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Turquie: le journaliste français arrêté lundi a été libéré

Le journaliste français Raphaël Boukandoura, arrêté lundi en Turquie alors qu’il couvrait une manifestation prokurde, a été libéré mercredi soir.C’est lui-même qui l’a annoncé à l’AFP lors d’un bref appel depuis un taxi qui le ramenait chez lui, après avoir appelé son épouse.Son avocate et le correspondant de Reporters sans frontières en Turquie, Erol Önderoglu, …

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Groenland : Trump exclut l’usage de la force mais exige des négociations immédiates

Donald Trump a exclu pour la première fois mercredi à Davos d’utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland, mais a exigé des “négociations immédiates” sur son acquisition par les Etats-Unis, tout en réglant ses comptes avec plusieurs dirigeants occidentaux.”Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force”, a-t-il déclaré au sujet du territoire autonome appartenant au Danemark, lors d’un discours à la tribune du Forum économique mondial réuni cette semaine dans la station huppée des Alpes suisses.Il réclame néanmoins des “négociations immédiates afin de discuter à nouveau de l’acquisition du Groenland par les États-Unis”, réaffirmant que seuls les Etats-Unis sont en mesure d’en assurer la sécurité.”Nous sommes une grande puissance, beaucoup plus grande que ce que les gens comprennent. Je pense qu’ils l’ont découvert il y a deux semaines au Venezuela”, a-t-il fait valoir.Depuis Copenhague, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a jugé “positif” l’engagement de non recours à la force. Mais “ce qui ressort clairement de ce discours, c’est que l’ambition du président reste intacte”.Le gouvernement groenlandais a présenté de son côté une nouvelle brochure fournissant des conseils à la population en cas de “crise” sur le territoire, le qualifiant de “police d’assurance”.”Je pense que la situation va être calme”, a dit à l’AFP après le discours le président nationaliste polonais Karol Nawrocki, parlant d’un discours “très important” et disant “comprendre la position” de Washington vu la pression russe aux frontières de l’UE.- “Morceau de glace” -Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a lui trouvé le discours “insignifiant”, estimant que c’était la fermeté des Européens et la réaction négative des marchés financiers qui avait quelque peu fait fléchir Donald Trump. “Il exploite la faiblesse. Et hier (mardi), c’est de la fermeté qui a été exprimée.”Wall Street, qui avait nettement baissé mardi, a rebondi après le discours.”Nous voulons un morceau de glace pour protéger le monde, et ils refusent de nous le donner”, a encore commenté Donald Trump. “Ils ont donc le choix,” a-t-il poursuivi. “Ils peuvent dire +oui+, et nous leur en serons très reconnaissants. Ou ils peuvent dire +non+, et nous nous en souviendrons”, a-t-il poursuivi sur un ton peu amène.L’ancien promoteur immobilier, qui depuis son retour au pouvoir il y a un an a complètement bouleversé l’ordre mondial, a aussi profité de sa tribune à Davos pour tacler plusieurs pays et dirigeants occidentaux.Au Danemark, qui refuse de lui céder ce territoire qu’il a confondu plusieurs fois dans son discours avec l’Islande, il a reproché de faire preuve d'”ingratitude”.Le Canada? Il “existe grâce aux Etats-Unis” et “devrait nous être reconnaissant”, a-t-il lancé à l’intention de son Premier ministre Mark Carney, qui s’efforce de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Washington depuis que Donald Trump a appelé à faire du Canada le 51e Etat américain et qui a été ovationné pour son discours à Davos mardi. – “Dur à cuire” -Donald Trump a aussi ironisé sur la prestation du président français Emmanuel Macron, qui avait mis en garde mardi à Davos contre les tentatives américaines “inacceptables” de “subordonner l’Europe”. “Je l’ai vu jouer le dur à cuire” avec “ces belles lunettes de soleil” (portées en raison d’un problème oculaire NDLR), s’est-il moqué.Dans l’auditorium de 1.300 places, le discours a provoqué quelques rires, parfois nerveux voire gênés.Donald Trump, qui affectionne les rassemblements de grosses fortunes et de personnalités influentes, était très attendu au Forum de Davos, où il revient pour la première fois depuis 2020, pendant son premier mandat. Les participants avaient commencé à faire la queue plus de deux heures à l’avance et ont dû jouer des coudes. L’affluence était telle qu’il a fallu ouvrir quatre salles de retransmission. Certains sont quand même restés dans le couloir.Donald Trump reste jusqu’à jeudi à Davos, où il a prévu plusieurs réunions bilatérales. Il a notamment annoncé une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, parlant d’abord de mercredi. Ce dernier “est actuellement à Kiev”, a démenti la présidence ukrainienne. Donald Trump a ensuite évoqué une rencontre jeudi.Il fera aussi ce jour-là la promotion d’une autre initiative diplomatique fracassante: son “Conseil de la paix”, considéré par beaucoup comme un rival de l’Onu.

