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Charente: incendie dans un gîte accueillant des adultes handicapés, 1 mort et 4 disparus

Un incendie dans un gîte accueillant des adultes en situation de handicap en Charente a fait un mort et quatre personnes sont toujours portées disparues, a annoncé lundi la préfecture de Charente.Quatre autres personnes ont été “évacuées vers le centre hospitalier, dont une personne en urgence absolue”, précise dans un communiqué la préfecture à propos de ce feu qui s’est déclaré vers 4h30 du matin sur la commune de Montmoreau, au sud d’Angoulême. “De nombreux moyens ont été engagés dont 68 pompiers et 4 engins de lutte incendie. Actuellement le feu est maîtrisé, 300 m2 de bâtiments ont été détruits”, indique encore la préfecture. Selon une source gendarmerie, 12 personnes en situation de handicap se trouvaient à l’intérieur, en plus du couple qui tient le gîte. L’incendie serait dû à un dysfonctionnement de l’installation électrique, selon cette même source. Le bâtiment incendié est un ancien corps de ferme et avait “le label pour accueillir des personnes handicapées pendant la période des vacances”, a indiqué à l’AFP Jean-Michel Bolvin, maire de cette commune d’environ 2.400 habitants. Cet incendie survient un peu moins de deux ans après celui qui avait fait 11 morts dans une ancienne grange transformée en gîte accueillant des personnes en situation de handicap léger à Wintzenheim (Haut-Rhin), près de Colmar. Dix adultes en situation de handicap et un accompagnateur avaient péri dans le sinistre. 

A Taïwan, des camions-poubelles musicaux pour responsabiliser les habitants

C’est un véritable rituel à Taïwan: cinq jours par semaine, les camions-poubelles jouent des mélodies classiques pour signaler leur arrivée aux habitants, chargés de jeter eux-mêmes leurs déchets en vertu d’une politique de responsabilisation.Alertés par les notes de “La Lettre à Elise” de Ludwig van Beethoven ou de “La prière d’une vierge” de Tekla Badarzewska-Baranowska, jouées dans les hauts-parleurs des véhicules, les habitants quittent leur immeuble, sac poubelle en main, et patientent sur le trottoir.”Lorsqu’on entend cette musique, on sait que le moment est venu de sortir les poubelles. C’est très pratique”, raconte à l’AFP Lee Shu-ning, 78 ans, devant son domicile de Taipei, la capitale.Tels des éboueurs, les habitants jettent eux-mêmes leur sacs plastiques dans le camion jaune, en prenant soin de jeter restes de nourriture et déchets destinés au recyclage dans les contenants d’un second véhicule.Ces 30 dernières années, Taïwan a bouleversé l’organisation de la collecte des déchets.L’essor économique de Taïwan a en effet conduit à une explosion des volumes de rebuts, submergeant les décharges, sur un territoire comptant peu d’infrastructures de recyclage, les habitants pestant par ailleurs face à la pollution de l’air et du sol.En réponse, Taïwan a misé sur le recyclage, accru les moyens d’incinération et responsabilisé les habitants, chargés de trier et jeter eux-mêmes leurs déchets dans les camions de ramassage, au lieu de les entasser sur la voie publique pour être recueillis ultérieurement.- Recyclage en hausse -Les habitants de Taipei ont aussi l’obligation d’acheter des sacs plastiques bleus validés par le gouvernement pour y mettre leurs déchets, un moyen de les encourager à recycler et réduire la quantité de leurs rebuts.”Au début, tout le monde pense (…) que ce n’est pas très pratique”, mais une fois que les habitants remarquent que les rues sont plus propres, “ils trouvent que c’est une bonne mesure”, affirme à l’AFP Shyu Shyh-shiun, de l’autorité de protection de l’environnement de la capitale taïwanaise.Le taux de recyclage de la ville atteint près de 67%, contre 2% en l’an 2000, et la quantité de déchets destinés à l’incinération s’est réduite de près de deux tiers, ajoute M. Shyu.Et les véhicules de ramassage arrivent “presque” toujours à l’heure, ajoute-t-il dans un sourire.Ces camions musicaux constituent un élément indissociable du quotidien des Taïwanais depuis les années 1960, expose M. Shyu.Des engins importés d’Allemagne, pré-programmés au départ avec “La Lettre à Elise” de Beethoven, raconte M. Shyu.Cinq jours par semaine, les mélodies de ces camions s’emparent des rues de l’île, habituellement en fin d’après-midi ou en soirée.- Avis partagés -Une solution qui ne convainc pas Dai Yun-wei: “parfois, on n’est pas à la maison, ou on est occupé, alors on ne peut pas jeter nos déchets”, regrette l’esthéticienne de 31 ans, après avoir jeté ses poubelles dans le camion.Yang Xiu-ying, elle, en a fait son affaire: chaque mois, cette femme de 76 ans gagne quelque 11.200 nouveaux dollars de Taïwan (323 euros) en aidant ses voisins à jeter leurs déchets au passage du convoi de collecte.”Des gens sortent tard du travail et des personnes âgées trouvent que ce n’est pas pratique, alors ils descendent (leurs poubelles) et je les jette pour eux”, explique Mme Yang, les mains gantées.D’autres se tournent vers des solutions numériques, en réservant par exemple un créneau de ramassage auprès de l’entreprise Tracle, via une application dédiée. “Nous leur faisons gagner beaucoup de temps”, vante son cofondateur Ben Chen.I-Hwa ChengMais pour les séniors, ce rituel du quotidien est aussi un moyen de maintenir un lien social: nombre de personnes âgées sortent ainsi en avance de leur domicile pour faire la conversation aux points de collecte.”Je peux papoter avec d’anciens voisins et amis, c’est sympa”, explique Mme Lee, avant de se débarrasser de bouteilles et boîtes de conserve. “Ca fait aussi faire un peu d’exercice.”

