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La 21e étape du Tour: Montmartre, spectacle et crispation

Un an après la fièvre des JO, l’inclusion inédite sur le Tour de France de la butte Montmartre vient épicer la 21e et dernière étape qui s’annonce spectaculaire dimanche soir à Paris même si la plupart des coureurs se seraient bien privés de ce “stress inutile”.Les pavés de la rue Lepic, le Moulin Rouge, le French Cancan, le Sacré-Coeur… comment ne pas s’enthousiasmer devant le retour à l’affiche de ces lieux emblématiques où le monde avait assisté l’an dernier à l’un des grands temps forts des Jeux Olympiques ?De son propre aveu “jaloux” par le spectacle total offert ce jour-là devant 500.000 spectateurs déchaînés, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, s’était mis à rêver le soir-même à dupliquer l’événement.Et après bien des péripéties, un premier véto de la Préfecture de police et le coup de pouce décisif du président Emmanuel Macron, “l’impossible est devenu possible”.Le peloton du Tour de France passera donc pour la première fois de son histoire par Montmartre avant de finir comme d’habitude sur les Champs-Élysées, son terminus depuis cinquante ans.A défaut de suspense pour le classement général où Tadej Pogacar, nanti d’une avance de plus de quatre minutes, peut avancer sereinement vers un quatrième victoire dans le Tour, Paris s’apprête à plonger dans la nostalgie avec cette nouvelle Madeleine de Proust sur le parcours mémoriel des JO.- “Mal à mon coeur de sprinteur” -Mais l’affaire change aussi complètement la physionomie sportive de cette dernière étape qui était devenue un aimable défilé où les coureurs trinquaient au champagne avant que les sprinteurs ne s’affolent lors des huit tours des Champs-Élysées.Cette fois, les coureurs ne feront que trois tours classiques avant de parcourir trois fois une boucle de 16,8 km comprenant la butte Montmartre dont l’ascension (1,1 km à 5,9 %) est suffisamment difficile pour potentiellement éliminer tous les sprinteurs.Au troisième passage au sommet de la Butte, il restera six kilomètres jusqu’à l’arrivée, ce qui va forcément favoriser les attaques des puncheurs et sans doute empêcher un sprint massif.Dès que le parcours est sorti, la levée de boucliers a été générale chez les bolides du peloton face au risque d’être privés du final le plus prestigieux de l’année pour eux.”J’ai mal à mon coeur de sprinteur”, compatit l’ancienne sprinteur allemand Marcel Kittel devant cette rupture de la tradition, qui plus est pour le 50e anniversaire de la première arrivée sur les Champs.Les coureurs de classement général aussi sont vent debout. Remco Evenepoel, pourtant champion olympique sur ce parcours, a été le premier à s’en émouvoir, dénonçant, avant son abandon, un “stress supplémentaire inutile”.- “Personne n’aime” -“Montmartre, ça a été très sympa pendant les JO mais il ne restait plus que 50 coureurs dans le peloton. Sur le Tour de France, on sera 150 à lutter pour se positionner sur une montée très étroite”, a embrayé Jonas Vingegaard.Seul Pogacar s’est voulu philosophe, n’y voyant “pas trop de différence pour lui personnellement”.”C’est clair que ça va mettre un peu de stress”, concède l’architecte du parcours Thierry Gouvenou, auprès de l’AFP, avant de relativiser.”Aux JO les coureurs zigzaguaient dans des ruelles en descente alors que là on va prendre des artères beaucoup plus larges. La montée de la rue Lepic est étroite, bien sûr. Mais quand on fait un secteur pavé sur Paris-Roubaix, ce n’est pas plus large.”Matteo Jorgenson, le lieutenant de Vingegaard, regrette aussi que les coureurs, pour la plupart morts de fatigue, n’aient plus le loisir de savourer une dernière étape tranquille et fêter leur arrivée à Paris après trois semaines particulièrement éreintantes, avec en plus des transferts interminables.”On a suffisamment souffert comme ça. Chez les coureurs, personne n’aime cette dernière étape”, assure l’Américain.Départ à Mantes-la-Ville à 16h10 (réel à 16h25), arrivée sur les Champs-Élysées à 19h35 (horaire calculé sur une moyenne de 41 km/h)

Cambodge-Thaïlande: quatrième jour de combats malgré la proposition américaine de cessez-le-feu

