutte a précisé que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, le Canada, la Norvège, la Suède et le Danemark feraient partie des acheteurs.Le Danemark et les Pays-Bas ont annoncé mardi à Bruxelles être prêts à participer au plan de Donald Trump.La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a cependant appelé les Etats-Unis à “partager le fardeau”.”Nous saluons l’annonce du président Trump d’envoyer davantage d’armes à l’Ukraine, bien que nous aimerions voir un partage du fardeau”, a-t-elle déclaré à Bruxelles devant la presse.Elle a aussi concédé qu’aucun accord n’avait pu être obtenu mardi sur un 18e “paquet” de sanctions contre la Russie, en raison de l’opposition de la Slovaquie.Mardi, le ministère russe de la Défense a encore revendiqué la prise de deux villages dans la région de Donetsk (est).Les attaques aériennes russes se sont aussi intensifiées ces dernières semaines.Dmitri Peskov a affirmé que la Russie restait prête à négocier mais attendait “des propositions de la partie ukrainienne” concernant un troisième cycle de négociations, après deux récentes sessions peu fructueuses à Istanbul.Moscou, qui rejette toute trêve prolongée, exige, entre autres, que l’Ukraine lui cède quatre régions, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce à rejoindre l’Alliance atlantique.Inacceptable pour Kiev qui réclame, avec ses alliés européens, un cessez-le-feu sans conditions de 30 jours avant des négociations de paix et veut que l’armée russe se retire entièrement du territoire ukrainien.- “Partie d’échecs” -Des Moscovites interrogés par l’AFP considèrent les déclarations de Donald Trump comme un jeu politique.”C’est une partie d’échecs”, commente Svetlana, une ingénieure dans l’aéronautique.”Les négociations vont se poursuivre”, juge cette femme de 47 ans, peu impressionnée. Donald Trump “a donné 50 jours, et puis ensuite ce sera prolongé”, ajoute-t-elle.Dans l’est de l’Ukraine, des soldats ukrainiens se disent quant à eux reconnaissants, sans nourrir trop d’illusions.Un militaire de 44 ans, qui se fait appeler Shah, dit ainsi ne pas croire aux paroles de Donald Trump, dénonçant un “fossé entre les promesses (des Etats-Unis) et la réalité”.Un autre soldat, Master, juge que les systèmes Patriot, très efficaces contre les frappes aériennes russes, “auraient pu être envoyés plus tôt” et sauver des vies.Avec sa longue barbe rousse, Rouslan, 29 ans, est plus positif. “Mieux vaut tard que jamais”, soupire-t-il.

