AFP World

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté mercredi un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Le résultat a provoqué …

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE Read More »

L’inconnue de l’avenir des prisonniers de l’EI en Syrie

Le chaos et les incertitudes provoqués par les affrontements entre l’armée syrienne et les forces kurdes menacent l’étanchéité des camps de prisonniers de l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), faisant planer le risque d’évasions.Des milliers d’ex-combattants mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d’enfants, selon les différentes estimations, sont répartis dans une vingtaine de …

L’inconnue de l’avenir des prisonniers de l’EI en Syrie Read More »

Gaza: un collaborateur de l’AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l’AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l’armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d’un drone jugé suspect.La frappe a eu lieu dans le secteur d’al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d’images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l’AFP depuis l’évacuation, début 2024, des journalistes employés par l’agence à Gaza.”C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d’Abdoul”, écrit l’Agence France-Presse dans un communiqué, notant que “ses collègues se souviennent d’un homme généreux, doté d’un engagement journalistique profond”.L’AFP “exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort”, notant que “trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l’accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible.”Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s’accusent mutuellement de violer.Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.- “Crime de guerre” -Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir identifié “plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza”, sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.Les forces israéliennes “ont frappé avec précision les suspects qui l’avaient activé”, a ajouté l’armée, précisant que les circonstances faisaient l’objet d’un “examen”.Sur place, un témoin a déclaré à l’AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d’aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu’un véhicule qui les accompagnait a été visé.”Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire”, a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l’AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d’une voiture calcinée.”Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d’une mission humanitaire”, a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que “tous les véhicules” du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne “criminelle”.Abdoul Raouf Shaath n’était pas en mission pour l’AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l’agence avait été publié lundi.Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné “avec la plus grande fermeté” cette attaque, dénonçant une “politique systématique et délibérée” d’Israël pour “cibler intentionnellement les journalistes palestiniens”.”Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre”, a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).- “Dangers immenses” -“Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d’être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours”, a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un “crime de guerre”.Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L’armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.Selon RSF, “près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l’armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l’exercice de leur travail.”L’armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu’elle reconnaît avoir éliminé étaient des “terroristes” membres de la branche armée du Hamas ou d’autres groupes armés palestiniens.

L’Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

La catastrophe ferroviaire d’Andalousie dimanche et un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l’Espagne, où les questions s’accumulent sur la sécurité du système ferroviaire, amenant le syndicat des conducteurs de train à appeler à une grève de trois jours en février.En Andalousie (sud), où au moins 43 personnes sont mortes dans la collision de deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, selon un nouveau bilan des autorités, les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour découvrir les causes de la tragédie, qui restent encore un mystère.Le gouvernement central et le gouvernement andalou ont annoncé qu’un hommage national aux victimes de la collision d’Adamuz aurait lieu le 31 janvier à Huelva, en Andalousie.En Catalogne, c’est un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) qui a heurté mardi soir les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida en raison de fortes pluies.L’accident a fait un mort et 37 personnes ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves.La circulation des trains reste suspendue dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.Coup sur coup donc, l’Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013. De plus, elle ne sait toujours pas ce qui a provoqué le plus grave d’entre eux.- “Un excellent système” -Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train, le Semaf, a appelé mercredi à une grève de trois jours les 9, 10 et 11 février pour réclamer plus de “sécurité ferroviaire”.”Nous ne pouvons ni ne devons remettre en cause notre réseau (ferroviaire), ni les transports publics de notre pays. Il n’est pas parfait, ni infaillible, mais c’est un excellent système de transport”, a répliqué mercredi soir le ministre des Transports Óscar Puente lors d’une conférence de presse.Il a dit vouloir “répondre aux revendications” des conducteurs, mais a souhaité que la grève soit annulée.Le pays pleurait encore ses morts de la catastrophe d’Adamuz mercredi, au deuxième jour d’un deuil national de trois jours. Le bilan – au moins 43 morts et 31 personnes toujours hospitalisées, dont six en soins intensifs – reste provisoire. Au moins deux personnes manquent encore à l’appel, selon les signalements pour disparition émis par les familles des passagers.L’opposition s’en est prise mercredi au gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, dénonçant des investissements insuffisants dans le réseau ferroviaire national.Le dirigeant socialiste a promis la “transparence absolue” sur le drame d’Adamuz.- Enquête “très complexe” -Sur place, les engins de chantier continuent de s’affairer autour des deux trains accidentés dimanche.Ce soir-là, les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid de l’opérateur privé Iryo – une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.D’après des médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement – s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident.Mercredi, le New York Times a évoqué également, photo à l’appui, la piste d’un “bogie” (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d’un train) retrouvé dans un cours d’eau proche du lieu de la collision.La Garde civile (équivalent en Espagne de la gendarmerie) a confirmé la découverte dans un communiqué, tout en ajoutant que la pièce métallique faisait partie de “centaines d’indices” relevés sur le site.M. Puente a averti que l’enquête serait “longue” et “très complexe”, et que la publication d’un rapport définitif pourrait prendre plusieurs mois.Avec 4.000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l’une des fiertés du pays.

