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Israël, sous les critiques, nie être responsable de la pénurie de nourriture à Gaza

Israël s’est défendu mercredi d’être responsable de la pénurie de nourriture dans la bande de Gaza et a accusé le Hamas d’avoir provoqué une crise humanitaire, en réponse aux critiques d’organisations internationales sur “une propagation de la famine” dans le territoire palestinien assiégé. Israël fait face à une extrême pression internationale pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants de la bande de Gaza, ravagée par 21 mois de guerre et soumise à un blocus qui prive la population d’une aide humanitaire vitale.Mercredi, la Défense civile a annoncé la mort de 17 personnes parmi lesquelles une femme enceinte dans des frappes israéliennes, tandis que l’armée a affirmé avoir bombardé des dizaines de “cibles terroristes”. Après avoir assiégé Gaza au début de la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas en octobre 2023, Israël a imposé au territoire un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.”C’est la souffrance pour nourrir mes enfants. Je risque ma vie pour leur apporter un sac de farine”, a raconté Mohamed Abou Jabal, un déplacé à Beit Lahia, dans le nord de Gaza. “Nous sommes en train de mourir, ayez pitié de nous, nous voulons manger”, a-t-il ajouté après avoir récupéré un sac de farine.”Nous dormons l’estomac vide, nous avons faim!”, a lancé un autre Palestinien.Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé mercredi qu’une “grande proportion” de la population de Gaza “mourait de faim”.Pour la France, le “risque de famine” à Gaza est “le résultat du blocus” imposé par Israël. – 4.500 camions selon Israël -Mardi, un hôpital de Gaza a affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures.”Alors qu’une famine se propage à Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent”, ont déclaré conjointement une centaine d’ONG parmi lesquelles Médecins sans frontières, Médecins du monde, Caritas, Amnesty international et Oxfam international, en appelant à un cessez-le-feu immédiat et à l’ouverture de passages pour l’aide.”Juste à l’extérieur de Gaza, dans des entrepôts, et même à l’intérieur, des tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales, de matériel d’hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d’y accéder ou de les livrer”, ont-elles ajouté.Le gouvernement israélien s’est défendu en affirmant qu’il n’était pas responsable des pénuries.”A Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, a déclaré son porte-parole, David Mencer. “Il s’agit d’une pénurie provoquée par le Hamas”, a-t-il ajouté, en accusant le mouvement palestinien d’empêcher la distribution et de piller l’aide.Le Hamas a toujours rejeté de telles accusations.L’armée israélienne a nié bloquer l’aide humanitaire et affirmé que 950 camions se trouvaient à Gaza et attendaient que les agences internationales distribuent leurs cargaisons. Le Cogat, un organisme qui dépend du ministère israélien de la Défense, a affirmé que près de 4.500 camions étaient entrés récemment à Gaza, transportant de la farine et des aliments pour bébés et enfants. A New York, le Comité pour la protection des journalistes a joint sa voix à l’appel des ONG en accusant Israël “d’affamer les journalistes pour les réduire au silence”, alors que la presse étrangère n’est pas autorisée à pénétrer dans le territoire.”Ce ne sont pas seulement des reporters, ce sont des témoins de première ligne”, a déclaré la directrice régionale du CPJ, Sara Qudah.- Witkoff en Europe -Dans ce contexte, l’émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre cette semaine en Europe et pourrait ensuite aller au Moyen-Orient, selon des responsables américains.Son objectif est de parvenir à “un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un couloir humanitaire pour l’acheminement de l’aide”, d’après le département d’Etat.Lancées début juillet, de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas sur une trêve n’avancent pas. Israël veut chasser le Hamas de Gaza et en prendre le contrôle. Le mouvement palestinien réclame le retrait israélien et l’arrêt de la guerre.L’attaque menée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a coûté la vie à 59.219 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël, sous les critiques, nie être responsable de la pénurie de nourriture à Gaza