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté mercredi un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Le résultat a provoqué une effusion de joie de centaines d’agriculteurs réunis devant le Parlement européen mercredi, au lendemain d’une manifestation de plusieurs milliers d’entre eux à Strasbourg. “C’est un peu l’euphorie, c’est un très long combat”, a dit à l’AFP Romain Blanchard, 44 ans, qui produit du vin et des céréales dans les Bouches-du-Rhône. Cette décision bloque en théorie l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec l’Amérique latine pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité de l’appliquer à titre provisoire si elle le souhaite. L’exécutif européen n’a pas tranché sur ce point, mais a fait part mercredi de sa “profonde déception” après le vote du Parlement.Fervent partisan de ce traité de libre-échange, signé samedi au Paraguay, le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé “regrettable” la décision des eurodéputés. “Convaincu de la légalité de l’accord”, il a demandé son application à titre provisoire.Le gouvernement français a en revanche salué le vote du Parlement, en “cohérence avec la position” de la France, opposée au traité.- “Euphorie” -“Le Parlement européen se range du côté des agriculteurs”, s’est félicitée la première force syndicale agricole en France, l’alliance FNSEA-JA.La saisine de la Cour pourrait retarder d’un an et demi le vote global du Parlement européen sur la ratification de ce traité conclu avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.Ce premier vote donne un signal sur les équilibres à Strasbourg, dans un dossier fortement marqué par les considérations nationales.Opposés au Mercosur, l’ensemble des élus français présents ont voté pour la saisine de la justice.”Victoire, notre stratégie de combat (…) porte ses fruits, le Mercosur trébuche”, a réagi l’eurodéputée française Céline Imart, membre de la droite, la première formation politique au Parlement.Le chef de son groupe, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, avait pourtant mis tout son poids dans la balance. Mardi, il avait qualifié ce traité de libre-échange avec le Mercosur “d’accord anti-Trump”, dans l’espoir de convaincre les derniers hésitants à voter contre le recours en justice.L’industrie allemande, un des principaux bénéficiaires de ce traité avec l’Amérique du Sud, n’a pas caché sa déception. C’est un “signal dévastateur”, l’accord tout entier risque désormais d’être remis en cause, a déploré Hildegard Müller, présidente du VDA, le groupe des constructeurs automobiles allemands.Les opposants à ce recours à la justice de l’UE soulignaient la nécessité de mettre en œuvre l’accord le plus vite possible, particulièrement au moment où le président américain Donald Trump agite la menace de nouveaux droits de douane contre l’Europe.Ce traité crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’UE, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.La question de l’application provisoire de l’accord se pose désormais, et la décision est entre les mains de la Commission européenne.”La Commission doit aller de l’avant”, y compris sans le consentement du Parlement, a jugé l’eurodéputé suédois Jorgen Warborn, au nom du PPE (droite), principal groupe politique à Strasbourg.”Il ne peut pas y avoir d’application provisoire sans l’accord du Parlement”, s’est en revanche insurgé son collègue allemand Bernd Lange (S&D, gauche), qui préside la commission du PE sur le commerce international.Mais, même si c’était le cas, c’est un accord “en sursis”, veut croire néanmoins François-Xavier Bellamy, pourtant lui aussi membre du PPE. 

L’Espagne face aux questions après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

