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Gaza: la Défense civile annonce la mort de 39 Palestiniens près de centres d’aide

La Défense civile locale a affirmé que 39 Palestiniens avaient été tués samedi par des tirs israéliens près de centres d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, affamée et ravagée par la guerre entre Israël et le Hamas.Les quelque deux millions de Palestiniens assiégés par Israël à Gaza sont au bord de la famine après …

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Royaume-Uni: des dizaines de partisans du groupe interdit Palestine Action arrêtés

Plus d’une centaine de partisans de Palestine Action ont été interpellés samedi au Royaume-Uni, lors de manifestations de soutien à ce groupe propalestinien interdit depuis début juillet et classé comme “organisation terroriste”, ont annoncé la police et les organisateurs des rassemblements.Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées à Parliament Square, dans le quartier de Westminster à Londres, …

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Royaume-Uni: des dizaines de partisans du groupe interdit Palestine Action arrêtés

Plus d’une centaine de partisans de Palestine Action ont été interpellés samedi au Royaume-Uni, lors de manifestations de soutien à ce groupe propalestinien interdit depuis début juillet et classé comme “organisation terroriste”, ont annoncé la police et les organisateurs des rassemblements.Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées à Parliament Square, dans le quartier de Westminster à Londres, pour avoir brandi “des pancartes de soutien à Palestine Action, qui est un groupe interdit”, a indiqué la police de la capitale britannique sur X. Neuf personnes ont été arrêtées dans une autre manifestation londonienne et huit autres à Truro dans le sud-ouest de l’Angleterre. Des rassemblements à Edimbourg, Bristol et Manchester ont en outre mené à l’interpellation d’au moins 35 manifestants, a indiqué la police. A Londres, des dizaines de manifestants avaient écrit à la main sur des pancartes blanches: “Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action”. “La liberté d’expression est morte dans ce pays, honte à la Met police”, la police de Londres, a lancé un homme lors de son interpellation. “Le gouvernement britannique est complice du génocide israélien contre les Palestiniens. Il tente de réduire au silence ceux qui dénoncent cette complicité”, a accusé sur X le groupe Defend Our Juries, qui a organisé les rassemblements.La semaine dernière, ce sont 72 personnes qui avaient été arrêtées lors de manifestations de Palestine Action das tout le pays, et 29 personnes la semaine précédente.Le Parlement britannique a approuvé début juillet l’interdiction et le classement en tant qu'”organisation terroriste” du mouvement Palestine Action. Le gouvernement a annoncé l’interdiction du groupe quelques jours après que des militants se sont introduits sur une base de l’armée de l’air en Angleterre, où ils ont maculé de peinture rouge deux avions militaires. Quatre personnes ont été inculpées et placées en détention provisoire dans cette affaire.Saisie en urgence, la Haute Cour de Londres a refusé de suspendre l’interdiction du groupe qui repose sur la loi de 2000 sur le terrorisme.Des experts des Nations unies ont critiqué la décision de Londres, estimant que “de simples dommages matériels, sans mise en danger de la vie d’autrui, ne sont pas suffisamment graves pour être qualifiés de terrorisme”.

