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Le typhon Kajiki s’approche du Vietnam, 30.000 personnes évacuées

Des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués lundi des régions côtières du Vietnam au moment où le typhon Kajiki s’apprête à toucher la région centrale du pays avec des vents de près de 160 km/h.Kajiki, le cinquième typhon à frapper le Vietnam cette année, se trouve actuellement en mer, déchaînant le golfe du Tonkin avec des vagues atteignant jusqu’à 9,5 mètres.Le typhon devrait toucher terre à 13H00 (06H00 GMT) avec des vents de 157 km/h, selon le Centre national de prévisions hydro-météorologiques du Vietnam.Quelque 325.500 personnes de cinq provinces côtières doivent être évacuées vers des abris temporaires dans des écoles et des bâtiments publics, ont indiqué les autorités.Le centre-ville de Vinh, ville côtière du centre du pays, a été inondé pendant la nuit.Le matin les rues étaient globalement désertées et la plupart des magasins et des restaurants fermés, les commerçants et les habitants avaient également protégé les entrés avec des sacs de sable.A l’aube, près de 30.000 personnes avaient été évacuées de la région, et 16.000 militaires avaient été mobilisés.Par ailleurs, deux aéroports domestiques étaient fermés, et tous les bateaux de pêche situés sur le chemin du typhon ont été rappelés au port.- “Jamais aussi forts” -“Je n’ai jamais entendu parler d’un typhon d’une si grande ampleur dans notre ville”, a déclaré Le Manh Tung, 66 ans, au stade couvert de Vinh, où des familles évacuées ont pris un petit-déjeuner composé de riz gluant.”J’ai un peu peur, mais nous devons l’accepter car c’est la nature — nous ne pouvons rien y faire”, a-t-il déclaré à l’AFP, parmi les quelques dizaines de personnes campant sur le site d’évacuation lundi matin.”Normalement, nous avons des tempêtes et des inondations, mais jamais aussi forts”, a déclaré Nguyen Thi Nhan, une femme de 52 ans.La tempête devrait néanmoins considérablement perdre en intensité après avoir touché terre.Plus d’une dizaine de vols intérieurs au Vietnam ont été annulés dimanche, tandis que l’île de Hainan, en Chine, a évacué 20.000 habitants au moment où le typhon est passé sur la côte sud.Au Vietnam, plus de 100 personnes ont été tuées ou sont portées disparues en raison de catastrophes naturelles au cours des sept premiers mois de 2025, selon le ministère de l’Agriculture. Les pertes économiques ont été estimées à plus de 21 millions de dollars.Le Vietnam a subi une perte de 3,3 milliards de dollars en septembre dernier en raison du typhon Yagi, qui a balayé le nord du pays et causé des centaines de morts.Des scientifiques estiment que le changement climatique causé par l’homme entraîne des phénomènes météorologiques plus intenses et imprévisibles, ce qui peut rendre les inondations et les tempêtes destructrices plus probables, en particulier dans les tropiques.