Trump propose un “Conseil de paix” concurrent de l’ONU et totalement à sa main

Donald Trump veut créer un “Conseil de paix” à sa main, pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU. Un “Conseil” dont la charte fondatrice pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial.Selon une source proche du président américain, Donald Trump va mettre en avant ce “Conseil de la paix” à Davos. Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de se rallier à sa charte, selon cette source.Celle-ci est censée entrer en vigueur quand au moins “trois Etats” l’auront signée.- De quoi s’agit-il?La Maison Blanche avait annoncé qu’en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un “Conseil de paix” présidé par Donald Trump serait formé.Mais le projet de “charte” révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.Le “Conseil de paix” n’est “pas un plan de l’ONU”, a insisté un porte-parole de l’ONU, rappelant qu’il avait été “autorisé par le Conseil de sécurité exclusivement pour ses travaux à Gaza”.- La mission “Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits”, peut-on lire dans le préambule de ce texte de huit pages qui critique les “approches et institutions qui ont trop souvent échoué” – une allusion claire à l’ONU. – Trump tout puissantDonald Trump sera le “premier président du Conseil de paix”, dont les pouvoirs prévus sont très étendus : il est seul habilité à “inviter” d’autres chefs d’Etat et de gouvernement à l’intégrer et peut révoquer leur participation, sauf en cas de “veto par une majorité des deux tiers des Etats membres”.Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair.- Ticket d’entrée “Chaque Etat membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur” de la charte, renouvelable par le président, précise le texte.Ce mandat ne s’applique pas aux Etats membres qui versent plus d’un milliard de dollars au “Conseil de paix” au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte.- Quels pays ont dit oui? En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l’invitation de son allié Donald Trump d’être “membre fondateur”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné son accord pour siéger au conseil, comme le président argentin Javier Milei, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et la présidente du Kosovo Vjosa Osmai.La diplomatie saoudienne a annoncé la “décision commune” des ministres des Affaires étrangères saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, turc, indonésien et pakistanais, de rejoindre l’instance. Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa y participera aussi.Le roi du Maroc Mohamed VI le rejoindra comme “membre fondateur”, le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, assistera à la signature de la charte, et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est prêt à y participer, selon des sources officielles. – Quels pays ont dit non? La Norvège, la France – qui “ne peut donner (une) suite favorable” à ce stade, selon l’entourage présidentiel – et l’Ukraine dont le président Volodymyr Zelensky “n’imagine pas” y participer au côté de la Russie.- Quels pays réservent leur réponse? Moscou a dit vouloir “clarifier toutes les nuances” de l’invitation avec Washington avant de se prononcer, et la Chine n’a pas dit si elle acceptait l’invitation, tout en indiquant “défendre fermement le système international avec les Nations unies en son centre”.Londres veut examiner les “modalités” de l’invitation, Berlin a exprimé la nécessité de se “coordonner” avec ses partenaires, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, réserve sa réponse.Le Premier ministre de la Croatie, Andrej Plenkovic, a dit souhaiter plus de temps.La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré: “Nous examinons la situation”.Le pape Léon XIV a reçu une invitation et “nous réfléchissons sur ce qu’on doit faire”, selon Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican.- Quels autres pays invités ?L’Italie, la Suède, la Finlande, l’Albanie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, la Bulgarie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, l’Inde et la Corée du Sud, selon leurs dirigeants.

