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Otages à Gaza: les 20 Israéliens présumés vivants

L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas conclu sous l’égide du président américain Donald Trump prévoit le retour en Israël des 47 otages retenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, dont au moins 25 sont morts.Voici les portraits des 20 derniers otages israéliens présumés vivants :- Matan Angrest, 22 ans -Sous-officier, Matan Angrest a été capturé dans son char en lisière de la bande de Gaza après avoir tenté d’empêcher l’infiltration des commandos du mouvement islamiste palestinien près de la base de Nahal Oz.Les trois autres membres de l’équipage du char ont été tués et les corps de deux d’entre eux sont encore dans Gaza.Sur une vidéo diffusée par sa famille en avril 2025, on voit le moment où il est enlevé de son char et victime d’un lynchage.Matan Angrest, originaire de Kiryat Bialik, dans le nord d’Israël, est supporter de l’équipe de football du Maccabi Haïfa. Sa famille avait prévu un voyage à Dubaï pour fêter la fin prochaine de son service militaire.- Gali et Ziv Berman, 28 ans -Les jumeaux Gali et Ziv Berman, aujourd’hui âgés de 28 ans, ont été enlevés du quartier des jeunes du kibboutz Kfar Aza, incendié par les commandos du Hamas.Inséparables, les deux frères travaillaient ensemble dans le domaine de la production musicale. Ils sont supporters du club de football Maccabi Tel-Aviv et de Liverpool. Leurs parents et leur frère aîné ont survécu à l’attaque.- Elkana Bohbot, 36 ans -Elkana Bohbot était l’un des producteurs du festival Nova, avec ses amis d’enfance, Michael et Osher Waknin, tués le 7 octobre avec près de 370 personnes dans cette fête techno. Une vidéo de lui menotté et blessé au visage emmené par ses ravisseurs a été diffusée le jour de l’attaque du Hamas.Elkana Bohbot est marié à une Israélienne d’origine colombienne. Père d’un garçon, il vivait à Mevasseret Tzion, près de Jérusalem. Le président colombien Gustavo Petro lui a accordé la nationalité colombienne en novembre 2023.Son épouse, Rebecca Gonzalez, a indiqué mi-février 2025 avoir reçu une “preuve de vie” de la part d’Ohad Ben Ami, ex-otage libéré le 8 février et ayant été détenu avec son mari. Avant son enlèvement, Elkana Bohbot était censé ouvrir un stand de glaces dans un marché de Tel-Aviv mi-octobre 2023, selon ses parents.L’otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d’un autre otage, Yossef-Haïm Ohana. Elkana Bohbot y apparaît silencieux, visiblement affaibli et allongé sous une couverture.- Rom Braslavski, 21 ans -Originaire de Jérusalem, Rom Braslavski, également citoyen allemand, assurait la sécurité du festival Nova. Entre 10h30, heure de son dernier contact avec sa mère, et 13h30, heure à laquelle il a disparu, le vigile est resté sur place, venant en aide à de nombreux festivaliers, selon des rescapés. Il a été blessé aux deux mains pendant l’assaut.En août 2025, le Jihad islamique, un mouvement allié du Hamas, a publié une vidéo montrant Rom Braslavski s’exprimant manifestement sous la contrainte, où il semble très affaibli et amaigri.- Nimrod Cohen, 21 ans -Stationné le 7 octobre près du kibboutz de Nahal Oz avec son unité de blindés, Nimrod Cohen a été trahi par son char d’assaut, immobilisé par des freins défectueux.Le soldat a été extirpé de son véhicule par les assaillants, en compagnie de trois autres membres de l’équipage, selon des vidéos publiées par le Hamas.Ses trois compagnons d’armes, Omer Neutra, Oz Daniel et Shaked Dahan, sont morts le 7 octobre et leurs corps ont été emmenés à Gaza.Nimrod Cohen est originaire de Rehovot, au sud de Tel-Aviv.Ses parents Yehouda et Viki Cohen sont de toutes les manifestations, brandissant des pancartes ou des photos pour exiger la libération des otages en Israël et aux Etats-Unis. Nimrod Cohen ne se séparait jamais d’un Rubik’s Cube et sa mère garde précieusement celui que l’armée lui a donné, retrouvé brûlé en partie dans le char de son fils. – David et Ariel Cunio, 35 et 28 ans -Les frères israélo-argentins David et Ariel Cunio ont été enlevés avec leur famille élargie alors qu’ils se cachaient dans la pièce sécurisée du domicile de David Cunio au kibboutz Nir Oz. Pour les en déloger, les assaillants ont mis le feu à la maison.Leur famille est celle qui a compté le plus d’otages (huit). Sharon Aloni Cunio, 34 ans, la femme de David Cunio, et leurs deux jumelles de trois ans, ainsi que Danielle Aloni, 44 ans, la soeur de Sharon Aloni Cunio, et sa fille de cinq ans avaient été libérées pendant la trêve de novembre 2023. La fiancée d’Ariel Cunio, Arbel Yehoud, 28 ans, a été libérée le 30 janvier.Le réalisateur israélien Tom Shoval a présenté en février à la Berlinale le film “Lettre à David”, qui rend hommage à David Cunio. En 2013, David Cunio et son frère jumeau Eitan avaient présenté au festival de Berlin le film “Youth”, dans lequel ils jouaient les personnages principaux sous la direction de M. Shoval.Eitan Cunio a échappé au Hamas en se cachant dans son abri de Nir Oz. Les deux frères ont le même tatouage de trois petites étoiles vert sombre à l’intérieur du poignet.A l’ouverture de la Berlinale, la directrice, Tricia Tuttle, et une rangée d’acteurs et de réalisateurs ont brandi sur le tapis rouge la photo de David Cunio.Le film “Lettre à David” a reçu en septembre l’Ophir (Oscar israélien) du meilleur film documentaire.- Evyatar David, 24 ans -C’est par une photo reçue sur le réseau social Telegram que les parents d’Evyatar David ont découvert que leur fils était otage à Gaza. Le jeune homme y apparaît le visage éclairé par une lampe de poche.Le 7 octobre, il participait avec son ami d’enfance Guy Gilboa Dalal au festival Nova. Ce dernier a également été enlevé et est toujours présumé vivant dans la bande de Gaza.Sa famille est originaire de Kfar Saba, dans le centre d’Israël. Passionné de musique, il travaillait dans un café pour rassembler assez d’argent pour une excursion prévue en Thaïlande.En août 2025, le Hamas a diffusé une vidéo montrant Evyatar David gravement sous-alimenté et visiblement affaibli.- Guy Gilboa Dalal, 24 ans -Guy Gilboa Dalal participait avec trois amis à sa première rave party lorsqu’il a été enlevé au festival Nova. Sa famille a rapidement appris son enlèvement en visionnant une vidéo de lui et de son meilleur ami Evyatar David, ligotés dans un tunnel à Gaza.Selon le témoignage d’un otage libéré en juin lors d’une opération de l’armée israélienne, leurs geôliers lui ont fait subir des sévices. Guy Gilboa Dalal et Evyatar David ont été vus en février sur une vidéo du Hamas, regardant une des cérémonies de libération des otages à Gaza avant d’être enfermés dans la voiture, suppliant pour être libérés.Il apparait dans une vidéo du Hamas le 5 septembre. Il est filmé avec un autre otage, Alon Ohel, dans un tunnel.Amoureux du Japon, Guy Gilboa Dalal en a appris la langue pour y voyager un jour. Il travaillait dans l’informatique.