Cambodge-Thaïlande: au cinquième jour des combats, l’espoir d’un cessez-le-feu

Les dirigeants thaïlandais et cambodgien sont attendus lundi en Malaisie pour apaiser les tensions qui ont dégénéré durant cinq jours d’affrontements meurtriers à leur frontière.La Thaïlande et le Cambodge s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française, mais la région n’avait plus connu de tel épisode de violences depuis 2011. Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait depuis jeudi au moins 35 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes. Bangkok et Phnom Penh sont convenus de se rencontrer pour la première fois lundi après-midi près de Kuala Lumpur, sous l’œil des Etats-Unis et de la Chine, mais à quelques heures de la réunion, des combats continuaient de faire rage près de temples angkoriens contestés.Les deux capitales s’accusent mutuellement d’avoir ouvert les hostilités et de tenir un double langage, chaque camp ayant exprimé sa volonté de rétablir la paix, sans joindre les actes à leur parole jusque-là, malgré les appels de leurs principaux partenaires internationaux.”Nous ne pensons pas que le Cambodge agisse de bonne foi, compte tenu de leurs actions pour régler le problème. Ils doivent faire preuve d’une intention sincère”, a déclaré le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai, depuis un aéroport de Bangkok.- Assaut nocturne -“Nous avons besoin de discussions bilatérales pour négocier l’arrêt des combats. Cependant, un cessez-le-feu ne signifie pas que tout reviendra comme avant”, a-t-il prévenu.Le Cambodge a affirmé lundi matin que le camp rival avait lancé un assaut près de temples contestés du nord-ouest.”A 03H10 du matin (20H10 GMT dimanche), les forces thaïlandaises ont continué d’attaquer en premier”, a indiqué lundi la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata.”C’est le cinquième jour que la Thaïlande a envahi le territoire cambodgien avec des armes lourdes et le déploiement de beaucoup de soldats”, a-t-elle déclaré.Des journalistes de l’AFP présents à Samraong, dans le nord-ouest du Cambodge, à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ont également entendu des bruits de tirs d’artillerie durant la nuit de dimanche à lundi.Dimanche soir, l’armée thaïlandaise a dit s’attendre à une “opération militaire majeure” de ses adversaires, en faisant état de combats à sept endroits différents.Phumtham Wechayachai et le Premier ministre cambodgien Hun Manet doivent se rencontrer à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, à 15H00 heure locale (07H00 GMT), selon Bangkok. Le chef du gouvernement malaisien Anwar Ibrahim joue le rôle de médiateur, son pays occupant la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.- Paix “le plus tôt possible” -La réunion sera aussi “co-organisée par le Etats-Unis, avec la participation de la Chine”, a précisé Hun Manet.Le président américain Donald Trump, qui a appelé le chef des deux camps samedi, a exhorté les deux pays à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Des représentants américains sont en Malaisie pour “soutenir les efforts de paix”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. “Nous voulons que ce conflit se termine le plus tôt possible.”Les affrontements ont officiellement fait 22 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les relations diplomatiques entre les deux royaumes voisins, liés culturellement et économiquement, sont au plus bas depuis des décennies.L’épisode en cours tire son origine de la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, les deux royaumes ont annoncé une série de mesures qui ont tari les échanges commerciaux et le déplacement des personnes, sur fond de flambée du discours nationaliste.