Le typhon Kajiki s’approche du Vietnam, 30.000 personnes évacuées

Des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués lundi des régions côtières du Vietnam au moment où le typhon Kajiki s’apprête à toucher la région centrale du pays avec des vents de près de 160 km/h.Kajiki, le cinquième typhon à frapper le Vietnam cette année, se trouve actuellement en mer, déchaînant le golfe du Tonkin avec des vagues atteignant jusqu’à 9,5 mètres.Le typhon devrait toucher terre à 13H00 (06H00 GMT) avec des vents de 157 km/h, selon le Centre national de prévisions hydro-météorologiques du Vietnam.Quelque 325.500 personnes de cinq provinces côtières doivent être évacuées vers des abris temporaires dans des écoles et des bâtiments publics, ont indiqué les autorités.Le centre-ville de Vinh, ville côtière du centre du pays, a été inondé pendant la nuit.Le matin les rues étaient globalement désertées et la plupart des magasins et des restaurants fermés, les commerçants et les habitants avaient également protégé les entrés avec des sacs de sable.A l’aube, près de 30.000 personnes avaient été évacuées de la région, et 16.000 militaires avaient été mobilisés.Par ailleurs, deux aéroports domestiques étaient fermés, et tous les bateaux de pêche situés sur le chemin du typhon ont été rappelés au port.- “Jamais aussi forts” -“Je n’ai jamais entendu parler d’un typhon d’une si grande ampleur dans notre ville”, a déclaré Le Manh Tung, 66 ans, au stade couvert de Vinh, où des familles évacuées ont pris un petit-déjeuner composé de riz gluant.”J’ai un peu peur, mais nous devons l’accepter car c’est la nature — nous ne pouvons rien y faire”, a-t-il déclaré à l’AFP, parmi les quelques dizaines de personnes campant sur le site d’évacuation lundi matin.”Normalement, nous avons des tempêtes et des inondations, mais jamais aussi forts”, a déclaré Nguyen Thi Nhan, une femme de 52 ans.La tempête devrait néanmoins considérablement perdre en intensité après avoir touché terre.Plus d’une dizaine de vols intérieurs au Vietnam ont été annulés dimanche, tandis que l’île de Hainan, en Chine, a évacué 20.000 habitants au moment où le typhon est passé sur la côte sud.Au Vietnam, plus de 100 personnes ont été tuées ou sont portées disparues en raison de catastrophes naturelles au cours des sept premiers mois de 2025, selon le ministère de l’Agriculture. Les pertes économiques ont été estimées à plus de 21 millions de dollars.Le Vietnam a subi une perte de 3,3 milliards de dollars en septembre dernier en raison du typhon Yagi, qui a balayé le nord du pays et causé des centaines de morts.Des scientifiques estiment que le changement climatique causé par l’homme entraîne des phénomènes météorologiques plus intenses et imprévisibles, ce qui peut rendre les inondations et les tempêtes destructrices plus probables, en particulier dans les tropiques.