- Maxim Herkin, 37 ans -Israélo-russe, Maxim Herkin vit à Tirat Carmel, dans le nord d’Israël, et est père d’une petite fille âgée aujourd’hui de cinq ans, qui vit avec sa mère en Russie. Il avait immigré avec sa mère d’Ukraine.Avant d’être enlevé au festival Nova, il a écrit à sa mère “tout va bien, je rentre”.Au printemps 2025, la branche armée du Hamas a diffusé une vidéo dans laquelle Maxim Herkin apparaît allongé, la tête et le bras gauche couverts de bandages avec des taches marron.- Eitan Horn, 39 ans – Eitan Horn, qui vit dans la ville de Kfar Saba (centre), a été enlevé au domicile de son frère aîné Yaïr Horn au kibboutz Nir Oz. Egalement enlevé le 7 octobre, son frère, diabétique, a été libéré en février 2025. Avant la libération de l’aîné, les deux frères étaient retenus ensemble en captivité.La famille Horn avait émigré d’Argentine il y a des années.Educateur, Eitan Horn a longtemps travaillé avec différents mouvements de jeunesse, pour qui il a été en mission au Pérou.- Segev Kalfon, 27 ans -Segev Kalfon, qui vit à Dimona (sud), travaillait avec son père dans la boulangerie familiale à Arad dans le désert du Néguev.Son ami d’enfance, qui était avec lui au festival Nova, a raconté sa capture, alors qu’il était caché dans un buisson sur le bord de la route 232 reliant les kibboutz en bordure de Gaza.Un des otages libérés en février a raconté avoir été un temps en captivité avec lui, selon sa famille.- Bar Kuperstein, 23 ans -Avant d’être enlevé au festival Nova, Bar Kuperstein est resté sur place pour secourir les festivaliers touchés par balles. Infirmier dans l’armée, il n’était pas en service ce jour-là, mais faisait partie du personnel du festival.Des vidéos le montrant ligoté ont été diffusées peu après son enlèvement.Bar Kuperstein est originaire de Holon, près de Tel-Aviv.Son père Tal Kuperstein, secouriste bénévole, est handicapé, privé de parole et de mouvements, depuis un accident, et son fils a joué le rôle de père de famille depuis ses 17 ans.Depuis quelques mois, M. Kuperstein arrive à s’exprimer, difficilement, et a expliqué à l’AFP qu’il voulait en faire la surprise à son fils à son retour.Devenu secouriste comme son père, le jeune homme avait sauvé la vie de son grand-père Michael Kuperstein, victime d’un accident cardiaque chez eux deux mois avant le 7 octobre 2023.- Omri Miran, 48 ans -Masseur-thérapeute également de nationalité hongroise, Omri Miran a été enlevé au kibboutz Nahal Oz, où il vivait, en présence de sa femme Lichay Miran-Lavi et de leurs deux fillettes, laissées libres.Son père, Dani Miran, se laisse pousser la barbe dans l’attente du retour de son fils, après l’avoir vu, barbu, dans une vidéo publiée par le Hamas en avril 2024, estimant que si son fils ne peut pas se raser, il ne se rasera pas non plus.S’exprimant vraisemblablement sous la contrainte, Omri Miran décrivait dans cette vidéo “une situation difficile” en raison de “nombreux bombardements” israéliens sur la bande de Gaza. Il disait espérer pouvoir retrouver sa famille pour la fête de l’Indépendance d’Israël, le 14 mai. Il est réapparu dans une autre vidéo diffusée par le Hamas le 23 avril 2025.- Eitan Mor, 25 ans -Aîné de huit enfants d’une famille religieuse de la colonie de Kyriat Arba, en Cisjordanie occupée, Eitan Mor était à Nova comme vigile avec des amis.Son père Tzvika Mor est le fondateur du Forum de l’espoir, un collectif de parents d’otages opposés à tout accord avec le Hamas et exigeant des autorités israéliennes plus de pression militaire afin que le Hamas capitule et libère les otages.Eitan Mor travaillait dans un café à Jérusalem et rêvait d’ouvrir son propre restaurant. Il gardait le contact avec ses parents bien qu’il ait pris ses distances avec la religion.- Yossef-Haïm Ohana, 25 ans -Yossef-Haim Ohana, orignaire de Kyriat Malakhi (sud), voulait faire des études de coaching. Il a été enlevé au festival Nova où il était barman. Il a été vu en train d’aider des blessés avant de s’enfuir avec un ami.De parents divorcés, M. Ohana a perdu pendant son enfance son frère Acher-Yitzhak emporté par un cancer à l’âge de 7 ans. L’otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d’un autre captif, Elkana Bohbot.- Alon Ohel, 24 ans -Pianiste de talent, Alon Ohel, qui devait commencer des études de musique à la prestigieuse école Rimon de Ramat Hasharon (centre), était revenu d’une excursion en Asie quelque semaines avant d’être enlevé au festival Nova.Il a été capturé dans un abri sur la route 232, qui relie les kibboutz en bordure de Gaza, avec trois autres jeunes hommes. Il vit à Lavon, un village du nord d’Israël, et a aussi les nationalités serbe et allemande.La famille d’Alon Ohel a déclaré en février 2025 avoir reçu une première preuve de vie, grâce aux témoignages d’autres captifs récemment libérés. “Il est évident qu’Alon perd la vue de son oeil droit, et il apparaît amaigri et en détresse”, ont dit ses parents après la diffusion par le Hamas d’une vidéo de leur fils en septembre.- Avinatan Or, 32 ans -Fils d’une famille religieuse de la colonie de Shilo en Cisjordanie occupée, Avinatan Or est le deuxième d’une fratrie de sept enfants. En couple avec Noa Argamani, qui a été enlevée en même temps que lui au festival Nova puis libérée par une opération militaire israélienne en juin 2024, il devait s’installer avec elle à Beersheva (sud), où il avait fait des études d’ingénieur.Il possède aussi la nationalité britannique.- Matan Zangauker, 25 ans -Matan Zangauker a été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz.Enlevée avec lui, Ilana Gritzewsky, sa compagne israélo-mexicaine, a été libérée le 30 novembre 2023, au dernier jour de la première trêve. Avec la mère de son compagnon, Einav Zangauker, elle est devenue l’une des figures de proue du combat pour la libération des otages. Mme Zangauker a menacé en septembre 2025 le Premier ministre Benjamin Netanyahu de le poursuivre en justice pour “meurtre” si son fils n’était pas libéré vivant.Matan Zangauker, enfant de parents divorcés, est passionné de numismatique et d’aéromodélisme. Il travaillait à la ferme de cannabis médical de Nir Oz.