Cambodge-Thaïlande: au cinquième jour des combats, l’espoir d’un cessez-le-feu

Les dirigeants thaïlandais et cambodgien sont attendus lundi en Malaisie pour apaiser les tensions qui ont dégénéré durant cinq jours d’affrontements meurtriers à leur frontière.La Thaïlande et le Cambodge s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française, mais la région n’avait plus connu de tel épisode de violences depuis 2011. Les échanges de tirs, notamment d’artillerie, et les frappes aériennes ont fait depuis jeudi au moins 35 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes. Bangkok et Phnom Penh sont convenus de se rencontrer pour la première fois lundi après-midi près de Kuala Lumpur, sous l’œil des Etats-Unis et de la Chine, mais à quelques heures de la réunion, des combats continuaient de faire rage près de temples angkoriens contestés.Les deux capitales s’accusent mutuellement d’avoir ouvert les hostilités et de tenir un double langage, chaque camp ayant exprimé sa volonté de rétablir la paix, sans joindre les actes à leur parole jusque-là, malgré les appels de leurs principaux partenaires internationaux.”Nous ne pensons pas que le Cambodge agisse de bonne foi, compte tenu de leurs actions pour régler le problème. Ils doivent faire preuve d’une intention sincère”, a déclaré le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai, depuis un aéroport de Bangkok.- Assaut nocturne -“Nous avons besoin de discussions bilatérales pour négocier l’arrêt des combats. Cependant, un cessez-le-feu ne signifie pas que tout reviendra comme avant”, a-t-il prévenu.Le Cambodge a affirmé lundi matin que le camp rival avait lancé un assaut près de temples contestés du nord-ouest.”A 03H10 du matin (20H10 GMT dimanche), les forces thaïlandaises ont continué d’attaquer en premier”, a indiqué lundi la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata.”C’est le cinquième jour que la Thaïlande a envahi le territoire cambodgien avec des armes lourdes et le déploiement de beaucoup de soldats”, a-t-elle déclaré.Des journalistes de l’AFP présents à Samraong, dans le nord-ouest du Cambodge, à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ont également entendu des bruits de tirs d’artillerie durant la nuit de dimanche à lundi.Dimanche soir, l’armée thaïlandaise a dit s’attendre à une “opération militaire majeure” de ses adversaires, en faisant état de combats à sept endroits différents.Phumtham Wechayachai et le Premier ministre cambodgien Hun Manet doivent se rencontrer à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, à 15H00 heure locale (07H00 GMT), selon Bangkok. Le chef du gouvernement malaisien Anwar Ibrahim joue le rôle de médiateur, son pays occupant la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres.- Paix “le plus tôt possible” -La réunion sera aussi “co-organisée par le Etats-Unis, avec la participation de la Chine”, a précisé Hun Manet.Le président américain Donald Trump, qui a appelé le chef des deux camps samedi, a exhorté les deux pays à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Des représentants américains sont en Malaisie pour “soutenir les efforts de paix”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. “Nous voulons que ce conflit se termine le plus tôt possible.”Les affrontements ont officiellement fait 22 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les relations diplomatiques entre les deux royaumes voisins, liés culturellement et économiquement, sont au plus bas depuis des décennies.L’épisode en cours tire son origine de la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, les deux royaumes ont annoncé une série de mesures qui ont tari les échanges commerciaux et le déplacement des personnes, sur fond de flambée du discours nationaliste.

