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Nucléaire: l’Iran réaffirme son droit à l’enrichissement avant des pourparlers avec les Européens

L’Iran reconnaît que ses installations nucléaires ont été “sérieusement endommagées” par les bombardements américains mais n’entend pas renoncer à l’enrichissement d’uranium, a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères, avant des pourparlers prévus vendredi à Istanbul avec la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.”C’est une question de fierté nationale”, a affirmé Abbas Araghchi à la chaîne de télévision américaine Fox News, en soulignant que tout futur accord sur le nucléaire iranien devra contenir le droit à l’enrichissement.Le président américain Donald Trump a aussitôt réitéré sa menace de bombarder à nouveau l’Iran s’il reprenait son programme d’enrichissement.”Abbas Araghchi, à propos des sites nucléaires iraniens: +Les dommages sont très graves, ils sont détruits+. Bien sûr qu’ils le sont, comme je l’ai dit, et nous recommencerons, si nécessaire!”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.Le ministre iranien s’est dit “ouvert” à des discussions indirectes avec Washington, les deux pays ayant eu plusieurs cycles d’échanges avant les frappes américaines du 22 juin visant des sites nucléaires, mais exclu “pour le moment” des discussions directes.Entre-temps, l’Iran a dit tenir les pays européens pour responsables de l’échec de l’accord de 2015, les accusant lundi de ne pas avoir tenu leurs engagements.Téhéran, plusieurs puissances occidentales, la Chine et la Russie avaient trouvé cet accord qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Mais en 2018, les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte longuement négocié et ont réimposé leurs sanctions lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021).Paris, Londres et Berlin avaient assuré leur attachement à l’accord, disant vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont ainsi pas été rétablies.- “Fautifs” -Mais le dispositif envisagé par les pays européens pour compenser le retour des sanctions américaines a peiné à se concrétiser et nombre d’entreprises occidentales ont été contraintes de quitter l’Iran, confronté à une forte inflation et une crise économique.”Les parties européennes ont été fautives et négligentes dans la mise en oeuvre” de l’accord sur le nucléaire, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.Ces propos interviennent avant une rencontre vendredi à Istanbul, confirmée par Ankara, entre l’Iran et des représentants de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.Ces trois pays accusent Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements sur le nucléaire et menacent de rétablir des sanctions en vertu d’une clause prévue par l’accord, ce que l’Iran cherche à éviter à tout prix.”Si aucune solution diplomatique n’est trouvée d’ici fin août, [le rétablissement des sanctions] reste une option”, a déclaré lundi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Giese.Recourir à ce mécanisme “est dénué de sens, injustifiable et immoral”, a estimé de son côté Esmaïl Baghaï, arguant que l’Iran avait pris ses distances avec l’accord en représailles aux manquements des Occidentaux.Mardi, “une consultation trilatérale” avec la Russie et la Chine se tiendra à Téhéran pour discuter de ce dossier, a par ailleurs indiqué Esmaïl Baghaï lors d’une conférence hebdomadaire.- “Rôle constructif” -La Chine entend “jouer un rôle constructif en poussant les parties concernées à reprendre le dialogue et les négociations pour parvenir à une solution qui tienne compte des préoccupations légitimes de toutes les parties”, a souligné le ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé sur ce rendez-vous.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord de 2015.Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%, d’après l’AIEA.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de la République islamique, soupçonnent de longue date l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique. Téhéran se défend vigoureusement d’avoir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire pour des besoins civils, notamment pour l’énergie.L’Iran et les Etats-Unis avaient tenu depuis avril cinq cycles de discussions sur le nucléaire, avant l’attaque lancée par Israël le 13 juin contre l’Iran, qui a déclenché une guerre de 12 jours.