La RDC et le M23 signent une trève élargie au Qatar

Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et Kinshasa ont signé samedi au Qatar une déclaration de principes comprenant un engagement pour un cessez-le-feu permanent, saluée comme une “avancée” significative pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de 30 ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années. Le M23, qui s’est emparé de villes stratégiques lors d’une offensive éclair en janvier et février, avait insisté pour négocier son propre accord de cessez-le-feu avec Kinshasa, après que son allié rwandais a signé un accord de paix à Washington le mois dernier.”Les parties réaffirment leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent” comprenant l’interdiction d’attaques “de toutes nature”, la “diffusion de propagande haineuse ou incitant à la violence”, et “toute tentative de conquête ou de modification des positions par la force sur le terrain”, indique une déclaration de principes signée par des hauts responsables du M23 et de la RDC à Doha après trois mois de discussions dans l’émirat du Golfe.Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration “au plus tard le 29 juillet 2025”.Le texte énonce l’engagement d’entamer “au plus tard le 8 août 2025” des négociations formelles en vue d’un accord de paix global qui doit être signé “au plus tard le 18 août 2025”.Elle prévoit également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC une fois un accord de paix signé.- “pas de solution magique” -“Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos institutions”, s’est félicité sur X le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.”L’une des clauses les plus importantes de la déclaration d’intention est l’accent mis sur l’extension du contrôle et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire”, a souligné l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, présent lors de la signature. “Nous savons qu’il n’y a pas de solutions magiques, notamment en ce qui concerne le calendrier”, a-t-il toutefois souligné.Les violences se sont intensifiées au cours des derniers mois dans cette région frontalière du Rwanda, avec une offensive éclair du M23 et des troupes rwandaises (FDR) sur Goma et Bukavu, face à une armée congolaise dépassée. Elles ont fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés. Depuis février, le front dans l’est de la RDC s’est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla. Par le passé, ni le M23, ni les milices locales n’ont reconnu les accords de cessation des combats.L’Union africaine, l’Union européenne et la mission de maintien de la paix dans le pays (Monusco) ont salué  une “avancée” significative dans les efforts déployés pour instaurer une paix durables.”Nous saluons les engagements pris et appelons à leur mise en œuvre de bonne foi dans les délais prescrits”, a déclaré dans un communiqué le chef par intérim de la Monusco, Bruno Lemarquis.- “Rôle déterminant” du Rwanda -Kigali a également salué l’accord, se disant “déterminé à contribuer à une paix durable et au développement économique de la région des Grands Lacs”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Le Rwanda nie soutenir militairement le groupe armé qui a repris ses opérations dans la région en 2021, mais début juillet, des experts de l’ONU ont pointé le “rôle déterminant” joué par son armée dans l’offensive de janvier et février.Les négociations pour un accord de paix entre Kinshasa et le M23 “s”inscriront dans le cadre” du texte signé fin juin entre la RDC et le Rwanda, selon la déclaration de principe.Le président congolais Félix Tshisekedi avait évoqué en avril un accord minier avec Massad Boulos, en visite à Kinshasa. Une rencontre entre M. Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame doit avoir lieu dans les prochains mois. 

La RDC et le M23 signent une trève élargie au Qatar

Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et Kinshasa ont signé samedi au Qatar une déclaration de principes comprenant un engagement pour un cessez-le-feu permanent, saluée comme une “avancée” significative pour la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de 30 ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années. Le M23, qui s’est emparé de villes stratégiques lors d’une offensive éclair en janvier et février, avait insisté pour négocier son propre accord de cessez-le-feu avec Kinshasa, après que son allié rwandais a signé un accord de paix à Washington le mois dernier.”Les parties réaffirment leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent” comprenant l’interdiction d’attaques “de toutes nature”, la “diffusion de propagande haineuse ou incitant à la violence”, et “toute tentative de conquête ou de modification des positions par la force sur le terrain”, indique une déclaration de principes signée par des hauts responsables du M23 et de la RDC à Doha après trois mois de discussions dans l’émirat du Golfe.Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration “au plus tard le 29 juillet 2025”.Le texte énonce l’engagement d’entamer “au plus tard le 8 août 2025” des négociations formelles en vue d’un accord de paix global qui doit être signé “au plus tard le 18 août 2025”.Elle prévoit également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC une fois un accord de paix signé.- “pas de solution magique” -“Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos institutions”, s’est félicité sur X le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.”L’une des clauses les plus importantes de la déclaration d’intention est l’accent mis sur l’extension du contrôle et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire”, a souligné l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, présent lors de la signature. “Nous savons qu’il n’y a pas de solutions magiques, notamment en ce qui concerne le calendrier”, a-t-il toutefois souligné.Les violences se sont intensifiées au cours des derniers mois dans cette région frontalière du Rwanda, avec une offensive éclair du M23 et des troupes rwandaises (FDR) sur Goma et Bukavu, face à une armée congolaise dépassée. Elles ont fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés. Depuis février, le front dans l’est de la RDC s’est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla. Par le passé, ni le M23, ni les milices locales n’ont reconnu les accords de cessation des combats.L’Union africaine, l’Union européenne et la mission de maintien de la paix dans le pays (Monusco) ont salué  une “avancée” significative dans les efforts déployés pour instaurer une paix durables.”Nous saluons les engagements pris et appelons à leur mise en œuvre de bonne foi dans les délais prescrits”, a déclaré dans un communiqué le chef par intérim de la Monusco, Bruno Lemarquis.- “Rôle déterminant” du Rwanda -Kigali a également salué l’accord, se disant “déterminé à contribuer à une paix durable et au développement économique de la région des Grands Lacs”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Le Rwanda nie soutenir militairement le groupe armé qui a repris ses opérations dans la région en 2021, mais début juillet, des experts de l’ONU ont pointé le “rôle déterminant” joué par son armée dans l’offensive de janvier et février.Les négociations pour un accord de paix entre Kinshasa et le M23 “s”inscriront dans le cadre” du texte signé fin juin entre la RDC et le Rwanda, selon la déclaration de principe.Le président congolais Félix Tshisekedi avait évoqué en avril un accord minier avec Massad Boulos, en visite à Kinshasa. Une rencontre entre M. Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame doit avoir lieu dans les prochains mois. 