La Thaïlande et le Cambodge s’accusent mutuellement d’avoir ouvert les hostilités dimanche, au quatrième jour de leur conflit, tout en se disant prêts à discuter d’un cessez-le-feu, après l’intervention du président américain Donald Trump.Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est sont aux prises dans l’épisode le plus meurtrier en près de quinze ans d’un différend territorial au long cours. Les échanges de tirs, bombardements et frappes aériennes ont fait au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes. Les deux camps, joints samedi par le président américain Donald Trump, ont assuré vouloir entamer des discussions, mais dimanche au petit matin, les combats ont repris, et chaque capitale a accusé l’autre de manquer à sa parole.”Nous nous sommes précipités pour quitter notre maison ce matin”, a témoigné auprès de l’AFP Maefah, 61 ans, qui habite à une quarantaine de kilomètres de la frontière, dans la province thaïlandaise de Sisaket. Elle a refusé de donner son nom de famille pour des raisons de sécurité.”Tous mes voisins sont déjà partis. Nous ne pensons plus qu’il soit sûr de rester”, a-t-elle déclaré. Accompagnée de quatre membres de sa famille, dont sa mère alitée de 97 ans, Maefah a pris la direction de Chachoengsao, non loin de Bangkok, à six heures de route.La Thaïlande et le Cambodge ont rapporté des affrontements aux alentours de 04H30 du matin (samedi 21H30 GMT) près de temples contestés où les premiers affrontements ont éclaté jeudi.Bangkok a commis des “actes d’agression délibérés et coordonnés”, a affirmé la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, en dénonçant les “mensonges et faux prétextes” des Thaïlandais coupables d'”invasion illégale” à ses yeux.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des “tirs d’artillerie lourde” de l’armée cambodgienne visant des “maisons de civils” dans la province de Surin.”Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire”, a indiqué la diplomatie thaïlandaise.L’armée thaïlandaise a aussi accusé dimanche le Cambodge de recourir à des “armes de longue portée”.- Plusieurs fronts -Ces derniers jours, le conflit s’est répandu sur de multiples fronts, parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres entre eux, de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande jusqu’à une zone surnommée “le Triangle d’émeraude” pour sa proximité avec le Laos.Le président américain Donald Trump a annoncé samedi, après avoir échangé avec leurs dirigeants, que les deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.M. Trump a salué deux “très bonnes conversations” et dit espérer que les deux voisins “s’entendront pendant encore de nombreuses années”, dans un message sur son réseau Truth Social.Bangkok a dit “accepter en principe de mettre en place un cessez-le-feu”, tout en attendant de voir si l’intention de Phnom Penh était “sincère”.Le Premier ministre khmer Hun Manet a chargé son chef de la diplomatie, Prak Sokhonn, de se coordonner avec son homologue américain Marco Rubio en vue de “mettre fin” au conflit.La Thaïlande et le Cambodge sont en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Donald Trump a affirmé qu’il était “inapproprié” de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats “n’auront pas cessé”.Les Nations unies ont aussi exhorté samedi les deux voisins à conclure “immédiatement” un cessez-le-feu.- Appels à la trêve -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. L’épisode en cours a fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, alors que le Cambodge a fait état d’un bilan de 13 morts dont cinq militaires.Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens de leur côté de la frontière, d’après Phnom Penh.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend remontait à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.Le tribunal des Nations Unies a donné raison au Cambodge deux fois, en 1962 et en 2013, sur la propriété du temple Preah Vihear, classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et d’une zone alentour.burx-ah/sia

Cambodge-Thaïlande: quatrième jour de combats malgré la proposition américaine de cessez-le-feu

