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Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain …

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Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain Donald Trump, qui a donné à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Si la Russie s’est dite à plusieurs reprises disposée à négocier, elle a de nouveau douché mardi les espoirs d’une résolution rapide du conflit lancé en février 2022.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Si M. Zelensky a annoncé lundi soir que ces pourparlers se dérouleraient mercredi, M. Peskov a de son côté dit espérer qu’ils “auront lieu cette semaine”.Le dirigeant ukrainien a également déjà annoncé la composition de la délégation de son pays, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée mais elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Dans ce contexte, les deux sessions précédentes de pourparlers directs à Istanbul, en mai et en juin, n’avaient débouché que sur des accord d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.M. Zelensky a ainsi indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie. Il a dit aussi vouloir “préparer une réunion” avec Vladimir Poutine pour “mettre véritablement fin à cette guerre”.- Frappes meurtrières -Sur le terrain, les combats et frappes meurtrières se sont poursuivies des deux côté mardi.Côté russe, trois personnes ont été tuées dans des attaques de drones ukrainiens dans la région occupée de Kherson dans le sud de l’Ukraine et une dans celle de Belgorod en Russie, selon les autorités locales.En Ukraine, un garçon de dix ans a été tué et une trentaine de personnes ont été blessées dans des frappes russes dans les régions de Donetsk (est), Soumy (nord-est), Kherson, Zaporijjia et à Odessa (sud), ont rapporté les autorités.Sur le front, les troupes russes continuent d’avancer face à un adversaire en manque de recrues et d’armements. Le ministère de la Défense a revendiqué la capture de la localité de Novotoretské, près de la ville de Pokrovsk dans l’est.Des médias ukrainiens ont d’ailleurs rapporté qu’un groupe de saboteurs russes était parvenu à pénétrer dans Pokrovsk, ville importante pour la logistique des forces de Kiev, à l’intersection de plusieurs routes de cette région où se déroulent l’essentiel des combats.

Le Kremlin dit n’attendre aucune “avancée miraculeuse” lors des négociations avec l’Ukraine

Le Kremlin a assuré mardi ne pas s’attendre à des “avancées miraculeuses” lors des prochaines négociations entre Russes et Ukrainiens prévues mercredi en Turquie, où Moscou devrait maintenir ses conditions maximalistes pour mettre fin à son assaut militaire.Cette troisième session de pourparlers directs à Istanbul interviendra une nouvelle fois sous la pression du président américain Donald Trump, qui a donné à la Russie 50 jours pour parvenir à un accord avec Kiev, sous peine de sanctions sévères.Si la Russie s’est dite à plusieurs reprises disposée à négocier, elle a de nouveau douché mardi les espoirs d’une résolution rapide du conflit lancé en février 2022.”Il n’y a bien sûr aucune raison d’espérer des avancées miraculeuses, mais nous avons l’intention de défendre nos intérêts, de les garantir et d’accomplir les tâches que nous nous sommes fixées dès le départ”, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Il a aussi affirmé qu’il restait “beaucoup de travail à faire” avant toute rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, un format que réclame le dirigeant ukrainien.Si M. Zelensky a annoncé lundi soir que ces pourparlers se dérouleraient mercredi, M. Peskov a de son côté dit espérer qu’ils “auront lieu cette semaine”.Le dirigeant ukrainien a également déjà annoncé la composition de la délégation de son pays, qui sera menée comme les fois précédentes par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate, et comprendra des représentants des services de renseignement, de la diplomatie et de la présidence.- Positions “diamétralement opposées” -La composition de l’équipe russe n’a pas été dévoilée mais elle était menée les fois précédentes par un responsable de second plan, au grand dam de Kiev : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Dmitri Peskov avait souligné lundi que les positions des deux camps continuaient d’être “diamétralement opposées”.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud du pays, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour l’Ukraine, qui veut le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose Moscou.Kiev insiste aussi, de concert avec ses alliés européens, sur la nécessité d’un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refuse Moscou, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Dans ce contexte, les deux sessions précédentes de pourparlers directs à Istanbul, en mai et en juin, n’avaient débouché que sur des accord d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.M. Zelensky a ainsi indiqué mardi s’attendre à discuter avec Moscou de nouveaux échanges et du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie. Il a dit aussi vouloir “préparer une réunion” avec Vladimir Poutine pour “mettre véritablement fin à cette guerre”.- Frappes meurtrières -Sur le terrain, les combats et frappes meurtrières se sont poursuivies des deux côté mardi.Côté russe, trois personnes ont été tuées dans des attaques de drones ukrainiens dans la région occupée de Kherson dans le sud de l’Ukraine et une dans celle de Belgorod en Russie, selon les autorités locales.En Ukraine, un garçon de dix ans a été tué et une trentaine de personnes ont été blessées dans des frappes russes dans les régions de Donetsk (est), Soumy (nord-est), Kherson, Zaporijjia et à Odessa (sud), ont rapporté les autorités.Sur le front, les troupes russes continuent d’avancer face à un adversaire en manque de recrues et d’armements. Le ministère de la Défense a revendiqué la capture de la localité de Novotoretské, près de la ville de Pokrovsk dans l’est.Des médias ukrainiens ont d’ailleurs rapporté qu’un groupe de saboteurs russes était parvenu à pénétrer dans Pokrovsk, ville importante pour la logistique des forces de Kiev, à l’intersection de plusieurs routes de cette région où se déroulent l’essentiel des combats.

Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire …

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Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire Milestone, dans le nord-ouest de la capitale bangladaise, victime selon l’armée d’une avarie mécanique.La chute de l’avion a transformé en brasier un bâtiment de deux étages que des élèves de primaire venaient de quitter à la fin des cours.Selon le dernier bilan publié par l’armée, l’accident a fait 31 morts, dont le pilote, et plus de 170 blessés, pour l’essentiel des enfants grièvement brûlés.”A l’heure où je vous parle, nous avons encore 69 patients hospitalisés”, a déclaré dans l’après-midi à la presse un haut-responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Sayedur Rahman. “Dix d’entre eux sont entre la vie et la mort”, a-t-il ajouté.Cette catastrophe aérienne est la plus meurtrière survenue depuis des décennies au Bangladesh.Les cours ont été annulés mardi à l’école Milestone, qui accueille d’ordinaire quelque 7.000 élèves, mais parents, enseignants et officiels ont défilé toute la journée devant le site de l’accident.”L’école a perdu la vie, comme ses enfants”, a commenté un enseignant, Shahadat Hosein, 45 ans, croisé près d’une aire de jeu.- “Insupportable” -Devant le bâtiment détruit par la chute de l’avion, un enfant de 11 ans se tient debout, silencieux.”Il est sorti de la classe deux ou trois minutes avant la catastrophe. Il a perdu son meilleur ami”, a raconté à l’AFP son père, Abul Bashar, un des gardiens de l’école.”Il n’a pas pu dormir de la nuit et m’a demandé ce matin de le conduire à l’école”, poursuit le père. “Je ne sais pas combien de temps il faudra pour revenir à la normale, pour effacer ce traumatisme de l’esprit des élèves”.Les yeux de ceux qui se pressent autour du ruban jaune qui interdit l’accès à l’immeuble détruit, luisent toujours de douleur et d’effroi.”Je suis sous le choc”, a confié un enseignant, Saiful Islam, 40 ans. “Ce qui s’est passé est insupportable. Les enfants attendaient leurs parents pour rentrer chez eux et aujourd’hui, ils ne sont plus de ce monde…”Certains ne retiennent pas leurs questions. “Je n’ai pas de mots”, a confié le père d’une élève indemne, Tipu Sultan, 42 ans. “La mort de ces enfants innocents aurait été évitée si l’avion n’avait pas survolé cette zone”.Le pilote du F-7, le lieutenant Towkir Islam, 27 ans, qui selon son oncle effectuait son premier vol sans instructeur sur ce type d’appareil, est mort. L’armée a affirmé qu’il avait tenté d’éloigner son appareil des zones habitées.- “Où sont-ils ?” -Une enquête confiée aux militaires a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident. “Il semble qu’il ait été victime d’un problème mécanique”, a indiqué l’armée lundi.Sur le site de l’accident, débarrassé pendant la nuit des principaux débris de l’avion, des militaires ont continué toute la journée à fouiller à la recherche d’indices.”Ils continuent à ramasser des éléments de preuve, y compris des restes de corps ou des effets appartenant aux écoliers”, a expliqué à l’AFP un policier sur place, Pahn Chakma.Des élèves se sont rassemblés mardi devant l’école, accusant le gouvernement de mentir sur le nombre des victimes.”Il y avait des centaines d’élèves dans ce bâtiment. Nous avons vu les morceaux de leurs corps éparpillés sur le sol. Où sont-ils ?”, a questionné un lycéen de 17 ans.Des bousculades ont brièvement opposé les manifestants aux forces de l’ordre.”Quelques militaires ont eu maille à partir avec des élèves. Nous nous en excusons”, a concédé face à la presse le ministre de la Loi et de la Justice, Asif Nazrul.”Le gouvernement prendra en charge l’indemnisation, la réadaptation et le traumatisme des personnes affectées”, a-t-il promis.