Israël s’est défendu mercredi d’être responsable de la pénurie de nourriture dans la bande de Gaza et a accusé le Hamas d’avoir provoqué une crise humanitaire, en réponse aux critiques d’organisations internationales sur “une propagation de la famine” dans le territoire palestinien assiégé. Israël fait face à une extrême pression internationale pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants de la bande de Gaza, ravagée par 21 mois de guerre et soumise à un blocus qui prive la population d’une aide humanitaire vitale.Mercredi, la Défense civile a annoncé la mort de 17 personnes parmi lesquelles une femme enceinte dans des frappes israéliennes, tandis que l’armée a affirmé avoir bombardé des dizaines de “cibles terroristes”. Après avoir assiégé Gaza au début de la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas en octobre 2023, Israël a imposé au territoire un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.”C’est la souffrance pour nourrir mes enfants. Je risque ma vie pour leur apporter un sac de farine”, a raconté Mohamed Abou Jabal, un déplacé à Beit Lahia, dans le nord de Gaza. “Nous sommes en train de mourir, ayez pitié de nous, nous voulons manger”, a-t-il ajouté après avoir récupéré un sac de farine.”Nous dormons l’estomac vide, nous avons faim!”, a lancé un autre Palestinien.Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé mercredi qu’une “grande proportion” de la population de Gaza “mourait de faim”.Pour la France, le “risque de famine” à Gaza est “le résultat du blocus” imposé par Israël. – 4.500 camions selon Israël -Mardi, un hôpital de Gaza a affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures.”Alors qu’une famine se propage à Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent”, ont déclaré conjointement une centaine d’ONG parmi lesquelles Médecins sans frontières, Médecins du monde, Caritas, Amnesty international et Oxfam international, en appelant à un cessez-le-feu immédiat et à l’ouverture de passages pour l’aide.”Juste à l’extérieur de Gaza, dans des entrepôts, et même à l’intérieur, des tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales, de matériel d’hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d’y accéder ou de les livrer”, ont-elles ajouté.Le gouvernement israélien s’est défendu en affirmant qu’il n’était pas responsable des pénuries.”A Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, a déclaré son porte-parole, David Mencer. “Il s’agit d’une pénurie provoquée par le Hamas”, a-t-il ajouté, en accusant le mouvement palestinien d’empêcher la distribution et de piller l’aide.Le Hamas a toujours rejeté de telles accusations.L’armée israélienne a nié bloquer l’aide humanitaire et affirmé que 950 camions se trouvaient à Gaza et attendaient que les agences internationales distribuent leurs cargaisons. Le Cogat, un organisme qui dépend du ministère israélien de la Défense, a affirmé que près de 4.500 camions étaient entrés récemment à Gaza, transportant de la farine et des aliments pour bébés et enfants. A New York, le Comité pour la protection des journalistes a joint sa voix à l’appel des ONG en accusant Israël “d’affamer les journalistes pour les réduire au silence”, alors que la presse étrangère n’est pas autorisée à pénétrer dans le territoire.”Ce ne sont pas seulement des reporters, ce sont des témoins de première ligne”, a déclaré la directrice régionale du CPJ, Sara Qudah.- Witkoff en Europe -Dans ce contexte, l’émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre cette semaine en Europe et pourrait ensuite aller au Moyen-Orient, selon des responsables américains.Son objectif est de parvenir à “un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un couloir humanitaire pour l’acheminement de l’aide”, d’après le département d’Etat.Lancées début juillet, de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas sur une trêve n’avancent pas. Israël veut chasser le Hamas de Gaza et en prendre le contrôle. Le mouvement palestinien réclame le retrait israélien et l’arrêt de la guerre.L’attaque menée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a coûté la vie à 59.219 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Début des pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul

Russes et Ukrainiens ont entamé mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul, des pourparlers de paix que le Kremlin qualifie de “très compliqués”, éloignant à nouveau la possibilité d’avancées diplomatiques rapides pour mettre fin à la guerre déclenchée en février 2022.”Notre objectif est de mettre fin à cette guerre sanglante le plus rapidement possible”, a déclaré Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères et hôte des discussions, en ouvrant cette nouvelle session au palais de Çiragan. “Le but ultime est un cessez-le-feu qui ouvrira la voie à la paix”, a-t-il ajouté après un entretien avec les chefs des délégations russe et ukrainienne, Vladimir Medinski et Roustem Oumerov.Le Kremlin a un peu plus tôt relativisé les attentes quant à l’issue de ces discussions. “Personne ne s’attend à un chemin facile. Bien entendu, ce sera une discussion très compliquée”, a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, répétant que les propositions respectives des belligérants pour arrêter le conflit étaient “diamétralement opposées”.Une source au sein de la délégation envoyée par Kiev a, quant à elle, dit à l’AFP espérer une “position constructive” de la Russie et qu’elle renonce à “ses ultimatums”.- Pressions de Trump -Les négociateurs ukrainiens ont avant cela vu à Ankara des hauts responsables turcs, notamment le président Recep Tayyip Erdogan, a raconté sur X le chef du cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, lui-même présent pendant ces échanges.Ces pourparlers directs interviennent une nouvelle fois à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères.Kiev et ses alliés occidentaux accusent le Kremlin de bloquer les négociations en maintenant des demandes maximalistes, tandis que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, où elle grignote chaque jour du terrain.Mercredi, le ministère russe de la Défense a ainsi revendiqué la conquête d’un nouveau village, Varatchyné, dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est) où, au cours de la nuit, des frappes de drones russes ont entraîné des coupures d’électricité chez plus de 220.000 clients, selon M. Zelensky.  – “Mémorandums” et échanges de prisonniers -Les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables. Les discussions à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.La délégation ukrainienne est conduite, comme les fois précédentes, par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, qui passe pour être un fin diplomate.L’équipe russe est dirigée, comme auparavant, par un responsable de second plan, au grand dam des autorités ukrainiennes : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, les pourparlers porteront principalement sur les “mémorandums” échangés en juin par les deux camps et comprenant leurs propositions de paix.Il sera également question “du processus très important” d’échange de prisonniers, a confirmé M. Peskov.Kiev, a déclaré une source au sein de la délégation ukrainienne à l’AFP, veut également discuter de l’échange de prisonniers, ainsi que du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie et d’une potentielle rencontre entre Volodymyr Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine.- Nouvelles frappes nocturnes -Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent. Dans la nuit, 71 drones russes ont visé l’Ukraine, selon l’armée de l’air. Trois personnes ont été tuées dans la région de Kherson (sud), d’après les autorités locales qui ont également fait état de neuf blessés.Pour sa part, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 33 drones ukrainiens lancés contre la Russie. Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.L’Ukraine réclame aussi, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a quant à lui repris le contact avec Moscou pour tenter, sans grands résultats, d’arrêter la guerre, qui a fait a minima des dizaines de milliers de morts parmi les civils et les militaires dans les deux camps.Ces dernières semaines, le président américain a exprimé sa frustration à l’égard de la Russie et a affirmé que des équipements militaires américains, payés par des Etats européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.

Début des pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul

Russes et Ukrainiens ont entamé mercredi soir une troisième session de négociations directes à Istanbul, des pourparlers de paix que le Kremlin qualifie de “très compliqués”, éloignant à nouveau la possibilité d’avancées diplomatiques rapides pour mettre fin à la guerre déclenchée en février 2022.”Notre objectif est de mettre fin à cette guerre sanglante le plus rapidement possible”, a déclaré Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères et hôte des discussions, en ouvrant cette nouvelle session au palais de Çiragan. “Le but ultime est un cessez-le-feu qui ouvrira la voie à la paix”, a-t-il ajouté après un entretien avec les chefs des délégations russe et ukrainienne, Vladimir Medinski et Roustem Oumerov.Le Kremlin a un peu plus tôt relativisé les attentes quant à l’issue de ces discussions. “Personne ne s’attend à un chemin facile. Bien entendu, ce sera une discussion très compliquée”, a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, répétant que les propositions respectives des belligérants pour arrêter le conflit étaient “diamétralement opposées”.Une source au sein de la délégation envoyée par Kiev a, quant à elle, dit à l’AFP espérer une “position constructive” de la Russie et qu’elle renonce à “ses ultimatums”.- Pressions de Trump -Les négociateurs ukrainiens ont avant cela vu à Ankara des hauts responsables turcs, notamment le président Recep Tayyip Erdogan, a raconté sur X le chef du cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, lui-même présent pendant ces échanges.Ces pourparlers directs interviennent une nouvelle fois à la suite de pressions exercées par le président américain Donald Trump qui a donné à Moscou, mi-juillet, 50 jours pour parvenir à un accord avec l’Ukraine, sous peine de sanctions sévères.Kiev et ses alliés occidentaux accusent le Kremlin de bloquer les négociations en maintenant des demandes maximalistes, tandis que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit ses attaques sur le front, où elle grignote chaque jour du terrain.Mercredi, le ministère russe de la Défense a ainsi revendiqué la conquête d’un nouveau village, Varatchyné, dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est) où, au cours de la nuit, des frappes de drones russes ont entraîné des coupures d’électricité chez plus de 220.000 clients, selon M. Zelensky.  – “Mémorandums” et échanges de prisonniers -Les positions des deux camps semblent actuellement irréconciliables. Les discussions à Istanbul de mai et juin n’avaient débouché que sur des accords d’échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.La délégation ukrainienne est conduite, comme les fois précédentes, par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, qui passe pour être un fin diplomate.L’équipe russe est dirigée, comme auparavant, par un responsable de second plan, au grand dam des autorités ukrainiennes : l’ex-ministre de la Culture et historien nationaliste Vladimir Medinski.Selon le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, les pourparlers porteront principalement sur les “mémorandums” échangés en juin par les deux camps et comprenant leurs propositions de paix.Il sera également question “du processus très important” d’échange de prisonniers, a confirmé M. Peskov.Kiev, a déclaré une source au sein de la délégation ukrainienne à l’AFP, veut également discuter de l’échange de prisonniers, ainsi que du rapatriement d’enfants ukrainiens emmenés en Russie et d’une potentielle rencontre entre Volodymyr Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine.- Nouvelles frappes nocturnes -Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent. Dans la nuit, 71 drones russes ont visé l’Ukraine, selon l’armée de l’air. Trois personnes ont été tuées dans la région de Kherson (sud), d’après les autorités locales qui ont également fait état de neuf blessés.Pour sa part, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 33 drones ukrainiens lancés contre la Russie. Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées de l’est et du sud de son territoire, en plus de la Crimée annexée en 2014, renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Des conditions inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.L’Ukraine réclame aussi, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes, dont les forces ont l’avantage sur le terrain.Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a quant à lui repris le contact avec Moscou pour tenter, sans grands résultats, d’arrêter la guerre, qui a fait a minima des dizaines de milliers de morts parmi les civils et les militaires dans les deux camps.Ces dernières semaines, le président américain a exprimé sa frustration à l’égard de la Russie et a affirmé que des équipements militaires américains, payés par des Etats européens membres de l’Otan, seraient envoyés à l’Ukraine.