Essence de grands parfums, le jasmin égyptien se fane sous le réchauffement

Depuis des années, Wael al-Sayed sillonne les champs du delta du Nil pour récolter les fleurs de jasmin qui finiront dans les flacons des grandes maisons de parfum. Mais ces derniers étés, les pétales se raréfient et leur parfum s’évanouit.”C’est la chaleur”, soupire M. al-Sayed, 45 ans, qui cultive depuis près de dix ans le jasmin à Chobra Beloula, village du delta du Nil à une centaine de kilomètres au nord du Caire et haut lieu de cette production en Egypte.A mesure que les températures grimpent, explique-t-il, les floraisons se raréfient. En deux ans, sa récolte quotidienne est passée de six kilos à seulement deux ou trois. Dans cette région fertile, le jasmin fait vivre des milliers de familles depuis des générations. De juin à octobre, elles se rendent dans les champs entre minuit et l’aube, quand les fleurs exhalent leur parfum le plus intense. Mais les vagues de chaleur, les sécheresses prolongées et la prolifération de parasites liés au dérèglement climatique menacent cet héritage. Confrontés à des récoltes de plus en plus maigres, certains finissent par renoncer.D’autres, comme M. al-Sayed, s’accrochent. Cette année, il a dû faire appel à sa femme et deux de ses enfants – âgés de neuf et dix ans – pour l’aider sur leur parcelle de 350 m². “On n’a pas le choix”, explique-t-il, résigné.- Trop chaud pour fleurir -Selon A. Fakhry & Co, principal transformateur du pays, l’Egypte fournit près de la moitié de la concrète de jasmin produite dans le monde, cette pâte cireuse qui entre dans la composition des plus grands parfums de luxe.Dans les années 1970, le pays en produisait 11 tonnes par an, selon la Fédération Internationale des Huiles Essentielles. Aujourd’hui, la production plafonne à 6,5 tonnes, affirme A. Fakhry & Co.Ali Emara, 78 ans, cueille le jasmin depuis l’âge de 12 ans. “Les étés étaient chauds, mais pas comme maintenant”, dit-il.Mohamed Bassiouny, 56 ans, et ses quatre fils ont vu leur récolte fondre de 15 à 7 kilos, malgré des journées de plus de huit heures.Le jasmin de la région est particulièrement sensible à la chaleur et à l’humidité, explique Karim Elgendy, du Carboun Institute, un think tank néerlandais spécialisé dans le climat et l’énergie. “Les températures élevées peuvent perturber la floraison, altérer la concentration en huile essentielle  (…) et diminuer le rendement”, explique-t-il.Un rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie, publié en 2023, révèle que la température moyenne en Égypte a augmenté de 0,38°C par décennie entre 2000 et 2020 – soit plus vite que la moyenne mondiale.La chaleur émousse la puissance olfactive du jasmin, dépréciant l’huile précieuse qui en est extraite, explique Badr Atef, directeur chez A. Fakhry & Co. Dans le même temps, les nuisibles – acariens et vers des feuilles – prolifèrent sous ces températures extrêmes, aggravant encore la situation.A Grasse (France), capitale mondiale du parfum, Alexandre Levet, PDG de la French Fragrance House, constate lui aussi l’ampleur des dégâts: “Des dizaines d’ingrédients naturels souffrent déjà du dérèglement climatique”, explique-t-il à l’AFP, ajoutant que de nouveaux terroirs émergent à mesure que les anciens deviennent incertains.- Revenus dérisoires -Le delta du Nil se révèle particulièrement exposé: la montée de la Méditerranée modifie la salinité des sols, plaçant les cultivateurs de jasmin en première ligne.Ces derniers sont “complètement livrés à eux-mêmes”, dénonce le sociologue Saker El Nour. Ils n’ont “aucun pouvoir” dans une industrie qui dépend pourtant entièrement de leur travail.Alors que les grandes maisons de parfum écoulent le kilo d’absolue de jasmin – une huile essentielle pure – à plus de 5.000 euros, les cueilleurs égyptiens, eux, ne reçoivent que 105 livres égyptiennes, soit à peine deux euros, pour chaque kilo de fleurs récoltées. Or il faut près d’une tonne de pétales pour extraire seulement 2 à 3 kilos de concrète, et une quantité plus infime encore d’huile essentielle.”Que valent 100 livres aujourd’hui ? Rien”, tranche M. al-Sayed.Depuis 2022, la livre égyptienne a perdu plus des deux tiers de sa valeur, entraînant une flambée des prix et plongeant plusieurs familles dans une précarité extrême.En juin, les cueilleurs ont mené une grève inédite pour exiger que leur rémunération soit portée à 150 livres égyptiennes par kilo. Mais face à des prix verrouillés par une poignée de transformateurs privés, ils n’ont arraché qu’une maigre augmentation de 10 livres. D’année en année, les revenus s’érodent, tandis que le réchauffement climatique menace l’existence même de cette communauté. “Des villages entiers pourraient devenir invivables”, prévient M. Elgendy.