Crash d’un avion militaire au Bangladesh: 31 morts, le deuil et les questions

L’effroi, le deuil et des questions: parents, enseignants et autorités se sont pressés mardi dans l’école de Dacca sur laquelle un avion militaire s’est écrasé la veille, faisant au moins 31 morts, pour rendre hommage aux jeunes victimes.L’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise, s’est écrasé lundi en début d’après-midi sur le complexe scolaire Milestone, dans le nord-ouest de la capitale bangladaise, victime selon l’armée d’une avarie mécanique.La chute de l’avion a transformé en brasier un bâtiment de deux étages que des élèves de primaire venaient de quitter à la fin des cours.Selon le dernier bilan publié par l’armée, l’accident a fait 31 morts, dont le pilote, et plus de 170 blessés, pour l’essentiel des enfants grièvement brûlés.”A l’heure où je vous parle, nous avons encore 69 patients hospitalisés”, a déclaré dans l’après-midi à la presse un haut-responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Sayedur Rahman. “Dix d’entre eux sont entre la vie et la mort”, a-t-il ajouté.Cette catastrophe aérienne est la plus meurtrière survenue depuis des décennies au Bangladesh.Les cours ont été annulés mardi à l’école Milestone, qui accueille d’ordinaire quelque 7.000 élèves, mais parents, enseignants et officiels ont défilé toute la journée devant le site de l’accident.”L’école a perdu la vie, comme ses enfants”, a commenté un enseignant, Shahadat Hosein, 45 ans, croisé près d’une aire de jeu.- “Insupportable” -Devant le bâtiment détruit par la chute de l’avion, un enfant de 11 ans se tient debout, silencieux.”Il est sorti de la classe deux ou trois minutes avant la catastrophe. Il a perdu son meilleur ami”, a raconté à l’AFP son père, Abul Bashar, un des gardiens de l’école.”Il n’a pas pu dormir de la nuit et m’a demandé ce matin de le conduire à l’école”, poursuit le père. “Je ne sais pas combien de temps il faudra pour revenir à la normale, pour effacer ce traumatisme de l’esprit des élèves”.Les yeux de ceux qui se pressent autour du ruban jaune qui interdit l’accès à l’immeuble détruit, luisent toujours de douleur et d’effroi.”Je suis sous le choc”, a confié un enseignant, Saiful Islam, 40 ans. “Ce qui s’est passé est insupportable. Les enfants attendaient leurs parents pour rentrer chez eux et aujourd’hui, ils ne sont plus de ce monde…”Certains ne retiennent pas leurs questions. “Je n’ai pas de mots”, a confié le père d’une élève indemne, Tipu Sultan, 42 ans. “La mort de ces enfants innocents aurait été évitée si l’avion n’avait pas survolé cette zone”.Le pilote du F-7, le lieutenant Towkir Islam, 27 ans, qui selon son oncle effectuait son premier vol sans instructeur sur ce type d’appareil, est mort. L’armée a affirmé qu’il avait tenté d’éloigner son appareil des zones habitées.- “Où sont-ils ?” -Une enquête confiée aux militaires a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident. “Il semble qu’il ait été victime d’un problème mécanique”, a indiqué l’armée lundi.Sur le site de l’accident, débarrassé pendant la nuit des principaux débris de l’avion, des militaires ont continué toute la journée à fouiller à la recherche d’indices.”Ils continuent à ramasser des éléments de preuve, y compris des restes de corps ou des effets appartenant aux écoliers”, a expliqué à l’AFP un policier sur place, Pahn Chakma.Des élèves se sont rassemblés mardi devant l’école, accusant le gouvernement de mentir sur le nombre des victimes.”Il y avait des centaines d’élèves dans ce bâtiment. Nous avons vu les morceaux de leurs corps éparpillés sur le sol. Où sont-ils ?”, a questionné un lycéen de 17 ans.Des bousculades ont brièvement opposé les manifestants aux forces de l’ordre.”Quelques militaires ont eu maille à partir avec des élèves. Nous nous en excusons”, a concédé face à la presse le ministre de la Loi et de la Justice, Asif Nazrul.”Le gouvernement prendra en charge l’indemnisation, la réadaptation et le traumatisme des personnes affectées”, a-t-il promis.