Nucléaire: l’Iran réaffirme son droit à l’enrichissement avant des pourparlers avec les Européens

L’Iran reconnaît que ses installations nucléaires ont été “sérieusement endommagées” par les bombardements américains mais n’entend pas renoncer à l’enrichissement d’uranium, a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères, avant des pourparlers prévus vendredi à Istanbul avec la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.”C’est une question de fierté nationale”, a affirmé Abbas Araghchi à la chaîne de télévision américaine Fox News, en soulignant que tout futur accord sur le nucléaire iranien devra contenir le droit à l’enrichissement.Le président américain Donald Trump a aussitôt réitéré sa menace de bombarder à nouveau l’Iran s’il reprenait son programme d’enrichissement.”Abbas Araghchi, à propos des sites nucléaires iraniens: +Les dommages sont très graves, ils sont détruits+. Bien sûr qu’ils le sont, comme je l’ai dit, et nous recommencerons, si nécessaire!”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.Le ministre iranien s’est dit “ouvert” à des discussions indirectes avec Washington, les deux pays ayant eu plusieurs cycles d’échanges avant les frappes américaines du 22 juin visant des sites nucléaires, mais exclu “pour le moment” des discussions directes.Entre-temps, l’Iran a dit tenir les pays européens pour responsables de l’échec de l’accord de 2015, les accusant lundi de ne pas avoir tenu leurs engagements.Téhéran, plusieurs puissances occidentales, la Chine et la Russie avaient trouvé cet accord qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU.Mais en 2018, les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de ce texte longuement négocié et ont réimposé leurs sanctions lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021).Paris, Londres et Berlin avaient assuré leur attachement à l’accord, disant vouloir poursuivre les échanges commerciaux avec l’Iran. Les sanctions onusiennes et européennes n’ont ainsi pas été rétablies.- “Fautifs” -Mais le dispositif envisagé par les pays européens pour compenser le retour des sanctions américaines a peiné à se concrétiser et nombre d’entreprises occidentales ont été contraintes de quitter l’Iran, confronté à une forte inflation et une crise économique.”Les parties européennes ont été fautives et négligentes dans la mise en oeuvre” de l’accord sur le nucléaire, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.Ces propos interviennent avant une rencontre vendredi à Istanbul, confirmée par Ankara, entre l’Iran et des représentants de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.Ces trois pays accusent Téhéran de ne pas avoir respecté ses engagements sur le nucléaire et menacent de rétablir des sanctions en vertu d’une clause prévue par l’accord, ce que l’Iran cherche à éviter à tout prix.”Si aucune solution diplomatique n’est trouvée d’ici fin août, [le rétablissement des sanctions] reste une option”, a déclaré lundi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Giese.Recourir à ce mécanisme “est dénué de sens, injustifiable et immoral”, a estimé de son côté Esmaïl Baghaï, arguant que l’Iran avait pris ses distances avec l’accord en représailles aux manquements des Occidentaux.Mardi, “une consultation trilatérale” avec la Russie et la Chine se tiendra à Téhéran pour discuter de ce dossier, a par ailleurs indiqué Esmaïl Baghaï lors d’une conférence hebdomadaire.- “Rôle constructif” -La Chine entend “jouer un rôle constructif en poussant les parties concernées à reprendre le dialogue et les négociations pour parvenir à une solution qui tienne compte des préoccupations légitimes de toutes les parties”, a souligné le ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé sur ce rendez-vous.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est l’unique pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord de 2015.Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%, d’après l’AIEA.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de la République islamique, soupçonnent de longue date l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique. Téhéran se défend vigoureusement d’avoir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire pour des besoins civils, notamment pour l’énergie.L’Iran et les Etats-Unis avaient tenu depuis avril cinq cycles de discussions sur le nucléaire, avant l’attaque lancée par Israël le 13 juin contre l’Iran, qui a déclenché une guerre de 12 jours.

L’OMS dénonce des attaques contre ses locaux à Gaza, où Israël étend ses opérations