Les Européens se résignent à des droits de douane américains de 15%

Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont arraché dimanche en Ecosse un accord douanier prévoyant que les produits européens exportés aux Etats-Unis seront taxés à 15%, les Européens espérant à ce prix éviter une escalade commerciale.Alors que la menace de taxes américaines de 30% dès le 1er août faisait trembler les exportateurs européens, de l’automobile à la pharmacie en passant par le vin, la cheffe de l’exécutif européen s’est déplacée pour rencontrer le président américain, en visite à Turnberry sur la côte ouest de l’Ecosse.Il s’est écoulé juste un peu plus d’une heure avant que les journalistes, à qui les deux dirigeants avaient précédemment dit avoir “50% de chance” de se mettre d’accord, ne soient rappelés dans la fastueuse salle de bal du complexe de golf “Trump Turnberry”.”Nous avons trouvé un accord”, annonce le dirigeant républicain, le qualifiant de “plus grand” jamais conclu en matière de commerce, et en y voyant une promesse “d’unité et d’amitié”.La patronne de l’exécutif européen salue, elle, un “bon accord” qui apportera de la “stabilité.”Les délégations européenne et américaine applaudissent quand ils échangent, à deux reprises, une poignée de main.- Gaz et investissements -C’est d’abord Donald Trump qui en explique les contours: des droits de douane de 15% sur les produits européens importés d’une part, l’UE qui s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie – visant notamment à remplacer le gaz russe – et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis d’autre part.Les deux puissances ont aussi décidé de lever réciproquement leurs droits de douane sur certains produits stratégiques, dont les équipements aéronautiques, a ensuite précisé Ursula von der Leyen devant la presse.L’accord de Turnberry confirme que les échanges transatlantiques sont entrés dans une nouvelle ère, celle d’un protectionnisme américain décomplexé. Jusqu’au retour au pouvoir de Donald Trump, ils étaient marqués par un niveau de droits de douane américains de 4,8% en moyenne.Dans les faits, le taux effectif montait déjà à près de 15%, en y ajoutant la surtaxe de 10% d’ores et déjà décidée par l’administration Trump.Les détails de l’accord doivent encore être réglés “dans les prochaines semaines”, selon la dirigeante européenne. “Quinze pour cent, ce n’est pas négligeable, mais c’est le mieux qu’on pouvait obtenir”, a-t-elle plaidé.- Répercussions “considérables” -Cela permet d'”éviter une escalade inutile dans les relations commerciales transatlantiques”, a souligné le chancelier allemand Friedrich Merz, sans cacher qu’il aurait “souhaité davantage d’allègements”.”Quand on s’attend à un ouragan, on se réjouit d’une simple tempête”, a concédé la fédération VCI de la chimie allemande, tandis que la Fédération allemande de l’industrie (BDI) a prédit “des répercussions négatives considérables”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a salué un accord “qui évite une guerre commerciale au sein de l’Occident avec des conséquences imprévisibles”, dans un communiqué commun avec ses vice-Premiers ministres, Antonio Tajani et Matteo Salvini.Sur le même ton, le gouvernement irlandais, dans un communiqué, a dit “regretter” le nouveau taux mais s’est félicité qu’il apporte “une forme de certitude nécessaire” après des mois d’annonces et menaces tous azimuts dans les relations commerciales.- Concessions -Il était moins une, ou presque. Le républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, s’était donné jusqu’au 1er août avant d’assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.Le deal devra être validé par les Etats membres de l’UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter pour le valider.Si Ursula von der Leyen et Donald Trump n’étaient pas parvenus à s’entendre, Bruxelles était prêt à riposter en taxant des produits et des services américains.L’exécutif européen, sous l’impulsion de certains pays comme la France, avait aussi menacé de lever l’accès aux marchés publics européens ou bloquer certains investissements.Dégainer ce “bazooka” – appelé instrument “anti-coercition” dans le jargon bruxellois – aurait entraîné l’Europe et l’Amérique dans une escalade diplomatico-économique inouïe.L’accord avec l’UE est annoncé dans la foulée de ceux conclus ces derniers jours avec le Japon, le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie, dont les détails restent souvent encore à négocier et obtenus au prix d’importantes concessions de la part des pays visés et après des discussions compliquées.Lundi, c’est avec la Chine que des négociateurs américains s’efforceront d’éviter une reprise de l’escalade commerciale, au cours d’une rencontre à Stockholm.