Washington va transférer de Syrie vers l’Irak jusqu’à 7.000 détenus de l’EI

Washington a annoncé mercredi mener des opérations pour transférer jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe Etat islamique (EI) vers l’Irak depuis la Syrie, où des affrontements entre l’armée et les forces kurdes font craindre des failles sécuritaires.Cette annonce survient après que les Etats-Unis ont estimé que “la mission initiale” des FDS (Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes), la lutte contre l’EI, “a largement pris fin, car Damas est désormais prêt à prendre le relais en matière de sécurité” et peut contrôler les centres de détention jusque là tenus par les Kurdes. “Les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de l’EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak. Au total, jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe EI pourraient être transférés de Syrie vers des structures contrôlées par l’Irak” voisin, a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, sur X.”Oeuvrer au transfert ordonné et sécurisé des prisonniers du groupe EI est essentiel pour éviter des évasions qui constitueraient une menace directe pour les Etats-Unis et la sécurité régionale”, a avancé l’amiral Brad Cooper, à la tête du Centcom. – “Calvaire” -Les forces kurdes font face à une avancée de l’armée syrienne dans le nord-est, le président Ahmad al-Chareh étant déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays.Les Kurdes avaient instauré une zone autonome qui couvrait le quart du territoire au cours de la guerre civile (2011-2024). Un accord imposé par Damas prévoit que l’Etat syrien devienne “responsable” des prisonniers de l’EI et que l’administration kurde chargée de ce dossier soit “intégrée aux institutions étatiques”, un revers pour cette minorité qui se sent lâchée par les Etats-Unis l’ayant soutenue dans la lutte antijihadiste.Mardi, les FDS ont annoncé avoir été “contraintes de se retirer” d’al-Hol, le plus grand des camps de détention de jihadistes, pour défendre leurs régions menacées par l’armée.Les forces de sécurité syriennes sont entrées mercredi dans cet immense camp où des tentes blanches s’étendent à perte de vue.Le correspondant de l’AFP a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et pénétrer à pied, tandis que d’autres en gardaient l’entrée. Al-Hol abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités. Parmi eux figurent des Français et d’autres Occidentaux, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier. Les Syriens et les Irakiens vivent dans le camp principal, tandis que les étrangers sont détenus dans une “annexe” isolée.”Nous avons vécu un calvaire (…) j’espère que le nouveau gouvernement se montrera plus clément”, affirme à l’AFP Oum Sadek, une Syrienne de 33 ans qui porte le niqab et dément tout lien avec l’EI.”Je suis venu dans le camp à l’âge de 10 ans”, dit Ibrahim Ibrahim, un adolescent de 18 ans originaire d’Alep (nord), qui indique vivre avec sa mère et ses frères et soeurs. “J’espère pouvoir sortir d’ici. Je ne connais rien à part ce camp. J’espère que le gouvernement va nous libérer”. – “Terroristes européens” -Lundi, les forces kurdes ont affirmé qu’une autre prison de jihadistes, Chaddadi, avait été “attaquée” par les troupes gouvernementales. Celles-ci ont en retour accusé les FDS d’avoir libéré des détenus de l’EI.Le ministère de l’Intérieur a annoncé mardi que 120 membres de l’EI s’en étaient évadés et dit avoir réussi à “arrêter 81 fugitifs”.Donald Trump a lui soutenu qu’il avait “arrêté une évasion” de “terroristes européens” de cette prison, “en collaboration” avec les autorités syriennes.Les FDS contrôlent toujours un autre camp, Roj, près de la frontière turque.Dans la province de Raqa, les forces de sécurité de Damas sont déployées mercredi autour de la prison d’Al Aqtan, toujours sous contrôle des forces kurdes, selon un correspondant de l’AFP.Le pouvoir islamiste syrien avait annoncé mardi un nouveau cessez-le-feu avec les forces kurdes, poussées à se replier dans leur bastion de Hassaké. Mercredi, les deux parties se sont mutuellement accusées de l’avoir violé.L’armée a annoncé que sept soldats étaient morts dans une “attaque de drone” imputée aux forces kurdes, qui ont démenti toute implication.Damas a accordé un délai de quatre jours expirant samedi soir aux Kurdes syriens pour présenter un plan sur l’intégration de leur région au sein de l’Etat.