La catastrophe ferroviaire d’Andalousie dimanche, un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l’Espagne, où les questions s’accumulent mercredi sur la sécurité du réseau national, pourtant classé parmi les plus performants au monde.En Andalousie (sud), où au moins 43 personnes sont décédées dans la collision de deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, selon un nouveau bilan des autorités, les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour découvrir les causes de la tragédie, qui restent encore un mystère.En Catalogne, c’est un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) qui a heurté mardi les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida en raison de fortes pluies.L’accident a fait un mort et 37 personnes ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves, d’après les autorités régionales.La circulation des trains reste “suspendue” dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a également mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.Coup sur coup donc, l’Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013. De plus, elle ne sait toujours pas ce qui a provoqué le plus grave d’entre eux.- Critiques de l’opposition -Le pays pleure encore mercredi ses morts de la catastrophe d’Adamuz, au deuxième jour d’un deuil national de trois jours.Son bilan – au moins 43 morts et 37 personnes toujours hospitalisées, dont neuf en soins intensifs, selon les autorités – reste provisoire. Au moins deux personnes manquent encore à l’appel, selon les signalements pour disparition émis par les familles des passagers.Sur fond de polémique naissante, l’opposition s’en est prise ces dernières heures au gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, dénonçant principalement des investissements insuffisants dans le réseau ferroviaire national.Le dirigeant socialiste, qui a promis la “transparence absolue” sur le drame d’Adamuz, avait, de son côté, appelé les Espagnols à s’en tenir aux informations officielles face à “la désinformation”.Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train a appelé mercredi à “une grève générale” prochaine, tandis que le ministre des Transports, Óscar Puente, l’a exhorté au “dialogue” avant le dépôt de tout préavis.- Enquête “très complexe” -A Adamuz, petite bourgade d’Andalousie, les engins de chantier continuent de s’affairer autour des deux trains accidentés dimanche.Ce soir-là, les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid de l’opérateur privé Iryo – un groupe privé détenu majoritairement par l’Italien Trenitalia – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.D’après des médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement – s’intéresse notamment à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident.Mercredi, le New York Times a évoqué également, photo à l’appui, la piste d’un “bogie” (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d’un train) retrouvé dans un cours d’eau proche du lieu de la collision.La Garde civile (équivalent en Espagne de la Gendarmerie) a confirmé la découverte dans un communiqué, tout en ajoutant que la pièce métallique, qui relie deux roues d’un train, faisait partie de “centaines d’indices” relevés sur le site.”Soyons un peu patients !”, a exhorté le ministre des Transports, Óscar Puente, en milieu de journée, défendant un processus d’enquête “long” et “très complexe”, qui pourrait prendre plusieurs mois avant la publication d’un rapport définitif.  Inauguré en 1992, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l’une des fiertés du pays.L’Espagne dispose aujourd’hui de 4.000 kilomètres de voies ferrées de ce type, dans un secteur ouvert à la concurrence depuis cinq ans, après la fin du monopole de l’opérateur public, la Renfe.

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs mercredi à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Cette décision bloque en …

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Lactalis lance un vaste rappel international de lait infantile

Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile en France et dans de nombreux pays à travers le monde dont la Chine, l’Australie et  le Mexique, s’ajoutant à plusieurs rappels lancés par d’autres fabricants ces dernières semaines.Les rappels de Lactalis sont motivés par la présence potentielle de “céréulide”, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, souligne Lactalis dans un communiqué. En France métropolitaine, c’est la marque Picot qui est concernée. Les six lots en question sont des pots nommés “Picot Nutrition Quotidienne 1er âge” dans les formats 400, 800 et 850 grammes d’une part, des pots “Picot Nutrition Quotidienne 2e âge” dans les formats 800 et 850 grammes, ainsi que le “Picot AR 2e âge” au format 800 grammes.Ces lots sont disponibles en réseau pharmaceutique et en grande distribution. Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan, a précisé une porte-parole à l’AFP, qui a également mentionné la Polynésie française.Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots”, a souligné la même source, sans être en mesure de tous les détailler dans l’immédiat. – Un “fournisseur international” -“C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA”, une molécule rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est en cause, a précisé Lactalis à l’AFP, sans toutefois souhaiter communiquer le nom du fournisseur en question. Le groupe a néanmoins précisé que ce fournisseur était distribué par un grossiste européen “avec qui travaille Lactalis”. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.  Si les premières analyses ont “donné des résultats conformes”, les analyses complémentaires “menées sur le produit reconstitué”, c’est-à-dire le biberon préparé, ont “révélé la présence de céréulide”, ce qui conduit Lactalis, “par précaution”, à procéder à ce rappel, détaille le géant laitier. “Nous avons pleinement conscience que cette information peut susciter de l’inquiétude parmi les parents de jeunes enfants”, note le groupe dans son communiqué, précisant qu’à “ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”. Le secteur laitier est secoué ces dernières semaines par des rappels de produits de laits infantiles dans le monde entier, avec pour cause la présence potentielle de céréulide. L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’était pas encore en magasin.- Excuses de Nestlé -Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures. Selon l’association Foodwatch, le fournisseur de l’acide arachidonique incriminé pour Nestlé est basé en Chine, mais l’association relève qu’il y a peu de fournisseurs au monde pour cette substance, très réglementée en Europe. Interrogé par l’AFP, Lactalis a affirmé qu’il n’était pas en mesure de dire s’il s’agit du même fournisseur. Foodwatch a annoncé mercredi qu’elle allait porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels. Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.Contactées mercredi au sujet du rappel Lactalis et celui de Danone, elles n’avaient pas répondu dans l’immédiat.Depuis début janvier, trois rappels concernant des laits infantiles ont été effectués en France, selon la base de données des rappels de consommation du ministère de l’Economie. Une fréquence qui tranche avec la rareté des rappels les années précédentes: un en 2025, zéro en 2024. 