Les Européens se résignent à des droits de douane américains de 15%

Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont arraché dimanche en Ecosse un accord douanier prévoyant que les produits européens exportés aux Etats-Unis seront taxés à 15%, les Européens espérant à ce prix éviter une escalade commerciale.Alors que la menace de taxes américaines de 30% dès le 1er août faisait trembler les exportateurs européens, de l’automobile à la pharmacie en passant par le vin, la cheffe de l’exécutif européen s’est déplacée pour rencontrer le président américain, en visite à Turnberry sur la côte ouest de l’Ecosse.Il s’est écoulé juste un peu plus d’une heure avant que les journalistes, à qui les deux dirigeants avaient précédemment dit avoir “50% de chance” de se mettre d’accord, ne soient rappelés dans la fastueuse salle de bal du complexe de golf “Trump Turnberry”.”Nous avons trouvé un accord”, annonce le dirigeant républicain, le qualifiant de “plus grand” jamais conclu en matière de commerce, et en y voyant une promesse “d’unité et d’amitié”.La patronne de l’exécutif européen salue, elle, un “bon accord” qui apportera de la “stabilité.”Les délégations européenne et américaine applaudissent quand ils échangent, à deux reprises, une poignée de main.- Gaz et investissements -C’est d’abord Donald Trump qui en explique les contours: des droits de douane de 15% sur les produits européens importés d’une part, l’UE qui s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie – visant notamment à remplacer le gaz russe – et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis d’autre part.Les deux puissances ont aussi décidé de lever réciproquement leurs droits de douane sur certains produits stratégiques, dont les équipements aéronautiques, a ensuite précisé Ursula von der Leyen devant la presse.L’accord de Turnberry confirme que les échanges transatlantiques sont entrés dans une nouvelle ère, celle d’un protectionnisme américain décomplexé. Jusqu’au retour au pouvoir de Donald Trump, ils étaient marqués par un niveau de droits de douane américains de 4,8% en moyenne.Dans les faits, le taux effectif montait déjà à près de 15%, en y ajoutant la surtaxe de 10% d’ores et déjà décidée par l’administration Trump.Les détails de l’accord doivent encore être réglés “dans les prochaines semaines”, selon la dirigeante européenne. “Quinze pour cent, ce n’est pas négligeable, mais c’est le mieux qu’on pouvait obtenir”, a-t-elle plaidé.- Répercussions “considérables” -Cela permet d'”éviter une escalade inutile dans les relations commerciales transatlantiques”, a souligné le chancelier allemand Friedrich Merz, sans cacher qu’il aurait “souhaité davantage d’allègements”.”Quand on s’attend à un ouragan, on se réjouit d’une simple tempête”, a concédé la fédération VCI de la chimie allemande, tandis que la Fédération allemande de l’industrie (BDI) a prédit “des répercussions négatives considérables”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a salué un accord “qui évite une guerre commerciale au sein de l’Occident avec des conséquences imprévisibles”, dans un communiqué commun avec ses vice-Premiers ministres, Antonio Tajani et Matteo Salvini.Sur le même ton, le gouvernement irlandais, dans un communiqué, a dit “regretter” le nouveau taux mais s’est félicité qu’il apporte “une forme de certitude nécessaire” après des mois d’annonces et menaces tous azimuts dans les relations commerciales.- Concessions -Il était moins une, ou presque. Le républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, s’était donné jusqu’au 1er août avant d’assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.Le deal devra être validé par les Etats membres de l’UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter pour le valider.Si Ursula von der Leyen et Donald Trump n’étaient pas parvenus à s’entendre, Bruxelles était prêt à riposter en taxant des produits et des services américains.L’exécutif européen, sous l’impulsion de certains pays comme la France, avait aussi menacé de lever l’accès aux marchés publics européens ou bloquer certains investissements.Dégainer ce “bazooka” – appelé instrument “anti-coercition” dans le jargon bruxellois – aurait entraîné l’Europe et l’Amérique dans une escalade diplomatico-économique inouïe.L’accord avec l’UE est annoncé dans la foulée de ceux conclus ces derniers jours avec le Japon, le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie, dont les détails restent souvent encore à négocier et obtenus au prix d’importantes concessions de la part des pays visés et après des discussions compliquées.Lundi, c’est avec la Chine que des négociateurs américains s’efforceront d’éviter une reprise de l’escalade commerciale, au cours d’une rencontre à Stockholm.

Américains et Chinois se retrouvent en Suède pour maintenir le statu quo commercial