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé lundi des attaques israéliennes contre plusieurs de ses locaux de la bande de Gaza, visée par une nouvelle offensive terrestre dans sa partie centre.Vingt-cinq pays dont la France et le Royaume-Uni ont appelé à la fin immédiate de la guerre déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Mais malgré les appels internationaux à cesser le conflit qui a plongé le territoire palestinien dans une grave crise humanitaire, l’armée israélienne a indiqué étendre ses opérations militaires à Deir al-Balah, sommant les habitants d’évacuer les lieux.Dans la soirée, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué sur X que des soldats israéliens étaient entrés dans la résidence du personnel de l’agence onusienne dans ce secteur. Ces militaires ont “(forcé) des femmes et des enfants à évacuer les lieux à pied”, tandis que “le personnel masculin et des membres de leur famille ont été menottés, déshabillés, interrogés sur place et contrôlés sous la menace d’une arme”, a décrit M. Tedros.Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), entre 50.000 et 80.000 personnes se trouvaient alors dans la zone, où la Défense civile de la bande de Gaza et des témoins ont fait état lundi de tirs d’artillerie.Des familles entières se sont mises en route, transportant leurs affaires à bout de bras ou sur des charrettes tirées par des ânes en direction du sud, d’après des correspondants de l’AFP sur place.- “Aucun endroit sûr” -Hamdi Abou Moughsib, 50 ans, raconte à l’AFP que lui et sa famille ont fui dès l’aube vers le nord, après une nuit de bombardements intenses.”Nous avons vu des chars avancer sur plus d’un kilomètre depuis Khan Younès (sud) en direction du sud-est de Deir al-Balah (…). Il n’y a aucun endroit sûr dans la bande de Gaza”, affirme-t-il.Selon l’OCHA, 87,8% du territoire de Gaza sont désormais soumis à un ordre d’évacuation israélien ou inclus dans une zone militarisée israélienne.”Il y a plusieurs blessés, mais personne ne peut accéder à la zone pour les évacuer”, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile de Gaza.Selon lui, au moins 15 personnes ont été tuées depuis l’aube dans différents secteurs de la bande de Gaza.L’armée israélienne a annoncé lundi soir la mort d’un soldat, “tombé au combat”, dans le sud de la bande de Gaza.Les ministres des Affaires étrangères de 25 pays – parmi lesquels figurent la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie – ont appelé à ce que la guerre à Gaza cesse “immédiatement”.”La souffrance des civils à Gaza a atteint de nouveaux sommets”, estiment-ils dans un communiqué conjoint, dénonçant “le refus du gouvernement israélien de fournir une aide humanitaire essentielle à la population”.Le directeur de l’OMS, qui a également condamné lundi l’attaque du principal entrepôt de l’OMS à Deir el-Balah, a fait écho à cet appel sur X: “Un cessez-le-feu n’est pas seulement nécessaire, il n’a que trop tardé”.Si l’Egypte voisine a salué l’appel des 25, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné cet appel, soulignant que le soutien du Hamas à ce communiqué prouvait que les signataires faisaient “fausse route”, dans un message sur X.”Dégoûtant! 25 nations mettent la pression sur Israël au lieu de le faire sur les sauvages du Hamas!”, a de son côté affirmé sur X Mike Huckabee, l’ambassadeur américain en Israël.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est lui “atterré” par les conditions humanitaires à Gaza, a déclaré lundi son porte-parole Stéphane Dujarric.- “Choquées” -Selon l’ONU, les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza sont menacés de famine après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) s’est alarmée lundi d’une malnutrition grandissante dans le territoire palestinien. “Levez le siège et laissez l’aide humanitaire entrer”, implorait-elle.”Les bombardements ont lieu tout autour de notre bureau, et les véhicules militaires se trouvent à seulement 400 mètres de nos collègues et de leurs familles”, a raconté Mai Elawawda, chargée de communication à Gaza pour l’ONG médicale britannique Medical Aid for Palestinians.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté.En Israël, des familles d’otages retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 se sont dites “choquées” par les informations faisant état d’une offensive de l’armée dans le secteur de Deir el-Balah, craignant pour la sécurité de leurs proches.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes également enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 59.029 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

L’OMS dénonce des attaques contre ses locaux à Gaza, où Israël étend ses opérations