La Thaïlande et le Cambodge s’accusent mutuellement d’avoir ouvert les hostilités dimanche, au quatrième jour de leur conflit, tout en se disant prêts à discuter d’un cessez-le-feu, après l’intervention du président américain Donald Trump.Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est sont aux prises dans l’épisode le plus meurtrier en près de quinze ans d’un différend territorial au long cours. Les échanges de tirs, bombardements et frappes aériennes ont fait au moins 34 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes. Les deux camps, joints samedi par le président américain Donald Trump, ont assuré vouloir entamer des discussions, mais dimanche au petit matin, les combats ont repris, et chaque capitale a accusé l’autre de manquer à sa parole.”Nous nous sommes précipités pour quitter notre maison ce matin”, a témoigné auprès de l’AFP Maefah, 61 ans, qui habite à une quarantaine de kilomètres de la frontière, dans la province thaïlandaise de Sisaket. Elle a refusé de donner son nom de famille pour des raisons de sécurité.”Tous mes voisins sont déjà partis. Nous ne pensons plus qu’il soit sûr de rester”, a-t-elle déclaré. Accompagnée de quatre membres de sa famille, dont sa mère alitée de 97 ans, Maefah a pris la direction de Chachoengsao, non loin de Bangkok, à six heures de route.La Thaïlande et le Cambodge ont rapporté des affrontements aux alentours de 04H30 du matin (samedi 21H30 GMT) près de temples contestés où les premiers affrontements ont éclaté jeudi.Bangkok a commis des “actes d’agression délibérés et coordonnés”, a affirmé la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, en dénonçant les “mensonges et faux prétextes” des Thaïlandais coupables d'”invasion illégale” à ses yeux.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des “tirs d’artillerie lourde” de l’armée cambodgienne visant des “maisons de civils” dans la province de Surin.”Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire”, a indiqué la diplomatie thaïlandaise.L’armée thaïlandaise a aussi accusé dimanche le Cambodge de recourir à des “armes de longue portée”.- Plusieurs fronts -Ces derniers jours, le conflit s’est répandu sur de multiples fronts, parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres entre eux, de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande jusqu’à une zone surnommée “le Triangle d’émeraude” pour sa proximité avec le Laos.Le président américain Donald Trump a annoncé samedi, après avoir échangé avec leurs dirigeants, que les deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.M. Trump a salué deux “très bonnes conversations” et dit espérer que les deux voisins “s’entendront pendant encore de nombreuses années”, dans un message sur son réseau Truth Social.Bangkok a dit “accepter en principe de mettre en place un cessez-le-feu”, tout en attendant de voir si l’intention de Phnom Penh était “sincère”.Le Premier ministre khmer Hun Manet a chargé son chef de la diplomatie, Prak Sokhonn, de se coordonner avec son homologue américain Marco Rubio en vue de “mettre fin” au conflit.La Thaïlande et le Cambodge sont en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Donald Trump a affirmé qu’il était “inapproprié” de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats “n’auront pas cessé”.Les Nations unies ont aussi exhorté samedi les deux voisins à conclure “immédiatement” un cessez-le-feu.- Appels à la trêve -Les relations diplomatiques entre les deux voisins, liés par de riches liens culturels et économiques, sont au plus bas depuis des décennies. L’épisode en cours a fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, alors que le Cambodge a fait état d’un bilan de 13 morts dont cinq militaires.Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens de leur côté de la frontière, d’après Phnom Penh.Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend remontait à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés.Le tribunal des Nations Unies a donné raison au Cambodge deux fois, en 1962 et en 2013, sur la propriété du temple Preah Vihear, classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et d’une zone alentour.burx-ah/sia