Disparition de Delphine Jubillar: l’ex-petite amie du mari auditionnée

L’ex-petite amie de Cédric Jubillar, qui affirme que le peintre-plaquiste lui a confié avoir tué son épouse Delphine, dont le corps n’a jamais été retrouvé, a été entendue par les enquêteurs mercredi à Auch, à deux mois de la date prévue de l’ouverture du procès.La présidente de la cour d’assises du Tarn, Hélène Ratinaud, avait ordonné lundi que cette audition ait lieu avant le 31 juillet, alors que le procès de Cédric Jubillar pour meurtre par conjoint doit s’ouvrir devant cette cour à Albi, le 22 septembre pour quatre semaines.”Après cette audition, je me sens soulagée d’avoir livré à la justice ce qui appartient à la justice et non à moi”, a déclaré la jeune femme de 31 ans à France 3. “Ce n’était pas facile, il fallait le faire, je pense”, a-t-elle ajouté, précisant avoir vu Cédric Jubillar pour la dernière fois au parloir le 18 juin. “C’est tout frais, mais une page se tourne”, a-t-elle dit. L’audition, qui a duré plusieurs heures à la gendarmerie d’Auch, a été menée par les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse, a-t-on appris de sources proches de l’enquête. Cédric Jubillar, qui a toujours nié toute implication dans la disparition de sa femme infirmière à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, aurait confié à sa petite amie d’alors avoir étranglé son épouse.- “Préserver l’anonymat” -L’avocat de la jeune femme Joaquinito Maria Alogo de Obono a tenu à rappeler, dans un communiqué, que sa cliente, “depuis le début de ce dossier, a souhaité préserver son anonymat et a souhaité que sa parole – dont elle mesure aujourd’hui l’importance – soit réservée à la Justice”, fustigeant les médias qui avaient tenté de révéler son identité.La jeune femme a entretenu une relation avec Cédric Jubillar, alors déjà incarcéré, avant de prendre ses distances “après que M. Jubillar lui a fait ces révélations” au parloir de la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse, où il est détenu, avait auparavant rapporté l’avocat.L’accusé aurait, selon des documents judiciaires, déjà affirmé à un co-détenu ainsi qu’à une autre ex-compagne l’avoir tuée.Jean-Baptiste Alary, l’un des trois avocats de Cédric Jubillar, s’est dit étonné mercredi du fait que, contrairement à ce qui s’est produit dans le passé, on ait “attendu trois mois” pour interroger la jeune femme.”Je ne comprends pas. Cette information semble être connue depuis le 14 mai. Mais qu’est-ce qu’ils font? À l’époque du co-détenu, celui-ci était auditionné dans la journée. Et aujourd’hui, quelqu’un qui aurait reçu ces confidences, on attend trois mois pour l’auditionner. Je n’ai même plus d’explication”, a-t-il dit à l’AFP.Les services d’enquête avaient recueilli le 14 mai le témoignage d’un “individu qui rapportait avoir reçu les confidences de la compagne de Cédric Jubillar sur son implication dans les faits qui lui sont reprochés”, avant qu’un procès-verbal retranscrivant ces propos ne soit transmis début juillet à la présidente de la cour d’assises.- “Nouveaux détails” -“J’ai déjà tué une fois, ne me trompe pas et tout se passera bien”, lui aurait dit le peintre-plaquiste, incarcéré depuis sa mise en examen en juin 2021, selon des propos rapportés le 11 juillet à l’AFP par Me Alogo de Obono.Lors de son audition mercredi “elle a tenu les mêmes propos que lors des révélations (…) et elle a notamment donné de nouveaux détails qu’elle réservait uniquement à la justice”, a indiqué l’avocat à l’AFP, sans révéler lesquels.  Cédric Jubillar aurait également raconté avoir brûlé le corps, selon Me Alogo de Obono, dans une ferme située “dans un périmètre de 15 km de la maison” des Jubillar, à Cagnac-les-Mines. “Si ces propos ont été tenus, ils peuvent relever d’une provocation qui ne serait que la troisième. Je crois que, dans le caractère qui est le sien, il peut, peut-être de guerre lasse, à force d’entendre +mais qu’est-ce qui s’est passé ?+, par provocation, raconter n’importe quoi”, a estimé Me Alary.”Si on prend un peu de recul, les premières révélations ont fait l’objet d’investigations. Ça n’a strictement rien donné. Les deuxièmes révélations à son codétenu ont fait l’objet d’investigations, ça n’a strictement rien donné non plus”, a-t-il encore affirmé.À la suite des déclarations de cet homme qui a occupé une cellule à côté de celle de Cédric Jubillar, des recherches d’ampleur pour trouver le corps avaient été entreprises, en vain, début 2022. De nouvelles fouilles pourraient être ordonnées à la suite de l’audition de mercredi.