Sans papiers dans leur propre pays, la vie fantomatique de millions de Pakistanais

Officiellement, il n’existe pas. Ahmed Raza, 19 ans, aimerait devenir propriétaire, étudier ou voyager. Mais ces rêves sont inaccessibles, car, comme des millions de Pakistanais, il n’a aucun papier d’identité.”Quand je cherche du travail, on me réclame mes papiers. Je ne peux pas espérer reprendre des études, acheter une propriété, voyager un jour” ou “même me marier légalement”, raconte à l’AFP celui qui a déjà interpellé deux fois pour n’avoir pas pu présenter une carte d’identité lors de contrôles policiers.”J’étais très jeune quand je me suis mariée”, explique sa mère, Maryam Suleman dans la pièce unique qu’ils partagent à Karachi, la capitale économique dans le sud côtier.A l’époque, “je n’ai pas compris l’importance d’avoir des papiers”, poursuit la veuve de 55 ans qui elle-même n’en a jamais eu.Au Pakistan, les parents attendent généralement l’entrée à l’école –obligatoire à partir de cinq ans– pour lancer les démarches d’obtention du certificat de naissance, requis pour intégrer un établissement scolaire.- Cercle vicieux -Ahmed Raza, lui, est passé entre les gouttes jusqu’au CM2. Et quand le collège a demandé ses papiers, sa mère a dû se résoudre à le déscolariser car, plus l’enfant est grand, plus la procédure se complique, requérant parfois de payer un médecin, un avocat ou même un encart, souvent coûteux, dans le journal local.Il est loin d’être le seul: les résultats d’un recensement révélaient en 2017 que 45 millions d’habitants sur les plus de 240 millions que compte le Pakistan n’avaient jamais été inscrits à l’état-civil. Malgré les demandes répétées de l’AFP, le service de l’état civil au Pakistan n’a pas donné de chiffres plus récents.Aujourd’hui, Ahmed Raza est bloqué dans un cercle vicieux: pour s’inscrire à l’état-civil, il doit montrer les papiers de sa mère, elle-même peinant à les obtenir à son âge.Pour les avoir, assure-t-il, il faudrait débourser jusqu’à 150 euros de frais –soit un mois et demi de l’argent qu’ils gagnent à deux en faisant des ménages et de menues tâches dans une épicerie.A cela s’ajoutent les pots-de-vin, murmurent les habitants du coin qui glissent qu’il existe un dernier recours: le marché noir –tout en refusant de dire s’ils y ont eux-mêmes fait un tour par peur de sanctions. Actuellement, 58% des enfants de moins de cinq ans n’ont pas de certificat de naissance. Pour leur éviter le sort d’Ahmed Raza, l’Unicef fait du porte-à-porte.- “Ni le temps, ni l’argent” -Sous une chaleur de plomb, dans les hameaux reculés du Pendjab, à Rajanpur, ses employés rappellent aux parents que les enfants sans papiers sont plus souvent victimes que les autres de travail et de mariage forcés.Dans certaines provinces, l’inscription à elle seule coûte de 60 centimes à six euros et constitue une démarche chronophage, une barrière de plus pour les 45% de Pakistanais pauvres.”Nos hommes n’ont ni le temps ni l’argent de se rendre au conseil de village et de manquer une journée de travail, mais il n’y a aucun moyen de transport pour qu’une femme seule vienne”, pointe Nazia Hussain, qui a bravé la tradition patriarcale pour venir inscrire ses deux enfants.Dans les zones rurales, où moins de la moitié des habitants savent lire et écrire, cette “procédure lente” nécessite parfois de “revenir plusieurs fois”, dit-elle. Mais qu’importent les difficultés, Saba se pliera à toutes les démarches pour déclarer ses trois enfants.”Nous ne voulons pas que leur avenir ressemble à notre passé. S’ils vont à l’école, leur vie sera meilleure”, assure cette Pakistanaise qui ne porte qu’un seul nom. Le porte-à-porte de l’Unicef et la décision récente du Pendjab –où vivent la moitié des Pakistanais, soit près de 130 millions d’habitants– de rendre gratuit l’enregistrement des enfants semblent déjà porter leurs fruits.L’Unicef assure qu’à Rajanpur, 17,7% des enfants avaient un certificat de naissance en 2024 –près de trois fois plus qu’en 2018. – “Quand j’irai à La Mecque” -Une tendance qui change la donne pour toute une génération, veut croire Zahida Manzoor, de l’Unicef, dépêchée à Rajanpur.”S’il ignore qu’un enfant existe, l’Etat ne peut pas prévoir les services de bases: vaccination, éducation, soins, services sociaux et protection contre les abus et la violence”, dit-elle.Alors même qu’au Pakistan, la polio est toujours endémique, un enfant sur trois n’est pas scolarisé, et que le pays est 154e sur 182 au classement mondial de la protection des enfants de la fondation KidsRights, basée à Amsterdam.Malgré tout, aujourd’hui encore, beaucoup ne voient pas l’intérêt de se presser, comme Muhammad Haris et ses frères.Dans leur province montagneuse du Khyber Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, ils n’ont enregistré aucun de leurs huit enfants. “Le gouvernement réclame des papiers pour le visa du pèlerinage à La Mecque”, généralement accompli après avoir rassemblé les économies d’une vie, dit-il à l’AFP. “Quand j’irai là-bas, je ferai notre certificat de mariage et les actes de naissance des enfants”.sam-jma-la-vid/sbh/gmo