Une ONG accuse les forces syriennes d’avoir exécuté 19 civils druzes

Une ONG a accusé mardi les forces gouvernementales syriennes d’avoir exécuté 19 civils druzes après leur entrée dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des habitants terrorisés ont témoigné de nombreuses exactions.Les forces syriennes se sont déployées mardi matin dans cette ville jusque là tenue par des combattants druzes locaux, dans une claire volonté du pouvoir islamiste d’y étendre son autorité après des violences entre groupes druzes et bédouins qui ont fait plus de cent morts depuis dimanche.Israël, qui assure vouloir défendre la communauté druze, majoritaire dans cette ville d’environ 150.000 habitants, a bombardé les forces gouvernementales après leur entrée à Soueida. La Syrie a dénoncé ces frappes et affirmé qu’elle tenait Israël pour responsable de leurs “conséquences”.L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a déclaré que 12 civils druzes avaient été “exécutés” sur place mardi par les forces gouvernementales après la “prise d’assaut” d’une maison d’hôtes de la ville.Une vidéo non authentifiée circulant sur les réseaux sociaux montrait au moins 10 personnes en civil couvertes de sang à l’intérieur de la maison d’hôtes, certaines allongées au sol. L’ONG a également rapporté qu’un groupe armé lié aux forces gouvernementales avait exécuté “quatre civils druzes, dont une femme”, dans un village voisin, et qu’un autre groupe avait abattu trois hommes, en présence de leur mère, à proximité d’un rond-point au nord de Soueida.Un correspondant de l’AFP, entré à Soueida peu après les forces syriennes, a vu des corps gisant au sol alors que des coups de feu résonnaient par intermittence dans la ville déserte, placée sous couvre-feu.- “Pratiques sauvages” -“Je me trouve dans le centre de Soueida”, a déclaré au téléphone à l’AFP un habitant terré chez lui. “Il y a des exécutions, des maisons et des magasins qui sont brûlés, des vols et des pillages”.”Un ami qui habite dans l’ouest de la ville m’a dit qu’ils sont entrés dans sa maison, ont chassé sa famille après avoir confisqué leurs portables et ont mis le feu à la maison”, a ajouté cet homme qui n’a pas dévoilé son identité.”Les forces gouvernementales sont entrées dans la ville sous prétexte de rétablir la sécurité (…) mais malheureusement elles se sont livrées à des pratiques sauvages”, a affirmé à l’AFP Rayan Maarouf, rédacteur en chef du site local Suwayda 24, parlant de “dizaines” de civils tués.L’émissaire américain en Syrie, Tom Barrack, a jugé “inquiétantes” les violences dans la région de Soueida et dit oeuvrer “avec toutes les parties” pour un retour au calme.Après avoir déployé d’importants renforts et pris lundi le contrôle de plusieurs localités druzes aux abords de Soueida, les forces syriennes sont entrées mardi dans la ville, où des affrontements avec des combattants druzes ont éclaté. Des bombardements aériens israéliens ont ensuite visé les forces gouvernementales. Israël, techniquement en guerre avec la Syrie voisine, avait affirmé qu’il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de ce pays.  “Nous agissons pour empêcher le régime syrien de leur nuire (aux druzes, ndlr) et pour garantir la démilitarisation de la zone adjacente à notre frontière avec la Syrie”, ont déclaré conjointement le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz.Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d’Ahmad al-Chareh depuis qu’il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.- Confusion -La province de Soueida abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l’islam qui comptait quelque 700.000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël.Les affrontements avaient éclaté dimanche entre des combattants druzes et des tribus bédouines, aux relations tendues depuis des décennies. Les forces gouvernementales étaient intervenues, affirmant vouloir pacifier la région, mais ont pris part aux combats contre les factions druzes aux côtés des bédouins, selon l’OSDH, des témoins et des groupes druzes.Selon l’OSDH, les affrontements ont fait 116 morts, parmi lesquels 64 druzes, pour la plupart des combattants mais également deux femmes et deux enfants, 18 bédouins et 34 membres de forces de sécurité.Les autorités syriennes ont annoncé mardi matin un “cessez-le-feu total”, mais la situation semblait confuse.Des chefs religieux druzes ont lancé des appels contradictoires, la plupart demandant aux combattants locaux de déposer les armes mais l’un d’eux leur demandant de combattre.Après la chute de Bachar al-Assad, les violences meurtrières contre la communauté alaouite, dont est issu le président déchu, puis contre les druzes, ainsi qu’un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités.

Gaza: la Défense civile fait état de 18 personnes tuées par des raids et tirs israéliens

