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Gaza: un collaborateur de l’AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l’AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l’armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d’un drone jugé suspect.La frappe a eu lieu dans le secteur d’al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense …

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Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté mercredi un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Le résultat a provoqué …

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L’Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

La catastrophe ferroviaire d’Andalousie dimanche et un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l’Espagne, où les questions s’accumulent sur la sécurité du système ferroviaire, amenant le syndicat des conducteurs de train à appeler à une grève de trois jours en février.En Andalousie (sud), …

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L’inconnue de l’avenir des prisonniers de l’EI en Syrie

Le chaos et les incertitudes provoqués par les affrontements entre l’armée syrienne et les forces kurdes menacent l’étanchéité des camps de prisonniers de l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), faisant planer le risque d’évasions.Des milliers d’ex-combattants mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d’enfants, selon les différentes estimations, sont répartis dans une vingtaine de …

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Washington va transférer de Syrie vers l’Irak jusqu’à 7.000 détenus de l’EI

Washington a annoncé mercredi mener des opérations pour transférer jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe Etat islamique (EI) vers l’Irak depuis la Syrie, où des affrontements entre l’armée et les forces kurdes font craindre des failles sécuritaires.Cette annonce survient après que les Etats-Unis ont estimé que “la mission initiale” des FDS (Forces démocratiques syriennes, dominées par …

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Gaza: un collaborateur de l’AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l’AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l’armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d’un drone jugé suspect.La frappe a eu lieu dans le secteur d’al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d’images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l’AFP depuis l’évacuation, début 2024, des journalistes employés par l’agence à Gaza.”C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d’Abdoul”, écrit l’Agence France-Presse dans un communiqué, notant que “ses collègues se souviennent d’un homme généreux, doté d’un engagement journalistique profond”.L’AFP “exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort”, notant que “trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l’accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible.”Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s’accusent mutuellement de violer.Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.- “Crime de guerre” -Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir identifié “plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza”, sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.Les forces israéliennes “ont frappé avec précision les suspects qui l’avaient activé”, a ajouté l’armée, précisant que les circonstances faisaient l’objet d’un “examen”.Sur place, un témoin a déclaré à l’AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d’aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu’un véhicule qui les accompagnait a été visé.”Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire”, a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l’AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d’une voiture calcinée.”Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d’une mission humanitaire”, a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que “tous les véhicules” du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne “criminelle”.Abdoul Raouf Shaath n’était pas en mission pour l’AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l’agence avait été publié lundi.Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné “avec la plus grande fermeté” cette attaque, dénonçant une “politique systématique et délibérée” d’Israël pour “cibler intentionnellement les journalistes palestiniens”.”Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre”, a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).- “Dangers immenses” -“Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d’être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours”, a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un “crime de guerre”.Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L’armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.Selon RSF, “près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l’armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l’exercice de leur travail.”L’armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu’elle reconnaît avoir éliminé étaient des “terroristes” membres de la branche armée du Hamas ou d’autres groupes armés palestiniens.

L’Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

La catastrophe ferroviaire d’Andalousie dimanche et un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l’Espagne, où les questions s’accumulent sur la sécurité du système ferroviaire, amenant le syndicat des conducteurs de train à appeler à une grève de trois jours en février.En Andalousie (sud), où au moins 43 personnes sont mortes dans la collision de deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, selon un nouveau bilan des autorités, les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour découvrir les causes de la tragédie, qui restent encore un mystère.Le gouvernement central et le gouvernement andalou ont annoncé qu’un hommage national aux victimes de la collision d’Adamuz aurait lieu le 31 janvier à Huelva, en Andalousie.En Catalogne, c’est un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) qui a heurté mardi soir les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida en raison de fortes pluies.L’accident a fait un mort et 37 personnes ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves.La circulation des trains reste suspendue dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.Coup sur coup donc, l’Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013. De plus, elle ne sait toujours pas ce qui a provoqué le plus grave d’entre eux.- “Un excellent système” -Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train, le Semaf, a appelé mercredi à une grève de trois jours les 9, 10 et 11 février pour réclamer plus de “sécurité ferroviaire”.”Nous ne pouvons ni ne devons remettre en cause notre réseau (ferroviaire), ni les transports publics de notre pays. Il n’est pas parfait, ni infaillible, mais c’est un excellent système de transport”, a répliqué mercredi soir le ministre des Transports Óscar Puente lors d’une conférence de presse.Il a dit vouloir “répondre aux revendications” des conducteurs, mais a souhaité que la grève soit annulée.Le pays pleurait encore ses morts de la catastrophe d’Adamuz mercredi, au deuxième jour d’un deuil national de trois jours. Le bilan – au moins 43 morts et 31 personnes toujours hospitalisées, dont six en soins intensifs – reste provisoire. Au moins deux personnes manquent encore à l’appel, selon les signalements pour disparition émis par les familles des passagers.L’opposition s’en est prise mercredi au gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, dénonçant des investissements insuffisants dans le réseau ferroviaire national.Le dirigeant socialiste a promis la “transparence absolue” sur le drame d’Adamuz.- Enquête “très complexe” -Sur place, les engins de chantier continuent de s’affairer autour des deux trains accidentés dimanche.Ce soir-là, les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid de l’opérateur privé Iryo – une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.D’après des médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement – s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident.Mercredi, le New York Times a évoqué également, photo à l’appui, la piste d’un “bogie” (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d’un train) retrouvé dans un cours d’eau proche du lieu de la collision.La Garde civile (équivalent en Espagne de la gendarmerie) a confirmé la découverte dans un communiqué, tout en ajoutant que la pièce métallique faisait partie de “centaines d’indices” relevés sur le site.M. Puente a averti que l’enquête serait “longue” et “très complexe”, et que la publication d’un rapport définitif pourrait prendre plusieurs mois.Avec 4.000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l’une des fiertés du pays.