Un nouveau séisme aux Philippines fait au moins 3 morts

Un nouveau puissant séisme aux Philippines a fait au moins trois morts vendredi, selon les autorités, frappant le sud avec une magnitude de 7,4, onze jours après un tremblement de terre qui avait fait 74 morts dans le centre de ce pays d’Asie du Sud-Est.La secousse s’est produite à une vingtaine de kilomètres au large de Manay sur la grande île de Mindanao (sud) à 09H43 locales (01H43 GMT), selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS).A Mati, une personne a été tuée par l’effondrement d’un mur, selon la police et un homme est également décédé d’une crise cardiaque, a indiqué à l’AFP le bureau de gestion des catastrophes de la ville.Une autre personne a été tuée dans la ville de Davao, à plus de 100 kilomètres à l’ouest de l’épicentre, a indiqué un communiqué de la municipalité sans plus de détails.L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie avait prévenu qu’un “tsunami destructeur” était attendu “avec des vagues d’une hauteur susceptible de mettre des vies en danger” sur la côte est de l’archipel.Une alerte ensuite levée par le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) pour les Philippines, les Palaos et l’Indonésie.Les habitants des côtes concernées étaient fortement incités à évacuer par précaution.Les cours en classe ont été suspendus “jusqu’à nouvel ordre” par le gouvernement de la province de Davao oriental qui a aussi indiqué sur Facebook qu’il renvoyait chez eux les employés publics non essentiels.La province où se trouve Manay s’attend à des dégâts, a précisé à l’AFP Diana Lacorda, une policière.”Nos gobelets sur la table bougeaient et tombaient,” a-t-elle rapporté, ajoutant que les lignes électriques et de communication avaient été coupées. Dès lors, les autorités sont incapables d’évaluer les éventuels dégâts dans certaines zones.-“Moment le plus long de ma vie”-Christine Sierte, une enseignante à Compostela près de Manay, a déclaré à l’AFP qu’elle était en pleine réunion lorsque les secousses violentes ont commencé. “C’était très lent au début, puis ça s’est intensifié (…) C’était le moment le plus long de ma vie. Nous n’avons pas pu sortir immédiatement du bâtiment car les secousses étaient trop fortes”, a-t-elle expliqué. “Les plafonds de certains bureaux sont tombés, mais heureusement personne n’a été blessé”, a-t-elle ajouté. Certains des quelque 1.000 élèves de l’école “ont fait des attaques de panique et des difficultés à respirer”.Kath Cortez, une journaliste basée à Davao, à une centaine de kilomètres de Manay, a remarqué des fissures sur les murs de sa maison. “J’ai été surprise par l’intensité. Je venais de me réveiller et j’étais sur le point de prendre une douche,” a-t-elle rapporté à l’AFP, ajoutant que des membres de sa famille ont couru dehors.Ce séisme survient 11 jours après un puissant tremblement de terre qui a fait 74 morts et environ 72.000 sinistrés sur l’île philippine centrale de Cebu. 