Tour de France: Jonathan Milan allume du vert à Valence

Sous la menace de Tadej Pogacar, le colosse italien Jonathan Milan a fait un pas important pour ramener le maillot vert à Paris en signant sa deuxième victoire dans le Tour de France sous la pluie mercredi à Valence.Ce sont des heures de souffrance dans les cols des Pyrénées et dans le Mont Ventoux qui ont été récompensées dans la préfecture de la Drôme pour ce qui était peut-être la dernière occasion des sprinteurs de briller dans cette 112e édition qui n’aura pas été très tendre avec eux.Entre l’abandon précoce de Jasper Philipsen dès le troisième jour et le choix des organisateurs de parsemer les étapes de bosses, les grosses cuisses n’ont eu que des miettes à se mettre sous la dent et chaque opportunité vaut de l’or.Signe que tout est difficile dans ce Tour pour eux, Milan a tout de suite eu un mot pour ses coéquipiers de Lidl-Trek qui l’ont “sauvé” dans la montagne et lui ont permis de lever les bras mercredi dans un final marqué par une violente chute sous la flamme rouge.”Sans eux, et je tiens vraiment à le préciser, je ne serai pas là. Tous les jours, ils m’ont aidé, soutenu. C’est une victoire d’équipe aujourd’hui”, a insisté le colosse de Buja (1,96 m, 87 kg) dont le gabarit est très utile dans un sprint massif mais un vrai boulet dans les cols.- Montmartre “trop dur” pour Merlier -Mercredi, il a encore été lâché dans l’ascension franchement anodine de Pertuis. Et Quinn Simmons alias “Captain America”, l’un des grands animateurs de ce Tour, a encore été impressionnant pour sauter dans la roue des attaquants, avant de remonter son leader et ensuite de ramener le peloton sur les quatre échappés du jour – Vincenzo Albanese, Quentin Pacher, Mathieu Burgaudeau et le surpuissant Jonas Abrahamsen.Milan sait qu’il va encore en baver jeudi et vendredi lorsque le Tour de France arrivera dans les Alpes pour deux étapes de montagne décisives et redoutables.”Heureux que l’étape se termine, avec cette météo pourrie”, mais pas inquiété par ailleurs mercredi, Pogacar y défendra son avantage de 4:15 sur Jonas Vingegaard au général.Milan se raccrochera, lui, à la perspective de rallier Paris et la dernière étape sur les Champs-Élysées. Traditionnellement réservée aux sprinteurs, elle pourrait échapper cette fois aux hommes rapides avec l’intégration de la sélective butte Montmartre que les coureurs escaladeront à trois reprises.”Ce sera trop dur pour moi, aujourd’hui était ma dernière occasion de gagner”, a d’ores et déjà estimé le sprinteur belge Tim Merlier.- Milan “plus relax” -“Ce sera plus compliqué à contrôler, un scénario différent”, a estimé Milan, dont c’est le premier Tour de France, sans pour autant enterrer complètement ses chances.Mais il souligné l’importance de scorer mercredi dans l’optique du classement du maillot vert où il est sous la menace directe de Tadej Pogacar, “une rock star”, selon lui.Avec les 50 points de sa victoire à Valence, Milan compte désormais 312 points, contre 240 pour Pogacar. Un matelas confortable sachant que les étapes de montagne ne distribuent que vingt points au vainqueur et celle de Paris à nouveau cinquante.”Je suis un peu plus relax, j’ai pris mes distances mais je vais continuer à me battre tous les jours sur les sprints intermédiaires et viser la victoire à Paris”, a-t-il dit.Les autres sprinteurs ont, eux, abdiqué à l’image de Tim Merlier. Une nouvelle fois empêché de se mêler à l’emballage final car ralenti par la chute au kilomètre, le Belge a déploré de n’avoir pu prendre part “qu’à deux sprints” sur ce Tour, qu’il a tous gagnés.Quant à Biniam Girmay, vainqueur du maillot vert l’an dernier, il a tapé le sol violemment dans le carambolage massif sous la flamme rouge et a regagné le bus de son équipe Intermarché en boitant bas.