Syrie: les combattants druzes reprennent l’ensemble de la ville de Soueida

Les combattants druzes ont chassé samedi soir leurs rivaux de la ville syrienne de Soueida, théâtre de combats dans la journée malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, a rapporté une ONG, faisant état de 940 morts en sept jours de violences intercommunautaires.Des affrontements se poursuivaient toutefois dans le reste de la province éponyme entre les druzes et des tribus et bédouins sunnites, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Le pouvoir syrien a annoncé plus tôt le début du déploiement de ses forces dans la province méridionale à majorité druze, appelant “toutes les parties à respecter” la trêve qu’il a proclamée.Les Etats-Unis ont eux aussi annoncé vendredi soir un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.Samedi dans la journée, dans un quartier de la ville, des combattants tribaux, certains au visage masqué, tiraient avec des armes automatiques, selon des images de l’AFP.L’un des combattants avait le front ceint d’un bandeau noir portant la profession de foi de l’islam. Un autre brandissait des ciseaux, utilisés pour taillader les moustaches des vieux druzes, insulte suprême pour ce peuple de fiers guerriers.Un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.”Les combattants tribaux se sont retirés de Soueida samedi soir”, après une contre-offensive druze, mais continuaient à bombarder la ville après leur retrait, a indiqué l’OSDH.Bassem Fakhr, le porte-parole du Mouvement des hommes de la dignité, l’une des deux principales factions druzes armées, a confirmé à l’AFP qu’il “n’y a(vait) plus de présence des bédouins dans la ville”.- “Dialogue” -Ahmad al-Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités et salué “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie”.Son ministère de l’Intérieur a annoncé dans le même temps “le début du déploiement des forces de sécurité dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”.Paris a appelé “l’ensemble des parties” à respecter “strictement” le cessez-le-feu annoncé par Damas et “à s’abstenir de toute action unilatérale”.Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes.Il les avait toutefois retirées, expliquant vouloir éviter une “guerre ouverte” avec Israël, qui avait bombardé plusieurs cibles du pouvoir à Damas et menacé d’intensifier ses frappes si les autorités ne retiraient pas leurs forces de Soueida. L’Union européenne a salué le cessez-le-feu annoncé par l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, estimant que le moment était “maintenant au dialogue”.Dans un message sur X, M. Barrack a indiqué s’être mis d’accord avec les chefs des diplomaties jordanienne et syrienne “sur des mesures concrètes pour aider la Syrie à mettre en œuvre l’accord” de cessez-le-feu, à l’issue d’une réunion à Amman samedi.L’OSDH, des témoins et des groupes druzes avaient accusé les forces gouvernementales déployées à Soueida d’avoir combattu aux côtés des bédouins et commis des exactions.Depuis le 13 juillet, les violences ont fait 940 morts dans la province, dont 588 Druzes (326 combattants et 262 civils), 312 membres des forces gouvernementales et 21 Bédouins sunnites, d’après l’OSDH.- Ni eau, ni électricité -Près de 87.000 personnes ont été déplacées, d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Selon le médecin Omar Obeid de l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville encore opérationnel, l’établissement a accueilli entre lundi et vendredi “plus de 400 corps”.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital, alors que la ville est privée d’eau, d’électricité et de communications.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent un peu plus le pouvoir de M. Chareh, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Syrie: les combattants druzes reprennent l’ensemble de la ville de Soueida