Un nouveau séisme aux Philippines fait au moins 3 morts

Un nouveau puissant séisme aux Philippines a fait au moins trois morts vendredi, selon les autorités, frappant le sud avec une magnitude de 7,4, onze jours après un tremblement de terre qui avait fait 74 morts dans le centre de ce pays d’Asie du Sud-Est.La secousse s’est produite à une vingtaine de kilomètres au large de Manay sur la grande île de Mindanao (sud) à 09H43 locales (01H43 GMT), selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS).A Mati, une personne a été tuée par l’effondrement d’un mur, selon la police et un homme est également décédé d’une crise cardiaque, a indiqué à l’AFP le bureau de gestion des catastrophes de la ville.Une autre personne a été tuée dans la ville de Davao, à plus de 100 kilomètres à l’ouest de l’épicentre, a indiqué un communiqué de la municipalité sans plus de détails.L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie avait prévenu qu’un “tsunami destructeur” était attendu “avec des vagues d’une hauteur susceptible de mettre des vies en danger” sur la côte est de l’archipel.Une alerte ensuite levée par le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) pour les Philippines, les Palaos et l’Indonésie.Les habitants des côtes concernées étaient fortement incités à évacuer par précaution.Les cours en classe ont été suspendus “jusqu’à nouvel ordre” par le gouvernement de la province de Davao oriental qui a aussi indiqué sur Facebook qu’il renvoyait chez eux les employés publics non essentiels.La province où se trouve Manay s’attend à des dégâts, a précisé à l’AFP Diana Lacorda, une policière.”Nos gobelets sur la table bougeaient et tombaient,” a-t-elle rapporté, ajoutant que les lignes électriques et de communication avaient été coupées. Dès lors, les autorités sont incapables d’évaluer les éventuels dégâts dans certaines zones.-“Moment le plus long de ma vie”-Christine Sierte, une enseignante à Compostela près de Manay, a déclaré à l’AFP qu’elle était en pleine réunion lorsque les secousses violentes ont commencé. “C’était très lent au début, puis ça s’est intensifié (…) C’était le moment le plus long de ma vie. Nous n’avons pas pu sortir immédiatement du bâtiment car les secousses étaient trop fortes”, a-t-elle expliqué. “Les plafonds de certains bureaux sont tombés, mais heureusement personne n’a été blessé”, a-t-elle ajouté. Certains des quelque 1.000 élèves de l’école “ont fait des attaques de panique et des difficultés à respirer”.Kath Cortez, une journaliste basée à Davao, à une centaine de kilomètres de Manay, a remarqué des fissures sur les murs de sa maison. “J’ai été surprise par l’intensité. Je venais de me réveiller et j’étais sur le point de prendre une douche,” a-t-elle rapporté à l’AFP, ajoutant que des membres de sa famille ont couru dehors.Ce séisme survient 11 jours après un puissant tremblement de terre qui a fait 74 morts et environ 72.000 sinistrés sur l’île philippine centrale de Cebu. 

Entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, annonce l’armée israélienne