Essence de grands parfums, le jasmin égyptien se fane sous le réchauffement

Depuis des années, Wael al-Sayed sillonne les champs du delta du Nil pour récolter les fleurs de jasmin qui finiront dans les flacons des grandes maisons de parfum. Mais ces derniers étés, les pétales se raréfient et leur parfum s’évanouit.”C’est la chaleur”, soupire M. al-Sayed, 45 ans, qui cultive depuis près de dix ans le jasmin à Chobra Beloula, village du delta du Nil à une centaine de kilomètres au nord du Caire et haut lieu de cette production en Egypte.A mesure que les températures grimpent, explique-t-il, les floraisons se raréfient. En deux ans, sa récolte quotidienne est passée de six kilos à seulement deux ou trois. Dans cette région fertile, le jasmin fait vivre des milliers de familles depuis des générations. De juin à octobre, elles se rendent dans les champs entre minuit et l’aube, quand les fleurs exhalent leur parfum le plus intense. Mais les vagues de chaleur, les sécheresses prolongées et la prolifération de parasites liés au dérèglement climatique menacent cet héritage. Confrontés à des récoltes de plus en plus maigres, certains finissent par renoncer.D’autres, comme M. al-Sayed, s’accrochent. Cette année, il a dû faire appel à sa femme et deux de ses enfants – âgés de neuf et dix ans – pour l’aider sur leur parcelle de 350 m². “On n’a pas le choix”, explique-t-il, résigné.- Trop chaud pour fleurir -Selon A. Fakhry & Co, principal transformateur du pays, l’Egypte fournit près de la moitié de la concrète de jasmin produite dans le monde, cette pâte cireuse qui entre dans la composition des plus grands parfums de luxe.Dans les années 1970, le pays en produisait 11 tonnes par an, selon la Fédération Internationale des Huiles Essentielles. Aujourd’hui, la production plafonne à 6,5 tonnes, affirme A. Fakhry & Co.Ali Emara, 78 ans, cueille le jasmin depuis l’âge de 12 ans. “Les étés étaient chauds, mais pas comme maintenant”, dit-il.Mohamed Bassiouny, 56 ans, et ses quatre fils ont vu leur récolte fondre de 15 à 7 kilos, malgré des journées de plus de huit heures.Le jasmin de la région est particulièrement sensible à la chaleur et à l’humidité, explique Karim Elgendy, du Carboun Institute, un think tank néerlandais spécialisé dans le climat et l’énergie. “Les températures élevées peuvent perturber la floraison, altérer la concentration en huile essentielle  (…) et diminuer le rendement”, explique-t-il.Un rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie, publié en 2023, révèle que la température moyenne en Égypte a augmenté de 0,38°C par décennie entre 2000 et 2020 – soit plus vite que la moyenne mondiale.La chaleur émousse la puissance olfactive du jasmin, dépréciant l’huile précieuse qui en est extraite, explique Badr Atef, directeur chez A. Fakhry & Co. Dans le même temps, les nuisibles – acariens et vers des feuilles – prolifèrent sous ces températures extrêmes, aggravant encore la situation.A Grasse (France), capitale mondiale du parfum, Alexandre Levet, PDG de la French Fragrance House, constate lui aussi l’ampleur des dégâts: “Des dizaines d’ingrédients naturels souffrent déjà du dérèglement climatique”, explique-t-il à l’AFP, ajoutant que de nouveaux terroirs émergent à mesure que les anciens deviennent incertains.- Revenus dérisoires -Le delta du Nil se révèle particulièrement exposé: la montée de la Méditerranée modifie la salinité des sols, plaçant les cultivateurs de jasmin en première ligne.Ces derniers sont “complètement livrés à eux-mêmes”, dénonce le sociologue Saker El Nour. Ils n’ont “aucun pouvoir” dans une industrie qui dépend pourtant entièrement de leur travail.Alors que les grandes maisons de parfum écoulent le kilo d’absolue de jasmin – une huile essentielle pure – à plus de 5.000 euros, les cueilleurs égyptiens, eux, ne reçoivent que 105 livres égyptiennes, soit à peine deux euros, pour chaque kilo de fleurs récoltées. Or il faut près d’une tonne de pétales pour extraire seulement 2 à 3 kilos de concrète, et une quantité plus infime encore d’huile essentielle.”Que valent 100 livres aujourd’hui ? Rien”, tranche M. al-Sayed.Depuis 2022, la livre égyptienne a perdu plus des deux tiers de sa valeur, entraînant une flambée des prix et plongeant plusieurs familles dans une précarité extrême.En juin, les cueilleurs ont mené une grève inédite pour exiger que leur rémunération soit portée à 150 livres égyptiennes par kilo. Mais face à des prix verrouillés par une poignée de transformateurs privés, ils n’ont arraché qu’une maigre augmentation de 10 livres. D’année en année, les revenus s’érodent, tandis que le réchauffement climatique menace l’existence même de cette communauté. “Des villages entiers pourraient devenir invivables”, prévient M. Elgendy.