Grèce : les pompiers luttent contre des incendies pour le deuxième jour

Les pompiers grecs poursuivent leur lutte contre les flammes dimanche, au deuxième jour de feux de forêt ravageurs dans plusieurs régions, attisés par des vents violents et une canicule persistante dans toute la Grèce.Cinq principaux incendies faisaient rage dimanche, notamment dans la péninsule du Péloponnèse (sud-ouest) ainsi que sur les îles de Crète, d’Eubée et de Cythère, où des avions et des hélicoptères ont repris leurs opérations dès l’aube, selon les pompiers.”La journée d’aujourd’hui (dimanche) s’annonce difficile avec un risque d’incendie très élevé sur presque l’ensemble du territoire”, a prévenu le porte-parole des pompiers, Vassilis Vathrakogiannis.Il a toutefois assuré que la situation s’était “améliorée sur la plupart des fronts” apparus samedi.La Grèce, en proie à une canicule pour le septième jour consécutif, devrait encore enregistrer ce dimanche des températures très élevées avec des maximales attendues de 43 à 44 °C, d’après le site meteo.gr de l’Observatoire national d’Athènes.Des vents forts jusqu’à 7 Beaufort devraient souffler sur les mers Egée et Ionienne avant toutefois de faiblir dans la journée, a signalé la même source.- Bataille titanesque -Samedi, les pompiers grecs ont dû livrer “une bataille titanesque face à des dizaines d’incendies”, a souligné le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, pointant du doigt “l’aggravation de la crise environnementale”.”La lutte continue avec tous les moyens disponibles”, a-t-il ajouté sur les réseaux sociaux.L’île de Cythère, au large du Péloponnèse, continuait de faire face à des conditions venteuses “inquiétantes” tandis que la télévision publique ERT évoquait “une énorme catastrophe” sur ce territoire de 3.600 habitants.”Des maisons, des ruches, des oliviers ont été brûlés,” a expliqué Giorgos Komninos, le maire adjoint de Cythère, à ERT. “Un monastère est actuellement en danger.”Quelque 67 pompiers soutenus par des bénévoles, trois hélicoptères et deux avions combattaient l’incendie sur cette île, qui a entraîné samedi l’évacuation d’une plage touristique.Dans ce pays méditerranéen coutumier des vagues de chaleur intense, les pompiers ont appelé la population à la plus grande vigilance, répétant qu’en cas de départ de feu, il était “impératif de suivre les instructions pour la sécurité de tous”.Samedi, la température la plus élevée en Grèce, 45,2°C, a été enregistrée dans l’ouest.Depuis lundi, l’ensemble de ce pays est frappé par une canicule qui a fait monter le thermomètre jusqu’à 45,8°C vendredi localement et à 42°C à Athènes.- Risque très élevé -Le risque d’incendie reste “très élevé” pour dimanche dans l’Attique (la région où se trouve la capitale), le centre et l’ouest de la Grèce, la Crète notamment, selon la protection civile.Une baisse des températures devrait toutefois intervenir lundi.La Grèce a demandé l’aide de l’Union européenne pour faire face aux flammes avec six avions de lutte contre les incendies, via le programme européen de partage de ressources (RescEU). Deux avions italiens sont attendus dimanche tandis que des unités spécialisées dans ce domaine de la République tchèque sont déjà en action.Samedi, à 30 km au nord d’Athènes, un feu a fait rage, entraînant dommages et destructions avant d’être maîtrisé. “Le vent était trop fort. Le brasier nous a encerclés”, a expliqué à l’AFP Petros Avramopoulos, un comptable.”Qu’est-ce qu’on peut faire ? On ne sait pas (…). J’espère que nous serons sauvés. Des gens ont perdu leurs biens”, a commenté, ému, Giorgos, un habitant du village de Kryoneri.Sur l’île d’Eubée, près de la capitale, des flammes ont réduit en cendres des milliers d’hectares de forêt et des milliers de têtes de bétail ont été perdues quand le feu a atteint des fermes et des élevages dispersés.Cinq pompiers ont été hospitalisés samedi.Dans certaines zones privées de courant depuis samedi, des équipes ont commencé à réparer les graves dommages subis par le réseau d’électricité.De nombreux villages ont en outre rencontré de sérieux problèmes d’approvisionnement en eau.Sur l’île de Crète, les pompiers ont maîtrisé l’incendie à La Canée, selon l’agence de presse grecque ANA.Deux autres fronts étaient actifs dans le Péloponnèse.La Grèce connaît chaque été des feux destructeurs.Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.