La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état de 18 personnes tuées mardi par de nouveaux raids aériens et tirs de l’armée israélienne dans le territoire palestinien ravagé et affamé par 21 mois de guerre, dont deux femmes près d’un centre d’aide.”Au moins 18 martyrs ont été transportés par les équipes de la Défense civile (vers les hôpitaux pour y être déclarées mortes) depuis 02H00 du matin (23H00 GMT)”, a affirmé à l’AFP cette organisation de premiers secours.La plupart des personnes décédées ont été tuées par des bombardements aériens sur le nord de la bande de Gaza, selon la Défense civile, qui évoque le cas de six personnes tuées par un raid sur une tente à Rimal, à Gaza-ville.Deux femmes ont également été tuées “par des tirs de l’armée” israélienne dans la zone d’al-Chakouch, près d’un point de distribution d’aide américaine, au nord-ouest de Rafah (sud), ajoute la même source, faisant état de 13 blessés.Selon un nouveau rapport de l’ONU, 875 personnes ont été tuées depuis fin mai en essayant d’obtenir de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien. Le bilan précédent de l’ONU datant de vendredi faisait état de 800 morts.  Dans le camp de réfugiés d’al-Chati, en bordure de la ville de Gaza, un correspondant de l’AFP a vu deux hommes cherchant des survivants dans les décombres du logement de la famille Nassar, effondré.Jihad Omar, l’un d’eux, dit espérer trouver deux enfants au milieu des ruines qu’il fouille presque à mains nues. – “Trouvez-nous une solution!” -“Trouvez-nous une solution! Chaque jour, nous enterrons des enfants, des femmes et des personnes âgées”, a-t-il lancé. “Arrêtez le massacre! Laissez-nous élever ceux (des enfants) qui restent”.La Défense civile avait rapporté la mort de cinq personnes, tuées sur place par un bombardement aérien.Le Hamas avait pour sa part annoncé la mort de Mohammad Faraj al-Ghoul, présenté comme un ancien ministre de son gouvernement à Gaza, et un membre de sa direction politique.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit avoir “frappé plusieurs membres du Hamas dans la région d’al-Chati”, sans commenter les faits rapportés par la Défense civile dans ce même lieu.Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir “démantelé un tunnel terroriste d’environ 3,5 kilomètres de long” dans la région de Khan Younès (sud), sans préciser quand ceci avait eu lieu.L’attaque du Hamas en Israël qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023 a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Dans la bande de Gaza, au moins 58.479 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, jugées fiables par l’ONU.Israël avait assoupli fin mai le blocus hermétique imposé pendant deux mois à la bande de Gaza et depuis le 26 mai, la distribution de l’aide, auparavant pilotée par les Nations unies, est confiée à la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et par Israël.    L’ONU et les principales organisations humanitaires refusent de travailler avec la GHF, affirmant qu’elle sert les objectifs militaires israéliens et viole les principes humanitaires de base.La distribution de l’aide, vitale pour les plus de 2 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé, constitue, selon le Hamas, l’un des enjeux des difficiles négociations indirectes en cours au Qatar pour tenter d’avancer vers une trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Gaza: la Défense civile fait état de 18 personnes tuées par des raids et tirs israéliens

La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état de 18 personnes tuées mardi par de nouveaux raids aériens et tirs de l’armée israélienne dans le territoire palestinien ravagé et affamé par 21 mois de guerre, dont deux femmes près d’un centre d’aide.”Au moins 18 martyrs ont été transportés par les équipes de …

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Gaza: l’UE choisit de garder ses cartes en main contre Israël