Essence de grands parfums, le jasmin égyptien se fane sous le réchauffement

Depuis des années, Wael al-Sayed sillonne les champs du delta du Nil pour récolter les fleurs de jasmin qui finiront dans les flacons des grandes maisons de parfum. Mais ces derniers étés, les pétales se raréfient et leur parfum s’évanouit.”C’est la chaleur”, soupire M. al-Sayed, 45 ans, qui cultive depuis près de dix ans le …

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US Open: Djokovic au deuxième tour en grimaçant, Medvedev chute déjà

Le vétéran Novak Djokovic, encore en rodage, et la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, davantage en contrôle, se sont qualifiés dimanche pour le deuxième tour de l’US Open, au contraire du lauréat de l’édition 2021 Daniil Medvedev (11e), fauché par le Français Benjamin Bonzi (51e).- Djokovic grimace mais passe -En quête à New York d’un 25e titre record en Grand Chelem, Novak Djokovic (7e) a peiné mais s’est tiré du piège tendu au premier tour par le jeune Américain Learner Tien, 50e mondial à 19 ans et quatre fois tombeur de membres du top 10 en 2025.Sur l’immense court Arthur-Ashe, le Serbe de 38 ans s’est imposé 6-1, 7-6 (7/3), 6-2 et jouera au deuxième tour contre un autre Américain, Zachary Svajda (145e).Pour son premier match officiel depuis sa défaite en demi-finale de Wimbledon le 11 juillet, le quadruple vainqueur de l’US Open a souvent semblé piocher physiquement et s’est fait soigner entre le deuxième et le troisième set, semblant souffrir d’ampoules au pied.”Je n’ai aucune blessure mais ça me préoccupe un peu, je devais beaucoup lutter physiquement durant les longs échanges”, a déclaré le Serbe en conférence de presse.Ex-N.1 mondial comme Djokovic, le Russe Daniil Medevdev a pour sa part subi une troisième défaite en autant de duels contre Benjamin Bonzi, qui l’avait déjà dominé pour son entrée à lice à Wimbledon au début de l’été.Retardée par un esclandre du Russe en fin de troisième set, la victoire du Français a finalement été actée en cinq manches: 6-3, 7-5, 6-7 (5/7), 0-6, 6-4.La campagne 2025 de Daniil Medvedev en Grand Chelem s’achève donc sur un maigre bilan d’une victoire, en janvier au premier tour de l’Open d’Australie, pour quatre défaites.Plus tôt dans la journée, les outsiders américains Taylor Fritz (4e) et Ben Shelton (6e) avaient eux validé leur présence au deuxième tour.Le finaliste de l’édition 2024 s’est débarrassé 7-5, 6-2, 6-3 de son compatriote Emilio Nava (101e) et a désormais rendez-vous avec l’Argentin Sebastian Baez ou le Sud-Africain Lloyd Harris.Récemment sacré à Toronto, son premier titre en Masters 1000, Shelton l’a pour sa part emporté 6-3, 6-2, 6-4 contre le Péruvien Ignacio Buse (135e) et se mesurera à l’Espagnol Pablo Carreno Busta pour une place au troisième tour.- Sabalenka et Pegula assurent, Eala et Tjen écrivent l’histoire -Sacrée pour la première fois à l’US Open en 2024, Aryna Sabalenka a bien entamé la défense de son titre en écartant 7-5, 6-1 la Suissesse Rebeka Masarova (108e), issue des qualifications. La Bélarusse, qui tente à New York de devenir la première joueuse depuis 2014 à gagner deux ans de suite le dernier Grand Chelem de la saison, se mesurera au deuxième tour à Polina Kudermetova. Finaliste en 2024 à New York, Jessica Pegula (4e) a écarté 6-0, 6-4 l’Egyptienne Mayar Sherif (102e) et se mesurera à la Russe Anna Blinkova au prochain tour.En début de journée, la Britannique Emma Raducanu n’avait elle non plus pas perdu de temps contre la Japonaise Ena Shibahara (128e), balayée 6-1, 6-2 en 1h02. La lauréate de l’édition 2021 défiera au deuxième tour la qualifiée indonésienne Janice Tjen (149e). Cette dernière, devenue vendredi la première joueuse de son pays à intégrer le tableau final d’un Grand Chelem depuis l’US Open 2004, a prolongé l’aventure en éliminant la 25e mondiale Veronika Kudermetova dominée 6-4, 4-6, 6-4. Autre pionnière tennistique de son pays, la Philippine Alexandra Eala (70e) a surpris une autre tête de série, la Danoise Clara Tauson (15e mondiale) vaincue 6-3, 2-6, 7-6 (13/11) au bout du suspense.Révélée par sa demi-finale au WTA 1000 de Miami en mars, la gauchère de 20 ans est la première femme de son pays à disputer le tableau final de l’US Open et a décroché sa première victoire dans le tableau final d’un Grand Chelem.Récente finaliste au WTA 1000 de Cincinnati et double finaliste en Grand Chelem, Jasmine Paolini (8e) n’a pas tremblé pour éliminer 6-2, 7-6 (7/4) la qualifiée australienne Destanee Aiava.