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé lundi des attaques israéliennes contre plusieurs de ses locaux de la bande de Gaza, visée par une nouvelle offensive terrestre dans sa partie centre.Vingt-cinq pays dont la France et le Royaume-Uni ont appelé à la fin immédiate de la guerre déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Mais malgré les appels internationaux à cesser le conflit qui a plongé le territoire palestinien dans une grave crise humanitaire, l’armée israélienne a indiqué étendre ses opérations militaires à Deir al-Balah, sommant les habitants d’évacuer les lieux.Dans la soirée, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué sur X que des soldats israéliens étaient entrés dans la résidence du personnel de l’agence onusienne dans ce secteur. Ces militaires ont “(forcé) des femmes et des enfants à évacuer les lieux à pied”, tandis que “le personnel masculin et des membres de leur famille ont été menottés, déshabillés, interrogés sur place et contrôlés sous la menace d’une arme”, a décrit M. Tedros.Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), entre 50.000 et 80.000 personnes se trouvaient alors dans la zone, où la Défense civile de la bande de Gaza et des témoins ont fait état lundi de tirs d’artillerie.Des familles entières se sont mises en route, transportant leurs affaires à bout de bras ou sur des charrettes tirées par des ânes en direction du sud, d’après des correspondants de l’AFP sur place.- “Aucun endroit sûr” -Hamdi Abou Moughsib, 50 ans, raconte à l’AFP que lui et sa famille ont fui dès l’aube vers le nord, après une nuit de bombardements intenses.”Nous avons vu des chars avancer sur plus d’un kilomètre depuis Khan Younès (sud) en direction du sud-est de Deir al-Balah (…). Il n’y a aucun endroit sûr dans la bande de Gaza”, affirme-t-il.Selon l’OCHA, 87,8% du territoire de Gaza sont désormais soumis à un ordre d’évacuation israélien ou inclus dans une zone militarisée israélienne.”Il y a plusieurs blessés, mais personne ne peut accéder à la zone pour les évacuer”, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile de Gaza.Selon lui, au moins 15 personnes ont été tuées depuis l’aube dans différents secteurs de la bande de Gaza.L’armée israélienne a annoncé lundi soir la mort d’un soldat, “tombé au combat”, dans le sud de la bande de Gaza.Les ministres des Affaires étrangères de 25 pays – parmi lesquels figurent la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie – ont appelé à ce que la guerre à Gaza cesse “immédiatement”.”La souffrance des civils à Gaza a atteint de nouveaux sommets”, estiment-ils dans un communiqué conjoint, dénonçant “le refus du gouvernement israélien de fournir une aide humanitaire essentielle à la population”.Le directeur de l’OMS, qui a également condamné lundi l’attaque du principal entrepôt de l’OMS à Deir el-Balah, a fait écho à cet appel sur X: “Un cessez-le-feu n’est pas seulement nécessaire, il n’a que trop tardé”.Si l’Egypte voisine a salué l’appel des 25, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné cet appel, soulignant que le soutien du Hamas à ce communiqué prouvait que les signataires faisaient “fausse route”, dans un message sur X.”Dégoûtant! 25 nations mettent la pression sur Israël au lieu de le faire sur les sauvages du Hamas!”, a de son côté affirmé sur X Mike Huckabee, l’ambassadeur américain en Israël.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est lui “atterré” par les conditions humanitaires à Gaza, a déclaré lundi son porte-parole Stéphane Dujarric.- “Choquées” -Selon l’ONU, les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza sont menacés de famine après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) s’est alarmée lundi d’une malnutrition grandissante dans le territoire palestinien. “Levez le siège et laissez l’aide humanitaire entrer”, implorait-elle.”Les bombardements ont lieu tout autour de notre bureau, et les véhicules militaires se trouvent à seulement 400 mètres de nos collègues et de leurs familles”, a raconté Mai Elawawda, chargée de communication à Gaza pour l’ONG médicale britannique Medical Aid for Palestinians.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté.En Israël, des familles d’otages retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 se sont dites “choquées” par les informations faisant état d’une offensive de l’armée dans le secteur de Deir el-Balah, craignant pour la sécurité de leurs proches.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes également enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 59.029 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

L’OMS dénonce des attaques contre ses locaux à Gaza, où Israël étend ses opérations

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé lundi des attaques israéliennes contre plusieurs de ses locaux de la bande de Gaza, visée par une nouvelle offensive terrestre dans sa partie centre.Alors que 25 pays appelaient à la fin immédiate de la guerre qui fait rage depuis 21 mois dans le territoire palestinien, le directeur …

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“Fito”, l'”impitoyable” narcotrafiquant équatorien poursuivi aux Etats-Unis