Responsables américains et chinois doivent se retrouver à partir de lundi à Stockholm, la capitale suédoise, avec pour principal objectif de prolonger la trêve commerciale entre les deux premières puissances mondiales, dans un contexte toujours incertain.Il s’agit de la troisième rencontre entre Pékin et Washington, après celles de Genève en mai et Londres en juin qui avaient permis de mettre fin à l’escalade commerciale entre les deux pays.Elle arrive au début d’une semaine décisive pour la politique commerciale du président Donald Trump, les droits de douane appliqués à la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis devant connaître une brusque hausse le 1er août.En l’état, les produits entrant aux Etats-Unis pourraient être taxés entre 10% et 50%. Les produits brésiliens sont ceux soumis au taux le plus élevé, quand le Mexique est menacé d’une surtaxe de 30%. Et le voisin canadien de 35%.De quoi augmenter la moyenne des droits de douane appliqués aux produits importés, déjà à son niveau le plus élevé depuis le début des années 1930, selon les données du centre de recherche Budget Lab de l’Université de Yale.Pékin pourrait même se sentir privilégié: certes, ses produits encaissent 30% de surtaxe en plus des droits de douane en place avant le 1er janvier, mais aucune mauvaise surprise n’est à venir pour la fin de semaine, offrant une visibilité bienvenue pour les industriels chinois.Les discussions à Stockholm visent à prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève, qui avait mis fin aux représailles des deux côtés du Pacifique à l’origine de surtaxes à 125% sur les produits américains et 145% sur les produits chinois.Un objectif qui devrait être atteint, selon le quotidien chinois South China Morning Post, qui assurait dimanche que la trêve devrait être étendue de 90 jours supplémentaires.La détente semble amorcée et “une évolution significative semble apparaître dans l’approche du gouvernement (américain) à l’égard de la Chine”, souligne pour l’AFP la responsable de la stratégie de Minerva, Emily Benson.Les responsables américains sont désormais “concentrés sur ce qui est atteignable, à mettre de l’huile dans les rouages et éviter de nouveaux sujets de tension”, ajoute-t-elle.- 15% pour l’UE -Pour l’heure, aucun accord sur le fond n’a été trouvé entre les deux capitales, même si des progrès ont été réalisés sur des sujets jugés essentiels de part et d’autre.Washington a ainsi obtenu un relâchement des restrictions d’exportation des terres rares chinoises quand Pékin a vu son accès aux semiconducteurs américains les plus performants être en partie rétabli.De l’avis de tous, un prolongement de la pause devrait être la principale conclusion des négociations de Stockholm, ce qui serait vu comme “un signe de la volonté de continuer à discuter de part et d’autre”, selon Thibault Denamiel, chercheur pour le CSIS à Washington.En attendant l’étape suivante: une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.Dans l’immédiat, les marchés devraient lundi réagir positivement, après la conclusion des négociations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE).A l’issue d’une rencontre entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en Ecosse, le président américain a annoncé dimanche que l’UE avait accepté de se voir imposer 15% de droits de douane et s’engageait à investir 600 milliards de dollars supplémentaires aux Etats-Unis, sans précisions sur l’échéance.Un “bon accord, qui apportera de la stabilité et de la prévisibilité” des deux côtés de l’Atlantique, a assuré Mme von der Leyen.Néanmoins, et malgré une pause des droits de douane, improprement présentés par Donald Trump comme étant “réciproques”, d’abord jusqu’au 9 juillet puis jusqu’au 1er août, Washington n’a su décrocher que cinq autres accords commerciaux, plus souvent des déclarations d’intention que des accords formels.L’Indonésie, le Japon, les Philippines, le Royaume-Uni et le Vietnam ont jusqu’ici pu s’entendre avec Washington et vu leurs droits de douane potentiels être réduits, à priori entre 15 et 20% pour la plupart d’entre eux.Pour les autres pays, le 1er août sera synonyme d’application des surtaxes annoncées par Donald Trump.

Américains et Chinois se retrouvent en Suède pour maintenir le statu quo commercial