Frappes meurtrières sur Gaza, Israël étend ses opérations

Des frappes israéliennes meurtrières ont visé mardi la bande de Gaza, où Israël étend ses opérations militaires contre le Hamas malgré les appels internationaux à mettre fin à la guerre et aux souffrances de la population.L’Organisation mondiale de la santé a dénoncé lundi des attaques israéliennes contre plusieurs de ses locaux dans le centre de Gaza, où Israël a annoncé étendre ses opérations autour de Deir el-Balah, y compris dans une zone où elle n’était jamais allée en plus de 21 mois de guerre.Après un appel lancé lundi par 25 pays à la fin “immédiate” de la guerre, la France a réclamé mardi que la presse internationale “puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire assiégé, où plus de deux millions de Palestiniens sont en danger de famine.Mardi, la Défense civile a annoncé que des frappes israéliennes avaient fait 15 morts, dont 13 dans le camp d’Al-Shati, dans le nord de Gaza, qui abrite des milliers de déplacés.Raed Bakr, père de trois enfants âgé de 30 ans, a décrit “une explosion massive” qui a soufflé leur tente pendant la nuit.”J’ai cru être dans un cauchemar. Du feu, de la poussière, de la fumée et des morceaux de corps projetés en l’air, des débris partout. Les enfants criaient”, a témoigné à l’AFP Bakr, dont la femme a été tuée l’année dernière.Faute de pouvoir utiliser leur voiture à cause des pénuries de carburant, des habitants transportaient les blessés à pied. “Il n’y avait pas de voiture ni même de charrettes à ânes”, a ajouté Bakr.- “Nuit de terreur” -Muhannad Thabet, 33 ans, a décrit “une nuit de terreur” dans ce camp, “des frappes aériennes et des explosions ininterrompues”.Il raconte avoir transporté un enfant de six ans à l’hôpital voisin de Chifa, débordé par le nombre de blessés.Lundi, après un appel israélien à évacuer le secteur de Deir el-Balah, un peu plus au sud, des familles entières s’étaient mises en route, transportant leurs affaires à bout de bras ou sur des charrettes tirées par des ânes.Selon le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), entre 50.000 et 80.000 personnes se trouvaient alors dans la zone et près de 88% du territoire de Gaza est désormais soumis à un ordre d’évacuation israélien ou inclus dans une zone militarisée israélienne.La situation humanitaire à Gaza est “moralement inacceptable”, a affirmé mardi le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa.Lundi soir, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que des soldats israéliens étaient entrés dans la résidence du personnel de cette agence de l’ONU dans le secteur de Deir el-Balah. Ces militaires ont forcé “des femmes et des enfants à évacuer les lieux à pied”, tandis que “le personnel masculin et des membres de leur famille ont été menottés, déshabillés, interrogés sur place et contrôlés sous la menace d’une arme”, a déclaré M. Tedros, qui a également dénoncé l’attaque du principal entrepôt de l’OMS à Deir el-Balah.”La souffrance des civils à Gaza a atteint de nouveaux sommets”, ont estimé lundi 25 pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, en dénonçant le refus israélien “de fournir une aide humanitaire essentielle à la population”.Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a condamné cet appel, soulignant que le soutien du Hamas à ce communiqué prouvait que les signataires faisaient “fausse route”.- “Situation effroyable” -Réclamant l’accès pour la presse étrangère au territoire, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dit mardi avoir “l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines”.Il était interrogé sur la radio publique France Inter sur le cas de plusieurs collaborateurs de l’Agence France-Presse sur place qui se trouvent dans “une situation effroyable”, selon la direction de l’agence.L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) s’est alarmée lundi d’une malnutrition grandissante dans le territoire. “Levez le siège et laissez l’aide humanitaire entrer”, a-t-elle imploré.L’attaque menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. En représailles, Israël a promis de détruire le Hamas et lancé une offensive dans laquelle au moins 59.029 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Frappes meurtrières sur Gaza, Israël étend ses opérations