Premier convoi d’aide vers Gaza, Israël annonce une pause des combats

De premiers camions chargés d’aide ont traversé dimanche la frontière depuis l’Egypte vers la bande de Gaza assiégée et affamée, où Israël a déclaré une pause des combats quotidienne à des fins humanitaires dans plusieurs secteurs.Des images de l’AFP montrent une file de camions chargés de sacs blancs traversant, du côté égyptien, l’entrée du terminal de Rafah, qui mène au sud du territoire palestinien.Toutefois, les camions n’entrent pas directement dans la bande de Gaza, où le poste-frontière est fermé depuis plus d’un an, et devront avant cela parcourir quelques kilomètres jusqu’au point de passage israélien de Kerem Shalom pour y être inspectés. L’armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir parachuté de l’aide humanitaire sur Gaza, après des semaines de pression internationale pour permettre l’arrivée de vivres et autres denrées vitales pour la population du territoire ravagé par plus de 21 mois de guerre.”Le rêve de ma vie est devenu de manger un morceau de pain et de pouvoir en donner à mes enfants. Chaque jour, mon mari part à l’aube pour essayer de trouver de la farine (…) mais il revient sans rien”, a raconté à l’AFP Suad Ishtaywi, une femme de 30 ans qui vit sous une tente à Tal al-Hawa, dans la ville de Gaza (nord).”Nous avons entendu aux informations que des camions transportant de la farine et de la nourriture allaient entrer à Gaza. Nous espérons que s’ils entrent, ils parviendront jusqu’à nous”, a-t-elle ajouté.Israël, qui assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas le 7 octobre 2023, avait imposé début mars un blocus hermétique au territoire, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture et de biens de première nécessité.L’ONU et des ONG s’alarment à présent d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée parmi ses plus de deux millions d’habitants.Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé dimanche “+une pause humanitaire+ dans les centres civils et les couloirs humanitaires pour permettre la distribution de l’aide”.Cette “pause tactique” sera observée quotidiennement, à partir de dimanche, “de 10H00 à 20H00 (7H00 à 17H00 GMT)”, à commencer par les zones de Deir-el-Balah, dans le centre de Gaza, al-Mawasi, dans le sud, et la ville de Gaza, dans le nord, où il n’y a pas pour le moment d’opérations militaires, a précisé l’armée.Samedi, la Défense civile dans le territoire palestinien a indiqué que des bombardements et tirs israéliens avaient tué plus de 50 personnes. – “Un flux constant” -Israël nie tout blocage de l’aide et affirme ne pas être responsable des pénuries, accusant le Hamas de piller les cargaisons et les organisations humanitaires de ne pas les distribuer. Mais ces organisations affirment qu’Israël impose des restrictions excessives à l’entrée de l’aide dans le territoire palestinien, dont elle contrôle les accès.Dans la nuit, Israël a diffusé les images d’un avion larguant des colis comprenant “sept lots d’aide contenant de la farine, du sucre et des conserves”, lors d’une opération menée “en coordination avec des organisations internationales”, selon l’armée.”C’est une étape bienvenue, mais nous devons voir des progrès réels sur le terrain”, a déclaré à l’AFP Bushra Khalidi, une responsable de l’ONG Oxfam, en soulignant la nécessité “d’un flux d’aide constant et à grande échelle”.”Nous avons besoin d’un cessez-le-feu permanent, d’une levée complète du siège et de garanties claires que ce ne soit pas simplement un geste temporaire”, a-t-il affirmé.Les parachutages, déjà mis en oeuvre en 2024 par plusieurs pays, avaient été décriés par nombre de responsables humanitaires, qui avaient jugé cette méthode dangereuse et de portée limitée.- “Coûteux, inefficaces” -Samedi, le Royaume-Uni a annoncé se préparer à larguer de l’aide et à évacuer des “enfants ayant besoin d’une assistance médicale”. Les Emirats ont déclaré qu’ils reprenaient “immédiatement” les parachutages.Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a estimé samedi que ces parachutages “ne mettraient pas fin à la famine qui s’aggrave. Ils sont coûteux, inefficaces et peuvent même tuer des civils affamés”, a-t-il déclaré.Samedi, un bateau exploité par le mouvement propalestinien “Flottille pour la liberté” qui se dirigeait vers Gaza chargé d’aide a été intercepté par l’armée israélienne. Israël a indiqué que le navire faisait “route en toute sécurité vers les côtes d’Israël”.La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.En riposte, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 59.733 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Premier convoi d’aide vers Gaza, Israël annonce une pause des combats