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs mercredi à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Cette décision bloque en théorie l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec l’Amérique latine pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité de l’appliquer à titre provisoire si elle le souhaite. L’exécutif européen n’a pas tranché sur ce point, mais a fait part mercredi de sa “profonde déception” après le vote du Parlement.Ardent défenseur de ce traité de libre-échange, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui aussi jugé “regrettable” la décision des eurodéputés. “Convaincu de la légalité de l’accord”, il a demandé son application “à titre provisoire”.- Les agriculteurs “fiers” -Le gouvernement français s’est en revanche réjoui de ce vote, estimant que le Parlement s’était “exprimé en cohérence avec la position” de la France.En dehors de l’institution à Strasbourg, le vote a été accueilli par une effusion de joie d’agriculteurs, encore réunis devant le Parlement européen au lendemain d’une manifestation de plusieurs milliers d’entre eux. Ils étaient encore 600 mercredi à faire face à d’importantes forces de police, leurs tracteurs garés non loin de l’hémicycle.”On peut être fiers (…). On est rincés, ça fait des mois et des mois, des années qu’on est sur ce sujet”, a réagi Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs.”C’est un peu l’euphorie, c’est un très long combat” a dit à l’AFP Romain Blanchard, 44 ans, qui produit du vin et des céréales dans les Bouches-du-Rhône. “On a fait neuf heures de route, on laisse nos fermes, nos familles pour être là. Ça s’est joué à pas grand chose”.La saisine de la Cour pourrait retarder d’un an et demi le vote global du Parlement européen sur la ratification de ce traité conclu avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.- Premier signal -Ce premier vote donne un signal sur les équilibres à Strasbourg, dans un dossier fortement marqué par les considérations nationales.Opposés au Mercosur, les 81 députés français s’étaient ainsi tous engagés à voter pour cette saisine, et il faudra attendre le décompte des votes pour vérifier qu’ils ont bien tenu parole.”Victoire, notre stratégie de combat (…) porte ses fruits, le Mercosur trébuche”, a réagi l’eurodéputée française Céline Imart, membre de la droite, la première formation politique au Parlement.Le chef de son groupe, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, avait pourtant mis tout son poids dans la balance pour empêcher cette saisine. Mardi, il avait qualifié ce traité de libre-échange avec le Mercosur “d’accord anti-Trump”, dans l’espoir de convaincre les derniers hésitants à voter contre.Les opposants à la saisine soulignaient la nécessité de mettre en œuvre l’accord le plus vite possible, particulièrement au moment où le président américain Donald Trump agite la menace de nouveaux droits de douane contre l’Europe.Les partisans d’un recours devant la Cour européenne espèrent au contraire, avec ce vote, retarder la ratification de l’accord et donc sa mise en œuvre.Ce traité crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’UE, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Ils restent néanmoins prudents après cette courte victoire.Certes, la ratification du traité avec le Mercosur est bloquée pendant des mois, mais la Commission européenne pourrait passer outre, en lançant une application provisoire.La “vraie bataille” sera là, a averti l’eurodéputé français David Cormand du groupe des Verts.