L’armée israélienne a annoncé l’entrée en vigueur vendredi à 09H00 GMT du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit être suivi dans les 72 heures d’une libération des otages, en application d’un accord conclu avec le mouvement islamiste Hamas.”L’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur à midi locale (09H00 GMT)”, a déclaré l’armée.”Depuis midi, les troupes de Tsahal (l’armée israélienne, NDLR) ont commencé à se positionner le long des lignes de redéploiement en préparation de l’accord de cessez-le-feu et du retour des otages”, selon le texte, qui précise que les “troupes du Commandement Sud continueront d’éliminer toute menace immédiate”.Le cessez-le-feu et la libération des otages sont prévues dans un accord, approuvé jeudi après quatre jours de négociations indirectes en Egypte entre le Hamas et Israël, en guerre à Gaza depuis deux ans.L’accord est basé sur un plan annoncé fin septembre par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Donald Trump a déclaré jeudi qu’il prévoyait de se rendre dimanche au Moyen-Orient. “Les otages rentreront lundi ou mardi. Je serai probablement là. J’espère être là. Nous prévoyons de partir dimanche”.Il a aussi dit qu’il “essaierait” de se rendre en Egypte pour “une signature officielle” de l’accord et qu’il avait accepté de “parler” devant le Parlement israélien à Jérusalem, à une date non précisée.Selon Mohammad al-Moughayyir, un responsable de la Défense civile, “les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs zones de la ville de Gaza (…)”, dans le nord du territoire dévasté et assiégé.Dans le sud de la bande de Gaza, “des véhicules israéliens se sont retirés des parties sud et centrale de la ville de Khan Younès vers les zones est”, a-t-il dit à l’AFP.La porte-parole du gouvernement israélien, Shosh Bedrosian, a ensuite affirmé que l’armée garderait le contrôle de 53% du territoire.- “Assurances” -Après sa validation par le cabinet de sécurité israélien, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a approuvé vendredi avant l’aube l’accord conclu en Egypte.Au plus tard 72 heures après son entrée en vigueur, “tous nos otages, vivants et décédés, seront libérés, ce qui nous amène à lundi”, a dit Mme Bedrosian.M. Trump a observé que les corps de certains captifs seraient “un peu difficiles à trouver”.Selon un responsable du Hamas, les otages vivants seront libérés contre près de 2.000 prisonniers palestiniens détenus par Israël, “simultanément à des retraits israéliens spécifiques (de Gaza) et une entrée de (davantage) d’aide humanitaire”. Il n’a pas mentionné les captifs morts. Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7 octobre et emmenées à Gaza, 47 y sont toujours retenues, dont au moins 25 sont mortes, selon l’armée.Le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé jeudi avoir “reçu des assurances des frères médiateurs et de l’administration américaine, confirmant que la guerre est complètement terminée”.- Deuxième phase -L’accord conclu en Egypte s’intègre dans un plan en 20 points de M. Trump qui prévoit un cessez-le-feu à Gaza, une libération des otages, un retrait par étapes israélien de Gaza, un désarmement du Hamas et la mise en place d’une autorité de transition formée de technocrates chapeautée par un comité dirigé par Donald Trump.Les négociations pour la deuxième phase, concernant un désarmement du Hamas et une poursuite du retrait israélien, devaient commencer “immédiatement” après la signature jeudi de l’accord sur la première phase, selon un responsable du Hamas.Le mouvement islamiste n’a pas encore réagi au point sur son désarmement. Le président américain a assuré jeudi qu’il y aurait un “désarmement” et des “retraits”, sans toutefois fournir d’échéance. Deux cents militaires sous la direction du chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, l’amiral Brad Cooper, seront mobilisés pour “superviser” la mise en oeuvre de l’accord sur Gaza, a indiqué un haut responsable américain. Parmi eux, probablement des militaires d’Egypte, du Qatar, de Turquie et des Emirats, selon lui. Un autre haut responsable a précisé qu’il n’y aurait pas de militaires américains déployés “dans Gaza”.L’armée turque a dit être “prête à assumer toute mission qui leur sera assignée” pour Gaza.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire à Gaza qui fait, selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.194 morts, en majorité des civils, et provoqué un désastre humanitaire.

Entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, annonce l’armée israélienne

L’armée israélienne a annoncé l’entrée en vigueur vendredi à 09H00 GMT du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui doit être suivi dans les 72 heures d’une libération des otages, en application d’un accord conclu avec le mouvement islamiste Hamas.”L’accord de cessez-le-feu est entré en vigueur à midi locale (09H00 GMT)”, a déclaré l’armée.”Depuis midi, les troupes de Tsahal (l’armée israélienne, NDLR) ont commencé à se positionner le long des lignes de redéploiement en préparation de l’accord de cessez-le-feu et du retour des otages”, selon le texte, qui précise que les “troupes du Commandement Sud continueront d’éliminer toute menace immédiate”.Le cessez-le-feu et la libération des otages sont prévues dans un accord, approuvé jeudi après quatre jours de négociations indirectes en Egypte entre le Hamas et Israël, en guerre à Gaza depuis deux ans.L’accord est basé sur un plan annoncé fin septembre par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Donald Trump a déclaré jeudi qu’il prévoyait de se rendre dimanche au Moyen-Orient. “Les otages rentreront lundi ou mardi. Je serai probablement là. J’espère être là. Nous prévoyons de partir dimanche”.Il a aussi dit qu’il “essaierait” de se rendre en Egypte pour “une signature officielle” de l’accord et qu’il avait accepté de “parler” devant le Parlement israélien à Jérusalem, à une date non précisée.Selon Mohammad al-Moughayyir, un responsable de la Défense civile, “les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs zones de la ville de Gaza (…)”, dans le nord du territoire dévasté et assiégé.Dans le sud de la bande de Gaza, “des véhicules israéliens se sont retirés des parties sud et centrale de la ville de Khan Younès vers les zones est”, a-t-il dit à l’AFP.La porte-parole du gouvernement israélien, Shosh Bedrosian, a ensuite affirmé que l’armée garderait le contrôle de 53% du territoire.- “Assurances” -Après sa validation par le cabinet de sécurité israélien, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a approuvé vendredi avant l’aube l’accord conclu en Egypte.Au plus tard 72 heures après son entrée en vigueur, “tous nos otages, vivants et décédés, seront libérés, ce qui nous amène à lundi”, a dit Mme Bedrosian.M. Trump a observé que les corps de certains captifs seraient “un peu difficiles à trouver”.Selon un responsable du Hamas, les otages vivants seront libérés contre près de 2.000 prisonniers palestiniens détenus par Israël, “simultanément à des retraits israéliens spécifiques (de Gaza) et une entrée de (davantage) d’aide humanitaire”. Il n’a pas mentionné les captifs morts. Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du 7 octobre et emmenées à Gaza, 47 y sont toujours retenues, dont au moins 25 sont mortes, selon l’armée.Le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé jeudi avoir “reçu des assurances des frères médiateurs et de l’administration américaine, confirmant que la guerre est complètement terminée”.- Deuxième phase -L’accord conclu en Egypte s’intègre dans un plan en 20 points de M. Trump qui prévoit un cessez-le-feu à Gaza, une libération des otages, un retrait par étapes israélien de Gaza, un désarmement du Hamas et la mise en place d’une autorité de transition formée de technocrates chapeautée par un comité dirigé par Donald Trump.Les négociations pour la deuxième phase, concernant un désarmement du Hamas et une poursuite du retrait israélien, devaient commencer “immédiatement” après la signature jeudi de l’accord sur la première phase, selon un responsable du Hamas.Le mouvement islamiste n’a pas encore réagi au point sur son désarmement. Le président américain a assuré jeudi qu’il y aurait un “désarmement” et des “retraits”, sans toutefois fournir d’échéance. Deux cents militaires sous la direction du chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, l’amiral Brad Cooper, seront mobilisés pour “superviser” la mise en oeuvre de l’accord sur Gaza, a indiqué un haut responsable américain. Parmi eux, probablement des militaires d’Egypte, du Qatar, de Turquie et des Emirats, selon lui. Un autre haut responsable a précisé qu’il n’y aurait pas de militaires américains déployés “dans Gaza”.L’armée turque a dit être “prête à assumer toute mission qui leur sera assignée” pour Gaza.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire à Gaza qui fait, selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.194 morts, en majorité des civils, et provoqué un désastre humanitaire.