Guerre à Gaza: un journaliste de l’AFP raconte son quotidien face au risque de “famine”

“Tous les jours, je marche 14 à 15 kilomètres” sous une chaleur accablante pour recueillir des informations dans la bande de Gaza en guerre, où se procurer de la nourriture est devenu extrêmement difficile, raconte Youssef Hassouna, journaliste vidéo de l’AFP.”Ce matin, j’ai parcouru environ 25 kilomètres aller-retour à la recherche d’informations”, a-t-il dit mardi.Plus …

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Guerre à Gaza: un journaliste de l’AFP raconte son quotidien face au risque de “famine”

“Tous les jours, je marche 14 à 15 kilomètres” sous une chaleur accablante pour recueillir des informations dans la bande de Gaza en guerre, où se procurer de la nourriture est devenu extrêmement difficile, raconte Youssef Hassouna, journaliste vidéo de l’AFP.”Ce matin, j’ai parcouru environ 25 kilomètres aller-retour à la recherche d’informations”, a-t-il dit mardi.Plus de 21 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont entraîné le déplacement de la quasi-totalité de la population dans la bande de Gaza, de graves pénuries alimentaires et d’autres produits de première nécessité, ainsi que la destruction d’une grande partie du territoire palestinien.Les déplacements y sont devenus “très, très difficiles”, raconte M. Hassouna, 48 ans. “J’avais l’habitude de changer de chaussures tous les six mois”, mais maintenant, “j’use une paire tous les mois”, dit-il.Qu’il filme une ruée chaotique sur de l’aide humanitaire ou les conséquences sanglantes d’une frappe aérienne, M. Hassouna explique que les pénuries extrêmes de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux compliquent encore plus ses efforts pour couvrir ce conflit dévastateur.La campagne militaire lancée par Israël à Gaza en représailles à l’attaque sans précédent du Hamas sur son sol le 7 octobre 2023 a coûté la vie à 59.219 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.Plus de 100 ONG ont mis en garde mercredi contre la propagation d’une “famine” à grande échelle dans le territoire où vivent plus de deux millions d’habitants. Un blocus total imposé en mars par Israël et très partiellement assoupli fin mai y a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.M. Hassouna, qui vit à Gaza-ville, raconte que sa principale difficulté est d’obtenir suffisamment de nourriture pour lui et sa famille.En près de deux ans de guerre, il perdu plus de 40 kilos: “Je pesais environ 110 kilos, aujourd’hui entre 65 et 70 kilos”.- Des prix multipliés par 100 -L’aggravation de la crise alimentaire a fait grimper en flèche les prix de la nourriture disponible, rendant les produits de première nécessité hors de portée pour de nombreux habitants.”Il est extrêmement difficile d’obtenir de la nourriture à Gaza. Et quand elle est disponible, les prix sont multipliés par 100″, raconte M. Hassouna.Par exemple, le kilo de lentilles est passé de trois shekels (0,90 dollar) à 80 shekels (24 dollars) aujourd’hui et le prix du riz a été multiplié par 20, dit-il.”L’accès à l’eau est tout aussi difficile, qu’il s’agisse d’eau douce ou d’eau salée”, ajoute M. Hassouna. “Les enfants doivent faire la queue pendant quatre, cinq, six ou même sept heures pour aller la chercher”, dit-il.Par ailleurs, observe-t-il, le travail de journaliste couvrant la guerre pose parfois des problèmes avec des Palestiniens vivant à Gaza, qui craignaient d’être victimes de représailles israéliennes contre les journalistes.”Certains aiment les journalistes, d’autres non”, dit-il.”Ceux qui nous soutiennent viennent me voir pour me dire: +Dites-nous ce qui se passe, quand cette guerre va-t-elle se finir? Faites entendre notre voix à l’étranger, dites au monde entier que nous ne voulons pas de la guerre+. D’autres disent le contraire: +Ne vous approchez pas, ne vous joignez pas à nous+. Les journalistes sont la cible des bombardements israéliens”, explique M. Hassouna.L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a indiqué début juillet que plus de 200 journalistes avaient été tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023.L’attaque du Hamas ce jour-là en Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.M. Hassouna n’attend qu’une chose, une paix qui dure: “Depuis notre enfance, nous avons vécu dans la guerre, et nous ne voulons pas que nos enfants, ou même les enfants (israéliens), vivent cela”, dit-il: “Nous voulons tous une vie sans conflit”.