Les pays de l’Union européenne ont choisi mardi de garder ouvertes leurs options pour sanctionner éventuellement Israël en raison de la situation à Gaza, sans rien encore décider à ce stade, a confirmé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.”Nous garderons ces options sur la table et serons prêts à agir si Israël ne respecte pas ses engagements. Le but n’est pas de punir Israël, le but est d’améliorer réellement la situation à Gaza”, a-t-elle expliqué devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.Un rapport de la Commission européenne, présenté fin juin aux Vingt-Sept, estime qu’Israël a violé l’article 2 de l’accord d’association qui l’unit à l’UE, en matière de respect des droits de l’homme.En conséquence, Kaja Kallas a préparé une liste d’options possibles: suspension de l’accord tout entier, interdiction des exportations en provenance des territoires palestiniens occupés, révision de la politique de visas ou encore suspension de la partie commerciale de l’accord d’association.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a plaidé de son côté pour des sanctions contre les colons extrémistes en Cisjordanie, souhaitant que l’UE “cesse toute forme de soutien financier direct et indirect à la colonisation”.Le gouvernement israélien doit mettre “fin à la colonisation de la Cisjordanie et en particulier au projet funeste du projet E1 qui, avec 3.400 logements, menace de couper en deux la Cisjordanie et de porter un coup fatal à la solution à deux Etats”, a affirmé M. Barrot.Mais, les ministres, très divisés sur le sujet, ont préféré renvoyer à plus tard toute décision, sans même examiner dans le détail les mesures proposées, selon un diplomate.La perspective de sanctions s’était éloignée avec l’annonce la semaine dernière par Mme Kallas d’un accord avec Israël censé permettre la livraison de davantage d’aide humanitaire à Gaza.- “Pas le moment” -Pour certains pays, cette supposée amélioration sur le terrain, qui reste toutefois à vérifier, justifiait de ne rien acter, au moins dans l’immédiat.”Je suis sûr qu’aucune (mesure) ne sera adoptée par les Etats membres”, avait assuré dès lundi à Bruxelles le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, venu participer à l’invitation de Mme Kallas à une réunion avec des responsables de la région, égyptien, palestinien et syrien.Cet accord sur l’extension de l’aide humanitaire représente un “progrès important”, a souligné un diplomate européen, et ce n’est “pas le moment” de discuter d’une éventuelle suspension de l’accord d’association.Les 27 se sont montrés particulièrement divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’Israël depuis le début de sa guerre à Gaza contre le Hamas, en réplique à l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 sur le sol israélien par ce mouvement islamiste palestinien.Plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne, insistent sur le droit d’Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d’autres, comme l’Espagne, dénoncent un “génocide” à l’encontre des Palestiniens de Gaza.Mme Kallas a également insisté sur la nécessaire mise en oeuvre de cet accord sur le terrain, une exigence rappelée par plusieurs ministres.”Nous n’avons pas vraiment vu sa mise en œuvre, peut-être quelques très petites actions, mais il y a encore des massacres”, a ainsi affirmé le ministre irlandais Thomas Byrne.Cet accord prévoit, entre autres, une “augmentation substantielle du nombre de camions transportant quotidiennement des produits alimentaires et non alimentaires entrant à Gaza”, ainsi que l’ouverture de “nouveaux points de passage” au nord et au sud de la bande de Gaza, selon un communiqué rendu public par Mme Kallas.Les livraisons de carburant au bénéfice des organisations humanitaires seront également reprises, “jusqu’à un niveau opérationnel”, selon cet accord.”Les postes-frontières ont été ouverts. Nous voyons plus de camions entrer. Nous voyons également des réparations du réseau électrique et d’autres choses de ce genre, mais ce n’est clairement pas suffisant”, a reconnu mardi Mme Kallas.