Frappes israéliennes meurtrières au Yémen contre des cibles houthies

L’armée de l’air israélienne a bombardé dimanche des sites des rebelles houthis à Sanaa, faisant six morts et 86 blessés, une semaine après des raids similaires sur la capitale yéménite, ont indiqué les insurgés pro-iraniens.Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les Houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.Après les frappes, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que “le régime terroriste houthi paiera un prix très élevé pour son agression contre l’Etat d’Israël”, alors que les Houthis ont averti qu’ils “riposteront” à l’attaque israélienne. “Agression israélienne sur la capitale Sanaa”, la capitale aux mains des Houthis, a écrit la chaîne des rebelles, Al-Massirah, sur X. “Plusieurs frappes ont visé une station de la compagnie pétrolière rue al-Sittine” et une “centrale électrique” dans le sud de Sanaa, déjà bombardée par Israël il y a une semaine.L’agence de presse des insurgés, Saba, a fait état d’un bilan de six morts et 86 blessés, dont 21 dans un état grave, citant le ministère de la Santé.En Israël, l’armée a indiqué dans un communiqué avoir frappé “un site militaire situé dans le palais présidentiel, les centrales électriques d’Assar et de Hezyaz, ainsi qu’un site de stockage de carburant, tous utilisés pour les activités militaires”.- “La puissance d’Israël” -Le ministère israélien de la Défense a diffusé une photo montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Israël Katz et le chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi, suivant l’opération militaire au Yémen depuis un bunker de commandement.”Celui qui nous attaque — nous l’attaquons. Celui qui prévoit de nous attaquer — nous l’attaquons. Je pense que toute la région apprend à connaître la puissance et la détermination de l’Etat d’Israël”, a prévenu M. Netanyahu dans un communiqué de son bureau.”Nous ne dévierons pas de la lutte contre le projet américano-sioniste et poursuivront l’escalade jusqu’à l’arrêt de l’agression et la levée du blocus (israélien) contre Gaza”, a averti de son côté le bureau politique des Houthis dans un communiqué.Vendredi soir, les Houthis ont tiré un missile en direction d’Israël, situé à quelque 1.800 km. Les autorités israéliennes ont indiqué qu’il s’était “très probablement désintégré en plein vol”.Le Times of Israel et le site d’information israélien Ynet, citant un rapport de l’armée, ont affirmé dimanche que le missile tiré vendredi était pour la première fois équipé d’une ogive à fragmentation.Outre les tirs contre Israël, les Houthis ont repris en juillet, après une pause de plusieurs mois, leurs attaques au large du Yémen, lancées après le début de la guerre à Gaza, contre les navires qu’ils accusent de liens avec Israël.En mai, ils avaient conclu une trêve avec les Etats-Unis ayant mis fin à des mois de bombardements américains au Yémen.- L’Iran condamne -Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, en guerre depuis 2014, font partie d’une alliance contre Israël mise en place par l’Iran, qui comprend d’autres groupes comme le Hezbollah au Liban et le Hamas palestinien.En Iran, ennemi juré d’Israël, le ministère des Affaires étrangères a condamné “avec force” les frappes israéliennes au Yémen.Israël a mené plusieurs frappes de représailles au Yémen, ciblant des régions sous contrôle des Houthis, notamment des ports de l’ouest du pays et l’aéroport de Sanaa.Au Yémen, la guerre a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans l’une des pires crises humanitaires au monde. La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La campagne de représailles israélienne a fait des dizaines de milliers de morts dans le territoire palestinien, frappé par la famine selon l’ONU.