Responsables américains et chinois doivent se retrouver à partir de lundi à Stockholm, la capitale suédoise, avec pour principal objectif de prolonger la trêve commerciale entre les deux premières puissances mondiales, dans un contexte toujours incertain.Il s’agit de la troisième rencontre entre Pékin et Washington, après celles de Genève en mai et Londres en juin qui avaient permis de mettre fin à l’escalade commerciale entre les deux pays.Elle arrive au début d’une semaine décisive pour la politique commerciale du président Donald Trump, les droits de douane appliqués à la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis devant connaître une brusque hausse le 1er août.En l’état, les produits entrant aux Etats-Unis pourraient être taxés entre 10% et 50%. Les produits brésiliens sont ceux soumis au taux le plus élevé, quand le Mexique est menacé d’une surtaxe de 30%. Et le voisin canadien de 35%.De quoi augmenter la moyenne des droits de douane appliqués aux produits importés, déjà à son niveau le plus élevé depuis le début des années 1930, selon les données du centre de recherche Budget Lab de l’Université de Yale.Pékin pourrait même se sentir privilégié: certes, ses produits encaissent 30% de surtaxe en plus des droits de douane en place avant le 1er janvier, mais aucune mauvaise surprise n’est à venir pour la fin de semaine, offrant une visibilité bienvenue pour les industriels chinois.Les discussions à Stockholm visent à prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève, qui avait mis fin aux représailles des deux côtés du Pacifique à l’origine de surtaxes à 125% sur les produits américains et 145% sur les produits chinois.Un objectif qui devrait être atteint, selon le quotidien chinois South China Morning Post, qui assurait dimanche que la trêve devrait être étendue de 90 jours supplémentaires.La détente semble amorcée et “une évolution significative semble apparaître dans l’approche du gouvernement (américain) à l’égard de la Chine”, souligne pour l’AFP la responsable de la stratégie de Minerva, Emily Benson.Les responsables américains sont désormais “concentrés sur ce qui est atteignable, à mettre de l’huile dans les rouages et éviter de nouveaux sujets de tension”, ajoute-t-elle.- 15% pour l’UE -Pour l’heure, aucun accord sur le fond n’a été trouvé entre les deux capitales, même si des progrès ont été réalisés sur des sujets jugés essentiels de part et d’autre.Washington a ainsi obtenu un relâchement des restrictions d’exportation des terres rares chinoises quand Pékin a vu son accès aux semiconducteurs américains les plus performants être en partie rétabli.De l’avis de tous, un prolongement de la pause devrait être la principale conclusion des négociations de Stockholm, ce qui serait vu comme “un signe de la volonté de continuer à discuter de part et d’autre”, selon Thibault Denamiel, chercheur pour le CSIS à Washington.En attendant l’étape suivante: une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.Dans l’immédiat, les marchés devraient lundi réagir positivement, après la conclusion des négociations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE).A l’issue d’une rencontre entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en Ecosse, le président américain a annoncé dimanche que l’UE avait accepté de se voir imposer 15% de droits de douane et s’engageait à investir 600 milliards de dollars supplémentaires aux Etats-Unis, sans précisions sur l’échéance.Un “bon accord, qui apportera de la stabilité et de la prévisibilité” des deux côtés de l’Atlantique, a assuré Mme von der Leyen.Néanmoins, et malgré une pause des droits de douane, improprement présentés par Donald Trump comme étant “réciproques”, d’abord jusqu’au 9 juillet puis jusqu’au 1er août, Washington n’a su décrocher que cinq autres accords commerciaux, plus souvent des déclarations d’intention que des accords formels.L’Indonésie, le Japon, les Philippines, le Royaume-Uni et le Vietnam ont jusqu’ici pu s’entendre avec Washington et vu leurs droits de douane potentiels être réduits, à priori entre 15 et 20% pour la plupart d’entre eux.Pour les autres pays, le 1er août sera synonyme d’application des surtaxes annoncées par Donald Trump.

Colombie: verdict pour l’ex-président Uribe accusé de subornation de témoins

Un tribunal colombien rend lundi son verdict dans une affaire de subornation de témoin visant l’ancien président Alvaro Uribe (2002-2010), le premier chef de l’Etat colombien à être poursuivi par la justice pénale.L’homme politique de 73 ans risque jusqu’à 12 ans d’emprisonnement.L’affaire remonte à 2012. L’ex-président accuse alors un sénateur de gauche, Ivan Cepeda, de chercher à obtenir de faux témoignages le liant aux paramilitaires en guerre contre les guérillas de gauche entre les années 1990 et le début des années 2000.Mais cela se retourne contre lui: la Cour suprême s’abstient de poursuivre M. Cepeda et la justice commence au contraire à enquêter sur M. Uribe, le soupçonnant d’avoir lui-même tenté de manipuler des témoins – d’ex-combattants de groupes armés emprisonnés – pour discréditer son adversaire. En 2020, la justice ordonne finalement son arrestation.- “Vengeance politique” -La figure de la droite colombienne affirme avoir simplement souhaité les convaincre de dire la vérité et voit dans le procès, ouvert en mai 2024, le produit d’une “vengeance politique”. Plus de 90 témoins se sont présentés à la barre.L’enquête, ouverte en 2018, a connu de nombreuses péripéties. Plusieurs ministres de la Justice ont cherché à mettre fin aux poursuites, jusqu’à l’arrivée à la tête du ministère de Luz Camargo, nommée par le président de gauche Gustavo Petro, elle-même ancienne membre d’une guérilla et ouvertement adversaire de M. Uribe.Le parquet affirme disposer de preuves à l’encontre de la version d’Alvaro Uribe, en particulier du témoignage d’un ancien paramilitaire.”Nous avons besoin d’une énorme victoire l’année prochaine”, a lancé l’ancien président dans un discours d’une heure, dimanche, à Medellin, sa ville natale du nord-ouest colombien, en référence à l’élection présidentielle de 2026, tout en critiquant le gouvernement Petro.L’ancien président a par ailleurs été entendu dans le cadre d’une enquête préliminaire sur le meurtre d’agriculteurs par des paramilitaires en 1997, alors qu’il était gouverneur du département d’Antioquia (nord-ouest).Il est aussi visé par une plainte pour son implication supposée dans plus de 6.000 exécutions et disparitions forcées de civils imputées à l’armée sous sa présidence.Lors de son mandat, Alvaro Uribe a mené une campagne militaire contre les cartels de la drogue et la guérilla des Farc qui, en 2016, a signé un traité de paix avec son successeur Juan Manuel Santos.