Guerre à Gaza: un journaliste de l’AFP raconte son quotidien face au risque de “famine”

“Tous les jours, je marche 14 à 15 kilomètres” sous une chaleur accablante pour recueillir des informations dans la bande de Gaza en guerre, où se procurer de la nourriture est devenu extrêmement difficile, raconte Youssef Hassouna, journaliste vidéo de l’AFP.”Ce matin, j’ai parcouru environ 25 kilomètres aller-retour à la recherche d’informations”, a-t-il dit mardi.Plus de 21 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont entraîné le déplacement de la quasi-totalité de la population dans la bande de Gaza, de graves pénuries alimentaires et d’autres produits de première nécessité, ainsi que la destruction d’une grande partie du territoire palestinien.Les déplacements y sont devenus “très, très difficiles”, raconte M. Hassouna, 48 ans. “J’avais l’habitude de changer de chaussures tous les six mois”, mais maintenant, “j’use une paire tous les mois”, dit-il.Qu’il filme une ruée chaotique sur de l’aide humanitaire ou les conséquences sanglantes d’une frappe aérienne, M. Hassouna explique que les pénuries extrêmes de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux compliquent encore plus ses efforts pour couvrir ce conflit dévastateur.La campagne militaire lancée par Israël à Gaza en représailles à l’attaque sans précédent du Hamas sur son sol le 7 octobre 2023 a coûté la vie à 59.219 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.Plus de 100 ONG ont mis en garde mercredi contre la propagation d’une “famine” à grande échelle dans le territoire où vivent plus de deux millions d’habitants. Un blocus total imposé en mars par Israël et très partiellement assoupli fin mai y a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.M. Hassouna, qui vit à Gaza-ville, raconte que sa principale difficulté est d’obtenir suffisamment de nourriture pour lui et sa famille.En près de deux ans de guerre, il perdu plus de 40 kilos: “Je pesais environ 110 kilos, aujourd’hui entre 65 et 70 kilos”.- Des prix multipliés par 100 -L’aggravation de la crise alimentaire a fait grimper en flèche les prix de la nourriture disponible, rendant les produits de première nécessité hors de portée pour de nombreux habitants.”Il est extrêmement difficile d’obtenir de la nourriture à Gaza. Et quand elle est disponible, les prix sont multipliés par 100″, raconte M. Hassouna.Par exemple, le kilo de lentilles est passé de trois shekels (0,90 dollar) à 80 shekels (24 dollars) aujourd’hui et le prix du riz a été multiplié par 20, dit-il.”L’accès à l’eau est tout aussi difficile, qu’il s’agisse d’eau douce ou d’eau salée”, ajoute M. Hassouna. “Les enfants doivent faire la queue pendant quatre, cinq, six ou même sept heures pour aller la chercher”, dit-il.Par ailleurs, observe-t-il, le travail de journaliste couvrant la guerre pose parfois des problèmes avec des Palestiniens vivant à Gaza, qui craignaient d’être victimes de représailles israéliennes contre les journalistes.”Certains aiment les journalistes, d’autres non”, dit-il.”Ceux qui nous soutiennent viennent me voir pour me dire: +Dites-nous ce qui se passe, quand cette guerre va-t-elle se finir? Faites entendre notre voix à l’étranger, dites au monde entier que nous ne voulons pas de la guerre+. D’autres disent le contraire: +Ne vous approchez pas, ne vous joignez pas à nous+. Les journalistes sont la cible des bombardements israéliens”, explique M. Hassouna.L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a indiqué début juillet que plus de 200 journalistes avaient été tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023.L’attaque du Hamas ce jour-là en Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.M. Hassouna n’attend qu’une chose, une paix qui dure: “Depuis notre enfance, nous avons vécu dans la guerre, et nous ne voulons pas que nos enfants, ou même les enfants (israéliens), vivent cela”, dit-il: “Nous voulons tous une vie sans conflit”.