De premiers camions chargés d’aide ont traversé dimanche la frontière depuis l’Egypte vers la bande de Gaza assiégée et affamée, où Israël a déclaré une pause des combats quotidienne à des fins humanitaires dans plusieurs secteurs.Des images de l’AFP montrent une file de camions chargés de sacs blancs traversant, du côté égyptien, l’entrée du terminal de Rafah, qui mène au sud du territoire palestinien.Toutefois, les camions n’entrent pas directement dans la bande de Gaza, où le poste-frontière est fermé depuis plus d’un an, et devront avant cela parcourir quelques kilomètres jusqu’au point de passage israélien de Kerem Shalom pour y être inspectés. L’armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir parachuté de l’aide humanitaire sur Gaza, après des semaines de pression internationale pour permettre l’arrivée de vivres et autres denrées vitales pour la population du territoire ravagé par plus de 21 mois de guerre.”Le rêve de ma vie est devenu de manger un morceau de pain et de pouvoir en donner à mes enfants. Chaque jour, mon mari part à l’aube pour essayer de trouver de la farine (…) mais il revient sans rien”, a raconté à l’AFP Suad Ishtaywi, une femme de 30 ans qui vit sous une tente à Tal al-Hawa, dans la ville de Gaza (nord).”Nous avons entendu aux informations que des camions transportant de la farine et de la nourriture allaient entrer à Gaza. Nous espérons que s’ils entrent, ils parviendront jusqu’à nous”, a-t-elle ajouté.Israël, qui assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre contre le Hamas le 7 octobre 2023, avait imposé début mars un blocus hermétique au territoire, très partiellement assoupli fin mai, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture et de biens de première nécessité.L’ONU et des ONG s’alarment à présent d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée parmi ses plus de deux millions d’habitants.Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé dimanche “+une pause humanitaire+ dans les centres civils et les couloirs humanitaires pour permettre la distribution de l’aide”.Cette “pause tactique” sera observée quotidiennement, à partir de dimanche, “de 10H00 à 20H00 (7H00 à 17H00 GMT)”, à commencer par les zones de Deir-el-Balah, dans le centre de Gaza, al-Mawasi, dans le sud, et la ville de Gaza, dans le nord, où il n’y a pas pour le moment d’opérations militaires, a précisé l’armée.Samedi, la Défense civile dans le territoire palestinien a indiqué que des bombardements et tirs israéliens avaient tué plus de 50 personnes. – “Un flux constant” -Israël nie tout blocage de l’aide et affirme ne pas être responsable des pénuries, accusant le Hamas de piller les cargaisons et les organisations humanitaires de ne pas les distribuer. Mais ces organisations affirment qu’Israël impose des restrictions excessives à l’entrée de l’aide dans le territoire palestinien, dont elle contrôle les accès.Dans la nuit, Israël a diffusé les images d’un avion larguant des colis comprenant “sept lots d’aide contenant de la farine, du sucre et des conserves”, lors d’une opération menée “en coordination avec des organisations internationales”, selon l’armée.”C’est une étape bienvenue, mais nous devons voir des progrès réels sur le terrain”, a déclaré à l’AFP Bushra Khalidi, une responsable de l’ONG Oxfam, en soulignant la nécessité “d’un flux d’aide constant et à grande échelle”.”Nous avons besoin d’un cessez-le-feu permanent, d’une levée complète du siège et de garanties claires que ce ne soit pas simplement un geste temporaire”, a-t-il affirmé.Les parachutages, déjà mis en oeuvre en 2024 par plusieurs pays, avaient été décriés par nombre de responsables humanitaires, qui avaient jugé cette méthode dangereuse et de portée limitée.- “Coûteux, inefficaces” -Samedi, le Royaume-Uni a annoncé se préparer à larguer de l’aide et à évacuer des “enfants ayant besoin d’une assistance médicale”. Les Emirats ont déclaré qu’ils reprenaient “immédiatement” les parachutages.Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, a estimé samedi que ces parachutages “ne mettraient pas fin à la famine qui s’aggrave. Ils sont coûteux, inefficaces et peuvent même tuer des civils affamés”, a-t-il déclaré.Samedi, un bateau exploité par le mouvement propalestinien “Flottille pour la liberté” qui se dirigeait vers Gaza chargé d’aide a été intercepté par l’armée israélienne. Israël a indiqué que le navire faisait “route en toute sécurité vers les côtes d’Israël”.La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.En riposte, Israël a lancé une offensive qui a fait au moins 59.733 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