Gaza: l’UE choisit de garder ses cartes en main contre Israël

Les pays de l’Union européenne ont choisi mardi de garder ouvertes leurs options pour sanctionner éventuellement Israël en raison de la situation à Gaza, sans rien encore décider à ce stade, a confirmé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.”Nous garderons ces options sur la table et serons prêts à agir si Israël ne respecte pas ses engagements. Le but n’est pas de punir Israël, le but est d’améliorer réellement la situation à Gaza”, a-t-elle expliqué devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.Un rapport de la Commission européenne, présenté fin juin aux Vingt-Sept, estime qu’Israël a violé l’article 2 de l’accord d’association qui l’unit à l’UE, en matière de respect des droits de l’homme.En conséquence, Kaja Kallas a préparé une liste d’options possibles: suspension de l’accord tout entier, interdiction des exportations en provenance des territoires palestiniens occupés, révision de la politique de visas ou encore suspension de la partie commerciale de l’accord d’association.Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a plaidé de son côté pour des sanctions contre les colons extrémistes en Cisjordanie, souhaitant que l’UE “cesse toute forme de soutien financier direct et indirect à la colonisation”.Le gouvernement israélien doit mettre “fin à la colonisation de la Cisjordanie et en particulier au projet funeste du projet E1 qui, avec 3.400 logements, menace de couper en deux la Cisjordanie et de porter un coup fatal à la solution à deux Etats”, a affirmé M. Barrot.Mais, les ministres, très divisés sur le sujet, ont préféré renvoyer à plus tard toute décision, sans même examiner dans le détail les mesures proposées, selon un diplomate.La perspective de sanctions s’était éloignée avec l’annonce la semaine dernière par Mme Kallas d’un accord avec Israël censé permettre la livraison de davantage d’aide humanitaire à Gaza.- “Pas le moment” -Pour certains pays, cette supposée amélioration sur le terrain, qui reste toutefois à vérifier, justifiait de ne rien acter, au moins dans l’immédiat.”Je suis sûr qu’aucune (mesure) ne sera adoptée par les Etats membres”, avait assuré dès lundi à Bruxelles le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, venu participer à l’invitation de Mme Kallas à une réunion avec des responsables de la région, égyptien, palestinien et syrien.Cet accord sur l’extension de l’aide humanitaire représente un “progrès important”, a souligné un diplomate européen, et ce n’est “pas le moment” de discuter d’une éventuelle suspension de l’accord d’association.Les 27 se sont montrés particulièrement divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’Israël depuis le début de sa guerre à Gaza contre le Hamas, en réplique à l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 sur le sol israélien par ce mouvement islamiste palestinien.Plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne, insistent sur le droit d’Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d’autres, comme l’Espagne, dénoncent un “génocide” à l’encontre des Palestiniens de Gaza.Mme Kallas a également insisté sur la nécessaire mise en oeuvre de cet accord sur le terrain, une exigence rappelée par plusieurs ministres.”Nous n’avons pas vraiment vu sa mise en œuvre, peut-être quelques très petites actions, mais il y a encore des massacres”, a ainsi affirmé le ministre irlandais Thomas Byrne.Cet accord prévoit, entre autres, une “augmentation substantielle du nombre de camions transportant quotidiennement des produits alimentaires et non alimentaires entrant à Gaza”, ainsi que l’ouverture de “nouveaux points de passage” au nord et au sud de la bande de Gaza, selon un communiqué rendu public par Mme Kallas.Les livraisons de carburant au bénéfice des organisations humanitaires seront également reprises, “jusqu’à un niveau opérationnel”, selon cet accord.”Les postes-frontières ont été ouverts. Nous voyons plus de camions entrer. Nous voyons également des réparations du réseau électrique et d’autres choses de ce genre, mais ce n’est clairement pas suffisant”, a reconnu mardi Mme Kallas.

“Année blanche” et suppression de deux jours fériés : Bayrou annonce sa potion budgétaire amère