Les combattants druzes ont chassé samedi soir leurs rivaux de la ville syrienne de Soueida, théâtre de combats dans la journée malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, a rapporté une ONG, faisant état de 940 morts en sept jours de violences intercommunautaires.Des affrontements se poursuivaient toutefois dans le reste de la province éponyme entre les druzes et …

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Syrie: les combattants druzes reprennent l’ensemble de la ville de Soueida

Les combattants druzes ont chassé samedi soir leurs rivaux de la ville syrienne de Soueida, théâtre de combats dans la journée malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, a rapporté une ONG, faisant état de 940 morts en sept jours de violences intercommunautaires.Des affrontements se poursuivaient toutefois dans le reste de la province éponyme entre les druzes et des tribus et bédouins sunnites, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Le pouvoir syrien a annoncé plus tôt le début du déploiement de ses forces dans la province méridionale à majorité druze, appelant “toutes les parties à respecter” la trêve qu’il a proclamée.Les Etats-Unis ont eux aussi annoncé vendredi soir un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.Samedi dans la journée, dans un quartier de la ville, des combattants tribaux, certains au visage masqué, tiraient avec des armes automatiques, selon des images de l’AFP.L’un des combattants avait le front ceint d’un bandeau noir portant la profession de foi de l’islam. Un autre brandissait des ciseaux, utilisés pour taillader les moustaches des vieux druzes, insulte suprême pour ce peuple de fiers guerriers.Un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de maisons et de voitures brûlées et des hommes armés mettre le feu à des magasins après les avoir pillés.”Les combattants tribaux se sont retirés de Soueida samedi soir”, après une contre-offensive druze, mais continuaient à bombarder la ville après leur retrait, a indiqué l’OSDH.Bassem Fakhr, le porte-parole du Mouvement des hommes de la dignité, l’une des deux principales factions druzes armées, a confirmé à l’AFP qu’il “n’y a(vait) plus de présence des bédouins dans la ville”.- “Dialogue” -Ahmad al-Chareh, président intérimaire arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Bachar al-Assad en décembre, a réaffirmé son engagement à protéger les minorités et salué “le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie”.Son ministère de l’Intérieur a annoncé dans le même temps “le début du déploiement des forces de sécurité dans la province de Soueida (…) dans le but de protéger les civils et de mettre un terme au chaos”.Paris a appelé “l’ensemble des parties” à respecter “strictement” le cessez-le-feu annoncé par Damas et “à s’abstenir de toute action unilatérale”.Israël, qui affirme vouloir défendre les druzes, une minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam, était jusque-là opposé à la présence de telles forces dans cette région.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes.Il les avait toutefois retirées, expliquant vouloir éviter une “guerre ouverte” avec Israël, qui avait bombardé plusieurs cibles du pouvoir à Damas et menacé d’intensifier ses frappes si les autorités ne retiraient pas leurs forces de Soueida. L’Union européenne a salué le cessez-le-feu annoncé par l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, estimant que le moment était “maintenant au dialogue”.Dans un message sur X, M. Barrack a indiqué s’être mis d’accord avec les chefs des diplomaties jordanienne et syrienne “sur des mesures concrètes pour aider la Syrie à mettre en œuvre l’accord” de cessez-le-feu, à l’issue d’une réunion à Amman samedi.L’OSDH, des témoins et des groupes druzes avaient accusé les forces gouvernementales déployées à Soueida d’avoir combattu aux côtés des bédouins et commis des exactions.Depuis le 13 juillet, les violences ont fait 940 morts dans la province, dont 588 Druzes (326 combattants et 262 civils), 312 membres des forces gouvernementales et 21 Bédouins sunnites, d’après l’OSDH.- Ni eau, ni électricité -Près de 87.000 personnes ont été déplacées, d’après l’Organisation internationale pour les migrations.Vendredi, des combattants de tribus ont afflué de régions syriennes vers Soueida pour aider les bédouins. Selon le médecin Omar Obeid de l’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville encore opérationnel, l’établissement a accueilli entre lundi et vendredi “plus de 400 corps”.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré un autre membre du personnel de l’hôpital, alors que la ville est privée d’eau, d’électricité et de communications.Ces nouvelles violences intercommunautaires fragilisent un peu plus le pouvoir de M. Chareh, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Des affrontements avaient opposé en avril des combattants druzes aux forces de sécurité près de Damas et à Soueida, faisant plus de 100 morts.En mars, des massacres avaient fait plus de 1.700 morts, essentiellement des membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, après des affrontements dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’OSDH.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité est aussi implantée au Liban et en Israël.