L’offensive anti-immigration de Trump, une aubaine pour les prisons privées

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump fait tout pour effectuer les expulsions massives d’immigrés qu’il a promises. Si sa vaste offensive commence à diviser l’opinion, elle fait en revanche les affaires des prisons privées, un secteur en pleine expansion.A California City, bourgade située dans le désert au nord de Los Angeles, l’ouverture prochaine d’un nouveau centre de rétention suscite l’enthousiasme. Opéré par CoreCivic, géant de l’industrie carcérale privée, l’établissement doit créer 500 emplois et apporter plus de deux millions de dollars de recettes fiscales à la ville.  “Beaucoup de nos habitants ont déjà été embauchés pour travailler dans ce centre”, explique à l’AFP le maire, Marquette Hawkins, en assurant que ses concitoyens soutiennent majoritairement le projet. “Toute source de revenus qui va aider la ville à se reconstruire, à se revaloriser, sera perçue comme un atout”, résume-t-il.L’offensive anti-immigration de Donald Trump frappe particulièrement la Californie et Los Angeles, théâtre de manifestations le mois dernier. Et les arrestations grimpent partout aux Etats-Unis: le nombre de personnes détenues par la police de l’immigration a atteint un sommet en juin, avec plus de 60.000 immigrés en situation irrégulière incarcérés.- Moyens colossaux -Le président avait promis de cibler les criminels, mais la majorité des détenus n’ont pas de casier judiciaire, selon les statistiques d’ICE. Plus de 80% d’entre eux sont envoyés dans des centres privés, plutôt que des établissements fédéraux, d’après le projet TRAC de l’Université de Syracuse.Une tendance appelée à s’accentuer, dans un pays qui a l’habitude de confier la gestion de ses prisons au privé: la “grande et belle loi” récemment votée par le Congrès prévoit d’allouer 45 milliards pour la construction de nouveaux centres de rétention partout aux Etats-Unis. Ces moyens colossaux doivent permettre d’enfermer jusqu’à 100.000 étrangers en attente d’expulsion.En mai, le directeur de CoreCivic, Damon Hininger, faisait déjà état d’une activité record lors d’une conférence d’investisseurs.”Jamais dans l’histoire de notre entreprise, vieille de 42 ans, n’avons-nous connu autant (…) de demande pour nos services”, expliquait-il.L’expansion du secteur s’accompagne de sérieuses interrogations sur le respect des droits humains, dans ces centres où chaque détenu supplémentaire augmente les profits.Human Rights Watch a publié cette semaine un rapport alarmant basé sur des témoignages de Floride, décrivant des traitements “dégradants et déshumanisants”: cellules surpeuplées dans un froid glacial, migrants dormant au sol sous des néons permanents, privés d’hygiène élémentaire.- “Bombe à retardement” -En Californie, le centre de rétention d’Adelanto, une autre ville désertique au nord de Los Angeles, cristallise les inquiétudes depuis que la police de l’immigration a intensifié ses opérations coup de poing en juin.L’établissement, qui comptait une poignée de détenus en début d’année, enferme désormais plusieurs centaines de personnes.”C’est une bombe à retardement”, dénonce Kristen Hunsberger, une avocate du Law Center for Immigrant Advocates. Selon elle, un de ses clients a attendu “six ou sept heures pour obtenir de l’eau propre”.Les mauvais traitements constituent “une stratégie pour épuiser les gens”, afin qu’ils acceptent d’être expulsés, estime-t-elle.Plusieurs élus démocrates ont tenté de visiter le centre ces dernières semaines, mais tous n’y ont pas été admis. “Nous avons entendu des récits horrifiants de détenus arrêtés violemment, privés de soins médicaux de base, isolés pendant des jours et laissés blessés sans traitement”, a assuré la parlementaire Norma Torres, après avoir été empêchée d’entrer.Contactée par l’AFP, l’entreprise GEO Group, gestionnaire du centre d’Adelanto, a balayé toute accusation, tout comme l’administration Trump.”Les affirmations selon lesquelles il y aurait de la surpopulation ou des conditions inadéquates dans les installations d’ICE sont catégoriquement FAUSSES”, a assuré une porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure (DHS).Selon elle, “tous les détenus reçoivent des repas adéquats, des soins médicaux et ont la possibilité de communiquer avec leurs familles et avocats”.Un discours qui ne correspond pas à l’expérience vécue par Alejandra Morales. Son mari sans-papiers a été détenu pendant cinq jours dans un centre fédéral de Los Angeles, avant d’être transféré à Adelanto.A Los Angeles, “ils ne les laissent même pas se brosser les dents, ni se laver, rien”, raconte-t-elle. “Ils les font dormir par terre, dans une cellule, tous ensemble.”

L’offensive anti-immigration de Trump, une aubaine pour les prisons privées

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump fait tout pour effectuer les expulsions massives d’immigrés qu’il a promises. Si sa vaste offensive commence à diviser l’opinion, elle fait en revanche les affaires des prisons privées, un secteur en pleine expansion.A California City, bourgade située dans le désert au nord de Los Angeles, l’ouverture prochaine d’un …

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L’incendie dans l’Aude est stabilisé mais pas encore fixé

