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Les conséquences en cascade des coupes de l’aide internationale américaine

La destruction par les Etats-Unis de centaines de tonnes de nourriture d’urgence périmée, qui a choqué, témoigne des difficultés engendrées par les coupes budgétaires drastiques menées par le gouvernement de Donald Trump dans l’aide internationale.Près de 500 tonnes de biscuits à haute teneur énergétique, entreposés à Dubaï et destinés à l’alimentation d’urgence de jeunes enfants …

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L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et très meurtrières au Mali (dont une récente survenue tout près de la frontière sénégalaise), au Burkina Faso et au Niger.La cérémonie de restitution a eu lieu jeudi matin à Dakar, capitale du Sénégal, qui accueillait des troupes françaises depuis son indépendance en 1960.  Une remise symbolique des clefs du camp Geille, plus grande installation militaire française au Sénégal, et de l’escale aéronautique militaire française à l’aéroport de Dakar, a été organisée entre le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, à la tête du commandement de l’armée française pour l’Afrique, qui avait fait le déplacement. Depuis 2022, l’armée française a mis fin à sa présence permanente au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon, où la base française s’est muée en “camp partagé” gabono-français axé sur la formation. Le Sénégal est resté après son indépendance l’un des alliés africains les plus sûrs de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.- “Un tournant” -Mais les nouveaux dirigeants en fonction depuis avril 2024 ont promis de traiter désormais la France à l’égal des autres partenaires étrangers, au nom d’une souveraineté recouvrée.Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir avec un agenda de rupture, avait annoncé en novembre 2024 la fin, en 2025, de toute présence militaire française et étrangère sur le sol national.”Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, avait alors déclaré M. Faye. Il avait assuré qu’il ne s’agissait pas d’un acte de “rupture” et défendu un “partenariat rénové” avec l’ancienne puissance coloniale. Pour le chef d’état-major des armées du Sénégal, cette cérémonie jeudi marque “un tournant important dans le riche et long parcours militaire entre nos deux pays”.  “Riche de leur héritage et fidèles à leurs principes, les armées sénégalaises s’engagent à oeuvrer à la mise en place effective d’un partenariat efficace, équilibré, fondé sur le respect mutuel et la souveraineté de chaque partie”, a-t-il relevé. Il a souhaité entre les deux armées une “coopération forte et vivante, au service de la stabilité, de la paix et du développement de nos pays respectifs”. Le général Cissé a conclu son discours en souhaitant “un bon retour en France à tous (nos) camarades et leurs familles”, avant de citer Antoine de Saint-Exupéry, qui vécut plusieurs mois à Dakar: “pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ”.De son côté, le général Pascal Ianni a souligné “la relation si spéciale et essentielle pour les pays de la région” entre les armées française et sénégalaise, et s’est dit “fier du devoir accompli”. “Nous opérons un changement structurel de notre présence, changement qui n’ôte rien aux sacrifices consentis hier par nos frères d’armes en Afrique pour nos intérêts respectifs, notre sécurité commune et des valeurs partagées lorsque la France est intervenue à plusieurs reprises à la demande de ses partenaires africains”, a-t-il rappelé.- “Agir différemment” -“Nous devons réinventer nos partenariats dans une Afrique dynamique dont la jeunesse porte beaucoup d’espoir, et cela passe par une vraie transformation de notre approche à l’égard des pays africains et de nos partenaires africains. Nous devons agir différemment et nous n’avons plus besoin de bases permanentes pour cela”, a-t-il déclaré. La France dispose toujours d’une base, à Djibouti, qui accueille 1.500 personnes. Paris souhaite en faire un “point de projection” pour les “missions” en Afrique, après le retrait de ses forces du Sahel.Ce jeudi marque la fin officielle des Eléments Français au Sénégal (EFS), qui comprenaient environ 350 militaires français ayant pour mission principale de conduire des activités de partenariat militaire opérationnel avec les forces armées sénégalaises.Le retrait français du Sénégal s’est fait dans la concertation, dans un paysage sur le continent africain largement défiant sinon hostile envers la présence française.Face à la prise de pouvoir, par des putschs, de juntes devenues hostiles au Sahel, l’armée française déployée dans la lutte antijihadiste a dû plier bagage, de gré ou de force. Un député du parti au pouvoir au Sénégal (Pastef), Guy Marius Sagna, a vivement réagi jeudi, estimant que c’est le Sénégal “qui a mis fin à la présence de l’armée d’occupation française”. “Bravo au président de la République Diomaye Faye ! Bravo au Premier ministre Ousmane Sonko. Bravo à Pastef ! Bravo aux patriotes! La décolonisation continue”, a-t-il lancé dans un message à la presse. 