A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la “bonne foi” du Front national

Marine Le Pen a protesté mercredi de sa “bonne foi” et de celle de son parti, au cours d’un interrogatoire aussi minutieux que parfois laborieux devant la cour d’appel de Paris au procès des assistants d’eurodéputés.Au terme de cette déposition-marathon entamée la veille et qui aura duré en tout près de treize heures, celle qui joue son avenir politique a fait part en privé d’une épreuve physiquement éprouvante, mais avec l’impression d’avoir pu s’expliquer et être entendue, de manière plus “normale” qu’en première instance.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a pour sa part considéré que l’interrogatoire s’était “bien passé”.La justice reproche à Marine Le Pen, ainsi qu’au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir entre 2004 et 2016 fait embaucher des assistants parlementaires aux eurodéputés du parti, rémunérés par des fonds du Parlement européen mais dont l’activité n’aurait été qu’au seul bénéfice du FN.”Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d’une absence totale de rigueur?”, a interrogé la cheffe de file de l’extrême droite mercredi matin. En y répondant dans la foulée: “Car nous étions totalement de bonne foi”.Ainsi Marine Le Pen a-t-elle développé toute la journée cet axe de défense, corollaire de la “non-intentionnalité” sur laquelle elle avait déjà insisté la veille.Certes, concède celle qui est actuellement inéligible, “des reproches incontestablement peuvent nous être faits”.Mais les problèmes liés à l’emploi d’assistants parlementaires découlent selon elle d’un défaut d’information et de contrôle de l’institution communautaire car “l’administration du Parlement européen était beaucoup plus coulante que ce qu’elle est aujourd’hui”.”Des règles absolument immuables, que tout le monde respectait et sur lesquelles le Parlement européen faisait preuve d’une fermeté totale? Ça n’était pas le cas!”, martèle-t-elle.Manière, aussi, de répondre à la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, qui l’avait tancée quelques minutes plus tôt en rappelant à la prévenue Le Pen qu’elle était “avocate” de formation, “connaissait le droit” et qu'”un contrat, c’est quelque chose qui (lui) parle”.En fin de journée, celle qui avait repris la présidence du Front national en 2011 en convient: “Est-ce que c’était lié à la désorganisation (du parti)? Peut-être. Est-ce que les uns et les autres ont eu le sentiment de commettre un délit? Je suis convaincue que non. Est-ce que le parti a commis un délit de manière intentionnelle? Je crois que non”, et s'”il y a des assistants qui ont fait bénéficier leur force de travail au parti, je ne dis pas que c’était volontaire de leur part”.Conclusion: “Si tout ça était à refaire, on ne referait pas la même chose”.-“Salarié clandestin” -Face aux interrogations parfois répétées – par la présidente, une juge assesseur, l’avocat du Parlement européen ou les deux représentants de l’accusation -, la députée du Pas-de-Calais a conservé durant toute l’audience une apparente “sérénité”, quitte à se montrer laborieuse.Plus de vingt ans après le début des faits reprochés, le temps écoulé rend “extrêmement difficile de faire peser la preuve de son innocence”, déplore-t-elle, tandis que la cour d’appel décortique un par un les différents contrats d’assistants parlementaires liés à son mandat d’eurodéputée.”Je ne sais pas comment faire pour vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver, que je dois vous prouver”, finit-elle par s’agacer.Catherine Griset, son assistante personnelle de toujours, soudainement bombardée à Bruxelles alors que son bureau est à Paris? “Ça n’est pas parce qu’elle est à Paris qu’elle ne fait pas son travail d’assistante parlementaire”, jure Marine Le Pen, admettant néanmoins “l’erreur” d’avoir “embauché des gens qui travaillaient au siège” du FN.Mardi, elle avait expliqué que son “conseiller spécial” en tant que présidente du parti, Julien Odoul, n’était en fait qu’un modeste contributeur de notes – au point qu’elle avait supposé qu’il avait un “autre emploi”. Mais elle avait dit ignorer qu’il était censé être l’assistant parlementaire d’une eurodéputée FN.L’un des avocats généraux enfonce: “Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous l’ayez voulu? Je connaissais la notion de travail fictif mais celle de salarié clandestin, je la découvre”.Marine Le Pen conteste toujours avec véhémence quelque “système”, pierre angulaire de l’accusation: “Je n’ai jamais donné de consigne d’embauche”.Et lorsque son père était le patron ?”Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions. Sinon, c’était autant de forces de travail auxquelles on renonçait”, admet la benjamine Le Pen, mais “c’était sa vision. En réalité, chacun faisait absolument ce qu’il voulait”.Et “en ce qui (la) concerne”, elle n’a “jamais donné consigne d’utiliser les dotations jusqu’au bout”: “je n’ai jamais eu aucune appétence à apurer” les enveloppes européennes.Le procès est prévu jusqu’au 11 février.

Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays

Après Nestlé ces dernières semaines, le français Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Les autorités françaises ont fait un lien entre ces deux campagnes: un fournisseur chinois.Les rappels de Lactalis et Nestlé sont motivés par la présence éventuelle de céréulide, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, dans les laits infantiles pourtant très contrôlés puisqu’ils sont utilisés auprès des nourrissons, en complément ou comme aliment alternatif au lait maternel.La céréulide est un composant toxique produit dans certaines conditions par une famille de bactéries quand celles-ci sont réchauffées à une température insuffisante pour les éliminer, puis refroidies.”Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine”, a indiqué le ministère de l’Agriculture à l’AFP.Selon l’association Foodwatch, il s’agit d’un des rares fournisseurs dans le monde d’acide arachidonique (ARA), substance de synthèse très réglementée en Europe entrant dans la composition de certains laits infantiles car source d’oméga-6.L’ONG a annoncé mercredi porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels, affirmant que “des millions de nourrissons dans le monde étaient concernés”.- Rappels de Danone -Le secteur du lait infantile a été secoué ces dernières années par plusieurs alertes sanitaires, avérées ou non.Lactalis est mis en examen depuis 2023 notamment pour “tromperie aggravée” et “blessures involontaires”, en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018, quand plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient été atteints de salmonellose. Ces alertes ont des répercussions importantes sur les ventes des groupes et la confiance des consommateurs, en témoignent les baisses ces dernières semaines du cours de Bourse de Nestlé, un des leaders du secteur, après les annonces successives de rappel. Lactalis n’est pas coté.Mercredi, c’est Danone, autre acteur incontournable du lait infantile dans le monde, qui a observé sa plus forte baisse en séance depuis son introduction en Bourse en 1989.L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’étaient pas encore en magasin.Ces blocages s’ajoutent aux rappels plus massifs de Lactalis, dans 17 pays, et Nestlé, dans une soixantaine de pays.En France métropolitaine pour Lactalis, c’est la marque Picot, vendue en pharmacie et en supermarchés, qui est concernée. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP.Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo-Brazzaville, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan.- “Quelques lots” -Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots” produits en France, a souligné une porte-parole à l’AFP, sans les détailler, ceux-ci n’ayant pas la même taille en fonction des commandes.Lactalis n’a pas souhaité communiquer le nom de son fournisseur d’acide arachidonique, précisant qu’il était distribué par un grossiste européen partenaire.”A ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”, ajoute le géant laitier.Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Des produits Nestlé avaient été rappelés dès mi-décembre.Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par des ONG d’avoir tardé à prendre des mesures.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.hrc-cho-jah-mdz/abb/LyS

Derniers développements en Iran après la répression meurtrière de la contestation

“Rayer” l’Iran de la carte: le président américain Donald Trump a encore haussé le ton contre Téhéran après avoir menacé à plusieurs reprises d’intervenir militairement face à la violente répression du récent mouvement de contestation.Les autorités iraniennes ont dans le même temps organisé mercredi pour les médias une tournée des dégâts causés par ce qu’elles …

Derniers développements en Iran après la répression meurtrière de la contestation Read More »

Turquie: le journaliste français arrêté lundi a été libéré

Le journaliste français Raphaël Boukandoura, arrêté lundi en Turquie alors qu’il couvrait une manifestation prokurde, a été libéré mercredi soir.C’est lui-même qui l’a annoncé à l’AFP lors d’un bref appel depuis un taxi qui le ramenait chez lui, après avoir appelé son épouse.Son avocate et le correspondant de Reporters sans frontières en Turquie, Erol Önderoglu, …

Turquie: le journaliste français arrêté lundi a été libéré Read More »