L’incendie violent qui s’est déclaré samedi sur le littoral méditerranéen dans l’Aude a été circonscrit et stabilisé dimanche matin après avoir parcouru 630 hectares de végétation et sévèrement endommagé deux maisons.Dans ce secteur frappé par la sécheresse, une chaleur intense et des vents soutenus, le risque d’incendie reste très élevé dimanche, a déclaré à l’AFP le sous-préfet de l’Aude, Rémi Recio.Plus de 630 pompiers et 180 véhicules terrestres restent mobilisés pour maîtriser l’incendie, qui est en voie de fixation, a-t-il précisé.Les soldats du feu ont lutté toute la nuit sur les points de redémarrage du sinistre pour le “canaliser”, parvenant à le “stabiliser et le contenir dans un périmètre sans habitation”, a-t-il ajouté. Ils espèrent pouvoir fixer l’incendie dans la journée avec l’appui de deux Canadair et de deux hélicoptères bombardiers d’eau, un dispositif aérien réduit par rapport à samedi car d’autres départements sont en vigilance renforcée.Mais des rafales de vent soufflant à 80 km/h sont attendues en fin de matinée, a-t-il ajouté, appelant au “civisme et à la responsabilité”.Le feu s’est déclaré samedi en début d’après-midi à Sigean avant de prendre rapidement de l’ampleur dans une zone de garrigue et de végétation sèche, attisé par un vent violent soufflant jusqu’à 70 km/h. Il a parcouru 630 hectares de végétation en direction de Port-la-Nouvelle et La Palme, deux communes du littoral prisées des vacanciers sur la route de l’Espagne. Sur la commune de Sigean, deux maisons ont été sévèrement endommagées par les flammes, dont une a été quasiment détruite, selon la même source. Aucun blessé grave n’est à déplorer et si quatre pompiers ont été intoxiqués par les fumées, ils avaient pu regagner leur domicile dimanche.A titre préventif, une dizaine d’habitations ont été évacuées samedi à Sigean ainsi que deux campings et un lotissement à Port-la-Nouvelle, vers lequel le feu s’est dirigé en soirée.Mais tous les habitants et les vacanciers – un millier – ont pu quitter les gymnases dans lesquels ils avaient été temporairement accueillis et regagner leurs maisons et leurs campings dans la soirée. Du fait de la présence d’une ligne haute-tension sous les zones de largage, l’électricité a été coupée samedi soir pour 5.000 foyers de Port-la-Nouvelle mais le courant était rétabli dimanche.- Appel renouvelé à la prudence -Le feu aurait pris d’une bordure de l’autoroute A9, qui relie la vallée du Rhône à l’Espagne, selon le sous-préfet de l’Aude.Cet axe majeur pour les départs en vacances est toujours resté ouvert à la circulation, mais l’incendie y a provoqué jusqu’à 15 km de bouchons, bloquant routiers et vacanciers pendant des heures samedi soir. La route départementale 6009 reste en revanche fermée à la circulation dimanche, le long de la réserve animalière africaine de Sigean, qui n’a pas été inquiétée.Le sous-préfet de l’Aude a renouvelé dimanche auprès de l’AFP son appel à la “prudence et à la retenue”, déplorant que les gendarmes aient dû verbaliser un homme samedi soir à La Palme, qui avait “jeté devant eux un mégot par la fenêtre” de son véhicule.Ce nouveau sinistre survient moins d’un mois après que le département de l’Aude a été touché par un incendie de grande ampleur, déclenché par une voiture en flammes sur l’autoroute, qui avait parcouru 2.100 hectares aux abords de Narbonne. Il avait mobilisé 1.000 pompiers, qui avaient lutté contre les flammes durant toute la nuit du 7 au 8 juillet.Un autre, qui avait parcouru 400 hectares dans les Corbières les 29 et 30 juin, a été provoqué par un marchand ambulant dont la remorque transportait un barbecue mal éteint sur l’autoroute. Celui-ci a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Les incendies continuent de faire rage en Grèce, qui attend l’aide de ses voisins

La Grèce continue dimanche à faire face à de violents incendies de forêt attisés par des vents puissants, qui ont provoqué de nombreux dégâts et entraîné des évacuations.Pour le deuxième jour, le feu faisait rage dimanche matin dans la région du Péloponnèse, à l’ouest de la capitale Athènes, ainsi que sur les îles d’Eubée et de Cythère, où des avions et des hélicoptères ont repris leur travail de lutte contre les flammes dès l’aube.Le vent devrait faiblir dimanche dans la plupart des régions, selon les prévisionnistes météo qui ont toutefois souligné que Cythère continuait de faire face à des conditions venteuses “inquiétantes”.Des messages d’évacuation ont été envoyés aux habitants de l’île, située au sud-est du Péloponnèse tôt dimanche.”Des maisons, des ruches, des oliviers ont été brûlés,” a déclaré Giorgos Komninos, maire adjoint de Cythère, à la chaîne de télévision publique ERT. “Un monastère est actuellement en danger.”Des dizaines de pompiers soutenus par trois hélicoptères et deux avions combattaient l’incendie de Cythère, qui s’est déclaré samedi matin et a entraîné l’évacuation d’une plage touristique prisée.La Grèce a demandé de l’aide à ses alliés européens et deux avions italiens sont attendus dimanche.Des unités de lutte contre les incendies de la République tchèque sont elles déjà en opération.Sur l’île d’Eubée, près d’Athènes, le feu fait aussi toujours rage. Les flammes y ont carbonisé des milliers d’hectares de forêt et des milliers de têtes de bétail ont été perdues alors que le feu a envahi des fermes et élevages dispersés.Deux véhicules de lutte contre les incendies ont été calcinés tandis que cinq pompiers ont été hospitalisés samedi.Sur l’île de Crète, les pompiers luttent pour éteindre complètement l’incendie à La Canée, qui s’est déclaré samedi après-midi dans la région de Teménia, dans la municipalité de Kantanos et Sélino.Selon l’agence de presse Athènes News Agency, l’ncendie serait maîtrisé après avoir détruit quatre maisons et une église, tandis que des véhicules, des oliveraies, des ruches, des moutons, des chèvres et des étables ont également été brûlés.La Grèce subit une vague de chaleur depuis presque une semaine, avec des températures dépassant les 40°C dans de nombreuses zones.Les températures devraient baisser à partir de lundi.