François Bayrou a dévoilé mardi une cure budgétaire draconienne de 43,8 milliards d’euros pour 2026, avec un gel des prestations sociales et des retraites et la suppression de deux jours fériés, immédiatement décriée par les oppositions qui le menacent de censure.”C’est notre moment de vérité”, a déclaré d’emblée le Premier ministre, la mine grave, lors d’une conférence de presse en présence de la plupart des membres de son gouvernement.Depuis des mois, le dirigeant centriste qui a fait de la lutte contre les déficits et la dette son ADN politique a multiplié les images esquissant un sombre tableau des finances publiques pour, dit-il, alerter les Français. “Le surendettement”, qui oblige le pays à “emprunter tous les mois pour payer les retraites ou payer les salaires des fonctionnaires”, “est une malédiction qui n’a pas d’issue”, a-t-il martelé mardi, soulignant qu’à “chaque seconde, la dette de la France augmente de 5.000 euros”.Dans ce contexte, et malgré un paysage politique fracturé qui présage d’une mission quasi-impossible pour faire adopter les budgets pour 2026 au Parlement à l’automne, François Bayrou a présenté “un plan pour dire stop à la dette et un plan pour dire en avant la production”.- Hausse d’impôts -Pour le premier, l’objectif est de ramener le déficit à 4,6% du PIB l’an prochain, contre 5,8% en 2024. Le tout dans un contexte international inflammable, entre tensions commerciales et militaires, ce qui a conduit Emmanuel Macron à demander dimanche un effort additionnel de 3,5 milliards d’euros en 2026 pour la défense.Résultat, l’effort à réaliser atteindra l’an prochain 43,8 milliards au lieu des 40 initialement évoqués, a annoncé le chef du gouvernement.Et la potion risque de paraître amère.L’Etat, pour “montrer l’exemple”, va geler ses dépenses en 2026 au niveau  de 2025, “à l’exception de l’augmentation de la charge de la dette et des dépenses supplémentaires pour le budget des armées”, a énoncé François Bayrou. Il a aussi mis en place “une règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite”, tandis que 5,3 milliards d’économies sont demandés aux collectivités locales.De la même manière, il a décidé d’une “année blanche” pour toutes les prestations sociales, y compris les pensions de retraite, c’est-à-dire qu’elles seront aussi gelées et ne seront pas revalorisées au niveau de l’inflation. Les retraités verront également supprimée leur exemption fiscale pour frais professionnels.Même gel pour les barèmes de l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée – ce qui reviendra à augmenter ces prélèvements, alors même que la hausse des impôts est censée être une ligne rouge pour la plupart des partis qui soutiennent le gouvernement.Le plan prévoit par ailleurs le doublement à 100 euros de la franchise annuelle sur les remboursements de médicaments, et un durcissement du statut des affections longue durée.- “Provocation” et “guerre sociale” -Parallèlement, le Premier ministre a aussi proposé une mesure qui fait déjà grand bruit: la suppression de deux jours fériés, par “exemple” le “lundi de Pâques” et le “8-Mai”, pour doper l’activité qu’il juge insuffisante en France.Dans le même but, il va proposer aux partenaires sociaux d’ouvrir de nouvelles négociations sur l’assurance chômage et sur le droit du travail.François Bayrou a assuré avoir “tranché” pour faire participer “tout le monde”.Sans majorité, il a reconnu être “à la merci des oppositions”, qui, si elles joignent leurs voix de la gauche à l’extrême droite, peuvent le faire tomber comme ce fut le cas en décembre, justement sur des textes budgétaires, pour son prédécesseur Michel Barnier. Mais il a assuré vouloir “changer les choses”, “qu’importe le risque” de censure.Or les premières réactions laissent présager une bataille parlementaire épique.La suppression de deux jours fériés est une “provocation” et “une attaque directe contre notre histoire, contre nos racines, et contre la France du travail”, a protesté le président du Rassemblement national Jordan Bardella. “Si François Bayrou ne revoit pas sa copie, nous le censurerons”, a mis en garde Marine Le Pen.”Bayrou déclare la guerre sociale”, a lancé, à l’autre extrémité de l’échiquier politique, la cheffe des députés La France insoumise Mathilde Panot, tandis que son leader Jean-Luc Mélenchon exhortait à “faire partir Bayrou”.La gauche souhaite obtenir une taxe inspirée par l’économiste français Gabriel Zucman sur les “ultra-riches”, en prélevant 2% par an de leur patrimoine, pour un rendement annuel de 20 milliards d’euros.François Bayrou a annoncé une “contribution de solidarité pour “les plus hauts revenus” aux contours encore flous, dont on ne sait pas si elle suffira à garantir la non censure des troupes socialistes.Si LFI et le RN décident de renverser le gouvernement, son sort dépendra de fait du PS.”Les propositions budgétaires faites par François Bayrou sont inacceptables pour nous”, a réagi mardi le député socialiste Philippe Brun, appelant le Premier ministre à “amender considérablement sa copie” s’il “veut sauver son budget”.