Le Nobel de la paix à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado pour ses efforts “en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie”.”Maria Corina Machado est l’un des exemples les plus extraordinaires de courage civique en Amérique latine ces derniers temps”, a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes, à Oslo.Mme Machado “a été une figure clé de l’unité au sein d’une opposition politique autrefois profondément divisée, une opposition qui a trouvé un terrain d’entente dans la revendication d’élections libres et d’un gouvernement représentatif”, a-t-il ajouté.Elle a réussi cette unification au moment où “le Venezuela est passé d’un pays relativement démocratique et prospère à un État brutal et autoritaire en proie à une crise humanitaire et économique”, a ajouté le président du comité Nobel.La notoriété de Mme Machado a explosé lors des primaires de l’opposition en octobre 2023, recueillant plus de 90% des voix lors d’une démonstration de force avec 3 millions de votants. Elle est rapidement devenue une favorite des sondages pour être surnommée la “libertadora” (“libératrice”), en hommage au “libertador” Simon Bolivar.Au cours de l’année écoulée, “Mme Machado a été contrainte de vivre dans la clandestinité. Malgré les graves menaces qui pèsent sur sa vie, elle est restée dans son pays, un choix qui a inspiré des millions de personnes”, a rappelé le comité.Le prix échappe donc au président américain Donald Trump, qui n’avait pas caché son désir de le remporter cette année. Depuis son retour à la Maison Blanche pour son second mandat en janvier, le dirigeant américain a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il “méritait” le Nobel pour son rôle dans la résolution de nombreux conflits – une affirmation largement exagérée, selon les observateurs.

Le Japon plonge dans la crise politique après l’effondrement de la coalition au pouvoir