L’armée française quitte le Sénégal, fin de sa présence permanente en Afrique de l’Ouest et centrale

L’armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest et centrale, lors d’une cérémonie solennelle et historique à Dakar où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal.Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des …

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Frappe meurtrière contre une église à Gaza: Netanyahu dit regretter “profondément”

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit regretter “profondément” une frappe contre une église à Gaza qui a fait trois morts jeudi, après avoir reconnu une “erreur” selon la Maison Blanche.L’armée israélienne a indiqué qu’”une enquête préliminaire suggère que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur …

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Des demandeurs d’asile arrêtés après des audiences “pièges” à New York

Masqués, armés, ils rôdent en bande dans les tribunaux: des agents américains arrêtent des demandeurs d’asile à l’issue d’audiences “pièges” à New York, signe que la campagne de l’administration Trump contre l’immigration ne connaît aucun répit.Le président américain a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des …

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Des demandeurs d’asile arrêtés après des audiences “pièges” à New York

Masqués, armés, ils rôdent en bande dans les tribunaux: des agents américains arrêtent des demandeurs d’asile à l’issue d’audiences “pièges” à New York, signe que la campagne de l’administration Trump contre l’immigration ne connaît aucun répit.Le président américain a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger” et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés.Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.Au cours des derniers mois, des agents de la Sécurité intérieure ont adopté la tactique consistant à attendre, le visage souvent recouvert d’un masque, devant les salles d’audience des tribunaux d’immigration et à arrêter les migrants dès leur sortie.Un photographe de l’AFP a vu mercredi et jeudi dans un tribunal de New York des agents armés, munis de boucliers, et employés par différentes agences fédérales dont la police des frontières et de l’immigration (ICE), rôder devant les salles d’audience, avec en leur possession des documents sur les migrants ciblés.Des agents ont arrêté près d’une douzaine de migrants originaires de différents pays en quelques heures seulement au 12e étage d’un bâtiment fédéral dans le sud de Manhattan. Brad Lander, contrôleur financier de la ville et figure de la branche locale du parti démocrate, qui avait d’ailleurs été brièvement arrêté et menotté le mois dernier pour “entrave” à des agents sur place, a qualifié ces audiences de “piège”.”Cela semble être des audiences judiciaires, mais ce sont en fait des pièges pour inciter (les migrants) à se rendre sur les lieux”, a-t-il déclaré sur place mercredi, en faisant état de plusieurs arrestations dont celle d’un Paraguayen dont la demande d’asile était, selon lui, en cours d’examen.”Le juge lui a soigneusement expliqué comment présenter son dossier, afin de fournir des informations complémentaires sur ses interactions avec la police paraguayenne et de justifier son droit à l’asile au titre de la Convention internationale contre la torture”, a-t-il expliqué. Après son audience, des agents “sans mandats ou badges permettant de les identifier l’ont attrapé”, a-t-il affirmé, ajoutant que des agents avaient plaqué au sol la soeur de ce demandeur d’asile, qui l’accompagnait à l’audience, et dénonçant une “érosion” de l’état de droit aux Etats-Unis.Les migrants arrêtés dans ces opérations sont le plus souvent écroués dans des centres de rétention de l’ICE en attendant leur possible expulsion des Etats-Unis. Au cours des derniers mois, les autorités ont ouvert de nouveaux centres de ce genre dont “l’Alcatraz des alligators”, construit au milieu des marécages de Floride.

Trump souffre d’une insuffisance veineuse, après avoir fait état de jambes enflées

Donald Trump souffre d’une insuffisance veineuse chronique, a annoncé jeudi la Maison Blanche, après que le président américain de 79 ans a fait état de “légers gonflements dans le bas de ses jambes”.Des examens “approfondis” ont révélé ce problème, qui correspond à une accumulation du sang dans les membres inférieurs. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié cette affection de “bénigne et courante, particulièrement chez les individus de plus de 70 ans”, avant de préciser qu’aucune indication de “thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle” n’avait été découverte.Tous les résultats des examens “étaient dans les normes”, et “le président demeure en excellente santé”, a-t-elle ajouté.La porte-parole a ainsi voulu répondre aux spéculations grandissantes sur les réseaux sociaux d’un problème de santé du président républicain, après la publication de photos montrant des ecchymoses sur ses mains.Selon Karoline Leavitt, ces ecchymoses sont la conséquence “des fréquents serrages de mains” et de sa prise d’aspirine, “dans le cadre d’un régime préventif cardiovasculaire standard”.En janvier, Donald Trump était devenu le plus vieux président à entrer en fonction de l’histoire des Etats-Unis, remplaçant Joe Biden, qui avait quitté le pouvoir à 81 ans.Le milliardaire républicain se vante fréquemment de son niveau d’énergie et ses services ont même publié récemment une image le montrant en Superman.Donald Trump accuse régulièrement l’entourage de Joe Biden, qui l’avait battu en 2020, d’avoir cherché à masquer le déclin du président démocrate octogénaire.Joe Biden s’était retiré tardivement de la course à la présidentielle de 2024, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face à Donald Trump.En mai, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez le démocrate.