Trump va dévoiler des investissements pour alimenter l’IA en électricité

Donald Trump se rend mardi en Pennsylvanie, Etat industriel de l’est des Etats-Unis, pour annoncer des investissements d’entreprises privées dans l’énergie et les infrastructures, au moment où le secteur de la tech est confronté aux besoins toujours croissants en électricité de l’intelligence artificielle.Le président américain fera cette annonce lors du premier Sommet sur l’énergie et l’innovation de Pennsylvanie à l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh.Le secteur des technologies s’est jeté à corps perdu dans le développement de l’IA générative, mais craint que les besoins massifs en électricité ne puissent être satisfaits par l’infrastructure existante, en particulier aux Etats-Unis.L’IA générative demande d’énormes capacités de calcul, principalement pour faire fonctionner les processeurs voraces en énergie de Nvidia, cette entreprise californienne de puces électroniques devenue la plus grosse capitalisation boursière au monde en surfant très tôt sur la vague de l’IA.Les autorités américaines s’attendent à ce que d’ici à 2028, les besoins en électricité des entreprises de la tech pour l’IA soient équivalents à ceux de 5 millions de foyers.- Data centers -Les investissements annoncés mardi par Donald Trump s’élèveront à 70 milliards de dollars, selon un responsable de l’administration Trump auprès du média Bloomberg.Les patrons d’entreprises financières comme Blackrock, technologiques comme Palantir et Anthropic, mais aussi d’hydrocarbures comme Exxon et Chevron doivent y participer, a ajouté ce responsable.Les investissements viseront à la construction de centres de données (data centers), à la production et au réseau de distribution d’électricité, ou encore à des programmes d’apprentissage. Le géant de la tech Google a déclaré qu’il investirait 25 milliards de dollars pour construire des data centers dédiés à l’IA en Pennsylvanie et dans les régions avoisinantes.”Nous soutenons la directive claire et urgente du président Trump pour que notre pays investisse dans l’IA (…) pour que l’Amérique continue d’être leader dans l’IA”, a affirmé Ruth Porat, présidente et directrice des investissements de Google, présente à l’événement.L’entreprise a également annoncé un partenariat avec le géant financier Brookfield Asset Management pour moderniser deux sites de production hydroélectrique en Pennsylvanie, pouvant produire 670 megawatts.Pour le sénateur républicain David McCormick, ces investissements sont d’une “importance énorme” pour son Etat de Pennsylvanie, mais ils sont aussi “cruciaux pour le futur du pays”.- Course avec Pékin -Ses déclarations reflètent la tendance partagée par les deux bords politiques à Washington que les Etats-Unis doivent en faire davantage pour ne pas perdre du terrain face à la Chine dans cette course à l’intelligence artificielle.”Si les Etats-Unis ne mènent pas cette révolution sous nos propres conditions, nous céderons le contrôle de notre infrastructure, de nos données, de notre leadership, et de notre mode de vide à la Chine communiste”, a déclaré le sénateur McCormick dans une tribune à Fox News.Donald Trump a lancé le projet “Stargate” en janvier, qui vise jusqu’à 500 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures d’IA.La firme japonaise d’investissements dans la tech SoftBank, ainsi que les entreprises américaines de la Silicon Valley OpenAI (ChatGPT) et Oracle, ont décidé d’investir 100 milliards de dollars dans la phase initiale du projet.Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a fait machine arrière sur de nombreuses réglementations adoptées sous Joe Biden pour cadrer le développement des puissants algorithmes d’IA et limiter les exportations de certaines technologies avancées à des pays alliés.Le président américain devrait dévoiler son propre programme-cadre pour le développement de l’intelligence artificielle au cours du mois de juillet.