Des frappes israéliennes meurtrières ont visé mardi la bande de Gaza, où Israël étend ses opérations militaires contre le Hamas malgré les appels internationaux à mettre fin à la guerre et aux souffrances de la population.L’Organisation mondiale de la santé a dénoncé lundi des attaques israéliennes contre plusieurs de ses locaux dans le centre de Gaza, où Israël a annoncé étendre ses opérations autour de Deir el-Balah, y compris dans une zone où elle n’était jamais allée en plus de 21 mois de guerre.Après un appel lancé lundi par 25 pays à la fin “immédiate” de la guerre, la France a réclamé mardi que la presse internationale “puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire assiégé, où plus de deux millions de Palestiniens sont en danger de famine.Mardi, la Défense civile a annoncé que des frappes israéliennes avaient fait 15 morts, dont 13 dans le camp d’Al-Shati, dans le nord de Gaza, qui abrite des milliers de déplacés.Raed Bakr, père de trois enfants âgé de 30 ans, a décrit “une explosion massive” qui a soufflé leur tente pendant la nuit.”J’ai cru être dans un cauchemar. Du feu, de la poussière, de la fumée et des morceaux de corps projetés en l’air, des débris partout. Les enfants criaient”, a témoigné à l’AFP Bakr, dont la femme a été tuée l’année dernière.Faute de pouvoir utiliser leur voiture à cause des pénuries de carburant, des habitants transportaient les blessés à pied. “Il n’y avait pas de voiture ni même de charrettes à ânes”, a ajouté Bakr.- “Nuit de terreur” -Muhannad Thabet, 33 ans, a décrit “une nuit de terreur” dans ce camp, “des frappes aériennes et des explosions ininterrompues”.Il raconte avoir transporté un enfant de six ans à l’hôpital voisin de Chifa, débordé par le nombre de blessés.Lundi, après un appel israélien à évacuer le secteur de Deir el-Balah, un peu plus au sud, des familles entières s’étaient mises en route, transportant leurs affaires à bout de bras ou sur des charrettes tirées par des ânes.Selon le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), entre 50.000 et 80.000 personnes se trouvaient alors dans la zone et près de 88% du territoire de Gaza est désormais soumis à un ordre d’évacuation israélien ou inclus dans une zone militarisée israélienne.La situation humanitaire à Gaza est “moralement inacceptable”, a affirmé mardi le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa.Lundi soir, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que des soldats israéliens étaient entrés dans la résidence du personnel de cette agence de l’ONU dans le secteur de Deir el-Balah. Ces militaires ont forcé “des femmes et des enfants à évacuer les lieux à pied”, tandis que “le personnel masculin et des membres de leur famille ont été menottés, déshabillés, interrogés sur place et contrôlés sous la menace d’une arme”, a déclaré M. Tedros, qui a également dénoncé l’attaque du principal entrepôt de l’OMS à Deir el-Balah.”La souffrance des civils à Gaza a atteint de nouveaux sommets”, ont estimé lundi 25 pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, en dénonçant le refus israélien “de fournir une aide humanitaire essentielle à la population”.Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a condamné cet appel, soulignant que le soutien du Hamas à ce communiqué prouvait que les signataires faisaient “fausse route”.- “Situation effroyable” -Réclamant l’accès pour la presse étrangère au territoire, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dit mardi avoir “l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines”.Il était interrogé sur la radio publique France Inter sur le cas de plusieurs collaborateurs de l’Agence France-Presse sur place qui se trouvent dans “une situation effroyable”, selon la direction de l’agence.L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) s’est alarmée lundi d’une malnutrition grandissante dans le territoire. “Levez le siège et laissez l’aide humanitaire entrer”, a-t-elle imploré.L’attaque menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste Hamas contre Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. En représailles, Israël a promis de détruire le Hamas et lancé une offensive dans laquelle au moins 59.029 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Une pneumonie met fin au Tour de France enchanté de Mathieu van der Poel