“Comme un rêve”: sur le plateau du Golan, des retrouvailles entre druzes

Pleins d’espoir, des dizaines de druzes cherchent du regard des proches de l’autre côté de la barrière sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Dans le bourg de Majdal Shams, situé dans la partie du Golan occupée et annexée par Israël, des groupes de jeunes hommes font des tours de voiture, agitant par les vitres le grand drapeau druze, strié de cinq bandes de couleur représentant les principes de la foi druze.Dans la foule, chacun demande des nouvelles des familles restées en Syrie, où des violences inter-communautaires ont fait depuis dimanche des centaines de morts, dont de nombreux druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam.”Hier, à cause de la situation dramatique en Syrie, avec les meurtres, les massacres et les scènes de violence, beaucoup de gens se sont dirigés la frontière”, raconte Qamar Abou Saleh, une habitante de Majdal Shams à majorité druze.”C’était comme un rêve, on n’y croyait pas”, commente cette éducatrice de 36 ans.”C’était complètement fou”, ajoute Amali Choufek, la cinquantaine, qui espère rencontrer ses proches installés du côté syrien, à quelques kilomètres à peine.Elle a installé ses parentes, plus âgées, sur des chaises face aux fils barbelés surveillés par l’armée israélienne, croisant les doigts pour que la barrière soit à nouveau ouverte et qu’elle puisse accueillir ses cousins. “Je ne les ai vus qu’en photo.”- Parler toute la nuit -Plus loin, un groupe d’hommes s’étreignent. L’un d’eux qui n’a pas souhaité donner son nom, explique être venu du village voisin de Hader en Syrie et avoir passé quelques heures chez ses cousins à Majdal Shams.”On n’a pas dormi de la nuit, on a fait que parler”, ajoute-t-il avec émotion.”J’ai la chair de poule de le voir ici avec nous” à Majdal Shams, souligne son cousin.Sur la partie du Golan occupée, plus de 22.000 druzes bénéficient du statut de résident permanent et ont des proches en Syrie. Seuls environ 1.600 d’entre eux ont accepté la citoyenneté israélienne, les autres conservant leur identité syrienne.Dans l’après-midi, plusieurs druzes syriens sont passés par un trou dans la barrière, accompagnés par l’armée israélienne, pour retourner en Syrie.Israël, qui abrite une minorité druze, affirme vouloir défendre cette communauté en Syrie et refuse toute présence militaire syrienne à sa frontière.L’armée israélienne a pris le contrôle de la zone démilitarisée sous contrôle de l’ONU au Golan et mené des centaines de frappes sur des cibles militaires en Syrie depuis la chute du président Bachar al-Assad en décembre.Bien qu’ayant entamé des contacts avec les autorités syriennes issues de la mouvance islamiste, Israël a continué de les traiter avec méfiance.Israël et la Syrie ont signé un accord de cessez-le-feu depuis la dernière guerre ouverte qui les a opposés en 1973.- “La même famille” -Quelques notables et religieux locaux, arborant les habits traditionnels, notamment un voile blanc qui couvre la bouche pour les femmes, et un tarbouche ceint d’un linge blanc pour les hommes, sont aussi venus observer l’horizon syrien.Les druzes sont répartis sur trois pays, dont Israël où ils constituent une minorité arabophone d’environ 150.000 personnes.”Mais tous les druzes appartiennent à la même famille”, rappelle Salim Safadi, habitant d’un hameau voisin.”Nous avons une sorte d’accord avec Israël, quand ils ont des problèmes, on les aide, et quand on a des problèmes, ils nous aident”, souligne cet avocat de 60 ans, en rappelant que bon nombre de druzes servent dans l’armée et la police israélienne.Il se dit reconnaissant de l’intervention israélienne en Syrie, qui selon lui a permis d’aboutir à un cessez-le-feu après plusieurs jours d’affrontements à Soueida (sud) entre combattants druzes et tribus bédouines sunnites appuyées par les forces gouvernementales.”Ce qui se passe en Syrie est un acte barbare ils ont tué des innocents”, dénonce Intissar Mahmoud, une sexagénaire druze.

“Comme un rêve”: sur le plateau du Golan, des retrouvailles entre druzes

Pleins d’espoir, des dizaines de druzes cherchent du regard des proches de l’autre côté de la barrière sur la ligne de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Dans le bourg de Majdal Shams, situé dans la partie du Golan occupée et annexée par Israël, des groupes de jeunes hommes font des tours de voiture, agitant par …

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