Groenland : Trump au Forum de Davos dans un climat électrique

Le président américain Donald Trump est arrivé mercredi à Davos où il participe au Forum économique mondial dans un climat rendu électrique par sa volonté d’annexer le Groenland au risque de faire éclater l’alliance transatlantique.M. Trump doit prononcer un discours très attendu, initialement prévu à 14H30 (13H30 GMT), mais il a rejoint avec retard la station chic des Alpes suisses, à la suite d’un problème à bord d’Air Force One qui l’a contraint à faire demi-tour en vol et prendre un autre appareil.Le président américain participe au Forum pour la première fois depuis 2020. Il entend par ailleurs tenir plusieurs réunions sur le Groenland.Avant de quitter Washington, Donald Trump a raillé avec virulence les dirigeants européens opposés à ses convoitises sur le Groenland.- “Vous verrez bien!” -Interrogé jusqu’où il était prêt à aller pour prendre le contrôle de la vaste île arctique aux dépens du Danemark, membre de l’Otan, il répondu : “Vous verrez bien”.”L’Amérique sera bien représentée à Davos – par moi”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.M. Trump insiste sur le fait que le Groenland, territoire autonome danois riche en minerais, est vital pour la sécurité des Etats-Unis et de l’Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l’Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques. Il a accentué la pression en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25% à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les Etats-Unis de représailles.”Le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses principes et valeurs et sur l’avenir du Groenland, sous la menace de droits de douanes”, a déclaré mercredi son Premier ministre Keir Starmer devant la chambre des Communes.Les États-Unis “se comportent très bizarrement pour des alliés”, a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde.La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a appelé l’Europe à rompre avec sa “prudence traditionnelle” face aux défis d’un monde “de plus en plus anarchique” et défini par la “puissance brute”.La France a demandé un “exercice de l’Otan au Groenland” et est “prête à y contribuer”, a annoncé l’Elysée.- “Déclarations incendiaires” -“Inspirez profondément. N’ayez pas ce réflexe de colère”, a rétorqué le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, reprochant aux Européens des déclarations “incendiaires” et les appelant à écouter les arguments de Donald Trump.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a plaidé pour “une diplomatie réfléchie”, “seule manière” de “faire face” à la situation.Au Forum mardi, Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives américaines “inacceptables” de “subordonner l’Europe”. “Nous préférons le respect aux brutes (…), l’état de droit à la brutalité”, a-t-il déclaré.Le président français a été la cible des moqueries de Donald Trump, qui a révélé publiquement un SMS proposant un sommet du G7 à Paris jeudi, consacré au Groenland et à l’Ukraine, une proposition restée lettre morte. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, qui s’efforce de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Washington depuis que Donald Trump a appelé à faire du Canada le 51e Etat américain, a été ovationné pour son discours mardi à Davos.”Le Canada soutient fermement le Groenland et le Danemark”, a lancé M. Carney au Forum.”Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu”, a-t-il ajouté.- “La fin de l’Otan” -Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom a exhorté les Européens à “s’affirmer” sur le sujet du Groenland face à Donald Trump.”Il est passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage”, a-t-il dit. “Assez de politesses”, a-t-il ajouté: “Arrêtez de chercher à l’apaiser. Combattez le feu par le feu”.Donald Trump souhaite selon la Maison Blanche se concentrer dans son discours à Davos sur l’économie américaine, confrontée à une hausse du coût de la vie qui menace le Parti républicain à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.Mais le Groenland sera immanquablement évoqué.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a appelé mardi ses 57.000 concitoyens à se préparer à une éventuelle intervention militaire. Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a souligné que toute action de ce type des Etats-Unis contre un allié “signifierait la fin de l’Otan”.Jeudi, Donald Trump devrait annoncer la première charte de son “Conseil de paix”, un organe de résolution des conflits internationaux concurrent des Nations unies, tandis que plusieurs pays ont évoqué une possible cérémonie de signature le jour-même.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a plaidé mercredi la “bonne foi” du Front national au deuxième jour de son interrogatoire, lors du procès en appel à Paris des assistants parlementaires d’eurodéputés de son parti.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur? Car nous étions totalement de bonne foi”, a fait valoir mercredi matin la cheffe de file de l’extrême droite.La justice lui reproche, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Devant la cour d’appel, la présidente des députés RN, actuellement inéligible et qui joue lors du procès sa candidature à la présidentielle de 2027, soutient que si le parti à la flamme a commis un délit, ce n’était en rien intentionnel, blâmant l’administration du Parlement européen.Certes, concède-t-elle, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”. Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire, car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.Pour Marine Le Pen, l’activité politique des assistants parlementaires résultait du “cordon sanitaire” mis en place contre la formation d’extrême droite dans l’hémicycle européen.”L’objectif était d’interdire à un député du FN d’avoir la moindre mission au sein d’une commission (…) On nous avait un petit peu condamné à une fonction tribunitienne”, dit-elle, vêtue d’un tailleur bleu marine.Pour la députée du Pas-de-Calais, le temps écoulé depuis les faits rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris l’a déclarée coupable et notamment condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant en l’état de se présenter à la prochaine présidentielle. Un coup de tonnerre au moment où la candidate potentielle survolait les intentions de vote pour le premier tour.Son interrogatoire doit se poursuivre mercredi après-midi.

Enorme coup de filet dans le trafic de drogues de synthèse en Europe

Europol a annoncé mercredi le démantèlement d’un important réseau de production et de distribution de drogues de synthèse opérant dans plusieurs pays européens, lors de la “plus vaste opération jamais menée” de ce type.Les autorités des pays concernés ont démantelé 24 laboratoires, saisi plus de neuf tonnes de stupéfiants et quelque 1.000 tonnes de produits …

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