Le Japon sombre dans la crise politique: le parti centriste Komeito, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale, a annoncé vendredi se retirer de son alliance avec le Parti libéral-démocrate (PLD), dont la présidente Sanae Takaichi est destinée à devenir Première ministre.Son accession à ce poste, qu’elle serait la première femme à occuper dans l’histoire du Japon, doit intervenir plus tard en octobre mais pourrait se voir fragilisée face à un Parlement où le PLD voit sa majorité fondre.”Nous souhaitons que la coalition PLD-Komeito revienne à la case départ pour le moment et que nous mettions un terme à notre relation”, a déclaré Tetsuo Saito, dirigeant du Komeito, à l’issue d’une réunion avec Mme Takaichi.”Étant donné que nous n’avons pas eu de coopération claire et concrète du PLD concernant nos revendications (…) j’ai déclaré qu’il nous serait totalement impossible d’inscrire le nom de Takaichi sur la liste des candidats”, a-t-il indiqué à la presse.M. Saito a toutefois affirmé que le Komeito continuerait de soutenir les projets de loi budgétaires et autres projets législatifs préparés par les deux partis.”J’ai été informée unilatéralement qu’ils quitteraient la coalition (…) Nous avons coopéré ces 26 dernières années, y compris lorsque nous n’étions pas au pouvoir. Il est extrêmement regrettable que cette relation se termine de cette manière”, a réagi Mme Takaichi.Pour le vote au Parlement, “si le Komeito s’abstient, Takaichi deviendra Première ministre, mais à condition (…) que les partis d’opposition ne s’unissent pas pour choisir leur propre candidat” alternatif, indique à l’AFP Sadafumi Kawato, professeur de sciences politiques à l’Université de Tokyo.”Le prochain gouvernement sera probablement dirigé par le seul PLD, dont toutes les politiques y compris le budget devront faire l’objet de coopération avec les partis” d’opposition, estime-t-il cependant.-“Caisses noires”Selon les médias nippons, M. Saito aurait jugé insatisfaisantes les réponses de Sanae Takaichi concernant un récent scandale de caisses noires au sein du PLD.Au cœur de l’affaire : des allégations de paiements versés à des membres du PLD pour avoir dépassé les quotas de vente de billets lors d’événements de collecte de fonds. Deux députés avaient été inculpés d’infraction aux lois sur le financement politique et trois de ses principales factions avaient été dissoutes.Sanae Takaichi, 64 ans, aux positions ultra-nationalistes, a été élue samedi à la tête du PLD (droite conservatrice), afin de remplacer le Premier ministre démissionnaire Shigeru Ishiba.”Nous avons inauguré une nouvelle ère pour le PLD”, avait-elle lancé après son élection. Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants. Le petit parti Komeito, soutenu par la puissante organisation bouddhiste japonaise Soka Gakkai, est son partenaire de longue date.Pour autant, Mme Takaichi était en recherche d’alliés supplémentaires au Parlement, le PLD et le Komeito ayant perdu la majorité dans les deux chambres du Parlement au cours de l’année écoulée.Or, au sein du Komeito, des voix critiques se faisaient également entendre: de nombreux membres du parti avaient exprimé ces derniers jours leur inquiétude à l’égard des positions résolument conservatrices affichées par Sanae Takaichi.-Thatcher pour modèle-Lorsqu’elle occupait des postes ministériels, elle s’était ainsi rendue à de nombreuses reprises au sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, dédié aux morts de guerre japonais et dénoncé par Pékin et Séoul comme un symbole du passé militariste du pays.Cette semaine, les médias japonais avaient cependant rapporté que Mme Takaichi envisageait de renoncer à se rendre au sanctuaire lors du festival d’automne mi-octobre.Le Premier ministre sortant, Shigeru Ishiba, avait pris les rênes du gouvernement en octobre 2024, mais sa coalition a perdu sa majorité parlementaire, en partie à cause de la colère des électeurs face à l’inflation persistante et au scandale des caisses noires.A l’inverse, le petit parti anti-immigration Sanseito avait réalisé une poussée remarquée lors des récentes élections sénatoriales.Ancienne batteuse dans un groupe de heavy metal à l’université, Mme Takaichi considère la Britannique Margaret Thatcher (1925-2013) comme son héroïne politique.Si elle arrive au pouvoir, elle devra notamment faire face aux enjeux posés par le vieillissement démographique, une dette nationale colossale, une économie chancelante et les inquiétudes croissantes au sujet de l’immigration.

Le Japon plonge dans la crise politique après l’effondrement de la coalition au pouvoir

Le Japon sombre dans la crise politique: le parti centriste Komeito, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale, a annoncé vendredi se retirer de son alliance avec le Parti libéral-démocrate (PLD), dont la présidente Sanae Takaichi est destinée à devenir Première ministre.Son accession à ce poste, qu’elle serait la première femme à occuper dans l’histoire du Japon, …

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Le président taïwanais promet de renforcer les défenses aériennes contre la menace chinoise

Le président taïwanais Lai Ching-te s’est engagé vendredi à accélérer la mise en place d’un système de “défense aérienne multicouche”, nouvel effort de l’île qui prévoit d’augmenter ses dépenses militaires face à la pression croissante de Pékin. “Nous allons accélérer la construction du +T-Dome+, mettre en place un système de défense aérienne rigoureux à Taïwan, avec une défense multicouche, une détection de haut niveau et une interception efficace”, a déclaré M. Lai lors des célébrations de la fête nationale.Un système antiaérien multicouche combine plusieurs niveaux de défense pour intercepter des engins hostiles de différentes portées. Lai Ching-te a ajouté que Taïwan est déterminé à “maintenir la paix par la force”, appelant la Chine à “renoncer à l’usage de la force ou de la coercition pour changer le statu quo dans le détroit de Taïwan”.La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Pékin n’a pas exclu le recours à la force à cette fin.Le président Lai, un défenseur de la souveraineté de l’île et auquel Pékin est hostile, a également réitéré vendredi son intention d’augmenter les dépenses de défense à plus de 3% du PIB en 2026 et à 5% d’ici 2030, un effort “démontrant ainsi notre détermination à protéger la nation”, a-t-il indiqué.L’augmentation des investissements dans la défense aérienne de Taïwan “reflète une appréciation des leçons tirées en Ukraine”, estime Drew Thompson, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies de l’Université technologique de Nanyang à Singapour.”Taïwan dispose déjà d’un réseau de défense aérienne robuste comprenant des systèmes anciens et nouveaux (…) ils les intègrent donc dans un réseau résilient capable de se défendre contre des menaces allant des petits drones aux missiles en passant par les avions”, soutient M. Thompson.- Exercices militaires chinois? -Taïwan est un point de friction ayant le potentiel de déclencher une guerre entre la Chine et les États-Unis, principal soutien de l’île et son plus grand fournisseur d’armes.Taïwan fête le 10 octobre sa fête nationale marquant la révolution de 1911 qui aboutira à la fin de l’empire Qing et à la proclamation de la République de Chine (ROC) – encore aujourd’hui le nom officiel de Taïwan.Plus tard vendredi, le ministère des Affaires étrangères chinois a accusé M. Lai de “rechercher l’indépendance par la force”, avertissant qu’une telle action “ne ferait qu’entraîner Taïwan dans une situation dangereuse de guerre”.”Maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan nécessite de respecter le principe d’une seule Chine et de prendre une position claire contre l’indépendance de Taïwan”, a déclaré le porte-parole Guo Jiakun lors d’une conférence de presse régulière.”L’opposition ferme de la Chine aux ventes d’armes à Taïwan par les États-Unis et aux liens militaires entre les États-Unis et Taïwan est cohérente et claire”, a-t-il ajouté.L’année dernière, après le discours de M. Lai, la Chine avait lancé des exercices militaires autour de Taïwan, encerclant l’île avec des avions de chasse et des navires.Le soutien de la population à M. Lai a fortement chuté depuis son entrée en fonction en mai 2024, tandis que les Etats-Unis ont imposé de lourdes surtaxes douanières sur les importations taïwanaises, la Chine intensifie sa pression militaire sur l’île et que les divisions politiques se sont accentuées.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, Taipei s’inquiète de la solidité de sa relation avec les Etats-Unis et de la détermination de Washington à défendre l’île en cas d’attaque de la Chine.M. Trump devrait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans les semaines à venir dans le cadre des négociations d’un accord commercial qui pourrait avoir un impact sur Taïwan. “Je ne pense pas que la Chine réagira avec un exercice militaire (cette année)”, a déclaré James Yifan Chen, un professeur a l’Université Tamkang à Taïwan, faisant valoir que Pékin voudra maintenir une “bonne atmosphère” avant la réunion.