Los Angeles: une voiture fonce sur la foule et fait 30 blessés, son conducteur en garde à vue

Une voiture a foncé “pour des raisons inconnues” sur un groupe de personnes rassemblées devant une boîte de nuit de Los Angeles tôt samedi matin, faisant au moins 30 blessés, et son conducteur, agressé par la foule et touché par balle, a été placé en garde à vue.Le conducteur, “transporté à l’hôpital” et “opéré” après avoir été “blessé par balle” dans la confusion qui a suivi le moment où il a heurté la foule, a été placé en garde à vue par la police de Los Angeles et pourrait être poursuivi pour “tentative de meurtre”, a indiqué à la mi-journée l’une de ses responsables, Lillian Carranza, à la chaîne américaine CBS. “Il se trouve dans un état sable”, a-t-elle précisé.La police de la ville californienne avait communiqué plus tôt un bilan de sept personnes se trouvant dans un “état critique” et six dans un “état grave”. Au total, vingt-trois personnes ont été transportées à l’hôpital, selon la même source.Dans le détail, ces trente blessés recensés sont 18 femmes et 12 hommes vingtenaires et trentenaires, selon les autorités locales.Plus de 120 pompiers se sont rendus sur les lieux, à East Hollywood.”Vers 2H00 du matin, les agents de police ont répondu à un appel faisant état d’une agression avec une arme dans le secteur de Vermont Avenue et de Santa Monica Boulevard”, a détaillé la police locale dans un communiqué.”L’enquête préliminaire indique qu’un véhicule a foncé dans la foule pour des raisons encore inconnues”, a-t-elle poursuivi, en précisant que le conducteur du véhicule a été extrait de sa voiture par la foule et “agressé” au cours d’affrontements.- Tireur recherché -Le suspect qui a tiré sur le conducteur a pris la fuite à pied et est activement recherché par la police, qui a détaillé ses caractéristiques physiques dans une publication sur le réseau social X. Un groupe de personnes faisait la queue pour entrer dans la boîte de nuit, à proximité d’un camion vendant des tacos et du service voiturier, quand la voiture leur a foncé dessus, a expliqué le chef des pompiers de Los Angeles, Adam VanGerpen, à la chaîne de télévision ABC News.”Le guichet pour le service voiturier et le camion de tacos ont été renversés, et un grand nombre de personnes ont été touchées par le véhicule”, a-t-il détaillé.”C’est une tragédie déchirante (…) Le cœur des habitants de Los Angeles est avec toutes les victimes touchées ce matin – une enquête approfondie sur ce qui s’est passé est en cours”, a déclaré la maire de la deuxième plus grande ville des Etats-Unis, Karen Bass, dans un communiqué.A l’aube samedi, une voiture au pare-chocs arraché et à la portière en pièces était emportée par les autorités locales devant le Vermont Hollywood, une salle de concert et boîte de nuit huppée, et le sol était jonché de débris, a constaté un photographe de l’AFP.Le lieu accueillait un événement de musique reggae et hip-hop de 22H00 à 2H00 du matin, selon son site internet. La zone où l’incident s’est produit est proche d’endroits très fréquentés comme le Sunset Boulevard et le Walk of Fame, le trottoir orné d’étoiles célébrant des personnalités du spectacle.