Impitoyable et influent, le narcotrafiquant José Adolfo Macias, alias “Fito”, doit répondre devant la justice américaine en tant que chef de l’un des groupes criminels les plus puissants d’Équateur et figure de l’expansion du trafic de drogue depuis l’Amérique du Sud. Né à Manta, dans la province de Manabi (ouest), le narcotrafiquant de 45 ans, corpulent et les cheveux en bataille, a progressé dans les rangs du crime organisé pour devenir le chef mafieux le plus connu du pays sud-américain, capable de déstabiliser tout un pays grâce à son organisation criminelle.Il avait fait la Une des journaux lors de son évasion en janvier 2024 d’une prison de Guayaquil (sud-ouest), où il purgeait une peine de 34 ans pour crime organisé, trafic de drogue et meurtre.Rattrapé en juin dernier dans sa ville natale et extradé aux Etats-Unis, le chef du gang “Los Choneros” a plaidé lundi “non coupable” de trafic de drogue et d’armes devant un tribunal de Brooklyn. Le parquet américain accuse “Fito” d’avoir été pendant des années “le principal leader (d’une) une organisation criminelle transnationale notoirement violente”, un “trafiquant de drogue et d’armes à feu impitoyable”.Il encourt des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité aux États-Unis, où il restera en détention en raison de sa “dangerosité” et de son “risque élevé de fuite”. – De mécanicien à chef de gang -Ancien mécanicien et chauffeur de taxi, “Fito” avait pris la tête en 2020 du gang des Choneros, actif aussi bien dans le trafic de drogue que dans l’assassinat et l’extorsion.Il a obtenu son diplôme d’avocat depuis la prison, où il régnait en maître, et a continué à gérer son réseau criminel depuis sa cellule en Équateur, décorée d’images mêlant armes, dollars et lions, l’animal emblématique des Choneros. Des vidéos de ses fêtes extravagantes derrière les barreaux avec des musiciens et des feux d’artifice ont circulé sur les réseaux sociaux. Dans le clip d’un narco-corrido, une chanson populaire en l’honneur des narcotrafiquants, interprété par sa fille et un mariachi depuis une cour de prison, il est apparu souriant et caressant un coq de combat, un autre de ses passe-temps. Le criminel a réussi à s’échapper en 2013 de La Roca, une petite prison de haute sécurité de Guayaquil (sud-ouest), et une décennie plus tard, d’un autre pénitencier du même port. Cette dernière évasion a déclenché une vague de violences sans précédent dans le pays, faisant des dizaines de morts et générant des mutineries dans plusieurs prisons, des combats de rue déclenchés par les gangs et une prise d’otages en direct sur un plateau de télévision. Le président Daniel Noboa a réagi en déclarant le pays en état de “conflit armé interne” et en déployant l’armée pour tenter de neutraliser la vingtaine de groupes criminels qui ont fait de ce pays autrefois tranquille l’un des plus violents d’Amérique latine.- Ennemi public -Ennemi public numéro un en Equateur, “Fito” est un “trafiquant de drogue extrêmement influent dans le monde criminel de son pays et au niveau latino-américain”, souligne Arturo Torres, directeur du portail d’investigation Codigo Vidrio. Le gang des Choneros est l’un des groupes criminels qui ont prospéré ces dernières années dans ce pays de transit pour la cocaïne produite en Colombie et au Pérou voisins en direction des Etats-Unis et de l’Europe.L’organisation a des liens avec le cartel de Sinaloa au Mexique, le Clan del Golfo en Colombie, plus grand exportateur de cocaïne au monde, et les mafias des Balkans, selon l’Observatoire équatorien du crime organisé. “Sous la direction de Fito, les Choneros ont tiré parti de leurs connexions et de leur influence dans la province côtière stratégique de Manabi (…) pour devenir un maillon clé dans la chaîne d’approvisionnement transnationale de cocaïne”, relève dans une note du centre d’analyse InSight Crime. Mais “avec ou sans Fito, l’Équateur continuera d’être une nation de transit majeure pour la cocaïne”, sur fond de “corruption systémique” dans le pays, estime l’ONG.

“Fito”, l'”impitoyable” narcotrafiquant équatorien poursuivi aux Etats-Unis

Impitoyable et influent, le narcotrafiquant José Adolfo Macias, alias “Fito”, doit répondre devant la justice américaine en tant que chef de l’un des groupes criminels les plus puissants d’Équateur et figure de l’expansion du trafic de drogue depuis l’Amérique du Sud. Né à Manta, dans la province de Manabi (ouest), le narcotrafiquant de 45 ans, corpulent …

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“Comme des chiens”: HRW dénonce la rétention “déshumanisante” des migrants aux Etats-Unis