Souffrant d’une pneumonie, Mathieu van der Poel a quitté le Tour de France mardi avant l’étape du Mont Ventoux après avoir porté le maillot jaune pendant quatre jours et animé la course comme jamais.C’est la troisième fois en cinq participations que le triple vainqueur du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix quitte prématurément la Grande Boucle.Mais autant il avait été critiqué en 2021 lorsqu’il avait fait ses valises pour préparer les JO de Tokyo, et était fantomatique en 2022 avant d’abandonner, autant le champion néerlandais a cette fois été flamboyant dans une épreuve avec laquelle il entretient un rapport compliqué.Ce n’est que ces derniers jours qu’il est un peu rentré dans le rang. Et pour cause. Enrhumé, il a développé une pneumonie qui lui interdit évidemment de poursuivre la course.Lundi après-midi, “son état s’est dégradé de manière significative” a expliqué son équipe belge Alpecin. Au point que, pris de fièvre, Van der Poel a été amené au Centre hospitalier de Narbonne pour subir des examens qui ont permis de déceler une inflammation des poumons.Mais quel début de Tour ! Vainqueur de la deuxième étape à Boulogne-sur-Mer, le champion du monde 2023 a endossé pendant quatre jours le maillot jaune. Il l’a porté avec fierté lors de l’étape arrivant à Mûr-de-Bretagne, où il avait gagné en 2021 et rendu un hommage émouvant à son grand-père décédé, Raymond Poulidor.Mais ce n’est pas tout. A l’attaque presque tous le jours, “MVDP” a crevé l’écran au point d’être désigné comme le coureur le plus combatif des dix premiers jours du Tour.Il a notamment réussi une échappée extraordinaire lors de la neuvième étape en partant dès le kilomètre 0 avec son équipier Jonas Rickaert pour n’être repris qu’à 700 mètres de la ligne.- Il ne verra pas Montmartre -De quoi réconcilier le Néerlandais avec le Tour de France sur lequel il s’est ennuyé parfois et pour lequel il disait cet hiver ne pas éprouver “une passion” ?”Cela ne va pas changer énormément ma relation avec le Tour. J’y ai beaucoup lutté ces dernières années mais le parcours cette année de la première semaine correspond à mes qualités”, relativisait-il après sa victoire à Boulogne-sur-Mer.Reste qu’il en a fait sa priorité cet été, contrairement à 2023 et 2024, où il avait terminé le Tour mais s’en était servi d’abord pour préparer les Championnats du monde, puis les JO de Paris, tout en faisant un poisson-pilote de luxe pour Jasper Philipsen.”Le Tour n’est pas la course la plus importante pour lui. Il est fait pour les grimpeurs. Si tu ne pèses pas 65 kg, tu ne peux pas le gagner. Nous, on aime les classiques”, rappelait lors de la première semaine son père Adrie, lui-même vainqueur du Tour des Flandres.Van der Poel n’était évidemment pas un candidat pour le classement général – il pointait au 41e rang mardi à plus d’une heure et demie de Tadej Pogacar avant son abandon – et s’attendait à souffrir dans les Alpes.Mais le maillot vert restait une possibilité (3e à 41 points de Jonathan Milan) même s’il assurait ne pas en faire un objectif.Il visait surtout la dernière étape à Paris, taillée sur mesure pour ses qualités de puncheur-sprinteur avec le passage de la butte Montmartre.A la place, il va “se reposer pendant au moins une semaine avant de passer de nouveaux examens médicaux pour évaluer son rétablissement et déterminer les prochaines étapes de sa rééducation”, a indiqué son équipe.