RDC: au moins 43 morts dans l’attaque d’une église par des rebelles ADF

L’attaque d’une église catholique dans le nord-est de la République démocratique du Congo par les rebelles ADF, un groupe armé affilié au groupe Etat islamique, a fait au moins 43 morts, selon un nouveau bilan de l’ONU publié dans la nuit de dimanche à lundi.Les ADF (Forces démocratiques alliées), groupe armé formé à l’origine d’anciens rebelles ougandais, ont tué des milliers de civils et multiplié les pillages et les meurtres dans le nord-est de la RDC malgré le déploiement de l’armée ougandaise (UPDF) aux côtés des forces armées congolaises (FARDC) dans la zone. Ils ont prêté allégeance en 2019 aux jihadistes de l’Etat islamique, qui les présente comme sa “province d’Afrique centrale” (Iscap) et revendique certaines de leurs attaques.Après plusieurs mois d’accalmie, les ADF ont attaqué la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda, dans la province de l’Ituri, dans la nuit de samedi à dimanche.”Cette attaque des éléments du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) a causé la mort d’au moins 43 civils (19 femmes, 15 hommes et neuf enfants)”, écrit la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), citant des “informations officielles”.”Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes en matière de droit de l’homme et de droit international humanitaire”, a déclaré Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, chargée de la protection et des opérations et cheffe par intérim de la Monusco, cité dans le communiqué.Les Forces armées congolaises ont de leur côté dénoncé “un massacre de grande ampleur” perpétrée par des ADF dans une église où “une quarantaine de civils ont été surpris et tués à la machette et plusieurs autres grièvement blessés”.Face à la traque permanente exercé contre eux, les ADF “ont choisi de se venger sur des paisibles populations sans défense en vue de rependre la terreur”, ajoute le communiqué des FARDC.Le gouvernement congolais, via son porte-parole Patrick Muyaya sur X, a condamné une “effroyable attaque sur des populations innocentes”.- “Coups de feu” -Fin 2021, Kampala et Kinshasa ont lancé une opération militaire conjointe contre les ADF, baptisée “Shujaa”, sans parvenir jusqu’à présent à mettre fin à leurs exactions. Cette tuerie intervient néanmoins après des mois d’accalmie dans cette région de l’Ituri qui jouxte la frontière ougandaise. La dernière attaque d’ampleur menée par des ADF remonte au mois février, et avait fait 23 morts dans le territoire de Mambasa. Celle de ce week-end a eu lieu dans la localité de Komanda dans le territoire d’Irumu,  un carrefour qui ouvre vers trois autres provinces (Tshopo, Nord-Kivu et Maniema) dans la partie orientale de la RDC.Les premiers décomptes communiqué à l’AFP par des responsables locaux et un religieux faisaient étant de plus de 30 morts.Ici, “sous les yeux, nous avons au moins 31 morts parmi les membres du mouvement Croisade eucharistique, avec six blessés graves (…), certains jeunes ont été enlevés, nous n’avons aucune nouvelle d’eux”, avait déclaré dans la journée à l’AFP l’abbé Aimé Lokana Dhego, curé de la paroisse Bienheureuse Anuarite.Le prêtre avait ajouté que sept autres corps avaient été découverts dans la localité de Komanda, située à environ 60 km au sud-ouest de Bunia, chef-lieu de la province.Dieudonné Katanabo, chef de quartier Umoja où se situe la paroisse, avait indiqué à l’AFP avoir entendu “des coups de feu vers la paroisse” vers 21 heures (19H00 GMT), disant avoir vu 35 corps.Cette attaque a été “fermement condamnée” par le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.  “Les lieux de culte doivent être toujours préservés et la liberté religieuse protégée”, a-t-il ajouté.