“On devait manger comme des chiens” : l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur les “pratiques abusives” des Etats-Unis dans des centres de rétention pour migrants sous Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités.Entre cellules surpeuplées, plongées dans un froid glacial, et migrants qui dorment à même le sol sous des néons allumés en continu, privés d’hygiène de base, le rapport publié lundi par HRW se concentre sur trois centres de rétention tous situés en Floride : le Krome North Service Processing Center, le Broward Transitional Center et le centre de rétention fédéral à Miami.Il s’appuie sur les témoignages de huit hommes et trois femmes qui y ont été ou y sont encore en rétention, ainsi que de proches de sept migrants – dont plusieurs ont été expulsés – et de quatorze avocats spécialisés.”Il n’y avait qu’une seule cuvette et elle était couverte d’excréments”, décrit une femme à propos de la cellule dans laquelle elle dit être restée enfermée pendant des jours avec des dizaines d’autres femmes, sans lit ni intimité.”On devait se pencher et manger avec la bouche, comme des chiens”, raconte un homme expliquant avoir été contraint de manger mains menottées dans le dos. – “Les gens se taisent” -Un autre rapporte des températures volontairement glaciales: “Ils ont monté la climatisation. On ne pouvait pas s’endormir tellement il faisait froid. J’ai crû que j’allais avoir une hypothermie.”Une femme raconte elle les violences psychologiques infligées. “Si vous demandez de l’aide, ils vous placent à l’isolement. Si vous pleurez, ils peuvent vous mettre à l’écart pendant deux semaines. Alors les gens se taisent”, explique-t-elle.Contactée par l’AFP, la police de l’immigration (ICE), dont les arrestations musclées avaient déclenché en juin un important mouvement de protestation à Los Angeles, n’a pas répondu dans l’immédiat.Donald Trump a érigé de la lutte contre l’immigration l’une des priorités absolues de son second mandat, y consacrant des centaines de milliards de dollars. Dans le mégaprojet de loi budgétaire récemment approuvé par le Congrès américain, 45 milliards sont alloués à la création de 100.000 places dans les centres de rétention pour migrants.Dans son rapport, HRW rapporte également des personnes privées de leurs traitements médicaux alors qu’elles souffrent de maladies chroniques comme le diabète, l’asthme ou encore des pathologies rénales.L’ONG détaille en particulier le cas d’une femme victime de calculs rénaux, prise de vomissements et perdant conscience après plusieurs jours sans soins, finalement opérée d’urgence et renvoyée dans la même cellule.- “Dégradant et déshumanisant” -Selon HRW, cette privation d’accès à des soins médicaux “pourrait être à l’origine de deux décès” dans les trois centres concernés.Les migrants qui y sont enfermés sont traités “de manière dégradante et déshumanisante”, dans des “conditions qui constituent une violation flagrante des normes internationales en matière de droits humains”, résume l’ONG.”Les surveillants vous traitent comme un tas d’ordures. (…) Vous avez le sentiment que votre vie est finie”, lâche un homme colombien de 63 ans, qui y a passé 63 jours. D’après le rapport, la moyenne quotidienne des personnes en centres de rétention aux Etats-Unis a bondi à plus de 56.000 sur les six premiers mois de l’année 2025, contre 37.500 tout au long de l’année 2024. Au 15 juin, 72% des personnes qui y sont détenues n’ont aucun passé criminel, évalue HRW.Conséquence de cette campagne d’arrestations massives: l’un des centres de rétention sur lesquels s’est penché l’ONG a parfois dépassé de plus de trois fois sa capacité maximale en mars.Quand Donald Trump a visité début juillet ce qu’il a surnommé “l’Alcatraz des alligators” (“Alligator Alcatraz”), un nouveau centre de rétention construit au milieu des marécages de Floride, il s’est moqué des migrants qui risqueraient en cas d’évasion d’être attaqués par la faune sauvage.

“Comme des chiens”: HRW dénonce la rétention “déshumanisante” des migrants aux Etats-Unis

“On devait manger comme des chiens” : l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur les “pratiques abusives” des Etats-Unis dans des centres de rétention pour migrants sous Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités.Entre cellules surpeuplées, plongées dans un froid glacial, et migrants qui dorment à même le …

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Russes et Ukrainiens se retrouveront mercredi en Turquie pour des pourparlers, annonce Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi qu’une nouvelle session de pourparlers entre représentants de Kiev et de Moscou aura lieu mercredi en Turquie pour tenter de mettre un terme à plus de trois ans de guerre, malgré les positions toujours “diamétralement opposées” des deux pays.Cette annonce intervient après une nouvelle nuit de frappes …

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