Le Pérou se dote d’un nouveau président après la destitution expresse de Dina Boluarte

Le président du Parlement péruvien José Jeri, 38 ans, a assumé vendredi la présidence du pays andin après la destitution expresse de Dina Boluarte, sur fond de crise sécuritaire dans le pays.”Aujourd’hui, j’assume avec humilité la présidence de la République, par succession constitutionnelle, afin de mettre en place et diriger un gouvernement de transition”, a déclaré le nouveau chef de l’État, immédiatement après avoir prêté serment devant le Parlement.José Jeri était député du parti de centre-droit Somos Perú depuis 2021. En juillet, il avait été élu président du Parlement. Il assumera ses nouvelles fonctions jusqu’au 26 juillet 2026. Le Pérou organise des élections générales en avril.”L’ennemi principal (…) ce sont les bandes et organisations criminelles, ce sont aujourd’hui nos ennemis, et en tant que tels nous devons leur déclarer la guerre”, a-t-il lancé dans son premier discours à la Nation.Les principales forces politiques du Parlement ont présenté jeudi plusieurs motions de destitution contre Dina Boluarte, 63 ans, invoquant une “incapacité morale permanente” à exercer ses fonctions.Sa destitution a été approuvée à la majorité à l’issue d’une courte session à laquelle elle ne s’est pas présentée, bien que convoquée.Elle perd ainsi de fait son immunité et se retrouve désormais exposée à d’éventuels procès susceptibles de la conduire en prison.Dans un discours prononcé depuis le palais présidentiel et retransmis par la chaîne publique TV Peru, elle a défendu son bilan. Pendant tout ce temps, “je n’ai pas pensé à moi, mais aux plus de 34 millions de Péruviens et Péruviennes”, a-t-elle déclaré. La retransmission a ensuite été coupée pour revenir à la session du Parlement, juste avant la prestation de serment de José Jeri.Une centaine de personnes a célébré la décision devant le Parlement, agitant des drapeaux péruviens et brandissant des pancartes hostiles à la présidente, a constaté l’AFP. “Dina dégage. À bas le pacte mafieux”, pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un manifestant.Dina Boluarte avait déjà fait l’objet de plusieurs tentatives de destitution, sans succès jusqu’à présent. Cette fois, la procédure a été approuvée, les partis de droite et d’extrême droite qui la soutenaient l’ont lâchée.Le Pérou traverse la pire période d’instabilité politique de son histoire moderne, avec sept présidents en près de neuf ans.- Scandales et enquêtes -Arrivée au pouvoir après la destitution du président Pedro Castillo, dans un contexte de manifestations violemment réprimées qui ont fait au moins 50 morts, Dina Boluarte a connu une impopularité record. Son mandat a par ailleurs été entaché par plusieurs affaires, dont celle du “Rolexgate”, portant sur des montres et bijoux de luxe qu’elle n’aurait pas déclarés et celle de la rhinoplastie qu’elle a secrètement subie en juillet 2023 alors que la loi l’obligeait à en informer le Parlement. Ces dernières semaines, les manifestations contre le gouvernement se sont multipliées à Lima devant une vague d’extorsions et de meurtres attribués au crime organisé.Cette nouvelle crise politique intervient alors qu’un groupe de musique a été la cible de tirs mercredi soir à Lima faisant cinq blessés, dont quatre musiciens.Les autorités n’ont pas encore déterminé si l’attaque était liée au fléau de l’extorsion qui touche principalement la capitale de 10 millions d’habitants. Cependant, le président de l’Association des artistes et entrepreneurs du Pérou, Walter Dolorier, a assuré que les musiciens avaient reçu des “menaces” provenant de groupes criminels.”Les Péruviens vivent dans une peur constante”, a dénoncé jeudi soir la députée Norma Yarrow, du parti de droite Renovación Popular.Actuellement, les anciens présidents Alejandro Toledo et Ollanta Humala sont incarcérés pour corruption dans une prison spéciale située à l’est de Lima. Pedro Castillo y est également détenu, dans l’attente de son procès pour une tentative de coup de force contre le Parlement.