Israël, sous les critiques, se défend d’être responsable de la pénurie de nourriture à Gaza

Israël s’est défendu mercredi d’être responsable de la pénurie de nourriture dans la bande de Gaza et a accusé le Hamas d’avoir provoqué une crise humanitaire, en réponse aux critiques d’organisations internationales sur “une propagation de la famine” dans le territoire. Israël fait face à une extrême pression internationale pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale.Mercredi, la Défense civile a annoncé la mort de 17 personnes parmi lesquelles une femme enceinte dans des frappes israéliennes, tandis que l’armée a affirmé avoir bombardé des dizaines de “cibles terroristes”. Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé une nouvelle mission de leur émissaire, Steve Witkoff, pour discuter d’un couloir humanitaire. Après avoir assiégé Gaza au début de la guerre contre le mouvement islamiste Hamas en octobre 2023, Israël a imposé au territoire un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.”C’est la souffrance pour nourrir mes enfants. Je risque ma vie pour leur apporter un sac de farine”, a raconté Mohamed Abou Jabal, un déplacé à Beit Lahia, dans le nord de Gaza. “Nous sommes en train de mourir, ayez pitié de nous, nous voulons manger”, a-t-il ajouté.Des dizaines de Palestiniens couraient derrière un camion chargé de sacs de farine, selon des images de l’AFP, avant que des hommes montent à bord et s’emparent de sacs ou se les arrachent.”Nous dormons l’estomac vide, nous avons faim!”, a lancé un autre Palestinien.Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé mercredi qu’une “grande proportion” de la population de Gaza “mourait de faim”.Pour la France, le “risque de famine” à Gaza est “le résultat du blocus” imposé par Israël. – 4.500 camions selon Israël -Mardi, un hôpital de Gaza a affirmé que 21 enfants étaient morts de malnutrition ou de faim en 72 heures.”Alors qu’une famine se propage à Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent”, ont déclaré conjointement une centaine d’ONG parmi lesquelles Médecins sans frontières, Médecins du monde, Caritas, Amnesty international et Oxfam international, en appelant à un cessez-le-feu immédiat et à l’ouverture de passages pour l’aide.”Juste à l’extérieur de Gaza, dans des entrepôts, et même à l’intérieur, des tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales, de matériel d’hébergement et de carburant restent inutilisées, les organisations humanitaires étant empêchées d’y accéder ou de les livrer”, ont-elles ajouté.Le gouvernement israélien s’est défendu en affirmant qu’il n’était pas responsable de la pénurie de nourriture.”A Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, a déclaré son porte-parole, David Mencer. “Il s’agit d’une pénurie provoquée par le Hamas”, a-t-il ajouté, en accusant le mouvement d’empêcher la distribution et de piller l’aide.Le Hamas a toujours rejeté de telles accusations.L’armée israélienne a nié bloquer l’aide humanitaire et affirmé que 950 camions se trouvaient à Gaza et attendaient que les agences internationales distribuent leurs cargaisons. Le Cogat, un organisme qui dépend du ministère israélien de la Défense, a affirmé que près de 4.500 camions étaient entrés récemment à Gaza, transportant de la farine et des aliments pour bébés et enfants. Mais, selon lui, “la collecte de l’aide (par les organisations internationales) a baissé de manière significative” depuis un mois.- Witkoff en Europe -Dans ce contexte, M. Witkoff se rend cette semaine en Europe et pourrait ensuite aller au Moyen-Orient, selon des responsables américains.Son objectif est de parvenir à “un nouveau cessez-le-feu, ainsi qu’à un couloir humanitaire pour l’acheminement de l’aide” à Gaza, d’après le département d’Etat.Lancées début juillet, de nouvelles négociations indirectes entre Israël et le Hamas sur une trêve n’avancent pas. Israël veut chasser le Hamas de Gaza et en prendre le contrôle. Le mouvement palestinien réclame le retrait israélien de Gaza et l’arrêt de la guerre.L’attaque menée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a coûté la vie à 59.219 personnes, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.