Washington accuse à son tour Paris de ne pas faire assez contre l’antisémitisme

L’ambassadeur américain en France Charles Kushner a dénoncé dimanche “l’absence d’action suffisante” du président Emmanuel Macron contre l’antisémitisme, rejoignant les critiques du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, des accusations qualifiées d’”inacceptables” par Paris.Dans une lettre adressée au chef de l’Etat obtenue dimanche par l’AFP, l’ambassadeur exprime “sa profonde inquiétude face à la flambée de l’antisémitisme …

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Washington accuse à son tour Paris de ne pas faire assez contre l’antisémitisme

L’ambassadeur américain en France Charles Kushner a dénoncé dimanche “l’absence d’action suffisante” du président Emmanuel Macron contre l’antisémitisme, rejoignant les critiques du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, des accusations qualifiées d'”inacceptables” par Paris.Dans une lettre adressée au chef de l’Etat obtenue dimanche par l’AFP, l’ambassadeur exprime “sa profonde inquiétude face à la flambée de l’antisémitisme en France et à l’absence d’action suffisante de (son) gouvernement pour le combattre”.Des accusations “inacceptables”, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. “Elles vont à l’encontre du droit international, en particulier du devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures des Etats (…). Elles ne sont par ailleurs pas à la hauteur de la qualité du lien transatlantique entre la France et les Etats-Unis et de la confiance qui doit en résulter entre alliés”, a-t-il affirmé dans une déclaration.”La France réfute fermement ces dernières allégations. La montée des actes antisémites en France depuis le 7 octobre 2023 est une réalité que nous déplorons et sur laquelle les autorités françaises font preuve d’une mobilisation totale, tant ces actes sont intolérables”, affirme encore le porte-parole du ministère.Les critiques du diplomate américain interviennent quelques jours après une violente charge de Benjamin Netanyahu contre le président français qu’il accuse “d’alimenter le feu antisémite” en appelant à la reconnaissance internationale de l’État de Palestine”.Un analyse “erronée, abjecte et (qui) ne demeurera pas sans réponse”, avait déjà répliqué la présidence française.Dans sa lettre, datée du lundi 25 août, l’ambassadeur américain reprend l’argumentaire de M. Netanyahu.- “Plus possible de tergiverser” -“Des déclarations qui vilipendent Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien encouragent les extrémistes, fomentent la violence et mettent en péril la judéité en France”, estime M. Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.”Aujourd’hui, ce n’est plus possible de tergiverser : l’antisionisme, c’est l’antisémitisme, point”, estime-t-il.Selon l’ambassadeur, qui a récemment pris ses fonctions à Paris, “il ne se passe pas un jour en France sans que des Juifs soient agressés dans les rues, des synagogues et des écoles dégradées, et des entreprises appartenant à des Juifs vandalisées. Le ministère de l’Intérieur de votre propre gouvernement constate que des écoles maternelles ont été ciblées par des dégradations antisémites”.Le représentant des États-Unis en France s’indigne également que “presque la moitié de jeunes Français disent ne jamais avoir entendu parler de la Shoah”.”La persistance d’une telle ignorance nous pousse donc à nous interroger sur le programme scolaire dans les écoles de l’Hexagone”, ajoute-t-il.Vantant les actions du président Trump en la matière et la capacité à “combattre l’antisémitisme, tant que nos dirigeants ont la volonté d’agir”, l’ambassadeur américain en France exhorte le président français “à agir avec résolution”.Fin juillet, M. Macron a annoncé que la France allait reconnaître l’Etat de Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Dans la foulée plus d’une dizaine de pays occidentaux parmi lesquels le Canada, ainsi que l’Australie, ont appelé d’autre pays du monde à faire de même.L’Assemblée générale de l’ONU prévue en septembre prend fin précisément le 23, jour de la nouvelle année juive et date avant laquelle Benjamin Netanyahu appelle Emmanuel Macron “à remplacer la faiblesse par l’action, l’apaisement par la volonté” dans la lutte contre l’antisémitisme.Les actes antisémites sont en nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza.Le contexte est  particulièrement délicat puisque vit en France la plus grande communauté juive d’Europe occidentale, avec environ 500.000 personnes, en même temps qu’une très importante communauté arabo-musulmane, très sensible au sort des Palestiniens de Gaza.